



D’abord il faut trouver l’entrée ce qui n’est pas une mince affaire
Car elle court, dans les forêts, les ruisseaux et les sources vives.
Ensuite il faut se concentrer sur le chemin qu’il reste à faire
Et pénétrer l’air phosphoré dans le tunnel qui se ravive.
Enfin il faut savoir toucher, apprivoiser avec le doigt ;
En effet le gardien n’accepte que si l’on montre patte blanche.
S’il n’est pas trop effarouché, il ouvrira comme il se doit
La porte en donnant pour précepte que le tunnel est bien étanche.
Un flot lumineux fend les voiles et dessine un pont sous-tendu ;
Un papillon d’or suit la blonde au bord secret de la rivière.
Le grand geyser aux mille étoiles court sur des méandres suspendus ;
La voyageuse suit toutes les ondes qui la conduisent vers la lumière.
Enfin, le tunnel se retire devant le cercle tant attendu ;
La présence enfin la regarde, debout au cœur de la clairière.
Le « machin » lentement respire comme un visage confondu ;
L’élève et puis la sauvegarde mais sans revenir en arrière.
Tableaux de Kumar Alzhanov, Alexander Razboinikov et Vsevolod Ivanov.
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