Anniversaire

🌿 Les PoĂšmes du Jour LevĂ©
Chaque matin, à la premiÚre minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poĂšmes publiĂ©s ce mĂȘme jour, parfois un an, parfois dix ans plus tĂŽt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternitĂ© posĂ©s sur la date du jour, offrant Ă  nos cƓurs un miroir et Ă  nos vies
 une mĂ©moire.

🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos annĂ©es que l’on fĂȘte, mais celles des vers, des images, des cris, des Ă©treintes, des silences, car chaque poĂšme est un anniversaire du cƓur.

  • Les bons contes font les bons amis

    Sur les traces de Cendrillon et sur les pas de Blanche-Neige,
    J’ai pris la route de Perrault, puis de Grimm, enfin d’Andersen,
    Pour arriver au carillon qui sonne le départ du manÚge
    DirigĂ© par l’ami Pierrot et Grand Loup, le metteur en scĂšne.

    Hansel et Gretel vous accueillent à l’Auberge du Pain d’Épice
    OĂč l’on s’empiffre Ă  volontĂ© et oĂč l’on brĂ»le ses calories
    Dans le grand four oĂč se recueillent vos cendres sous les bons auspices
    D’une rĂ©surrection confrontĂ©e Ă  la Mort tout endolorie.

    DerniÚre étape au Grand Manoir, le paradis des fées rouillées
    Qui se font une nouvelle jeunesse Ă  la fontaine de jouvence.
    Fini de voir les choses en noir ; ici le mal va dérouiller
    Car l’amour des jeunes diaconesses vous est donnĂ© en connivence !

    Ainsi vous serez initiĂ©s aux grands mystĂšres de l’amour ;
    On vous donnera la clef des cƓurs qui ouvre tous ceux qui s’embossent.
    Bien sĂ»r, pour en bĂ©nĂ©ficier, vous devrez faire preuve d’humour
    En acceptant d’un air moqueur de vous soumettre à Carabosse.

    Illustration de Pauline Baynes

    
    
    
  • Les nouveaux pharaons

    Le Sphynx veille toujours en Égypte comme vaillante sentinelle
    Qui attend le retour des Maütres, grands bñtisseurs de l’Univers.
    Il sait que, caché dans la crypte, sous son assise originelle,
    Compte, Ă  rebours, le chronomĂštre depuis bientĂŽt dix-mille hivers.

    Mais Ă  mesure que se rapproche l’échĂ©ance du grand retour,
    Déjà la Terre se déchaßne et les éléments se soulÚvent
    Car dĂ©sormais les temps sont proches et l’on observe, aux alentours
    Des pyramides, l’éclair en chaĂźne qui sans aucun doute s’élĂšve.

    Et voici enfin l’arrivĂ©e du Grand-Dieu-CrĂ©ateur-des-Cieux
    Décrit comme un cheval ailé sur les hiéroglyphes sacrés !
    Il vient afin de raviver ce qu’il estime le plus prĂ©cieux :
    Le bien et le mal dĂ©mĂȘlĂ©s et l’homme Ă  l’amour consacrĂ©.

    Tableau d’Alaa Awad sur https://www.fineartphotographyvideoart.com/2024/11/Alaa-Awad.html

    
    
    
  • AdrastĂ©e dĂ©contrastĂ©e

    Jamais crispée ni contractée, les seins lovés dans le corset,
    Les mamelons faisant pression sans montrer trop d’obscĂ©nitĂ©.
    Ne semblant pas trÚs impactée par son existence corsée,
    Elle offre au contraire l’expression d’une grande sĂ©rĂ©nitĂ©.

    Lorsqu’elle dĂ©grafe lentement les quatre boutons du gilet
    Qui dévoilent les deux mamelles comme un diable sortant de sa boßte,
    C’est toujours un enchantement de les voir sortir du filet
    Pour nous révéler la femelle de façon la plus adéquate.

    Mais elle n’est ni pute, ni soumise, juste une hîtesse de l’amour,
    Psychologue des cƓurs brisĂ©s, des timides et des opprimĂ©s.
    Elle vous ouvre la chemise et vous caresse avec humour
    Par ses deux tétons irisés votre abdomen tout comprimé.

    Quant à la suite, pardonnez-moi ; j’ai promis de n’en dire mot
    Car tout se fait au pas de course mais vous en ĂȘtes transfigurĂ©.
    Je peux vous dire qu’une fois par mois est suffisant pour tous les maux
    Dont elle soulagera vos bourses au propre comme au sens figuré.

    Illustration de Yannick Corboz.

    
    
    
  • En avant vers le progrĂšs !

    Bien que trop beau pour ĂȘtre vrai, le progrĂšs amĂšne les robots
    À s’occuper de nos enfants rivĂ©s Ă  leurs petits Ă©crans.
    Si cet avenir nous effraie, c’est pourtant nos efforts globaux
    Du savoir-faire Ă©bouriffant qui aujourd’hui nous mettent Ă  cran.

    Si les Ă©coles de demain prennent la mĂȘme direction,
    On fera l’école buissonniĂšre dans des campagnes virtuelles
    OĂč les gosses en un tournemain pirateront leurs corrections
    Soit, avec l’art et la maniĂšre, ou par bĂȘtises perpĂ©tuelles.

    Devant l’abüme de l’ignorance, ils feront un pas en avant
    Ainsi tout sera résolu sans la moindre contradiction.
    Ne voyant nulle incohérence à ce phénomÚne aggravant,
    Rejetons notre dévolu sur nos propres actuelles addictions.

    Illustration de Jeff Drew sur jeff drew – ART STORE: Prints & More! (jeffdrewpictures.com)

    
    
    
  • Le p’tit bateau dans la tĂȘte

    J’ai eu ma pĂ©riode « bicyclette » avec p’tit vĂ©lo dans la tĂȘte
    Et puis ma pĂ©riode « Ă©vasion » avec un tout p’tit avion.
    Aujourd’hui j’ai celle que je veux, un p’tit bateau dans les cheveux
    Et mon ange gardien qui y rame, qui rame, qui rame
 tout un programme !

    Lorsque je cherche Ă  m’échapper des infos qui ont dĂ©rapĂ©
    Vers des catastrophes en vagues et des politiques qui divaguent,
    Lorsqu’on nous mùne tous en bateau avec – cerise dur la gñteau –
    Des mensonges gros comme une maison, mon cƓur fuit hors de ma raison.

    Et je viens retrouver mon ange dans ma cervelle de rechange :
    Ma barque nommĂ©e « L’intrĂ©pide » pour fuir toutes ces idĂ©es stupides
    Et arrĂȘter de ruminer sur les crises indĂ©terminĂ©es
    Qui me soufflent dans la figure comme oiseau de mauvais augure.

    Illustration de Lisa Aisato sur https://www.aisato.no/andre-illustrasjoner/#itemId=55830f07e4b0d670c6fc3e2b

    
    
    
  • Le Grand Livre de la femme – 2

    Ouvrons donc le premier chapitre – celui qu’Adam avait cachĂ© –
    Et nous comprendrons que la femme a Ă©tĂ© créée avant l’homme,
    Ayant reçu le libre arbitre que Dieu lui avait rattaché
    Et le coup de la pomme infĂąme n’est qu’un dĂ©faut de chromosome.

    Eh oui, c’est le X tronquĂ© qui a donnĂ© l’Y ratĂ©
    Et le pĂ©chĂ© de connaissance s’est depuis longtemps agrandi ;
    Ainsi l’Histoire a dĂ©montrĂ© qu’avec ce X frelatĂ©,
    L’homme a pris depuis sa naissance sa queue pour un sceptre brandi.

    Alors
 la femme égale à Dieu ? La question est intéressante
    Et la réponse est naturelle : Dieu est du sexe féminin !
    Mais quel ouvrage fastidieux pour les religions sénescentes
    Que l’évolution culturelle de changer le pouvoir de main !

    Tableau d’Aykut Aydoğdu sur https://www.behance.net/gallery/45715277/Set

    
    
    
  • Une rose pour la sirĂšne – 2

    Depuis que la sirĂšne est veuve, elle voue un culte Ă  ses roses
    Qu’elle cultive en souvenir de son vieux marin regrettĂ©.
    Elle a su surmonter l’épreuve et remonter son cƓur morose
    Par un jardin plein d’avenir pour les vieux couples retraitĂ©s.

    Elle a grossi, évidemment, car le parfum de rose énivre
    Tant l’ñme que son corps distille une rĂ©manente liqueur.
    Ainsi l’amour, les sentiments pùsent autant que leurs poids en livres
    Et la sirùne des Antilles en fait sa richesse du cƓur.

    Tableau de Victor Nizovtsev sur https://www.catherinelarosepoesiaearte.com/2016/08/victor-nizovtsev-new.html

    
    
    
  • Une rose pour la sirĂšne – 1

    Un vieux marin Ă  la retraite cherchait sirĂšne pour ses vieux jours
    Lorsqu’un spĂ©cimen de l’espĂšce se prĂ©senta sur son chemin.
    Alors, le vieillard, d’une traite, lui offrit comme preuve d’amour
    Une rose par dĂ©licatesse afin d’y demander la main.

    Mais comment son petit oiseau fit-il pour aimer sa queue tendre ?
    Sachez que tous les amoureux vivent et d’amour et d’eau fraüche.
    Ils ont dĂ» entre les roseaux plus de mille fois s’y reprendre
    Mais, sous leurs efforts langoureux, naquit un triton dans leur crĂšche.

    Tableau de Victor Nizovtsev sur https://www.catherinelarosepoesiaearte.com/2016/08/victor-nizovtsev-new.html

    
    
    
  • L’étiquette qui nous guette

    Puisqu’on nous prend pour des moutons et qu’on veut imposer le « Pass »,
    Pourquoi ne pas pousser plus loin le droit à notre étiquetage ?
    Nos oreilles cousues en bouton nous serviraient de mot de passe
    Et un masque posé sur le groin pour nous espionner davantage.

    Pour finir en queue de poisson, nous, moutons sots et ridicules,
    Nous, à qui l’on tond la toison, nous verrons pousser des nageoires.
    Quant à ceux qui font leur moisson des vaccins qu’ils nous inoculent,
    Versons-leur leur contrepoison directement dans leurs mangeoires.

    Illustrations de Myartamyhart

    
    
    
  • Les hippies d’antan

    Dites-moi oĂč sont les hippies dont l’amour bannissait la guerre.
    Dites-moi oĂč sont les tipis oĂč l’on fraternisait naguĂšre.
    Ils restent vraisemblablement de l’autre cĂŽtĂ© de la Terre
    LĂ  oĂč irrĂ©mĂ©diablement les ont chassĂ©s les militaires.

    Dites-moi oĂč sont les pionniers qui se sont battus pour leurs terres.
    Sans doute quelque part prisonniers isolés dans un monastÚre.
    Dites-moi oĂč sont les hĂ©ros qui prĂ©fĂ©raient mourir debout
    PlutĂŽt que d’ĂȘtre un numĂ©ro et vivre couchĂ©s dans la boue.

    Illustrations de Minjae Lee

    
    
    
  • PrĂ©lude Ă  la tempĂȘte

    Comme un prĂ©lude insaisissable, juste un coup avant la tempĂȘte,
    Comme une ouverture rapide, juste le choc des percussions,
    Le temps est inassouvissable et clame Ă  grand coup de trompette
    Ses folles envies intrépides de jouer son exécution.

    Alors l’orchestre symphonique de tous ses instruments à vent
    Fait vibrer les cordes des arbres sous l’action des coups de tabac
    Et tous les cuivres polyphoniques, en rafales qui vont s’aggravant,
    SoulĂšvent les socles de marbre et les tombeaux des mastabas.

    Photo de Diana Meihing Lo

    
    
    
  • Quand passent les montgolfiĂšres

    Bien qu’elles ne soient pas si vaches, juste un peu snobs, juste assez fiùres,
    En attendant le beau marin qui se prendra dans leurs filets,
    Les sirĂšnes hautaines et bravaches aiment observer les montgolfiĂšres
    Dont le ballon outremarin laisse leurs soupirs défiler.

    Tableau de Ralph Eugene Cahoon

    
    
    
  • Chat nous, Paris !

    Les chats sont montés à Paris pour attraper plein de souris
    En direction du Moulin Rouge et dévorer tout ce qui bouge.
    AprĂšs, quelques jolies minettes pour se fricoter la binette
    Puis, s’ils se montrent coquinous, ils feront ça entre minous.

    Illustration de Ryan Conners

    
    
    
  • Le cƓur alchimiste

    Le cƓur alchimiste

    LumiĂšre et chaleur vont ensemble pour m’éclairer de l’intĂ©rieur
    jusqu’à ma source biologique oĂč je dĂ©couvre qui je suis.
    Amour et bonheur se rassemblent et se projettent Ă  l’extĂ©rieur
    Comme une lanterne magique traçant le chemin que je suis.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • L’Ɠil alchimiste

    L’Ɠil alchimiste

    En ouvrant un Ɠil dans mon cƓur, en mettant du cƓur dans mon Ɠil,
    Je trouverai tous les trĂ©sors et obtiendrai tout ce que j’aime.
    En traversant toutes mes peurs, en renonçant à mon orgueil,
    Ce qui devient multicolore n’est plus le monde, mais moi-mĂȘme.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Dimanche en Suisse

    Dimanche en Suisse

    Qu’il pleuve ou qu’il vente le dimanche, en Suisse on sort pique-niquer
    Et l’on fait griller les saucisses n’importe oĂč l’on peut s’échouer !
    AprÚs on retrousse ses manches et, si sa femme est paniquée,
    On lui caresse un peu les cuisses pour qu’elle ronronne à souhait.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Dimanche et brouillard

    Dimanche et brouillard

    Le brouillard a tout avalé pendant la nuit et ce matin
    Le temps nous offre une trĂȘve en suspendant sa voile blanche.
    Plus de montagnes, ni de vallĂ©es, c’est Ă  y perdre son latin
    À moins que ce ne soit qu’un rĂȘve qui se prolonge tout le dimanche.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Le vĂ©lo Ă  rayures

    Le vélo à rayures

    Puisque les rayures amincissent et que le vélo fait maigrir,
    Que diriez-vous d’associer ensemble ces propriĂ©tĂ©s ?
    Vous aurez l’air d’une saucisse et ses bourrelets Ă  pĂ©trir,
    Mais c’est Ă  vous de nĂ©gocier santĂ© contre contrariĂ©tĂ©.

    L’effet serait dĂ» Ă  la raie… mais… les fesses seraient dures Ă  l’arrĂȘt 😄 !

    
    
    
  • Le temps du choix

    Le temps du choix

    Plus le temps passe et plus le chat veut grimper de plus en plus haut.
    Plus le temps passe et plus les anges s’efforcent d’ĂȘtre des gens bons.
    Évidemment, faut faire un choix entre les membres du duo ;
    Ou bien ĂȘtre celui qui mange, ou celui qui joue le jambon.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • La vĂ©ritĂ© s’affaisse

    La vĂ©ritĂ© s’affaisse

    Il faut se mĂ©fier des effets d’une forte imagination,
    MĂȘme si croire et espĂ©rer influencera le destin.
    Sinon le cƓur est stupĂ©fait de voir avec consternation
    Qu’un appĂ©tit dĂ©mesurĂ© ne fait pas toujours son festin.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Les caissons aux poissons

    Les caissons aux poissons

    Quand les poissons veulent passer prudemment d’amont en aval,
    Ils prennent les caisses prévues en forme de colimaçon.
    Regardez-les tous se presser pour joindre leur rencard naval
    Et au final, pas d’imprĂ©vu, tout finit en queue de poisson.

    À Kollbrunn, la Töss subit de nombreuses cascades qui empĂȘchent les poissons de remonter le courant et donc ceux-ci disparaissent. Alors on a amĂ©nagĂ© ces caissons-escaliers pour leur faciliter le passage. Pour les courageux, j’ai l’explication en allemand.

    
    
    
  • Vive l’empereur

    Vive l’empereur

    Chez les empereurs, on est bien choyés,
    On fait bien de naĂźtre en ce mois des fous.
    Il n’y a pas d’erreur, le meilleur foyer,
    Faut le reconnaĂźtre, c’est d’ĂȘtre le chouchou.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • L’or vert

    L’or vert

    Quelquefois sur la Terre, il existe un or vert
    Qui n’apparaüt qu’au cƓur d’un coucher rouge-orange.
    Ce n’est pas un mystùre et n’a rien de pervers
    Car il n’a de valeur que sa couleur Ă©trange.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Les soleils amants

    Les soleils amants

    Quand les soleils vont s’embrasser dans un ultime rayon vert,
    C’est un homme honorant sa femme qui renvoie le miroir de l’ñme.
    Ah que l’amour puisse embraser chaque jour dans mes Reflets&Vers
    Tous les amants au cƓur affame afin d’entretenir leur flamme !

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Une annĂ©e de lumiĂšre

    Une année de lumiÚre

    Vite une année de lumiÚre pour recouvrer la chaleur
    Que j’avais à la naissance et que la nuit a terni.
    Je fĂȘte cette premiĂšre journĂ©e digne de valeur
    Et je vis avec l’aisance d’une couche de vernis.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Flux et reflux de l’ñme

    Flux et reflux de l’ñme

    Parfois quand l’ñme dĂ©prime, ça fait comme un trou dans l’eau.
    Mon corps devient submersible et s’enfonce dans le reflux.
    Tous mes contacts, je supprime, dans le silence des flots
    Et j’atteins l’inaccessible Ă©cho qui dĂ©clenche le flux.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Le bateau du bonheur

    Le bateau du bonheur

    Il se perd dans le brouillard, vous l’apercevez à peine.
    Et lorsque vous le croisez, vous passez sans le juger.
    Vous croyiez que le bonheur brillerait comme une aubaine,
    Mais il est souvent caché à cÎté des préjugés.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • La journĂ©e de la femme

    La journée de la femme

    Pourquoi briser ses chaĂźnes un seul jour dans l’annĂ©e,
    Ou se déshabiller dans un éclair obscur ?
    Si la femme reflÚte mon ùme miscellanée
    Pourquoi l’humanitĂ© est-elle si insĂ©cure ?

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Strip-tease champĂȘtre

    Strip-tease champĂȘtre

    Tandis que ma chérie cueille son bouquet de fleurs des champs,
    Moi, je reste Ă  la fenĂȘtre, la dĂ©shabillant des yeux.
    Juste vĂȘtue de pĂ©tales et leurs velours attachant,
    Une fleur dans les cheveux et son sourire malicieux.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Debout les fleurs

    Debout les fleurs

    Debout les fleurs, réveillez-vous !
    J’aurai toujours besoin de vous !
    Et pour ce soir, le savez-vous ?
    C’est mon tout premier rendez-vous !

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • L’Ɠil neuf

    L’Ɠil neuf

    Tandis que l’Ɠil du cƓur tourne autour de l’orbite,
    L’Ɠil de l’esprit renaüt pour une autre aventure.
    Bienvenue à la vie, adieu pensées morbides !
    Bonjour jeunes couleurs aux reflets d’argenture !

    Attention ! Mon petit oiseau va s’envoler
    Pour joindre l’horizon Ă  mon cƓur en Ă©veil.
    Tout chargĂ© d’émotions, il a pris sa volĂ©e ;
    À tire-d’aile, il file au pays des merveilles.

    Il pleuvait ce matin, le soleil a percé.
    Tous les nuages gris se sont éparpillés.
    Les chagrins de la veille, Ă  mon cƓur transpercĂ©,
    Se sont évaporés en nues écharpillées.

    Mes oreilles n’entendent que le chant des sirùnes
    Et sont sourdes aux misùres qu’apporte le monde.
    Je ne vois que les joies positives et sereines
    Qui assainissent mon cƓur de ces troubles immondes.

    On dit que je suis fou, que je vis dans mes songes ;
    Que les simples d’esprit n’ont pas les pieds sur terre.
    Mais mon Ɠil neuf sait voir vĂ©ritĂ© et mensonge ;
    Le bonheur est acquis à mon cƓur libertaire.

    Tableau de Fabienne Barbier

    
    
    
  • La Joconde brunette

    La Joconde brunette

    Un sourire complice sur sa bouche pincée,
    Un reflet de malice posé sur son regard,
    La Joconde jeunette a encore évincé
    Un prétendant en herbe, ridicule et ringard.

    Pas besoin de chercher parmi le clair-obscur !
    Nulle part elle n’aura l’aspirant de son choix.
    Ni Castor, ni Pollux, les enfants Dioscures,
    N’ont eu plus de succùs que le bandit manchois.

    Laissez-moi vous conter qu’un pompier intrĂ©pide,
    Voulant briser la glace, mit le feu à son cƓur.
    Hélas, le feu de paille devint vite insipide
    Et le pauvre sapeur digĂ©ra sa rancƓur.

    Une autre fois ce fut un gredin de Sicile
    Qui pensait l’enlever sur son Ăźle dĂ©serte.
    Mais pour le déjouer, ce ne fut pas difficile
    De l’envoyer balader d’une fable diserte.

    Moi, fort heureusement, je ne suis que son pÚre !
    J’ai le seul privilĂšge de ne jamais dĂ©plaire.
    Je suis le dĂ©tenteur de ses rĂȘves prospĂšres
    Et je reste un pilier calmant pour lui complaire.

    Tableau de Fabienne Barbier