Anniversaire

🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.

🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.

  • Ma femme, ma maĂ®tresse, ma voisine et moi

    La vie à quatre avec trois femmes pourrait paraître inapplicable
    Mais j’ai su répartir les tâches et bien choisir mes partenaires.
    Partager n’est pas si infâme quant à son lit, quant à sa table
    Surtout si chacune s’attache à son rôle obligationnaire.

    Le dimanche au lit pour l’épouse et la semaine pour ma maîtresse ;
    À ma voisine la salle-de-bains, la buanderie et la lessive.
    Ainsi aucune n’est jalouse, n’exprime ni maux ni détresse
    Et quand je rentre du turbin, elles ne s’en montrent que plus lascives.

    Ne vous mettez pas en colère en m’accusant d’être trigame
    Car elles m’en font voir, les salopes, quand il faut que je les honore !
    L’amour est si protocolaire que leurs orgasmes haut de gamme
    Contraignent à ce que j’enveloppe la chambre de tentures insonores.

    Tableau de Waldemar von Kozak sur http://waldemarkazak.com .

    
    
    
  • La bateleuse

    La bateleuse sait le secret du souvenir des vies passées
    Dont elle a suivi le chemin où elle a été initiée.
    Quelques petits objets concrets qui lui rappellent son passé
    L’éclairent sur nos lendemains dont elle nous fait bénéficier.

    Mais là s’arrête la ressemblance et se distingue du bateleur
    Car elle n’opère ni par magie ni par prestidigitation,
    Ni de gestuelles invraisemblances, ni de paroles sans valeur
    Mais une science qui agit sur la nature en gestation.

    Elle cherche des ronds de sorcière pour y déposer ses cerceaux
    Puis elle plante son bâton en direction de la Grande Ourse.
    Alors son talent de sourcière et ses principes universaux
    Lui font repérer à tâtons ce qu’elle dépose dans sa bourse.

    De ses récoltes cosmopolites, personne ne sait rien à vrai dire
    Mais elle les vend assez chères sur les marchés ésotériques.
    Par ses polyèdres insolites, nul ne saurait me contredire
    Qu’elle fait s’élever les enchères devant un public hystérique.

    Tableau de Gil Bruvel sur https://www.bruvel.com .

    
    
    
  • Tout va très bien avec Marianne

    Avec Marianne assis sans maître,
    Je goûte au vide de la vie.
    Je n’ai pas peur des lendemains,
    Des crises et tout ce qui s’en suit.

    Avec Marianne à six-cents mètres,
    De ses projets je suis avide
    Pour avancer sur le chemin
    Qui m’ôtera ce que je suis.

    Assis au bord du précipice
    Je n’ai aucune méfiance
    Pour faire un grand pas en avant
    Grâce au progrès en confiance.

    Si j’ai plongé dans les abysses
    Par ses mauvaises expériences,
    Que voulez-vous dorénavant
    Qui soit pire que mon insouciance ?

    J’ai bien écouté les Chinois
    Qui m’assurent de prendre du bon temps !
    Bientôt je n’aurai plus à craindre
    C’est simple comme « abracadabra » !

    Notre économie à la noix
    Va s’écrouler dans pas longtemps
    Et ils pourront enfin étreindre
    Le monde entier entre leurs bras.

    Tableau d’Alfred Isac sur https://www.redbubble.com/fr/people/alfred-isac/shop .

    
    
    
  • Un nouveau look pour Marianne

    Le bonnet phrygien aux orties, Marianne arbore ses cornes !
    À se faire ainsi cocufier, la République a décidé
    Que, quand son Roi est de sortie avec son ministre au bicorne,
    À tant faire qu’être statufiée autant aller se suicider.

    Qu’il soit brillantissime énarque ou polytechnicien émérite,
    Qu’a-t-il, ce premier de la classe, de plus que notre Marianne ?
    Mais elle a déjà pris ses marques ; son Manu, elle le déshérite
    Et va botter hors de sa place ce roitelet mégalomane.

    Désormais Marianne va seins nus comme « Femen Républicaine » ;
    Un nouveau parti adapté à la taille de ses bonnets C.
    La « Sans-Culotte » s’insinue dans cette nouvelle dégaine
    Afin de séduire et capter toutes les voix rétrocédées.

    Photo de A. H.

    
    
    
  • L’entraĂ®nement de la sirène

    Muscler l’organe phonatoire ouvre de nouvelles dimensions
    Sur la plus mortelle des armes dont on ne voit pas la couleur.
    Le chant n’est plus aléatoire mais soumis à la distension
    Des cordes vocales qui charment par une indicible douleur.

    Bien au-delà de la souffrance qui traverse ses deux hémisphères,
    Le marin perd sa volonté comme le taureau dans l’arène.
    Reproduit alors à outrance sur les mers de la planisphère,
    Il nourrit les faits racontés sur la légende des sirènes.

    Illustrations de Nadezhda Illarionova sur https://www.artstation.com/artwork/krP1z

    
    
    
  • Le chant des sirènes

    Souvent la sirène révise l’art de son chant avant l’épreuve
    Qui la consacrera peut-ĂŞtre diva, soliste, enchanteresse.
    L’examen sera vicelard car sa voix doit fournir la preuve
    Qu’elle nécessite nul sonomètre pour qu’un marin s’y intéresse.

    Parmi toutes les prétendantes qui briguent le titre envié,
    Elle se souvient de sa marraine et ses précieux enseignements
    Sur les vocalises ascendantes durant tout le mois de janvier
    Où elle a pratiqué, sereine, expérience et entraînement.

    Illustrations de Nadezhda Illarionova sur https://www.artstation.com/artwork/krP1z

    
    
    
  • BaptĂŞme de mer

    Tout navire, avant son baptême, a droit à son cérémonial
    Afin d’affermir sa carène et de consolider ses voiles.
    Selon la saison et le thème, selon le site régional,
    Il a droit au ban de sirènes ou au firmament des étoiles.

    Moi-même, jeune bâtiment, un trois-mâts fraîchement armé,
    Je fus baptisé sans remords d’une manière douce-amère ;
    Ma marraine m’avait gentiment déniaisé pour mieux me charmer
    Et l’artimon bandant à mort, je pénétrai la haute mer.

    Tableau de Michael Cheval sur http://chevalfineart.com/portfolio/new-releases

    
    
    
  • La reine oubliĂ©e

    Entre la flèche du Sagittaire et la Reine du Capricorne,
    Une treizième constellation en dessinait son côté face.
    C’était bien avant que la Terre bascule sur son axe morne
    Et que la vie en gestation ne transparaisse Ă  sa surface.

    Mais n’est pas Cupidon qui veut car la flèche rata sa cible
    Et se planta sur le point même qui deviendrait l’axe nouveau.
    Or, s’il s’en fallu d’un cheveu que la vie conclut l’impossible,
    Dans le zodiaque, aucun emblème incontestable ne le prévaut.

    Illustration de Moebius

    
    
    
  • Les esprits en escalier

    J’ai un esprit en escalier qui descend tout droit de mon père
    Qui faisait des tours et des tours dans son clos en colimaçon.
    Un caractère fou à lier véritable nœud de vipères
    Qui font des tours et des retours et galipettes sans façon.

    Heureusement, j’ai des paliers et des portes sur le côté
    Qui me permettent d’échapper au cycle infernal des descentes
    Et remontées pour pallier une mauvaise foi chicotée
    Pour ne pas me faire attraper par une ascension oppressante.

    Tableaux de Cordovelian

    
    
    
  • RĂŞveries

    La nuit, Morphée m’ouvre ses portes et mon lit devient un bateau
    Qui accueille les naufragées de tous mes rêves récurrents.
    Je prends ce que les flots m’apportent souvent, cerise sur le gâteau,
    Je vois venir la Fée-Dragée, de tout son charme aventurant.

    Sur un air de Casse-Noisette et ses notes en pizzicato
    Jouées sur un vieux Célesta qui flotte au gré d’un courant doux,
    Quelques sirènes en nuisette dansent un passage en staccato
    Et moi, sur mon aérostat, je chante, vêtu comme un hindou.

    Tableaux de Julia Klimova

    
    
    
  • La rĂ©solution de la femme

    Tandis que la Terre se morfond et que les hommes perdent la boule,
    Les femmes, en cercles, se rassemblent pour former leur révolution.
    Si ce changement est fécond et renverse l’état maboule,
    Nous pourrons dire tous ensemble que la femme mène l’évolution.

    Tableau d’Annelie Solis

    
    
    
  • Le lundi au ColisĂ©e !

    Monsieur le président assiégé qui choisissez et élisez
    Tous vos amis médiateurs aux postes les plus enviés,
    Je vous propose de faire siéger, tous les élus, au Colisée
    Combattre les gladiateurs où les lions seront conviés.

    Le Colisée à Rome

    
    
    
  • La robe couleur de printemps

    La robe couleur de printemps

    Dès février, Dame Nature met son costume de printemps
    Et se plaît à distribuer premiers boutons en pouponnière.
    J’y reconnais la signature dans les bourgeons s’impatientant
    D’éclater et contribuer à lui fleurir sa boutonnière.

    Tableau de Maria Szollosi.

    
    
    
  • Le capitaine du moulin

    Le capitaine du moulin

    Vieux capitaine du moulin, toutes tes croisières immobiles
    Ont moulu les graines du temps pour en produire des souvenirs.
    Certains t’ont rendu orphelin de tes échecs indélébiles
    Mais d’autres t’ont porté autant que permettait ton avenir.

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  • Le couloir du temps

    Le couloir du temps

    Dans toutes ces pièces alignées, sens-tu le courant d’air du temps
    S’insinuer dans le couloir sans jamais claquer une porte ?
    Vois-tu l’empreinte de tes lignées, quand tu n’étais que débutant,
    Qui ont empreint, sans le vouloir, toutes les marques que tu portes ?

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  • RĂ©surrection

    Résurrection

    Les belles feuilles du temps jadis, ont-elles droit au paradis ?
    Seront-elles un jour honorées d’être mortes un jour mordoré ?
    L’hiver leur offre un linceul bleu pendant le froid miraculeux
    Et les fait renaître au printemps en ailes d’anges, évidemment.

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  • Faut ribouler !

    Faut ribouler !

    Vous attendez le printemps, le retour des hirondelles,
    Mais aussi, mesdemoiselles, ses espiègles giboulées.
    Chapardant ou empruntant, aux amis, quelques ombrelles,
    Je vous surprendrai, donzelles, pour vous faire ribouler.

    (Tableau d’André Khon.
    Ribouler : rouler des yeux, faire de grands yeux, les bouger dans tous les sens tellement on est étonné.)

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  • L’attentat Ă  la pudeur

    L’attentat à la pudeur

    Bien Ă  l’abri des regards, la chasseuse est Ă  l’affĂ»t,
    L’attention et les sens sĂ»rs, chaque instant jusqu’Ă  plus d’heure.
    Agitant ses seins hagards pour déclencher un raffut
    Et frapper d’une censure l’attentat à la pudeur.

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  • Souvent Chat-rit varie.(bien fol qui s’y fie)

    Souvent Chat-rit varie.(bien fol qui s’y fie)

    Chat me fait peur.
    Chat-ppy to see you !
    Chat m’irrite !
    Soyons chat-mis !
    Chat me plait !
    Je suis en Chat-leur !
    Chat-pitoyable.
    Be Chat-reful !
    Chat-perlipopette !

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  • La tĂŞte rose

    La tĂŞte rose

    Pour accueillir le soleil, je m’habille en flamant rose,
    Pour m’élever vers le ciel, je dresse la tête haute,
    Les joues entre les oreilles éraflées de couperose,
    Mais le cœur existentiel fier comme un aéronaute.

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  • La note rose

    La note rose

    Plus j’avance dans le temps, plus ma vision devient rose,
    Plus les jours ont la couleur de l’amour de la nature.
    Plus arrive le printemps, plus s’en vont les jours moroses,
    Plus s’effacent les douleurs dans une douce appoggiature.

    Appoggiature : action mĂ©lodique servant Ă  retarder, par une note supĂ©rieure ou infĂ©rieure, la note suivante – appelĂ©e note principale – sur laquelle on veut insister. On appelait cet agrĂ©ment petite note, note perlĂ©e ou port de voix.

    
    
    
  • Carcassonne

    Carcassonne

    Charlemagne l’avait assiégée, Dame Carcas l’a sauvée.
    Tous les souvenirs s’incrustent au plus profond des remparts.
    Sur les murailles agrégées les fantômes sont lovés
    Des batailles un peu frustes qui sourdent de part en part.

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  • Le petit capitaine

    Le petit capitaine

    Le petit capitaine est fier de son vaisseau.
    Perché sur la nacelle, il domine les vents.
    Sa monture hautaine se guide sur les faisceaux
    De petites étincelles des étoiles loin devant.

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  • Des livres qui dĂ©livrent

    Des livres qui délivrent

    Les années passent et les âges s’accumulent au fil des pages
    De ces livres de la vie qui font l’encyclopédie
    Des épreuves qui rendent sage au sein des aréopages
    Des amis toujours ravis de jouer la comédie.

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  • L’histoire des arbres

    L’histoire des arbres

    Dans la nature d’argent, lorsque le silence est d’or,
    Je vais écouter le vent qui me raconte les arbres.
    Et je m’en vais partageant des histoires où je m’endors
    Entre le soleil levant et les nuages de marbre.

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  • Quand passent les oiseaux

    Quand passent les oiseaux

    C’est le matin de bonne heure dans le soleil renaissant
    Que dans l’air frais irisé j’aime observer les oiseaux.
    C’est un rayon de bonheur dont je suis reconnaissant
    Qui donne, à mon cœur grisé, son éther plein les naseaux.

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  • Les positions sexuelles dans le monde

    Les positions sexuelles dans le monde

    Faire l’amour un peu partout, demande à bien s’adapter !
    Certaines n’ont que deux trous, d’autre trois, même une mâle !
    Les anglaises sont carrées ; les grecques un peu de travers ;
    Les américaines bilames ; les russes, faut les adopter ;
    Les italiennes sont adroites ; les suisses ont des goûts pervers ;
    Les françaises plutôt rondes et les belges un peu simplettes.

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  • Traverser le miroir

    Traverser le miroir

    Pour traverser le miroir, il faut se débarrasser
    De ce reflet encombrant qui est déjà dans la place.
    Ce vieil adversaire odieux serait bien embarrassé
    S’il devait céder la place et briser ainsi la glace.

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  • Ding ! Dong

    Ding ! Dong

    Ding ! Dong ! La lumière sonne ! Ding ! Dong ! Les couleurs détonnent !
    Ding ! Dong ! C’est l’heure des vêpres ! Ding ! Dong ! Mais où sont les prêtres ?
    Ding ! Dong ! Les sœurs se défroquent ! Ding ! Dong ! Si ça vous étonne !
    Ding ! Dong ! Les frères en guêtres ! Ding ! Dong ! Sont à la fenêtre !

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  • L’Archi-Capricorne

    L’Archi-Capricorne

    « Capri, c’est pas fini et bientôt ça prend forme ! »
    Telle est la loi réglée de l’Archi-Capricorne !
    Tout est né de l’idée de prendre la terre informe
    Et de la transformer en magique Licorne.

    Par ses capacités mentales et concrètes
    Elle fait apparaître la conscience du temps.
    Et avec la durée, par sa patte discrète,
    Son capital grandit bien loin du débutant.

    Si la maturité apparaît dès l’enfance,
    Cet Archi-Capricorne sera bon gestionnaire.
    Mais son aspect sera bientĂ´t mis en balance
    Avec austérité et rigueur nécessaires.

    Ce sont ses liens sociaux et ses valeurs communes
    Qu’elle partagera qui donnera le charme
    D’une capacité à séduire les unes
    Et attirer les autres sans verser une larme.

    D’un aspect de puissance et d’élan créateur,
    Elle s’est renforcée dans le creux de son âme.
    Mais beaucoup de tensions d’esprit transformateur
    Lui fera rechercher l’harmonie de la femme.

    Tableau de Fabienne Barbier

    
    
    
  • La forĂŞt endormie

    La forĂŞt endormie

    Tout doucement s’éveillent, à la nuit de l’hiver,
    Les frêles pâquerettes un peu matutinales.
    Les bourgeons apparaissent sur les branches olivaires,
    Le grand sommeil s’éteint sur une aube finale.

    Les grands arbres s’étirent et baillent doucement ;
    Les oiseaux les excitent dès la pointe du jour.
    À l’abri des ombrages dans les renforcements,
    Les œufs couvés frétillent prêts à dire bonjour !

    Février sonne l’heure des premières prémices
    Comme l’horloge suisse au quatrième top.
    Quand vient la pleine lune, la charmante Artémis
    Frappe Odin d’une flèche et lui marque le stop.

    L’avez-vous entendu, le coucou du matin,
    Bien avant que l’aurore vous pâlisse le ciel ?
    Dès qu’il sonne l’appel et que son cri m’atteint
    Je regarde s’éclore la nature matricielle.

    Les fées tissent les toiles emperlées de rosée,
    Les elfes ressuscitent le bestiaire hiberné.
    La mort s’en va honteuse sur sa faux nécrosée,
    Vers d’autres hémisphères où devoir giberner.

    Tableau de Fabienne Barbier