🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.
🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.
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La sirène en gestation

Combien de temps mettra la femme, née humaine, pour devenir
Une sirène de plein droit, jolie queue et crinière blonde ?
Certaines en meurent, c’est infâme mais elles n’ont pas pu parvenir
À métamorphoser l’endroit qui soi-disant fait tourner le monde …
Qu’elles aient un cul ou une queue, voilà ce que l’homme incrimine !
Un cul pour capter les regards, une queue pour capter l’attention.
Entre peau douce et derme aqueux, l’une et l’autre nous illuminent,
Nous rendent idiots, un peu hagards, avec de mauvaises intentions.
Alors pourquoi se transformer en sirène et risquer sa vie ?
Pardi ! Pour l’immortalité avec la jeunesse éternelle !
Mais elles doivent se conformer sous peine d’être poursuivies
À traquer en totalité l’homme dans sa faiblesse charnelle.
Le sang des hommes, bonne chère, nourrit mes songes de cristal,
J’entends la vague qui s’énivre aux chants secrets des origines,
Je me confonds avec la chair et dans la transe minérale,
Je deviens l’onde qui délivre aux vents ses vérités marines.Tableau de Anna Bezklubaya.
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Une pensée pour Neptune

Lundi, je chante sous la Lune, ma voix est douce et opportune ;
Mardi, je chanterai pour Mars, pas seule mais avec mes comparses ;
Mercredi, au tour de Mercure et ce n’est pas une sinécure ;
Jeudi, me voici, Jupiter, je chante pour toi en solitaire !
Mais lorsque vient le vendredi, Vénus alors me contredit ;
Elle dit que mes chansons d’amours relèvent d’un sens de l’humour.
Les marins ayant terminé mangés, gobés, exterminés,
C’est inscrit dans mes chromosomes : je suis une mangeuse d’hommes.
Heureusement le samedi, j’ai oublié ce qu’elle a dit
Et je m’en remets à Neptune dont me vient ma bonne fortune
Depuis qu’issue d’une pensée, il m’a ainsi récompensée
En me donnant une voix de charme comme on donne le choix des armes.
Sous les marées qui me traversent, je garde en moi l’élan premier,
Une vibration universelle, mémoire ancienne des océans.
Je chante encore à l’invisible, le dieu caché dans son palais,
Qui me confie l’écho des mondes, gravé au creux de mes poumons.Tableau d’Eduardo Bolioli sur https:clubofthewaves.comsurf-artisteduardo-bolioli .
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Les Planètes
Le verbe de feu

Lilith
Je marche sur Mercure aux déserts embrasés,
Mes cheveux sont des flammes et mes yeux des abîmes.
Je grave sur le sol des cercles enflammés
Et je tiens dans mes paumes des serments trop intimes.
Je suis la messagère au verbe incandescent ;
Mon souffle est un métal, ma langue est une lame.
Je frappe les silences d’un rythme compatissant
Et mes cris retentissent comme mes états d’âme.
Je t’enlace de pluies de laves et de larmes ;
Je déchaîne des vents plus vifs que le tonnerre.
Je suis flèche de nuit, je suis l’éclat des armes
Et tous mes pas crépitent comme un feu sur la terre.
À genoux sur Mercure, je dresse mes oraisons ;
Je commande aux planètes, aux ombres et aux étoiles.
Je règne sur l’instant, hors du temps, hors saison,
Et j’écris mes édits qui me gonflent les voiles.
Je suis Lilith la Noire, l’astre aux ailes invisibles ;
Je porte le secret des abîmes et des cieux.
Nul ne me retiendra dans ses chaînes infusibles
Car ma loi est le feu, mon royaume et mon Dieu.
Yavänor
Bien que tu coures vite, j’ai capté ta lumière
Dans l’ombre qu’un passé essayais de maudire.
Je t’ai cherchée longtemps depuis l’heure première
Où dans mon corps meurtri, je t’ai entendu dire :
« Courage Yavänor ! Cette épreuve est cruelle
Mais ce n’est qu’une étape vers ta transformation !
Je te donne l’énergie de mon flux menstruel
Qui se mêle à ton sang pour ta transmutation ! »Illustration de Ledal.
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Les Planètes
Le Souffle des Ailes Jumelles

👩🏻‍🦰 Laureline – La parole intérieure, souffle solaire
Je trace dans l’azur du Soleil sa parole ;
Mon verbe est étincelle, une flèche en voyage.
Je déploie de mon cœur la frêle banderole
Où brûle la pensée qui fuit dans mon sillage.
Je porte dans mes mains le message enflammé ;
Je transmets ton désir au-delà des confins ;
Je deviens messagère, amante désarmée,
Qui sème dans ton âme une attente sans fin.
👩🏻 Loreleï – Les rêves parlants, langage secret
J’incline mes reflets vers les songes intimes ;
Je recueille en mon sein les mots tombés du ciel.
Je tisse les échos des rivières sublimes
OĂą ta voix devient vague et ton souffle essentiel.
Je parle en langue d’ombre et de douce marée ;
Je fais naître le rêve au bord de ton sommeil.
Mon silence devient un tissu chamarré
Qui garde tes secrets sous son voile vermeil.
👩🏻‍🦰 Laureline & 👩🏻 Loreleï
À deux, nous sommes flux, équilibre eau et feu,
Un souffle en deux couleurs, une seule vibration.
Nos voix se font miroir dont personne ne veut
Entendre le vif-argent de sa propagation.
Ô Yavänor, reçois nos quatre ailes jumelles ;
Mercure est notre feu, Mercure est notre chant !
Nous gravons sur ton front ses runes éternelles
Et dans ton cœur ardent, nous versons notre sang.
Yavänor – Le messager intime
Je reçois le message car il m’est adressé,
Gravé par Lilith même et en lettres de feu.
Il me parle de vous et y apparaissez
Comme filles légitimes, égales selon son vœu.Illustration de Ledal.
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Valentine au bain
Quand Valentine plonge nue dans l’eau noire du bain de minuit,
Elle rit comme si la fraîcheur lui paraissait indispensable
D’autant que la belle ingénue, perverse de jour comme de nuit,
Mime le geste du pĂŞcheur cherchant la moule dans le sable.
Mais que Valentine est jolie lorsqu’elle est ainsi transformée
Par l’eau de la claire fontaine aussi noire que ses envies !
Malgré le miroir malpoli qui renvoie son corps déformé
Et qui nous masque l’incertaine câlinerie qui la ravit.
Valentine reviendra vite, au cours de la semaine prochaine
Car elle a pris goût au plaisir de se baigner nue dans l’eau fraiche.
À minuit afin qu’elle évite d’être surprise sous le chêne
En train d’éveiller les désirs d’un importun plutôt revêche.Tableau de Prisque sur https:www.artmajeur.comprisque .
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Le choix de la reine
Si j’étais Roi, choisir ma Reine ne me demanderait pas d’effort ;
J’organiserais un tournoi d’échecs entre les prétendantes.
Celles qui jouent de façon sereine ne me seront d’aucun renfort
Sauf celle qui, par son jeu, sournois se montrerait condescendante.
Cette sournoise qui cache son jeu, mĂŞme si son but est malveillant,
Possède les qualités requises pour gouverner à mes côtés.
Condescendante, je le veux envers les flatteurs attrayants
Qui ont la nature requise pour mégoter et ragoter.
Trop bien ? Parfaite ? Ça m’est égal puisqu’après tout je suis le Roi !
Trop bien, trop pleine de tendresse… Ailleurs elle pourrait cavaler !
La parfaite serait un régal mais après le choix reste étroit
Car ni suivante et ni maîtresse ne pourraient jamais l’égaler.Tableau d’Olga Glumcher.
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Louve parmi les loups
Parmi les loups, la femme est louve mais une louve inspiratrice
Qui guide le chef de la meute vers les territoires de chasse.
Parmi les coqs, la femme couve la descendance initiatrice
Qui part à l’aube et se rameute quand soleil et nuit se pourchassent.
Parmi les loups, la femme est mère qui transmet force et tradition
Ă€ ses filles qui, Ă leur tour, orientent les fils de la horde
Parmi lesquels elles énumèrent toutes les âmes en addition
Sur la Terre et ses alentours, partout où son peuple s’accorde.Tableau de Jeanne Saint Chéron sur www.jeannesaintcheron.com .
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Au cœur du rêve et sa raison




Aux toutes premières secondes du rêve qui commence,
Le parfum de l’oubli inhibe la conscience.
Le cœur et la raison débutent une romance
Qui les entraîne alors loin de toute science.
Au pays des envies, fantasmes inassouvis,
Évolue leur croisière en pleine absurdité.
Ici, tous les possibles, les désirs assouvis,
Ont droit à l’existence en toute validité.
Le rĂŞve se poursuit au fur et Ă mesure
Que montent les étages jusqu’au siège de l’âme.
Ici, tout est permis, surtout la démesure
Qui fait briller l’espoir dans une grande flamme.
Aux toutes dernières secondes du rêve qui prend fin,
Le corps sonne l’appel et réclame la veille.
Le cœur et la raison reviennent des confins
D’où ils ont rapporté mille-et-une merveilles.Tableaux de Michael Bergt.
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Trompette d’or
Mon chemin monte depuis l’enfance et j’en pensais voir le sommet
Mais il s’éloigne à l’horizon à chaque étape de ma vie.
Pente douce à l’adolescence, puis raide dès que je commets
L’erreur d’sortir de ma prison d’un coup d’audace inassouvie.
Après c’est le cercle infernal du travail et du rendement
Et je suis rivé sur les rails d’une attraction où je gravite.
Le parcours devient machinal, j’obéis aux commandements
Et le cœur bat dans le poitrail plus fort et de plus en plus vite.
Alors j’ai sorti ma trompette, une corne d’or de détresse,
Et j’ai soufflé pour mon salut quel qu’en soit le prix à payer.
S’est levée une grande tempête qui m’a projeté loin du stress
Et mon circuit s’est dissolu sur la voie des gens réveillés.Illustration d’Anna Octavianovna.
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L’école des voleurs – 1


Un jour, il faut quitter le nid et affronter la peur du vide ;
Assurer sa propre survie en volant de ses propres ailes.
Mais la nature est un génie qui t’a donné un cœur avide
De convoler toute ta vie accompagné de ton oiselle.
Bien sûr, aujourd’hui le progrès a changé la régulation
De l’état et l’économie – qu’il ne suffit plus de voler.
Les hommes ont atteint le degré de la super population
Et ne vivent en autonomie que ceux qui peuvent nous survoler.Tableaux de Lisa Aisato sur https:www.boredpanda.comsurreal-illustrations-lisa-aisato?media_id=3057426&utm_source=pinterest&utm_medium=social&utm_campaign=organic .
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Peins-moi le bonheur !



Juste avant l’âge de raison, ma petite fille innocente
Peignait les murs de la maison avec des couleurs florissantes.
C’était un rayon de soleil d’une joie épanouissante
Qu’elle conserva encore pareil lorsqu’elle fut adolescente.
J’espère qu’il lui arrivera un petit ange barbouilleur
Qui, de bonheur, colorera sa maison d’oiseaux gazouilleurs.
Non pas par esprit de vengeance mais pour perpétuer l’avantage
De nos gènes inclus dans l’engeance qui enrichit notre héritage.Sculpture de Karen Löwenstrom sur http:karen-loewenstrom.degalerie .
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Insaisissables jour et nuit


Quand l’aurore étend ses draps d’or entre ses bras incandescents,
J’aimerais pour la soutenir me consumer de son amour.
Hélas, à cette heure-là je dors et seul dans mes rêves descend,
De sa chaleur, le souvenir d’une jouissance au point du jour.
Quand le crépuscule dérobe le soleil derrière l’horizon,
J’aimerais retenir son voile pour l’épouser toute la nuit.
Hélas, je ne retiens de sa robe rien qu’un évanescent tison
Et quelques poussières d’étoiles qui s’obscurcissent après minuit.Tableaux de Serena Malyon.
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La transmutation du jour



D’abord une ombre se profile et soudain l’aurore paraît
Comme un enfant qui vient de naître et pousse son rayon sacré.
Tout doucement la chlorophylle sur les feuillages transparaît
Où la rosée peut se permettre d’égoutter ses perles nacrées.
Puis, une forme se dessine en robe de brume ouatée
Et toutes les fleurettes éclosent pour écouter le chant de l’aube.
Coquelicots et capucines s’ouvrent et se mettent à miroiter
La pleine lumière qui explose et unit tout ce qui l’englobe.
Enfin la déesse apparaît, fille du ciel et de la Terre
Et Mère Nature lui fait la cour par tous les sujets de sa flore.
Tandis que la nuit disparaît dans une fugue involontaire
Et le premier oiseau accourt, costumé comme un mirliflore.Tableaux de Pablo Tobar Henry sur https:tardecroaste.wordpress.com20110808pablo-tobar-henry-guatemala .
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Les lunes jumelles



Ce matin, la Lune nouvelle accouche d’un premier croissant
Si fin qu’il cercle son visage comme une main voluptueuse.
Ce soir, la nuit se renouvelle autour de l’astre en défroissant
Les étoiles dont le balisage ouvre la voûte tumultueuse.
Ce matin, la Lune gironde se divise en deux hémisphères
Et deux déesses en émergent pour en partager l’atmosphère.
Les terres du nord, les plus fécondes vont apprendre à s’en satisfaire ;
Les terres du sud se submergent et là -bas, c’est une autre affaire.
Ce matin, les Lunes gibbeuses s’enlacent, s’entourent et s’embrassent
Dans les bras de la galaxie ainsi prénommée « Voie Lactée ».
Mais les deux lunes, un peu flambeuses, à force d’éclats et de grâces,
Retombent en apoplexie et vont bientôt se rétracter.Tableaux d’Aziza sur https:www.asiza.ca .
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Bipolaire
Ô partie cachée de mon âme, tapie à l’ombre de moi-même,
Qui vient toujours pour m’inspirer ce que jamais je n’ose faire !
Qui sait par des manœuvres infâmes me prouver ô combien je m’aime !
Jamais ne te remercierai de m’avoir rendue bipolaire !Tableau de Rafal Olbinski.
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Poupée découpée
Par l’effet kaléidoscopique des règles obscures de l’optique,
Voici sur verre, découpée, l’illusion d’une jolie poupée.
L’audace fantasmagorique de l’eau plate – mais allĂ©gorique –
Produit un art entrecoupé qui ne manque pas de toupet !Photo de Hamza Lafrouji.
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Le sacre du printemps
Tandis que sur notre hémisphère nous célébrons l’heure de l’automne,
De l’autre côté de la Terre, c’est le printemps. Ça vous étonne ?
Ainsi l’équinoxe se danse à contretemps sur la planète
Avec le temps, tout en cadence, au rythme des marionnettes.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le sacre de l’automne
Lorsque leurs mains eurent caressé l’astre du jour en abondance,
Elles en firent provision dès que l’automne fut annoncé ;
Et le soleil leur adresser ses rayons de correspondance,
Qu’elles cueillirent Ă profusion avant d’y bientĂ´t renoncer.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Par les chemins de traverse
Dans ma cafetière fêlée qui carbure au marc de café,
Je pars souvent Ă la recherche de routes qui vont nulle part.
Par son couvercle descellé, les cheveux au vent, décoiffés,
Je cours les chemins de traverse en cas de blues, et ça repart !Dessin de Marie Desbons.
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Le village hermétique
S’il est des prisons à l’envers où l’on vous empêche d’entrer,
C’est qu’on a peur de vos idées qui bousculent l’établissement.
Moi, on m’a traité de pervers, de pornographe excentré,
Sans cesser de m’intimider par des jours de bannissement.Dessin de Barbara Issa Wagner.
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G.P.S., mon Grand-Père Spirituel
Grande est l’ouverture du cœur lorsque mon âme se connecte
À mon Grand-Père Spirituel qui parle au creux de mon oreille.
Étourdissante est la liqueur dont son esprit fait la collecte
D’enseignements perpĂ©tuels qui sont Ă nul autre pareils.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La spirale féconde


Il n’y a jamais eu d’origine, il n’y aura jamais de fin
Et si Dieu a créé le monde, c’est la seule règle qui convient.
La verge est l’onde masculine, la vierge est l’écho féminin,
Tout ça, c’est la vie vagabonde qui naît, qui meurt et qui revient.Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.
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Les sentinelles
Des hommes les ont enterrés, sauf la tête émergeant du sol,
Les yeux levés vers les étoiles comme fidèles sentinelles.
Des hommes les ont déterrés, ça les rassure, ça les console,
De temps en temps lever le voile sur nos racines originelles.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Atacama
Dans le désert d’Atacama, considéré le plus aride,
La sécheresse désolante crée un monde inhospitalier.
Tous les quatre ans dans cet amas, si l’on croit les éphémérides,
L’explosion de fleurs éclatantes en font un lieu festivalier.
Sources :
http:www.2012un-nouveau-paradigme.com201708au-chili-une-explosion-de-fleurs-dans-le-desert-le-plus-aride-du-monde-un-phenomene-cyclique-d-une-rare-intensite-cette-annee.html)Au nord du Chili, dans le dĂ©sert d’Atacama, tous les quatre ans, une explosion de fleurs se produit.
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L’arroseur de bonheur
Jaillissant de mes arrosoirs, toutes mes gouttes d’eau font mouche
Pour rafraîchir et abreuver tous mes espoirs alimentaires.
Je suis peut-être dérisoire à tant arroser à la louche,
Mais chaque jour j’aurai Ĺ“uvrĂ© Ă faire du bonheur sur la terre.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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L’aperture du cœur
Bien au-delà de la demeure de cette maison de l’esprit,
Au-delà de ses ouvertures d’où souvent mon âme s’évade,
Même lorsque mes idées meurent, il reste un son que j’ai appris
Qui vibre dans mon aperture quand mon cœur pousse sa bravade.Aperture : écartement du canal buccal au point d’articulation d’un phonème.
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La mode rétro
Depuis que je collectionne les journaux depuis vingt ans,
Je suis toujours à la mode avec un côté rétro.
Les moments que j’affectionne m’apportent un air de printemps
Sinon je m’en accommode d’un regard de maestro.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Chaque jour qui naît
Chaque journée qui naît est un nouveau sourire,
Un nouvel arc-en-ciel qui m’allie à la Terre.
Et ce jour qui paraît m’apporte joie et rires
Pour ce circonstanciel heureux anniversaire.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Tout fleur tout flamme – 1
Je me sens tout fleur tout flamme dans ce monde abasourdi
Qui traverse des marasmes et connait la démesure.
Alors je branche mon âme à mon esprit dégourdi
Pour provoquer l’enthousiasme par mes vers et mes mesures.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Chienne de vie
Quelle chienne de vie de devoir allumer
Au bout de chaque année une bougie de plus !
Je n’ai qu’une seule envie, c’est prendre mon calumet
Pour qu’en instantanĂ© se consume le surplus.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le temps sans frontières
Elle rĂŞvait de remonter les horloges
Pour effacer les erreurs du passé.
Elle voulait construire son éloge
Sur tout ce qu’elle voulait dépasser.
Mais le temps n’a pas de frontières,
Mais le temps n’est pas un chemin.
Le présent, c’est la vie entière
Sans un hier ni sans un lendemain.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Dans la chaleur du soir – 2
Tout d’un coup le silence tombe d’un rideau insonorisé
Comme un abat-jour sur un ciel où pâlit le soleil du soir.
Et la chaleur aux catacombes emprunte un air vampirisé
Qui boit les teintes essentielles comme un bon vin sort du pressoir.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Naissance surprise
Turlututu, chapeau pointu, mon petit cœur s’est évadé !
À moi la vie en liberté et les horizons colorés !
Turlututu, chapeau pointu, je vais bientôt me balader !
Finie la vie dĂ©concertĂ©e, vivent mes amours dĂ©florĂ©es !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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BaptĂŞme de soleil
Sur mon magnifique bateau, je suis le roi de la mer
Mon chevalier, le soleil, m’est d’une fidèle escorte
Du matin jusqu’au coucher, il me montre les chimères
Il m’éclaire le chemin, il me baptise d’eaux fortes !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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J’aime marcher sous la pluie
J’aime marcher sous la pluie, dans les ruelles de Marseille.
Les couleurs sont ravivées, les parfums sont augmentés.
Dans tout cet énervement, ma conscience me conseille
De laisser crier les gens qui en sont désenchantés.
Plus ils s’énervent et se battent, plus je sens ma paix grandir !
Comme si dans l’océan, je voguais sur la mer calme.
Je les regarde en dessous, s’agiter et s’engourdir,
Je leur envoie des Ă©chos en remuant de mes palmes.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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L’heure du cygne
Quand je vois se poser doucement le soleil
Sur la hanche amoureuse qui borde l’horizon,
Je regagne mon nid avec mille merveilles
Que j’ai glanĂ©es tantĂ´t auprès d’un vieux grison.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le marchand de jus d’orange
« À la fraîche venez boire ! » Me crie le marchand d’orange.
« Elles sont rouges du sang du soleil que j’ai pressé ! »
Je dois bien le reconnaître et cela n’a rien d’étrange,
Mais son jus de fruits orange est vraiment apprĂ©cié !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le Train helvète
J’aime beaucoup les trains suisses ; ça monte ou bien ça descend !
L’ingénieur était loufoque quand il a tracé ses plans !
Pourquoi construire en montées, c’en est presque indécent !
Si j’étais leur architecte, j’aurais fait mon métaplan !
D’abord, mettons des dentelles, sur les monts, c’est plus joli !
Et puis j’y mettrais du rose, le vert c’est trop monotone !
Je réchaufferais les lacs, n’en déplaise à ma folie,
Parce que pour prendre un bain, j’aime la chaleur teutonne !
Je donnerais du café à manger à toutes les vaches
Et j’aurais à déjeuner un petit café au lait !
Pour le meilleur chocolat, une négresse cravache,
Pour les mener dans les prés, sur un air Olé ! Olé !
Après je vide les coffres et je transforme les banques !
Désormais elles renferment tous les trésors de l’amour !
Voulez-vous vos lingots d’or en bisou de saltimbanque ?
Brûlons ces foutus billets mais dans un grand feu d’humour !
Et pour la dernière touche, je change toutes les langues !
L’allemand pour bricoler, avec ses mots mécano,
L’italien pour chantonner l’art dans toutes les calanques,
Le français pour exprimer mon cœur dans tous ses canaux !Tableau de Fabienne Barbier
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Les beaux masques
Les beaux masques sourient à l’envie d’exister.
À qui vont-ils offrir une nouvelle vie ?
Quelle est celle qui sera joyeuse ou attristée ?
Quel est celui qui aura l’âme au masque asservie ?
Les beaux masques le savent. Tous seuls, ils ne sont rien
D’autre qu’un bout de carton, une coquille vide.
Mais dès qu’on le revêt, on devient un vaurien,
Un prince ou bien un roi, avide ou impavide.
Les beaux masques sont collants que l’on peine à quitter.
Quand on les a portés, on se sent transformés !
L’esprit est échangé pour une iniquité
Qui nous change la vision dans nos cœurs déformés.
Les beaux masques sont menteurs, ils veulent nous mater.
Ils font croire que l’habit fait encore le moine.
J’en ai vu des milliers tous ainsi formatés
Qui ne sont que fantĂ´mes sans le moindre patrimoine.
Les beaux masques font la fête et s’échangent des vœux.
Demain il y en aura d’autres et bien d’autres promesses.
N’écoutez pas celui qui porte son désaveu !
Les masques aguichants ne font pas une messe.Tableau de Fabienne Barbier