Anniversaire

🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.

🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.

  • Ă€ la dernière heure – 2

    Un beau jour la machine humaine connaît la panne simplement ;
    Est-ce le cœur, est-ce le corps ou sont-ce les quatre éléments ?
    Ou est-ce comme la semaine qui se termine passablement
    Mais qui repart une fois encore d’un nouveau pas bien véhément ?

    La mort serait irréversible mais la vie est inexorable ;
    Entre l’infini de la mort et l’autre infini de la vie
    Quel est le vainqueur invincible qui sera le plus favorable ?
    « Mort-vivant » serait oxymore et la mort l’égale de la vie.

    À la fois fragile et solide, fruit d’une longue évolution,
    Le corps est une armée levée constamment sur le branle-bas.
    Quant à l’esprit, c’est un bolide issu de la révolution
    D’une existence hier enlevée pour renaître ici ou là-bas.

    Tableau de Laurent Rique.

    
    
    
  • Ă€ la dernière heure – 1

    Avant de mourir bêtement, disons quand vient la dernière heure,
    J’aimerais revoir mes grands-pères et mes grands-mères sans mes parents.
    Avec mon père, j’ai tellement eu d’oppositions et de heurts
    Que je crains qu’il ne me repère encore un conflit apparent.

    Ma mère, ce n’est pas sa faute, n’étant pas très démonstratrice
    Ne m’a pas transmis l’affection que j’étais en droit de prétendre.
    Je n’en tiens pas la dragée haute ; elle n’a pas été ma nourrice ;
    Hélas son sein en défection s’est fait éternellement attendre.

    Les grands-parents, c’est différent ; pas de litige d’adolescent,
    Pas de lutte de génération qui ne me laisse que remords.
    Comme il serait désespérant de croire un dieu obsolescent,
    J’espère en leur révélation quant à la vie après la mort.

    Tableau de Laurent Rique.

    
    
    
  • Bateaux volent !


    Quand je vois des bateaux volants évoluer sur l’horizon,
    Je m’imagine aux antipodes où terres et mer sont à l’envers
    Avec navires décollant de n’importe quand, sans raison,
    Avec des rames telles pseudopodes pour brasser de l’air à revers.

    Ces pays, oĂą le sud est froid et le nord porteur de soleil,
    Qui ressemblent à des mappemondes aux cartes en déclinaison ;
    Des îles sous le vent de l’effroi qu’un vol de migrateurs balaye
    Quand ils s’envolent autour du monde lors des changements de saison.

    Photo de Gloria Illescas.

    
    
    
  • Les droits des animaux

    Une fois la dette remboursée aux colonies qui concoururent
    À l’essor de l’économie des capitaux fondamentaux,
    On verra les humains coursés par les animaux à fourrure
    Qui lorgnent sur la bonhommie des mémères aux jolis manteaux.

    Les bœufs réclameront leur dû, les vaches et les cochons leur cuir,
    Les moutons pleureront leur laine au rayon d’alimentation.
    À chaque espèce sera rendu tout ce qui pourrait nous en cuire
    Si nous résistions hors d’haleine à leurs justes revendications.

    Je rends son aiguille Ă  mon chat, je rends son fusil Ă  mon chien,
    Je rends l’arçon à mon cheval, je rends ses œufs d’or à ma poule.
    Je renonce Ă  tous mes achats de viande et schnitzel autrichien
    Et pour l’océan j’ai l’aval des poulpes, des huîtres et des moules.

    Illustration de Peter de Seve sur https://tanjand.livejournal.com/108193.html#comments .

    
    
    
  • Ă€ la mode des gens bizarres de chez nous

    Sculpturale sera la mode ou bien celle-ci nous méprendra !
    Les couturiers toujours bizarres se sont encore surpassés.
    Si la couleur vous incommode, le noir et blanc vous surprendra
    Avec des fleurs et tout le bazar que l’on puisse ou non repasser.

    Juste un collant – fallait oser – un chemisier décolleté
    Et vous voilà reine d’un soir avec le succès garanti.
    On pourrait mĂŞme supposer que les fleurs vont virevolter
    Lorsque vous voudrez vous asseoir avec le plus beau ressenti.

    Seins nus soulignés de peinture et fleurs de récupération
    Sur un jean noir indémodable bien ajusté au gabarit ;
    Pas de bretelles ni de ceinture, le tout tient par l’opération
    Du Saint-Esprit accomodable avec tous les seins de Marie.

    (Sculptures de Willy Verginer sur https://beautifulbizarre.net/2014/03/31/willy-verginer-finest-flower-sculpture/ .)

    
    
    
  • Le baptĂŞme des sirènes

    Baptisées d’eau, les jeunes filles sélectionnées et initiées
    Connaissent le moment crucial de mourir et quitter l’air libre.
    Exorbités comme des billes, les yeux peuvent à peine balbutier
    L’horreur dans l’élément glacial qui leur fait perdre l’équilibre.

    Vient le moment de se noyer et s’inonder à pleins poumons
    D’eau qui transforme les alvéoles qui mutent en branchies salvatrices.
    Cessons de nous apitoyer sur les filles devenues démons
    Et admirons leurs malléoles † devenir queue adaptatrice.

    Les voilà qui ouvrent les yeux sur leurs nouvelles identités.
    Les voici consacrées sirènes que la grâce de Neptune inspire.
    Prônons ce moment merveilleux et acceptons l’immensité
    Du passage des filles sereines pour le meilleur et pour le pire.

    Déjà les poissons font la cour à leurs nouvelles souveraines ;
    Les hippocampes les vénèrent comme maîtresses cavalières.
    Les pieuvres offrent en secours tous leurs tentacules Ă  leurs reines
    Pour le titre de congénères de la milice animalière.

    Fonds d’écrans d’iPhone ; attention une sirène est cachée dedans !
    † Les malléoles sont les chevilles.

    
    
    
  • RĂ©tro Boulot Robot

    Métro-boulot, c’est terminé puisque les gens télétravaillent
    Quitte à se mettre en maladie pour continuer la comédie
    Sauf les patrons déterminés à interdire, vaille que vaille,
    Ceux qui commencent le vendredi pour déborder sur le lundi.

    Moi, je propose qu’on adapte l’homme dans une nouvelle ambiance
    Avec des résidences-bureaux, wifi dans les salles-de-bains,
    5G partout afin qu’il capte mais avec auto surveillance
    Afin qu’il devienne un bourreau de travail, féru du turbin.

    Gageons qu’ici quelques années, nous verrons l’esclave du progrès
    Aussitôt né aussitôt fait, conditionné de son vivant
    À vivre sa vie condamné à produire contre son gré
    Et puis, dépassé son forfait, recyclé et… place au suivant !

    Illustration de Jeff Drew sur jeff drew – ART STORE: Prints & More! (jeffdrewpictures.com)

    
    
    
  • Ils sont dĂ©jĂ  parmi nous !

    Si j’osais gratter le vernis des personnalités en vogue,
    Sans doute je vous révèlerais leurs origines extraterrestres.
    Par ailleurs s’il m’était permis de montrer leurs peaux analogues,
    Leurs couleurs vous rappelleraient l’écho des peintures rupestres.

    Car depuis des millions d’années, les riches un jour ont débarqué
    Sur la Terre des pauvres hommes afin de les apprivoiser,
    Les dresser et les condamner Ă  travailler sans remarquer
    Qu’eux-mêmes, dans leurs chromosomes, ont l’avenir ratiboisé.

    Illustration de Jeff Drew sur jeff drew – ART STORE: Prints & More! (jeffdrewpictures.com

    
    
    
  • MĂ©chante sirène

    C’est dans un sinistre « glou-glou » que le marin trouva la mort,
    Transbahuté sous la carène, lui qui espérait tant l’amour.
    Périr en mer, pour un marlou, belle fin pour ce matamore
    En manque d’air pour la sirène, lui, qui souffrait du mal d’humour.

    Regardez-la sur son rocher, dans son angélique innocence
    Qui obtiendrait l’acquittement et le Bon Dieu sans confession !
    Personne ne peut s’accrocher à vaincre sa concupiscence
    Et l’amour pragmatiquement finit toujours en queue de poisson.

    Tableaux de Gustave Gélinet extrait de la BD « La Sirène des pompiers » dessinée par Zanzim

    
    
    
  • Les femmes-poissons dans l’intimitĂ©

    Dans l’intimité du foyer du nid d’amour de son marin,
    La sirène a peint les mémoires de son univers maritime.
    Son cœur, encore apitoyé de ses souvenirs utérins
    Marquant sa naissance en mer noire d’un mariage illégitime.

    Sa mère était femme de mer, son père était marin au pair,
    Ils étaient jeunes et insouciants, ils se sont aimé tendrement.
    Mais le beau-père, un homme amer, voulant une lignée prospère
    Envoya son fils inconscient dans un sévère encadrement.

    La femme-pieuvre possède aussi des mémoires à n’en plus finir
    Tatouées sur ses tentacules aux ventouses impitoyables.
    Une fois sa jeunesse dégrossie, elle vit ses amants survenir
    Chacun dardant ses testicules dans des étreintes inoubliables.

    Elle pondit tant d’œufs à berger, qu’on l’appela « Octopussy »
    Elle doit ce drôle de sobriquet aux mâles qui s’y devaient mourir.
    Mais après avoir gambergé tant de grossesses, non sans souci,
    Elles eut huit fois huit poulpiquets, soixante-quatre calmars Ă  nourrir.

    Illustrations de Maxine Vee

    
    
    
  • Il Ă©tait une fois… qu’on en a marre !

    Bien qu’il ait été plusieurs fois en plusieurs lieues, en plusieurs temps
    Beaucoup d’amour entre les princes, les rois, les reines et les princesses,
    Il s’avèrerait toutefois que leurs enfants, représentant
    Toute leur descendance, grincent des dents car ils s’ennuient sans cesse.

    Évidemment, Ils ont tout fait ; combattu sorcières et dragons
    Gardé contre vents et marées leur royaume à chaque victoire.
    Et leurs enfants insatisfaits de ruminer dans leur jargon
    Qu’il serait temps de démarrer une autre page de l’Histoire.

    Tableau de Rafal Olbinski

    
    
    
  • La porte de l’hiver

    Presque sorti de février sur le seuil de l’intersaison
    Quand les beaux jours font l’alternance avec la froidure navrée.
    Les odeurs des genévriers plantés aux enclos des maisons
    Délivrent au matin leurs fragrances de fusions boisées et poivrées.

    Soudain un rayon de soleil qui prolonge au loin la vision
    Comme un chemin qui mène au seuil entre l’hiver et le beau temps.
    Les senteurs que le vent balaye comme un oracle en prévision
    De la sève qui monte aux feuilles et nous annonce le printemps.

    Tableaux d’Alfred Sisley

    
    
    
  • La femme universelle

    Quinze milliards d’années-lumières n’auront pas été suffisants
    Pour que chacun se rende compte du pouvoir de reproduction ;
    Car cette faculté première de nos cellules se divisant,
    C’est ce que la vie nous raconte au travers des ovulations.

    Tableau d’Annelie Solis

    
    
    
  • Gare Ă  l’ho-Ă´-Ă´-omme !

    Si la pire espèce de singe qu’on ait vu dans tout l’univers
    N’est pas campée par le gorille, ni l’yéti, ni l’orang-outan,
    J’ai beau me creuser les méninges et vociférer tout l’hiver,
    Malheureusement l’homme brille par un intellect déroutant.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • La robe couleur d’étĂ©

    La robe couleur d’été

    Attention, protégez vos yeux de l’éclat des mille soleils
    Que Monsieur de l’Astre Solaire vient d’offrir à Dame Nature !
    L’effet est, certes, prodigieux et d’une beauté sans pareille
    Mais pitié pour nos oculaires et ajustez bien vos montures !

    Tableau de Catrin Welz-Stein.

    
    
    
  • Les dessous dĂ©voilĂ©s

    Les dessous dévoilés

    Dans notre moderne existence, on ne peut pas tout dévoiler.
    Qu’on le taise ou qu’on le confesse, certains sujets restent tabous.
    Moi, j’aurais plutôt eu tendance d’écrire en mots à peine voilés
    De beaux tétons, de belles fesses, mais j’en reçois le coup de bambou.

    Dessin de Lorenzo. « Qu’on le taise ou qu’on le confesse… » est de Georges Brassens dans sa chanson « 95 pour cent ».

    
    
    
  • Les clefs du printemps

    Les clefs du printemps

    Quand j’ai le blues et le cœur froid, quand l’hiver verrouille les portes,
    Rien ne sert de forcer le seuil, rien ne sert d’accuser le temps.
    Alors j’écoute sans effroi les nouvelles que le vent m’apporte
    En commandant de mon fauteuil, aux anges, les clefs du printemps.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • L’amour (dĂ©)verrouillĂ©

    L’amour (dé)verrouillé

    L’amour se ferme à double tour lorsque deux personnes ont les clefs
    Qui permettent de (dé)verrouiller les inhibitions formatées.
    Enfilez vos plus beaux atours, faites-vous belles et bien musclés,
    Et si c’est un peu sec, mouillez ! Et si c’est profond, colmatez !

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Chat s’est croisĂ©

    Chat s’est croisé

    Chat va, chat vient puis, chat revient.
    Chat rit, varie, c’est Mistigri.
    Chat ne fait rien, c’est un vaurien.
    Chat part tout seul, gare à ta gueule !
    Chat fait du bien, oui Ô combien !
    Chat s’est croisé, ratiboisé.
    Chat teigne en vrac, quel bric-à-brac !
    Chat dort encore sous le drap d’or.
    Chacun son chat et puis voilà !

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Reflette Rose

    Reflette Rose

    J’exprime mes aspirations dans l’encre noire de ma prose
    En vers, c’est mieux pour la santé, surtout s’il y a de bonnes rimes.
    Quand je manque d’inspiration, je m’en vais voir « Reflette Rose »,
    C’est un peu ma muse enchantée, un vrai remède anti-déprime !

    Dessin de Robert Sammelin.

    
    
    
  • La pyramide

    La pyramide

    Au sommet de sa pyramide, le riche est heureux comme un roi
    À l’abri de la protection bien assurée de sa police.
    Si elle est fière, qu’elle intimide et fait bien respecter la loi
    C’est qu’elle veut sa promotion sans prétention et sans malice.

    Si nécessaire, on consolide avec des hommes de premier choix
    Qui materont l’opposition grâce au renfort d’une milice.
    Il suffit de rendre invalide tout un peuple en plein desarroi
    En lui donnant l’information qui le comblera de délices.

    Mais s’il le faut, on dilapide ! On matera les rabat-joie
    Qui pourraient avoir intention de résister, d’entrer en lice.
    C’est avec les moyens morbides d’une armée qu’on tuera les voix
    Des obscures populations qu’on opprime et qui en pâtissent.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • L’éducation des canetons

    L’éducation des canetons

    Quand il fait un froid de canard, les palmipèdes sont à l’aise
    Et leurs amours font les cancans dans les rivières et les étangs.
    Les cols-verts font des traquenards et les canettes font des malaises.
    Tout ça finit en éduquant des canetons en rouspétant.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Histoires d’oiseaux

    Histoires d’oiseaux

    Monsieur, en habits du dimanche, a collecté, de branches en branches,
    Tout ce qu’il lui fallait comme mousse pour bâtir un nid de coussins.
    Madame, dans sa robe pervenche, séduite par la queue-de-pie blanche,
    Lui pond deux œufs, puis se trémousse et ça finit par des poussins.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Le cĹ“ur en escalier

    Le cœur en escalier

    Quand l’escalier déploie ses marches comme coquille d’escargot,
    Je sens mon corps qui se déroule vers ses étages inférieurs.
    Quand je fais la même démarche en gagnant le cœur de Margot,
    Alors c’est l’amour qui s’enroule vers mes fantasmes supérieurs.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • La retraite aux flambeaux

    La retraite aux flambeaux

    Dans un mouvement ascendant, mes souhaits monteront ce soir
    Accompagnés des lucioles comme une retraite aux flambeaux.
    Puis ; mes rêves iront descendant, oscillant comme balançoire
    Où tournoieront de cabrioles des milliers d’étoiles en lambeaux.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • L’annĂ©e de la paresse

    L'année de la paresse

    Que cette année tu paraisses tout au faîte de ton art !
    Que tu joignes en philosophe le néant et le zéro !
    Et que l’art de la paresse soit le fil rouge bonnard
    Qui te recouse l’étoffe dont on tisse les héros !

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Douce moiteur

    Douce moiteur

    Ah qu’une goutte de sein frais vienne déposer sur mes lèvres
    Le goût de l’exquise liqueur et l’effet de sa sainte ivresse !
    Petite fée, si tu m’offrais ce que je demande avec fièvre,
    Je m’introduirais de bon cœur dans ta chair riche d’allégresse.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Trop de foie tue la foi

    Trop de foie tue la foi

    Si vous saviez quel ennui c’est de digĂ©rer le foie
    De ce fou de Prométhée enchaîné à son rocher.
    De midi jusqu’Ă  minuit, j’y ai droit Ă  chaque fois,
    Aussi Ă” Dieux, permettez-moi de vous le reprocher.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • SOS Terre

    SOS Terre

    La Terre s’exprime et crie ses douleurs ;
    Sa métamorphose est déjà en cours.
    Voyez sa déprime parmi ses couleurs,
    En rouge ou en rose, hurlant au secours.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Lavandes de lĂ©gendes

    Lavandes de légendes

    Ce n’est pas par excès si je rêve aux lavandes
    Lorsque le soir descend sur les champs du comté.
    C’est pour avoir accès aux intimes légendes
    Qu’un cœur luminescent d’enfant va me conter.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • La porte entre les soleils

    La porte entre les soleils

    C’est peut-être un matin ou un soir ? Peu importe !
    J’irai à la rencontre des soleils platinés.
    Sous le ciel de satin, là, s’ouvrira la porte ;
    J’y trouverai tout contre une autre destinée.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Retour Ă  la case dĂ©part

    Retour à la case départ

    C’est dĂ©cidĂ©, je recommence l’Ă©chelle de l’Ă©volution ;
    Je redeviens un vilain singe qui n’a jamais rien inventé.
    Je vais écarter les semences de guerres et de pollutions ;
    Je vais rayer de mes méninges tout ce qui m’a épouvanté.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Mes nuits en rose

    Mes nuits en rose

    Cette année je fais des mélanges avec mes rêves passionnés.
    Dès le matin ma vie en rose rimera avec le soleil.
    Quand le soir il sera orange, je serai plus attentionné
    Et aucun cauchemar morose ne me tirera du sommeil.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • La chatte difficile

    La chatte difficile

    Pour charmer la romantique et jolie chatte de la plage
    Je l’ai menée en bateau et portée à l’horizon.
    Cette histoire est authentique malgré l’étrange couplage
    Mais je me suis pris un râteau et mon cœur est en prison.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Saute bison

    Saute bison

    Parfois dans mon sommeil lorsque j’ai trop zébu
    La liqueur des grisons Ă  tomber Ă  genoux,
    Mes rêves sont vermeils car, depuis le début,
    Je joue Ă  Saute-Bison avec mes copains gnous.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Le gardien des glaces

    Le gardien des glaces

    Tous les matins il surveille la frontière silencieuse.
    Il vérifie l’avancée des congères menaçantes.
    Si le froid ose franchir la restriction audacieuse,
    La riposte du printemps sera abasourdissante !

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • La lessive des fantĂ´mes

    La lessive des fantĂ´mes

    Juste au coucher du soleil, il faut faire la lessive
    Bien nettoyer les suaires et huiler toutes les chaînes.
    Quand la nuit sera tombée, on verra dans les coursives
    Les fantômes boire l’hydromel vieilli dans des fûts de chêne.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.