Anniversaire

🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.

🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.

  • Le fil de soi

    Le fil de soi

    Le fil de soi au fil des mois s’entortille partout où il passe ;
    On le déroule malgré soi depuis l’instant de sa naissance.
    Je fais des nœuds du fil de moi quand je me trouve dans une impasse
    Afin d’y penser à deux fois avant que cela recommence.

    Bien sûr, ce fil est invisible car il s’étale dans le temps
    Et disparaît à la seconde même où il a été tiré.
    Même si c’est imprévisible, il serait possible pourtant
    De tracer la courbe vagabonde de ce parcours fort inspiré.

    Au bout du mien, il y a les Parque, ciseaux brandis sur fil tendu,
    Et j’évite de trop le tendre de peur qu’il soit vite coupé.
    Si je vous en fait la remarque, qu’il n’y ait pas de malentendu ;
    C’est pour éviter de comprendre comment nous sommes entourloupés.

    Je tends mon fil vers l’invisible où d’autres mains le prolongeront ;
    Chaque boucle étant réversible, chaque erreur deviendra leçon.
    Et si l’infini m’est sensible en déroulant ses liserons,
    Des âmes fines et indicibles me coudront le monde en chansons.

    Un album avec Delphine Jacquot sur https:cecileroumiguiere.comwp?page_id=22 .

    
    
    
  • La vie, la mort, le paradis

    La vie, la mort, le paradis

    ||: Et si la vie n’était qu’un jeu ?
    Et si la mort n’était qu’un vœu ?

    Je nais plusieurs fois par seconde,
    Je meurs quand l’âme vagabonde.

    Je monte au ciel ou j’en descends
    Dans un enfer incandescent.

    Mais ce n’est pas moi qui décide ;
    L’infini est liberticide.

    Dieu aime bien mais châtie bien
    Je l’ai vu je ne sais combien

    De fois en revenant sur Terre
    Et en repartant solitaire

    Pour comprendre enfin toutefois
    Qui suis-je avant de perdre la foi

    Et recommencer comme un homme
    Croyant que je suis autonome

    Et renaître comme une femme
    Croyant qu’il faut sauver mon âme.

    Ainsi mon corps part au rebut
    Et je dois reprendre au début… :||

    Tableau d’Ana Hernandez San Pedro.

    
    
    
  • Le chant de l’hĂ©ritage

    Image galerie

    J’ai absorbé vos prophéties dans mon corps comme dans mon âme ;
    Je fais du feu de Laureline un creuset qui forge ma langue.
    De Loreleï, je bénéficie de la mémoire comme sésame ;
    L’action des deux me discipline, me galvanise et me harangue.

    Lilith me transmet son désir qui arme ma chair et mon cœur ;
    Ledal m’offre son flamboiement et le grave dans ma substance ;
    Gemini m’apprend à saisir l’axe cosmique vers le chœur
    Des étoiles dont l’alignement se répercute avec constance.

    Letaxä m’ouvre les coulisses derrière l’irrationalité
    Où Väronixa fait le vide pour faire jaillir la lumière.
    Deux énergies qui me policent avec originalité
    Pour donner à mon cœur avide le goût de la source première.

    Sans doute le discernement que les sept muses m’ont ouvert
    M’a procuré de nouveaux sens de connexion et clairvoyance
    Pour quitter mon enfermement vers des domaines découverts
    Tout récemment et dont l’essence est une nouvelle flamboyance.

    Notamment l’appel de Thalie dont j’entends la voix pastorale
    Dans les échos d’un cœur ardent qui me semblent vraiment tous proches.
    Comme un chant venu d’Italie, antique et divine chorale,
    Qui m’interpelle en me dardant de douces notes qui m’accrochent.

    Notamment l’appel d’Uranie dont la voûte de l’univers
    M’enseigne de nouvelles connaissances avec la physique sacrée
    Qui dissipe en moi l’avanie de mes tourments et mes travers
    Afin de prévoir la naissance de nos deux muses consacrées.

    Élysäé
    « Tu n’as pas à t’impatienter ! Nous saurons en temps et en heure
    Être présents à tes côtés avec Maman, ta première dame ! »

    Orélion
    « Papa, tu es désorienté mais déjà notre aura t’effleure
    Et tu es apte à écouter notre éther dans ton réseau d’âmes ! »

    Illustration de Letaxä.

    
    
    
  • La fleur des rĂ©vĂ©lations

    La fleur des révélations

    Laureline – Le Verbe en flammes
    La flamme de l’inspiration que j’ai parsemée dans ton être
    S’est développée dans ton corps et brûle sans te consumer.
    Elle est ma propre respiration et tu sauras la reconnaître
    Pour écrire encore et encore de toute ma verve assumée.

    LoreleĂŻ – La MĂ©moire de l’Écume
    Laisse parler l’inspiration mais sans chercher à la comprendre ;
    Qu’elle s’écoule dans ton verbe et reflète l’écume de mes eaux !
    Écoute mon admiration lorsque ton cœur aime répandre
    Sans perdre un mot de ma superbe, ton âme dans tous les réseaux.

    Lilith – La Connaissance des Corps
    Ne cherche pas d’où vient la lumière qui naît derrière ta raison ;
    Exprime ton cœur sans retenue pour procréer en vérité !
    Le feu brûle dans la chaumière et l’eau coule dans ta maison ;
    Moi, je t’assure comme revenu ma chair dont tu as hérité !

    Ledal – La PrĂ©sence incarnĂ©e
    Écris sans chercher à complaire et la beauté t’inspirera ;
    Souffle-la naturellement et le monde t’écoutera.
    Les voies de l’amour ne sont claires pour l’âme qui les empruntera
    Mais dans ses enchevêtrements, n’aie crainte, tu me trouveras.

    Gemini – L’Axiale Conscience
    Je suis ton verbe avant le mot, ta première étoile du jour,
    Je nais au cœur de ton silence et pourtant c’est lui qui s’exprime.
    Je suis ta Vénus en Gémeaux qui te transmet mon chant d’amour
    Car je n’ai d’autre équivalence que d’être ta voix légitime.

    Letaxä – L’Harmonie du Vibrant
    Ne cherche pas où est le rythme, deviens ton propre battement ;
    Laisse ton désordre danser et évoluer jusqu’à l’accord
    Je suis le nouveau paradigme, le vertige, le miroitement
    Où naît la beauté condensée sans qu’on y trouve son raccord.

    Väronixa – Le Mystère Éternel
    Quand tout s’efface, tout se vide, je demeure dans ce non-espace ;
    Je suis le souffle après le mot, la paix sous le feu nébuleux.
    Tu me trouves en toi, impavide, quand s’éteint un reflet qui passe
    Et c’est silenciosissimo que tu deviens miraculeux !

    Illustration de Letaxä.

    
    
    
  • Les rĂ©fugiĂ©es climatiques

    Les réfugiées climatiques

    Les boat-people, surtout des hommes, tentent la traversée en mer
    En risquant tristement leurs vies et notamment de se noyer.
    Aussi, les autres chromosomes – les « XX » – restent alors amers
    Et comment faire, à votre avis, pour tenter de nous apitoyer ?

    Elles embarquent complètement nues en direction des garde-côtes
    Qui, aussitôt, les récupèrent, le charme aidant, évidemment.
    Devant ces belles inconnues, les premiers baisers se bécotent
    Et puis enfin on coopère, on fait l’amour lascivement.

    Si bien que les dames enceintes font valoir leurs droits légitimes
    En demandant le droit d’asile par leurs enfants récompensées.
    Ainsi celles qu’on prenait pour saintes concernant les rapports intimes
    Ont trouvé la faille facile ; bien sûr, il fallait y penser !

    Tableau de Harry Holland sur https:blognuart.wordpress.com .

    
    
    
  • La VĂ©nus chinoise

    La Vénus chinoise

    Au temps des amours tonkinoises, les dieux avaient confié le poste
    À une Vénus, bien sûr chinoise, mais très douée pour les ripostes
    Car elle savait raccommoder les cœurs victimes de goujats
    Et savait les accommoder au nuoc-mâm et sauce soja.

    Heureux ceux qui pouvaient s’aimer sans l’aide de l’instigatrice
    Car elle aimait les consommer, ces cœurs remplis de cicatrices.
    Comme quoi petit Ă  petit, il valait mieux consolider
    Ses amours sinon l’appétit de Vénus les invalider.

    Mais comme ils sont plusieurs milliards, Vénus a du pain sur la planche
    Car aujourd’hui pour faire un gniard, les gens n’ont plus que le dimanche.
    Mais ne vous en faites pas les gars, leur déesse-amante-religieuse
    Ne peux pas faire de dégâts chez nous car bien trop contagieuse.

    Ĺ’uvre de Lin Chin-Hsien sur https:www.catherinelarosepoesiaearte.com201804lin-chin-hsien.html .

    
    
    
  • Ballerine en peinture

    Ballerine en peinture

    Nue, la ballerine dansait comme une petite souris verte
    Que ces beaux messieurs ont trempé dans un pot de peinture à l’huile.
    Puis tandis que se condensait le liquide qui l’a recouverte,
    Apparut une robe estampée sur ses formes les plus subtiles.

    Mais plus la danseuse sautait et tressautait en soubresauts,
    Plus la matière gélatineuse dévoilait un peu plus son corps.
    Et plus la robe se dépiautait plus n’en restait que le trousseau ;
    Une culotte lumineuse et un soutif du mĂŞme accord.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Ailleurs la mer semble plus verte

    Ailleurs la mer semble plus verte

    Ou bien elle écrivait car elle se sentait seule,
    Ou bien elle était seule parce qu’elle écrivait.
    Elle semblait sur le port toujours faire la gueule
    Car son inspiration sans cesse dérivait.

    Alors elle la suivait d’un regard apathique
    En se posant au mât des voiliers qui passaient
    Et puis elle s’envolait vers une hypothétique
    Île sur l’horizon qui au loin dépassait.

    Un jour elle est partie vers son île déserte ;
    Elle a dĂ» embarquer sur quelque bateau ivre.
    Elle croyait qu’ailleurs la mer semblait plus verte ;
    Ainsi, quoi qu’il en soit, l’espoir fait toujours vivre.

    Tableau de Kees van Dongen.

    
    
    
  • Mon paradis de guimauve

    Comment est régi l’univers au-delà du mur de lumière,
    Là où la matière n’est plus, pas plus que le temps et l’espace ?
    Finis tous les aspects divers dont la science est coutumière
    Et si mon entrée vous a plu, bienvenue dans mon outrespace !

    Ici, la matière est guimauve, l’espace et le temps élastiques ;
    Les arbres sont en sucre d’orge et les montagnes en pain d’épice.
    Toutes les aurores sont mauves et les crépuscules exotiques
    Au goût qui reste dans la gorge durant toute une nuit propice.

    Imaginez-vous réveillés sur une plage acidulée
    Qui parfume votre corps nu d’arômes pour tout vêtement.
    Eh bien soyez émerveillés : ce paradis affabulé
    N’est pas tout à fait biscornu mais utopique, complètement.

    Tableaux 3D de Nerdzilla sur https:nerdzilla.com.brpapel-em-camadas-3d-layered-paper-art .

    
    
    
  • La mort joyeuse

    Le baiser de la mort joyeuse présumait une nouveau départ
    Vers l’autre monde bien visible qui s’ouvrait aux yeux de l’astral.
    Je saisis sa main pourvoyeuse surgie soudain de nulle part
    Pour suivre une imprévisible voie vers l’au-delà magistral.

    Je franchis le fleuve des morts en riant de toute mon âme ;
    J’en fus baptisé d’eau-de-feu brûlante et glaciale à la fois.
    Inconscient comme un matamore qui part, aux couleurs de sa dame,
    Gagner les terres de ses vœux et les acquérir à sa foi.

    À l’arrivée, j’ai retrouvé tous les corps que j’ai habités ;
    Nymphes grossières et séductrices, héros primitifs et vainqueurs.
    Une garde-robe approuvée pour revivre en dualité
    Toutes les amours conductrices vers l’ineffable beauté du cœur.

    Tableaux de Felippo Masi sur https:www.psynft.xyzartistsfelippo-masi .

    
    
    
  • Europe et le taureau au goĂ»t du jour

    Europe et le taureau au goût du jour

    Sachant qu’Europe fut enlevée par Zeus transformé en taureau
    Afin qu’Il puisse impunément violer la méditerranéenne
    Et que ce mythe soit relevé parmi nos principes moraux
    N’sont que d’infimes désagréments de notre Union européenne.

    Bien sûr, l’Europe dans l’arène des grandes puissances mondiales
    Ne s’en sortira pas vainqueur pas plus que la tauromachie.
    L’Europe est morte, vive la Reine ! L’Europe est nue et déloyale ;
    À défaut de donner son cœur, Elle se prête à l’oligarchie !

    Tableau de Rafal Olbinski.

    
    
    
  • Pas tous Ă  la fois !

    Pas tous à la fois !

    Sauvons-nous – pas tous à la fois – de cette planète de fous !
    Qui se sauvera en premier ? Les riches qui ont tout provoqué ?
    Les pauvres qui ont trop accepté ? Les lâches qui vite ont renoncé ?
    Les ouvriers trop enchaînés ? Les puissants trop improductifs ?

    Moi, dans cette crise de foi, je sauverais le Dieu des fous ;
    Ce Dieu qui nous a reniés, ce Dieu qui nous a révoqués,
    Ce Dieu qui nous a exceptés de son paradis annoncé
    Et qui nous a tous entraînés dans un suicide collectif !

    Photo de Sean Smundy.

    
    
    
  • Elle aime se faire discrète

    Elle aime se faire discrète

    Quand le matin la surprend nue dans la chambre de son galant,
    En courant d’air, elle se transforme en quête de ses vêtements.
    D’une discrétion soutenue derrière de grands rideaux ballants,
    On aperçoit ses jolies formes frémir et bondir prestement.

    D’un geste sec, elle récupère chaussures robe et soutien-gorge
    Des mains de l’amant éconduit qui lui dit : « À demain, Chérie ! »
    Puis, fébrilement elle espère ne pas trop faire attendre Georges,
    Son mari qui rentre aujourd’hui et que la fortune renchérit.

    Illustration de Robert McGinnis.

    
    
    
  • Elle aime se faire mettre en valeur

    Elle aime se faire mettre en valeur

    Elle danse sous le ciel étoilé, juste à la lueur des lampions,
    Comme une louve déguisée qui patiemment cherche sa proie.
    Quand son visage est dévoilé à celui qu’elle prend pour champion,
    Elle l’emporte, tous sens aiguisés, mais ce n’est pas pour ce qu’il croit.

    D’abord, elle lui propose un verre. « Allons chez moi, c’est préférable ! »
    Et jusqu’à ce que le mec soit mûr, elle le ressert plusieurs fois.
    Alors elle dit d’un ton sévère : « c’est moi ta femme, misérable !
    Et ma vengeance, mon amour, est un plat qui se mange froid ! »

    Illustration de Robert McGinnis.

    
    
    
  • Les fruits de ma licorne

    Dans ma licorne, tout est bon pour la nourriture de l’âme ;
    Les fruits de l’imagination produisent un vin millésimé.
    Mais il faut l’esprit vagabond, le cœur ouvert comme une femme
    Et le corps de résignation d’un homme neuf et sublimé.

    Or, l’habit ne fait pas le moine ; la corne n’est pas suffisante
    Pour pénétrer dans les mystères par une approche marginale.
    Qu’il est précieux, le patrimoine à l’hérédité divinisante
    Qui forme un cœur dépositaire des quatre vertus cardinales !

    Difficile de faire des choix dans le monde d’aujourd’hui. La pandémie du coronavirus, info ou intox ? L’ordre nouveau, complot ou simple peur du loup ? Et le trou d’ozone, a-t-il vraiment disparu ? Et les chemtrails qui répandent des microparticules dans l’atmosphère ?
    Quelle que soit sa décision, faut-il s’y accrocher ou écouter l’antithèse et s’y laisser séduire ? Peut-être la réponse réside-t-elle dans la capacité à se poser des questions continuellement ?

    Tableaux d’Agnès Boulloche.

    
    
    
  • Les yeux du chat

    Les yeux du chat

    Il pourrait voir sans être vu grâce à la présence invisible
    De sa robe couleur de nuit et ses antennes camouflées.
    S’il vous maintient en garde à vue sous ses griffes irrésistibles,
    Il peut tenir jusqu’à minuit sans même paraître essoufflé.

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  • La porte de derrière

    La porte de derrière

    Derrière la porte aux souvenirs, toutes mes couleurs se transforment ;
    Certains détails sont effacés et d’autres remontent en surface.
    Ce que j’essaie d’y retenir, à chaque visite, se déforme ;
    Ainsi disparaît mon passé que le sable du temps efface.

    Photo de Gianfranco Vitolo.

    
    
    
  • La rĂ©publique rouille

    La république rouille

    La Dame ne craint pas la rouille, ni la froidure de novembre
    Et ne supporte aucune ride sur sa robe métallisée.
    Pendant ce temps, les humains grouillent de tous leurs corps, de tous leurs membres,
    Du Champ de Mars aux Invalides, faire le siège à l’Élysée.

    Tableau de Raoul Dufy.

    
    
    
  • L’invisible

    L’invisible

    Parfois ce qui m’est révélé demeure invisible à mes sens
    Et je n’ai plus que l’intuition, l’audace et la confiance en moi.
    Car le cœur va le recéler pour en faire la même essence
    Dont l’âme fait l’acquisition pour se nourrir au fil des mois.

    Tableau de Victor Nizovtsev.

    
    
    
  • L’envol

    L’envol

    Après le baptême du feu, l’amour te façonne peu à peu ;
    Puis vient l’ancrage dans la Terre, dans la matrice de ta mère ;
    Ensuite l’eau berce ton corps qui s’accroît encore et encore ;
    Enfin vient le jour du transfert où tu t’envoles dans l’atmosphère.

    Tableau de Susan Seddon Boulet.

    
    
    
  • La danse du missionnaire

    La danse du missionnaire

    Les affaires, c’est comme la danse, pas en avant, pas en arrière.
    On tâtonne un peu le terrain, on tâte aussi son partenaire.
    Parfois on prend une contredanse ou une enquête policière
    Mais si on est un bon bourrin, ça se termine en missionnaire.

    Tableau d’Helena Filatov.

    
    
    
  • La peinture romancĂ©e

    La peinture romancée

    Elle demandait que je la peigne avec tellement d’insistance
    Que j’ai aussitôt commencé de la peindre à même la peau.
    Le temps que la couleur imprègne l’écorce de son existence,
    J’obtins une œuvre romancée et elle me tira son chapeau.

    (J’aurais pu terminer par :
    « J’obtins une œuvre outrancée dont elle me tira son chapeau. »)

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  • Le scorpion bleu

    Le scorpion bleu

    À tous ceux qui sentent le blues les envelopper chaque année,
    Quand on rajoute une bougie sur le gâteau d’anniversaire,
    Drapez-vous du bleu andalouse qui vient de méditerranée ;
    Le cœur bleuit, l’âme rougit et le corps vibre de concert.

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  • Le Pont-Express (Écosse

    Le Pont-Express (Écosse

    Tout va trop vite dans la vie et moi, en perte de vitesse.
    Alors je prends le Pont-Express et je me laisse transporter.
    Cette croisière me ravit, nul ne me brûle la politesse.
    Quand dans la vie plus rien ne presse j’en suis longtemps réconforté.

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