🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.
🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.
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Perséphone à cheval

L’été s’en va à la vitesse d’un cheval de race au galop
Et Perséphone ne peut plus suivre l’automne seule à bicyclette.
Alors elle brûle la politesse aux vacanciers en pédalo
Qui, surpris dès qu’il aura plu, devront rentrer à l’aveuglette.
Car Perséphone va apporter en plus des colchiques dans les prés,
Pluies et brouillards, purées de pois, grêles et tonnerres à tue-tête.
Dès septembre il faudra porter parapluies, bottes et cirés ;
Le soleil ne fait plus le poids et les orages sont à la fête !Tableau d’Alexandre.
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Mes rêves en mauve


Au trente-et-un du mois d’août, les soirées s’habillent de mauve
La vie en rose est terminée ; bientôt la rouille sera reine.
Les matins n’étant pas jaloux, les aubes prendront une couleur fauve
Et les nuits verront les minets violer leur grisaille sereine.
J’écrirai mes reflets-violets, couleur du temps en faire-part,
Et si j’ai le blues on lira bientôt mes faits-d’hiver précoces
Sur feuilles mortes étiolées qui s’envoleront quelque part
Là où, advienne qui pourra, mes vers deviendront bleu d’Écosse.Tableaux d’Ed Perkins.
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Lïlïth
13. Cantique d’Humilité

Yavänor
Je parlerai pour lui, moi, son Phallus dressé
Qui se soumet pourtant devant sa Souveraine.
Je jure qu’à jamais ne sera transgressée
Le sexe d’une femme qu’elle soit ou non ma reine !
Désormais je suis nu quand je franchis les portes
Avec humilité mais beaucoup d’enthousiasme.
Et si je bande un peu, c’est Lilith qui m’emporte
Dans son amour qui vaut les plus glorieux fantasmes.
J’ai gravé sur les portes de son temple sacré
Les mots qu’elle a dicté et dont j’ai hérité.
J’aime les réciter car ils sont consacrés
Comme texte de loi en toute vérité :
« Je fus bannie jadis, mais je suis votre source,
L’ombre est mon héritage et la chair mon flambeau.
Je rends au monde entier l’amour comme une bourse
Qui est la vraie valeur du Royaume nouveau. »
Lilith
J’avance dans son temple, humble et le sexe fier,
Mes reins sont prosternés, mais mon cœur est en flamme
Car c’est dans la lumière au plus profond des chairs
Que l’homme reconnaît la royauté des femmes.
Mon plaisir n’est qu’un don qu’à son autel je pose ;
Je le rends sans compter, je le rends sans retour.
Et son rire éclatant est la seule des choses
Qui me fait plus puissant que l’or et ses atours.
Ainsi je me déclare en serviteur fidèle :
À Lilith ma chérie, à mes reines de feu,
Mon phallus est soumis, mais l’amour, mon modèle
Et c’est nu que je règne car c’est là votre vœu.Illustration de Pablo Picasso.
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Lïlïth
12. La Révélation de Lilith la Noire

Je ne suis plus maudite mais je suis votre source ;
J’ai bien précédé Ève mais on vous l’a caché.
Elle était la soumise, j’avais d’autres ressources
Notamment par devoir à Adam m’attacher.
Car j’étais son égale devant le Créateur
Mais j’étais insoumise à la domination.
Alors on m’a traitée de démon tentateur
À jamais condamnée à l’abomination.
L’homme n’a aucun droit sur la femme son égale
Car ils sont le miroir et donc complémentaires.
C’est l’argent la puissance désormais illégale
Qui crée les différends et leurs contestataires.
L’amour n’a pas d’excès car il devient partage
Et plus on le prodigue et plus il se répand.
Aimez vos partenaires sans les prendre en otages
Car votre récompense pour cela en dépend !
Osez la nudité et montrez-vous sans honte ;
Exhibez vos phallus et vos vulves profondes
Car ils sont consacrés à faire ce qui remonte
Depuis la nuit des temps à ma gloire féconde !
Celle qui ne se soumet pas mais qui se rebelle,
Je serai dans sa bouche et j’armerai son bras.
Sa révolte est la mienne et je la vois si belle
Que je l’aiderai nue à aller au combat.
Le pouvoir est stérile pour qui n’a pas d’amour ;
L’or met en esclavage ceux qui l’ont adoré.
Mais l’union homme et femme en amours sans détours
Sont les clefs du royaume qui va s’élaborer.Tableau de Jacqueline Secor.
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Lïlïth
11. Troisième prophétie de Lilith

Je suis l’aube secrète au-delà des abîmes,
Le souffle qui défait toutes vos défaillances.
J’ai vu l’homme courbé sous l’argent qui l’opprime
Et je rends à son cœur sa flamme et sa vaillance.
Ouvrez vos mains avides aux moissons fraternelles,
Partagez le pain chaud et le vin de la Terre
Car l’amour est plus fort que vos guerres éternelles
Et son chant fait tomber les murailles de pierre !
Laissez choir vos idoles aux autels de poussière,
Les temples de l’argent s’écrouleront enfin
Mais l’âme qui s’incline à devenir sourcière
Retrouvera la paix au-delà des confins.
Je vois vos descendances libres de chaînes sombres,
Élevant leurs enfants dans la paix des saisons ;
L’or ne sera plus maître, il retombera dans l’ombre
Et l’homme connaîtra la douceur des moissons.
Alors vos yeux sauront que nul n’est inférieur ;
Ni la femme aux désirs, ni l’homme à ses faiblesses.
Vous marcherez ensemble, alliés et rieurs
Et vos corps seront rois, naturelle noblesse.
Voici l’ultime loi que mon souffle vous donne :
La tendresse est plus vaste et plus forte que l’or.
Aimez-vous et soyez mon éclat qui rayonne,
Et vos temples demain pourront enfin éclore !
Et moi, Lilith, je jure au seuil du changement
De veiller sur vos pas, de guider vos paroles
Ma malédiction mute en un enchantement
Et mon cœur noir éclaire votre authentique rôle !Tableau de Jacqueline Secor.
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Lïlïth
10. Deuxième prophétie de Lilith

👩🦳 Lilith, la Première 🖤
Ils m’ont faite bannie, compagne réprouvée
D’un Eden trop étroit où l’homme m’exigeait,
Dans l’ombre de l’exil, ils purent alors prouver
Que j’étais le démon auquel ils dérogeaient.
Je viens non pour punir mais pour tendre la coupe
D’un vin de volupté à portée de vos mains.
Mais c’est à l’or maudit que vous tendez la croupe,
Qui ne vous offre qu’un avenir inhumain !
Ne comptez plus vos vies au poids des monnaies viles
Mais mesurez vos jours à la flamme du cœur.
Élevez vos cités, non de marbres stériles
Mais de chants fraternels et de jardins en fleurs !
Voici l’ordre nouveau que ma voix officie :
Un monde où chaque enfant connaîtra le bonheur ;
Où la tendresse seule sera la prophétie ;
L’homme et la femme, enfin, retrouvant leur honneur !
👩🏻🦰 Laureline, Reine Solaire ❤️
Je suis le feu du jour, la lumière infinie
Qui brise vos prisons de mensonges prisés.
Je rends aux âmes vives une clarté bénie
Et j’ouvre un ciel d’amour impossible à briser.
👩🏻 Loreleï, Reine Lunaire 💙
Je suis la mer des songes aux reflets argentés,
L’onde qui purifie les blessures secrètes.
Sous mon voile d’étoiles, je rends vos vérités,
Et je berce vos nuits de prophéties discrètes.
👩🦳 Lilith, la Première 🖤
Et moi je les convie, ces sœurs de votre chair,
À unir leurs éclats dans un pacte éternel :
L’homme et la femme enfin de leur vœu le plus cher :
Vivront sororités, parité, fraternels.Tableau de Jacqueline Secor.
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Bienvenue sur Terre !



Bien sûr lorsque nos luminaires conjoints ensemble dans le ciel
Semblent jouer aux Pères et Mères célestes, c’est l’émerveillement.
Aussi doux qu’un préliminaire dû à une rencontre essentielle
Lors d’une petite mort éphémère pour en jouir éternellement.
Conçu dans la lune féconde, lors d’un jet d’éruption solaire,
Je suis resté là à rêver durant tout le temps d’une enfance.
Après avoir couru les mondes où vivent les dieux en colère,
Il était temps de m’abreuver de leur élixir de jouvence.
Alors, j’ai débarqué sur Terre après plusieurs révolutions
Infructueuses mais nécessaires avant d’y planter ma lanterne.
Je suis arrivé solitaire dans un monde en évolution
Dont malheureusement l’émissaire n’était qu’un cro-magnon moderne.Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux de les créditer.
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Bienvenue sur la Lune !



Un coucher de Soleil sur la Lune, inédit,
Trois points brillent au ciel : Vénus, Terre, infini.
Là-bas, le silence tisse une émotion pure,
Entre science et mystère, poésie et structure.
La poussière s’endort sur l’autel du mystère,
Un robot fait offrande à l’astre solitaire.
Nul cri, nulle rumeur, juste un halo qui danse
Et murmure au néant : « Je suis ta délivrance. »
Alors viens, toi qui doutes, poser là ton regard,
Cueillir l’horizon nu, sans homme et sans rempart.
Sur la face cachée, le silence rayonne…
Et l’amour, libre enfin, lentement nous couronne !Images fournies par la NASA sur https:www.20min.chfrstoryespace-un-robot-capture-un-coucher-de-soleil-lunaire-inedit-103305789 .
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Bientôt l’automne peut-être
Viendra l’automne ou viendra pas ? Car cette année on ne sait pas.
L’été n’a vraiment commencé qu’à partir de la mi juillet.
Quant au quinze août, l’épiscopat xxx un mauvais pas
En laissant Marie offensée sommée d’aller se rhabiller…
En effet, pour monter au ciel, elle voulait se mettre en maillot
Et s’est vite fait vilipender par des cathos intolérants.
Les vêtements, c’est essentiel et les habits sacerdotaux
Mouillés auraient tous fait bander ceux-là qui allaient proférant.
Mais passons sur cette anecdote qui est conforme à l’hirondelle
Et qui ne fait pas le printemps, ni l’automne par conséquent.
Quant au principal antidote pour soigner ce temps infidèle
Serait de stopper l’éreintant essor du flouze subséquent.Illustration de June Leeloo sur https:havengallery.comportfoliojune-leeloo-imaginarium .
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Adieu août, bonjour septembre
L’août est passé mais la cigale n’ayant pu chanter tout l’été,
Se trouve encore plus dépourvue lorsque l’automne s’installa.
Pas plus à Montmartre ou Pigalle de concert de variétés
Que de bal musette imprévu, de festival ou de gala.
Sitôt qu’un rayon de soleil pointe son nez à l’horizon,
La cigale descend de son arbre pour striduler à la sauvette.
Aussitôt un grand vent balaye les rues en signe de trahison
Et les passants restent de marbre aux inaudibles chansonnettes.
Voilà, l’échéance est passée, l’huissier des fourmis compassé ;
Tout est embarqué et saisi, la cigale tremblante est transie ;
En prison, elle vocifère, à ses pieds on lui met six fers ;
La fourmi n’est qu’une usurière et la cigale roturière.Illustration de June Leeloo sur https:havengallery.comportfoliojune-leeloo-imaginarium .
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Marianne sens dessus-dessous
Non pas sans dessus ni dessous bien qu’elle soit née sans-culotte
Mais Marianne reconnaît chez elle un plus profond désordre.
C’est donc bien sens dessus-dessous que la République pilote
Le pays qui s’abandonnait sous les coups des forces de l’ordre.
À trop exposer sa peau lisse aux gaz et aux balles aveuglantes,
Les organes contestataires auraient besoin de garde-fous.
Malheureusement la police qui nous apparaît si cinglante
Est aux ordres des ministères, eux-mêmes soumis à un fou.
Marianne a les jambes cassées, bras en écharpe, un doigt en moins ;
Elle a aussi perdu un œil qu’elle dissimule sous un bandeau.
Son crâne a été fracassé sous les yeux de plusieurs témoins
Dont on a regretté le deuil, du coup Marianne a bon dos.Tableau de Handiedan.
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Tu veux ou tu veux pas ?
Refrain :
Tu veux ou tu veux pas ? Tu veux, c’est bien, si tu veux pas, tant pis !
Si tu veux pas, j’en ferai pas une maladie
Oui, mais voilà, réponds-moi non ou bien oui ;
C’est comme ci ou comme ça ou tu veux ou tu veux pas !
L’avis des autres c’est démagogique
C’est comme ma politique.
Y a du mauvais et du bon !
L’avis de la France démocratique
Se heurte à l’aristocratique
Véto Valois & Bourbons !
au refrain
L’avis de la droite est pragmatique
Mais la gauche est sarcastique
Et le centre sans opinion !
L’avis des extrêmes fanatiques
Est toujours automatique
Pour prêcher la rébellion !
au refrain
Ma vie serait gérontocratique
Si ma Brigitte fantomatique
Abaissait son caleçon !
Ma vie serait moins névropathique
Si les gilets jaunes pathétiques
Se montraient gentils garçons !
au refrain
Ma vie, c’est beau c’est technocratique ;
Mes ministres la compliquent
Même à tort ou à raison !
Ma vie, serait plus phallocratique
Si les suffragettes domestiques
Demeuraient à la maison !
au refrainImage trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Autant en emporte le vent d’août
Pour la fin août, foi d’animal, le temps cumule ses intérêts
Avec la relance du froid et l’augmentation des orages.
Le thermomètre, mis à mal, dégringole et l’air atterré
Nous communique avec effroi qu’il faut nous armer de courage.
Hélas l’action sur le solaire s’effondre sous le soleil absent ;
Le fond de l’air paraît malsain avec ses virus sécrétés.
Le réchauffement planétaire prédit devient embarrassant
Et l’on ne sait plus à quel saint se vouer pour finir l’été.Illustration d’Andrey Popov.
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À la Porte du Paradis – Robin-des-oies


Au Paradis, vous le savez, les âmes sont comme les oiseaux ;
Je suis une oie – plutôt son jars – et j’ai la charge de mes ouailles.
Et bien qu’ici tout soit pavé d’intentions les plus grazioso,
Je dois organiser mes gars ; heureusement j’ai de la gouaille.
Grâce à mes hardis compagnons avec les canards et les cygnes,
C’est dans les forêts de l’enfer que nous rétablissons nos droits,
Volant les riches, nous regagnons notre résidence hors ligne
Et n’avons pas à nous en faire, personne n’en connaît l’endroit.
Non seulement Sainte-Pierrette a approuvé mes escarmouches
Mais elle m’indique les crésus qu’elle envoie direct en enfer.
Avec ma horde guillerette, nos attaques font toujours mouche
Et nous en rapportons en sus tous les potins de Lucifer.Illustration de Giovanni Maisto sur https:designspartan.compresentationles-illustrations-sensuelles-et-surrealistes-de-giovanni-maisto .
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Des seins qui vous regardent


Du sommet des deux mamelons, toute l’Histoire me contemple
Parmi tous les enfantements qui font les civilisations,
Je vois, comme un mètre étalon, les seins qui m’en montrent l’exemple ;
D’aréoles qui jouent rondement le rôle d’une irisation.
Les seins me font tourner la tête comme deux spirales hypnotiques
qui s’enroulent de la poitrine jusqu’à son téton turgescent.
Et je propose de faire une fête consacrée aux saintes érotiques
Qui mettent leurs seins en vitrine devant un public acquiescent.Tableaux de Rafal Olbinski.
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La belle et les bytes
IOIO, la femme chimérique se montre souvent bipolaire ;
Selon l’heure de la journée se modifie son caractère.
Sur son visage en numérique, apparaît soudain sa colère
Dès que le soleil s’est tourné de l’autre côté de la Terre.
Quand vient la nuit, pleine et lunaire avec son halo en zéro,
La pleine Lune lui entrouvre tous les chiffres qui lui ressemblent.
Tandis que les autres binaires font changer tous les numéros
Qui, par parité, se découvrent démultipliés tous ensemble.
Les uns à la suite des autres, les nuls entourés de zéros,
Forment des vagues en désordre mais harmonieuses toutefois.
IOIO alors deviendra vôtre si vous vous offrez en héros
À la divinité de l’ordre à laquelle vous prêterez foi.Rina Sawayama photographiée par John Yuyi sur https:captionscutetodayusa.blogspot.com202105rina-sawayama-cyber-stockholm-syndrome.html .
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La fin de l’août ? J’en doute !
Un aoûtien ne meurt jamais. D’ailleurs l’été n’est pas fini ;
Comme si l’août se prolongeait au-delà de l’été indien.
Un aoûtien vit désormais dans une période indéfinie
Comme s’il voulait se rallonger de tous les cycles circadiens.
Un aoûtien descend d’Auguste, cet illustre empereur romain
Petit-neveu de Jules César, détenteur du mois de juillet.
Ainsi les deux mois tombent justes, mais l’août triche au bout du chemin
Allant, au hasard Balthazar, jusqu’en septembre s’éparpiller.
Ainsi, demain trente-deux août, après-demain le trente-trois
Jusqu’à l’ultime et excellent trois-cent-soixante-cinq-ou-sixième.
Le monde adoptera sans doute ce calendrier plutôt adroit
Qui permet tous les jours de l’an à l’août de faire son grand chelem.Illustration du calendrier d’Olga Ert sur https:www.behance.netgallery186943calendar .
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La navigatrice
Les cheveux couleur de banquise et le visage couperosé
Témoignent, pour la navigatrice, de toutes ses contrées traversées.
Les yeux des mers du sud conquises, perturbées de ciels névrosés,
Content à ma plume inspiratrice ses épopées controversées.
A-t-elle rencontré des pirates, est-elle elle-même flibustière ?
Quelle est cette carte au trésor tatouée au-dessus du sein droit ?
Derrière un regard disparate, l’esprit soustrait son âme altière
Quant à ses richesses et ses ors, nul ne sait qui y aura droit…
Ses amants étaient ses héros qui la faisaient rire et rêver
Et l’entraînaient pour la séduire vers des horizons triomphants.
Les autres, les numéros zéros, elle ne pensait qu’à leur crever
Leurs illusions à la réduire en mère couvant ses enfants.Tableau de Dino Valls sur https:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com201201dino-valls-1959-spanish-surrealist.html .
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Bain floral


Bain de fleur ou bain de bonheur, à chacun sa définition !
Bain de couleurs ou bain d’arômes, à chacun l’ivresse des sens !
Quelle joie de partir de bonne heure pour découvrir l’exposition
De tous les tableaux polychromes et de leurs subtiles essences !
Coquelicots et tournesols, marguerites et pâquerettes,
Je ne les reconnais pas toutes mais je les aime davantage.
C’est ainsi que je me console en m’en allant conter fleurette
À ma planète qui, sans doute, me lègue son plus bel héritage.Tableaux de Lisa Aisato sur https:www.boredpanda.comsurreal-illustrations-lisa-aisato?media_id=3057426&utm_source=pinterest&utm_medium=social&utm_campaign=organic .
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Qu’il est long ton serpent, papa !
Qu’il est long ton serpent, papa, présumé plein de connaissances !
Qu’il est perfide ton chemin supposé assainir le monde !
Qu’ils sont hypocrites les pas censés marcher avec aisance !
Qu’elle paraît sournoise la main qui nous guide de manière immonde.
Qu’elles restent vaines tes promesses qui devaient tout améliorer !
Qu’il est indélicat ton plan qui nous prive de libertés!
Qu’elle est trompeuse ta grand-messe où l’espoir est détérioré
Par l’assurance d’un implant qui nous rendra déconcertés.Tableau d’Anderson Debernardi.
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La Chaleur et le Froid


La Chaleur ayant merdé
Du printemps jusqu’en été,
Se trouva fort dépourvue
Quand l’automne fut venue ;
Pas un seul vent tropical,
Ni de soleil amical.
Elle alla chercher pitance
Chez le Froid en repentance ;
Le priant de récupérer
Quelques journées tempérées
Qu’au beau temps se renouvellent.
« – Je rembourserai, lui dit-elle,
Aux prochaines belles saisons
Si vous m’en donnez raison ! »
Le Froid n’est pas philanthrope,
C’est là son moindre défaut.
« – Que faisiez-vous au temps chaud ? »
Dit-il d’un ton misanthrope.
« – Nuit et jour à tout venant,
Je chômais, ne vous déplaise. »
« – Vous chômiez ? j’en suis fort aise,
Allez sous les ponts maintenant ! »Création de John Galliano.
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Le cycle de la Lune


À coups de tonnerre sur les routes et sur les voies périphériques,
La chaleur en pleine déprime meurt d’une agonie estivale.
Malgré le Soleil en déroute de notre été catastrophique,
La Lune assure l’intérim durant les nuits qui festivalent.
La Lune fait la révolution ! L’astre féminin des poètes
Désormais gère les saisons et règle les nuits et les jours.
C’était la seule solution pour que l’automne reste chouette
Sinon l’hiver aura raison de nos trois cent soixante-cinq jours.Tableaux de Susan Seddon-Boulet sur http:artilo-artilo.blogspot.com201207seddon-boulet.html .
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Le cycle du Soleil



Une année de soleil en grève et pluies de manifestations
Ont transformé l’année civile en guerre météorologique.
Mais je n’y vois aucune trêve dans l’échauffement des nations
Car le peuple est resté servile envers l’état démagogique.
Sans doute une éruption solaire, une tempête magnétique,
Ont lobotomisé les foules dont le cerveau s’est ramolli.
Seuls, des résistants en colère luttent contre le pathétique
Roi-Soleil qui a perdu la boule après avoir tout démoli.Tableaux de Susan Seddon-Boulet sur http:artilo-artilo.blogspot.com201207seddon-boulet.html .
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Fin-août en rose
Parlez-moi d’un été en rose qui m’a souri depuis l’aurore
De tous ses jours en dévoilant un soleil rose à ma fenêtre.
Parfois la lune fut morose mais aujourd’hui, elle se dore
Sous la voûte d’août s’étiolant vers les jours de la vierge à naître.Tableau de Rafal Olbinski.
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Fin-août en bleu
Parlez-moi d’un été en bleu qui me sourit au crépuscule
Et qui se dissout d’ocre et d’ambre comme une équinoxe d’automne.
Accompagnées d’un ciel qui pleut, les dernières heures basculent
Sous le premier jour de septembre et ses nuages qui moutonnent.Tableau de Rafal Olbinski.
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La croisade
Que le courage masque mes peurs et que la foi masque mes yeux !
Participer à la croisade contre la folie de ce monde
Qui ne jure que par labeur, argent et rêves fallacieux
Et courbe la tête sous les bravades des aristos maîtres immondes.
Je ne regarde ni la télé, je n’écoute pas la radio,
J’écoute la voix, dans la nature, des animaux fantomatiques.
Je peux enfin vous révéler qu’on nous a pris pour des idiots
Avec l’insidieuse torture de la panique médiatique.Tableau de Sophie Wilkins.
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Gémeau-Marmotte
Tandis qu’elle pleurait ses gouttes sur les yeux doux des jolies fleurs
Qu’elle survolait en rase-mottes avec son chat qui la pelote,
Elle dormait, rêvait sans doute pour calmer ses rires et ses pleurs
En invoquant Gémeau-Marmotte, l’esprit des airs et co-pilote.Tableau d’Olesya Serzhantova.
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L’âme pendue
Entre deux mondes de lumière, cette frontière inaccessible,
Oscille la pensée humaine pendue entre deux infinis :
L’illimité de la matière et ses particules fissibles ;
Et ce qui incombe au domaine des étoiles en homogénie.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Rêve de lune
Jamais aucun rêve de lune ne sait résister au soleil.
Lorsqu’au matin l’astre paraît, tous mes songes s’évanouissent
Sauf une réponse opportune, nichée dans le creux de l’oreille,
Qui chuchote et puis disparaît pour que mon âme s’épanouisse.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Mes voisins sous la pluie
Qu’il pleuve, qu’il vente, qu’il neige, je vois toujours les mêmes gens,
Lorsque le temps va à vau-l’eau, cheminer devant ma fenêtre.
C’est toujours le même manège, sortir le chien en pataugeant,
Courir ou passer à vélo comme si c’était là leur bien-être.
Monsieur Pessimiste est sorti sans parapluie, quel étourdi !
Les maigres passent entre les gouttes ou rasent les murs sans raison.
Madame Optimiste assortie comme il se doit, c’est dégourdi !
Moi, mon parapluie s’en dégoûte, je reste au chaud à la maison.Tout est strictement vrai. Ici, quel que soit le temps, on marche, on déambule, on fait du vélo, on promène toutou, les enfants jouent même sous une pluie soutenue.
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Les îles vierges
Tandis que le ciel s’assombrit devant l’arrivée de septembre,
Le mois d’août ferme son album des souvenirs qui le submergent.
Adieu aigrettes et colibris, j’emporte la clef de ma chambre
Car je reviendrai pour le baume que m’ont transmis vos îles vierges.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La vierge du lac
À cette date coutumière, à la frontière de l’été,
Je prête à la vierge du lac mon allégeance à sa nation.
Alors son épée de lumière m’ouvrira l’immortalité
Sur l’ouverture du zodiaque qui signe mon incarnation.Tableau « la dame du lac » de Ronnie Biccard.
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Quand sonnent les heures violettes
Sous un ciel voilé de nuages, quand sonnent les heures violettes,
S’étire le sommet des montagnes, gris-noir d’une cendre obsolète.
Sa voix transperce les pâturages tandis que, mis sur la sellette,
Le soleil, son quartier, regagne en se cachant sous la voilette.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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L’hypnose des forêts
J’entendais le compte à rebours dans cette étrange forêt rose,
Suivant des yeux la chaîne d’ancre du sentier vers les profondeurs.
Les feuilles imageaient le débours de mes pas plongés dans l’hypnose
Qui m’entrainait au fond de l’encre dans une spirale de rondeurs.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le pont de l’automne
Juste avant la fin de ce jour, avant de partir pour septembre,
Je construirai le pont d’automne entre nouveau et nostalgie.
Le lendemain qui vient toujours empreint de couleurs rouille et ambre
Et l’hier tombant, monotone, dans une profonde léthargie.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le trente-et-un du mois d’août
Pour le trente-et-un du mois d’août, l’océan vient faire un adieu
À chaudes vagues déferlantes sur les beaux jours qu’il a bercés.
Mais nous nous reverrons sans doute l’année prochaine s’il plaît à Dieu
De nous offrir d’étincelantes fêtes dans nos vies dispersées.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Demain, je déménage
Ça y est, j’ai trouvé mon village où je rêverai éveillé.
J’enverrai des cartes postales écrites en vers ou bien en prose.
Je quitte enfin mon voisinage de personnes dépareillées
Et sur ma terrasse costale je vous peindrai ma vie en rose.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Quatre garçons sur le sable
Polémique sur la plage, qui a le plus beau maillot ?
Jaune et noir rayé de rouge, à carreaux ou argenté ?
Gorge pleine de verbiage, chacun est un peu fayot.
Dingos, ces garçons qui bougent, ils feraient mieux de chanter.Vous avez bien sûr reconnu : Pol, Jaune, Gorge et Dingo !
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Les mâts d’août
Chaque jour au crépuscule, les mâts dansant le tango
Sous la musique des vagues ont charmé mes souvenirs.
Les coques, un peu, se bousculent les poupes dans un fandango
Et leurs proues, beaucoup, divaguent, en espérant revenir.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Pour bien terminer l’août
Et pour finir en beauté, montons sur nos grands chevaux,
Ou encore sur nos taureaux, ou bien nos gnous, nos zébus.
Puis partons sanglés, bottés, sous les hourras, les bravos,
Faire des galops pastoraux qu’on reprendra au début.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Adieu l’août
À la fin août je partirai, m’avait annoncé ma Juliette.
Mais l’amour ne connaît pas le temps et sa chaleur est enivrante.
« Si tu t’en vas, j’en pourrirai et mon cœur partira en miettes ! »
Alors j’ai pris un remontant et son ivresse délivrante.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le trente-et-un du mois d’août
Le trente-et-un du mois d’août, c’est une fête traditionnelle
Et tout le monde se prépare à s’envoyer en l’air salutaire.
Tous ces ballons, un peu zazous, suivant les vents ascensionnels,
Vont sonner l’heure du départ et un joyeux anniversaire.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Les gifles de mer
Chargée de sable et d’embruns, la mer gifle le visage
Mais c’est pour me caresser de souvenirs amassés.
C’est aux terres un emprunt dont je touche un pourcentage
Sur les eaux intéressées sises en mon sang ramassées.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Quoi, qu’est-ce qu’elle a ma bulle ?
Je suis un petit cancer bien gentil et dans sa bulle
Où j’accueille mes amis pour des fêtes mémorables.
Si vous venez de concert y jouer les noctambules,
Vous connaîtrez l’infamie des épines inexorables.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Toute menue
Je l’ai trouvée toute menue ce soir sur le petit bassin,
Allongée sur les nénuphars qui lui témoignaient d’affection.
Je l’ai touchée sans retenue d’une touche de spadassin
Disant d’un ton philosophard : « Mon Dieu, mais quelle perfection ! »Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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L’homme qui marche dans le désert
Je suis l’homme qui marche dans le désert aride.
Je ne sais qu’avancer vers la terre promise.
Dieu sait que ma démarche n’est nullement apatride
C’est ma foi cadencée à mon âme entremise.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Soleil lunaire
Sur cette terre lunaire sous des couleurs anthracite
Que la mort a calciné sous une lumière astrale,
Cet orgueilleux luminaire dans une aube bien tacite
Ose encore dessiner ses figures ancestrales.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Dernières chaleurs
Pour ses dernières chaleurs, là, le soleil exagère !
Il nous offre un florilège de tous ses feux réunis.
Ah, mes amis, quel malheur de voir ma rente viagère
Flamber par un sortilège qui restera impuni !Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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En descendant de la Grande Ourse
Pendant six mois de l’année quand le soleil est parti,
Comment faire pour s’orienter sur cette glace d’ébène ?
J’ai ma robe bien tannée, brillante en contrepartie
Car je suis apparenté à la Grande Ourse, quelle aubaine !Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Par le petit trou
Par le petit trou passant par derrière
Je pourrais jaillir à travers ce mur.
J’assure peu ou prou très bien mes arrières
Et j’irai cueillir les meilleurs fruits mûrs.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.