🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.
🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.
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Procession solaire

Petits et grands, il nous motive et nous formate nos journées
Depuis le matin jusqu’au soir, de l’aube jusqu’au crépuscule,
Comme une fière locomotive qui nous entraîne dans sa tournée
Nous, les wagons remplis d’espoir jusqu’à c’qu’il devienne minuscule.
Car après nous sommes perdus, nous craignons tous les prédateurs
Embusqués dans l’obscurité prêts à ravir un compagnon.
Et dans cette nuit éperdue, nos rêves sont révélateurs
De la peur d’insécurité et de la mort que nous craignons.
Alléluia, le revoilà ! Aussitôt la pointe du jour
Ce sont les plus petits d’entre nous qui s’éveillent pour lui rendre hommage.
Et nous chantons a capella ce refrain qui revient toujours
« Ô Soleil ! Je suis à genoux ; élève-nous à ton image ! »Illustration de Jon Carling sur https:skysnail.livejournal.com1162631.html .
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En sari à voile

S’il faut une queue de poisson pour devenir une sirène
Alors un beau sari à voile m’ouvrira bien la voie des airs !
Je m’envolerai sous la pression d’une brasse papillon sereine
Qui me portera aux étoiles ou bien aux confins du désert.
Je l’ai tricoté de mes rêves et mes passions pour explorer
Les mondes d’en-haut insolites avec un regard de candide
Que je continuerai sans trêve jusqu’à voir Dieu et l’implorer
De me trouver un acolyte pour braver l’attraction sordide…
…Et convoler en justes noces avec les oiseaux migrateurs
Qui nous aideront à bâtir un nid d’amour en djellaba
Pour avoir des enfants précoces qui se feront explorateurs
Et n’auront pas à compatir de ce qui se passe ici-bas.Tableau de Catrin Welz-Stein.
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Dans les abysses



Quels sont ces murmures aquatiques dans les creux des fosses marines
Où naissent nus les chants d’appels qui montent au-dessus des eaux calmes ?
Quelles sont ces voix fantasmatiques soufflées des trompes utérines
Qui vous découpent tel un scalpel, à coups de queues, à coups de palmes ?
Sous les eaux lourdes, dans le noir, dans le plus profond des silences,
Celles qui ne sont plus désirées transmettent aux jeunes le flambeau.
Anciennes sirènes au manoir abyssal sont en vigilance
Pour enseigner aux délurées ce qui fit trembler Salambô.
Elles ne cherchent plus à séduire mais à calmer le feu ardent
Du jeune corps ornemental qui sera sirène inspirée
Afin qu’elle sache reproduire le chant létal et poignardant ;
Noyade douce du mental, là où nul ne peut respirer.Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux de les créditer.
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Le labyrinthe ouvert qui se referme




Quand le printemps ouvre ses portes, l’absurdité du temps s’installe
Et je m’imagine libéré enfin de la morte saison.
Mais ce même temps me transporte à sa guise grâce à ses vestales,
Adoratrices sidérées de la nature en floraison.
Quand vient l’été, toutes les portes s’ouvrent ensemble et je suis libre
D’aller dans un autre couloir avec autant d’entrées-sorties
Vers l’intérieur mais peu importe, je crois retrouver l’équilibre
Jusqu’à ce que, sans le vouloir, j’en suis à présent ressorti.
Mais une automne illusionniste me change les couleurs du temps ;
Les jours déclinent sous les ombres bleues des heures entre chien et loup.
Et je retrouve, prévisionniste, la vieille grenouille d’antan
Qui sort du bocal sans encombre et saute le mur tranquillou.
L’hiver replie ses corridors dans le silence et moi, je flanche ;
Le labyrinthe se resserre sur mes traces à demi fondues.
Des bras sans corps, mon cœur s’endort, des yeux sans plis d’une mort blanche
Et moi, je rêve de murs de verre dans ce dédale confondu.Illustrations de Virginia Mori sur https:creativepool.commagazineinspirationtake-a-look-at-the-delightfully-ancient-and-metaphorical-style-of-this-talented-illustrator–memberspotlight.26034 .
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Le Tarot Imagerimes
I Le Bateleur
Yavänor

Éternel recommencement mais à nouveau primarisé
Le bateleur a conservé des expériences précédentes
Les symboles d’ensemencement qu’il connaît sans les maîtriser
Et qu’il va devoir préserver comme qualités transcendantes.
Mal employées ses qualités pourraient devenir des défauts ;
Il va donc devoir s’exercer à ressentir sans dominer
Avec force sans brutalité, en équilibre sans porte-à-faux
Son héritage controversé par des choix prédéterminés.
Une enfance assez ordinaire parfois rythmée de « coups de chance »
Qui ne dégage ni fierté ni marque de supériorité.
L’esprit plutôt imaginaire éveillera son intelligence
Et son besoin de liberté envers toute forme d’autorité.
Adolescentes expériences sur Dieu, l’Univers et le reste,
L’omniprésence de la mort et la recherche de solutions,
Apporteront la clairvoyance ainsi qu’une intuitivité preste
À faire ses choix sans remords ainsi que maintes résolutions.
Une carrière pavée d’errances jusqu’à trouver sa propre voie
Et assumer seul l’exploration et la recherche de ressources.
Sans vivre sa prépondérance, il fera entendre sa voix
Et verra l’amélioration tenir les cordons de sa bourse.
Le bateleur sait rebondir et provoquer les changements
Petits et grands ou radicaux selon le besoin de changer
Quant à l’exigence de grandir quels qu’en soient les prolongements
Accidentels ou médicaux qui pourraient le mettre en danger.
Le bateleur est toujours prêt car le changement imminent
De sa situation peut arriver sans qu’il puisse l’avoir prévu.
Quitte à supporter l’ à-peu-près de provisoire incriminant
Pour prendre un chemin dérivé au dernier moment imprévu.Tableau de Maryvon Riboulet
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Marianne aux Jeux Olympiques
« C’était tendance, c’était troublant, tout était cousu de fil blanc ! »
Mais ça présente toutes les prémices d’une bande de fous qui frémissent
En prétendant avec bonheur railler en tout bien tout honneur
Culture et tradition françaises tout en desservant son ascèse.
Les femmes nues, qu’on se le dise, ne sont pas que des marchandises
Ni des provocations complexes sitôt qu’elles ont changé de sexe !
Et les parodies liturgiques deviennent aussitôt névralgiques
Quand le fils de Dieu apparaît comme un curé de Camaret.
Maintenant que la coupe est pleine, que les gaulois quittent la plaine
Et plongent dans les eaux de la Seine qui aurait été rendue saine
Et y entraînent tous les ministres de ce gouvernement sinistre
Pour tenter d’étrange façon de les laver de tout soupçon.Parodie de « La Liberty guidant le peuple » de Delacroix publiée par Kent Walker sur https:www.topito.comtop-detournements-liberte-guidant-le-peuple-delacroix .
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Entrée en vigueur et sortie de rigueur


La loi entrée dans l’hémicycle en sortira légalisée
Si le Sénat lui accrédite le droit d’être légitimée
Sinon recommence le cycle d’une navette organisée
Qui finira, à l’heure dite et au jour-J, éliminée.
Enfin, parvenue au sommet où elle ne fait que s’agiter,
La loi pose déjà des problèmes, surnage et coule comme une pierre.
Mais voilà ; à peine consommée, on ne peut plus la rejeter.
La République en plein dilemme ne sait pas faire marche arrière.
Mais heureusement les vacances et ces fichus jeux olympiques
Aspirent à bouleverser l’Ordre et le désorganiser
Avec toute l’extravagance de cérémonies utopiques
Qui s’apprêtent toutes à nous verser dans un foutoir satanisé.
À qui la faute ? À la Mairie ? À l’Élysée ? Au Makronat ?
On ne sait plus, tout est brouillé, mélangé à l’eau de la Seine !
Sans doute qu’une confrérie plus ou moins liée au patronat
Nous a l’avenir verrouillé vers une société malsaine.Tableaux de Michael Whelan sur https:www.michaelwhelan.com .
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Les noces de terre cuite
Noces de bois, noces d’étain, de porcelaine ou d’émeraude ?
J’aimerais des noces de Terre quand le moment sera venu
De faire partie des éteints qui montent au ciel et qui rôdent
Dans un paradis de mystère où leurs âmes sont les bienvenues.
Noces d’argile ou de faïence, de glaise ou bien de terre cuite
Pour célébrer mon mariage avec mon foyer tellurique.
La réunion des deux consciences virile et féminine induites
Qui participent au grand voyage des entités allégoriques.Sculpture de Salvatore Rizutti.
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Une gorgée de pur bonheur
Puisqu’il est bon pour la santé de bien boire et bien respirer,
Je vous propose de trinquer avec une coupe d’amour frais.
Bien sûr, pour s’en innocenter il faut, de manière inspirée,
Dire que ça va nous requinquer même si tout cela n’est pas vrai.
Alors à la santé des femmes qui nous font découvrir l’ivresse
Des cinq sens idéalisés par la vue de la pastourelle,
Puis le goût dont le cœur s’affame, le toucher sensible aux caresses
Et l’odorat érotisé de phéromones corporelles.
Quant à l’ouïe, c’est le calice qui nous fait boire ses paroles
Dont l’amour abreuve la bouche lorsque la « chose » est consommée.
Le sixième sens, sans malice, fait passer à la casserole
Les meilleurs morceaux sur une couche jusqu’à c’ que tout soit consumé.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Windows Memory
Mes rêves sont des cadres vides où les images du passé
S’y retrouvent encadrées selon la forme et l’aspect du châssis.
Portraits de cauchemars livides, heureusement fort espacés,
Des couples vus dans leur salon ou à travers un chien-assis.
Mais je ne m’y verrai jamais car ma mémoire photographique
Ne retient sur sa pellicule que d’autres gens éparpillés.
Sauf les femmes qui me charmaient de leurs beautés pornographiques
Qui, de manière ridicule, s’y retrouvent trop habillées.
Les tableaux les plus érotiques s’y retrouvent disséminés
Et apparaissent ou disparaissent selon le pouvoir du rêveur
Qui mène ses jeux névrotiques dans les couloirs efféminés
De la mémoire où les caresses ont gardé le plus de ferveur.Tableau de Beth Conklin.
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Femmes à leur fenêtre



Entre deux manières de vivre, participer ou observer,
Parfois le choix est implicite jusqu’à ce qu’il devienne explicite.
Comme on dévorerait un livre, où tout demeurerait conservé,
On guette, on prie, on sollicite une inestimable visite.
Et l’on vit par procuration à profiter de chaque instant
Qu’une relation amoureuse apporte et enregistrera.
Demain, après maturation, dans un éloignement distant,
Épier l’attente langoureuse que la fenêtre montrera.Tableaux de Sharon Sprung.
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La fée des lavandes
Les longues jambes allongées qui s’étirent vers l’horizon
Personnifient ses courbes mauves et la lavande devient femme.
Monts de Vénus si mensongers trompent mon cœur et ma raison
Par leurs effluves douces et fauves qui troublent l’essence de mon âme.
Mamelons en touffes violines qui réitèrent leurs appels
À laisser mes sens s’accorder à la plante en robe de fée.
Fesses arrondies sur les collines, fragrances versées à la pelle,
Distendues jusqu’à m’encorder dans leurs vertigineux effets.Création de Kryolan sur https:beautyshallsavetheworld.com2013012013-a-new-year-and-a-new-kryolan-calendar .
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Les habits neufs de l’impératrice


Andersen n’a pas précisé que, l’Empereur étant marié,
L’Impératrice comme toilette s’était fait faire une tenue :
Robe en coton mercerisé avec dentelle appariée,
Chaussures, chapeau et voilette bien qu’elle s’y sentit toute nue.
Qu’à cela ne tienne ! On verrait bien tous ceux qui seraient assez bêtes
D’admettre qu’ils ne voyaient rien du tissu précieux alloué.
Or, justement, les poils pubiens ridiculisaient la coquette
Tant et si bien que l’historien n’osa jamais le lui avouer.Photos de Trina Merry sur https:welldonestuff.comincredible-body-paintings?utm_content=buffer69b45&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=buffer .
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Le grand livre de l’amour
Introduction
En amour comme en littérature, l’introduction d’une aventure
Fera long-feu ou sonnera le départ d’une belle histoire ;
Des mots à bonne température ajustés d’un style mature
Invitent au baiser qui sera leur première petite victoire.
Développement
La vie s’apparente au roman et offre un développement
Où chaque étape du projet produit des tomes en série.
Tom et Léa puis, leur maman vivront d’épanouissement
Avec un papa prorogé pour des années de féerie.
Conclusion
L’histoire s’arrête et puis repart ; la conclusion ferme la page
Sur une première partie qui appelle un nouvel auteur
Qui remettra sur le départ, par un nouveau redécoupage,
Un conte autrement réparti pour reprendre de la hauteur.Tableau de Jean Dominique Antony Metzinger sur https:fr.wahooart.comArt.nsfArt_FR?Open=&Query=Jean%2CMetzinger .
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Patchwork



Soit, je m’aime comme je suis, comme le Dieu qui m’a construit,
Soit, j’ me mets à vitupérer contre ce Dieu qui m’a raté.
Quoi qu’il en soit, ce qui s’ensuit, soit me renforce ou me détruit
Mais rien ne me fait espérer connaître un jour la vérité.
Avec ma tête de cochon et mes yeux de biche aux abois,
Je me console avec mes pieds qui marchent en crabe de concert.
Mon dandinement folichon qui tient plus du cheval de bois
Me fait tourner comme il lui sied mais de bon cœur, comme un cancer.Sculptures de Sergei Isupov sur https:sergeiisupov.comworks-in-public-collections .
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Le problème de la cigogne
Avec la surpopulation dans tous les pays émergeants,
La natalité cause problème aux livraisons de la cigogne.
Le nombre de copulations – bien plus important que l’argent –
Commence à créer des dilemmes et déjà les échassiers grognent.Tableau de Ray Shuell.
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L’escargophone


J’écoutais volontiers la mer dans un coquillage quelconque
Mais voici que l’escargophone en améliore la transmission
Car je peux parler à ma mère d’une voix sortie d’outre-conque ;
Quant à mon père, il reste aphone à toutes ces compromissions.
Il fonctionne aussi en arrière pour téléphoner au passé
Parfois il y a un peu d’attente et les voix paraissent déformées.
J’ai accès à l’année dernière et toutes les autres entassées
Dans le réseau en dilettante avec mon présent transformé.Sculpture de Roman Khalilov.
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Cœur de pierre
Écoute-la, tomber la pluie, embrasse l’amante du temps ;
Écoute-le, souffler le vent, évanouis-toi dans l’espace ;
Écoute-le, chanter le feu, embrase-toi de sa chaleur ;
Écoute-le, ce cœur de pierre, bats-toi pour le sang de la terre.Dessin de Moebius.
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L’aventure


J’ai parcouru la connaissance autant que je pouvais apprendre,
J’ai exploré les univers aussi loin que je pouvais voir,
J’ai consommé de la puissance autant que je pouvais en prendre,
J’ai traversé bien des hivers enfermé dans ma tour d’ivoire.
Il me reste encore à apprendre ce qui échappe à ma raison,
Il me reste encore à entendre ce qui chante dans le silence,
Il me reste encore à comprendre ce qui réduit mon horizon,
Il me reste encore à attendre que s’ouvre mon intelligence.Dessins de Moebius.
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La chaleur monte !
Ma femme est une chaude lapine, j’en ai la fièvre de cheval,
Et la chaleur accumulée gagne peu à peu le pays.
Les glaciers des chaînes alpines ont tant fondu que l’eau dévale
Au creux des vallées acculées et nous en sommes tout ébahis.Photo de Lara Zankoul.
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Des voyages de toutes les douleurs
La souffrance m’a promené comme un voyage vers l’ailleurs
Où la santé est l’inconnu et la douleur une prison.
Lorsque le corps est malmené , le cœur se fait plus batailleur
Afin que l’âme ait reconnu de riches et nouveaux horizons.Tableau de Edward Vardanian.
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Le lion sacré
Gravé dans ses gènes par millions sur l’arbre généalogique,
Le soleil lui ouvre les yeux, la lune lui baise la main.
Son entourage voit dans le lion celui qui règle la musique
Et qui, par ses airs radieux, ouvre la route de demain.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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L’amour caniculaire
Quand un lion et sa lionne font des vagues d’amours tendres,
Le plaisir est dégorgé par les royaux testicules.
Les soupirs qui en rayonnent, si rugissants à entendre,
Jouissent à pleine gorgées du feu de la canicule.Dessin de Alphachanelling.
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La lionne sacrée
De la nuit de fécondation jusqu’au soleil de la naissance,
Toute la fibre maternelle contient le féminin sacré.
La lionne fera la nation et lui donnera son essence
Alliée au flux paternel qui jaillit de son sein nacré.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La tête échevelée
Je me souviens quand je marchais dans la fraîcheur de ces ruelles
Pour échapper à la chaleur, rêvant la tête échevelée.
J’étais enfant, je recherchais comment fuir la langueur cruelle
D’un univers dont la valeur n’m’avait pas été révélée.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Les rendez-vous galants
L’instant auquel j’aspire pour l’ombre et la fraîcheur,
Je voudrais le stopper lentement, à pas lents.
Et si l’amour m’inspire, sans être trop bêcheur,
J’en ferai l’épopée de rendez-vous galants.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Ciel, je rugis !
Pour calmer mes ardeurs de lion, j’ai mis un tigre dans mon cœur
Et depuis tous mes sentiments s’expriment fort en rugissant.
Mes émotions vont par millions animer mon esprit vainqueur
Mais ma candeur, évidemment, se cache aussi en rougissant.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Les trois huit
Puisqu’aujourd’hui, c’est les trois huit (*), on va s’y remettre à plusieurs
Pour entamer quelques parties au jeu des échecs de la vie.
Rois et reines et toute la suite vont avoir de froides sueurs
Et, croyez-moi, leurs réparties vont éclabousser le parvis.Le 03.08, évidemment.
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Collectionnez les couleurs
Avez-vous pensé aux couleurs que vous devrez empaqueter
Pour les regarder à loisir en cas de cafard abyssal ?
En prévision de ces douleurs (qui sont fort bien étiquetées)
Je vous transmets avec plaisir ce petit hameau provençal.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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L’art de vivre aoûtien
J’aime ces moments aoûtiens quand le beau temps se fait artiste
Et met le bleu sur sa palette avec dégradés d’émeraude.
L’art de vivre n’est ni stoïcien, ni logicien, ni pragmatiste
Mais sait vous offrir sa galette gratuitement et sans maraude.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Matinées aoûtiennes
J’aime bien ces montagnes aoûtiennes quand un matin calme s’apprête
À emmener paître les vaches qui vont meugler dans les prairies.
Comme j’ai l’audace béotienne, quand je vois passer les charrettes,
Je fais le fier et le bravache comme si j’étais de la confrérie.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Quand la Terre rit
Parfois la Terre se tord de rire puis, elle s’esclaffe en couleurs
Et l’eau lui creuse des rigoles comme de gros chatouillements.
On voit les montagnes sourire jusqu’à n’en pouvoir de douleur.
Ça secoue les terres agricoles jusqu’aux puits en gargouillements.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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De la frairie dans la prairie
Comme de petites antennes orientées sur l’astre émetteur,
Les petites fleurs des prairies sont les oreilles de la Terre.
Approchez-vous d’une centaine, quand elles sont en mode « transmetteur »,
Écoutez-les faire frairie des informations planétaires.Frairie : partie de divertissement et de bonne chère.
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La nouvelle Ève
Quand la nouvelle Ève déroule son fil,
Ce n’est pas pour prendre l’autre à ses appas.
La pomme qu’elle lève d’un geste gracile,
C’est pour lui apprendre à marcher au pas.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Combien de vagues ?
Combien de marées et de vagues sont venues caresser mon cœur
Depuis que mon rocher se dresse sur cet océan paternel ?
Combien de fois mon cœur divague contre les peines et les rancœurs ?
Combien de fois, avec tendresse, la mer m’est-elle maternelle ?Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Appel à contribution
Je collectionne les feux du soleil vus de la terre.
Je les conserve dans mon cœur où mes anges les arrangent.
Comme je suis paresseux, j’en appelle aux donataires
Pour qu’ils m’envoient le vainqueur des couchers les plus orange.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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À marée basse
Et la mer de recouvrir les terres ainsi ravagées,
Nettoyer et récurer les querelles planétaires.
Après on peut découvrir quand la mer s’est dégagée
Ce qui reste des curées et des conflits monétaires.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Les palais flamboyants
Dans les palais flamboyants de la lumière des hommes,
J’aime regarder danser l’eau dans les feux de la nuit.
Là, mes désirs rougeoyants exaltent mes chromosomes
Et je me sens Lancelot qui part aux bains de minuit.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Barre-toi de mon lac
N’est-il pas désespérant, n’est-il pas déshonorant
De lutter pour sa survie en dépouillant ses voisins ?
N’est-ce pas exaspérant de ne pas être corroborant,
D’assister aux liturgies de ce monde assassin ?Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Rencontres au petit matin
Lorsque la lumière apparait et que tout nous est dévoilé,
À poils, à plumes, nous sommes pareils, en noir et blanc ou en couleurs.
Quand la nudité transparait sur nos corps à peine voilés
C’est dans le plus simple appareil que nous nous aimons sans douleur.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Gondoles en attente
Quand les amoureux sont au lit et qu’ils songent à faire des petits,
Les gondoles stationnent à quai et leurs coques sont ballottées,
Noyées dans la mélancolie. Il faut payer sa modestie
Et rester les rêves taqués dans une attente déculottée.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Salade érotique
Attrapez une poulette, étendez-la sur un lit
De petites pousses fraîches et un brin de céleri.
Apprêtez quelques boulettes bien dorées et l’aïoli
Dressez le tout sur la crèche, goûtez sa cajolerie !
Si vous la préférez crue :
Attrapez une poulette, étendez-la sur un lit
De petites pousses fraîches et deux petits brins d’asperges.
Apprêtez quelques boulettes bien dorées et l’aïoli
Dressez le tout sur la crèche et plantez-y votre verge !Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Tel est pris qui croyait prendre
Cette vie n’est qu’une suite d’histoires qui se répètent,
Une guirlande infinie d’expériences reproduites.
On est tous à la poursuite, on est tous à la compète,
Et ce n’est jamais fini dans cette folle conduite !
On est content de gagner tandis que l’on est mangé !
On fait mine d’ignorer que pour manger, faut tuer !
Le soir, on court regagner nos foyers bien arrangés,
Tandis qu’on est pignorés par de l’argent fluctué.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Mais où sont passés mes coquelicots ?
Je suis venu ce matin pour continuer ma collecte
Des couleurs des mille fleurs qui enluminent ma vie.
Mais, là, j’y perds mon latin ! La nature n’est pas correcte !
Ô lac ! Vieil écornifleur ! Mes coquelicots m’as ravi !Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Les extraterrestres sont parmi nous
Surgis du fond de l’espace pour visiter les poissons,
Les extraterrestres ont vu que la mer était la mère.
Ils sont venus en surface pour observer sa moisson
Et ont posé les séquestres sur l’humanité amère.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le vendeur de champignons
Achetez ! Achetez tous mes beaux champignons !
Vous en ferez des chapeaux, vous en ferez des bateaux !
Certains sont tachetés comme des lumignons,
Rouges comme un drapeau, sucrés comme un gâteau !Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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L’écho de la Lorelei
Auprès des eaux endormies où j’allais en rêvassant,
Était-ce un jour, une nuit ? Mes souvenirs s’évaporent !
Toutes mes mémoires hormis, sont fragments embarrassants
Lorsqu’ils trompent mon ennui en quête d’un égrégore.
Je ne l’ai pas entendue, je ne l’ai pas aperçue.
Je la prenais pour un songe échappé de mes fantasmes.
Mais elle m’a attendu, elle m’avait si bien perçu,
Immergé dans les mensonges de tous mes faux ectoplasmes.
Elle m’a dit : « Réveille-toi ! » Elle m’a dit : « Ouvre les yeux !
Car la porte du présent est, de toutes, la plus étroite ! »
Je restai un peu pantois devant l’écho impérieux
Résonnant omniprésent à mon âme maladroite.
Comment pourrais-je décrire ce que mon cœur ressentit
À la beauté fabuleuse de cet ange féminin ?
J’ai presque honte à écrire ce que mon cœur pressentit
Car son âme était violeuse et moi, simple masculin.
Elle m’a dit : « Tu ne peux pas, par tes sens humains comprendre !
Le chemin derrière la porte n’est pas un chemin humain. »
Elle m’a dit : « Tu ne veux pas, par tes barrières entendre !
Mais souffre que je t’apporte quelques pouvoirs surhumains ! »
J’ai reçu un cœur nouveau pour entendre son silence,
J’ai acquis un nouveau corps pour comprendre sa substance.
J’eus l’accès au renouveau comme un prix de l’excellence
Dont je conterai l’accord lors de mes prochaines stances.Tableau de Fabienne Barbier
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La prière de l’amante religieuse – 3

Quand l’amante ravie découvre les baies roses
La religieuse prie en son for entendant :
« Mon Dieu, donne-moi donc la force de nécrose
J’en ai besoin ce soir pour mon nouvel amant. »Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Au théâtre ce soir ! – 1

Ouvrez grand le rideau de nuages du ciel !
Pour ce coup de théâtre, l’attention est requise !
Les criticaquatiques sont déjà officiels
Et vont accréditer si la salle est conquise !Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La danse de Nessie

Qu’il est plaisant de voir la danse de la pluie
Sitôt qu’elle est mouillée la demoiselle danse
Elle mime une chimère tout enrobée de nuit
Qui engloutit sa proie et la mâche en cadence !Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.