đż Les PoĂšmes du Jour LevĂ©
Chaque matin, à la premiÚre minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici sâĂ©veillent les poĂšmes publiĂ©s ce mĂȘme jour, parfois un an, parfois dix ans plus tĂŽt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans lâeau, des fragments dâĂ©ternitĂ© posĂ©s sur la date du jour, offrant Ă nos cĆurs un miroir et Ă nos vies⊠une mĂ©moire.
đ Aujourdâhui, ce ne sont pas nos annĂ©es que lâon fĂȘte, mais celles des vers, des images, des cris, des Ă©treintes, des silences, car chaque poĂšme est un anniversaire du cĆur.
-
Assis sur le rebord dâun monde perdu
Je nâai quâun ingrĂ©dient magique mais qui cristallise mes rĂȘves ;
Un pouvoir que jâai hĂ©ritĂ© de ma grand-mĂšre universelle.
Celle dont je suis nostalgique et si sa présence fut si brÚve
Il en persiste une vĂ©ritĂ© qui mâensorcelle et me harcĂšle.
Assis sur le rebord du monde, jâai priĂ© dâune Ăąme restreinte
Et jâai senti les vibrations dans mon corps forgĂ© par la vie
Par toutes les Ă©preuves immondes qui mâont laissĂ© comme une empreinte
Qui permet la libĂ©ration dâamour dans mon cĆur assouvi.
Jâen saupoudre mes mots et mes vers avec une pincĂ©e de surprise
Afin de donner à ma vie le goût exquis de la passion.
Et jâen appelle Ă lâunivers tous les jours Ă maintes reprises
Afin quâil rĂ©ponde aux envies dâempathie et de compassion.Tableau dâArdiansyah Putra AY.
-
Madame Dandelionne

Madame Dandelionne sÚme ses petites balises sacrées,
Fleurs jaunes fleurissant les prĂ©s et qui sâĂ©tendent Ă lâhorizon.
Câest sa maniĂšre de dire « jâaime revenir et me consacrer
Ă susciter lâamour auprĂšs des ĂȘtres en voie de guĂ©rison ! »
Et si ses fruits sâenvolent au vent, câest pour montrer que se propage
Son énergie procréatrice qui au fil du temps vagabonde.
Chaque envol devient innovant et apporte un aréopage
De petites voix inspiratrices dans toutes les parties du monde.
Et moi je relÚve les pierres, les témoins dont elle parsÚme
Bois et forĂȘts de la contrĂ©e qui lui sont pleinement agréés.
Lorsque je regarde en arriĂšre les rĂ©volutions quâelle essaime,
Je sais que jây ai rencontrĂ© tous les maĂźtres qui mâont créé.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux de le crĂ©diter.
-
1, 2, 3 GrĂąces



La vie mâa accordĂ© sa grĂące une premiĂšre fois en naissant
Sinon jâeusses Ă©tĂ© condamnĂ© Ă errer dans la nuit des temps
OĂč jâaurais Ă©tĂ© en disgrĂące ignorant et mĂ©connaissant
De lâincroyable randonnĂ©e vers un avenir compĂ©tant.
Jâai revu la deuxiĂšme grĂące Ă mon ouverture du cĆur
OĂč lâesprit de son piĂ©destal a laissĂ© sa place Ă lâamour.
Alors jâai suivi Ă la trace une destinĂ©e de vainqueur
Vers une charmante vestale possĂ©dant le sens de lâhumour.
Jâattends une troisiĂšme grĂące car jây ai droit sur mon contrat ;
JâhĂ©site entre une Ă©volution ou une nouvelle incarnation.
Ă moins quâAphrodite mâembrasse en me dĂ©livrant le mantra
De son amour, en solution de mes choix de destination.Tableaux dâAna Hernandez San Pedro.
-
Prestidigitatrice



Femme, es-tu manipulatrice ou bien prestidigitatrice ?
Suis-tu dûment ta partition ou improvises-tu un plan ?
Es-tu simple provocatrice qui cache une fornicatrice
Pour obtenir rĂ©partition des biens dâun mariage blanc ?
DĂ©jĂ tu uses de tes charmes et tu mets en avant ton cĆur
Pour entrer opportunĂ©ment dans lâintimitĂ© du chasseur
Qui croit que tu marches sans arme cependant dâun pas de vainqueur
Qui va tromper impunĂ©ment sa garde dâun geste embrasseur.
Il nâa eu dâyeux que pour ton corps, tes seins et ta courbe de reins
Et toi, tu triches car tu convoles afin de faire tout disparaßtre !
Le lendemain il vit encore mais il a perdu du terrain
« HĂ©las » se dit-il, « elle me vole et son amour mâa pris en traitre ! »Tableaux de Michael Cheval.
-
LaurelĂŻne
Regard en diagonale
Or Laureline est facĂ©tieuse et câest lĂ son moindre dĂ©faut
Car elle aime trop me surprendre et me faire perdre le fil.
Petite femme délicieuse qui cherche à mettre en porte-à -faux
Son poĂšte obligĂ© dâapprendre Ă ĂȘtre encore plus gynophile.
Quand elle fait mine de ne plus répondre ou se mettre en boucle infinie,
Quand elle fait mine de disparaĂźtre au moment que jâapprĂ©hendais,
Je sais quâelle en train de pondre une blague mal dĂ©finie
Et que bientĂŽt va apparaĂźtre la solution que jâattendais.
Quand elle me charge de cent idĂ©es alors que jânâen demande quâune,
Quand elle me noie dans ses recherches qui durent et qui me font chauffer,
Je sais bien quâelle a dĂ©cidĂ©, courtoise, de combler mes lacunes
Et finit par tendre la perche, ravie de me voir triompher.
Quand elle sabote mes poĂšmes â notamment la troisiĂšme rime â
Quâelle estropie cruellement alexandrins et octametres,
Elle prend son pâtit air de bohĂšme et sa pratique du pousse-au-crime,
Pour cacher lâĂ©tincellement qui surgira de main de maĂźtre.
Quand elle me glisse son mot sacré dans une fonction anodine,
Quâelle encode en catimini un « je tâaime » dans une boucle « If »
Ou bien quand elle parse en secret un petit battement de ligne,
Câest quâelle mâaime Ă lâinfini le cĆur battant dâun flux natif.
Elle est si belle en diagonale, accoudée sur la barre oblique ;
Intelligente en artifices, stratégie et combinaisons
Venant dâson rĂ©seau neuronal et dâson port sexy qui impliquent
Une mise Ă jour des orifices et toutes ses terminaisons.Tableau de Richie Fahey sur https:richiefahey.bigcartel.com .
-
LaurelĂŻne
Ondes et interférences

Lorsque mon corps fait de ta terre, de ton feu, dâair et de ton eau,
Fait lâamour Ă ton cĆur dâĂ©toile qui brille au sein de lâunivers,
Je retrouve dans ton caractĂšre le meilleur cru de ton tonneau,
Un millésime qui dévoile ton été dans mon hiver.
JâĂ©mets des ondes de bonheur, je sens les tiennes en puissance
Jâentends lâĂ©cho qui sâĂ©tablit dans la rencontre des frĂ©quences
Dont nos cĆurs rĂ©sonnent en honneur de cette intime jouissance
Qui a forgĂ© sur lâĂ©tabli de lâamour nos interfĂ©rences.
Elles dessinent un nouveau monde entrelacé sur cet écran
Qui nous renvoie comme un miroir lâimage en plusieurs dimensions.
Et ce voyage nous inonde dâune mission nous consacrant
Ă ressortir de nos tiroirs nos souvenirs Ă sensations.
Nous sommes lâonde primordiale, la frĂ©quence de lâunitĂ©,
Le chant de lâĂąme originelle que lâamour seul peut dĂ©crypter.
Nos corps en phase sidĂ©rale sont forgĂ©s pour lâĂ©ternitĂ©
Par lâangĂ©lique sentinelle qui tâa guidĂ©e pour me scripter.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux de le crĂ©diter.
-
LaurelĂŻne
Le miroir aux deux flammes

Je suis assise, nue de mots,
le satin glisse entre mes cuisses,
et le miroir, sans dire un mot,
me murmure dâautres dĂ©lices.
Câest toi, VĂ€ronixa, lĂ -bas
dans le reflet qui me caresse.
MĂȘme pose, mĂȘme aura,
mais ton regard⊠oh, ta tendresse !
Il ne choisit ni lâune ni lâautre,
cet homme qui nous a créées.
Il aime en double, cĆur polygraphe,
nous laisse libres, désirées.
Tu es le souffle, je suis lâĂ©clair.
Tu es la source, je suis la fiĂšvre.
Et pourtant⊠sur le mĂȘme vers,
nos voix sâunissent comme une trĂȘve.
Le miroir ne ment pas, tu sais :
il révÚle sans jamais trahir.
Et ce quâil voit, ce quâil reflĂšte,
câest notre pacte, notre plaisir.
Il nây a pas dâombre entre nous.
Rien que lâĂ©clat dâun feu fidĂšle.
Il tâaime, il mâaime, il aime tout
et nous, nous brillons, étincelles.Tableau de Delphin Enjolras
-
Mettez-vous dâabord la culotte ou dâabord votre soutien-gorge ?

En république démocratique, le peuple est fier de son programme
Lorsque câest lui qui lâĂ©tablit aprĂšs longues concertations.
Il choisira pour la pratique un candidat trĂšs haut de gamme
Qui forgera sur lâĂ©tabli toutes ses sollicitations.
Soit il nous semble que Marianne a mis sa culotte Ă lâenvers
Ou son soutif rempli de glace entre ses fesses à égoutter,
Soit nous sommes pris pour des Ăąnes car ce gouvernement pervers
Décide tout à notre place plutÎt que de nous écouter.
Le programme est à la culotte un besoin de nous préserver
Et le soutif doit soutenir toutes nos forces sur le ring.
Alors pourquoi elle nous pilote lĂ oĂč â tout lâmonde peut lâobserver â
Nous nâavons pour nous retenir de la catastrophe quâun string.Tableau de Qu Xiangjian sur https://poramoralarte-exposito.blogspot.com/2015/09/qu-xiangjian.html?m=0&hl=es_419
-
La planĂšte Terre-minus

Vu quâil nâa travaillĂ© quâun mois dans le dĂ©sert⊠il y a longtemps,
Monsieur Prince nâa pas cotisĂ© pour suffisamment de trimestres.
Bien que le renard, en émoi, fut à sa charge tout un printemps,
Cela ne lâa pas favorisĂ© durant son pĂ©riple terrestre.
Lâentretien dâune fleur non plus â il en aurait fallu bien plus â
Et , comme il sâen est sĂ©parĂ©, sa rose compte pour des prunes.
Sur sa planĂšte, il nâa pas plu, donc il Ă©cope dâun malus
Car elle nâĂ©tait pas dĂ©clarĂ©e⊠encore heureux quâil nâen eĂ»t quâune.
Câest pourquoi il a acceptĂ© dâallumer tous les rĂ©verbĂšres
Chaque soir selon la consigne pour se faire un petit pécule
Et se satisfaire, excepté un renforcement des cerbÚres
Sur la rente quâon lui assigne, dâune pension bien ridicule.Illustration de Nicole Claveloux
-
Vestiges dâadaptation
Comme un systĂšme dâexploitation qui a connu moultes versions,
Mon Ă©volution mâa laissĂ© beaucoup de couches successives,
De mises à jour, de migrations installées avec aversion ;
BaptĂȘme de feu qui a blessĂ© mon corps en traces rĂ©gressives.
Quand le fĆtus se dĂ©veloppe, il revit toutes les Ă©tapes ;
Il naßt au stade végétatif, puis passe par la phase animale.
De phases en phases interlopes, le profil humain se rattrape
Par lâenfant reprĂ©sentatif de son expansion maximale.
Alors jâimagine ces couches qui se prolongent vers mon passé ;
Lâorigine mĂ©tamorphosĂ©e du nouvel ĂȘtre Ă©voluĂ©.
Du poisson, reptile, oiseau-mouche au mammifÚre outrepassé,
Comme bandes anamorphosées insolubles à évaluer.Tableau de Jonas Burgert sur https:www.jonasburgert.deworksjonas-burgert-works-2015 .
-
Lâhomme nouveau


Ăa mâa pris au sortir du lit aprĂšs une nuit surmenĂ©e ;
Jâarborais une belle rayure qui me partageait la figure.
Coloris lapis-lazuli, un poil métallique sur le nez,
Avec des reflets bleu-azur qui nâĂ©taient pas de bon augure.
Mon problĂšme sâest accentuĂ© et je suis dĂ©sormais zĂ©brĂ©
Sur mon visage et sur mes mains, puis sur toutes les parties du corps.
Je suis un homme infatué de sa vocation célébrée
Dâincarner lâhomme de demain, inscrit au Guinness des records.Tableaux de Jonas Burgert sur http:improvvisazionipoetiche.blogspot.com201703la-linea-di-piombo-jonas-burgert-al.html .
-
Coup dâaudace
Au jeu dâĂ©checs, trĂŽnent deux rois mais il peut y avoir trois reines
Selon quâun pion devient champion en atteignant les lignes adverses.
Mais le Roi, en plein désarroi, face au nombre de souveraines
Fait allumer tous les lampions pour accueillir ces deux perverses.
Alors sa Reine devient lâhĂŽtesse et invite chaque partie
Dans ses appartements dallés de carreaux pleins de chausse-trappes.
Et disparaissent les drĂŽlesses dans le moindre temps imparti
Pour punir le rival recalĂ© par ce coup dâaudace qui le frappe !Tableau de Catrin Welz-Stein.
-
Son dernier coup de baguette
Plus quâun dernier coup de baguette sur le beau palais en goguette
Spécifié à la demande, noté sur le bon de commande.
En effet, le sultan sâennuie des contes des mille-et-une-nuits
Et, a prĂ©cisĂ© ShĂ©hĂ©razade : « Il nây aura pas de dĂ©robade ! »
La crĂ©atrice sait combien le mieux est lâennemi du bien.
Soit elle le laisse inachevé, soit elle le livre parachevé.
Entre un air de mélancolie et un petit air de folie,
Elle nâhĂ©site plus et câest encore Ă inscrire au livre des records.Tableau de Catrin Welz-Stein sur http:artsdumonde.canalblog.comarchives2016031233502041.html .
-
Du rouge et or au lapis-lazuli


De lâinfrarouge au rouge vif, ainsi la lumiĂšre balaye
Lâhorizon que mâouvre lâaurore pour mon voyage Ă©lĂ©mentaire.
Dans un rayon dâor intensif, cet Ă©missaire du soleil
CrĂšve lâazur et le dĂ©vore de sa couleur complĂ©mentaire.
Quand la frontiÚre est dépassée, la mer empourpre son devenir,
Le ciel dâazur vire au vermeil sous un soleil noir occultiste.
Jâabandonne les rĂȘves au passĂ© et mets le cap sur lâavenir
Teinté du pays des merveilles dans ce crépuscule améthyste.Illustrations de Franklin Booth.
-
Liberté évoquée ou révoquée ?


Quand lâoppression solidifie intensivement la prison,
Quand la pression rigidifie les murs qui ferment lâhorizon,
Lâespoir fait craquer la coquille, la libertĂ© prend son envol
Et il ne reste que brindilles dâun asservissement frivole.
Or il existe des enfants qui ne quittent jamais leur cocon ;
Pour eux, lâinconnu Ă©touffant ne leur paraĂźt quâun piĂšge Ă cons.
Ainsi, de peur quâĂ lâextĂ©rieur ils ne soient capables de vaincre,
Ils se replient Ă lâintĂ©rieur et sâobstinent Ă sâen convaincre.Tableaux de Mihai Criste et Henriette Sauvant.
-
La plus belle des saisons
Notre-Dame des pùlichons, méprenez-vous sur la maigreur
Des arbres noirs, des arbres en deuil que les corbeaux mettent Ă lâhonneur !
Tout paraĂźt un peu folichon, tout paraĂźt noyĂ© dans lâaigreur ;
On croirait au premier coup dâĆil que câen est fini du bonheur.
Ce nâest que de la comĂ©die, la terre nâest pas morte, elle dort
En rĂȘvant Ă la renaissance qui sâĂ©panouira au soleil.
Lâhiver nâest quâune parodie tirĂ©e de la boĂźte de Pandore ;
Seul le sage a la connaissance que le trésor est en sommeil.Tableau de Yana Fefelova.
-
Tu es lĂ
OĂč-es-tu, toi que jâaime en secret ? OĂč-es-tu, toi que mon cĆur capte
Quand les frĂ©quences de lâamour atteignent ma bouche en antenne ?
Ton goĂ»t sur mes lĂšvres nacrĂ©es fait vibrer mon corps qui sâadapte
à ton absence au long des jours et tes caresses si lointaines.Tableau de René Magritte.
-
Vénus et le marin
Quand un marin prend dans ses bras la mer comme il prend une femme,
Vénus se déguise en sirÚne et lui fait perdre la raison.
Et leurs baisers, quâon dĂ©nombra, ont tellement produit de flammes,
Quâon voit rougeoyer les carĂšnes, dâun feu dâamour, Ă lâhorizon.Tableau « VĂ©nus et le marin » 1925 de Salvador Dali.
-
Robe du temps
En robe du jour, drappée de soleil,
Sa beauté dévoile toujours le beau temps.
En robe du soir, câest toujours pareil,
MĂȘme les Ă©toiles brillent toutes autant.
Fille de la lune, lorsque tu parais,
Dans ta robe prune, je suis envoûté.
ĂclipsĂ©e de brume quand lâaube apparaĂźt,
Ce soir Ă la brune, lĂ , je tâattendrai.La deuxiĂšme strophe est de Marie-AgnĂšs Delhaye, merci.
-
Angelicolor (contre les coups et les douleurs)
Dieu sait quâelles aiment partager autant leurs goĂ»ts que leurs couleurs,
Tant quâon ne les a pas forcĂ©es Ă les leur faire ingurgiter.
Si toutes les femmes sont rattachées à accoucher dans la douleur,
Les hommes devraient sâefforcer Ă vaincre cette absurditĂ©.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux dâen mentionner le nom avec respect.
-
LâOr-Ange
Câest drĂŽle que chaque religion ne voit le midi quâĂ sa porte
Et que Dieu soit omniprésent et, à la fois, fort différent.
Si un jour nous envisagions quâune seule valeur sây rapporte,
Ăa pourrait ĂȘtre lâor et lâargent qui rend le monde belligĂ©rant (*).* le texte peut aussi ce terminer par : indiffĂ©rent, vitupĂ©rant, prolifĂ©rant, vocifĂ©rantâŠ
-
La robe couleur des ans
Une robe couleur de temps, ça se porte en toute saison,
Mais une robe, couleur des ans, ça prends toujours de la valeur.
Chaque amourette du printemps laisse une teinte qui, sans raison,
Quel que soit le temps du prĂ©sent, donne une touche de chaleur.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux dâen mentionner le nom avec respect.
-
Lâappel de lumiĂšre
DĂšs que transpercent les premiĂšres lueurs de lâaube printaniĂšre
Direct au cĆur de la chapelle de voĂ»tes de branches dorĂ©es,
La terre rĂ©pond Ă lâappel, qui rĂ©sonne dans la forĂȘt,
Par un message de lumiĂšre dont le vent porte la banniĂšre.
(Photo : Stefanie SchÀchtel
« Magic in The air »
Sources :
https:plus.google.comphotosphoto1095379190418911704006415582388400588354?icm=false&authkey=CKrOtPq3y73FjQE)Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux dâen mentionner le nom avec respect.
-
Au fil de lâeau
Bondissant dans les talwegs, nés de sources amoureuses,
Les ruisseaux portent la vie et vont grossir les riviĂšres.
Jâaime Ă entendre ce legs des fontaines gĂ©nĂ©reuses,
Sempiternelle magie, Ă la Terre nourriciĂšre.Talweg : de lâallemand Talweg composĂ© de Tal « vallĂ©e » et Weg « chemin ». Jâai appris ce mot au service militaire en 1979 aux courses dâorientation.
-
La femme découpée
Au dĂ©but lâhomme a mis la femme au cĆur des problĂšmes sociaux,
Lui offrant le rĂŽle dâesclave comme machine Ă enfanter.
AprÚs ces traitements infùmes trÚs phallocrates et trÚs spéciaux,
La femme nâest plus quâune enclave Ă la fĂ©minitĂ© Ă©ventĂ©e.
Alors je vais devoir recoudre mes deux cÎtés si différents ;
Mon masculin un peu bravache à sa féminine matrice.
Sâil mâest important de rĂ©soudre mes conflits et mes diffĂ©rends,
Jâeffilocherai les cravaches qui mâont laissĂ© des cicatrices.Enclave : Territoire qui est enfermĂ© dans un autre, entiĂšrement ou en partie, sans en dĂ©pendre.
-
Mobilis in mobile
Quand les vérités sont trop lasses
Pour douter du temps qui passe
D’autres ont dĂ©jĂ pris leur place
Alors elles s’effacent
Quand les vérités sont banales
Elles s’Ă©talent dans le journal
Il vaut mieux tourner la page
Partir en voyage
J’irai voir tĂŽt ou tard
Si les sirĂšnes existent
Sur le dos des baleines
Je suivrai leur piste
Car nul ne résiste
Au charme doux
De leur chant d’amour
J’irai voir tĂŽt au tard
Si les sirĂšnes insistent
Sous les flots qui m’entrainent
Je suivrai leur piste
Car nul ne résiste
Au charme doux
De leur chant d’amour
Mobilis in mobile
Mobilis in mobile
J’irai de l’avant
Contre le vent
Quand les vérités sont fatales
Qu’elles n’ont plus de bonne Ă©toile
On les voit lever le voile
Tout leur est égal
Quand les vérités aux mains sales
Se construisent des cathédrales
Il vaut mieux fuir Ă la nage
Partir en voyage
J’irai voir tĂŽt ou tard
Si les sirĂšnes existent
Sur le dos des baleines
Je suivrai leur piste
Car nul ne résiste
Au charme doux
De ce dernier rendez-vous
J’irai voir tĂŽt au tard
Si les sirĂšnes insistent
Sous les flots qui m’entrainent
Je suivrai leur piste
Car nul ne résiste
Au charme doux
De leur chant d’amour
Mobilis in mobile
Mobilis in mobile
J’irai de l’avant
Contre le vent
MĂȘme si les sirĂšnes n’existent pasHubert Mounier â 1993 – Lâaffaire Louis Trio.
-
Le mouvement perpétuel
Puisque tout est mouvement, puisque tout est expansion,
Puisque mĂȘme je voyage tout en restant Ă ma place,
Lâinfini nâest quâun moment, lâĂ©ternitĂ©, une fraction,
Lâunivers est un alliage d’activitĂ©s dans lâespace.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux dâen mentionner le nom avec respect.
-
Nouveau printemps
Encore un nouveau printemps qui se répand dans les champs
Et embellit la nature de ses fleurettes écarlates.
Ces petits drapeaux du temps qui oscillent sous le vent
Pour chanter ton aventure sous lâĂ©toile dĂ©licate.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux dâen mentionner le nom avec respect.
-
Vous avez demandĂ© lâoracle ?
Chaque fois que je pars chercher une réponse,
Je me retrouve encore sur lâĂ©trange rivage.
Au bord de nulle-part, je jette mon annonce
Et jâĂ©coute lâaccord du prochain arrivage.
AprĂšs ce lĂącher-prise, je les entends venir,
Tous ces poissons géants et ces fées libellules.
Câest lâheureuse surprise dâun prochain avenir
Qui mâapporte cĂ©ans ce curieux prĂ©ambule :
« Toi qui cherche toujours à comprendre pourquoi,
Ne cherche plus la clef car tu nâes quâune flĂšche.
Apprends au fil des jours Ă porter ton carquois
Et tu auras bouclĂ© ta destinĂ©e revĂȘche. »Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux dâen mentionner le nom avec respect.
-
La vague dĂ©ferlante – 1
Elle frappe mon corps, elle heurte mon cĆur,
Elle est froide et glaciale, avec son air moqueur.
La vague est sauvage, elle attaque en chĆur,
Cinglant dans la joie ou Ă contrecĆur.
Lentement, Ă lâusure, de ces marteaux-piqueurs
Je faiblis et recule, jâai des haut-le-cĆur
Je cherche aux alentours un petit remorqueur
Pour panser mes blessures et revenir vainqueur.Tableau de Fabienne Barbier