Anniversaire

🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.

🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.

  • L’extra-universel

    Les extra-terrestres, d’une part – existent-ils ou n’existent-ils pas ? –
    Et d’autre part l’idée de Dieu – est-il ou n’est-il pas réel ? –
    Je pense trouver quelque part – ou je fais mon mea culpa –
    Un autre univers fallacieux où vivraient des êtres irréels.

    La lumière étant une frontière, peut-être sont-ils de l’autre côté,
    Aux vitesses hyper-rapides, faits d’une ultra-hyper-matière,
    Vivant l’éternité entière, la mort à jamais boycottée
    Et comme ils ne sont pas stupides, ils se fichent complètement de la Terre.

    Sans doute un oracle à la gomme a-t-il un jour intercepté
    Un message télépathique du réseau des « hors-l’univers »
    Et, comme Newton et sa pomme, l’aurait plus ou moins accepté
    Comme parole prophétique d’un dieu cruel, fort et pervers.

    Tableau de Mario Sanchez

    
    
    
  • L’oiseau de mauvais augure

    L’oiseau bleu paraît maléfique car il semble venir de droite
    Mais il vole en réalité à reculons, c’est surprenant !
    Alors l’oracle salvifique fait une prévision maladroite
    Trompé par la fatalité du faux présage contrevenant.

    À chaque erreur, on peint l’oracle de trois coups de peinture blanche
    Qu’il doit montrer à tout venant, preuve de son incompétence.
    Bien que cela tienne du miracle, quand il dit juste – c’est dans la manche ! –
    Sa récompense à l’avenant consiste en l’oiseau pour pitance.

    Les temps sont durs pour les prophètes de bons ou de mauvais augures
    Car lorsqu’ils sont entièrement peints, ils meurent pour cause d’asphyxie.
    En cas de réponses trop parfaites, il grossit et se défigure ;
    Prêtres, mages et tous les clampins sont tous frappés d’anorexie.

    Un oracle vint à prédire, dans un dernier souffle exigu,
    Qu’un jour l’oiseau bleu, fatigué, cesserait son vol à rebours.
    Mais nul ne sut vraiment l’entendre, car sous son masque suraigu,
    Sa bouche scellée de peinture n’articulait plus que du bruit sourd.

    Tableau de Ricardo Fernandez Ortega

    
    
    
  • NĂ©s de la mer et de l’air

    Puisque je suis né de la mer et que j’ai grandi au grand air,
    L’eau serait le sang de ma mère qui sustente et nourrit la Terre.
    La Terre, jusqu’à présent prospère, m’a tout donné en abondance
    Par le feu du Soleil, mon père, qui veille sur sa descendance.

    Maintenant que j’ai renié les quatre éléments initiaux,
    La Terre, le feu, l’air et l’eau pour le modèle standard quantique,
    Que j’ai remisé au grenier tous mes acquis interraciaux,
    Quel est dans ce méli-mélo la prochaine étape authentique ?

    Sans doute survivre au chaos qui s’accumule sur ma route,
    Ranimer toutes les mémoires de ceux qui m’ont donné la vie,
    Puis réparer tous les cahots qui me mettent encore en déroute
    Et arrêter mes idées noires qui tournent et tournent à l’envi.

    Tableau de Vladimir Golub.

    
    
    
  • NĂ©s de la terre et du feu

    Rien ne se perd, rien ne se crée et rien n’existe sur la Terre
    Qui ne soit né et de sa mère et du lien ininterrompu
    De cette dimension sacrée, source de vie alimentaire,
    Collier d’existences éphémères qui ne sera jamais rompu.

    Jamais rompu ? Je vous l’accorde, rien ne le garantit vraiment.
    Est-ce que le feu s’éteindra à la fin de l’éternité ?
    L’espace tirera-t-il la corde du temps sans casser son gréement ?
    Est-ce qu’un jour l’âme détiendra la connaissance illimitée ?

    Sans doute le feu de la foi, dont l’amour nourrit notre cœur,
    Représente l’espoir nécessaire instinctif à tout être humain
    Et aux animaux toutefois, même si c’est à contrecœur
    Que je les mange, soyons sincère, tout en poursuivant mon chemin.

    Tableau de Vladimir Golub.

    
    
    
  • La prisonnière d’elle-mĂŞme

    La prisonnière d’elle-même

    Elle, prisonnière de son corps et de sa place en société,
    Ne peut que regarder derrière le chemin qu’elle a parcouru.
    Tant d’efforts encore et encore pour éprouver à satiété
    Le sentiment d’être en arrière, bien loin d’être un jour secourue.

    Mais secourue par qui au juste Ă  part les hommes, Ă  part les femmes,
    À moins que ne revoit sa copie ce Créateur si misogyne ?
    Qu’importe, car il serait injuste de blasphémer ce Dieu infâme
    Alors que l’abjecte utopie s’impute à l’homme dès origine

    Illustration de Sarah-Jane Szikora sur https:www.museum-of-art.netroomswalk2817 .

    
    
    
  • Échec et meurs !

    Échec et meurs !

    Le roi ne tue pas pour de vrai mais que fait-il après l’échec
    De l’adversaire malheureux tombé vaincu après le mat ?
    Ce dernier revêt la livraie d’un simple pion, simple métèque,
    Qui se rallie aux valeureux désabusés de l’audimat.

    Le roi vainqueur a tous les droits, le roi vaincu, lui, n’est plus rien.
    La loi est dure mais c’est la loi surtout quand c’est celle du plus fort.
    Le roi déchu, s’il est adroit, se fera poète historien
    Et narrera, de bon aloi, comment tout perdre sans effort.

    Illustration de Sarah-Jane Szikora sur https:www.museum-of-art.netroomswalk2817 .

    
    
    
  • Le paradis sans elle ?

    Afin de plaire aux phallocrates, Dieu créa Adam sans la femme
    Et le plaça au Paradis sans désir et sans tentation.
    L’homme régna en autocrate sur les animaux sans fantasme
    Et eut pour le prix d’un radis la Terre pour sa sustentation.

    Que croyez-vous qu’il arriva dans ce nirvâna enchanté ?
    Il resta sans conversation, sans plaisir de la connaissance.
    Tant sa bêtise dériva que Dieu, lui-même fort déchanté,
    Gomma sans tergiversation l’erreur et son obsolescence.

    Alors Dieu eut l’idée du siècle : L’erreur étant inévitable,
    Il refit l’homme d’après brouillon et se consacra à la Femme !
    Avec un caractère espiègle et une audace irréfutable,
    Elle transforma le couillon en lui développant son âme.

    Tableau de Wojtek Siudmak

    
    
    
  • Croissant de Lune

    Au premier croissant de ma muse, j’observe sa rotondité ;
    Quand elle est pleine, je m’amuse à tâter sa fécondité.
    Au dernier croissant une averse tombe en vers hexadécimaux
    Et la nouvelle me renverse quand je suis père de jumeaux.

    Après maintes révolutions, Lune rousse et éclipses solaires,
    J’ai vite pris la résolution d’en peindre nos rapports lunaires.
    Ma muse m’a donné tant d’enfants aux yeux brillants comme des étoiles
    Que je les ai brossés triomphants dans tout l’univers de ma toile.

    Lorsque la Lune ralentit et ma muse tourne moins vite,
    Ce sont mes peines ressenties qui freinent quand elle gravitent
    Autour de mon âme assoiffée de leurs lumières inspiratrices
    Que, sur ma tête décoiffée, elles répandent en bienfaitrices.

    Photo de Plamena Koeva

    
    
    
  • Le peuple de la mer

    Au milieu des eaux peu profondes parmi les récifs coralliens,
    Une nouvelle humanité chante une ultime litanie.
    Celle de l’expression féconde via le continent australien
    Et d’autres nationalités de toutes les océanies.

    LĂ , hommes et femmes de pierre forment un cromlech humanoĂŻde
    Pour rappeler le peuple ancien parti au fin fond des abysses.
    Les ondes chargées de prière se transmettent en sinusoïdes
    Jusqu’aux archipels tahitiens et renvoient l’écho d’Anubis.

    Peuples Atlantes, d’Égypte ancienne, d’Hyperborée et Lémurie
    Demeurent Ă  jamais disponibles envers le monde du silence.
    Philosophies platoniciennes issues d’idéologies mûries
    Restent Ă  jamais incompatibles avec leurs cercles en vigilance.

    Sculptures sous-marines de Jason deCaires Taylor

    
    
    
  • Fééries

    Jeu de la poudre, jeu des chevaux, jeu de la guerre, jeu du courage,
    Pour honorer un mariage, pour célébrer une naissance.
    Parures et grands écheveaux font plus que force ni que rage
    Avec leurs tirs de mitraillage, symboles de reconnaissance.

    Tous les fusils à poudre noire crépitent et simulent la charge
    Pour repousser les ennemis et protéger femmes et enfants.
    Les cavaliers jouent de mémoire, en louvoyant de long en large,
    D’ancestraux combats retransmis d’un peuple fier et triomphant.

    Pratiques anciennes d’Afrique, le bruit des sabots galopants
    Et le feu des salves nourries persévèrent au-delà du temps
    Dans les souvenirs féériques qui vont en se développant
    Sous les ovations des houris qui sourient aux exécutants.

    Tableaux d’Anne Delplace sur http://www.anne-delplace.com/peinture-huile.php

    
    
    
  • La reine de la nuit

    Dans l’obscurité de la nuit, mes yeux ont pu se dessiller
    Et distinguer à l’aveuglette une chevelure invisible.
    Au douzième coup de minuit, mes yeux à peine écarquillés
    Perçoivent une forme incomplète et aux contours imprévisibles.

    Mais lorsque je sens sur ma bouche la saveur d’une ombre sucrée,
    Mon troisième œil révèle enfin que la nuit n’est autre que femme.
    Et son empreinte sur ma couche, scellée du féminin sacré,
    Me laisse au matin sur ma faim tandis que s’envole mon âme.

    Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.

    
    
    
  • Le jour et la nuit

    J’aime le jour comme une femme qui me ranime doucement
    Dans une robe en rayons d’or et la chevelure fleurie.
    À regret, je laisse mon âme repartir vers le firmament
    Tandis que l’esprit et le corps s’éveillent au son des guilleris.

    J’aime la nuit comme une femme qui m’ouvre ses rêves secrets
    Dans l’intimité de sa couche et ses draps moirés de satin.
    Dans l’obscurité qui m’affame de mes désirs et mes regrets,
    L’âme s’éveille et s’effarouche à l’aveuglette jusqu’au matin.

    Tableaux de Kinuko Y. Craft

    
    
    
  • La vĂ©ritĂ© sortant du tableau

    La vérité sortant du tableau

    Tous les peintres avaient bien compris que les femmes réfléchissent mieux
    Revêtues de la vérité plutôt qu’habillées de mensonge.
    Plus ils en voulaient un bon prix, plus ils étaient parcimonieux,
    Quitte à montrer leur nudité pour obtenir une rallonge.

    Tableau de Hennie Niemann Jnr.

    
    
    
  • L’odyssĂ©e de PĂ©nĂ©lope

    L’odyssée de Pénélope

    Beaucoup de danseuses interlopes s’exhibaient avec élégance
    Au cours de l’Odyssée d’Ulysse devant les gars de la Marine.
    Que croyez-vous que Pénélope pensait de cette extravagance
    Lorsqu’il courait dans les coulisses féliciter ces ballerines ?

    Tableau de Skupova Lyubov.

    
    
    
  • Pin-up de mars

    Pin-up de mars

    Les belles plantes aiment la pluie, juste une ondée pour les mouiller,
    Pour faire briller leurs pétales sur leurs corolles toutes humides.
    Si vous avez un parapluie, essayer de vous débrouiller
    Pour cueillir un beau végétal à peine éclos, un peu timide.

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  • En clef de fou

    En clef de fou

    Pour de meilleurs émoluments, chaque musicien se dévoue
    À préparer son récital et s’exercer comme il se doit.
    Chacun accorde son instrument en clef de fou, je vous l’avoue,
    Car, en musique, il est vital de bien se dérouiller les doigts.

    Tableau de Сорохан Гала.

    
    
    
  • Les tibĂ©tains

    Les tibétains

    Même dans la Suisse profonde, je rencontre inopinément
    Ce peuple fier et authentique aux beaux costumes chatoyants.
    Ils ont quitté le toit du monde mais conservent obstinément
    Leurs religions et leurs cantiques et leurs folklores festoyants.

    https:fr.wikipedia.orgwikiShoton?wprov=sfti1

    Dans la tradition tibétaine, tous les ans se déroule la fête de Shoton, « fête du yaourt » ou « fête du lait caillé ». On y pratique notamment des courses à dos de yack. Bien qu’en Suisse nous ayons des bufflons, ils n’y pratiquent pas leur fête mais ils se regroupent en plusieurs communautés notamment à Rikon, un petit village à 10 kilomètres de chez moi.

    
    
    
  • L’étoile carrĂ©ment mystĂ©rieuse

    L’étoile carrément mystérieuse

    Après s’être coiffés sans gêne d’champignons hallucinogènes,
    Les jumeaux policiers balourds ont montré patte de velours ;
    Accostant l’île mystérieuse d’une manière pas très sérieuse.
    Ainsi l’histoire se dénoue et tous deux se mettre à genoux.

    Dessin d’Enki Bilal en hommage à Hergé.

    
    
    
  • Des seins animĂ©s aux bandes dessinĂ©es

    Des seins animés aux bandes dessinées

    Les meilleures bandes dessinées sont celles lues sur une femme,
    Pour peu qu’elle prête son corps à une belle intrigue amoureuse.
    Et si ses seins sont animés de quelques postures infâmes,
    C’est juste pour nous rendre encore la tentation plus savoureuse.

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  • En Technicolor

    En Technicolor

    Pour les meilleures prises de vues, il faut les meilleurs spécialistes
    Et pour les plus belles couleurs, il faut les plus grands amateurs.
    Les caméléons sont pourvus d’organes surréalistes
    Qui leur font prendre, sans douleur, l’air du décor inspirateur.

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  • Silence, on papillonne !

    Silence, on papillonne !

    Sur une toute petite branche de l’arbre généalogique,
    Monsieur, Madame papillonnent et sont un peu batifoleurs.
    Ils y ont passé des nuits blanches, pour un cocon, c’était logique,
    Que Madame soit tatillonne et que Monsieur soit bricoleur !

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  • Le cĹ“ur d’étoile

    Le cœur d’étoile

    Le plus beau cadeau du monde, c’est sans doute ce cĹ“ur d’Ă©toile
    Qui me vient de mes parents et qui brille Ă  l’intĂ©rieur.
    Dès lors, à chaque seconde, sa lumière me dévoile
    D’autres chemins transparents qui me guident Ă  l’extĂ©rieur.

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  • Saute-reflets

    Saute-reflets

    Venez jouer Ă  saute-reflets sur les sommets de la montagne !
    Venez grimper sur les monts verts, escalader les horizons !
    Venez courir, pieds éraflés d’avoir tant battu la campagne !
    Venez vivre au Pont-de-Montvert ou, pourquoi pas, dans les Grisons !

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  • Toute la richesse du monde

    Toute la richesse du monde

    Un peu comme une peau sensible sur laquelle sont hérissés,
    Caressés par un vent sauvage qui balaie les causes immondes,
    Les arbres muets restent impassibles mais tous leurs sens sont affûtés
    Dans l’attente de leur breuvage ; toute la richesse du monde.

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  • La femme aux mille mains

    La femme aux mille mains

    La femme aux mille mains, c’est beaucoup plus câlin,
    C’est bien plus caressant, c’est bien plus excitant.
    La femme aux mille mains, c’est beaucoup plus malin,
    Ça va au plus pressant, ce n’est jamais hésitant.

    La femme aux mille mains, c’est beaucoup plus plongeant,
    Ça prend tout ton argent, ça prend tous tes instants.
    La femme aux mille mains, c’est beaucoup plus changeant,
    Ça va en déchargeant jusqu’au denier restant.

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  • La comète d’or

    La comète d’or

    La comète d’or a semé son or,
    En posant son calque, ça fait cent mille ans.
    Les atlantes alors, on fait leur trésor
    De cet orichalque en l’assimilant.

    Elle est revenue, la belle comète,
    Pour empoisonner l’or à satiété.
    Tous les revenus furent obsolètes
    Et désarçonnée fut la société.

    Aujourd’hui encore, on amasse l’or ;
    L’économie règne d’une main de maître.
    Il faut des rapports toujours en essor
    Et ça en empreigne tout le périmètre.

    Mais elle revient, la belle comète,
    Pour irradier toutes les richesses.
    Qu’est-ce que ça devient ? Fin de la planète ?
    Dieu nous a radiés en toute sagesse.

    C’est comme au Rami ; l’or accumulĂ©
    Devient une dette lorsque sonne l’heure.
    Il n’y a plus d’ami, on est acculé ;
    Les sommes coquettes n’Ă©taient que des leurres.

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  • Ça s’arrose – 2

    Ça s’arrose

    Un an, ça s’arrose, avec les flamants
    Qui ont la peau lisse dès qu’il fait beau temps.
    Les éléphants roses sont évidemment
    Invités d’office à tous les printemps.

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  • Faute de bougie, j’ai pris des flamants

    Faute de bougie, j’ai pris des flamants

    Comme je n’avais plus de bougie pour fêter ton anniversaire
    J’ai invité tous les flamants qui vont jouer les émissaires.
    Comme ils sont tous un peu rougis, ça tombe bien, c’est nécessaire,
    Pour un cadeau bien enflammant avec mes vœux les plus sincères.

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  • La Terre unicolore

    La Terre unicolore

    Sur la terre unicolore, chacun cherche sa valeur,
    Chacun cherche à dépasser cette uniformité morne.
    Mais le soleil décolore, sous l’effet de sa chaleur,
    Les vestiges du passé et en efface les bornes.

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  • DĂ©collage imminent – 2

    Décollage imminent

    Sur mon matelas de plumes, je m’apprête à décoller
    Sous le regard bienveillant de l’oiseau en gris costume.
    Dès que le miroir s’allume, nous allons nous envoler
    Dans le vacarme effrayant du marteau frappant l’enclume.

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  • Les ailes d’écume

    Les ailes d’écume

    Quand la mer étend ses ailes d’écume,
    L’oiseau dans les airs reconnaît leurs traces.
    Quand le ciel prétend signer de sa plume,
    L’oiseau de misère reconnait sa race.

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  • Un dernier coucher pour la route

    Un dernier coucher pour la route

    Pour cette nuit je vous prépare un florilège de beaux rêves !
    Des fantasmes en trois dimensions, tout en couleur, tout en douceur !
    Pour décorer mon fairepart, j’y mets la seconde trop brève
    Du dernier rayon d’intention qui flashe en taches de rousseur.

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  • Transmutation en couleurs

    Transmutation en couleurs

    N’allez pas croire en cette image si tendrement baignée de rose,
    Que je ne parle qu’en couleurs pour éviter le noir et blanc.
    C’est vrai que j’use de grimages pour éviter d’être morose,
    Que je transmute les douleurs en un bonheur me ressemblant.

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  • Tailleur pour fĂ©es

    Tailleur pour fées

    Comme une robe de fée sur son ouvrage végétal
    Qui attendrait une muse posant nue pour son artiste,
    Je pourrais imaginer faufiler tous les pétales,
    Pour une jupe de printemps pour les belles parachutistes.

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  • Les amours contrariĂ©es

    Les amours contrariées

    Quand une petite grenouille aime un petit papillon,
    Le dilemme est de s’aimer dans un élément parfait.
    La grenouille saute, certes, mais retombe en tourbillon ;
    Quand le papillon se mouille, ses ailes sont en forfait.

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  • Le cygne blanc

    Le cygne blanc

    Ma caravelle n’a qu’un mât, tout en voilure de plumes ;
    Un fier vaisseau amiral, en recherche d’aventure,
    Accomplissant au printemps, pour un peu plus de volume,
    Cygne blanc ou cygne noir, sa quête de progéniture.

    Ce cou en moitié de cœur sur un corps tout en panache
    Ne demande qu’à s’assembler pour dessiner sur les ondes
    Le symbole de l’amour mais sans l’ombre d’un ganache
    Que renverrait le miroir aveugle comme une sonde.

    Inutile de songer Ă  contempler son image
    Et penser être complet comme un auto-mariage !
    Ce reflet quoiqu’inversé n’en est pas moins un mirage
    Où le Narcisse imbécile perdrait son coloriage.

    Si le reflet réfléchit, n’est-ce pas pour explorer
    Une part de son passé qui serait restée trop sombre ?
    Comme un flambeau sur le dos, aux arrières déplorés,
    Qui éclaire les manières enfouies sous les décombres.

    Mais le cygne indifférent à tout ce que je raconte
    S’en vint hautain et distant dans sa course solitaire.
    Le soir il partit danser sans demander un acompte
    Avec sa belle dulcinée et leurs échos s’agitèrent.

    Tableau de Fabienne Barbier