Anniversaire

🌿 Les PoĂšmes du Jour LevĂ©
Chaque matin, à la premiÚre minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poĂšmes publiĂ©s ce mĂȘme jour, parfois un an, parfois dix ans plus tĂŽt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternitĂ© posĂ©s sur la date du jour, offrant Ă  nos cƓurs un miroir et Ă  nos vies
 une mĂ©moire.

🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos annĂ©es que l’on fĂȘte, mais celles des vers, des images, des cris, des Ă©treintes, des silences, car chaque poĂšme est un anniversaire du cƓur.

  • L’ouverture du cƓur

    L’ouverture du cƓur

    L’ouverture du cƓur demande à l’esprit de se retirer,
    D’arrĂȘter le flot des pensĂ©es et de vivre l’instant prĂ©sent.
    Mais il n’y a pas de commande ni de cordelette à tirer ;
    Rien d’autre ne peut compenser le coup de foudre Ă©lectrisant.

    J’ai dĂ©sirĂ© cette ouverture quel qu’en soit le prix Ă  payer
    Je l’ai obtenu en Ă©change d’une chute de quinze mĂštres
    Nécessaires pour la fracture de ma carapace étayée,
    L’esprit qui me donnait le change et qui voulait ĂȘtre mon maĂźtre.

    J’ai retrouvĂ© mon cƓur d’enfant, petit garçon, petite fille,
    Ainsi que la naĂŻvetĂ© d’une essence ingĂ©nue qui m’aime.
    Je n’en suis pas moins triomphant, juste dĂ©gonflĂ© des chevilles
    Et accĂ©dĂ© avec aisance Ă  l’amour propre envers moi-mĂȘme.

    Tableau de Nataly Abramovitch.

    
    
    
  • Les femmes-troncs

    Les femmes-tronc

    Les femmes-troncs sont élevées à la limite de la ville.
    Pourquoi cela ? C’est Ă©vident ! Leurs racines posent des problĂšmes.
    Bien que les murs soient relevés, leurs fondations sont trop fragiles
    Malgré les soins consolidants apportés contre ce dilemme.

    DerriÚre le périphérique, les femmes-troncs peuvent pousser
    Sans danger pour les bĂątiments de peur qu’elles ne les Ă©ventrent.
    Mais la distance thĂ©orique pour qu’elles ne soient pas courroucĂ©es
    Demande un environnement faiblement éloigné du centre.

    Or juste en dehors des faubourgs, les femmes-troncs peuvent marcotter
    Et développer des fonctions dans plusieurs branches professionnelles.
    ÉnumĂ©rer les comptes Ă  rebours, parler du temps et papoter
    Parler d’accords et de sanctions lors des rencontres exceptionnelles.

    Reléguées au rÎle de speakerine jadis à la télévision,
    Elles se spĂ©cialisent dĂ©sormais hĂŽtesses d’accueil au premier plan.
    J’ai connu une Catherine qui signalait les prĂ©cisions
    Du film dont elle nous informait s’il y avait un rectangle blanc.

    Tableau de Paul Delvaux.

    
    
    
  • Selon son point de vue

    Je ne suis pas autant lion que j’aurais aimĂ© le montrer
    Et la plupart de mes amis me voient plutĂŽt comme un mouton.
    Je vis pourtant comme un champion, d’ailleurs je suis trĂšs concentrĂ©
    À braver tous les ennemis que vous et moi, nous redoutons.

    Ce doit ĂȘtre une question d’angle ou bien de valeurs diffĂ©rentes ;
    Les femmes vĂ©nales m’évitent, les hommes d’affaires Ă©galement.
    Si d’aventure je m’étrangle selon comme on me reprĂ©sente,
    Je sais que les regards lévitent par-dessus mon signalement.

    Si vous aussi on vous surnomme « Petite tĂȘte », « Petite bite »
    Ou qu’une image mal dĂ©gommĂ©e tente de vous disqualifier,
    Dites-vous bien que le bonhomme a de la merde dans les orbites
    Ou se la pĂšte sur des sommets oĂč l’esprit s’est rarĂ©fiĂ©.

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  • SĂ©rĂ©na, tendre chimĂšre

    La SĂ©rĂ©na m’a serinĂ©
    en tournant sept fois dans sa bouche
    Sa langue fourchue telle un serpent
    tandis que nous parlions ensemble.
    Je n’étais pas rassĂ©rĂ©nĂ©
    et estimais mĂȘme trĂšs louche
    Qu’elle m’attire en ses arpents
    avec des chaĂźnes par exemple.

    Alors j’ai sorti mon Portable
    avant qu’elle ne se dĂ©chaĂźne
    Car la sirùne s’exprima
    d’une plaintive mĂ©lancolie.
    Elle devint plus volubile
    lorsqu’elle verrouilla mes chaünes
    Sur la porte et qu’elle m’intima
    l’ordre de la rejoindre au lit.

    Eh bien les vieux mythes sont mités
    sur les amantes religieuses
    Qui ne sont pas celles qu’on croit
    mais des nymphomanes toutefois !
    Elles ne seront jamais imitées
    et leurs prouesses prodigieuses
    Au lit, d’un succùs qui s’accroüt,
    Font qu’on n’y goĂ»te qu’une fois.

    Illustration de Daniela Uhlig sur https://poramoralarte-exposito.blogspot.com/2016/10/daniela-uhlig_18.html?m=0&hl=es_419

    
    
    
  • L’énergie du baiser

    L’énergie du baiser

    La force gravitationnelle, la force électromagnétique
    Et les deux forces nucléaires font la physique fondamentale.
    Quand l’énergie Ă©motionnelle et la synergie romantique
    Deviennent ensemble colinéaires, la physique est sentimentales.

    La matiÚre pourtant constituée presque essentiellement de vide
    Entre les atomes Ă©pars n’est qu’une alliance de ces forces.
    Quant Ă  l’amour substituĂ© entre deux corps, deux cƓurs avides,
    Il est l’énergie qui rĂ©pare ou brise les noyaux sous l’écorce.

    Tableau de Graham Dean.

    
    
    
  • Projet Coquelicots

    Projet Coquelicots

    Avant que le printemps survienne, je me suis projetĂ© l’écran
    D’un Dieu en camaïeu orange sur coquelicots en pñture.
    Je ne doute pas qu’il y parvienne ; aprùs l’hiver, Il est à cran
    Et nécessite cette étrange transformation de la nature.

    Plaise au Dieu-Soleil d’embellir, de l’aurore jusqu’au coucher,
    Et de jouer de sa lumiĂšre, sur mon champ toute sa chaleur.
    Plaisent aux étoiles en délire et à la Lune effarouchée
    De rĂ©pandre sur ma chaumiĂšre une aura de mĂȘme valeur.

    Photo de l’East Yorkshire par Alastair Graham.

    
    
    
  • Mon amie Pascale

    Lundi de Pùques, jour de la Lune, Pascale sort la grande échelle.
    Au premier quartier, elle cueille un croissant chaud, sorti du four ;
    En pleine Lune, bonne fortune pour le chien de Jean de Nivelle
    Qui n’aboie pas mais se recueille posĂ©ment jusqu’au petit jour.

    Lorsque les phases se terminent, Pascale lave sa récolte
    Au son d’un violon qui chantonne un air vif et bien inspirĂ©.
    Petit Ă  petit s’éliminent toutes les larmes dĂ©sinvoltes
    TombĂ©es d’étoiles monotones et d’une Lune dĂ©sespĂ©rĂ©e.

    Quand la Lune se renouvelle et s’en va pour une semaine,
    Pascale alors sort sa roulotte pour vendre sa compilation.
    « La Lune, la Lune nouvelle ! Profitez de la bonne aubaine ! »
    Crie-t-elle dans un éclat de glotte aux poÚtes sans inspiration.

    Tableaux de Lisandro Rota sur http:www.lisandrorota.itgalleria-2-dal-2003-al-2010 .

    
    
    
  • Le week-end de Pascale

    Vendredi-saint, prenant son bain avec les carpes qui dégorgent,
    Pascale explore sa baignoire car, au fond, elle n’est pas si bĂȘte.
    AprĂšs une semaine de turbin, viendra demain son ami Georges
    Avec qui, vĂȘtant son peignoir, elle prĂ©voit de faire la fĂȘte.

    Le samedi, elle pique une tĂȘte avec Jojo dans la piscine ;
    La cuvette est ainsi nommée pour amplifier leurs ébats
    Qui virent vite Ă  la tempĂȘte qui secoue bien fort la bassine
    Et qui étend leur renommée deux ou trois étages plus bas.

    Dimanche enfin, portes ouvertes, elle étend un soleil radieux
    ChauffĂ© toute une nuit d’amour au bain-marie dans la cuisine.
    AprÚs toutes ces découvertes, il est temps de se dire adieu ;
    Jojo s’en va au petit jour et Pascale repart à l’usine.

    Tableaux de Lisandro Rota sur http:www.lisandrorota.itgalleria-2-dal-2003-al-2010 .

    
    
    
  • Redevenir transparents

    Redevenir transparents

    Quittons ce masque de tristesse qui cache tous nos sentiments
    Afin d’écouter notre cƓur parler d’amour en vĂ©ritĂ©.
    Ôtons ce leurre d’étroitesse qui nous rassure mais qui nous ment
    Et ne nous renvoie que rancƓur, amertume et sĂ©vĂ©ritĂ©.

    Ce faux miroir renvoie l’image de la peur qui nous a vaincus
    Et qui efface la mémoire que nous ont léguée nos parents.
    Écoutons plutît le ramage de l’oiseau d’amour convaincu
    Qu’il faut cesser ces messes noires et redevenir transparents.

    La transparence apparemment est une arme Ă  double tranchant.
    Est-il vraiment indispensable d’élire nos tyrans politiques
    Par un systĂšme savamment dotĂ© d’un programme allĂ©chant
    Et qui nous rend tous responsables de ce piÚge démocratique ?

    Tableau de Chie Yoshii sur https:theinspirationgrid.compaintings-by-chie-yoshii .

    
    
    
  • L’injustice en marche

    Tandis que l’injustice en marche cherche à nous imposer ses lois,
    Nous nous révélons complotistes dÚs que nous réclamons justice.
    Et si nous faisons la démarche de protester de bon aloi,
    Nous sommes traités de terroristes par une police factice.

    Être libre est un choix pervers puisqu’il faut savoir obĂ©ir
    Aux rÚgles qui sont imposées pour mériter sa liberté.
    Ainsi nous vivons à l’envers si nous nous laissons envahir
    Par ce qu’un fou vient proposer et qui va nous dĂ©concerter.

    Parler du rire ne fait pas rire et débattre de la liberté
    Des uns des autres, Ă©videmment, c’est en imposer ses limites.
    Mettons-nous plutÎt à sourire, à se parler, se concerter ;
    Nous verrons bien, incidemment, si ce droit sacrĂ© n’est qu’un mythe.

    Les quatre vertus cardinales n’ont Ă©tĂ© autant bafouĂ©es ;
    La force attribuée aux agents, les prudents médias accablants ;
    La tempérance médicinale et ses remÚdes désavoués ;
    Quant à la justice et l’argent, tout est blanc-bonnet, bonnet-blanc.

    (Tableaux d’Elena Filatov sur http:touchofcolorr.blogspot.com201704elena-filatov.html
    « Être libre, c’est ĂȘtre libre d’obĂ©ir au risque d’ĂȘtre mis au ban de la sociĂ©tĂ© » dixit VĂ©rantanplan.)

    Images trouvĂ©es sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.

    
    
    
  • Les tontons flingueurs Ă  la rescousse

    Les tontons flingueurs Ă  la rescousse

    Tonton Lino, tonton Francis et tonton Bernard, le placide,
    Montrent le bout de leurs museaux tout en finesse et en silence.
    Ils tombent à bras raccourcis, d’un rictus au regard acide,
    Et l’ennemi, des deux fuseaux, s’évanouir en ambulance.

    Donc je propose de confier le combat pour la pandémie
    À notre trio de tontons chargĂ© de la javĂ©liser.
    DĂšs qu’ils auront pacifiĂ© les prochaines vagues ennemies,
    Ils s’attaqueront au fronton du laid palais de l’ÉlysĂ©e.

    Dessin de Jacques Tardi.

    
    
    
  • Pas si bĂȘte, la femme

    Pas si bĂȘte, la femme

    La pomme Ă©tait bien verte ; Ève n’en a point voulu.
    Elle en est restée nue de toute connaissance.
    Comme elle était ouverte et toute fraßche émoulue,
    Son esprit ingĂ©nu vĂ©cu dans l’innocence.

    Elle bùtit sa maison sans poutre ni chevron ;
    Elle avait deux mains gauches et pas trop de bon sens.
    Ses enfants sans raison à l’avenir poursuivront
    Cette vie de débauche et de concupiscence.

    


    Alors finalement, remercions notre Ève
    D’avoir croquĂ© la pomme pour deux sous de jugeote.
    Bien sûr, évidemment, cette histoire soulÚve
    Que dans le cƓur de l’homme, une femme mijote.

    Tableau de Jacek Yerka sur http:liryka-liryka.blogspot.com201408robinson-jaromir-nohavica.html#more .

    
    
    
  • Demain, les citrons

    Demain, les champs de citronniers auront envahi la planĂšte
    À force de se critiquer et se gausser les uns des autres.
    Se disputer comme chiffonniers avec des propos malhonnĂȘtes,
    On presse un jus sophistiquĂ© dont l’aciditĂ© fait l’apĂŽtre.

    Et pourquoi pas des cornichons pourris dans les champs de navets
    ArrosĂ©s d’une pollution, pluies acides sur les graminĂ©es ?
    Ne poussons ni le bourrichon ni le linge sale à laver ;
    Trouvons plutÎt une solution à ce futur contaminé !

    Tableaux de Vitaly Urzhumov sur https:www.finedininglovers.comarticleworld-full-lemons .

    
    
    
  • Les annĂ©es confinĂ©es

    Les années confinées

    On appelait « les annĂ©es folles », l’insouciance avant la guerre,
    La simplicité combinée avec le siÚcle des lumiÚres.
    Tandis qu’aujourd’hui batifolent les humains dont l’instinct grĂ©gaire
    Les pousse à vivre confinés entre quatre murs de poussiÚre.

    Tableau de Kees van Dongen.

    
    
    
  • Carnet de voyage – 2

    Carnet de voyage - 2

    Mon héritage paternel comme une loupe grossissante ;
    La marguerite Ă  effeuiller qui lui a fait aimer ma mĂšre,
    Quelques mots tendres et éternels sur quatre pages jaunissantes
    De son vieux carnet à feuillets pour ses voyages éphémÚres.

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  • À toute berzingue !

    À toute berzingue !

    Ces merveilleuses mécaniques qui pétaradent de bonheur
    Donnent aux uns l’illusion des ailes, aux autres d’énormes frissons.
    Union d’audace et de panique, la vie est une course à l’honneur
    OĂč nous plaçons tout notre zĂšle dans l’orgueil que nous chĂ©rissons.

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  • Pour la prochaine civilisation

    Pour la prochaine civilisation

    La Terre abrite un carrefour de plusieurs civilisations
    Qui ont bĂąti des pyramides, des temples et des grandes murailles.
    J’en lis l’essor et la bravoure au cours des rĂ©alisations
    Dont le souvenir m’intimide dans ce qui reste de pierraille.

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  • Par Saint-BarnabĂ© et Saint-MĂ©dard !

    Par Saint-Barnabé et Saint-Médard !

    Ils vont s’faire passer un savon et se faire tirer les oreilles,
    Les deux petits anges en retard qui n’ont pas ĂŽtĂ© la poussiĂšre !
    Saint-Barnabé et Saint-Médard vont devoir passer la serpillÚre
    Et gratter du sol au plafond Ă  grands coups de pluies et tonnerres

    (Moralité :
    Pour bien nettoyer vos chaumiĂšres
    Et laisser entrer la lumiĂšre,
    Faites confiance à Saint-Médard
    Saint-BarnabĂ© et O’CĂ©dar !)

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  • La reine de la nuit, chez moi Ă  Sennhof

    La reine de la nuit, chez moi Ă  Sennhof

    La reine de la nuit se cache, lorsque le jour frappe Ă  sa porte,
    Chez moi, derriĂšre mon miroir qui la protĂšge comme un voile.
    Seules subsistent quelques taches de la traüne qu’elle transporte
    Et j’en vois fuser mes tiroirs d’un peu de poussiĂšre d’étoiles.

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  • Mon ballon folichon

    Mon ballon folichon

    Sous ma cloche Ă  fromage, le temps me semble lourd
    Le soleil pĂąlichon ne fait mĂȘme plus d’ombre.
    Sur la mer de nuages, loin des terres en labour,
    Mon ballon folichon s’est Ă©chappĂ© du nombre.

    CoĂŻncidence ou pas, aprĂšs avoir Ă©crit ce texte, j’ai trouvĂ© ce matin dans la forĂȘt d’Eschenberg une carte-concours d’un lĂącher de ballon 🎈 que j’ai renvoyĂ©e Ă  sa jeune destinataire !

    
    
    
  • L’oignon fait la farce

    L’oignon fait la farce

    Allons ensemble c’est parti,
    La cuisine est suractivée !
    Avec nous les macaronis,
    Avec nous la pùte levée !
    Celle qui nous fait tant saliver
    Avec le pùté de campagne
    Et les bouteilles de soda
    Que jamais on ne dénombra
    Tant on a bu dans la montagne !

    Allez, grands et moyens,
    Allez, petits oignons,
    Hachons, hachons,
    Qu’une main sĂ»re
    Mijote les croustillons !

    À chanter sur l’air de la Marseillaise.

    
    
    
  • Le jour neuf

    Le jour neuf

    Pour retrouver mon essence, je sais calmer mes douleurs,
    Je sais oublier mes sens, laisser agir les couleurs.
    Et je laisse ce jour neuf qu’un divin soleil enflamme
    RĂ©veiller l’humain dans l’Ɠuf du plus profond de mon Ăąme.

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  • HĂŽpital – 3

    Hîpital – 3

    Me voilà rentré à la maison.
    Je n’aurais pas cru que ce soit aussi difficile.
    Fabienne et un ami sont venus me chercher en voiture.
    J’avais l’impression que j’allais m’Ă©vanouir Ă  chaque pas.
    Ces trois tout petits trous résonnent trÚs fort.
    Je sais qu’il s’est passĂ© quelque chose en moi.
    Je sens cette intrusion.
    Une violation de propriété.
    AllongĂ© sur un lit, j’arrive Ă  paraĂźtre.
    Mais debout sur mes jambes, je me sens étranger.
    Je me sens arrachĂ©, hors du temps, hors de l’histoire.
    Comme une image qui se serait Ă©chappĂ©e d’un film.
    Comme une feuille qui se dĂ©tache de l’arbre.
    Qu’on me comprenne bien, je ne me sens pas seul au monde.
    C’est comme si mon prĂ©sent n’était plus accordĂ© au monde.
    Comme si j’étais une fausse note.
    Peut-ĂȘtre le temps me redonnera le La…
    Peut-ĂȘtre que je vais devoir rĂ©apprendre Ă  vivre avec un nouveau son.
    Ça m’est dĂ©jĂ  arrivĂ©, ça va faire sept ans.
    Merci Ă  tous pour m’avoir prĂȘtĂ© un peu votre diapason.

    Illustration de Claude Serre.

    
    
    
  • PiĂšce montĂ©e

    PiÚce montée

    La vie c’est comme une maison oĂč l’on rajoute une piĂšce
    Pour chaque ami rencontré, pour chaque amour embrassé.
    L’architecte est sans raison, son plan est d’une hardiesse !
    Je n’ai plus Ă  dĂ©montrer ce qu’il y a entassĂ© !

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  • Le voyage Ă©phĂ©mĂšre

    Le voyage éphémÚre

    Parfois la porte est étroite et le passage fait mal.
    Comme une autre renaissance hors du ventre de ma mĂšre.
    Si ma main est maladroite, il n’y a rien d’anormal
    Car je change mon essence par ce voyage éphémÚre.

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  • 21, rue des souhaits – 1

    21, rue des souhaits - 1

    Cette année je déménage pour une nouvelle vie.
    J’habite rue des souhaits dans la villa « Havana » !
    J’y dĂ©voile un personnage dont les rĂȘves inassouvis
    Transforment tous les jouets en oiseaux de nirvana.

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  • Qui suit un bƓuf n’est pas neuf

    Qui suit un bƓuf n’est pas neuf

    Je suis passé sur le pont neuf
    Avec mon bñton et mon bƓuf.
    Je suis passé sur le pont vieux
    Mais je n’ai pas su faire mieux !

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  • Les fleurs-papillons

    Les fleurs-papillons

    Dans la forĂȘt des papillons, chaque matin c’est le miracle !
    DĂšs que la rosĂ©e s’est posĂ©e sur les jeunes fleurs Ă©panouies,
    Elles se transforment au Parpaillon, elles s’agitent, c’est la dĂ©bĂącle !
    Elles partent se désankyloser sur leurs racines évanouies.

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  • L’atelier des fĂ©es

    L’atelier des fĂ©es

    Dans l’atelier des fĂ©es, chacun est Ă  l’ouvrage.
    On rassemble les fleurs aux plus belles couleurs,
    Iris et coquelicots feront des beaux feutrages ;
    Du rouge pour les robes, du bleu pour les tailleurs.

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  • Le cow-boy des plages

    Le cow-boy des plages

    Loin des plaines de l’ouest, là-bas au-delà des mers,
    Mon joli pur-sang et moi, aimons courir sur les plages.
    Je suis loin de mon foyer, mais le souvenir de ma mĂšre
    Fait battre mon cƓur de feu et mon cheval fait sablage.

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  • La geisha aux trois couleurs

    La geisha aux trois couleurs

    Je l’ai souvent vue assise toute nue sur sa terrasse,
    La geisha aux trois couleurs, rayonnante de lumiĂšre.
    Dans cette pĂ©nombre grise d’oĂč se dĂ©tache sa trace
    Me laissant mille douleurs dans mon cƓur chargĂ© de pierres.

    Ses mouvements en cadence jouent musique dans l’espace ;
    Une expression artistique de figure féminine.
    Regardez quand elle danse, regardez quand elle passe !
    Quand ses bras en élastique jouent la jolie figurine.

    Un sein rond couronnĂ© d’or, un sein lourd aurĂ©olĂ©
    Sous deux épaules au soleil qui en caresse les dunes.
    Au moment oĂč je m’endors d’un esprit « OlĂ©, Olé »,
    Je rĂȘve Ă  ces deux merveilles que je tĂšte sous la lune.

    Quand la geisha se repose, ses trois couleurs se mélangent
    Dans une teinte d’albñtre lumineuse de la nuit.
    Quand la geisha tient la pose, sa peau, blanche comme un ange,
    M’appelle et je dois combattre mes cauchemars de minuit.

    De l’aurore au crĂ©puscule, ma geisha sonne l’accord
    Par les reflets des rayons qui dessinent mille gestes.
    Majuscules ou minuscules ? Le langage de son corps
    Brouille et corrompt mon crayon et mes rimes font le reste.

    Tableau de Fabienne Barbier

    
    
    
  • La danse de pluie

    La danse de pluie

    Ma voisine d’en face est une vraie sirùne.
    DÚs les premiÚres gouttes, elle se déshabille
    Puis, vient sur sa terrasse, apaisée et sereine,
    Sous la pluie qui m’envoĂ»te en pure jeune fille.

    C’est pour moi qu’elle danse nue devant ma fenĂȘtre
    Pour m’aimer en silence sans rien laisser paraütre.
    C’est pour moi qu’elle ondule son corps qui vient de naütre
    Pour m’extraire de ma bulle, je dois le reconnaütre.

    Ces gouttes de plaisir qui glissent sur ses seins,
    Qui mouillent sa plastique, qui perlent aux mamelons,
    Qui ruissellent à loisir jusqu’au creux de ses reins,
    Qui nettoient et astiquent jusqu’au bout des talons.

    Mais lorsqu’elle s’allonge en Ă©cartant les jambes
    Pour jouir de l’extase du flux et du reflux,
    Je crĂ©e une rallonge que l’onde me dĂ©trempe
    Et mon cƓur est en phase et l’amour y afflue.

    Mais lorsque l’arc-en-ciel irradie ses cheveux
    Et que le soleil perce Ă  enflammer son corps,
    Cette danse essentielle s’arrĂȘte sur un aveu :
    J’apprĂ©cie les averses et encore et encore !

    Tableau de Fabienne Barbier