
Mes maisons ont toujours vécu devant un coucher de soleil ;
Sans doute pour la conformité dans l’unité de la Nature.
Mes maisons en sont convaincues ; c’est pour cela que le vent balaye
Devant leurs portes une sommité de flore et de faune très matures.
L’ombre s’étire doucement sur le miroir doré des eaux
Où l’aura du ciel se confond en de longs rubans de verdure.
Le silence s’installe amplement, interrompu par les oiseaux
Qui se nourrissent des plus profonds rayons échoués en bordure.
Tout s’apaise et s’endort en transe sous ce dôme de feu délicieux
Tandis que l’horizon s’embrase une dernière fois d’un rayon vert.
Le jour tire sa révérence, le regard pointe vers les cieux,
Laissant place sur l’herbe rase à la nuit mettant le couvert.
Le silence imbibe le sol de cette paix encouragée
Comme une prière muette adressée au ciel transformé.
Le temps suspend sa course folle sur la terre enfin soulagée
Et dans la lumière désuète, mes maisons dorment à murs fermés.
Photo d’Adalbert Wex.































































