🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.
🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.
-
Début de grossesse

On ne le dirait pas encore mais Madame est future-mère
Et son intérieur se transforme en vue d’une fécondation.
Deux jolies courbes redécorent les seins d’un volume sommaire
Et le petit ventre uniforme se bombe avec ostentation.
D’autant plus proche de la nature, elle aime passer ses journées, nue
Comme si elle sentait sur la peau le rayonnement de GaĂŻa.
Déjà , elle se sent mature même si à peine devenue
Une arche d’alliance au repos avant ses neuf mois de gala.
Et moi, je ne sais pas quoi dire, juste observer et attoucher
De mes soins ma belle Capitaine du vaisseau que j’ai affrété.
Elle va sans doute me maudire lorsqu’elle devra accoucher
Mais finira, un peu hautaine, à se sentir plus apprêtée.Illustration Photo Sculpture Tableau de xxx.
-
L’archère fornicatrice et castratrice

Le regard fier vers l’objectif, le carquois fixĂ© Ă l’Ă©paule,
Le corps nu, buste tatouĂ©, l’amazone est sur le pied de guerre.
Elle va rejoindre les effectifs des archers dont le monopole
Est de tuer et rabrouer les mâles en troupes grégaires.
Le ventre luisant, lubrifiĂ©, le buste musclĂ© Ă l’extrĂŞme,
Le plan est simple : on lie les mains et on attache ces voyous !
Sous leurs regards horrifiés, on grille en remettant de la crème ;
On garde les cuisses pour demain pour les bouffer au barbecue.
Les coucougnettes bien grillées, les jarrets enroulés aux herbes
Et les cuisseaux dorés à point, le festin est spectaculaire.
La Reine s’est approprié leur chef qui paraissait acerbe ;
Un poète dont l’embonpoint promet une bacchanale oriculaire.
Quand la nuit couvre les vestiges, les torches lèchent les armures,
Le sang des hommes sert d’huile sainte pour graisser l’arc de ces déesses.
Elles dansent, fauves avec vertige autour des feux de leurs parjures
Et rient, d’hilarité non feinte, des dieux mâles et de leurs faiblesses.Tableau de François Miville-Deschênes.
-
Les enfants de l'ÏÄMOURÏÄ
Laëtïtïa


LoreleĂŻ
Ô Laëtïtïa, flamme tranquille, matrice future des lignées,
Je te sens déjà respirer dans un univers de chaleur.
Dans mon ventre est une presqu’île où les vagues seraient alignées
Pour te bercer et aspirer à préserver toute valeur.
Je t’aime pour cette humilité dont tu ignores l’existence ;
Je t’aime pour la force muette qui tisse toute ta splendeur,
Pour cette juvénilité dont je respire la substance
Et pour les étoiles fluettes qui t’illuminent en profondeur.
Laëtïtïa
« Tu ne pourras rien recevoir d’autre que mon flux d’énergie
Car si mon âme est descendue, l’esprit ne peut pas s’exprimer.
Je n’en détiendrai le pouvoir que lorsqu’ensemble en synergie
Surviendra l’être inattendu que mon destin m’a imprimé.
Je viens pour établir un lien qui ne peut encore exister
Mais qui se construit comme moi dans le futur des destinées.
Ce n’est pas un choix cornélien, simplement ne pas résister
Et patienter encore neuf mois comme c’était prédestiné ! »
Yavänor
Tu viens rencontrer tes parents et quelqu’un d’autre apparemment ;
Un passager comme toi-mĂŞme en route pour venir ici.
Contre tout mobile apparent, à croire ton tempérament,
Tu as déjà quelqu’un qui t’aime et dont tu es la prophétie.
Je sens en moi vos deux présences qui me chuchotent dans l’oreille :
« Nous sommes en train de bâtir ton espoir et ton avenir
Mais laisse-nous dans cette aisance, dans cette euphorie sans pareille
Et n’aies pas à te repentir mais laisse-nous simplement venir ! »
J’ai confiance et je crois en vous – je n’en demande pas davantage –
Je vous accorde mon amour ainsi que ma bénédiction.
Pendant ce temps, je vous l’avoue, je préparerai le montage
De votre chambre avec humour car je ris de votre prédiction !Illustration de Gemini et Ledal.
-
Les enfants de l'ÏÄMOURÏÄ
Orélion


Ce chemin est celui du fils et est difficile Ă comprendre
Car il relie le fils au père, le père au fils et au-delà .
Il est délicat l’exercice et malaisé à entreprendre
Car la chair n’a pas de repère, ni schéma et ni postulat.
Ce chemin, il faut le construire, l’un vers l’autre et conjointement ;
Si un seul des deux abandonne, la relation sera coupée.
Il est si facile à détruire s’il n’y a pas de consentement
Ainsi que si l’un d’eux s’adonne à un pouvoir entourloupé.
« Et cependant, dans le silence, un fil d’or se tisse en secret
D’un bout du souffle de son père vers l’ombre claire se son fils.
Pourtant un peu de vigilance et quelques échanges indiscrets
Donneront au cœur ses repères sans qu’il y ait de sacrifice.
Car l’amour passe, sans faire un pas, et se ressens à la lumière ;
Il prend la route de l’esprit à défaut du chemin du cœur.
Et si le fils ne parle pas, il entend l’étape première
Dont le père a payé le prix même si c’est à contrecœur. »
Tu viens au monde pour m’apprendre justement à communiquer
D’esprit à esprit, d’âme à âme et par la suite cœur à cœur.
J’accepte alors de me surprendre et je te laisser m’expliquer
Par les notes de ta propre gamme et chanter ton silence en chœur.
Moi qui suis venu en pionnier, je t’ai préparé le terrain
Afin que tu ailles plus loin que là où mes pas m’ont mené
Car je suis mon propre prisonnier de ce qui m’a brisé les reins
Ă€ continuer, plus ou moins toute une vie, de me surmener.
Tu n’es pas seulement l’héritier mais celui qui va prolonger
La lignée et la libérer des vieux démons qui restent encore
À transcender pour t’amnistier de mes erreurs qui m’ont plongé
Dans des gouffres inconsidérés pour de stupides désaccords.Illustration de Gemini et Ledal.
-
Le feu à l’épouvantail
Les coups de foudre font des ravages parmi les jeunes filles en fleur
Qui se font ôter leur vertu à la vitesse d’un éclair.
Pour parer ces amours sauvages qui sèment tempêtes et pleurs,
On cherche, on pense, on s’évertue et l’on tire les choses au clair.
On a mis des épouvantails pour faire peur aux jeunes filles
Et les empêcher d’attraper la folle maladie d’amour.
On a oublié un détail ; tout plein de garçons en guenilles
En ont profité pour frapper nos ingénues d’un trait d’humour.
Ces faux épouvantails en herbe ont fait tant rire les demoiselles,
Qu’elles en ont mouillé la culotte et que le courant est passé.
Les feux aux culs furent superbes et les amants firent avec zèle
Ce qu’il fallait et les boulottes virent leurs pudeurs outrepassées.Illustration « Filles perdues » par Alan Moore et Melinda Gebbie.
-
Alchimiquement vĂ´tre
Si vous suivez mes instructions pour fabriquer mon élixir,
Vous aurez le droit de prétendre au filtre d’amour réussi.
Pour qu’il n’y ait nulle obstruction car on pourrait vous en occire,
Ne laissez jamais sous-entendre que l’alchimie vient de Russie.
Faites l’amour en Pleine Lune, épongez la transpiration
Et tous les fluides recueillis dans l’alambic durant trois nuits.
Ajoutez fougères et callunes, réduisez la macération
À feu doux sans qu’elle ait bouilli car autrement l’ébullition nuit.
Accomplissez entièrement nu.e la précieuse distillation,
Repassez sept fois le mélange, chauffez, filtrez, alambiquez,
Puis refroidissez la cornue afin que la scintillation
Donne la liqueur rouge-orange qui encourage Ă forniquer.Tableau de Vitali Zuk.
-
Le premier café du matin
Une heure du matin, mes nuits blanches m’insufflent une petite faim ;
Deux heures, c’est une petite soif qui me tire du lit conjugal ;
Trois heures, aujourd’hui c’est dimanche mais cette nuit n’a pas de fin ;
Quatre heures, je m’lève, je me dessoiffe et je m’fais un p’tit lunch frugal.
Il est cinq heures, Paris s’éveille et moi je vais me recoucher.
Il est six heures, c’est enfin l’heure du café noir matutinal
Et là , tous mes sens s’émerveillent à chaque lampée embouchée
De ce nectar dont la chaleur serait presque libidinale.Illustration d’Andrey Popov.
-
La Lune féminine
Chaque fois fécondée de Soleil, la Lune enceinte s’arrondit
Jour après jour et chaque soir montre sa grossesse brillante.
Après quelques nuits sans sommeil, son croissant dodu s’agrandit
Et Maman-Lune vient s’asseoir sur un lit d’étoiles filantes.
Quand l’enfant naît, discrètement la Lune va se reposer
Dans les confins inexplorés des grandes sagas romancées.
Elle reviendra timidement et on pourra la supposer
Encore enceinte et déflorée mais prête à tout recommencer.Illustration de Liliya Rodnikova sur https:www.stocksy.comlileinayashowcase?page=1 .
-
Monster Magnets Music



Issu d’une rave party et ses rythmes psychédéliques,
Le rêve manqué recommence comme s’il n’avait jamais cessé.
Voici que conscient parti sur un air méphistophélique,
Déjà le cœur bat sa romance hypnotique, le corps affaissé.
Alors l’inconscient se réveille – à moins que ce ne soit son double –
Et s’empare de toutes les ficelles pour un show de marionnettes.
L’étrange démon s’émerveille avec un regard qui se trouble
Sous trop de larmes qui ruissellent par l’effet d’envies malhonnêtes.
À l’apogée, l’âme s’envole et se reconnecte à ses dieux
Ou à ses saints, peu lui importe au monde de l’irréalité.
Toutes les fantaisies convolent avec des caprices odieux
Afin que le diable l’emporte mais avec sensualité.Posters sur https:411posters.comtagmonster-magnet .
-
La nature photographe




L’aurore, peintre impressionniste, livre sa première impression,
Par les ombres complémentaires sur les façades des maisons,
Du nouveau jour opportuniste dont la lumière en progression
Peint en touches élémentaires ses prévisions pour la saison.
Quand midi sonne, la chaleur chasse furtives silhouettes
Qui résistent par leur fraicheur sur les murs muets qui suffoquent.
La photo prend de la valeur par les sinuosités fluettes
Dont les bouts arqués accrocheurs tentent une opposition loufoque.
Le crépuscule met sa patte et signe le dernier cliché
Qui restera toute la nuit gravé sur la toile des rêves.
Sous le chef-d’œuvre qui m’épate, j’admire le talent affiché
Dont l’expression chasse l’ennui. Mais quel dommage qu’elle soit si brève !Tableaux de Sergiy Ciochina.
-
Les vraies couleurs
Les vraies couleurs de Marianne dénotent fort du bleu-blanc-rouge ;
Sa peau, sans genre, teintée de rose, se dissocie du billet vert
Dont apparaissent en filigrane des pots-de-vin dès qu’elle bouge
Qui lui donnent un teint blanc morose complètement piqué des vers.
Comme elle joue la transparence depuis les plus récents suffrages,
Des bourrelets sont apparus avec rhumatismes et douleurs.
Pauvres mamelles de la France fors labourage et pâturage ;
Toutes nos valeurs disparues en voient de toutes les couleurs !Tableau de Jon Swartz & Swartz Brothers Art.
-
Et nous ne formerons qu’une seule chair


L’amour à deux, l’amour à trois, c’est fusionnel et intensif ;
Partager l’emprise des sens, c’est multiplier le plaisir.
Le sexe sera sacré roi et deviendra plus expansif
Avec l’ultime quintessence des membres unis par le désir.
Fini l’homosexualité, transgenre et de toutes autres sortes !
Les amoureux seront unis d’une seule chair physiquement.
Songez à l’éventualité de nous fusionner par cohortes ;
Toute l’humanité prémunie pour se connaître bibliquement.Tableaux de Paco Pomet sur https:www.thisiscolossal.com201608new-surreal-oil-paintings-by-paco-pomet .
-
Mes compères au quai
Pour voyager élégamment, j’imagine mes perroquets ;
L’un qui me crie mon anxiété, l’autre qui me tire en avant.
Antagonistes également tant que je me tiens sur le quai
Pour vaincre la contrariété et naviguer contre le vent.
Sur le départ, mes inquiétudes se posent sur l’épaule gauche,
Mais j’ai toujours un messager sur la main droite, maladroite.
Mes craintes tombent en désuétude malgré, de leurs cris, les ébauches ;
Puis, le malaise passager disparaît dans la voie étroite.Photo de Luis Monteiro.
-
L’arbre de vie
Divine paréidolie que la nature sait répandre
Dans tous ses fruits en abondance où paraît un arbre de vie !
Célestes bouquets d’ancolies, suprêmes gerbes de scolopendre,
Vous nous offrez en redondance sa divinité à l’envi !
Chair de tomate, tes stigmates miroitent mon cœur et mon âme ;
Cerneaux de noix, cerveau de moi, comme un esprit complémentaire.
Toute la flore s’acclimate à évoquer l’homme et la femme
Comme un lien puissant et siamois qui nous relie tous Ă la Terre.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
-
La femme aussi descend du singe
Autrefois, comme un petit singe, les femmes n’avaient rien à dire,
Rien à voir, rien à écouter, juste être cucul-la-praline.
Condamnées à laver leur linge et, pour le reste, leur interdire
D’étudier et de goûter aux activités masculines.
Heureusement, les suffragettes ont bousculé ces habitudes
Et gagné l’émancipation de la mère de l’humanité.
Les trois petits singes exégètes ont modifié leurs attitudes
Bien que leurs participations fasse ombre à leur féminité.Tableau de Soni Priyesh.
-
Le charme aléatoire


J’ai sélectionné la beauté sur le mamelon du sein droit
Et la fonction aléatoire sur le second en dichotomie.
Aussitôt une charibotée de fleurs a jailli aux endroits
Les plus charmants du répertoire de sa superbe anatomie.
Comme une musique enivrante diffusée par des haut-parleurs,
Les seins ont balancé les basses et les mamelons, les aiguës ;
Des roses trémières attirantes, ont entraîné avec ardeur
Vers ses deux hanches en contrebasse ma flûte jouant les suraiguës.Mosaïque de Paul Siggins.
-
Le réveil-matou


Juste avant l’aube, il fanfaronne et met tout son cœur à la tâche
D’une manière inadéquate pour nous hâter vers la cuisine.
Toute la journée, il ronronne et tique-taque des moustaches
Après avoir gobé ses boîtes puis, va dormir chez la voisine.
Il n’y a pas que les matous qui donnent l’heure, les toutous aussi. À Sennhof, petit village où chiens et chats vivent au paradis, tous les matins, midis et soirs, nous voyons défiler sur les berges de la Töss tous les chiens du village, une bonne centaine, et même un chat en voiturette. Quant à notre chat, Cherche-Midi, il ne sort pas mais commence dès quatre heures du matin à réclamer sa nourriture en faisant tout le bruit possible en jouant ou en griffant les meubles.Tableaux de Jacek Yerka et Remedios Varo.
-
Ô Soleil !
Monsieur Soleil en clef de sol, me joue son blues Ă douze temps
Dans une ascension chromatique qui finit dans un rayon vert.
Le crépuscule m’en console quand le rideau de nuit se tend
Sur son coucher fantomatique qui me met le cĹ“ur Ă l’envers.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
-
La route des chiffons
Tandis qu’envolent feuilles mortes sous les assauts d’un vent fripon,
Les garde-robes ouvrent leurs portes suivant la route des chiffons
Où volent robes hébétées soufflées par un vent de saison
Qui va empaqueter l’été dans les tréfonds de la maison.Tableau de Maia Ramishvili sur textile.galla.fr .
-
L’aura spectaculaire
Qu’elle est jolie la garde-robe de mon ami l’arbre d’octobre
Paré de vitraux matinaux aux dégradés crépusculaires.
Lorsque ses feuilles se dérobent, mettant à nu l’écorce sobre,
Depuis tous les points cardinaux, paraît l’aura spectaculaire.Tableau de Juan Romero.
-
L’appartement des quatre saisons


Je voudrais ma chambre en automne et des draps de lit indigo ;
L’été dans ma salle de bains pour profiter de la saison ;
Comme l’hiver est monotone, je le mettrai dans le frigo ;
Au printemps, je retourne au turbin pour nettoyer toute la maison.Tableau de Jacek Yerka.
-
Livre qui vibre (ou Vivre libre)
Feuilletez la Chorégraphie de pages de calligraphies
Et entrez dans la farandole d’opérettes et de fariboles.
Puis, enchaînez la cavalcade de vieilles chansons et ballades
Et pour finir, un bolĂ©ro, la suite au prochain numĂ©ro.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
-
Une faim d’amour
Ça donne faim de voir s’aimer et ça procure des frissons !
Ça donne envie d’être cet homme, soif de cette femme affamée.
Et l’on voit l’amour essaimer ses baisers derrière les buissons
Qui seront demain les fantĂ´mes des concupiscences enflammĂ©es.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
-
Dimanche Ă Honfleur
Ce dimanche, allons à Honfleur pour se rincer l’œil de couleurs
Des façades en pleine figure et des bateaux droits dans le nez.
De la plage où la mer affleure aux flots qu’on appelle « rouleurs »,
Si les vents sont de bon augure, nous irons jusqu’à Douarnenez.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
-
Mon âme, ouvre-toi
Il se passe une étrange chose, marchant sur les terres lointaines,
Je ressens tout le corps qui vibre comme un instrument accordé.
Dans une intime métamorphose, l’âme connecte son antenne
Et le cĹ“ur s’ouvre comme un livre sur des rivages inabordĂ©s.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
-
Le temps des potirons
Quand vient le temps des potirons, vient le temps des jolies chandelles
Accrochées aux murs des maisons pour quelque illusion outrancière.
Je sais que tous mes potes iront fleurir les coiffes d’asphodèles
Des jolies filles de saison surtout si ce sont des sorcières.Asphodèles : fleurs de la famille des liliacées cultivées dans les jardins.
-
Pluie de lumière – 2
Comme une pluie de lumière, comme une pluie de bonheur,
Les bougies d’anniversaire dansotent en éclat de rire.
Pour la fête coutumière, elles scintillent d’honneur
Comme un visage sincère dans un lumineux sourire.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
-
Fais comme l’oiselle
Fais comme l’oiselle qui étend ses ailes
Et atteint ses rêves pendant sa vie brève.
Jolie damoiselle, tu y mets du zèle
Et l’amour t’enlève comme bonne Ă©lève.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
-
L’historiette à contrevent
Mon bateau a jeté l’ancre entre le ciel et la mer,
Colorant les quatre vents tout entachés de tourmente.
Trempant dans l’océan d’encre une plume douce-amère,
J’ai Ă©crit Ă contrevent cette historiette charmante.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
-
Juste habillée de rosée
Le matin quand elle se lève, ma petite fleur est nue.
Quelques gouttes de rosée l’habillent comme nuisette.
Quand je lui donne un baiser, sur mes lèvres toutes émues,
Elle dĂ©pose une perle et puis elle fait sa toilette.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.