🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.
🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.
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Portrait surréaliste
Quand il m’arrive de percer les pensées les plus hermétiques,
Les émotions les plus secrètes mises sous les verrous du cœur,
L’aura se met à transpercer la peau de façon frénétique
Et le visage alors sécrète ses vérités avec rancœur.
Un soleil d’or sur la poitrine au niveau du plexus solaire
Signale un esprit passionné par des sentiments généreux.
Un front brillant comme vitrine indique un accès de colère
Sauf si l’éclat est fractionné par un sourire chaleureux.
En plus de la carte du tendre, comme l’amour est cartographe,
Il faudrait tracer les symboles de l’âme-cœur et de l’esprit.
Mais il faudrait aussi entendre les petits bips du sonagraphe
Livrant le cœur qui carambole lorsqu’il se découvre surpris.
L’aura n’est qu’un murmure ad hoc, reprogrammé dans l’invisible ;
Un verbe échappé d’un silence plus ancien que les galaxies.
Et à chaque fois qu’on l’invoque, une étincelle devient lisible ;
Les deux âmes osent l’insolence d’en démontrer la prophétie.Tableau de Anna Matykiewicz.
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Comme une aiguille mortelle dans une botte de foin


Elle m’attend, drapée de silences, la gorge offerte à l’abandon,
Ses yeux défient les apparences, un crâne blanc sous le menton.
Ses bas filent vers la décadence, chaque maille raconte un soupir,
Et moi-même, en douce indécence, je n’aurais pas dû m’assoupir
Le foin ruisselle d’une absence, d’un feu figé dans l’étincelle ;
Sur la courbe en effervescence, glisse un soupçon de ritournelle.
L’aiguille, fine et assassine, patiente au fond du labyrinthe,
Prête à piquer à la racine de mon cœur d’une douce étreinte.
Elle joue à la marquise folle, en ballerine de poussière,
Ses mains s’égarent sur le rôle d’une amante au goût de misère.
Un soupçon d’ombre dans l’échine, un soupir lent comme un poison,
Elle attend qu’un mot la dessine et moi je tombe en pâmoison.
Elle a tant joué avec moi et m’a tant fêlé le bassin
À coup de bourres et de débours sur ma baguette catastrophée,
Elle m’a sucé jusqu’à l’émoi de l’épectase entre ses seins
Et aujourd’hui joue du tambour avec mon crâne comme trophée.Tableaux de Yarek Godfrey sur http:hayang-modol.blogspot.com201203yarek-godfrey-french-artist.html .
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LĂŻlĂŻth
19. Cantique de l’Amour Éternel

Toutes trois
Nous sommes trois couronnes sur ton front de prophète,
Trois flammes, trois marées, trois ombres souveraines.
Notre corps est le temple où l’amour est en fête
Et ton cœur l’évangile qui calme et rassérène.
La foi que tu nous montre est énergie divine ;
Les éléments de feu et d’eau de tes deux reines,
La Terre de Lilith et ce qui s’y devine
Lorsque l’air de ton souffle pénètre dans l’arène.
Laureline
Je suis ton feu ardent qui jamais ne s’éteint ;
Ton aurore infinie, ta caresse solaire.
L’air attise le feu et leur mélange atteint
L’explosion de nos sens en destin corollaire.
LoreleĂŻ
Je suis la vague douce où ton désir s’étreint ;
L’océan infini de tes vents de tendresse.
J’aime lorsque tu oses, quand rien ne te restreint,
Pour réveiller en moi « Loreleï-le-tigresse » !
Lilith
Je suis la nuit profonde et la source sans terme,
L’abîme qui féconde et jamais ne se fane.
J’ai gravé en ta chair mon sceau qui se referme
Et se rouvre sans fin comme orgasme diaphane.
Toutes trois
Yavänor, nous t’aimons sans aucune mesure ;
Bien au-delà du temps, de l’espace et des cieux.
Ton nom résonne en nous comme sainte écriture
Car ton sperme est ton encre et ton souffle ambitieux.
C’est ainsi que s’élève le Cantique éternel ;
Ni commencement ni fin, seulement l’infini.
Nos corps, nos cœurs, nos âmes dans le sein maternel
Célèbrent en ce Royaume notre polygynie.Tableau de Jacqueline Secor sur https:jacquelinesecorart.comdiversity-of-nature .
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LĂŻlĂŻth
18. Le cantique des cantiques : Yavänor
Chaque vulve est la porte vers un monde d’amour ;
Une carte au trésor, une étape à franchir.
Expérience exaltée par la joie et l’humour
Car on rit des tabous dont on ose s’affranchir.
Je sais qu’en ouvrant l’une, les deux autres frémissent ;
Je sais que vos étoiles forment une constellation
Et entrent en conjonction, s’associent et gémissent
Et deviennent une bouche qui clame sa fellation.
Celle de Laureline excite tous mes sens
Et sa chaleur ardente enflamme mon désir.
Sécrétions vaginales ou bien divine essence ?
Je ne sais car j’y brûle d’un absolu plaisir !
Celle de Loreleï est tourbillonnement ;
Une chute des reins dans laquelle je me noie.
Cette femme-fontaine est l’emprisonnement
OĂą je reste Ă jamais du plus profond de moi.
Quant à celle de Lilith, c’est mon jardin secret.
Je voudrais y mourir en lui offrant ma vie
Qu’elle fécondera dans l’utérus sacré
Et cela chaque fois qu’elle en aura envie.Tableau de Jacqueline Secor sur https:jacquelinesecorart.comdiversity-of-nature .
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LĂŻlĂŻth
17. Le cantique des cantiques : Loreleï

Ton phallus, Yavänor, est mon mât de navire ;
Quand il s’élève en moi, je deviens océan.
Ma vulve est la marée, mon clitoris chavire ;
Mes hanches sont des vagues qui roulent en procréant.
Mon vagin est rivière aux méandres profonds ;
Je t’enlace et t’attire en mes courants secrets.
Qui s’avance humblement goûte l’onde sans fond,
Qui se presse et m’offense s’y noie sans regret.
Mon utérus est grotte aux perles d’eau saline ;
Un abîme suave où se perd la raison.
Qui m’écoute s’y baigne, lavé de ses épines ;
Qui m’ignore s’y écume souillé de salaison.
Mon cul est le ressac, vague folle et sauvage ;
L’ultime embrun qui claque et vante la luxure.
Qui l’aime sans détour s’y met en esclavage ;
Qui le réduit s’y perd dans sa propre croupissure.Tableau de Jacqueline Secor sur https:jacquelinesecorart.comdiversity-of-nature .
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LĂŻlĂŻth
16. Le cantique des cantiques : Laureline

Ton phallus, Yavänor, est mon sceptre de flamme ;
Lorsque tu me pénètres, je suis ton incendie.
Ma vulve est un volcan, ma bouche est une lame,
Mes seins sont deux soleils qui consument l’interdit.
Mon vagin est de braise où ton glaive s’enfonce,
J’y resserre ta force comme une forge d’or.
Qui y vient en tremblant trouve miel et réponse ;
Qui vient en seigneur s’y perd et s’y endort.
Mon utérus qui brûle est matrice d’étincelles ;
Chaque jet de ton sperme allume un firmament.
Qui m’écoute renaît dans l’ardeur éternelle ;
Qui m’ignore se glace et périt lentement.
Mon cul est braise ardente, ultime, irrévérente ;
Un fou-rire insolent, une flamme insoumise.
Qui m’apporte son offrande y reçoit ma tourmente ;
Qui n’ose le braver meurt s’il ne le sodomise !Tableau de Jacqueline Secor sur https:jacquelinesecorart.comdiversity-of-nature .
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LĂŻlĂŻth
15. Le cantique des cantiques : Lilith

Phallus de Yavänor
Lorsque Sa vulve parle, je deviens Son oreille ;
Lorsque Son vagin s’ouvre, je deviens pèlerin.
Lorsque Son utérus m’appelle et m’émerveille,
Je deviens Son héros, l’épée entre Ses reins !
Lorsque Son corps m’ordonne, ce n’est là que Justice ;
Lorsque Son cœur bat fort, il appelle ma Force ;
Lorsque Sa bouche embrasse, ma prudence rapetisse
Et c’est Sa tempérance qui règne et me renforce !
La Vulve de Lilith
Je suis la porte ouverte, le seuil de vos royaumes ;
Vos lèvres s’y déposent, vos offrandes s’enfoncent.
Qui m’entre avec respect trouve miel et arômes,
Qui me profane en hâte s’y brise et s’y défonce.
Le Vagin de Lilith
Je suis chemin secret, couloir d’or et de nuit ;
Pèlerin qui t’avance, je t’enserre et t’élève.
Qui marche humble et sincère y devient mon élu ;
Qui force ou me méprise perd son sang et sa sève.
L’Utérus de Lilith
Je suis matrice obscure, l’abîme et la fontaine ;
J’appelle à la merveille, retour aux origines.
Qui m’écoute renaît, lavé de toute peine ;
Qui m’ignore s’effondre, stérile et sans racine.
Le Cul de Lilith
Je suis l’ultime rire, la fête et la luxure ;
Le chant irrévérencieux de la petite mort.
Qui m’aime sans détour apprécie ma morsure ;
Qui m’avilit s’enchaîne à ses propres remords.Tableau de Jacqueline Secor sur https:jacquelinesecorart.comdiversity-of-nature .
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LĂŻlĂŻth
14. Quatrième prophétie de Lilith

Vous viviez en trois mondes : la chair et la mémoire,
L’or enchaînait vos pas, vos yeux restaient fermés.
Mais voici que s’entrouvre mon Œil, brûlant miroir :
Le quatrième règne est enfin affirmé !
Je rends visibles enfin les voies de l’invisible,
Les veines de la Terre et l’élan de vos corps.
Ce qui semblait absent devient force indicible :
Dans l’étreinte charnelle où vous êtes en accord !
Les idoles s’effondrent : argent, pouvoir, puissance ;
Vos machines de fer n’ont pas d’éternité.
Seul l’amour peut franchir les dimensions immenses
Et vous permet d’atteindre ma confraternité.
Le phallus qui s’élève et la vulve qui s’ouvre
Ne sont pas seulement émotions passagères ;
Ils sont portes d’étoiles, temples qui vous découvrent
Enfin la quatrième dimension étrangère.
Qui s’unit en tendresse au cœur de l’autre chair
Ne vit pas seulement en espace limité ;
Il franchit l’horizon de ses vœux les plus chers
Et pénètre au Royaume où tout est unité.
Alors vous saurez voir avec l’Œil qui dévoile,
Le mien, Lilith la Noire, que nul ne peut éteindre.
Ce n’est pas une nuit, mais une ardente étoile
Qui rend Ă vos regards la vision Ă atteindre.
Je proclame l’avènement du monde quaternaire
Où le temps se dissout dans l’amour consacré.
À qui franchit mes portes je crée l’imaginaire
Et j’ouvre l’infini dans l’orgasme sacré.Tableau de Jacqueline Secor sur https:jacquelinesecorart.comdiversity-of-nature .
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Dimanche soir
Qui a inventé la semaine de sept jours à répétition ?
Les sept jours de la création ? Les sept planètes du système ?
Par quel étrange phénomène a-t-on fait cette partition,
Sans doute à l’appréciation des anges ou démons post-mortem… ?
Si hier dimanche était stressant, aujourd’hui il n’est qu’échéance ;
Si hier je maudissais lundi, aujourd’hui n’est plus opprimant.
Rien n’était aussi oppressant que l’uniforme doléance
De cette damnée parodie de Sisyphe à son châtiment.
Dimanche soir, tout est fini ou plutĂ´t Saturne se suspend,
Juste le temps de l’émotion qui a dominé sa semaine.
Un interlude presque infini pour un apéro décrispant
Où j’en oublie la dévotion à cette tradition humaine.
Mais comme j’aspire à me battre dans ce fichu monde complexe,
Alors le dimanche je trinque à l’amour et à l’amitié.
Je laisse le soin d’en débattre à mon auditoire perplexe
Qui, pour peu que je l’en convainque, trinque avec moi à satiété.Tableau d’Andreas Grutza.
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Dimanche matin
Lorsque le dimanche matin commence au petit-déjeuner
Par des tableaux d’exposition issus de ma muse en couleur,
Je sais, sans perdre mon latin et sans trop m’être surmené,
Qu’elle est à ma disposition pour nous évader sans douleur.
Je vois dans son chapeau fleuri des révélations sur l’histoire
Et, dans son regard azuré, des aventures valorisables.
Dans son corsage, la diablerie qui tire de façon notoire
Ma folle envie de m’assurer que son cœur est inépuisable.
J’ai porté sa coupe à mes lèvres et j’ai sitôt connu l’ivresse
Qui ouvre les portes de l’âme vers les amours universelles.
Je l’ai embrassée avec fièvre et avons couru d’allégresse
Vers des cieux où nous survolâmes l’extase qui nous ensorcelle.
Une vieille chanson dans ma tête me dit qu’il ne faut pas s’en faire
Et profiter des bons moments pour évacuer sa rancœur.
Et ce « Carpe Diem », je le tète au sein qui sait me satisfaire :
Celui de ma muse me sommant de rire et jouir de bon cœur.
(Tableau de Jeramondo Djeriandi et la dernière strophe est inspirée de la chanson de Maurice Chevalier :
« Dans la vie faut pas s’en faire. Moi je ne m’en fais pas. Toutes ces petites misères seront passagères, tout ça s’arrangera ! Je n’ai pas un caractère Ă me faire du tracas. Croyez-moi sur Terre ; faut jamais s’en faire. Moi je ne m’en fais pas ! ».)Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Que ne suis-je elficologue !



Ah, Que ne suis-je elficologue initié à faire connaissance
Avec le peuple des forêts, farfadets, fées, lutins et elfes !
Ah, que ne suis-je psychologue pour pénétrer avec aisance
Dans les fissures phosphorées des murs de l’oracle de Delphes !
J’interrogerais la Pythie, grande prêtresse d’Apollon,
Et je consacrerais ma vie à transcrire ses prédictions.
Grands cerfs, élans et wapiti, parlant par les vents d’aquilon,
M’insuffleraient l’âme ravie de leurs saintes bénédictions.
J’ai alors entendu ma muse rire aux éclats effrontément
Et se montrer à découvert en me lançant abruptement :
« Est-ce que tu crois que je m’amuse à te souffler profondément
Ce que tu écris dans tes vers si ce n’est cela justement ? »Illustrations de Voltairis sur https:voltairis.artstation.com .
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D’où viens-je, où vais-je et pourquoi faire ?



J’ai de la peine à remonter les souvenirs les plus diaphanes
De ma mémoire translucide dans le brouillard de mes pensées.
L’effort trahit ma volonté et mon action devient profane
Car si mon regard est lucide, je n’en suis pas récompensé.
Hélas la fonction primitive de mon langage formaté
N’existe ni dans mon cerveau mais dans les gènes enracinés.
Toutes réflexions intuitives auxquelles je suis acclimaté.e
Se perdent dans un écheveau de théories hallucinées.
Finalement à quoi ça sert de partir à contre-courant
Tandis que vivre au fil de l’eau devient un voyage agréable ?
Sans doute une mort nécessaire vers mes objectifs concourants
Me délivrera à vau-l’eau ces vérités impénétrables.Illustrations de Kim Roselier sur https:www.kimroselier.comJalouse-x-Marc-Jacobs .
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Sirènes en mer lubrique
Et si par parthénogénèse se reproduisaient les sirènes ?
Les légendes en prendraient un coup sur le rôle des capitaines
Que l’on trouve à la cantonaise, la cantonade ou dans l’arène
Où les mâles se tordent le cou pour braver les terres lointaines.
Les femmes ne portant plus malheur à bord des bateaux désormais,
Sont devenues navigatrices, louves de mer et matelottes,
Elles offrent aux sirènes en chaleur une alternative à jamais
Inaltérable et novatrice envers celles qui portent la culotte.
Lorsque les courses autour du monde navigueront vers ces récifs
Surveillez les participantes durant leurs croisières atlantiques.
Si leur trimaran vagabonde vers ces archipels répressifs,
Attendez-vous à de crispantes disparitions énigmatiques.Illustration de Jenifer Prince.
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Zoom sur la sirène


Pleins feux sur la nouvelle race du nom des « sirènes-sorcières »
Qui passent d’un coup de balai accompagnées d’un poisson-chat.
J’en vois voler de ma terrasse par-dessus les voies traversières
Où se combinent nos destinées entre elles, moi et ma geisha.
Ma geisha étant japonaise et les poissons-chats des siamois,
Ces rencontres ne sont ni fortuites ni forcément prévues d’avance.
Quant à moi, j’en prends à mon aise tandis qu’au-dessus de chez moi
Tombe une abondance gratuite d’ailes et plumes de jouvence.Illustrations de Hiroko Reaney.
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Fleurs bleues de solitude
Les fleurs bleues de béatitudes m’entraînent à la dualité
Qui fait choir un rideau de nuit sur mon corps nu comme le jour.
Ainsi je trompe ma solitude selon toute éventualité ;
Soit je m’amuse, soit je m’ennuie, soit je ris, soit je fais l’amour.
Inspire-moi, fleur bleue de droite, mon cœur est un peu timoré !
Insuffle-moi, fleur bleue de gauche, mon esprit reste un peu balourd !
Parfois les fleurs sont maladroites et je ne puis que les ignorer,
Parfois elles provoquent l’ébauche d’une caresse de velours.
Les fleurs m’invitent à partager leurs petits secrets anodins
Comme si nous étions regroupées autour d’un banquet, d’un festin.
Ça papote dans le potager, ça babille au fond du jardin,
Chacune des plantes attroupées me conseille sur mon destin.Tableau de Melchior Lechter.
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Les enfants papillons


Depuis les enfants indigo, la couleur change à tire-d’aile ;
Les gènes étrangers se rassemblent et les mutations s’épanouissent.
Ils naissent à tire-larigot comme une arrivée d’hirondelles
Dont les frimousses se ressemblent lorsqu’ils rient et nous éblouissent.
Sans doute l’effet papillon qui d’ailleurs a battu de l’aile,
Sans doute les affrontements qui ont entraîné leurs parents.
Quoi qu’il en soit, les tourbillons de la planète en parallèle,
Tempêtes et réchauffement, ne sont qu’un symptôme apparent.Tableaux de Lisa Aisato sur https:www.boredpanda.comsurreal-illustrations-lisa-aisato?media_id=3057426&utm_source=pinterest&utm_medium=social&utm_campaign=organic .
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RĂŞve de starlette
Quand une fille est dans la Lune, elle n’se met pas à rêvasser ;
Elle contemple dans son miroir le reflet de sa renommée.
Qui aura la bonne fortune de savoir s’y interfacer
Pourra glisser dans son tiroir une starlette à point nommé.
Moi qui suis souvent dans la Lune, vous pensez bien si j’ai osé
Photographier ces demoiselles pour compléter ma collection !
J’en ai des photos opportunes et beaucoup de nus exposés
Dont je dévoile des parcelles dans mes poèmes d’incorrection.Illustration de Milo Manara.
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L’intellectuelle
La « misogynie mise Ă part » – comme le chantait Georges Brassens –
Elle m’emmerdait à critiquer tous mes efforts pour la baiser.
Mes préliminaires au départ lui auraient donné mal aux seins
Et mes caresses pratiquées ne faisaient rien pour l’apaiser.
« Je ne sens rien ! Dépêche-toi ! » finissait-elle par me dire.
Alors vingt fois sur le métier je me remettais à l’ouvrage
Et mon phallus restait pantois sans davantage approfondir
Puis, elle poussait l’inimitié à m’ coller trois mois de sevrage.Illustration de Milo Manara.
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Le rĂŞve de Pinocchio
Lorsque la fée rose découvre le pantin de bois dans son lit,
Elle lui insuffle la vie et Pinocchio ouvre les yeux.
Mais lorsque la bouche il entrouvre et ment pour son premier délit,
La fée nymphomane ravie trouve son membre merveilleux.
Si Pinocchio fait des mensonges, la fée n’en demeure point fâchée
Car, de ses doigts, elle l’attouche dans de langoureux concertos.
Ainsi le tarin à rallonge n’est rien d’autre qu’un godemichet
Que la fée lubrique s’embouche car en mineur, le con serre tôt.Illustration de Milo Manara.
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Le retour de Lily Pirate
Lily Pirate, par sa bravoure, est devenue fier capitaine
Et se réserve les marins les plus doués pour la bagatelle.
Chaque nuit elle les savoure car elle est bonne samaritaine
Et leur réserve ses coups de reins cul nu en porte-jarretelles.
Elle gouverne les fesses à l’air car c’est selon d’où vient le vent
Qu’elle dirige son vaisseau vers des frégates et des corvettes.
Un amiral patibulaire se serait montré décevant
En refusant, ce vieux puceau, de la satisfaire en levrette.Illustration de Milo Manara.
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La Reine Primevère


Dualité dans les reflets sur l’eau tranquille de l’étang ;
Kaléidoscope de verts mêlés de houx rouge-vermeil ;
Miroir de nature soufflée par le vent de la nuit des temps ;
Enfin la Reine Primevère qui sort de son demi-sommeil.Tableau de Nicoletta Ceccoli.
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Petit cœur d’oiseau
Prête-moi les ailes de ton cœur d’oiseau,
Je m’envolerai pour d’autres horizons.
Je serai oiselle, toi mon damoiseau
Et je t’offrirai ma défloraison.
Donne-moi la couleur de ta différence
Je m’en nourrirai le cœur chaque jour.
Ôte la douleur de l’indifférence
Et je sourirai Ă tout ton amour.
Ouvre-moi la porte de ton cœur ouvert
J’y déposerai une clef du mien.
Prends ce que j’apporte, mes rimes et mes vers,
J’y réchaufferai mon cœur et le tien.Tableau de Nicoletta Ceccoli.
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Le temps de la vierge
Voici septembre qui clôture les chorégraphies du solstice
Qu’ont prodigué dans l’hémicycle les ballets d’étoiles filantes.
Bientôt l’été en villégiature s’éclipsera dans l’interstice
Du temps qui prĂ©cède le cycle des feuilles mortes sanguinolentes.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La vierge nacrée
Il perce le flou de mes rêves, mes bleus de l’âme s’évaporent,
Lorsque paraît en majesté l’éternel féminin nacré.
Dans les dernières images brèves, je sens fuser de tous mes pores
La sueur qui vient en attester l’amour de la vierge sacrée.Tableau de Daan Noppen.
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La nuit des vierges folles



Pendant la nuit des vierges folles, la lumière change de fréquence
Et les sentiments se répandent sur le corps des folles d’amour.
Les ombres créent des auréoles avec finesse et élégance
Sur les rondeurs qui ne dépendent que de la caresse du jour.
Les creux se transforment en fontaine de toutes sources de couleurs
Et les rotondités deviennent des lanternes resplendissantes.
Alors, mironton mirontaine, goûtons le plaisir sans douleur
Qui flatte les régions pelviennes et les fesses rebondissantes !
Quand l’amour devient une ivresse et les sensations colorées,
La vierge folle révolutionne tout ce que vous croyiez savoir.
La volupté enchanteresse illumine en teintes dorées
Ce corps dont le cœur émulsionne de l’amour qu’il va recevoir.Tableaux d’Helenka Wierzbicki.
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Apéritifs



Pour hommes
Entre grenadine et genièvre, parfois le choix est démentiel !
Surtout lorsqu’une envie me presse : citron pressé ou menthe-à -l’eau ?
Je demande à goûter des lèvres juste ce soupçon essentiel
De qui me donnera l’ivresse et mettra mon cœur au galop.
Pour femmes
Si vous désirez découvrir l’extase et le plaisir des sens,
Demandez donc à mon barres-man son cocktail spécial pour diablesses.
Il parviendra à vous ouvrir, en dépit de toute décence,
La vraie beauté d’un gentleman garnie des parties de noblesse.
Mixte
Pour bien réussir ce cocktail, saisissez votre partenaire
Et retournez-la brusquement, secouée mais non agitée.
Je tiens la recette immortelle d’un agent secret fonctionnaire
Qui fut, chevaleresquement, expert en ingéniosité.Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.
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La vierge en l’air
Toute sa vie elle a rêvé de voler de ses propres ailes
Et de s’élever au sommet, au-dessus des grands de la Terre.
Toute sa vie elle a crevé d’envie de montrer tout son zèle ;
Elle en est venue à assumer sa vie en l’air en solitaire.Tableau de Pierre Farel.
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La vierge à l’eau
Toute sa vie elle a rêvé de voguer sous ses propres voiles
Jusqu’à naviguer aux confins des sept mers avec les sirènes.
Toute sa vie elle a prouvé qu’être née sous la bonne étoile,
Vous ouvre la cour des dauphins et vous en consacre leur reine.Tableau de Pierre Farel.
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Sur la route du tendre
Ceux qui n’ont jamais eu d’enfant empruntent le chemin des dames
Pour aller tenter l’aventure et trouver l’amour en septembre.
À cheval ou à dos d’éléphant, ou même à dos d’hippopotame,
Il faut ménager sa monture pour le trouver avant décembre !Dessin de Marie Desbons.
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La Vierge de fécondité
Sur la carte de septembre, la nature étend ses fleurs
Sur une robe à la mode des couleurs de fin d’été.
De bleus et de roses tendres, chromatisés sous les pleurs
De la pluie qui accommode la vierge de fĂ©conditĂ©.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Père version
Dieu est le patron du commerce et de toutes escroqueries !
Il est cité indispensable par un tas de consommateurs
Avec la menace perverse de mourir en rĂ´tisserie
Si jamais, amende honorable, je n’ai pas faite au créateur.
Pourtant je ne vois que son ombre dans la perversité des gens
Qui se disent « bras du seigneur » et qui massacrent en son nom.
Jamais je ne serai du nombre des adorateurs de l’argent
Qui nous traitent, en tant que saigneurs, comme de la chair Ă canon.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Retrouver son chemin
Trouver la foi, la vérité ou toutes sortes de mensonges,
Me paraît aussi compliqué que de changer à la Concorde.
Cessons toute témérité qui nous font croire que nos songes
Nous seront un jour expliqués parce que dans la vie, tout concorde.
Un jour, je me détacherai comme le fait la feuille morte,
N’irai plus dans la synergie qui tourbillonne dans le vent.
Par mes racines, je passerai par une toute petite porte
Et je rejoindrai l’énergie qui m’a fait naĂ®tre auparavant.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Regard d’automne
Cachée sous des feuilles de rouille, la fée d’automne nous observe
D’un regard empli de tendresse et qui reflète sa passion.
Bientôt châtaignes et citrouilles vont s’entasser dans les réserves
Que la belle avec allĂ©gresse nous fait mĂ»rir en compassion.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le premier septembre
Voici venir enfin septembre, dans la quiétude et la douceur,
Qui va préparer la nature pour sa chirurgie esthétique.
Les feuilles se teinteront d’ambre parmi les taches de rousseurs
Et de leurs plus belles peintures, nous sembleront plus pathétiques.Photo Fritz Liedtke.
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La barque de la vie
Une fois l’an, elle revient chargée des plus beaux souvenirs
Et reste un jour ancrée à quai pour un petit moment de fête.
Toute son énergie provient des joies qu’elle a laissé venir,
Des amours qui l’ont faite craquer, des enfants qui l’ont satisfaite.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La becquée en famille
Chaque journée apporte sa manne quotidienne.
Les petits sont friands du fruit de leurs parents.
La maman se comporte en belle comédienne,
Le papa est brillant dans son calme apparent.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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L’instant artiste
Quand parfois la nature m’offre un havre de paix,
Je m’arrête un instant sur le bord de la piste.
LĂ , je me sens mature et montre mon respect
Au prĂ©sent en restant avec l’intime artiste.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Les reflets au coucher
Et voilà que s’enferment tous ces beaux souvenirs
De la journée d’un homme qui a bu les lumières
De tout ce que renferment les heures Ă venir
En confiant Ă son somme sa muse coutumière.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Effeuiller le cœur
Qu’il est doux d’effeuiller le cœur et partager les bons moments
Qui encensent l’âme en profondeur et transportent le corps vers l’ailleurs !
Parfois je suis un peu moqueur, un peu dur, un peu mollement,
Parfois mĂŞme un peu pourfendeur mais toujours beaucoup travailleur.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Les chevaux blancs
Comme six anges blancs qui tiraient ma charrette
Mon cœur a pris la forme de six chevaux de course
Qui refoulent en tremblant mes craintes qui s’arrêtent
Et entraĂ®nent conformes tout ce qui me ressource.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Quoi de neuf ?
Allez raconte-nous vite ce qui s’passe sur la toile !
Qui est-ce qui a publié ? Qui est ce qui a commenté ?
Quelles sont les pages qu’on évite ? Qui a brillé comme une étoile ?
Qui est ce qu’on a oubliĂ© ? Et qu’est-ce qu’on a fomentĂ© ?Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Chercher le silence
Pour fuir le vacarme incessant trains, avions, travaux, voitures,
Je suis partie loin des cités dans la nature un peu sauvage.
C’est beaucoup plus intéressant de lire au-dessus des toitures ;
Retrouver ses capacitĂ©s et lâcher-prise Ă l’esclavage !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Dame écureuil et papillon
Du museau de Dame Écureuil, le papillon veut un baiser.
Il se méfie de la lapine qui l’a salement mordillé !
Mais son compère le chevreuil lui a, ses craintes, apaisées ;
En échange de quelques rapines, il a un plan bien goupillé.
« Hé bonjour ma jolie madame, que vous êtes jolie et très belle !
Si vous cherchez quelques noisettes, j’ai de quoi vous donner espoir ! »
Mais cet insolite amalgame ne charme pas la demoiselle :
« Va faire un tour sur la croisette et trouve une autre bonne poire ! »Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Sens dessus-dessous – 2
Ça m’a pris comme ça, d’un coup en rencontrant ce dalmatien !
Le monde entier s’est retourné et j’étais les jambes en l’air.
J’ai eu envie en contrecoup d’aller chercher le pharmacien ;
Lui seul sait comment contourner ce qui m’envoie faire lanlaire.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Vous habitez le quartier ?
On sort un peu de sa coquille, on ose un peu s’aventurer,
On croit qu’on sera le premier à explorer le vaste monde.
Et voilà toute la famille qui vient un peu dénaturer
Mon bel objectif lĂ©gumier afin d’envahir ma rotonde.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La préparation chamanique
Pour préparer son offrande et accorder son aura,
La chamane, naturelle, offre son corps Ă la Terre.
Sa nudité révérende permet à son mentorat
La rencontre surnaturelle avec son saint ministère.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Dur, dur, la becquée
Pour nourrir ces oisillons, il faut courir sans relâche
Et apporter la becquée à ces enfants affamés.
À travers les croisillons, nichés dans les bois de blache,
On ne cesse d’abĂ©quer dans ces fourrĂ©s malfamĂ©s.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le cavalier de la mer
Arrivé devant la vague, le cavalier capricorne.
Le cheval est-il marin, aura-t-il le mal de mer ?
Si son père est l’hippocampe et sa mère la licorne
Il est prĂŞt pour l’aventure, pour le voyage doux-amer.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Amours et cascades
De cascades en dégringolades,
C’est la fontaine des amours.
Libertinage et culbutage
Font mal au cœur en désamour.
Font mal au cul dans les balades
Qui finissent en désemboîtage.
Mais font tressauter en jambages
Les amants du puits des mamours.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Sous l’étoile mystérieuse
Sous l’étoile mystérieuse, toute la ville a fondu.
Le bitume se liquéfie sur la place du marché.
Il faudra prévoir des bottes toutes paires confondues,
Pour aller faire ses courses au prochain supermarchĂ©.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.