Anniversaire

🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.

🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.

  • J’en mettrais ma main au feu

    Elle est arrivée les yeux blancs pour m’annoncer sans faux-semblants
    Qu’elle était prête à partager un petit coin aménagé,
    Qu’elle affectionnait mon humour, que nous pourrions vivre d’amour,
    D’eau fraîche et du feu de nos âmes brûlant ensemble d’une même flamme.

    Je sais l’amour pareil au train qui entre en gare avec entrain
    Et dans lequel il faut monter de toute sa bonne volonté,
    Faute de quoi il partira, mon cœur alors en pâtira,
    Sauf que s’il faut partir à point ´faut pas le faire à brûle-pourpoint.

    J’y mettrais bien ma main au feu mais ce n’est pas ce que je veux :
    Si elle m’a demandé ma main pour graver sur le parchemin
    Un pacte qui nous unira toute une vie qui finira
    Pour le meilleur et pour le pire… pourquoi donc est-ce que je transpire ?

    Soudainement j’ai démasqué cette vestale de bal masqué
    Qui doit demeurer vierge et pieuse par obligation religieuse.
    Si elle me propose son corps c’est par devoir et pire encore
    Afin d’offrir en sacrifice mon cœur pour son feu d’artifice.

    Tableau de Tenia sur https://theinspirationgrid.com/surreal-digital-paintings-by-tenia .

    
    
    
  • Le jeu du pendu

    J’aime jouer au jeu du pendu avec les filles, voici pourquoi :
    À moi la potence dressée, la corde et la strangulation ;
    Pour elles, comme il est défendu le moindre supplice adéquat,
    Elles voient la règle transgressée d’un strip-tease en adéquation.

    À la première lettre fausse, elles enlèvent un vêtement
    Tandis qu’elles dressent mon gibet à la moindre erreur de ma part.
    Lorsque je tombe dans la fosse, elles gagnent bien évidemment
    Sinon elles m’auront exhibé tous leurs charmes qui me désemparent.

    J’opte pour un vocabulaire avec mots rares et difficiles
    Afin d’avoir toutes mes chances et mes déboires amincis ;
    Aux concurrentes vernaculaires dotées d’un dialecte plus facile,
    J’accorde à leur intelligence de faux espoirs… mais c’est ainsi.

    Hélas je dois arrêter là ma plaidoirie car j’ai perdu
    Et l’une m’a ouvert la trappe sans que ma défense ne plaide.
    Mon adversaire se révéla bien plus coriace et plus mordue
    De mots avec des chausses-trappes venant du patois de son bled.

    Tableau de Tenia sur https://theinspirationgrid.com/surreal-digital-paintings-by-tenia .

    
    
    
  • Grand branle-bas sur l’hallali

    Exit toutes les bĂŞtes Ă  cornes, les bĂŞtes aux longues dents, les morses,
    Les éléphants et les licornes, dès janvier l’histoire se corse !
    Le Roi a dépassé les bornes, son second quant à lui s’efforce,
    En tirant une gueule triste et morne, de veiller Ă  la moindre entorse.

    Quelle est donc cette révolution qui nous secoue la république ?
    Juste un petit remaniement ministériel chez notre Roi
    Qui a pris la résolution de braver la clameur publique
    Qui en a marre du ralliement à l’article quarante-neuf trois.

    Un premier ministre aux dents longues, une Reine au genre caché,
    Ça brouille les cartes et ça s’appelle « noyer l’poisson à l’étouffée » !
    Il est temps de sonner le gong et tous ensemble s’attacher
    À faire sortir de sa chapelle ce diable d’homme empatufé.

    Illustration de Maximiliano Moretto.

    
    
    
  • Double Je


    Avant Marianne allait de droite Ă  gauche alternativement ;
    Désormais elle joue à la fois des deux sans passer par le centre.
    Par une ruse très adroite, elle a brouillé massivement
    Ses électeurs qui toutefois dans l’isoloir se déconcentrent.

    Avant Marianne se voyait très bien par son œil directeur
    Comment diriger le pays avec ordre et sécurité.
    Là, elle ne fait que louvoyer sous la lumière des projecteurs
    Entre les français ébahis et les gilets jaunes irrités.

    Avant Marianne paraissait grande et nous inspirait confiance
    Car sa justice était garante pour nous protéger du malheur.
    Aujourd’hui si le peuple gronde et s’il exprime sa méfiance,
    Elle s’en fout comme de l’an quarante et veille sur ses propres valeurs.

    Tableau d’Eva Gamayun.

    
    
    
  • Sauver le dernier poisson

    Il n’a pas l’air dans son assiette, le p’tit poisson du vendredi
    Péché, lavé et congelé directement au chalutier !
    Adieu écailles en paillettes, bonjour pané du mercredi,
    Filets carrés et morcelés, darnes découpées sans pitié !

    Faut-il sauver le dernier poisson ? Interdire sa consommation ?
    Mettre à l’index la bouillabaisse, les fruits de mer et l’aïoli ?
    Maquereau qui trouble la boisson du loup de mer en privation,
    Es-tu en hausse ou Ă  la baisse chez ton mareyeur aboli ?

    Illustration d’Enki Bilal

    
    
    
  • La sirène et son fils

    L’évènement est assez rare mais il se produit toutefois
    Quand les marins se mettent en quatre à satisfaire la sirène.
    Car celle-ci n’est pas avare en brochettes de cœurs et de foies,
    Plats aphrodisiaques à débattre mais stimulants en œstrogènes.

    Si bien que quelques mois plus tard, tout le ferment de leur laitance
    Donne naissance à un triton, moitié humain moitié poisson.
    Un fils qui saura sans retard démontrer toute sa prestance
    Avec sa voix de baryton qui monte depuis son caleçon.

    Tableaux de Malene Reynolds Laugesen

    
    
    
  • Le phĂ©nix de glace

    À l’instar du fameux phénix qui renaît toujours de ses cendres,
    L’équivalent existerait mais qui renaîtrait de ses glaces.
    Sans démonstration trop prolixe, il suffit d’attendre décembre
    Et voir en quoi consisterait le spécimen qui le remplace.

    Dès l’instant des premiers frimas, vient comme une mort à rebours,
    Une sorte de printemps renversé qui apparaît lors du solstice.
    Alors dans ce microclimat dans les campagnes, loin des bourgs,
    Renaît la chimère inversée qui évoque un phénix factice.

    Photo de Tammy Shrive sur https://www.thefabulousweirdtrotters.com

    
    
    
  • Moi, mes souliers

    Tant mes souliers ont voyagé depuis l’aube de mes premiers pas,
    Tant mes souliers se sont usés d’avoir couru sur les remparts.
    Mes pieds s’y sont apanagés avec ampoules et sparadrap
    Et tout mon cuir désabusé se craqueler de toutes parts.

    Mais ils m’ont tellement soutenus que je n’ saurais prétériter
    Leur soutien en toute occasion, sauts d’obstacles et ainsi de suite.
    Et les pieds d’une femme nue, observés avec témérité,
    Me prétextent une conclusion ou l’envie de prendre la fuite.

    Tableau de René Magritte

    
    
    
  • La nuit, tous les chats sont phares

    Sous l’influence des étoiles et de toutes les lunes rondes,
    Les chats, depuis belle lurette, ont le regard phosphorescent.
    Quelle que soit la couleur des poils et la longueurs des queues d’aronde,
    Les matous allument leurs mirettes pour se rendre plus attendrissants.

    Illustration de Dorota Sroka

    
    
    
  • Riboulet le dĂ©brouillard

    Comme il est écrit dans les livres, mon caractère est astucieux
    Mais ce crédit reste entaché ; on se méfie des débrouillards.
    Afin qu’un jour je m’en délivre, il me paraît plus judicieux
    Pour vivre heureux, d’être caché sous mille couches de brouillard.

    Roman « Loulet le débrouillard » de Jehan de Seneval dont j’ai falsifié le titre, illustré par René Hausman

    
    
    
  • La vierge solaire

    Depuis l’aurore, Mademoiselle, accorde ses rayons solaires.
    Juste par jeu, pour iriser les cimes des arbres enflammés.
    Impertinente comme l’oiselle qui occasionne la colère
    Des noctambules dégrisés hagards d’un sommeil réclamé.

    En plein midi, Mademoiselle, projette sa pleine lumière.
    Juste d’un feu, pour attiser les cœurs d’amour se consumer.
    Irrespectueuse comme l’oiselle qui vient gazouiller la première
    Sur les crêtes aromatisées puis, qui disparaît en fumée.

    Au crépuscule, Mademoiselle, s’habille d’une étole orange.
    Juste un enjeu, pour annoncer le temps des amours de demain.
    Épanouie comme l’oiselle qui stridule avec les mésanges
    Quelques chants d’amour prononcés pour les amoureux en chemin.

    Tableau de Sulamith Wulfing

    
    
    
  • La vierge lunaire

    La pleine lune du lundi serait féconde, c’est ce qu’on dit.
    La jeune vierge énamourée y vient la nuit la savourer.
    Son bel amoureux s’en dispense, reste à l’abri, c’est ce qu’on pense.

    Soudain la vierge entend un cri, sans doute que c’était écrit.
    Un appel derrière les fourrés : « Ma belle, près de moi, accourrez ! »
    Et les deux amants faire ensemble l’amour, du moins, c’est ce qu’il semble.

    La pleine lune du mardi, les autres jours, et mĂŞme pis.
    Les amants recommenceront, les amants se prononceront.
    Dimanche, ils vont se marier, ils ne s’en sont pas fait prier.

    La pleine lune, demain décroît, elle forme un « C », c’est ce qu’on croit.
    Tous les amants s’épanouir et puis, leur nuit s’évanouir.
    Bientôt la lune disparaît, elle est nouvelle, à ce qu’il paraît.

    Tableau de Sulamith Wulfing

    
    
    
  • Les entrĂ©es complexes

    Les entrées complexes

    Les entrées paraissent bien complexes par ceux qui m’y ont précédé
    Et dont l’agrément de passage est souvent lourd à acquitter.
    Je ne suis pas celui qu’on vexe par quelques sournois procédés
    Mais j’en deviens un peu plus sage qu’elle qu’en soit la moralité.

    Photo « Entrée de la mosquée cathédrale de Saint-Pétersbourg » de Kristina Makeeva.

    
    
    
  • Sur les toits de Paris

    Sur les toits de Paris

    Des toits de Paris ardoisés, s’évadent les cœurs en prison
    Qui sont entraînés dans la mer de boulevards et de ruelles.
    Toutes ces tuiles entretoisées s’étirent jusqu’à l’horizon
    Et quand la nuit retombe, amère, l’immensité devient cruelle.

    Mer de toitures, mon ennemie, mon tendre amour, ma douce amante,
    Ton charme m’aura apaisé dans trop d’après-midis intimes.
    Mer de charpentes, ma douce amie, jolie maîtresse si exigeante,
    J’ai encore le goût des baisers dans tes perspectives ultimes.

    Tableau de Catherine Digue-Turpin.

    
    
    
  • Petit verseau deviendra grand

    Petit verseau deviendra grand

    À peine sortis du berceau, tous les enfants originaux
    Découvrent un compagnon de jeux sous les traits d’un ange-gardien.
    Celui-ci, lui-mĂŞme verseau, membre du club des marginaux,
    Lui donnera l’avantageux pouvoir de rire au quotidien.

    Car le verseau vit plusieurs rêves adaptés quel que soit son âge.
    Si son côté introverti le pousse à être exubérant,
    Ses réactions vives et brèves façonnent un drôle de personnage
    Qui cherche un public converti à sa raison de vétéran.

    Ĺ’uvre de J.-C. Leyendecker.

    
    
    
  • Les petites canailles

    Les petites canailles

    Bien à l’abri dans leur cachette, les enfants sont les plus heureux
    Pour préparer un mauvais coup à tout ce qui fait l’ennemi :
    Un inconnu Ă  barbichette ou un chauve un peu malheureux,
    Il n’en faut parfois pas beaucoup pour qu’il se transforme en ami.

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  • Le mois des amoureux

    Le mois des amoureux

    Souhaiter la fête aux amoureux une fois l’an, c’est assez peu.
    Et je propose qu’on l’étende au mois entier, quel privilège !
    Prenons deux anges langoureux, assez courtois, pas trop pompeux,
    Et rêvons que l’amour prétende de se répandre dans la neige.

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  • L’oiseau galantin

    L’oiseau galantin

    Grâce à son bec en pipette, il se nourrit de couleurs
    Aux parfums multicolores qui lui font la vie en rose.
    Et puis, pour les galipettes, cela se fait sans douleur,
    Car les oiselles adorent, avec lui, faire la chose.

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  • FĂ©es croisĂ©es

    Fées croisées

    Les volutes de couleurs font des rêves qui s’enroulent
    Autour des fées que je croise parfois entre deux oreilles.
    Le cœur s’éveille en douleur lorsque les songes s’écroulent
    Comme un château de turquoises sous les rayons de soleil.

    Dessin de Romina Lerda.

    
    
    
  • Bec-Ă -bec

    Bec-Ă -bec

    L’oiseau n’attend pas la Saint-Valentin
    Pour faire un bisou Ă  sa tendre oiselle.
    Il sort ses appas comme un galantin
    Juste un peu zazou avec sa donzelle.

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  • 365 fleurs 1/4

    365 fleurs 1/4

    Une fleur pour chaque jour, c’est une pensée bien douce,
    Un bouquet à chaque mois, une attention dévoilée.
    Chaque année revient toujours, comme une nouvelle pousse,
    L’offre qui met en émoi et fait le cœur s’étoiler.

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  • Évasion en Daltonie

    Évasion en Daltonie

    Je suis parti en Daltonie pour m’Ă©vader des habitudes,
    Respirer le ciel rouge-sang sur un tapis d’herbes violettes.
    Ça change la monotonie et transforme mes aptitudes
    À renouveler l’incandescent combat des routines obsolètes.

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  • Un jour…

    Un jour...

    Un jour mon prince viendra qui me tendra les bras,
    Un jour la gloire suivra qui me reconnaîtra,
    Un jour mon orgueil atteindra les bravos, les hourras,
    Un jour mon heure arrivera dans un « abracadabra ».

    Mais un jour je saurai qu’il n’y a pas d’époux parfait,
    Mais un jour je verrai la triste vanité,
    Mais un jour j’entendrai que tout cela est surfait,
    Mais un jour j’accepterai ma simple humanité.

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  • Le prĂ©sent d’or

    Le présent d’or

    Dans le cœur profond de l’hiver, le soleil fait un présent d’or
    À ces montagnes vénérables depuis d’illustres millénaires.
    Ainsi vit-on dans l’univers ; on se réveille puis on s’endort.
    Le temps nous rend invulnérables à chacun des anniversaires.

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  • Le temps d’aimer Monet

    Le temps d’aimer Monet

    Si vous aviez le temps, lĂ , de vous arrĂŞter
    Et chercher autre chose que du papier monnaie,
    Alors sans contretemps vous seriez apprêtés
    Pour la métamorphose le temps d’aimer Monet.

    … en toile de Monet

    
    
    
  • All over my opened dreams

    All over my opened dreams

    As I travel on my way, as I live every day,
    All over the borderlines, all over my opened dreams,
    I shall breathe everyway from Sunday to Monday
    And the time in my mind flying within the airstream.

    Comme je voyage sur mon chemin, comme je vis chaque jour,
    Au-delà des frontières, au-delà de mes rêves,
    Je respire les demains qui arrivent toujours
    Et mon âme d’hier s’élève sur la grève.

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  • Ă€ minette, minette ennemie

    À minette, minette ennemie

    Ma fille a des yeux de chat, ma chatte est de baccarat.
    Ensemble elles font la paire et font patte de velours.
    Ma fille fait des entrechats quand elle danse en petit rat,
    Ma chatte mord comme vipère quand on a le cœur balourd.

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  • Mon petit port tricolore

    Mon petit port tricolore

    Tous les bateaux sont inviolés amarrés au port indigo.
    La mer est leur cage dorée et le ciel leur apporte l’or.
    Et quand le soir devient violet, quand vont dormir les mendigots,
    Le soleil devient mordoré et mon petit port tricolore.

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  • Anniversaire en mondovision

    Anniversaire en mondovision

    Si chaque année qui passe offre un nouveau regard,
    Pour ton anniversaire, c’est en mondovision !
    À travers tout l’espace et les chemins hagards,
    Tu as le nécessaire : une sacrée vision.

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  • La grenouille et le cornard

    La grenouille et le cornard

    Quand le temps est incertain et la météo douteuse,
    La grenouille va consulter son vieil ami le cornard ;
    Mais je ne suis pas certain que cette appellation honteuse
    Soit capable d’insulter ce pauvre insecte bonnard.

    (Le mot « cornard » est un mot familier.
    Le véritable nom est « Lucane cerf-volant »
    Mais c’était un peu long à faire rentrer dans une rime.)

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  • Dans le noir avec un bon Ă©clairage

    Dans le noir avec un bon éclairage

    Pour trouver mes idées je prends mon grand filet
    Dans le noir très profond là où sont les meilleures.
    Il suffit, pour trouver, d’avoir dans son gilet
    Une source de lumière et être un bon veilleur.

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  • En remontant la mer

    En remontant la mer

    Au fur et Ă  mesure que mon bateau avance,
    Je déplie un par un les rouleaux de la mer.
    Après, je récupère son sillage en mouvance,
    Que je redéployerai sur sa course éphémère.

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  • Les couleurs du nĂ©ant

    Tandis qu’il voyait le noir dans ce monde sans lumière,
    Dieu a séparé d’un geste les ténèbres sans soleil.
    Et d’un chaos si obscur d’un faux néant de poussière,
    Ses yeux ont imaginé tout un monde de merveilles.

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  • L’échappĂ©e belle

    L’échappée belle

    Si un jour l’horizon devient un mur de pierre
    Insondable, infini, sans espoir d’échapper.
    Lâche prise en confiance par une simple prière
    Et la porte s’ouvrira pour ta belle échappée.

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  • La sirène-madone

    La sirène-madone

    Dans le noir éclairé d’une nuit sans ténèbres,
    Elle a longtemps bercé son ancêtre poisson.
    Cette ancienne sirène, femme aujourd’hui célèbre
    Avec sérénité la divine moisson.

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  • Le rendez-vous des canards

    Le rendez-vous des canards

    Tous les soirs à heure fixe, ils s’en vont ponctuels ;
    Car tous les canards suisses sont très à cheval,
    À vélo, en voiture, ce n’est pas conflictuel,
    Mais les lacs de Zürich eux, n’ont rien de banal !

    Je parle et je bafouille et j’oublie mon sujet
    Et pendant que l’heure tourne, je n’ai pas avancé…
    Donc, les canards, vous dis-je, avaient donc un projet
    Mais pendant mon discours, les canards ont dansé…

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  • RomĂ©o et Juillette nus

    Roméo et Juillette nus

    Nu dans mes pensées infimes, nu dans mes désirs ultimes,
    Je ne porte pas de masque ni la défroque des moines.
    Nu dans mes gestes usuels, nu jusqu’à mon âme intime,
    Je m’évade de la masse en me chamarrant la couenne.

    Je saurai vous mettre à l’aise sans souci et sans complexe ;
    Je ne porte aucune arme, c’est là que réside le charme.
    Laissez-moi donc vous séduire par la valeur de mon sexe ;
    Allongez-vous sur mes vers et ne versez pas de larme.

    Pendant que je vous déshabille, fermez les yeux en confiance.
    En ôtant votre corsage, respirez bien en détente.
    Tandis que glisse la jupe, ouvrez la bouche sans méfiance.
    Quand j’enlèverai la culotte, souffrez qu’un geste me tente.

    Après avoir fait l’amour plusieurs fois dans la journée,
    Quand je vous aurai séduite et convertie à mes rites,
    Vous prêcherez ma parole, nue durant votre tournée,
    Tout en montrant votre corps et ses appâts émérites.

    Je vous écrirai mes vers, le phallus dans votre bouche ;
    Je vous chanterai mes rimes en vous caressant les seins ;
    Vous m’inspirerez souvent pénétrée sur votre couche ;
    Vous brûlerez mes vaisseaux en créant de beaux desseins.

    Tableau de Fabienne Barbier

    
    
    
  • Les chaleurs de juin

    Les chaleurs de juin

    Surgissant de ses rêves oints de pensées obscures,
    Éclairée par un cœur ténébreux, ombrageux,
    Ses yeux ne sont que masques voilant la sinécure
    D’une vie clairsemée aux amants outrageux.

    Si son cœur se perçoit faiblement sur ses lèvres,
    C’est qu’il a des secrets qu’il voudrait murmurer.
    Quand sa bouche s’entrouvre sur un sourire mièvre
    C’est qu’il pleure sa peine d’habiter emmuré.

    Moi qui l’ai rencontrée, j’ai vu sa carapace ;
    Mais la triste coquille était fine à percer.
    Sous ses austères traits, elle était dans l’impasse ;
    Alors qu’il suffisait pourtant de la bercer.

    Pour allumer la flamme d’une femme morose,
    Il suffit de frotter ses seins étincelants.
    Comme pierre-silex qui fait bouton de rose
    Et embrase le feu du creuset ruisselant.

    De ce visage obscur, j’ai tiré la lumière
    De son sexe maussade, j’ai perçu le plaisir.
    Mais je n’y suis pour rien ; c’était sous la poussière
    Qu’il suffisait d’ôter laissant l’amour saisir.

    Tableau de Fabienne Barbier

    
    
    
  • Les quais de mai

    Les quais de mai

    C’est au 20, rue du quai que ma mémoire sombre
    Dans les plis des ruelles profondes qui s’enracinent
    Aux souvenirs intimes tapis dans la pénombre
    Qu’on extrait par lambeaux d’une peine assassine.

    Les amours du passé deviennent immobiles,
    Durcies par la résine du temps qui cristallise.
    Ni mortes, ni vivantes, sans raison, sans mobile
    Qui était le cœur fort qui portait les valises.

    Tous les plaisirs d’amour se jettent dans la mer
    Comme la pluie qui tombe sur la terre trop sèche.
    Ils n’ont rien abreuvé de leurs sources amères
    Et retournent intacts tous les fruits de leur pĂŞche.

    Les amours emmurées sont les plus difficiles,
    Ils n’ont aucun écho et sont nature morte.
    Les albums de photos redeviennent fossiles
    Quand ils sont immergés au midi de la porte.

    Si les amours d’antan se perdent dans l’oubli,
    C’est que le temps se pose, dépose et redépose
    Des couches d’illusions plus ou moins anoblies
    Qui font fleurir l’amour d’humus de ménopause.

    Tableau de Fabienne Barbier