🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.
🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.
-
Ainsi naît la nymphe

Au gui l’an neuf, elle naît d’un œuf, puis elle dort jusqu’au printemps
Et se réveillera en mars pour déclencher le renouveau.
Avec ses sœurs – elles sont neuf – elles font un travail éreintant
Mais se font aider de comparses du moins ceux qui ont le niveau.
Car il faut être un initié pour faire partie des ouvriers
Spécialisés dans l’ouverture de tous les bourgeons à éclore.
Les elfes y ont bénéficié depuis le mois de février
Et les lutins sont par nature des habitués du folklore.
Comme en musique, la neuvième augmentée formée par les nymphes
Tierce mineure des lutins et sixte majeure des elfes,
Sont en accord pour que reviennent les montées de sève et de lymphe
Qu’ont annoncé d’un air mutin les vierges de l’Oracle de Delphes.
Quand vient l’automne, la nymphe meurt et son corps revient à la terre
Mais reviendra en champignon comme on pourra l’apercevoir.
Bien sûr, ce n’est qu’une rumeur mais on dit que ces vacataires
Inspirent aussi les compagnons du Tour de France et du devoir.Illustration de Boris Vallejo.
-
Les héros de BD aux jeux olympiques

C’est passé presque inaperçu après les jeux paralympiques ;
Pourtant les Héros de papier ont eu, à l’instar d’Astérix,
Le droit de passer par-dessus leurs BDs aux cases atypiques
Pour faire avec leurs équipiers les premiers BD-olympix.
Tintin et Spirou les rassemblent afin qu’ils restent tous ensemble
Et Lucky Luke qui tire juste interprète Monsieur Auguste.
Natacha, l’hôtesse de l’air, a dû piquer quelques colères
Avec Adèle reportrice qui s’occupe des supportrices.
Obélix et Mortimer boxent et ce n’est pas un paradoxe ;
Corto Maltese (et non Malsène) concourt les frégates sur Seine ;
Arzach et son oiseau volant courrent le marathon en collants ;
Enfin le Marsupilami amuse ses millions d’amis.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
-
La ronde des sorcières

Depuis le décalage horaire, la nuit tombe inopinément
Beaucoup plus tôt et il m’arrive de me faire piéger dans les bois.
En cherchant un itinéraire pour rentrer opportunément,
Je suis resté sur le qui-vive devant treize sorcières aux abois.
Entièrement nues en pleine transe, elles invoquaient les dieux anciens,
Les sorciers de la création, maîtres de tous les éléments,
En psalmodiant durant leur danse autour d’un feu chiromancien
Là , en totale lévitation, dans un tourbillon véhément.
Elles se sont jetées sur moi, m’ont dévêtu entièrement
Et m’ont drogué de leur tabac dans des délices érotiques.
Je n’ saurais avec quel émoi décrire avec enfièvrement
Ce qui, au cours de leur sabbat, fut pour moi fantasmagorique.Tableau de Philip Hofmänner.
-
Miroirs d’eau


Bizarr’ment je peux traverser le miroir liquide en surface
Et m’ retrouver de l’autre côté sans pour autant être inversé.
Alice m’a trop longtemps bercé d’illusions par cette interface
Dont le monde est boycotté par des sceptiques controversés.
Lorsque j’aperçois mon reflet, j’aimerais qu’il en fasse autant ;
Qu’il sorte du néant de l’onde même si c’est conflictuel.
Ce qui serait un camouflet, c’est un reflet ravigotant
Qui m’accompagne et me seconde, comme un frère jumeau virtuel.
J’aimerais aussi ma copie incombant au sexe opposé ;
Moi-même en version féminine aux chromosomes compatibles.
Bien que ce soit une utopie, la question est déjà posée :
« La rencontre sera léonine ou au contraire indéfectible ? »
Comme Morgane « née de la mer », une sirène de transition,
J’observe dans chaque cours d’eau et chaque rivière, mon image
Et je m’attends à l’éphémère extraordinaire immersion
Qui ferait de mon corps lourdaud, deux âmes-sœurs se rendant hommage.Photos de Lexi Laine.
-
Sol’œil couchant sur mer de larmes

J’aime l’iris à l’horizon du soleil qui cligne de l’œil
Lorsqu’il me darde un rayon vert pour me souhaiter bonne espérance.
Et quand la Terre est en prison de ses souffrances et ses écueils,
Il ouvre en grand tout l’univers ravivant sa persévérance.
Observez les yeux dans les yeux le regard de l’astre couchant
Qui reflète l’âme de Dieu et ses voies incommensurables.
Souvent clément et merveilleux, parfois terrible, effarouchant,
Mais toujours miséricordieux envers nos conflits incurables.Tableau d’Alexander Grey
-
L’attente gauloise

L’attente s’en va en fumée sans rien laisser qu’un peu de cendres
Sur lesquelles le temps soufflera vers une amnésie dominante.
Juste des pensées consumées par l’esprit qui aime descendre
Vers le cœur qui m’insufflera l’espoir d’une fin imminente.
L’attente cesse brusquement, le train de vie reprend son cours
Qui m’emporte avec mes pensées que j’enferme dans ma valise.
Mon rêve né fantasquement soudain n’est plus d’aucun secours
Mais j’y reviendrai dépenser d’autres absurdes psychanalyses.Illustration de Jean-Pierre Gibrat
-
Ă€ la recherche de Dame Nature



Difficile de se représenter Dame Nature concrètement ;
Sans doute faut-il l’imaginer lorsqu’elle était vierge et nubile.
Mais étant moi-même exempté de remonter discrètement
Dans mon génome enraciné dans l’ADN, c’est difficile.
Pourtant dans mes rêves éveillés, j’ai aperçu ma créatrice
Naissant elle-même du néant, laissant le champ libre aux envies.
Dans cet Éden émerveillé, elle a établi sa matrice
Pour créer terres et océans pour, enfin, abriter la vie.
Un jour, elle s’est mise en couleurs – c’était là son premier printemps –
Et accordé le sacrifice de sa nature alimentaire
Pour accoucher dans la douleur deux humains âgés de vingt ans
Dont je suis à moitié leur fils et à moitié fils-de-la-TerreCréations de Kathryn Blake sur https://www.artstation.com/artwork/Z53mnm
-
Du côté des belles dames du temps jadis



J’aime déshabiller le temps et lui ôter la carapace
De la vieillesse dont il enduit la peau des beautés éphémères.
Mot fugitif, presque insultant, qui évoque le temps qui passe
Et qui tristement éconduit le souvenir de nos grands-mères.
Le curseur du temps dans leurs rides où sont gravées leurs émotions
Fait chanter l’écho de leurs cœurs avec une ardeur impatiente.
Combien de jours, de nuits torrides, avec l’amour en promotion
Ont induit les rires moqueurs de leurs jeunesses insouciantes ?
Les belles dames du temps jadis, quelque part immortalisées
Par les vibrations de leurs âmes qui pulsent en ondes maternelles,
Pour que jamais ne s’affadissent leurs présences cristallisées,
Nous ont intégré ce sésame comme une intuition éternelle.Photos de Marie Doro, Maude Fealy, Ione Bright & Paulette Navier
-
Tout va bien !


Quand la mer aura retiré tout le poids de ses tsunamis
Qu’elle déverse sur les terres pour protester à sa manière,
Tous les survivants attirés à contrer les épidémies
Se retrouveront solidaires pour reconstruire leurs tanières.
« Tout reviendra-t-il comme avant ? » Pense-t-on prématurément
Comme si les blessures ouvertes ne laissaient point de cicatrices.
Il faudra vivre dorénavant dans un présent assurément
Éclairé par les découvertes de son histoire évocatrice.Illustration de François Ravard
-
La crĂŞte de la vague

Comme il fallait bien s’y attendre, lorsque la houle atteint la crête,
Toute la vague alors déferle et se fracasse sur les brisants.
Observez la tension se tendre lorsque la foule est enfin prĂŞte
À faire cesser le Clochemerle d’un gouvernement méprisant !
Tandis que la vague se forme sous la forte impulsion de l’onde,
Toute la masse s’accumule pour écouler son énergie.
Tandis que le poids des réformes à force de peser sur le monde
Pousse le peuple et le stimule à s’opposer en synergie.
« Clochemerle » est un roman de Gabriel Chevallier qui offre une description sans indulgence de la vie des habitants dans un village du Beaujolais, avec leurs prĂ©occupations sexuelles et dĂ©vorantes, leur goĂ»t de l’argent, leurs vieilles haines, les divisions entre catholiques et rĂ©publicains, les ambitions des uns et des autres… Hommes politiques, militaires sont particulièrement brocardĂ©s, ainsi que la haute administration.Illustration de François Ravard
-
Il Ă©tait une fois… cousue de fil blanc

Il était une fois un virus niché dans les monts de Vénus
Qui fit un couac assez succinct avec l’appui d’un faux vaccin.
Ensemble ils montèrent un complot pour secouer le peuple de sanglots
Mais surtout pour assujettir tous les moutons Ă convertir.
Ceux qui vivaient la vie de château les menèrent longtemps en bateau
Par des paroles et des promesses, bien sûr, aux frais de la princesse.
Ceux qui avaient brandi la rose se retrouvaient tous l’air morose
Et les vagues d’opposition en très mauvaise position.
On parla de révolution dans le peuple en évolution,
Provinciaux aux gilets jaunis qui chantaient en polyphonie.
Finalement ce sont les femmes – jugĂ©es crĂ©atures infâmes –
Qui firent comprendre Ă leurs hommes que Dieu les prenait pour des pommes.Tableau de Rafal Olbinski
-
La porte du printemps


La porte paraît si fragile qu’il en tombe des giboulées,
Pluies abondantes aux Saints de Glace, frimas et gelées au printemps.
Le froid, sur les terres d’argile et les fissures craquelées,
Laisse l’empreinte qui verglace les chemins les plus éreintants.
De temps à autre, s’ouvre le seuil d’où ruissellent des eaux du ciel
Qui viennent goûter les sols gelés et saliver les dieux gourmands.
Et l’on voit renaître les feuilles et les bourgeons providentiels
Qui font les fleurs écervelées et les rameaux, pinces sarments.Tableaux de Rafal Olbinski
-
L’infiniment petit

Par les divines proportions et par la trigonométrie,
J’ai atteint dans le nombre Pi comme une sorte d’apathie.
Dans tous ses chiffres en contorsions de décimales asymétries,
Figurait toute l’entropie de cet infiniment petit.
J’ai retrouvé les mêmes formes dans mon corps et les végétaux,
Comme la même signature de celle qui nous a créés.
Qu’elles soient minuscules ou énormes, de minéraux ou de métaux,
L’estampille de la nature fait de nous des ĂŞtres agrĂ©es.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
-
Le look Libellule
Le dernier cri en maquillage, c’est d’avoir le « Look Libellule » !
Mesdames, ne soyez plus coincées pour nous en mettre plein les yeux !
Car, en cas d’un déshabillage par le regard d’un noctambule,
Il aurait dĂ©jĂ l’œil rincĂ© par votre style merveilleux.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
-
Tout feu, tout femme
Un beau châssis, de « bielles » jambes et, bien sûr, airbags de série.
Mesdames, il faut vous préparer à être super carrossées !
Avec du rouge sur les jantes, vous serez au top, mes chéries
Et pour ne pas vous Ă©garer, je n’aurai qu’à vous caresser.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
-
Chat lit, chat lu
N’ayez pas peur qu’il disparaisse et tombe au fond d’une oubliette !
Le livre a beaucoup d’intérêt pour tous nos amis, les minets.
Ça leur permet, avec paresse, de faire des siestes grassouillettes
Dans l’arbre oĂą ils se sont terrĂ©s et qui leur sert d’estaminet.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
-
Du Pérou à l’Argentine
Avez-vous l’esprit d’aventure pour repartir encore un an ?
Si oui, prenez le dirigeable des lignes Amérique latine.
Durant cette villégiature, tous les matins en déjeunant
Vous aurez, ce n’est pas nĂ©gligeable, et le PĂ©rou et l’Argentine.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
-
Un parfum de confiance
Il a glissé sous la porte de l’hiver entrebâillée
Une enveloppe scellée de toute sa signifiance.
C’est le printemps qui apporte son message avitaillé
De quelques fleurs esseulĂ©es d’un parfum de confiance.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
-
Quand l’envie tombe
Tout doucement les deux soleils apparaissent de leur prison
Qui les renfermait au secret de mes désirs et mes fantasmes.
Bientôt tombera le sommeil qui m’ouvrira les horizons
Aux rĂŞves les plus indiscrets qui mèneront jusqu’à l’orgasme.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
-
Les intimes accords
Adoucissons nos mœurs de quelques triples croches
Et quelques triolets dessinés sur le corps.
La musique se meurt quand le final s’accroche
Sur les notes violĂ©es dans d’intimes accords.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
-
Le bonheur du dimanche
Tout le bonheur d’un beau dimanche, c’est faire la grasse matinĂ©e
Et prendre un grand bol de câlins rempli à ras-bord de tendresse
Pour oublier les avalanches des pires corvées gratinées
Auxquelles on a, petits malins, prĂ©fĂ©rĂ© le temps des caresses.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
-
Et pourtant, elle tourne !
La clef du paradis perdu est oubliée à la naissance
À peine sortis de la matrice, notre mémoire est formatée.
Toutes les religions tordues croient détenir la connaissance
Mais scellent la source crĂ©atrice qui nous a pourtant enfantĂ©s.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
-
Anniversaire en parachute
Pour parer les chutes, chacun sa manière
Et la coccinelle sait si bien y faire !
Quant à la rechute, presque printanière,
C’est l’originel « bon anniversaire ! »Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
-
Complainte au roseau pensant
« Dites-le avec le cœur sans prononcer un seul mot ! »
Cette loi de la nature est accomplie par l’oiseau.
Je ne suis pas critiqueur envers tous les animaux,
Sauf la seule créature qui pense comme un roseau.
(Extrait des pensées de Blaise Pascal :
« L’homme n’est qu’un roseau, le plus faible de la nature ; mais c’est un roseau pensant ».
Mon petit texte est une litote indiquant que le seul animal critiquable est celui qui pense : l’homme.)Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
-
La chute de Lucifer
Quel est ce mystère gravé dans la terre,
Cette eau qui macère et qui se resserre ?
C’est sans commentaire, c’est Ă©lĂ©mentaire :
L’ange Lucifer tombĂ© en enfer.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
-
La quatrième dimension
Plus je vois flou, plus je vois clair dans cette nébulosité !
Il suffit d’ajouter à l’œuvre sa quatrième dimension.
Je la perçois comme un éclair avec méticulosité
Et son ineffable manĹ“uvre augmente ma comprĂ©hension.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
-
La saveur du jour
Comme une faveur, chaleureusement,
Un geste d’amour qui nous a fait naître.
Goûtez sa saveur, délicieusement,
Et sentez le jour percer les fenĂŞtres.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
-
BientĂ´t les coquelicots
Ce n’est pas de l’impatience ni un rêve hors de saison,
Mais j’aspire à respirer mes bourgeons ombilicaux.
Ah que n’ai-je de patience à en perdre la raison
De me sentir inspirer des divins coquelicots !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
-
Et la ville refleurira
Enfouies sous les villes les racines résistent.
Tapie sous le béton, la vie toujours persiste.
On verra un beau jour refleurir les rues tristes
Et les murs s’effondrer sous les fleurs anarchistes.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
