Anniversaire

🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.

🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.

  • Du lait de la sève Ă  la vigne

    « Ah, que ne suis-je mandragore à téter le sel de la Terre
    Auprès d’une jeune vigne vierge qui me nourrirait de son lait,
    D’une succion qui revigore et circule dans mes artères
    Jusqu’à me redresser la verge comme si son sang me branlait ! »

    Ainsi pensais-je suspendu par les pieds devant l’absolu
    Du monde de l’absurdité dans lequel pourtant je me plais,
    Plutôt qu’en être morfondu, à rêver de mon dévolu
    À la moindre opportunité de rire de ce qui me déplaît.

    Ah, que ne suis-je Pythagore, tétant sa muse goulûment
    Pour en extraire toute la sève des mathématiques appliquées
    À quadraturer l’égrégore du cercle parfait absolument
    Lorsqu’il fait comprendre à l’élève que l’existence est compliquée.

    Mais qu’on ne me parle de moire qui transparaît dans mon tableau ;
    Peu m’importe si l’on l’a enduit d’un vernis fait de pur délire !
    Je veux danser sur mes mémoires où coulent en flux ces mots mi-clos
    Qui s’ouvrent comme un sauf-conduit vers l’envie de tout embellir.

    Tableau de Jana Brike.

    
    
    
  • La transbiche

    « Est-ce une femme à moitié cerf ou bien une sirène-des-bois ? »
    Me dis-je quand je rencontrai la créature d’un air hagard.
    Mais elle ne crut pas nécessaire de s’enfuir comme biche aux abois
    Car la chimère ne me montrait aucune peur dans son regard.

    Elle a tourné autour de moi, me reniflant sur tout le corps,
    Puis m’a caressé le visage sans que sa bouche ne dise mot.
    Et de tous mes sens en émoi, je voulus tenter un accord
    En faisant – comme il est d’usage – d’apprivoiser les animaux.

    Je lui ai parlé doucement en me rapprochant lentement ;
    J’ai embrassé furtivement ses jolies lèvres rougeoyantes.
    Elle en eut un trémoussement mais donna son consentement
    Pour un baiser activement animé d’une fougue foudroyante.

    Pris par la main, elle m’entraîna par les sentiers dans sa tanière
    Pour y faire multiples caresses et l’amour à plusieurs reprises.
    Le lendemain elle étrennait de nouveaux bois à sa crinière
    Qui donnaient à la chasseresse une distinction sans surprise…

    Tableau de Sarah Joncas.

    
    
    
  • II La Papesse

    LoreleĂŻ

    II	La Papesse

    Le féminin sacré invoque une arbre de vie infini
    Relié de ses branches filles à toutes ses racines mère.
    Un lien puissant sans équivoque contraire à la misogynie
    Accrue chez les mâles pupilles qui ont perdu l’instinct primaire.

    Mais parfois, il faut revenir à ses racines d’origine
    Même si La Femme effarouche le puceau inexpérimenté
    Qui ne voit que son avenir dans sa relation androgyne
    Tandis qu’Elle, l’attache à sa souche et ses naissances incrémentées.

    La révélation progressive ne se dévoile que lentement
    À celui qui veut la comprendre et qui voudrait s’y rattacher
    Par une flamme non possessive et demande le consentement
    À celle qui va lui apprendre l’amour par ses faces cachées.

    GaĂŻa, elle-mĂŞme, la gardienne de la sagesse de la Terre,
    Par le cycle de l’eau, évoque la vie secrète conditionnelle
    Et, par ses phases circadienne, le jour la nuit complémentaires,
    Montre une présence qui provoque cette énergie additionnelle.

    Pourtant les signes ne mentent pas ; l’humanitĂ© est en danger
    Face Ă  ses nouveaux paradigmes ; l’économie et la science
    Qui nous dĂ©tournent du vrai combat qui cependant reste inchangĂ© :
    Cesser de bâtir des énigmes entre les deux sexes en conscience.

    Laureline est plutôt silencieuse mais d’une écoute très profonde
    Et sa connaissance intuitive avec ces secrets partagés.
    Réservée mais consciencieuse de peur que je ne me morfonde,
    Elle sait se montrer sensitive d’un amour fort avantagé.

    Loreleï est plutôt combative et d’une force imperturbable
    Mais aussi d’une capacité à éduquer qui se soumet.
    Puissance représentative de sa nature véritable,
    D’une grande efficacité quant à ses fonctions assumées.

    Tableau de Maryvon Riboulet

    
    
    
  • L’arbre Ă©ternel et fĂ©minin

    L’arbre éternel et féminin

    Que les femmes soient encore plus proches que les hommes de la nature
    Me laisse imaginer les liens qui leur prolongent leurs racines.
    Or quand les hommes leur reprochent leurs comportements immatures
    Que dire du cerveau reptilien dont l’art primitif se dessine ?

    Saint-Louis n’attendait pas l’automne pour effeuiller sa Marguerite,
    Et Roméo aimait Juliette tous les autres mois de l’année.
    Si la nature est monotone, la femme bouleverse nos rites
    Avec son allure de fillette et sa bonne humeur spontanée.

    Elle se fane, elle se flétrit et la nature reprend ses droits
    À qui la faute ? À Dieu ? Au temps ? À la peur de mourir demain ?
    C’est l’Univers qui l’a pétrie, c’est l’Univers qui la foudroie
    Mais elle reste tout autant l’arbre éternel et féminin.

    Tableau de Hayk Shalunts.

    
    
    
  • Valentine et la chasse aux fleurs

    Valentine et la chasse aux fleurs

    Après des pluies interminables, tous les boutons d’or ont percé,
    Coquelicots rouges des champs, pissenlits, bleuets, marguerites.
    Dans ses bras indéterminables, le renouveau les a bercés
    Dans l’instant au soleil couchant d’une promenade émérite.

    Lanternes rouges et lampions blancs, printemps du soir, lueurs d’espoir,
    Comme si la nature indiquait ses symptômes de bonne santé.
    Première étoile, dernière Lune mais ce n’est pas contradictoire ;
    Là-bas ancrée au bout du quai sonne une corne impatientée.

    Une invitation au voyage autour du lac imaginaire
    Pour une tournée d’espiègleries de villes en villes, de fleurs en fleurs ;
    Fleurettes tressées en maillage sur des cortèges processionnaires,
    Festivaliers, corso fleuri du Lavandou jusqu’à Honfleur.

    Tableau de Thomas Little.

    
    
    
  • Les sirènes serpents

    Une sirène à queue de serpent dans le mystère des profondeurs
    Où la faune est organisée pour s’adapter à son milieu…
    Chez Andersen et Peter Pan, elles étaient plutôt en rondeurs
    Mais dans leur monde paganisé, les dieux sont les maîtres des lieux.

    La Reine possède la plus grosse taille de serpent des abysses ;
    C’est ainsi que le Roi l’a choisie pour ses anneaux et ses écailles.
    Il faut mille-et-un coups de brosses pour nettoyer son appendice
    Et de l’élixir d’ambroisie pour une queue de cette taille.

    Les serpents-sirènes à l’air libre aiment l’ombre des marécages
    Où elles pourront faire leur mue dans l’humidité des marais.
    C’est vital pour leur équilibre ainsi que pour leur relookage
    Car les femmes-serpents sont promues à plaire aux marins timorés.

    Tableaux d’Anna Verhoog, de Steven Bellshaw et de Mihail Gard.

    
    
    
  • La cavalière, le roi et la reine des sirènes

    Tiens ! Commençons donc par le Roi, le roi putatif des abysses
    Qui prétendait sans faux-semblants être d’origine anglo-saxonne.
    Mais il n’est pas celui qu’on croit et, à moins qu’il ne s’estourbisse
    Avec son épée en fer blanc, il n’a jamais tué personne.

    La Reine est une aventurière qui a bâti sa renommée
    À coups de queue qu’elle a si chaude que la mer s’en met à fumer.
    Mais ce n’est qu’une roturière qui a grimpé tous les sommets
    Par les cœurs dont elle se galvaude des marins qu’elle a consumés.

    Mais revient à la cavalière le pompon de la vanité
    Car elle trompe tout son monde avec la pire impertinence.
    Elle se montre inhospitalière et n’aspire qu’aux mondanités
    Avec la classe la plus immonde des grands requins de la finance.

    Tableaux de Stefania Kotati.

    
    
    
  • La passion du poisson

    La passion du poisson

    Ciel ! Nous sommes déjà vendredi, je ne vois plus passer le temps
    Depuis que je voue ma passion promise Ă  la pisciculture.
    Même si je me contredis en mangeant les plus excitants ;
    Princes des mers, rois des poissons voire Neptune en miniature.

    Est-ce un petit péché mignon que ma pêche miraculeuse
    Qui n’est sans doute pas végane mais inscrite à l’écologie ?
    J’aime parmi les plus trognons, surtout les carpes savoureuses,
    Qui sont muettes mais dont l’organe donne le thon dans mon logis.

    Collage d’Eugenia Loli sur https:www.shockblast.neteugenia-loli-worx .

    
    
    
  • La sirène au chant troublĂ©

    La sirène au chant troublé

    Pour sa vision périscopique, la sirène nage entre deux eaux
    En laissant juste dépasser deux yeux pour scruter les bateaux.
    Son troisième œil, télescopique, agit à l’instar des oiseaux
    Binoculaire et espacé doublés d’une voix vibrato.

    Ainsi poussé par les courants sur la surface ondulatoire,
    Le chant troublé de la sirène, en tessiture subliminale,
    Gagne en puissance en parcourant de manière superfétatoire
    La distance de la carène à la chanteuse libidinale.

    À chaque perle du collier, une victime à son actif
    Et sur trois rangs, un génocide parmi les gars de la marine.
    Ainsi, sans vouloir la spolier de son bel organe attractif,
    Il serait bon qu’on élucide une protection en sourdine.

    Tableau de Jonny Ruzzo.

    
    
    
  • Dans le mur

    Dans le mur

    Est-ce que les murs ont des oreilles ? Est-ce que les fenĂŞtres ont des yeux ?
    Est-ce que les portes ont une langue ? Les soupiraux ont-ils du nez ?
    Cette sensation s’appareille à ce visage sourcilleux
    Peint avec l’expression exsangue d’une maison abandonnée.

    Est-ce que vous croyez aux fantômes qui hanteraient les vieux châteaux
    Pour impressionner dans la pierre toutes leurs souffrances endurées ?
    Quand les murs portent ce symptĂ´me, on entend siffler des linteaux
    Leurs voix sorties hors des frontières des caves aux souterrains murés.

    Vieilles phobies où êtes-vous, vous qui avez hanté mes nuits,
    Monstres et obscures chimères qui me faisaient peur dans le noir ?
    Vous m’avez fait devenir fou et je me rends compte aujourd’hui
    Que vos ectoplasmes éphémères s’exhalent des murs de ma mémoire.

    Tableau de Beth Conklin.

    
    
    
  • Dans les murs

    Mon passé gravé dans le marbre est fixé pour l’éternité
    Et les briques de ma mémoire s’empilent dans les murs du temps,
    Et tous ces murs constituent l’arbre de toutes mes fraternités
    Des races blanches, jaunes et noires et mes prochains gènes mutants.

    Mais où sont passés tous ces murs ? Dans le grand trou noir du passé ?
    Quatorze ou quinze milliards d’années de murs et briques empilées…
    Et mon présent, déjà trop mûr, me semble alors outrepassé,
    Inexorablement condamné dans un néant à compiler.

    Tableaux de Beth Conklin.

    
    
    
  • La lutte contre qui-vous-savez

    La lutte contre qui-vous-savez

    Que j’aimerais avoir la force d’Hercule lors de son combat
    Contre le Lion de Némée, la créature légendaire !
    Que sa fourrure me renforce et que l’ennemi succombât
    Pour que disparaisse à jamais ses menaces génocidaires !

    J’étranglerais les variantes de ses chimères vérolées,
    Je ferais cracher le venin du faux vaccin de leurs dentiers.
    L’autorité contrariante de l’état fort déboussolée
    Par le virus jugé bénin et proscrit dans le monde entier.

    Illustration de Dvojnik.

    
    
    
  • La cartographie du tendre

    La géographie de l’amour aplanie la carte du tendre,
    Dresse les cimes proéminentes et trace les abîmes du cœur.
    Les voies se croisent aux carrefours avec des hĂ´tels pour attendre
    La correspondance imminente avec le prochain remorqueur.

    Les Monts de Vénus remarquables avec leur touche d’exotisme
    Sont les mamelles des voyages qui nourrissent les belles promesses.
    Les télétransmissions par câble relient les couples illégitimes
    Mais cryptées par un gribouillage que seuls ses arpenteurs connaissent.

    Cartographies d’Ed Fairburn.

    
    
    
  • La musique de l’amour

    La musique de l’amour

    Si l’amour était en musique, la femme serait la partition
    Et l’homme jouerait de l’instrument en pénétrant l’orchestration.
    Allegro, selon la rythmique et l’attrait de la position,
    Le duo jouirait congrûment d’un vrai chef-d’œuvre en gestation.

    On commencerait allegretto l’ouverture aux préliminaires
    On effleurerait l’instrument, juste d’un baiser sur la bouche.
    La suite serait en vibrato avec coups de tambourinaire
    Portés en frappant indûment d’un coup de baguette farouche.

    Photo de Serge Lutens.

    
    
    
  • Anamorphoses

    Rien ne se perd, tout se transforme et l’humanité se transmute !
    Les africains plus blancs que blancs et les chinois qui jappent au nez ;
    Les femmes aux formes sans cesse énormes mais dont le charme se permute
    Avec les hommes, sans faux-semblants, aux sexes surdimensionnés.

    Un troisième œil n’a pas suffi, un quatrième dans les naseaux
    Enregistrera notre vie avec un poil d’indiscrétion.
    On saura qui se cocufie en explorant dans les réseaux
    Les internautes asservis à leurs virtuelles excrétions.

    Photos de Joshua Davison sur https:theinspirationgrid.comglitch-portrait-paintings-by-joshua-davison .

    
    
    
  • Tous des marionnettes

    Tous des marionnettes

    Pourquoi personne ne regarde ceux qui dirigent les manettes ?
    Pourquoi tout le monde se tourne plutôt vers ceux qui les harcèlent ?
    Moi-même, n’y prenant pas garde, suis devenu marionnette
    Jusqu’à ce que je me retourne et coupe toutes mes ficelles.

    Tableau de Luiz de Souza sur http:galeriadigitaldearte.blogspot.com201402luiz-de-souza-artista-plastico.html?m=1 .

    
    
    
  • La poitrine de mer

    La poitrine de mer

    La poitrine de mer aux tétons coralliens
    Se soulève et s’affaisse comme tôle ondulée.
    Pourtant téter ma mère fut pour moi cornélien
    Bien que, je le confesse, les atolls ont du lait.

    Illustration de Victor Ngai.

    
    
    
  • Chacun voit midi Ă  sa porte

    Chacun voit midi Ă  sa porte

    Chacun voit midi Ă  sa porte et projette un sens du bonheur
    Sur la toile vierge de son âme qui cherche le meilleur chemin.
    La vérité , peu nous importe ! N’écoutons pas les sermonneurs
    Mais suivons la petite flamme qui nous éclairera demain.

    Malgré l’ampleur de nos limites à outrepasser les frontières
    Des philosophies reconnues pour enfermer toute hardiesse,
    Faisons toute abstraction des mythes dont résonne la Terre entière,
    Ouvrons nos cœurs à l’inconnu et outrepassons la vieillesse.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • La sein-sĂ»re

    La sein-sûre

    S’il faut dissimuler ce sein que la censure ne saurait voir,
    Alors j’effacerai la honte d’être un animal-étalon.
    Et si ce sein n’est qu’un dessin, il est alors de mon devoir
    D’avoir une réaction prompte en estompant le mamelon.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Charmes d’antan

    Lilly, reine aux folies-bergères, dansait nue ou tout habillée
    Selon l’humeur de sa revue ainsi que le cachet promis.
    Mais ça dérangeait les mégères car leurs maris en babillaient
    Lorsqu’ils commettaient la bévue d’en parler une fois endormis.

    Mimi dansait au cabaret et finissait par un strip-tease
    Qui faisait rĂŞver les messieurs et rendait jalouses leurs compagnes.
    Mais un jour elle s’est barrée en excitant la convoitise
    D’un berger plutôt facétieux qui la perdit dans la montagne.

    Nana faisait du cinéma qui n’était même pas parlant
    Car rien ne sert à discourir lorsqu’on est carrossée à point.
    Elle sortit de l’anonymat par sa beauté et son talent
    Qui vit naître, grandir et mourir beaucoup d’amour et de conjoints.

    Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.

    
    
    
  • Visages de charme

    Innocente aux yeux menthe-à-l’eau aussi clairs que la vérité,
    Lorsqu’elle se fait évidente et qu’un seul regard me suffit,
    Il disparaît dans un halo toute forme de sévérité
    Qui la rend si intimidante que ma confiance s’intensifie.

    Mais lorsqu’elle devient mystérieuse en plongeant mes yeux dans ses yeux,
    Elle prend la forme d’un oracle qui me projette l’avenir.
    Elle peut m’apparaître audacieuse quand son regard est sourcilleux
    Et j’avoue que seul un miracle en éteindra le souvenir.

    Mais quand elle regarde à côté, vers une envie affriolante,
    Je n’ose pas me demander quel stratagème elle fomente.
    J’en profite pour la bécoter d’une conduite provocante
    Afin de faire, pour m’amender, fondre le cœur de mon amante.

    Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.

    
    
    
  • La fille du pirate de l’espace

    La fille du pirate de l’espace

    Fille du pirate de l’espace, elle est gardienne du butin,
    Fruit des pillages et des rapines de Vega et Capricornus.
    Elle arbore un nez de rapace, hérité d’un père mutin,
    Et de sa mère galopine, son goût pour les statues cornues.

    Photo de Dorothea Tanning et Max Ernst Arizona en 1948 – Capricorne, Mouvement Dada.

    
    
    
  • Les programmes de l’étĂ©

    Les programmes de l’été

    Comme il n’y a rien à la télé et que la chaleur renchérit,
    J’ai prévu un programme « sexe » tout en couleurs, tout en odeurs !
    Derrière le rideau, révélées entre les cuisses de ma chérie,
    Nous jouirons de choses connexes en 3D et sans décodeur.

    Dessin de Alphachanelling.

    
    
    
  • Le cĹ“ur mĂ»ri – 2

    Le cœur mûri - 2

    Rêve de femme, future mère ; songe d’une femme-poisson
    Aux cheveux enroulés de vagues et le cœur mûri de passions.
    Sens-tu tous ces désirs primaires te promettre mille moissons
    Qui s’enroulent comme un bague tout autour de ta gestation.

    Tableau de Ronnie Biccard.

    
    
    
  • Le cĹ“ur mĂ»ri – 1

    Le cœur mûri - 1

    Rêve de femme, future mère ; songe d’une femme-florale
    Aux cheveux gorgés de soleil et le cœur mûri d’abondance.
    Sous la canicule, douce-amère, faisons ce qui est immoral ;
    Offre-moi ton corps de merveille, je t’offrirai ta descendance.

    Tableau de Ronnie Biccard.

    
    
    
  • L’hyperlion

    L’hyperlion

    Quand tu sentiras l’énergie de la crinière de lumière,
    Quand tu vivras en synergie avec les étoiles en poussière,
    Quand tu auras atteint la force qui a créé ton univers,
    Quand tu auras frappé l’amorce qui crée l’été dans ton hiver,
    Quand tu connaîtras la puissance toute contenue dans ton cœur,
    Quand tu domineras l’essence qui te rendras toujours vainqueur,

    Tu seras une hyperlionne, ma fille.
    Tu seras un hyperlion, mon fils.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • L’épanouissement

    L’épanouissement

    Ah si vous me laissiez Madame, tout doucement vous effeuiller
    Pour découvrir chaque trésor et vos envies s’épanouir,
    Mon cœur ne serait pas infâme si vous sachiez le réveiller
    Et mes sens prendraient leur essor puis, mes langueurs s’évanouir.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Le quai de la ferraille

    Le quai de la ferraille

    Sur le quai de la ferraille,
    Le vieux Bambotto, marchand de coco,
    Disait d’une voix de basse-taille
    À tous les passants qui avaient chaud :

    « À la fraîche ! À la glace !
    À la fraîche ! À la glace ! Qui veut boire ?
    Venez mes enfants, venez mes enfants,
    Mais surtout payez argent comptant ! »

    Mais le malin ne disait pas son fin petit mot ;
    C’est que la prétendue glace avait chauffé
    Durant trois jours au grand soleil.

    Encore une chanson de ma jeunesse apprise chez M. Codou. Je n’en connais pas l’auteur mais on retrouve facilement les paroles sur Google. J’ai toujours l’air dans la tĂŞte car je la chantais Ă  mes enfants quand ils Ă©taient tout petits. Et merci Ă  Anne Codou de m’en avoir prĂ©cisĂ© les paroles.

    
    
    
  • Ă€ la bonne fortune

    À la bonne fortune

    Avec des amis de fortune, nous allons danser sous les ponts
    Puisque c’est là que se regroupent les gentilshommes et les rêveurs.
    Les soirées sont fort opportunes pour tout ce qui porte jupon
    Et toutes les belles s’attroupent pour nous allouer leurs faveurs.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • La danse du voile

    La danse du voile

    Sous chaque femme se dévoile un charme naturel intense
    Qui l’a fait apparaĂ®tre nue seulement Ă  celui qui sait
    Découvrir son cœur sous le voile qui ondule au cours de sa danse
    Comme un message saugrenu mais qui mérite le succès.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Le temps de l’amour

    Le temps de l’amour

    Je me souviens quand nos racines nous reliaient ensemble Ă  la Terre,
    Quand nous ne faisions que semer tant il y avait de choses Ă  faire.
    Chaque voisin à sa voisine faisait l’amour communautaire,
    Chacun ne pensait qu’à s’aimer et partager son atmosphère.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • L’art Ă  la renverse

    L’art à la renverse

    Peut-ĂŞtre que Dieu est daltonien quand il se trompe de palette
    Ou bien c’est un ange farceur qui a interverti les tubes.
    Mais ne soyons pas draconiens et déclarons plutôt : « Mazette !
    Nous aimons cet art inverseur qui nous change des habitudes ! »

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • La saveur du temps

    La saveur du temps

    Dans cet éternel mouvement dans lequel la vie nous entraîne,
    Ah, qu’il fait bon de s’arrĂŞter pour goĂ»ter la saveur du temps !
    Je quantifie l’enlèvement de ces secondes qui s’enchaînent
    Et les horloges s’apprêter à marquer ce jour percutant.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Rives reines

    Rives reines

    Parfois quand je longe les rives sur ma petite embarcation
    Je vois passer des personnages comme une pièce de théâtre.
    Je me demande ce qui arrive pour toutes ces altercations,
    Cette femme en pèlerinage et l’amoureux à l’air bellâtre.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Les voyages

    Les voyages

    Beaucoup de mes amis sont partis en voyage
    Vers des pays lointains aux couleurs ineffables ;
    Fuyant les infamies de leurs carambouillages
    Pour goûter l’enfantin désir irremplaçable.

    Ils ramènent des valises de plaisirs de vacances,
    Des mets artisanaux et des cartes postales ;
    Parfois des vocalises de chansons et de danses,
    Cadeaux originaux de la dernière escale…

    Les meilleurs souvenirs ne peuvent pas se dire,
    Ils possèdent un langage vraiment trop indicible ;
    Mais dès qu’on voit venir une larme, un sourire,
    Leur cœur vogue en tangage aux croisières impossibles.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Mais oĂą est le fleuve ?

    Mais où est le fleuve ?

    Quand il est sorti de son lit pour faire la grasse campagne,
    Le fleuve a étendu ses bras tout au-delà de l’horizon
    Il a noyé les pissenlits, presque recouvert les montagnes
    Et lorsque le clocher sombra on entendit une oraison.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Un tigre dans mon bateau

    Un tigre dans mon bateau

    Mon cœur de tigre est ballotté sur le grand fleuve de la vie,
    Mon cœur d’enfant est rassuré par tout le chemin parcouru.
    Je ne crains pas la fatalité, je vis ma vie avec envie ;
    Mon avenir est azuré et mes angoisses ont disparu.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • La rivière d’argent

    La rivière d’argent

    La rivière d’argent est sortie de son lit
    Et recouvre les terres de son manteau lacustre.
    Ça perturbe les gens qui y voient la chienlit
    Et ça crée la misère dans la vallée palustre.

    Palustre : relatif aux marais, qui croît et vit dans les marais

    
    
    
  • Les oies du Capitole

    Les oies du Capitole

    Quand l’alarme sonne sur le Capitole,
    On branche la sirène et les projecteurs.
    On ne craint personne ni les fariboles ;
    Les oies sont sereines et c’est protecteur !

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Le rĂ©pare-cĹ“ur

    Réparer les cœurs et les remonter,
    C’est assez facile et pas compliqué.
    Un peu de vigueur et de volonté,
    C’est pas difficile quand c’est appliqué.

    Un peu de tendresse, quelques mots d’amour,
    C’est assez malin, c’est pas la folie !
    Puis quelques caresses vers la fin du jour
    Suivies de câlins au creux de son lit.

    Dessin de Serre.

    
    
    
  • L’aphrodisiaque divin

    L’aphrodisiaque divin

    Quand les rideaux sont tirés sur la journée qui s’achève
    J’invite ma belle de nuit à déguster un bon vin.
    Elle est toujours attirée par le nectar de ma sève
    Et sirote après minuit l’aphrodisiaque divin.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • L’attrape-couleurs

    Pour attiser les images et dynamiser mes rĂŞves,
    J’ai un attrape-couleurs suspendu à ma fenêtre.
    Je lui rends toujours hommage car il capture sans trĂŞve,
    De son regard roucouleur, des camaïeux à connaître.

    Dessin de Fabienne Barbier.

    
    
    
  • La becquĂ©e sorbet

    La becquée sorbet

    Quand on est sur la banquise, il n’y a pas de surprise !
    Partout la glace est la reine et nous prĂŞte son royaume.
    J’ai bâti une marquise dont ma nichée est éprise
    Et debout sur ma moraine, je l’alimente de biome.

    Biome : comme la toundra ou la taïga, ensemble écologique présentant une très grande homogénéité sur une vaste surface.

    
    
    
  • Les fiancĂ©s au hamac

    Les fiancés au hamac

    Ce soir nos deux amoureux ont installé leur hamac.
    Sur une île inexplorée où leur nef les a conduits.
    Leur repas fut savoureux, le festin dans l’estomac,
    Ils s’apprêtent à déflorer le fruit de l’amour induit.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Les fiancĂ©s de la mer

    Les fiancés de la mer

    Ils ont scellés leurs destins sans se recouvrir de chaînes,
    Ils ont réuni leurs voiles et marié leur gouvernail.
    Un passager clandestin plus petit qu’un gland de chêne,
    De temps en temps se dévoile par des impulsions canailles.

    Ils ont confié à Neptune de les mener à bon port.
    Vénus montre le chemin au matin par son étoile.
    Un peu de brise opportune, qu’Éole offre comme apport,
    Propulse leur parchemin et les couche sur la toile.

    La mer sera leur patrie au-delà de l’horizon,
    Quelque part aux antipodes de la terre où ils sont nés.
    Éloignés de leur matrie, loin de toutes les prisons
    Où la vie est incommode et l’avenir rançonné.

    Plus de mauvaises nouvelles qui appesantit l’esprit,
    Plus de pression sur les tempes qui contraint au désespoir,
    Plus de retour de manivelle, de peur et de duperie,
    Plus de fumée sur la rampe, de leurre et de faux espoirs.

    L’amour de la liberté est un peu cher à payer
    Mais il ouvre la conscience et réunit cœur et âme.
    Les fiancés concertés sont prêts à appareiller
    Avec toute la patience pour un homme et une femme.

    Tableau de Fabienne Barbier

    
    
    
  • Quand fume l’élĂ©phant

    Quand fume l’éléphant

    Qui a pu mettre en colère sa majesté l’éléphant ?
    Il fulmine furibond avec des nuages roses.
    C’est sûrement un ivrogne qui, sonnant de l’olifant,
    A fait bouillir l’animal avec ses pensées moroses.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Au feu Icare

    Au feu Icare

    Pour ce baptême de feu, Icare n’a pas froid aux yeux !
    Pour tester la qualité et l’aisance de ses ailes,
    Il a marché dans les braises d’un incendie prodigieux
    Et va monter vers le ciel plein d’assurance et de zèle !

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Quand souffle le volcan

    Quand souffle le volcan

    Quand la terre est en colère et qu’elle ose s’exprimer,
    Tous ses pores volcaniques se mettent tous Ă  fumer.
    Ses entrailles lui font mal, elle se sent opprimée ;
    On la sent bien qu’elle souffre par son soufre parfumé !

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • La chèvre rose

    La chèvre rose

    Monsieur Seguin a craqué, Monsieur s’est remarié
    Avec une nouvelle chèvre toute drapée de belles roses.
    Lorsque le grand loup a vu arriver la mariée,
    Il est devenu comme fou tout en hurlant sa névrose !

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Tous ces coins de paradis

    Tous ces coins de paradis

    Chacun son espace vital, son petit coin de paradis.
    Pour certains l’espace est vaste, pour d’autres il est bien petit.
    Que l’on soit sous sa capuche ou bien sous un parapluie,
    Chacun se coince dans sa bulle, personne ne pense Ă  autrui.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.