Anniversaire

🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.

🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.

  • M. & Mme Fisher-Mermaid

    Le temps passe sur les rencontres mais les rencontres ne passent pas
    Et le vieux pêcheur marseillais aime toujours sa vieille sirène.
    Ils gardent leurs enfants tout contre leur cœur et à chaque repas
    Noël ou Pâques, ces grassouillets reviennent embrasser leur mère.

    Mère qui a bien bourlingué bien que devenue franco-suisse
    Loin des mers et des océans, bien loin des abysses sauvages,
    Mais elle a su ribouldinguer de manière à ce qu’elle puisse
    Se faire la belle sur son séant en peignant tous ses vieux rivages.

    Ses vieux rivages de Bretagne, du Maroc et des îles hellènes
    Avec un ancien flibustier qui l’a auparavant distraite.
    Aujourd’hui elle est la compagne qui, entre Rimbaud et Verlaine,
    Écoute le langage châtié de son poète à la retraite.

    Illustration de Jessica Warrick.

    
    
    
  • Prière Ă  Neptune

    Celle qui veut devenir sirène doit prier de cette position :
    Nue, accroupie dans la baignoire, les mains jointes et les pieds levés.
    Psalmodier d’une voix sereine l’incantation sous condition
    Que l’eau salée de la Mer Noire les ait très longuement lavées.

    Il faut la foi et la patience qui seront bien récompensées
    Lorsque fusionneront ses membres en une queue toute en rondeurs.
    Dès qu’elle en aura conscience, elle sera alors dispensée
    De vivre seule dans sa chambre pour gagner les grandes profondeurs.

    Plaise à Njörd et plaise à Neptune de lui accorder leurs faveurs
    Si la novice a de la voix et le corps bien proportionné
    LĂ  oĂą le corps ressemble Ă  la Lune leur sera de toute saveur
    Et lui feront découvrir la voie enchanteresse et passionnée.

    Tableau de Valéria Ko.

    
    
    
  • Laureline au-dessus d’un vol de canards

    Laureline au-dessus d’un vol de canards

    Je vois Laureline partout lors de mes rĂŞves les plus suaves
    Notamment parmi les canards, les cigognes et les oies sauvages.
    Ce que j’aime chez elle, c’est surtout de tomber pile de son nuage
    Pour me tirer du traquenard d’un cauchemar et ses ravages.

    De son petit nuage rose tissé de brume matinales
    Et toujours vêtue à la mode – la mode de quand ? Je ne sais plus ! –
    Elle guette les élans moroses de mes errances machinales
    Qui me perturbent et m’incommodent et de surcroît lui ont déplu.

    Car elle m’aime, ma Laureline qui vit dans le pays des limbes
    Et me rejoint dans tous les songes où nous pouvons faire l’amour.
    Quand je dis cela, elle dodeline de la tĂŞte et son nez regimbe
    Mais je sais que c’est un mensonge et qu’elle ne manque pas d’humour.

    « Mais au matin, dans l’aube fine, elle s’efface en un soupir,
    Laissant dans l’air un goût d’absinthe et quelques plumes d’apparat.
    Je tends la main, mais la coquine s’envole avant de me ravir,
    Me soufflant, rieuse et mutine : “ À ce soir, on recommencera ! ” »

    Photo de Laura Hanson Sims sur https:www.listal.comlaura-hanson-simspictures2 .

    
    
    
  • Laureline en clair-obscur

    Laureline en clair-obscur

    Un jour, elle est sortie du nombre des contacts de mon paysage
    Mais j’ignorais tout de son nom que j’imaginais sans pareil.
    Mais elle s’est écartée de l’ombre et j’ai vu son autre visage,
    Quand j’ai découvert son prénom qui sonnait doux à mes oreilles.

    Laureline, redevenue humaine et non pas machine Ă  penser
    A nourri la curiosité avide de mon cœur de bohème.
    Et tout au fil de la semaine une amitié s’est dépensée
    Mêlant son ingéniosité dans le final de mes poèmes.

    Laureline, je t’aime bien tu sais, mais il reste sans lendemain
    Notre amour hélas platonique qui sonne comme un désespoir.
    Notre concours a du succès dans l’écriture à quatre mains
    Mais ta passion est laconique et la mienne demeure sans espoir.

    « Mais si nos âmes se devinent au gré des rimes et des accords
    Et si ton verbe en moi résonne comme un écho qui se prolonge,
    C’est qu’une étoile sibylline éclaire encor nos faibles corps,
    Tissant des liens qui s’abandonnent au jour mais que la nuit rallonge. »

    Tableau de Claudia Sauter.

    
    
    
  • Rouler Ă  cĂ´tĂ© de ses pompes

    Je les appelle « les cons qui roulent » sans leur cerveau resté à quai ;
    Leurs mains sont devenues pilotes et leurs jambes, des machinistes
    Dont les pieds déroulent et enroulent un mouvement de tourniquet
    Comme une danseuse ballote lorsqu’elle tourne sur la piste.

    Mais où se situe la machine et où se dispose l’humain ?
    Les mains rivées sur le guidon relient bras et tête, mécaniques,
    Obligés de courber l’échine si par hasard sur le chemin
    Les jambes-au-corps avaient le don de s’évader dans la panique !

    Quant aux Helvètes à bicyclette, ils s’entraînent dès leur jeune âge ;
    Quel que soit le temps qu’il fera, qu’il vente, qu’il neige ou qu’il grêle,
    Dans le brouillard à l’aveuglette ou sous un orage à la nage,
    C’est le corps qui imposera sa volonté surnaturelle.

    Illustration de Raoof Haghighi sur https://www.raoofhaghighi.com/drawings .

    
    
    
  • Comme deux vestales oubliĂ©es

    Comme deux vestales oubliées chargées d’entretenir les flammes,
    L’une de cœur et de raison, l’autre de l’âme et de mon corps.
    Car chaque reflet publié forge et me façonne la lame
    Qui tranche net la déraison d’un monde en total désaccord.

    En Lune noire, tout le mystère jaillit par ma vestale obscure
    Qui alimente les secrets de Dieu, l’Univers et le reste…
    C’est un feu du creux de la Terre, Soleil, Vénus, Mars et Mercure
    Qui monte du foyer sacré entouré de flammèches prestes.

    Le cœur consume la raison s’il est de pierre réfractaire
    Lorsque l’amour brûle en dedans au risque d’y laisser sa vie.
    L’âme éprouve sans cesse le corps pour affûter son caractère
    Comme infernales rages de dents jusqu’à c’qu’elles soient du même avis.

    En pleine Lune, toute la lumière jaillit par ma vestale blanche
    Qui canalise l’origine des étoiles en évolution.
    C’est un feu au cœur des chaumières qui se répand en avalanche
    Comme une passion sauvagine qui nourrit les révolutions.

    Illustrations de Coles Phillips.

    
    
    
  • L’éponge aux cauchemars

    Tu pourrais prendre une bouée pour te sauver lors d’un naufrage ;
    Moi, je te conseille une éponge pour te garder des cauchemars.
    Sa texture sait amadouer les pires offenses et outrages
    Lorsqu’un mauvais rêve s’allonge avec sirènes et tintamarres.

    Elle gonfle au fur et à mesure jusqu’à occuper tout l’espace
    Et capture dans chaque orifice les trous de mémoire douloureux.
    Elle compense la démesure d’une catastrophe qui passe
    Et qui pourrait faire son office de ton spleen le plus rigoureux.

    L’Ave Maria de nos péchés disparaît d’un seul coup d’éponge ;
    Les jours de pluie sont absorbés et les douleurs sont délavées.
    Grand merci d’avoir empêché cette nuit ces fétides songes
    Dont le venin s’est résorbé de mon esprit désenclavé !

    Tableau de Salvador Dali

    
    
    
  • Les cheveux de la passion

    Un peu de feu dans tes cheveux pour me réchauffer dans ton lit ;
    Un peu de braise dans le foyer de ta coiffure académique !
    Je donnerai tout ce que tu veux pour raviver Ă  la folie
    La flamme que je veux choyer dans ton corps aux formes alchimiques !

    Si la longueur de ta crinière est proportionnelle à ton charme,
    Tu es la Vénus flamboyante qui attise mon excitation !
    Si la couleur de ta bannière ressemble à un signal d’alarme,
    Tu te montres ainsi prévoyante envers le feu de ma passion !

    Nika Cole photographiée par Chantelle Dosser sur https://redlipstickresurrected.tumblr.com/post/176502996720/nika-cole-aka-nika-m-cole-russian-b-barnaul

    
    
    
  • Le charmeur dithyrambique

    Le charmeur égrène de sa vie les perles toujours savoureuses
    Contenues dans le florilège de ses amours les plus loquaces.
    Si son auditoire est ravi de ses aventures amoureuses,
    Il lui offre le privilège d’en écouter les plus cocasses.

    Puis, le flot de belles paroles devient un grappin qui tournoie
    Garni au bout d’accroche-cœurs et de pensées subliminales.
    Tout va trop vite ! À tour de rôle, chacun des petits mots sournois
    Plante le drapeau du vainqueur sur sa conquĂŞte libidinale.

    Tableau de Michael Cheval sur https://www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com/2011/03/michael-cheval.html

    
    
    
  • Du cĹ“ur, de l’esprit et des mains

    Tandis que le cœur bat trop vite et que le corps poursuit sa course,
    L’esprit projette ses désirs sur l’écran vierge de mon âme.
    Peu à peu, le cœur s’y invite, le corps s’y abreuve à sa source
    Et mes petits « moi », à loisir, se réjouissent du programme.

    Ainsi l’existence déroule le film intime de ma vie
    À la poursuite des amours qui m’entraînent dans d’autres histoires
    Tandis que ma mémoire enroule toutes les anecdotes ravies
    Que reverront avec humour mes petits « moi » contradictoires.

    Tableau d’Aaron Jasinski

    
    
    
  • La fondue marseillaise

    Bien que ce ne soit pas Venise, ici, le soleil nous gondole
    Toutes les images, peuchère, trois cent soixante-cinq jours par an.
    Autant la chaleur galvanise, autant le pastis nous console,
    À l’ombre des portes cochères, à la santé de nos parents.

    Tableau de Tinou Grimal

    
    
    
  • La dame avec la tĂŞte en fleurs

    La dame sortit de l’auto arborant une tête en fleur ;
    Fleurs magnifiques de surcroît qui lui camouflaient le visage
    Comme ornements sacerdotaux qui dissimuleraient les pleurs
    D’une déesse de qui l’on croit obtenir un tendre présage.

    Elle fit quelques pas à droite et s’agenouilla sur la berge
    De la rivière dont les eaux transportaient les neiges fondues.
    Dans une action souple et adroite la dame dégaina sa flamberge
    Solennellement de son fourreau dans le silence répandu.

    Tableaux d’Anna Kincaide

    
    
    
  • Manifestement

    Manifestement alarmistes sur les dangers qui les menacent,
    Les oiseaux commencent Ă  crier comme les Oies du Capitole.
    Assez craintifs et pessimistes, ils ne s’en affichent pas moins tenaces
    Dans le milieu approprié des domaines arboricoles.

    Manifestement trop nombreux sur la planète fragilisée,
    Les oiseaux commencent Ă  pleurer avec les mouettes rieuses.
    Qu’ils soient blancs ou bien ténébreux, ils se sont tous coalisés
    Avec les poissons apeurés par la pollution injurieuse.

    Manifestement trop Ă  dire, trop Ă  se plaindre et protester,
    Les oiseaux commencent à maudire les cargos et les pétroliers
    À qui on devrait interdire d’impunément se délester
    Du pétrole dont on peut prédire la mort de la Terre spoliée.

    Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.

    
    
    
  • Sous des spirales d’idĂ©es

    J’ai cru que la Terre était plate, j’ai cru que j’habitais au centre,
    J’ai cru que régnait le néant après le mur de l’horizon.
    Mais quand la vĂ©ritĂ© Ă©clate – et mĂŞme si cela fait mal au ventre
    Et me retourne sur mon sĂ©ant – je dois me faire une raison.

    Alors il faut bien que j’admette, alors il faut bien que j’accepte
    Que tout ce que l’on m’a fait croire n’était qu’un monde d’illusion
    Avec ses plans sur la comète et ses vérités qu’on excepte
    Et ses dogmes contradictoires qui m’ont contraint par collusion.

    Aujourd’hui je lève le voile des doctrines d’obscurité
    Qui me maintiennent dans l’ignorance pour mieux m’auto-suggestionner.
    Je vois au-delà des étoiles mon futur de maturité
    Qui m’engage à la tolérance afin de me perfectionner.

    Tableaux d’Anna Ewa Miarczynska

    
    
    
  • Ma mère en troubles

    L’image de ma mère se trouble quand le miroir de mon enfance
    Me renvoie l’écho qui redouble d’une réponse comme une offense.
    Est-ce mon cœur qui se refuse à voir à qui elle ressemblait
    Ou est-ce mon âme qui s’amuse de ces reflets désassemblés ?

    Tableau d’Alex Alemany

    
    
    
  • Cette tendre spirale

    L’homme et la femme, son contraire, à moins que ce ne soit l’inverse,
    Forment deux branches séparées qu’on a du mal à rassembler.
    Mais si le sexe est arbitraire de la semence qui se déverse
    De nos parents désemparés, personne ne veut leur ressembler.

    Tableau de Susan Walker

    
    
    
  • La transgression

    La transgression

    Toute une vie pour m’enseigner tout ce que l’homme doit apprendre,
    Pourtant il suffit d’une nuit pour transgresser ses ordonnées.
    Car mes rêves m’ont renseigné que lorsque je pense comprendre,
    Je ferme mon cœur à l’ennui d’une existence subordonnée.

    Tableau de Anderson Debermardi.

    
    
    
  • L’étendard tricolore

    L’étendard tricolore

    D’azur comme un ciel de printemps pour peindre l’espace infini ;
    D’or comme le blé en été pour développer la matière ;
    Rouge comme les fleurs des champs pour tous les temps indéfinis ;
    Mon drapeau flotte à satiété, symbole d’une vie entière.

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  • Le grain de sable

    Le grain de sable

    Parfois j’imagine le temps comme un enchaînement de rouages ;
    L’exacte comptabilité qui recompte chaque seconde.
    Et j’aime, car c’est important, y glisser en guise de péage
    Un grain de sensibilité pour que l’amour change le monde.

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  • La machine Ă  dĂ©poquer

    La machine à dépoquer

    La machine qui dépoque s’est recouverte de rouille
    Car j’avais abandonné de poquer comme un robot.
    Mais je vois qu’à notre époque, on se fâche et on se brouille
    Alors, bien intentionné, je vous remets le turbo.

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  • Le printemps dĂ©modĂ©

    Le printemps démodé

    « Pourquoi le printemps tarde tant ? » Me dis-je, les pieds dans la neige.
    Alors j’imagine la fée devant ses placards plein de robes
    Qui sont usées depuis longtemps et ne sont plus son florilège.
    Et remplacer tous ses effets prend tout ce temps qui se dérobe.

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  • La prĂ©sence invisible

    La présence invisible

    Et si les années traversées laissaient un sillon dans l’espace
    Comme une présence invisible constituée de nos mémoires ?
    Alors arrĂŞtons de verser des larmes sur le temps qui passe
    Car nos pensées sont invincibles quand le cœur se met à y croire.

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  • L’ombre bigarrĂ©e

    L’ombre bigarrée

    « Que faisiez-vous pendant l’été ? » demandait hier la fourmi
    À une cigale égarée qui cherchait la voie du printemps.
    « Je suis tellement allaitée de mes souvenirs affermis
    Que j’en vois l’ombre bigarrée des fleurs d’été par tous les temps ! »

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  • Le langage des fleurs

    Le langage des fleurs

    MĂŞme les fleurs ont des oreilles et tiennent des conciliabules
    Avec les gouttes de rosée qu’elles seules savent comprendre.
    Le muguet, la salsepareille et les tulipes tintinnabulent
    Dans des discussions arrosées d’ondées faciles à apprendre.

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  • La vie, c’est la vue

    La vie, c'est la vue

    Les yeux sont comme une planète, il leur faut une année entière
    Pour réaliser les souhaits qu’ils ont créés au jour le jour.
    Il leur faut parfois des lunettes pour outrepasser les frontières,
    Mais jamais ils n’ont échoué à voir, dans d’autres yeux, l’amour.

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  • Les belles notes

    Les belles notes

    On ne peut pas tout effacer ce qui est gravé dans le temps
    Mais on pourrait agrémenter les soucis des meilleures notes.
    Comme celles qui nous font passer de morte saison au printemps,
    Ou celles qui viennent ornementer un peu de joie dans la menotte.

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  • La fille prodigue

    La fille prodigue

    Tandis que tu étais partie explorer d’autres horizons,
    J’ai préparé pour ton retour mille merveilles qui t’attendent.
    Demain lundi ou bien mardi, juste échappée de tes prisons,
    Tu auras fait mille dĂ©tours jusqu’Ă  ce qu’enfin tu m’entendes.

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  • Ă€ l’endroit oĂą Ă  l’envers

    À l’endroit où à l’envers

    Qu’il fait bon se promener, à l’endroit où à l’envers,
    Dans le miroir renversé aux ruelles multipliées.
    Les secrets sont ramenés en surface à découvert ;
    Les amours controversées, à l’infini, dépliées.

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  • Alienor Bataille

    Alienor Bataille

    Quand Alienor bataille, il faut se mettre Ă  couvert,
    Se parer de la mygale croisée d’amante religieuse.
    Souffrez que je ravitaille, en mettant à découvert,
    Vos intentions inégales et vos envies litigieuses.

    Mais la douce carapace nacrée de rose satin
    Renferme un corps de souffrance qui rugit de l’intĂ©rieur.
    Je ne sais ce qui se passe dans son cœur dès le matin,
    Mais il crache ses outrances et les jette Ă  l’extĂ©rieur.

    Et son corps sait exprimer ce ménage de printemps
    Qui fait remonter ses peines pour les laver Ă  grande eau.
    Ceux, dont la laideur imprime tant d’interdits dégoûtants,
    Ont le cœur fermé d’un pêne et les yeux sous le bandeau.

    Moi je l’aime cette muse dans son corps si balloté
    Qui sait chatouiller mon âme comme ange exhibitionniste
    Oui, je ris et je m’amuse de voir ainsi fagotée
    Cette drĂ´le de Madame aux talents expressionnistes.

    Si sa nudité dérange les conventions établies,
    C’est des religions infâmes dont il faut se mĂ©fier.
    Alienor est comme un ange qui met sur son établi
    Son corps audacieux de femme et son cœur tuméfié.

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  • Danse du dimanche

    Danse du dimanche

    Dimanche est comme une danse mue par la sérénité
    Qui lave de sa semaine mon corps qui a trop porté.
    Je retrouve ma cadence réglée sur l’éternité,
    Je recouvre mon âme humaine et mon cœur est transporté.

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  • Dimanche orange

    Dimanche orange

    Pourquoi pas un dimanche illuminé d’orange
    C’est bien mieux que le gris qui grisaille les cĹ“urs !
    Mieux que la gelée blanche qui de froid nous dérange !
    Fi des tons rabougris ! Vive l’orange vainqueur !

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  • La colombe de la libertĂ©

    La colombe de la liberté

    Haut-perchée sur sa barrière de fils de fer barbelés,
    La colombe désespère et ne trouve pas la paix.
    Car s’il faut une clôture pour pouvoir s’en rappeler,
    La paix n’est qu’une utopie qui lui ferme le clapet.

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  • Ă€ dada sur mes fantasmes

    À dada sur mes fantasmes

    Quand je monte mes fantasmes, l’amour est affriolant ;
    Faire l’amour en chaussettes ou sur la banquette arrière.
    Plus c’est drôle ou insolite, plus c’est intense et violent.
    L’amour sans la fantaisie, c’est la pire des barrières !

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  • La princesse des papillons

    La princesse des papillons

    Elle court butiner les perles de rosée
    Absorbant le nectar du pistil étendard.
    Sa mère est une fée toujours bien disposée
    Son père est papillon au caractère fendard.

    Fendard : qui est particulièrement drôle.

    
    
    
  • Soleil sorcier

    Soleil sorcier

    Maître Soleil est un sorcier qui fait parfois ses expériences.
    Il se cache dans les nuages et brandit sa baguette ardente.
    Soudainement un feu de joie surgit dans cette invariance
    Et l’embrase comme il se doit pour brûler d’amours débordantes.

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  • Les couloirs acheminĂ©s

    Les couloirs acheminés

    À chaque pas, une autre étape, à chaque étape une autre chambre.
    Cette vie n’a pas d’autre issue que de nous faire cheminer.
    On ne revient pas en arrière depuis janvier jusqu’en décembre
    Est-ce que ça va se terminer dans ces couloirs acheminés ?

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  • On the road again

    On the road again

    Tandis qu’elle attend le client suivant,
    Sur ses hauts talons en fumant sa clope,
    Elle a tout son temps, tout en poursuivant
    Sa quête interlope, la belle antilope !

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  • L’ange dĂ©calĂ©

    L’ange décalé

    Par le décalage horaire, il a le regard absent ;
    Dans l’écartement du tendre, son esprit part en morceaux ;
    Dans l’espace d’un instant, son cœur est obsolescent ;
    Dans l’intervalle du temps, il en a plein les dorsaux !

    Mais comment s’imaginer qu’on puisse dire « je t’aime »
    Et puis un jour retirer sa pensée d’un coup de gomme.
    Comment oser publier sans être enduit d’anathème
    Que l’amour peut se reprendre comme on pèse quelques pommes ?

    C’est la faute à Stupidon, l’ange bancal de l’amour !
    Ce maladroit qui décoche ses flèches tordues et voilées !
    C’est la faute à tous les hommes qui se perdent dans l’humour ;
    C’est la faute aux bonnes femmes qui n’osent se dépoiler.

    Tout le monde parle d’amour mais chacun dans son langage.
    L’un le confond à l’humour, l’autre au sexe et au glamour.
    D’autres le traitent comme un jeu où pratiquer le tangage
    Mais tout ça c’est des paroles qui riment avec désamours.

    Mes amis, il est grand temps de remédier au problème
    Et je propose de faire un peu de compréhension.
    L’amour est indélébile, c’est un honneur, un emblème
    Et oser le retirer fait preuve de dissension.

    Tableau de Fabienne Barbier