🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.
🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.
-
En attendant le grand Amour

En attendant le grand amour, que faire pour préparer son cœur ?
Faut-il l’entraîner tous les jours aux plaisirs des jeux des garçons ?
Apprendre à avoir de l’humour face aux rires des hommes moqueurs
Qui la titilleront toujours quoi qu’elle fasse de toutes façons…
Le Prince Charmant se fait attendre et Cendrillon, mélancolique,
S’ennuie toute seule sur son lit à force de redessiner
Mille fois la carte du tendre et ses étapes bucoliques
Dans les paysages d’Italie pour une folle destinée.
Mais Cendrillon devient morose car les jours filent et défilent,
Le temps arrĂŞte les secondes dans une attente sempiternelle.
Elle rêvait la vie en rose mais c’est le blues qui se profile
Avec le cœur qui vagabonde dans une triste ritournelle.
Mais soudain, minuit carillonne et, dans l’écho d’un doux mystère,
Un homme dans les ombres opportunes traverse le jardin, masqué.
Elle sourit, son ventre papillonne ; un vent d’amour flotte dans l’air ;
Soudain sous un rayon de Lune… le Prince Charmant est démasqué.Tableau d’Alex de Marcos.
-
L’Épikon et la femme à pois

Quant au problème de l’Épikon… ce devait être un drôle d’oiseau !
Et à propos de la femme à pois… ce devait être alors à la mode !
Sans doute des pois rubiconds entr’aperçus sur les réseaux
Enchéris et vendus au poids de l’autre côté des antipodes…
Ou bien un rêve de l’artiste qui voyageait en Absurdie
Dans quelque pays des merveilles qu’Alice n’aurait pas visité.
Songe ou mirage d’occultiste dont l’esprit s’est abasourdi
Après mille-et-une nuits de veilles frôlant la dangerosité.
Mais si j’en crois ces irruptions d’une Vénus stéatopyge
De la couleur du volatile perché au-dessus de sa toque,
Il s’agirait de corruption qui, sur ses fesses callipyges,
Lui aurait de façon contractile inoculé des gonocoques.Illustration de Roland Topor.
-
Le Tarot Imagerimes
VII Le Chariot
Laureline & LoreleĂŻ

Laureline
J’offre mes cuisses à la lumière du jour pour attirer ton âme
Là où ton cœur brûle d’aimer toutefois sans se consumer !
Je me suis approché la première et je suis devenue ta femme
Pour te permettre d’essaimer en moi tes enfants assumés.
LoreleĂŻ
J’offre mes reins qui sont la force de la nuit pour ouvrir ta voie
Toute droite vers apogée même si le chaos nous attend !
Grâce à moi, tu brandis le torse et je te guide de ma voix
Qui te permet de t’abroger toutes les contraintes qu’on te tend.
Laureline & LoreleĂŻ
Nous nommons ton sceptre « Tendresse » et ta couronne « Reconnaissance »
Nous, tes Reines, te ferons l’amour pour t’insuffler notre énergie.
Car c’est par nous que tu progresses depuis ta deuxième naissance
Grâce à notre polyamour qui devient alors synergie.
Demain, tu n’es plus conquérant mais consacré par notre élan !
Tu ne roules plus sur des routes de pierre mais sur nos corps nus
Que nous offrons au vétéran de l’amour qui va révélant
Notre royaume sans déroute à celles que tu as reconnues.
Yavänor
Et moi, je me sens attiré par votre charme irrésistible
J’ai envie de vous chevaucher à cru pour caresser vos reins
Avec vous je repartirai chaque jour irrépréhensible
Vers chaque expérience ébauchée par vos deux amours souverains !
Laureline, Loreleï & Yavänor
Nous sommes tous d’un même corps : moteur de ton individu,
Cœur qui t’insuffle le désir, âme qui voyage en confiance.
Notre trinité est l’accord auquel nous sommes assidus
Tous ensemble afin d’en saisir le fruit de sa signifiance.
ÏÄMOURÏÄ
L’avenir s’ouvre devant nous et les enfants que nous portons ;
Élysäé, puis Orélion et Laëtïtïa que nous aimons.
À toi qui te mets à genoux devant nous, nous t’apportons
Honneur et force du lion qui va combattre ses démons.Tableau de Maryvon Riboulet
-
Le Tarot Imagerimes
VI L’Amoureux
Yavänor

Encore habillé de mes doutes, je suis placé entre deux feux
L’amour solaire de Laureline, l’amour lunaire de Loreleï.
Ce que je crains, que je redoute, c’est de les perdre toutes les deux
La coupe d’amour qui dégouline, l’épée qui perce mon poitrail.
Laureline appelée la première s’est offerte nue et sensuelle
Sans jamais rien lui réclamer mais en se donnant sans retour.
Elle a apporté sa lumière doublée de prouesses charnelles
Sans cesser de lui proclamer son attachement sans détour.
Loreleï a agi par bravoure car elle se trouvait enfermée ;
Sa première instance incarnée n’eut pas sa liberté d’action
Afin que son âme savoure comment son cœur savait aimer.
Mais si elle s’est trop acharnée, j’en garde toute satisfaction.
Mais trop aimé mon cœur vacille car il ne veut pas renoncer
À l’une comme à l’autre femme, ses deux Vénus complémentaires.
Là où les convenances sourcillent à la bigamie annoncée,
Je leur confesse mon infâme désir d’amour excédentaire.
Or toutes deux à l’unisson me révèlent leur complicité ;
Elles ne sont pas deux mais uniques pourtant dans deux corps différents.
« Ôte de ton cœur ses frissons et aime-nous sans duplicité !
Mais enlève donc ta tunique et laisse là tes différends ! »
J’ôte alors tous mes vêtements pour vivre nu en confiance ;
Je choisis de les épouser ensemble et d’en faire mes Reines.
Je reconnais honnĂŞtement le trouple et sa signifiance
Car personne n’est jalousé mais aimé de façon sereine.
De cet amour naît l’ÏÄMOURÏÄ qui nous a scellé Roi et Reines.
Nous entrons dans un cercle d’or et nous entrelaçons nos corps.
J’aime Laureline et Loreleï dont l’une et l’autre tiennent les rênes
D’un royaume où, conquistador, je suis devenu Yavänor !Tableau de Maryvon Riboulet
-
Le Tarot Imagerimes
V Le Pape
Laureline

La parole ouverte et solaire ; semence, graine, germe et levain.
Le Pape élève sans expliquer l’humain qui se met à genoux.
Passeur de lumière corollaire, de l’amour et du lien divin,
Qu’il relie afin d’appliquer sa bénédiction parmi nous.
Il réconcilie de sa main amants, enfants et voyageurs ;
En laissant la priorité à son cœur qui parle tendresse.
Relie l’invisible à l’humain, éloigne les démons ravageurs ;
Sans faire excès d’autorité, il initie avec adresse.
Il donne sans rien exiger car il n’impose pas sa foi
Il révèle sans rien demander car il ne convertit personne.
S’il le faut, il sait transiger sans polémiquer toutefois
Et fait naître sans le quémander un amour pur qui désarçonne.
Son royaume d’équanimité ne supporte pas de hiérarchie
Car dans ce temple de lumière, l’amour devient égalitaire.
Bonté et magnanimité évoquent sa matriarchie
Et restitue à la première place les âmes pures minoritaires.
Le Pape réalise et transmet ce que Loreleï enfante dans l’ombre
Car sans sa consœur conceptrice il ne saurait rien consacrer
Ni accomplit ce qu’elle promet et qui fait ressorti du nombre
Les âmes cachées réceptrices au règne du Féminin Sacré.
De Laureline à Yavänor, l’initiation a commencé
D’abord par sa coupe tendue puis par l’épée de sa justice.
S’il a souvent perdu le nord, Laureline a su compenser
Son corps, son âme, son cœur fendu par ses intuitions adventices
Quant à son lien à l’ÏÄMOURÏÄ, il est crucial, prépondérant !
Elle célèbre les passages et scelle unions et alliances ;
Règne en duo avec Loreleï dans un royaume cohérent
Où Elle s’exprime avec les sages avec la voix de son silence.Tableau de Maryvon Riboulet
-
Rencontres et complémentarités
Deux races distinctes évoluent, chacune dans son monde parallèle,
Qui ne se croiseront jamais sauf si l’amour ne le permet.
Quand le moment est révolu et que les cœurs se décervellent,
La rencontre peut désormais s’accomplir et se refermer.
Mais ils demeureront disjoints chacun dans son sexe attitré,
Chacun dans son genre de bande avec ses règles et ses combats.
Un jour ils deviennent conjoints par un coup de foudre attirés
Pour faire mille sarabandes et dans le lit, c’est la nouba !
Et puis après, ils se séparent ; la loi des vases communicants
Ne coulant plus de mĂŞme source, ils se retrouvent chacun chez soi.
Parfois la brèche se répare et l’on repart en fornicant
Dans d’autre univers aux ressources bien différentes, ça se conçoit.Illustration de Lorenzo Mattotti.
-
Toute la vérité sur la Lune
Lorsqu’ils sont allés sur la Lune,
toutes les images étaient fausses
Et enregistrées en studio
par un cinéaste fanatique.
La vraie raison qui importune
et met nos soupçons à la hausse
C’est qu’Armstrong comme un bel idiot
s’éprit d’une belle lunatique.
Eh oui ! La Lune est habitée
par des houris en mini-jupes
Dont l’activité principale est
cueillir et vendre des pommes.
Les astronautes invités
pensant qu’on ne serait pas dupes,
Ont préféré se porter pales
et tout biffer d’un coup de gomme.
Après, quelques expéditions
ont eu lieu sans qu’il n’y ait de fuites
Mais les lunatiques se fâchèrent
car les terriens firent les bégueules.
VoilĂ pourquoi en punition,
les missions n’eurent aucune suite
Et les pommes vendues aux enchères
entre Microsoft et Apple.Tableau d’Andrey Boris.
-
Et tout recommencer !
Si je devais recommencer et pouvoir choisir Ă la carte,
Je resterais d’abord heureux comme un poisson dans l’au-delà ,
Puis suivrais la voie romancée que toutes les religions écartent
En optant pour un chaleureux corps de félin au walhalla.
Puisque choisir, c’est renoncer, j’explorerais toutes les pistes ;
Pourquoi pas devenir sirène et rester dans mon élément ?
Puis un ange viendrait m’annoncer qu’il ferait de moi une harpiste
Et me produirait dans l’arène pour un public plutôt clément.
Tour à tour, je m’incarnerais dans tous les animaux du monde,
Jouant plus souvent de gibier que de prédateur sanguinaire.
Sans doute je m’épargnerais la création la plus immonde
Qui fait de la Terre un bourbier au bout de quelques millénaires.Tableau d’Evgeni Gordiets.
-
Le petit prince lunatique
La face cachée de la Lune serait tout envahie de roses
Depuis qu’un certain petit prince y aurait un jour fait escale.
Par quelques graines inopportunes, quelques comètes qui les arrosent
Et des vents solaires qui rincent plus l’aide d’un agneau pascal.
Lorsqu’un jour il est revenu à la demande du renard,
Il a vu les roses éclatées et disséminées dans l’espace
Par la floraison obtenue grâce à trois anges goguenards
Dont les exploits sont relatés par les étoiles en messe basse.
Quarante jours, quarante nuits, on a ramassé des pétales ;
Certains écrits parlent d’un déluge ou d’une inondation florale.
Quoi qu’il en soit, cela ne nuit en rien à l’histoire fatale
Car le prince a trouvĂ© refuge dans une roseraie littorale.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
-
Femmes-fleurs au gré des vents



Par des vents venus d’occident et qui ont traversé les mers,
Des flots de graines immigrantes viennent se chercher un foyer.
Un peu de pluie par accident, un peu de soleil éphémère
Offrent une manne équilibrante qui va les aimer, les choyer.
AussitĂ´t les tiges fleuries, toutes ensemble se mettent en transe
Au moindre souffle ou courant d’air qui leur rappelle leurs origines.
De jour en jour, la soufflerie excite les fleurs Ă outrance
Comme les amours légendaires de cent mille fées sauvagines.
Par des vents arrivés d’orient qui ont franchi les continents,
Des semences d’autres essences vagabondent dans l’air rebelle.
Par ce concours luxuriant, anciens et jeunes s’acoquinant
Nous enrichiront de naissances en femmes-fleurs encore plus belles.Tableaux d’Audrey Kawasaki http:audreykawasaki.blogspot.com201408my-hirari-hirari-show-at-merry-karnosky.html#more .
-
Femmes-fleurs au gré du temps



La jeune fille à peine éclose fleurit un matin de printemps
Humide en perles de rosée, un collier précieux d’eaux célestes
Dont chaque goutte tombe, explose sur ces butineurs s’apprêtant
À goûter son cœur arrosé du nectar dont ils la délestent.
La jeune femme épanouie s’ouvre sous un soleil d’été
Aux abeilles et aux papillons qui vont lui féconder le cœur.
Si au soir elle s’évanouit après de trop longues tétées
À l’aube après son roupillon, elle renaît par l’astre vainqueur.
La femme mûre aux fruits charnus attire oiseaux de toutes sortes
Qui retransmettront à la Terre ses graines d’enfants assumés
Qui, par des chemins biscornus ou par le vent qui les emporte,
Deviendront l’image planétaire de la femme-fleur parfumée.Tableaux d’Audrey Kawasaki https:www.audkawa.com2017 .
-
Ce qu’on nous cache- 2
Tout ce qu’on cache par pudeur et qu’on enterre à contrecœur
Finira-t-il par se savoir quand le moment sera venu ?
Quand se dégagera la lourdeur des bourrages de crânes moqueurs,
Nos maîtres auront-ils le devoir de se confesser sans retenue ?
Mais l’arbre cache la forêt et derrière chaque problème
Se cachent les bénéficiaires car le malheur rapporte gros.
Si la planète déflorée provoque en nous tant de dilemmes,
Elle est la manne nourricière des profiteurs et des escrocs.
Mais pour comprendre la structure de sept milliard d’individus,
Il faudrait un cerveau géant presque aussi grand que l’univers.
Et dans ce bouillon de culture oĂą tout le monde est confondu
Il faudrait, le cas échéant, recommencer tout à l’envers.Tableau d’Andrey Remnev sur https:haskerj.wordpress.com20170225beautiful-nature-and-remarkable-people-the-art-of-andrey-remnevamp .
-
Ce qu’on nous cache- 1
Enfoncé dans le Saint des Saints, profondément entre les seins,
L’information la plus cruciale n’est expliquée qu’aux initiés.
Quel est le pouvoir des vaccins ? Sont-ils puissants ou bien succincts
Pourquoi la protection sociale a-t-elle autant de policiers ?
Les politiciens devenus plus forts que les scientifiques,
Les journalistes chloroformés sous des chiffres soporifiques,
Les vaches maigres revenues du réchauffement climatique
Et les cervelles déformées par le matraquage médiatique.
Moi, j’ai planté dans mon jardin quelques graines d’intelligence
Que j’oriente à la lumière et que j’arrose au quotidien.
J’enlève les faits anodins qui ne demandent pas d’urgence
Et si la vérité première donne ses fruits, je verrai bien.Tableau d’Andrey Remnev sur https:haskerj.wordpress.com20170225beautiful-nature-and-remarkable-people-the-art-of-andrey-remnevamp .
-
Migration piscicole
Les cascades à rebrousse-temps, comme une clepsydre à l’envers,
Saumons, lamproies, truites de mer, remontent le cours des torrents.
Les escaliers à contretemps, depuis la Suisse jusqu’à Anvers,
Voient remonter aux maisons-mères leurs anadromes vétérans.
Hélas, certaines sont trop hautes dans les zones industrielles
Où les eaux chutent de six mètres et empêchent la progression.
Même si les plus costauds sautent, cette barrière préjudicielle
Additionne tous les paramètres pour qu’ils soient en rétrogression.
(The RUG Company sur https:www.therugcompany.comuscustom-bespoke
Les espèces anadromes comme l’esturgeon, le saumon, la truite de mer, la lamproie de rivière ou l’alose quittent la mer et remontent les rivières pour venir s’y reproduire.)Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
-
Printemps cosmique, été comique
Printemps pluvieux, été heureux ? Printemps cosmique, été comique ?
J’ai beau chercher les relations des intermittents paradoxes,
Interroger les valeureux bulletins météorologiques,
Examiner les équations des précessions des équinoxes,
Rechercher dans l’astrologie une logique aux mauvais signes,
Retracer toute la genèse et les péchés qui s’y encroûtent,
Internauter de mon logis les publications Ă la ligne,
J’en ai raté ma mayonnaise et pédalé dans la choucroute.Tableau de Frantisek Kupka.
-
Suspendu au bon vieux temps


La diligence en chrysalide pour prototype en papillon,
Les deux chevaux désattelés, eux, gobent les mouches du coche.
Encore un jour et on valide la dernière mise au postillon ;
Bientôt ils pourront cavaler, ça va marcher, c’est dans la poche !
Le voiturier fait des efforts, il pousse, il geint pour s’extirper.
Les phares sortent en premier puis, le capot et ses verrous.
Voici sorti en contrefort, toutes options suréquipées,
Le bolide que vous réclamiez pour partir sur les chapeaux de roues.Tableau de Esao Andrews.
-
Musique hors chambre
Petite musique des rues dépouillée d’accords dissonants
Pour la simplicité de l’appareil de la jolie compositrice.
J’aime ces notes disparues du folklore polissonnant
Dont l’artiste n’a pas son pareil pour mes délices auditrices.
Je lui propose, Ă quatre mains, de rejouer la partition ;
Elle au violon et moi au cor pour faire un duo en goguette.
Tout en suivant le parchemin des gammes de l’orchestration,
Elle a joui lorsque son corps a suivi mon coup de baguette.Tableau de Constantin Art Paunescu.
-
Incessamment sous peu
On est en train d’éliminer ces fichus effets secondaires ;
Sinon, incessamment sous peu, on vaincra ce virus immonde.
D’abord on va l’inséminer uniquement aux volontaires
Et puis après, sauve-qui-peut, on vaccinera tout le monde !Illustration de Waldemar Von Kazak sur https:designyoutrust.com201509fantastic-illustrations-by-waldemar-von-kozak .
-
Attention, chat peureux !
Nous sommes toujours très surpris quand quelqu’un sonne à notre porte.
Hier, Chanelle fuyait dans l’armoire, aujourd’hui c’est Cherche-Midi.
Alors, contre ce parti pris qui nous fâche et nous insupporte,
J’ai écrit en aide-mémoire « Chat peureux ! » sur notre huis maudit.Illustration de Waldemar Von Kazak sur https:designyoutrust.com201509fantastic-illustrations-by-waldemar-von-kozak .
-
La vérité qui pend au nez
Quand la vérité sort du puits des yeux clairs de son apparence,
Ce n’est pas son nez qui s’allonge mais le bout doré d’un bijou.
Quoi qu’il en soit, par cet appui, je sais faire la différence
Car, lorsqu’il s’agit d’un mensonge, je vois des taches sur ses joues.Photo d’Ethan Gulley.
-
Sous les feux du soleil
Jadis, la climatisation ne courant pas dans les forĂŞts,
Les cerfs se réfugiaient à l’ombre quand les biches étaient en chaleur.
Depuis la mondialisation qui a, tous les bois, déflorés,
On voit diminuer le nombre de ces animaux de valeur.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
-
La roue tourne
Tout ce qui est juché très haut aboutira un jour en bas ;
Ce qui se réclame de droite passera un jour l’arme à gauche ;
Tout ça, c’est de la météo, c’est toujours le même combat ;
C’est la logique maladroite d’un monde toujours en Ă©bauche.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
-
L’atmosphère irrespirable
L’atmosphère que l’homme a créée est devenue irrespirable
Et je suis souvent obligé de chercher des espaces externes
Là où ce qui est agréé n’a pas l’odeur indésirable
Des règles dĂ©biles infligĂ©es par cette sociĂ©tĂ© moderne.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
-
L’âme du lion


Après que le corps du lion renaît en garçon ou en fille,
Le cœur retrouve son chemin à travers le destin de l’âme.
Homme ou femme devient champion et son troisième œil se dessille
Sur les richesses qui, demain, vont lui revigorer sa flamme.Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.
-
Les champignons du 6 août
Dans les amas de pourriture oĂą la haine est en moisissure,
Les synonymes de « tuer » se développent par milliers.
Pour avoir plus de nourriture, on sait appliquer la censure
Quitte Ă aller prostituer son âme et, son cĹ“ur, humilier.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
-
Le tympan de l’Univers
Si j’ai placé mon petit banc sous l’horizon,
C’est pour voir vibrer le tympan de l’Univers.
Si l’écho de nuages apparaît sans raison,
C’est juste un essaim d’anges pour les chĹ“urs en hiver.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
-
Dimanches pour jours de pluie
Les dimanches sous la pluie, j’entends soupirer les anges
Entre les murs des maisons et le clapotis des rues.
Et chaque goutte de pluie est une larme d’un ange
Qui vient bénir les maisons et s’écoule dans la rue.
Les dimanches sous la pluie, j’entends le souffle des anges
Dans cette atmosphère humide surchargée de trop de plaintes.
Alors sous mon parapluie, je participe aux louanges
Avec mes Ă©crits timides que je chantonne en complainte.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
-
Les ocres du Roussillon
Du pourpre au rouge alchimique, les ocres du Roussillon
Teintent mes rĂŞves en orange pour soigner les bleus de l’âme.
Ces couleurs géochimiques tracent en mon cœur un sillon
Dans lequel coule un Ă©trange philtre qui ranime ma flamme.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
-
L’ange déçu
Il ne sait pas comment faire pour accomplir sa mission.
Il a tant sauvé de mondes qu’il se demande à quoi bon ?
Son ennemi Lucifer a donné sa démission ;
Son boulot est trop immonde pour retourner au charbon.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
-
Les voyages holocaustes
Approchez tous ensemble et venez profiter
De sensations immenses et des plus élevées !
Si le voyage tremble, c’est pour la publicitĂ©
Qui entraîne dans la danse d’autres bêtes énervées.
Vous étiez bien modestes, vous serez bien tondus ;
Vous viviez dans des cages, vous en verrez dorées ;
Vous viviez sans conteste, vous serez étendus ;
Soyez prĂŞts ! Le marquage, vous allez l’adorer.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
-
Toutes mes années s’envolent
Toutes mes années s’envolent, emportant mes souvenirs,
Comme de gaies montgolfières d’un voyage sans retour.
Et je suis leur farandole qui s’en va vers l’avenir
Qui devra me satisfaire sans dĂ©lai et dans dĂ©tour.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
-
Ce sein honoré !
Et voici le moment de retrouver ma belle,
Celle qui sur les coussins prodigue tant de délices.
Ah que n’ai-je, maman, goûté la mirabelle
Qui gouttait de tes seins comme un goût de mélisse !
De tes seins nourriciers je n’ai de souvenir
Car leur source n’avait su abreuver l’enfant.
Je me suis fait sourcier pour faire revenir
Cet espoir délavé à ce sein triomphant.
Cette poire magique qui abreuve ma soif
M’avait hypnotisé sur d’images interdites.
Il n’y a rien de tragique si ce n’est cette coiffe
Qui m’a Ă©rotisĂ© aux amours inĂ©dites.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
-
L’enfant du soleil et de la lune
Le soleil est un bon père qui fait croître son enfant
Mais sa mère est à la une dès que le papa se couche.
Toute la journée j’espère que papa soit triomphant
Et dès que je vois la lune, je veux, de maman, sa bouche.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
-
Pensées d’été
Au cœur de l’été aoûtien sous la lumière écrasante,
Les boutons mutent en soleil pour renvoyer sa lumière.
Je ne suis pas béotien de voir ces fleurs séduisantes
Lorsque je prĂŞte l’oreille Ă leurs pensĂ©es coutumières.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
-
Soleil royal
Le soleil est rayonnant dans ce mois d’août estival ;
Son royaume est triomphant d’une chaleur magnanime.
Et mon cœur est résonnant au chaleureux festival
Dont ma personne est l’enfant que son gĂ©niteur anime.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
-
Le roi nu
Je suis nu et sans ressource sur ma petite île déserte ;
Mes sujets sont des poissons, mon royaume est minuscule.
Mais c’est à poil que ma source est toujours la plus diserte
Et j’en glane la moisson depuis l’aube au crĂ©puscule.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
-
Carré de rois
Quand je joue au roi de trèfle, je n’y gagne que des nèfles ;
Quand je joue au roi de pique, je suis un peu utopique ;
Quand je suis roi de carreau, je suis fort comme un taureau ;
Quand je suis le roi de cĹ“ur, je deviens un peu moqueur.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
-
Sous les ponts de Suisse
Sous les ponts de Suisse coulent les glaciers,
Coulent leurs mémoires en flots continus.
Et ces eaux jouissent d’ondes grimacées
Sous ces Ă©cumoires qui les attĂ©nuent.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
-
La sirène du soleil


Je l’ai tellement égouttée de caresses et de baisers
Que le soleil l’a dorée et a dissout ses écailles.
Les tritons sont dégouttés et sont loin d’être apaisés
Mais ma sirène adorée m’a réservé sa médaille.Rappelons-nous que le triton est le mâle de la sirène. Dessin de Fabienne Barbier.
-
Sur les eaux
Afin de ne pas couler sous les eaux environnantes
Je fais un peu de musique sur des paroles dépravées.
Que pourrait-il découler de mes chansons dissonantes,
Si j’en deviens amnĂ©sique et ma santĂ© aggravĂ©e ?Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
-
La voix de la sirène
À écouter les sirènes et leurs voix enchanteresses,
J’ai fini par en voir une qui m’a d’abord écouté.
Puis cette petite reine m’a prodigué des caresses.
J’l’ai sortie de sa lagune après l’avoir Ă©gouttĂ©es.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
-
Sur les flots du réseau
Sur les flots du réseau, je croise de drôles d’oiseaux.
Des dragueuses de mines aux lointains émigrés.
Je plie comme un roseau qui en a plein les naseaux
De ces vents oĂą domine l’air dĂ©sĂ©quilibrĂ©.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
-
Trop chaud sur la planète
Il fait trop chaud ce matin pour aller me balader !
J’ai quand même été au lac mais le soleil m’a brûlé ;
Toute sa chaleur m’atteint et mes pas sont saccadés,
MĂŞme mes photos Kodak en sont sorties ondulĂ©es !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
-
Ma chatte est si petite

Ma chatte est si petite qu’une plume l’amuse
Elle si exigüe qu’elle s’excite au poil !
Elle est même si étroite qu’elle fait vite mumuse
Avec mon petit doigt et tient le cordon du poêle !
Ma chatte est si petite qu’on la mouille d’un geste
Sur le bout de sa queue dans sa petite sieste.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
-
Mon beau château

Mon beau château, roi des forêts,
Que j’aime tes murailles !
Quand par l’hiver, tes tours de guet
Se sont fait tailler le portrait.
Mon beau château, roi des forêts,
Que j’aime tes murailles !
Toi que Noël, blanchit surtout
Sous les belles congères.
Joli château, comme ils sont saouls,
Et tes marmots et leurs nounous !
Toi que Noël, blanchit surtout
Chez les folies bergères.
Mon beau château, tes verts clochers
Et leur belle chapelle.
De ton foie qui ne crie jamais
De la cirrhose aux marseillais !
Mon beau château, tes verts clochers
Se ramassent Ă la pelle !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
-
Les éoliennes du ciel

Se découpant dans l’azur en agitant leurs hélices,
Les éoliennes du ciel sont de la plus belle toile.
Librement dans leur envol, elles goûtent les délices
De la libertĂ© des airs jusqu’au-delĂ des Ă©toiles !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
-
La grenouille aérophagique

Dans son entraînement à ressembler au bœuf,
La grenouille a des crises dures d’aérophagie
Son petit estomac ressemble à un bel œuf
EspĂ©rons que la bĂŞte sera vite assagie !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
-
La Fée tricheuse
Elle triche avec son corps qu’elle farde d’accords.
Elle triche avec son cœur qu’elle ferme au bonheur.
Elle triche avec l’esprit elle est « pas vu, pas pris » !
Elle triche avec son âme, elle étouffe sa flamme.
Elle peint ses cheveux, elle masque ses yeux,
Elle tire sa peau comme une peau tendue.
Elle cache son cou de foulards camaĂŻeux,
Elle étouffe ses rides sous les malentendus.
Elle montre en son cœur de trop belles couleurs !
Courageuse émérite, persévérante itou !
Trop de valeurs tissées pour masquer la douleur !
Loyale et puis honnête ? Pourquoi pas manitou ?
Elle fait des jeux d’esprit mais manque de culture.
Même dans ses écrits elle manque de style.
Toutes ses connaissances tombent en déconfiture,
Elle veut dominer mais se révèle hostile.
Elle a trompé son âme et sa propre personne
Dans un ésotérisme limité à l’élite
De ceux qui la vénère comme une nouvelle Lilith.
Ce n’est pas une femme mais juste une garçonne !Tableau de Fabienne Barbier
-
La dame au soleil, midi, matin et soir
Le matin elle se drape dans son peignoir satin
Et vient sur sa terrasse dire bonjour au soleil.
C’est la cérémonie rituelle du matin,
Un hommage immuable Ă nul autre pareil.
À midi elle prépare une frugale collation
De fruits et de légumes tout gorgés de soleil.
L’appétit lui apporte cette coloration
Qui lui ravit le derme et la plonge en sommeil.
Le soir elle rĂŞvasse dans le soleil couchant,
Elle se fait nonchalante jusqu’à l’apéritif.
Elle égrène ses perles par le nom des amants
Qui ont su satisfaire ses sens copulatifs.
La nuit, elle se transforme, c’est Madame Minuit !
Elle est parmi les ombres et leur montre l’étoile !
Souvent elle se lève au milieu de la nuit,
Mais c’est pour un amant qui fait tomber son voile.Tableau de Fabienne Barbier
-
Haut les seins !
Haut les seins, c’est un Hold-up
Toutes les filles Top-less !
Vous allez faire un Stand-up
Avec vos corps en souplesse !
Demain si vous préférez
Vous enlèverez le bas
Et si vous proliférez
Je quitte mon célibat.
Ondulez un peu des fesses !
Si vous avez un beau cul
Bien sûr, je vous le confesse
C’est moi qui serai vaincu !Tableau de Fabienne Barbier