🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.
🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.
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Juste Ă peine capitaine

Jamais plus on ne demandera quel est l’âge de la capitaine
Puisqu’elle est femme bien avant l’heure à peine nubile, émancipée.
Jamais elle ne débandera, désormais métropolitaine,
D’en reconnaître la valeur, une fois ses doutes dissipés.
Témoin cette jeune captive qui demanda comme faveur
D’être soumise à l’équipage du capitaine jusqu’au mousse
Et qui fut tant et tant lascive que tous, en goûtant sa saveur,
Optèrent contre l’esclavage de lui venir à la rescousse.
Juste vêtue d’un beau tricorne, d’un gilet aux galons dorés
Et d’une grande paire de bottes, elle officiait nue sur le pont.
Et bien que tous avaient des cornes, ils ont néanmoins adoré
L’un après l’autre faire ribote, chacun lui plantant son harpon.Illustration de Milo Manara
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Derrière la fenêtre

Ce soir, je fermai la fenêtre lorsque l’Éternel Féminin
Apparut de l’autre côté comme une vierge immaculée
Tandis que je sentais renaître un membre jusqu’alors bénin
Par la magie de sa beauté et sa venue miraculée.
J’ouvris tout en remerciant Dieu et le Diable et tous les saints
En promettant de l’honorer et de l’aimer comme il se doit.
Elle le fit en appréciant, sa main plongeant dans mon bassin,
Mon sexe tout revigoré par le petit bout de ses doigts.
Je me suis ainsi réveillé debout, tout nu, me masturbant
Devant ma voisine affolée qui avait besoin de s’asseoir ;
Choquée autant qu’émerveillée de l’onanisme perturbant
Mais après l’avoir raffolé, elle promit revenir ce soir.Tableau de Fernando de la Jara
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LaurelĂŻne
Laureline et son renard

C’était en août, la nuit tremblait d’un silence lourd,
La fenĂŞtre ouverte sur un monde immobile.
Elle, pensive, un bras autour de la fourrure,
Tient ce renard comme un secret, contre sa hanche nue.
« C’est fini, Maryvon », murmure-t-elle sans se tourner,
La parole tombe, nette, comme un couperet.
Et dans ce geste lent où l’on se rhabille,
Chaque seconde paraît une éternité.
Au mur, un voilier s’enfuit dans la grisaille du cadre,
Tandis que le foyer, éteint, garde son vert mutique.
L’instant flotte, fragile, dans le battement de son cœur,
Comme si l’horloge elle-même hésitait à avancer.
Puis, la fourrure glisse, écho d’un souvenir fauve,
Un soupir se perd dans l’air tiède de l’été.
Et la chambre, à nouveau, se replie sur son mystère,
Laissant Maryvon seul face à l’ombre d’un adieu.Tableau de David Inshaw sur https:www.davidinshaw.netgallery.html .
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Au cĹ“ur des Ă©toiles – 2

Un jour je quitterai ce corps qui retournera Ă la terre ;
Ma vie sera délimitée un peu comme un très long métrage.
Existerait-il un raccord dont jouirait un dieu légataire
Avec des droits illimités concernant son propre arbitrage ?
J’imagine une gardienne d’âmes qui collectionne chaque vie
Dont elle capte la substance une fois son contrat échu.
Une très grande et jolie dame qui assurerait le suivi
Et l’entretien des existences fors le tri des anges déchus.
Mon ADN étiquetée comme un code-barre complexe
Scanné dans le sein de ma mère, sans doute déjà enregistré,
Indique ma rétiveté lorsque je me montre perplexe
Ainsi que mes pensées amères afin de les administrer.
Va-t-elle tirer le meilleur de moi-mĂŞme pour le conserver
Et développer ses tanins pour l’affiner encore une fois ?
Me voici reparti ailleurs comme cobaye Ă observer
Dans un nouveau corps féminin pour tester encore ma foi !Tableaux d’Oleg Shupliak sur https://arts.center/uk/OlegShupliak .
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Au cĹ“ur des Ă©toiles – 1

Étrangement le feu du ciel, l’air et la terre
Ont occasionné l’eau qui a donné naissance
À la vie sur la Terre, d’abord élémentaire,
Qui a évolué en toute connaissance.
Les formes naturelles du monde minéral
Se retrouvent empreintes au monde végétal
Qui nourrit l’animal par l’apport céréal
Qui sustente l’humain par son lien génital.
Et la femme Ă son tour un jour devient enceinte
Et l’univers recrée en son sein son histoire.
Mille milliards d’étoiles dans la cellule sainte
Se fondent dans le cœur de l’enfant transitoire.Tableaux d’Oleg Shupliak sur https://arts.center/uk/OlegShupliak .
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Du cĹ“ur des Ă©toiles – 2



Je peux comprendre que mes atomes sont forgés au cœur des étoiles ;
Je peux comprendre que ma vie est entretissée d’énergies ;
Quant à comprendre les fantômes des défunts qui mettent les voiles,
J’ai peine à saisir la survie des faisceaux d’âmes en synergie.
« Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ! » dit Lavoisier.
Tout serait cycles sur la Terre et révolutions dans l’espace.
Si tout se produit en secret est-ce pour que vous vous pavoisiez
Ă€ croire en un dieu salutaire pour expliquer ce qui se passe ?
Que les atomes savent-ils de leur destin moléculaire ?
Que les cellules savent-elles de leur destination finale ?
Sans doute suis-je versatile et mes réflexions spéculaires
Issues d’idées accidentelles qui cherchent l’âme originale.Tableaux d’Oleg Shupliak sur https://arts.center/uk/OlegShupliak .
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Du cĹ“ur des Ă©toiles – 1



Étrangement il est un monde où la lumière fait frontière ;
On y vit dans l’immatériel, on y meurt afin de renaître.
Là -bas les dieux tissent des ondes de prototypes de matière
Pour un destin caractériel où nous allons nous reconnaître :
Aussitôt atteint les confins, naît la substance dans un éclair
Qui fabrique étoiles et planètes dont quelques-unes seront fécondes
Et réitèreront sans fin à l’aide du feu et de l’air
Mêlés à la terre jeunette la proto-mère rubiconde.
Quelques millions d’années encore pour sculpter les formes de vie
Après de multiples expériences dans une biosphère amène
Où se creusent au pied des accores d’une mer fertile et ravie
Des enfants dont la variance procréera la nature humaine.Tableaux d’Oleg Shupliak sur https://arts.center/uk/OlegShupliak .
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Copains comme poisson-chat

Comment vivre d’amour et d’eau fraîche entre un poisson et un chaton
Lorsqu’il semble contre nature d’unir ces familles ennemies ?
Le chat se montre assez revĂŞche Ă se tremper les ripatons
Quant au poisson, si d’aventure il sort de l’eau, il en frémit.
Alors copains comme poisson-chat c’est comme croire qu’une sirène
Pourrait aimer son matelot autrement que dans son assiette.
Mais seul Lucifer s’y pencha et Dieu tira vite la sirène
Et cet accouplement ballot finit au fond d’une oubliette.Tableau de Jean Metzinger
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La nuit de la sirène

Ayant chanté toute la journée, le chant de la sirène fond
Dans la nuit noire et étoilée d’une petite mort trop brève.
Mais le marchand dans sa tournée de sable d’un sommeil profond
Lui permet de se dévoiler dans le cœur du dormeur qui rêve.
Et dans mes rĂŞves, je la sens, la douce caresse de velours
D’une voix qui vient et m’enveloppe dans la capture de mes songes.
Et cette douleur, j’y consens car l’esprit devenu balourd
Cède à celle qui développe sa vérité comme un mensonge.
Mon cœur me crée des insomnies pour résister à la charmeuse
Mais j’y succombe au petit jour – quel oubli stupide et bénin !
Je n’émets nulle calomnie du fond de mon âme dormeuse
Car j’y succomberai toujours ; c’est mon idéal féminin.Tableau d’Auguste Raynaud
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L’étoile féminine

Elles jouent aux réseaux neuronaux d’une manière chamanique,
Reliées aux quatre éléments, les membres prolongés de dendrites.
Et par le plexus coronal lié à l’âme océanique,
Elles reçoivent en supplément la mémoire de l’eau circonscrite.
La femme faible et singulière n’est qu’une toute petite parcelle
Mais ensemble et reconnectées, elles sont le cinquième élément ;
Celui qui transmet la lumière du grand amour universel
Que chaque homme peut collecter auprès d’elles……intellectuellement
…perpétuellement
…rituellement
…sexuellement
…spirituellement.Photo d’Anzheld
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Angélina

Les étoiles en tombent du ciel : Dieu et ses anges sont des femmes !
Les hommes en consternation n’ont plus d’ seins à qui se vouer.
Les phallocrates superficiels trouvent cette révélation infâme
Et les prêtres en prosternation ont tous les boules sans l’avouer.
Finalement quelle justice ! Dieu est Divinité Sauvage
Qui aux hommes a donné ses filles pour les aimer les unes les autres.
Mais plutôt qu’ils s’y convertissent, ils ont réduit en esclavage
Ces productrices de famille sur lesquelles ces messieurs se vautrent.Photo de charme vue sur https://sacredcharm.tumblr.com
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Vache de séchage


Bien que ces vaches de séchages m’aient essoré bien des regrets,
Je dois sans cesse faire lessive pour essuyer tous mes échecs.
Mes réussites sont au lavage, heureusement grâce au progrès
Et sa vitesse dépressive, j’aspire au nettoyage à sec.
MĂŞme si je devais repasser toute ma vie Ă ressasser,
Je passerais au savon noir mes tâches les plus difficiles.
Mais à force d’outrepasser trop de lavages entrelacés,
J’aurais des trous dans ma mémoire et des traces indélébiles.Photos de Helga Stertrel
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Cahots et chaos

Monter l’allée de La Valette, dévaler les rues parcourues,
Descendre chaussées et venelles, dégringoler les escaliers…
Par le Moulin de La Galette et ses artistes disparus,
J’appose ma touche personnelle avec mes rimes folles à lier.
Monter la gamme à Montparnasse, descendre d’un ton albacore,
Grimper jusqu’au septième ciel ou tomber de plus en plus haut…
Et qu’enfin je décadenasse tous mes os encore et encore
À parcourir ce démentiel monde de cahots en chaos !Photo des Balcons de La Vallette à Malte par Ournextflight
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Au bon vieux temps du paradis


En ce temps-là , folles déesses, vénus en herbe, étaient à moi !
Moi, le jardinier à tout faire, créateur du jardin des dames.
Pour améliorer mes prouesses, j’avais deux apprentis au mois :
Le premier nommé Lucifer, le deuxième s’appelait Adam.Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.
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Féminines et plurielles
Pour végéter en ce séjour, boire la coupe jusqu’au calice,
Installez sur la mezzanine quelques végétaux sensoriels.
Arrosées quatre fois par jour avec amour, avec délice,
Les fleurs deviendront féminines quand elles passeront au pluriel *.* Comme Amours Délices et Orgues. Tableaux de Vincent Van Gogh.
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La rhétorique genevoise
Lorsque Geneviève et Françoise s’échangent leurs petits secrets,
Une étrange chose se passe dans l’éternité éphémère.
La rhétorique genevoise cultive ce bagout discret
Qui fait se fondre dans l’espace et les paroles et les commères.Tableau « Méditations genevoises » 1934 de Jean Viollier.
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Ce Mozart qui nous bassine
Mozart est devenu bizarre depuis qu’il joue de la techno !
Et lorsqu’il passe à la télé, il est drôlement maquillé !
Pour moi, il n’y a pas de lézard, on nous prend pour des pèquenauds ;
Un jour on va nous rĂ©vĂ©ler que sa musique est torpillĂ©e.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Les filles du bord de mer
Elles étaient chouettes les baigneuses qui s’en allaient batifoler
Avec leurs maillots Ă rayures dans leurs cabines assorties.
Elles n’étaient pas dédaigneuses à se faire fariboler *
À l’abri des quatre encoignures et sur leurs bouées, amorties.* Certaines se laissaient troufignoler mais ça, je n’ai pas le droit de le dire.
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La patinoire aux idées noires
Pour échapper aux idées noires pareilles à ces taches d’encre
Qui s’étalent sur le miroir des eaux dormantes des marais,
Le printemps, sur la patinoire, prochainement va jeter l’ancre
Qui fracassera le mouroir auquel l’hiver est amarrĂ©.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le vieux puits
Le puits a perdu la mémoire, il a mélangé ses histoires.
Pour lui, vérité ou mensonge ont échangé rêves et songes.
Alors les fées ont dédaigné de continuer à s’y baigner
Et, au propre comme au figurĂ©, son cĹ“ur de pierre s’est fissurĂ©.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Ça batifole !
Ils n’ont pas compté les années, leurs journées sont toutes emmêlées,
Les jours heureux, les jours moroses, les années sages, les années folles.
Les volatiles basanés, les oiseaux rouges de sang-mêlé,
Les flamants blancs, les flamants roses, toute la journĂ©e batifolent.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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L’offrande de la lumière
Oublions les courses ardues pleines de bosses et de virages
Qui nous ont lancés aux confins de nos limites et nos frontières.
Après un an de pas perdus dans la galerie des mirages,
Que la lumière du jour, enfin, nous soit dĂ©livrĂ©e tout entière !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Grandir ou mourir
La pauvreté est-elle un choix comme le prétendent les riches ?
Ceux qui le croient sont dĂ©jĂ morts puisqu’il faut grandir ou mourir.
Si l’opportunité m’échoit de choisir l’honneur ou la triche
Je n’aurai pas un seul remord Ă me contenter de m’ouvrir.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Feu de nous
Nous sommes toujours fascinés par la matière flamboyante
Qui forme le tissu vivant du feu ardent qui nous rappelle
Nos vies passées déracinées par nos conquêtes foudroyantes
Mais qui vont toujours de l’avant pareilles Ă ces flammes rebelles.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La lecture secrète
Que lirez-vous ce soir dans votre intimité,
Pour un rĂŞve exotique, le chat sur les genoux ?
Une pudique histoire à l’unanimité,
Ou un livre Ă©rotique excitant le minou ?Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Couleurs du soir, bonsoir
Toutes mes pensées dégringolent parmi les marches d’escaliers
Et se perdent dans les ruelles comme ruisselant de douleurs.
Mon cœur s’en va dans les rigoles vers un amour hospitalier
Qui pansera ses plaies cruelles dans ses lumières et ses couleurs.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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L’évasion du temps
Le temps est un fleuve tranquille qui coule sous des milliers d’arches
Et chaque arche est une occasion de faire de nouvelles expériences.
Encore aujourd’hui je rempile, je me rengage et je marche
Vers cette prochaine Ă©vasion oĂą m’entraĂ®nera ma conscience.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le rĂŞve coquelicot
Ils m’ont ébloui cette nuit dans une explosion de couleurs
En rouge satin et rubis, en pourpre haussé de vermillon.
Ça m’a pris autour de minuit par une lune sans douleur
Qui se cachait chez Anubis avec abeilles et papillons.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Les candides ratons
– La petite mignonne lĂ -bas, ne serait-ce pas la fille Ratonneau ?
– Ratonneau ? Le blanchisseur ?
– Il n’est plus blanchisseur, il a ouvert une savonnerie avec sa sĹ“ur !
– Sa sĹ“ur, ce n’est pas la Grande Ratounette ?
– Tout Ă fait, elle en aura rendu heureux plus d’un…
– Et moi donc…
– Elle avait une sĹ“ur très mignonne, je crois…
– Ratounique, tu parles si je m’en souviens !
– Et celle qui se baigne dans la rivière, tu la connais ?
– Laisse tomber, c’est Ratatinette, elle ne vaut rien au pieu.
– Tiens, lĂ -bas, en train de laver ses patates, c’est Ratatouille !
– Elle a un sacrĂ© beau corps, la Ratatouille, je la goĂ»terais bien…
– Ah ! Ratatouille, c’est bien la meilleure !
– Ă€ propos, ta femme va bien ?
– Oui merci, Ratatonne m’a donnĂ© quatre beaux enfants, hier !
– Ah la famille, c’est bien ensemble qu’on se lave le mieux !
– C’est bien de parler un peu, ça resserre les liens.
– Finalement s’il n’y avait pas toutes ces femelles, on n’aurait plus rien Ă dire…
– Tu as raison ! Dis-moi, ce ne serait pas Rat-Ă -Poil qui arrive lĂ -bas ?
– Oui, c’est bien lui.
– Alors il vaut mieux que je me tire vite fait, j’ai couchĂ© avec Rat-Ă -Poilette !
– Fais vite, il vient par ici !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le Prince des airs
Au matin, le Prince des airs, prend son bain dans le ruisseau.
La nature le baptise et lui accorde ses ailes
Pour survoler les déserts, atteindre les arbrisseaux
Et sans autre convoitise que le servir avec zèle.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Croisement de vies
Les ponts sont des croisements de plusieurs vies personnelles ;
Un destin qui nous déroute, un avenir qui s’écoule.
Parfois très courtoisement, l’existence se renouvelle ;
Nous prenons une autre route et le bonheur en dĂ©coule.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Les nuits rouges
Quand la lumière s’enfuit dans un murmure amoureux,
Le soleil déshabillé plonge sous les couvertures
Des profondeurs de la nuit dans un coucher langoureux
Et ses rayons babiller tout empourprĂ©s de peinture.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Les arbres d’eau
Parmi tous ces arbres d’eau qui tourbillonnent sans cesse
Mes pensées tournent en rond et sont aspirées au fond.
Qui me donnera l’espoir de retrouver ma princesse
Et me fera remonter et atteindre mon colophon ?
Colophon : au sens propre, faĂ®te, sommet ; au sens figurĂ©, couronnement, achèvement.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.