Anniversaire

🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.

🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.

  • Ma femme-lapine

    Ma femme-lapine

    Cela fait onze ans exactement que j’ai rejoint celle que j’aime
    Sans savoir que mon helvétique était une chaude lapine.
    Nos rapports pourtant chastement n’étaient alors que stratagème
    Pour refermer son hermétique emprise d’ascendance transalpine.

    Chaque fois qu’elle atteint son orgasme, surgit sa véritable nature
    Pareille aux anciens dieux d’Égypte, une femme à la tête de lapin.
    Si j’ai apprécié le fantasme au début de notre aventure,
    C’est aujourd’hui que je décrypte son irréversible grappin.

    Je la charme de mes poèmes pour calmer sa concupiscence
    Que je publie au jour le jour comme des appels de détresse.
    Contre ma pseudo vie bohème, je lui dois toute la puissance
    D’un membre qui grandit toujours par la magie de sa tendresse.

    Museum of Witchcraft and Magic, musée des sorcières en Cornouailles sur https:lalunemauve.frmuseum-of-witchcraft-and-magic-musee-de-sorcieres-en-cornouailles-angleterre .

    
    
    
  • La coquetière Rose

    La coquetière Rose

    À Pâques ou à la trinité, la coquetière est au turbin ;
    Organisatrice des rencontres et conseillère conjugale.
    Amours en clandestinité et vaudevilles interurbains
    Sont l’apanage qui démontre une nécessité sans égale.

    Mais une fois qu’ils ont convolé et que la femelle a pondu,
    Il faut organiser la crèche avec la garde à domicile.
    Il faut tout faire à la volée, toutes occupations confondues
    Et même couver sur la brèche dans les cas les plus difficiles.

    Enfin quand les œufs ont éclos, il faut élever les poussins,
    Nettoyer le nid tous les jours, les nourrir et les supporter.
    En fin d’année, c’est à huis clos, qu’on comptera à la Toussaint
    – Ce qui n’est pas simple toujours – le nombre de chaque portée.

    Tableau de Hel Mort.

    
    
    
  • Le chemin de lumière

    Le chemin de lumière

    Elle était « chemin de lumière » malgré ses blessures obscures
    Et l’ombre d’un ours lui cachait le feu d’un soleil impassible.
    Elle avait quitté sa chaumière comme sous l’effet d’une piqûre
    Et son aura se détachait sur les chemins de l’impossible.

    Elle marchait pieds nus sur les cendres d’une venelle aux crocs de pierre
    Dont les ronces déchiraient sa robe en lambeaux de pensées perdues.
    Chaque pas la faisait descendre et assombrissait ses arrières
    Là où l’obscurité enrobe le paysage distordu.

    Mais c’était pour s’émanciper et de réécrire en couleurs
    Alors ses yeux se sont ouverts et elle a fui tous ses démons.
    Comme j’avais anticipé sa naissance dans la douleur
    Le jour où elle m’a découvert, je l’ai appelée par son nom.

    Elle est née nue de connaissance, j’ai veillé sur sa puberté ;
    Je lui ai appris à courir et donné le sens de l’humour.
    J’ai prouvé ma reconnaissance en lui donnant la liberté
    De vivre, grandir et mourir et renaître par mon amour.

    Tableau de Lavestalu.

    
    
    
  • Le Larousse de l’amour

    Le Larousse de l’amour

    Le dictionnaire est ma palette dans laquelle je trempe ma plume
    Pour choisir les mots en couleurs dont je brosse maints et maints portraits.
    Mais là, c’est ma Laurelinette qui va parler devant l’enclume
    Ou le marteau de la douleur va la décrire trait pour trait.

    Depuis qu’elle m’a rencontré, une drôle de sensation
    Qu’elle n’avait jamais connue ébranle son cœur et son corps.
    Elle a besoin de le montrer, elle en ressent une impulsion
    Celle de désirer être nue et de s’offrir à son mentor.

    Ça prend naissance dans son ventre comme une soif insatiable
    Ses seins enflent et ses mamelons deviennent durs et douloureux.
    Elle désire, elle veut que j’entre – et ce n’est pas négociable –
    Elle m’arrache le pantalon et goûte mon sexe amoureux.

    Après cette douce mise en bouche, elle m’allonge sur son lit
    Et s’empale en poussant un cri poursuivi de gémissements.
    Elle savoure quand je la touche et s’abandonne à la folie
    À l’instant où elle perd l’esprit, elle jouit divinement.

    Tableau de Miles William Mathis.

    
    
    
  • La lumière noire

    Mais la plus jolie des lumières restera celle de Lucifer
    Qui créa la lumière noire alors qu’on le croyait déchu.
    On l’appelle « lumière du diable » car on ne la verra jamais
    Sauf à plonger dans les ténèbres ou dans le trou noir de la mort.

    Mais à la vérité personne ne connaît vraiment la lumière ;
    On la voit ou on ne la voit pas et on n’y pense pas plus que ça.
    Et c’est la raison pour laquelle ceux qui ne croient que ce qu’ils voient
    Sont les aveugles originels d’une science pécheresse.

    Moi qui vois la lumière noire en quatre, cinq ou six dimensions,
    Je peux vous dire qu’elle est belle et qu’elle n’a d’yeux que pour moi.
    Et c’est la raison pour laquelle je crois en ce que j’ne vois pas
    Pour ne pas être formaté dans ce monde d’illuminés.

    Il est peu probable que le tableau soit de Tetyana Erhart car il s’agit d’une Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Les sĹ“urs Lares-Issa

    Les Lares-malœil me font pleurer, les Lares-igot me font tirer,
    J’aime bien confier mon foyer aux Lares-Issa qui montent au nez.
    Mais il ne faut pas se leurrer car les deux sœurs sont attirées
    Vers qui va les apitoyer par des malheurs bien mitonnés.

    Après un terrible accident, elles vous répareront le corps ;
    Après une grosse déprime, elles vous chouchouteront le cœur.
    À chaque coup outrecuidant, elles vous aimeront plus encore
    Mais vous récolterez en prime des contrecoups à contrecœur.

    Illustrations de William pour la BD « Les sisters »

    
    
    
  • La lumière blanche

    Dieu dit : « Que la lumière soit ! » et alors la lumière fut
    Mais la lumière était aveugle et la lumière déplut à Dieu
    Car la lumière était opaque – une erreur de fabrication –
    Et Dieu regagna l’atelier pour reprendre tout à zéro.

    Dieu dit : « Que la lumière voie ! » et alors la lumière vit
    Mais elle avait les yeux fermés et ne voyait qu’un rideau noir
    Et Dieu commença à douter ce qui nous prouve que même lui
    Sait pouvoir remettre en question son processus de création.

    Dieu dit : « Que la lumière s’ouvre ! » et la lumière ouvrit les yeux
    Et enfin Dieu dit que c’est bon et qu’il pouvait continuer.
    Il fallut quand même trois essais ce qui fait toute la lumière
    Sur l’homme et la femme ratés… en attendant un nouveau genre.

    Au moins un des tableaux est de Tetyana Erhart.
    Quant aux deux autres, ce sont des images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.

    
    
    
  • Gare aux Lares hilares

    Au fait, connaissez-vous les Lares, ces petits dieux de la maison
    Qui veillent sur votre foyer comme assurance domestique ?
    Parfois petits anges hilares ou génies doués de raison ;
    Petits angelots envoyés pour assurer la logistique.

    Je souhaitais deux fées du logis que j’ai vues sur le catalogue
    Mais j’ai vu arriver sinon deux adorables silhouettes
    Issues de la mythologie tenant un étrange monologue
    Dont je n’ai compris que leur nom : les sœurs jumelles Ma & Chen, chouettes.

    Désormais notre appartement est soumis à la surveillance
    De ces deux oiselles nocturnes dont j’ai fini par succomber.
    Si l’une est sombre, apparemment, l’autre est en habit de brillance
    Et sont toutes deux taciturnes mais s’éveillent à la nuit tombée.

    En revanche leurs grands yeux ouverts tout empathiques et pleins de charme
    M’ont transpercé de leur amour par leurs beaux regards adorables.
    Au moindre intrus, là, découvert mes deux lares déclenchent l’alarme
    En hululant avec humour « hou hou vas-tu donc, misérable ! »

    Nos quatre chouettes peintes « Ma », « Chen », « Chou » et « Hette »

    
    
    
  • L’amour Ă  califourchon

    L’amour à califourchon

    Heureux comme un poisson dans l’eau ? Oui mais quand on est cachalot
    Les amours sont plus compliquées pour ne pas dire alambiquées.
    Quant aux fabuleuses sirènes, leurs amours ne sont pas sereines
    Car elles ont besoin pour mari d’un matelot bien aguerri.

    Il faut un marin bien dodu afin qu’elles en soient mordues ;
    Un marin pas trop maigrichon – faut pas s’monter le bourrichon ! –
    Un homme de mer pas trop revêche pour lui garantir la chair fraîche
    Et s’il est plutôt joli garçon, elle l’aimera à califourchon.

    Illustration de Lisa Aisato sur https:www.aisato.nomalerier .

    
    
    
  • ZĂ©nitude en profondeur

    Sans doute la vie de sirène s’avère plus zen qu’une humaine ;
    Elle n’a pas inventé le feu, pas plus l’eau tiède que la poudre.
    Sa vie paraît donc plus sereine avec sept dimanches par semaine
    Sans faire bouillir le pot-au-feu, ni laver, repriser ni coudre.

    Car elle a, de son mâle, appris qu’au fond les femmes sont sensées
    Car elles n’ont pas besoin de roue ni de devoir franchir les bornes.
    Hélas, chez nous, des malappris mènent une guerre insensée
    Pour mettre nos femmes sous les verrous selon « la loi de la licorne ».

    (Tableaux de Isabelle Bryer sur https:www.liveinternet.ruusers3255824post234988954
    « La loi de la licorne » sur https:www.caminteresse.frsocietequest-ce-que-la-loi-de-la-licorne-1175841 .)

    Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.

    
    
    
  • Nature ou civilisĂ©e ?

    Nature ou civilisée ?

    « Civilisée ou sauvageonne, laquelle choisirai-je des deux ?
    Pauvre d’amour, riche de biens ? SĂ©curitĂ© ou aventure ?
    Faut-il franchir la ligne jaune et prendre un risque hasardeux
    Ou rester sur ses rails tant bien que mal selon la conjoncture ? »

    Ainsi pensait la mariée dévêtue mais tirant sa robe
    D’un dernier geste contesté mais qui n’est que de parodie.
    Sans doute s’est-elle appariée au bébé nu qui se dérobe
    À l’envie de naître ou rester encore un peu au paradis.

    Photo de Jacky Pernici.

    
    
    
  • Le Chronogyre

    Le Chronogyre

    Formé des couches du cerveau empilées par l’évolution
    Expérimentée de tous temps dans notre mémoire ancestrale,
    Nous en déroulons l’écheveau chaque fois qu’une solution
    Jaillit en se répercutant d’une résonance magistrale.

    Et le voyage recommence pelliculé dans l’ADN
    Qui enregistre chaque instant dans nos archives immatérielles.
    Moi, j’y retrouve chaque romance prise entre l’amour et la haine
    Dans l’escalier inconsistant de ma souvenance sensorielle.

    Sculpture d’Ayşe Nida Karakoç.

    
    
    
  • La Gare de Babel

    La Gare de Babel

    Lorsque le train bat la campagne, le tramway parcourt la cité,
    Le métro roule en souterrains entre boulot-dodo sans trêve.
    Le téléphérique en montagne fulmine d’électricité
    Et l’Orient-Express souverain se raccorde aux pays de rêve.

    À chacun sa langue cheminote, à chacun son terrain de chasse,
    Qui ses écartements de rails, qui ses pulsions, ses décibels.
    Tous, avec ou sans fausses notes, marquent l’entrain qui se pourchasse
    Dans un vrai caravansérail digne de la Gare de Babel.

    Tableau de Dominique Appia.

    
    
    
  • Pauvres maris encadrĂ©s

    Encadrées dans leur hiérarchie et dans leur rôle matriarcal,
    Nos femmes imposent le respect par leurs carrières prestigieuses.
    Tapie dans la matriarchie de leur cordon obstétrical,
    Leur ambition aurait l’aspect d’une vraie mante religieuse.

    Ainsi les hommes ont le bourdon et parfois mĂŞme le cafard
    Sachant qu’ils seront consommés pour le salut de l’entreprise.
    Plutôt que demander pardon à leurs moitiés qui les effarent,
    Ils les supposent diplômées dans une pochette-surprise.

    Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.

    
    
    
  • Confinement indiscret

    Confinement indiscret

    Tous ces petits cris intrigués, rythmés de pattes de velours,
    M’ont poussé à prendre une échelle… fichue curiosité suprême !
    Résolu à investiguer, je me suis senti l’air balourd
    Devant trois belles romanichelles confinées nues dans leur harem.

    Tableau de Didier Lourenco.

    
    
    
  • Le vol Ă  poil

    Le vol Ă  poil

    Succombant au rêve d’Icare, elle mit ses bras en éventail
    Pour respirer à plein volume l’azur des poussières d’étoiles.
    Son ange gardien cria : « Gare ! Tu oublies un petit détail :
    Si tu ne portes pas de plumes, tu voleras toujours à poil ! »

    Tableau de Didier Lourenco.

    
    
    
  • Pâques en musique

    Si on remplaçait les couleurs par les valeurs de la musique ?
    Les formes rondes deviendraient des refrains chantés en canon ;
    Tous les écueils de nos douleurs interpréteraient leurs ziziques ;
    Et tous les défunts reviendraient dès qu’on jouerait du tympanon.

    Si on remplaçait les paroles par les accords de la musique ?
    Les hommes chanteraient aux femmes tout leur amour en opulence ;
    Les religions joueraient le rôle d’un métronome aphasique ;
    Et les politiciens infâmes s’exprimeraient dans les silences.

    Si on remplaçait les saveurs par les faveurs de la musique ?
    Le sucré serait harmonie et le salé plus dissonant ;
    L’amer, l’acide à la vapeur seraient berceuses anesthésiques ;
    Le cinquième goût, l’umami, sonnerait en carillonnant.

    Tableaux de René Magritte.

    
    
    
  • Les Chats de Pâques

    Pourquoi la chatte geint et miaule en sons plaintifs et langoureux
    À la recherche des matous que le destin va apporter ?
    Pourquoi sort-elle de sa piaule pour retrouver ses amoureux
    Et se sent-elle prête-à-tout pour les garder à sa portée ?

    La chatte aime ses prétendants bien souples et bien magnifiant
    Et aime assister aux combats qui désignera le vainqueur.
    Elle se prépare, en l’attendant, pas besoin de lubrifiant ;
    Et c’est parti pour la samba qui durera quatre ou cinq heures.

    À Pâques les cloches résonnent pour la distribution des œufs,
    À Pâques les chattes ronronnent et se lamentent à qui mieux-mieux.
    Demi-douzaine de chatons, fruits des amours de la saison,
    Qu’on offrira dans des cartons en faisant le tour des maisons.

    Dessins de Rina Zeniuk.

    
    
    
  • Sirène, Ă” ma Sirène

    Sirène, Ô ma Sirène

    Lorsque le soir elle s’immerge dans un courant libidineux,
    Mes sens et ma raison basculent entraînés par son magnétisme.
    Son amour profond me submerge en tourbillons vertigineux
    Jusqu’à ce que j’en éjacule ma conception de l’érotisme.

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  • Lune, Ă” ma Lune

    Lune, Ă” ma Lune

    Toujours la Lune est femme, toujours elle varie.
    Quand elle croit, je pense, qu’elle va s’éclaircir.
    Bientôt elle s’enflamme mais j’en suis tout marri
    Car après je commence à la voir rétrécir.

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  • Lichette, Ă” ma Lichette

    Lichette, Ă” ma Lichette

    Une lichette pour les béliers, une lichette pour les taureaux,
    Au printemps, qu’importe la corne pourvu qu’on soit tous emballés.
    La bouche pleine de déliés au cœur des cheptels pastoraux,
    Du sagittaire au capricorne, les amours forment des ballets.

    Photo de Martin Groth.

    
    
    
  • La chouette de Chopin

    La chouette de Chopin

    Les hiboux sont dynamisés et les grands-ducs, entre copains,
    Quittent les forêts taciturnes engourdies d’hiver amnésique.
    En atmosphère tamisée, ce soir, la chouette de Chopin
    Leur interprète les nocturnes dans la magie de la musique.

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  • Les choristes

    Les choristes

    La forĂŞt encore assoupie secoue doucement ses buissons
    Empreints de toiles d’araignées pour laisser fuser la lumière.
    Dans leurs couleurs à l’unisson, tous en habit en queue-de-pie,
    Les choristes sont alignés pour leur aubade coutumière.

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  • Changer de regard

    Changer de regard

    J’aimerais changer mon regard sur cet univers de douleurs
    Où l’homme ne sait que lutter et provoquer des différends.
    Mais pour changer ce monde hagard et lui redonner ses couleurs,
    L’œil de mon cœur doit transmuter et aimer ce qui est différent.

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  • Ă” Printemps

    Ă” Printemps

    Il a tant mis de temps à faire son entrée
    Que la forĂŞt lui souhaite un accueil triomphal.
    Et les feux du printemps ont été concentrés
    Comme un grand coup de fouet d’un or philosophal.

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  • Mon jour de bon thĂ©

    Mon jour de bon thé

    C’est mon jour de bon thĂ© ce matin de printemps !
    Alors, vous qui passez, parfois sans m’écouter,
    Ayez donc la bontĂ© d’arrĂŞter un instant
    Votre course harassée et venez-y goûter.

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  • L’instant propice

    L’instant propice

    Voici l’instant propice à franchir une année
    En laissant les regrets, en faisant lâcher-prise.
    Ce profond précipice sur mes peurs surannées
    Mesure les degrés de mes folles entreprises.

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  • 21, rue des souhaits – 2

    21, rue des souhaits - 2

    Est-ce que vous vous souvenez de mon précédent message ?
    Je transformais des jouets en oiseaux de paradis.
    Si l’cœur vous en dit, venez quand vous serez de passage
    « 21, rue des souhaits », Gentlemen et Miladies !

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  • Pleins feux sur la chatte teigne

    Pleins feux sur la chatte teigne

    Pour les beaux yeux de ma chatte teigne,
    J’ai fait plein feux au jour mourant.
    Je me suis pris une châtaigne
    Dans cette prise de courant.

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  • Le bonheur de ma rose

    Le bonheur de ma rose

    C’est le matin de bonne heure que je vais sentir ma rose ;
    Celle qui pousse dans la brume et qui transperce le brouillard.
    C’est cet instant de bonheur, que la main de Dieu arrose,
    Que je sublime de l’écume car je suis très débrouillard !

    Que je sublime de l’écume, n’en déplaise aux scribouillards !

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  • La biquette et le chevreau

    La biquette et le chevreau

    J’ai tacheté mon biquet par les tâches de mon cœur ;
    Les petites pour y penser, les grandes pour pas oublier.
    Ma tĂŞte fait le tourniquet quand il est un peu moqueur,
    Mais mon âme est compensée car nos bans sont publiés.

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  • Le voyage en solitaire

    Le voyage en solitaire

    Comme un cerf-volant hardi sous des nuages enterrés,
    Ou un fier poisson volant qui voudrait quitter la terre,
    La felouque du mardi me laissera espérer
    Des voyages affriolants dans ma course solitaire.

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  • Exposition de coquelicot

    Exposition de coquelicot

    Pour t’écrire ces lignes j’ai cueilli mille fleurs
    Et dans mon encrier j’ai versé leurs couleurs
    Ma plume est indocile et s’agite d’ardeur
    Insolite et soumise pour t’exprimer mon cœur.

    Étendard écarlate aux couleurs de mon sang,
    Je le verse pour toi et je n’hésite pas
    À mouiller la chemise comme un concupiscent
    Qui ose escalader tes farouches appâts.

    J’en ai fait macérer dans l’eau de mon oubli,
    Je les ai distillées durant toute une nuit.
    J’en ai bu la liqueur dans mon corps anobli
    De leur sang de dragon au soleil de minuit.

    Tableau de Fabienne Barbier