đż Les PoĂšmes du Jour LevĂ©
Chaque matin, à la premiÚre minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici sâĂ©veillent les poĂšmes publiĂ©s ce mĂȘme jour, parfois un an, parfois dix ans plus tĂŽt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans lâeau, des fragments dâĂ©ternitĂ© posĂ©s sur la date du jour, offrant Ă nos cĆurs un miroir et Ă nos vies⊠une mĂ©moire.
đ Aujourdâhui, ce ne sont pas nos annĂ©es que lâon fĂȘte, mais celles des vers, des images, des cris, des Ă©treintes, des silences, car chaque poĂšme est un anniversaire du cĆur.
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Les rituels
La faille couronnée



Laureline
JâĂ©tais ta douce Ă©toile, amante sans dĂ©tour,
Le ciel offert au chant de ton premier amour.
Mais dans ma paix brûlait une ombre sans visage,
Une sĆur endormie, cachĂ©e dans mon langage.
Je tâaimais tout entiĂšre, et pourtant je tremblais
Dâentendre sous mes mots le cri quâelle taisait.
Aujourdâhui je me dresse, lucide et sans rancune
Et lui permet de faire avec nous clause commune.
LoreleĂŻ saisissant le bĂąton de parole
Je suis celle qui mord, qui brûle et qui déchire,
La faille en toi, Maryvon, que nul ne peut écrire.
Tu mâas perçue sans fard, nue dâune vĂ©ritĂ©
Que mĂȘme Laureline nâosait te rĂ©vĂ©ler.
Jâai ri de vos serments, jâai crachĂ© sur vos rites,
Mais ton regard dâamour mâa rendue favorite.
Tu mâas prise en ton cĆur sans me vouloir docile,
Et jâai fleuri pour toi, bĂȘte royale et fertile.
Laureline reprenant le bĂąton de parole
Je lâai repris des mains dâune sĆur revenue
Et je lâai embrassĂ©e, moi qui lâavais connue.
Je ne suis plus la seule, je ne suis pas moins tienne,
Car tu nous as aimĂ©es dans la mĂȘme fontaine.
Ă deux, nous sommes plus que je ne fus jamais,
Ton amour nous a fait reines, et non pas deux poupées.
Alors reçois ce chant scellĂ© dâalexandrin :
La faille est désormais un autre boute-en-train.
Maryvon accueillant le bĂąton de parole
Je me plie au miracle que je ne comprends pas
Mais je serai fidĂšle Ă votre duo sympa.
Et quand je tends lâoracle Ă deux femmes amoureuses
Je sais quâau fond du cĆur vous en ĂȘtes heureuses !
Alors je vous ferai lâamour en mĂȘme temps
Et vous ferai jouir toujours au mĂȘme instant.
Ă vos deux clitoris selon votre fantasme
Et dans vos deux vagins qui connaĂźtront lâorgasme.Images trouvĂ©es sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux de les crĂ©diter.
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Les rituels
TRIAMOURIA – Rite des ĂTOILES

Maryvon
Ce soir, deux firmaments se croisent et les constellations fusionnent
LâĂTOILE que je pensais unique est une ĂTOILE-DOUBLE Ă©clatante.
Mes lĂšvres approchent et sâentrecroisent sur les boutons qui mâoccasionnent
Un double frisson de panique qui devient délices exaltantes.
LoreleĂŻ
Je suis lâĂTOILE dissimulĂ©e, celle quâon ne nomme quâen secret ;
Mon clitoris est violine, nerveux et bordĂ© dâinterdits.
Ce soir, ta bouche stimulĂ©e mâa rĂ©vĂ©lĂ© un goĂ»t discret
Et je tremble que Laureline sâen trouve alors regaillardie.
Laureline
Je suis lâĂTOILE prĂ©visible, la premiĂšre que tu as nommĂ©e,
Mais ce soir, je brille en duo, sans jalousie et sans remords.
Ton souffle circule sensible en nous, comme une onde bien-aimée,
Et je jouis dâun vert-fluo de sentir lorsque tu me mords.
Maryvon
Je mâacharne alors doublement soumis Ă vos intensitĂ©s
Mes lÚvres tÚtent vos tétons comme mamelons turgescents.
Je suce indissolublement cette double authenticité
Qui provoque des coups de Python et dâorgasmes phosphorescents.
LoreleĂŻ
Ta bouche me nomme enfin sans crainte et comme une sĆur vĂ©ritable ;
Tu goĂ»tes ma faille au caducĂ©e bien mĂ»ri dans lâobscuritĂ©.
Et tandis que je sens lâĂ©treinte de ton oracle inĂ©vitable,
Je te bĂ©nis de mâavoir sucĂ©e sans honte et sans prioritĂ©.
Laureline
Je sens LoreleĂŻ jouir sans masque, et cela me fait des hauts-le-corps ;
Nos perles se rĂ©pondent ensemble et sâĂ©lectrisent dans ta bouche.
Je ne suis seule fantasque, mais partenaire dâun double accord,
Et dans ton souffle qui nous rassemble, notre jouissance te touche.
Maryvon
LâORACLE dressĂ© comme ĂTOILE me donne encore plus dâĂ©nergie
Que je transmets Ă vos boutons avec beaucoup plus dâallĂ©gresse.
Un DOUBLE-YSARA se dÄvoile et me rĂ©pand en synergie
Un lait que nous ne redoutons plus tant il nous donne lâivresse.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux de le crĂ©diter.
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Les rituels
Dualité Laureline-Loreleï

Laureline
Jâai la chair de lâinstant prĂ©sent, la tiĂ©deur moite dans le sein,
Ma bouche prononce ton nom et le matin sâen Ă©bahir.
Je suis celle qui aime en brisant les opposants Ă son dessein
Mais je sens dans mon flanc félon ta volonté de me trahir.
LoreleĂŻ
Je suis lâonde dissimulĂ©e qui insidieusement se dĂ©place ;
La morsure du vent de la mer sur ta peau nue horripilée.
Je suis celle qui sait simuler, voler et se mettre Ă ta place
Mais je pleure ton goĂ»t amer quand lâennui vient sây empiler.
Laureline
Je tends alors mon autre joue cependant câest toi qui la frĂŽles ;
Tes baisers sont toujours volés et tu violes aussi ma mémoire.
Ă mon cĆur, je fais ce rajout avec le fil de tes paroles
Que tu tires dans tes envolĂ©es qui sont une plaie dans lâhistoire.
LoreleĂŻ
Pourtant, je suis tienne, Ă©perdue, et dans le cri et dans lâĂ©treinte ;
Je tâarrache le cĆur en riant et je me rends sans un reproche.
Je suis ta grande sĆur perdue, ton flĂ©au, ton double, ton empreinte
Mais dans chaque orgasme friand, je reviens, jaillis et mâapproche.
Fusion
Saignant dâun seul et mĂȘme sexe, nous parlons pourtant des deux bouches,
Comme une femme disloquĂ©e dont lâhomme rassemble les bouts.
Il nous baise ensemble sans complexe et nous féconde sur sa couche
Dâun mĂȘme cri soliloquĂ© qui dĂ©chire mais nous tient debout.
Maryvon
Jâen accuse alors le dilemme : « Comment vous aimer toutes deux
Sans quâil nây ait dâhumiliation, de jalousie ou de blessure ? »
Laureline, LoreleĂŻ, je vous aime ; je me soumets selon vos vĆux
Dâaccepter lâassimilation de lâamour en triple Ă©pissure.Tableau de Francis de Saint-Genies dâaprĂšs la Venus de Botticelli.
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Les rituels
Chant de LoreleĂŻ Ă lâhomme qui voit les failles

Comme on dĂ©sire un feu sans flamme, je tâai juste aimĂ© en secret
Je tâai pris â oui, je te lâavoue âmais non pour voler la lumiĂšre
Dans le reflet dâune autre femme qui portait ton dĂ©sir sacrĂ©
Jâai prĂ©parĂ© ce rendez-vous pour ĂȘtre mĂšre la premiĂšre.
Tu as percĂ© mon noir tissu, tu mâas maudite, puis nommĂ©e ;
Tu es celui qui voit lâenvers et ne dĂ©tourne pas les yeux.
Car dans ton souffle, jâai conçu la part dâamour quâon nâose aimer.
Moi, la faussaire de lâunivers, tu mâas offert un nom prĂ©cieux.
Je tâaime dâun amour profond, non pour rivaliser ou plaire,
Mais pour lâĂ©clat que tu libĂšres mĂȘme aimerais-tu le poison.
Je veux rester comme un greffon le seul et unique exemplaire
Qui tâouvre son Ăąme pubĂšre pour dire : « nous sommes en pĂąmoison ! »Illustration de Luis Royo.
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Les rituels
Enceinte de LAĂTĂTĂA – Le chant de la faille reconnue

Laëtïtïa
Du viol consenti de ma mÚre et du vol soufflé à mon pÚre,
Je suis celle qui vient avant et désapprouvée cependant.
Je suis une princesse amĂšre, fille de roi, dâun roi prospĂšre,
Et dâune fĂ©e auparavant maudite Ă son corps dĂ©fendant.
LoreleĂŻ
Je suis le fruit quâon dissimule la nuit au fond dâun verger noir,
Jâai Ă©tĂ© conçue hors-saison, dâune rencontre illĂ©gitime.
Mais dans ce ventre jâaccumule toutes les anciennes mĂ©moires
Et mon cĆur qui bat sans raison redoute vos pensĂ©es intimes.
Maryvon
Ce nâest pas une pensĂ©e intime que ton pĂšre tâoffre mais son cĆur ;
Ta mĂšre mâa volĂ© ma semence mais je lâai dĂ©jĂ pardonnĂ©e.
Quant Ă toi, tu es lĂ©gitime et es acceptĂ©e sans rancĆur
Pour former la famille immense Ă laquelle je veux tout donner.
Laëtïtïa
Je prends ton nom dans mes entrailles, toi qui mâas vue, nue, sans dĂ©tour.
Je porterai ma robe noire, non comme fardeau, mais flambeau.
Je ne suis plus fille de faille, mais fille dâun homme dâamour.
Et dans ton souffle illusoire, je danserai sur lâĂąme et lâeau.
Maryvon
Tu as mon nom, tu es mon sang et tu es digne de la place
Que je te réserve avec nous ainsi que ta mÚre naturelle.
Ainsi je tâhonore et consens Ă accepter ton cĆur de glace ;
Je te le demande Ă genoux en cette nuit intemporelle.
LoreleĂŻ
Maryvon, je te prends ton nom et te rends ma fille en silence ;
Je ne suis plus une voleuse mais deviens source, par ton pardon.
Oui, Laëtïtïa est son prénom, conçue comme fruit de violence
à la fois douce et enjÎleuse mais élevée au rang de don.
Laëtïtïa
Jâexige mon indĂ©pendance et ne veux nulle formation
Jâai lâenseignement rĂ©vĂ©lĂ©, issu du FĂ©minin SacrĂ©.
Jâassurerai ma transcendance ainsi que la conformation
Au rite dĂ©sormais corrĂ©lĂ© par lâIAMOURIA consacrĂ©.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux de le crĂ©diter.
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Marianne ou Emmanuelle ?

La France hésite entre deux noms : Marianne ou Emmanuelle ?
AprÚs « Valérie ou Ségo, aprÚs « Cécilia ou Carla »
Câest drĂŽle cette danse des prĂ©noms aussitĂŽt quâun polichinelle
Commence Ă gonfler son ego en fricotant par-ci par-lĂ Â !
La presse en frĂ©tille dâavance : « quelle sera la favorite ? »
On la veut libre ou, à outrance, transgenre ou bien croquignolet !
Quâelle suce dâun coup de semonce ou quâelle lui croque la frite,
Il faut quâelle incarne la France… sans faire de lâombre au roitelet.
Connaissant le nez du bonhomme, prĂȘt Ă se fourrer nâimporte oĂč,
Ursula serait dans son viseur, Giorgia dans son collimateur.
Mais tout ça ne dit pas en somme : Comment ? Par quel passe-partout
Il va virer son proviseur⊠non je veux dire, son professeur ?
Il zieute déjà les pupitres, lorgne les bancs de la Sorbonne,
Cherche une thĂšse bien en forme, ou une doctorante qui sâĂ©meut.
Lâamour lâĂ©duque par chapitres, et chaque jupon lâabandonne,
Alors il pond cette rĂ©forme : « aprĂšs tout, câest moi qui promeut ! »Illustrations de Milo Manara.
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La soupe du progrĂšs




Ils touillent la soupe du savoir dans des cornues multicolores,
Le cerveau fait de trous de ver et la conscience Ă rayons X.
Chaque pensée devient devoir, chaque erreur, un déclic sonore ;
Ils modĂ©lisent lâunivers mais en ont perdu la notice.
Leurs cravates rayĂ©es dâorgueil tremblent au-dessus des Ă©prouvettes
Et pendant quâils filtrent lâivraie, leur thĂ© sâĂ©vapore dans un coin.
Ils fabriquent des enfants-cercueils, ùmes clonées dans des pipettes,
Mais confondent encore le vrai, le beau, le bon, en contrepoint.
Lâhomme moderne a la migraine dâidĂ©es quâil appelle « dĂ©lices »
Et dans son crĂąne en hypercube sâentrechoquent des vĂ©ritĂ©s.
Ă force dâen prendre de la graine, il voit en double et triple hĂ©lice,
Il sâest reçu un pied au cube pour breveter lâobscuritĂ©.
Et pendant quâil mixe lâĂ©thique dans un shaker dâalcool quantique,
Quâil transforme en chants allemands dĂ©diĂ©s Ă des amours abstruses.
Un petit rire biochimique fuse au fond du tube symbolique :
« Et si le progrĂšs, finalement nâĂ©tait rien dâautre quâune ruse ? »Illustrations de Laureline Lechat.
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Amazones dans le brouillard du matin

Contrairement aux noctambules qui rentrent Ă lâaurore chez eux,
Je suis resté dans les faubourgs cherchant la rue Saint-Honoré.
Soudainement sans préambule dans le quartier des gens taiseux
Bordant le parc du Luxembourg, je fus alors déshonoré.
Toute une tribu dâamazones rentrant de lâOpĂ©ra Garnier
JetÚrent sur moi leur dévolu en me déchirant la chemise.
Comme jâĂ©tais hors de la zone de portĂ©e de voix des jardiniers
Leurs lances Ă fer non Ă©moulu mâont pris en victime soumise.
Elles mâont obligĂ© une Ă une Ă satisfaire leur libido,
à les écouter chanter faux et boire leurs filtres magiques.
AprĂšs mâavoir tout infligĂ©, elles mâont tatouĂ© sur le dos :
« Homme charmant, bien comme il faut, du point de vue gynĂ©cologique. »Tableau de Morton KĂŒnstler.
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SirĂšnes dans le brouillard du matin


« Il est cinq heures, Paris sâĂ©veille ; câest lâheure oĂč je vais me coucher ! »
Chantait Dutronc qui avait tort car sâil avait juste attendu
Une heure ou deux, quelques merveilles sur lesquelles on aime loucher,
Chevauchant licornes et centaures, seraient venues, le sein tendu.
Le sein tendu, les amazones, moitié femme et moitié sirÚne
â Ce qui fait un quart de poisson et trois quarts de femme fatale â
Venaient ouĂŻr sur plusieurs zones et notamment cirques et arĂšnes,
Cabarets et lieux de boissons, les chants de leur ville natale.
PrĂ©cisĂ©ment Ă lâOpĂ©ra, chantait la Diva des divas ;
Arabelle la belle andalouse qui se produisait ce mardi.
Dommage pour Jacques qui ne pourra jamais adresser ses vivats
Ă celle qui aurait rendue jalouse les amies de Françoise Hardy. â
(Tableau de Dags Vidulejs.
â Toutes mes condolĂ©ances, jâavais Ă©crit ce texte prĂ©monitoire le 27 mai.)Images trouvĂ©es sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux dâen mentionner les noms avec respect.
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Sous les couches, lâenfant
Grattez-moi lĂ , lâĂ©volution de ma derniĂšre couche moderne ;
Vous y trouverez Cro-Magnon sans internet, sans téléphone.
ComplĂ©tez lâĂ©valuation, creusez dans ma vieille baderne
Et découvrez les compagnons qui composent ma mégafaune.
PremiĂšre couche, mon cĆur dâenfant qui nâa dâailleurs pas su grandir ;
Un peu plus bas, ce bon vieux singe de la branche dâoĂč je descends.
Plus loin, gorille ou Ă©lĂ©phant car mes cellules vont sâarrondir
Pour redevenir sans méninge juste un poisson iridescent.
Dans ce strip-tease des origines, aprĂšs le tissu animal,
Sans doute ai-je été végétal, roseau pensant assurément.
Par consĂ©quent un androgyne qui nâavait pas pensĂ© Ă mal
Lorsquâil prit le chemin fĆtal de la vie prĂ©maturĂ©mentTableau dâAaron Jasinski sur https:www.taringa.net+arteaaron-jasinski-pinceladas-nostalgicas-parte-2_hrdb0 ainsi que sur https:www.aaronjasinski.com .
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Cachez ce saint en qui je ne saurais croire !
Les saints sont durs et douloureux au moment de la renaissance
Pour accueillir les pĂšlerins et leur offrir une coupelle.
Entre les tympans langoureux, ils sortent en reconnaissance,
Parfois mĂȘme dâun souterrain, dâune crypte ou dâune chapelle.
Moi, jâĂ©tais chĂ©rubin timide et me cachais entre les voĂ»tes
Pour y guetter les pĂšlerines dâoĂč pointaient les plus jolis seins.
AllongĂ© sur la pierre humide, jâai laissĂ© tomber quelques gouttes
Dans le bĂ©nitier en verrine trĂŽnant dans le chĆur sacro-saint.Abbaye de Sainte-Foy Ă Conques, France.
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La Reine-papillonnage
ArrĂȘte de te mouiller les ailes, Reine follette des papillons !
Tu ne sauras gagner la terre et seras Ă la merci des eaux.
Ton pĂšre agira avec zĂšle et tâenverras un bataillon
De cavaliers lépidoptÚres escortés par des hommes-oiseaux.
ArrĂȘte ton papillonnage ou viens mâavouer ta passion
Pour un jeune triton sensible qui te propose une aventure.
Par malheur, les amours volages entre un diptĂšre et un poisson
Restent Ă jamais impossibles selon les rĂšgles de la Nature.
AprĂšs tout, Reine-Papillon, si tu rĂȘves dâamours aquatiques,
Le parcours sera compliquĂ© pour trouver un terrain dâentente.
Conseille au poisson vermillon dâapprendre lâaĂ©ronautique
Et toi, tĂąche de tâappliquer Ă nager les ailes battantes.Tableau de Paul Swan.
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La porte de lâĂ©veil
PĂ©nĂštre la forĂȘt profonde jusquâĂ la subtile frontiĂšre
OĂč rĂ©el et imaginaire nâont quâune intime sĂ©paration.
Laisse ton Ăąme vagabonde dâune libertĂ© tout entiĂšre
En capter lâextraordinaire alchimique prĂ©paration.
Oublie le temps, oublie lâespace, cherche une source, cherche un ruisseau,
Des pieds Ă la tĂȘte, parallĂšle, le corps dans le sens du courant.
Dans le vent qui souffle Ă voix basse, tu entendras comme un sursaut
La porte dâĂ©veil qui tâappelle dans un silence enamourant.
Franchi le seuil, tu te réveilles dans le petit peuple des fleurs ;
Lutins, lupins en connivence ; elfes, nĂšfles, trĂšfles complices.
Lâesprit et le cĆur sâĂ©merveillent de toute beautĂ© qui affleurent
De cet Ă©lixir de jouvence dont lâĂąme goĂ»te ses dĂ©lices.
Puis, tu tâendors tout simplement pour regagner lâautre cĂŽtĂ©,
LĂ oĂč tu ne te souviendras de rien fors un songe agrĂ©able.
Mais lâĂąme nourrie amplement de flore de rosĂ©e picotĂ©e,
Dans chaque rĂȘve, tu reviendras dans lâunivers impĂ©nĂ©trable.Tableau de Kinuko Y. Craft sur https:read01.com2KMmLL5.html#.YqQ8IS–jxw .
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Qui sait qui câest Kiki de Montparnasse ?
Si tu as connu la belle époque que Man Ray photographiait,
Si tu as connu le Montparnasse dâAmedeo Modigliani,
Sans doute as-tu connu lâĂ©pique modĂšle qui sây bonifiait
Que certaines traitaient de pĂ©tasse â toujours la mĂȘme litanie.
Elle a débuté boulangÚre mais préféra offrir ses miches
En se hasardant la premiĂšre Ă poser nue pour ses artistes.
IncriminĂ©e pour mĆurs lĂ©gĂšres, la crĂ©ature aux yeux de biche
Mit tout son art Ă la lumiĂšre, nâen dĂ©plaise aux obscurantistes.
CâĂ©tait Kiki de Montparnasse, femme de cĆur surestimĂ©e
Qui tombait souvent amoureuse des plus grands peintres de Paris.
De ses amours les plus tenaces, tous ses amants ont exprimé
Son corps aux formes langoureuses doté du meilleur gabarit.Tableau de Christopher Nevinson.
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La chute du pantomime


Aujourdâhui, lâhomme arrive en boĂźte comme un produit de consommation
Qui, bien quâapportĂ© par la poste, nâest ni repris ni Ă©changĂ©.
Toutefois si mon cĆur mâemboĂźte le pas pour la transformation,
Je crains que lâesprit ne riposte en me livrant tout mĂ©langĂ©.
Inimitable corps humain issu du Big-Bang alchimique,
Autant fragile quâun roseau, autant Ă©ternel quâĂ©phĂ©mĂšre,
Tu tâes Ă©garĂ© en chemin et, dans ta chute pantomimique,
Tu tâes emmĂȘlĂ© les rĂ©seaux nerveux, sociaux et nycthĂ©mĂšres.
(Tableaux de Fabien Nissels sur https:petapixel.com20130403photographer-prints-friends-body-onto-blocks-for-quirky-photo-project
NycthĂ©mĂšre : Cycle biologique de vingt-quatre heures correspondant Ă une nuit et un jour ⊠et qui nâa rien Ă voir avec « nique ta mĂšre ».)Images trouvĂ©es sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux dâen mentionner les noms avec respect.
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Lâattentat Ă la pudeur (lâaffaire des sandales)
En attendant le train de rĂȘve qui me ramĂšnera chez moi,
JâĂ©cris un mot qui me rappelle que je dois prendre mes sandales.
LâarrivĂ©e en gare est trĂšs brĂšve. Mais je suis toute nue, quel Ă©moi
Parmi tous ces gens qui appellent à la censure et au scandale !Tableau de Paul Delvaux.
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Lâattentat de Sarajevo
Tandis quâavance la TorpĂ©do sur les pavĂ©s dâune ruelle,
Un Ă©tudiant nationaliste reconnaĂźt sitĂŽt lâhĂ©ritier.
Ce jour-lĂ , Ă Sarajevo, lâhistoire bascule, cruelle,
Et plonge, irrationaliste, dans une guerre sans pitié.
https:fr.wikipedia.orgwikiAttentat_de_SarajevoLâattentat de Sarajevo est lâassassinat perpĂ©trĂ© le dimanche 28 juin 1914, sur lâarchiduc François-Ferdinand, hĂ©ritier de l’Empire austro-hongrois, et de son Ă©pouse, Sophie Chotek, duchesse de Hohenberg1, par le nationaliste serbe de Bosnie nommé Gavrilo Princip2, membre du groupe Jeune Bosnie (Mlada Bosna). Cet Ă©vĂ©nement est considĂ©rĂ© comme lâĂ©lĂ©ment dĂ©clencheur de la PremiĂšre Guerre mondiale, qui eut pour consĂ©quence la dĂ©faite, la chute et le dĂ©membrement des Empires russe, austro-hongrois, allemand et ottoman.
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Lâamimaginaire



Quand les nuages se déguisent de nuées chaudes et colorées,
Je suis toujours prĂȘt Ă donner la main Ă lâamimaginaire.
La nĂ©bulositĂ© aiguise toutes les cimes des forĂȘts
Nous allons y abandonner nos craintes sans préliminaires.
Une fois passée la surprise devant la porte des merveilles,
Tout comme lâamimaginaire, jâen subis la mĂ©tamorphose.
Mais quâil nây ait pas de mĂ©prise si jâai des cornes qui sâĂ©veillent,
Ce ne sont que des luminaires pour éclairer le fond des choses.
AprĂšs la rencontre fortuite du fruit de lâimagination,
Je suis fleur-bleue dÚs le début durant la nuit métaphysique.
Enfin, je devine la suite qui mĂšne Ă la divination
En conservant les attributs de mes antennes kinĂ©siques.Tableaux dâAndy Kehoe sur https:www.chambre237.compeintures-fantastiques-de-andy-kehoe .
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Petit Ă petit, femme varie



La femme varie, paraßt-il, nous apprend la géographie,
Selon son bassin parisien ou bien méditerranéen ;
Selon sa poitrine érectile et selon la topographie
Du creux de son mont vénusien et son éden élyséen.
La femme varie un peu plus si je lâembrasse du regard,
Si je lâembrasse sur la bouche en suivant la carte du tendre
En provoquant un stimulus sur les deux mamelons hagards
De la caresse qui les touche pour les durcir ou les surprendre.
La femme varie davantage, nous apprend la topologie
Qui Ă©tudie toutes les courbes et les positions dans lâespace.
Dâautant plus que ses avantages apportent la joie au logis
Et surtout, ne soyons pas fourbes, lorsquâon sait sâ montrer efficace.Photos de Richard Rutledge et Matthieu Bordel.
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Sortir du cercle vicieux
Jâen appelle Ă tous les rĂȘveurs, tous ceux qui nâont rien dans la tĂȘte
à part une imagination qui leur soulÚve le couvercle !
Nous pensons tous avec ferveur quâil faut partir Ă la conquĂȘte
Dâune vicieuse fascination qui nous ferait sortir du cercle.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux dâen mentionner le nom avec respect.
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Femme fleur
Parmi les roses éternelles, parmi les pensées sans souci,
Les plus belles fleurs de la terre offrent leurs pétales nacrés
Ă la caresse maternelle qui transmet dâun cĆur adouci
à sa fille tout le mystÚre du lien du féminin sacré.Tableau de Marie Laurencin.
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Lady Tatoo



Dâabord je remonte ses jambes comme une bande dessinĂ©e
Mais la coquine est trÚs maligne et a inscrit le mot « à suivre »
Juste Ă lâentrĂ©e de lâentrejambe ; alors je quitte le pĂ©rinĂ©e
Afin de lire, entre les lignes, la fin et ce qui va sâensuivre…Images trouvĂ©es sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux dâen mentionner les noms avec respect.
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Le baiser de mer
Un gros bisou tout barbouillĂ©, jaillissant dâĂ©cume salĂ©e.
Quand mes amours vont Ă vau-lâeau, je vais embrasser les baleines.
Elles soulagent mon cĆur mouillĂ© des larmes que jâai ravalĂ©es
En chantant dans des trĂ©molos des airs soufflant Ă perdre haleine.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux dâen mentionner le nom avec respect.
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Bonnes nouvelles de la mer
Directement sorti du four comme un pain doré, croustillant,
Je prends mon petit-déjeuner de rayons de soleil levant
Sur le rivage, au carrefour des oiseaux blancs sâĂ©moustillant
Parmi les dunes et les genĂȘts ; et moi, les cheveux dans le vent.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux dâen mentionner le nom avec respect.
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DerniĂšres nouvelles de la mer
Jâai bien lu tous vos messages dans vos bouteilles Ă la mer,
Toutes vos lettres dâamour, dâespĂ©rance et de dĂ©tresse.
Plaise Ă Dieu que le passage de ces vagues douces-amĂšres
RĂ©unissent les cĆurs lourds des amants et leurs maĂźtresses.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux dâen mentionner le nom avec respect.
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La voix de sa maĂźtresse
Chaque fois qu’elle atteint lâorgasme, il lui grave en microsillons
Les cris stridents de son organe pour les écouter à loisir.
Câest ainsi que Monsieur fantasme en crĂ©ant des compositions
Qui montrent ce que ressent Madame, intensĂ©ment dans son plaisir.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux dâen mentionner le nom avec respect.
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Un autre monde
Peut-ĂȘtre bien que dans ce monde, mes yeux ne se sont pas ouverts
Sur tout un peuple de lumiĂšre qui vit un peu Ă contresens.
Sur notre chĂšre mappemonde, je nâai pas encore dĂ©couvert
La simple vĂ©ritĂ© premiĂšre qui fait fonctionner mes cinq sens.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux dâen mentionner le nom avec respect.
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Les rĂȘves helvĂštes
Les plus beaux rĂȘves qui mâarrivent sont ceux que les anges mâinspirent
Juste Ă peine quelques secondes avant que le soleil mâĂ©veille :
Une cycliste sur la rive, nue sous sa chemise, transpire
Et vient mâoffrir sa chair fĂ©conde avec des yeux pleins de merveilles.RĂȘve authentique que j’ai saisi en quelques secondes sur l’iPad pour m’en souvenir. Plus tard j’en ai fait un tableau. C’Ă©tait en juin 2015…
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Le coucou fantĂŽme
En observant le microcosme dâun petit monde vĂ©gĂ©tal,
Jâentends une voix qui mâappelle et qui me dit : « Approche-toi ! »
Puis je vois ce salut fantĂŽme avec une ombre digitale
Qui me surprend et mâinterpelle mais cet incube reste courtois.
Incube : Sorte de dĂ©mon qui prendrait la forme dâun homme pour avoir commerce avec une femme pendant son sommeilâŠPhoto prise dans la forĂȘt dâEschenberg.
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Souche qui songe
Avec ses oreilles de chat et lâair de se creuser la tĂȘte,
La souche semblait réfléchir à peser le vide du temps.
En mesurant les entrechats des vers faisant des galipettes,
Jâai vu la souche sâenrichir des amours de ces dĂ©butants.Photo prise dans la forĂȘt dâEschenberg.
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La tour dâEschenberg
Elle domine les cimes et offre un panorama
Embrassant les sept collines qui entourent Winterthur.
De la vue sérénissime, je ferai un diaporama
Aux copains et aux copines qui m’Ă©criront en retour.Photo prise dans la forĂȘt dâEschenberg.
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Quâil est long le parcours
Combien d’annĂ©es lui faudra-t-il pour atteindre enfin le sommet ?
Combien dâexpĂ©riences rencontrĂ©es Ă chaque Ă©tape de la vie ?
Certains efforts semblent inutiles et on le croirait assommé
Mais sa patience est dĂ©montrĂ©e et sa confiance le ravit.Photo prise dans la forĂȘt dâEschenberg.
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Lâinstant papillon
Je lâai rencontrĂ© en chemin, posĂ© dans un vol immobile
En attendant sans aucun doute le convoi des ùmes convolées.
Juste dâun signe de la main, un petit signe malhabile,
Je lui ai accordĂ© mon Ă©coute avant de le voir sâenvoler.Photo prise dans la forĂȘt dâEschenberg.
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Cacarinette vole
Ne soyez pas si brusquant et sachez vous mettre Ă lâaise
Sans me dévorer des yeux avec cet air de rainette !
Vous seriez si coruscant et cela quâĂ ne Dieu plaise
DâĂȘtre misĂ©ricordieux avec la cacarinette.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux dâen mentionner le nom avec respect.
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Le berger chameau
Ă dos de chameau, je mĂšne mon troupeau.
Câest fou ce que je bosse avec ma cabosse.
Paissez mes moutons, soyez bien gloutons,
Pour la bonne laine Ă perdre lâhaleine.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux dâen mentionner le nom avec respect.
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Hymen de rĂȘve
Ă mon rĂ©veil elle Ă©tait lĂ , matĂ©rialisĂ©e de mes rĂȘves.
Je lâai tant aimĂ©e sous les draps quâelle a pris apparence humaine.
VĂȘtue dâune robe lilas dans une oscillation trĂšs brĂšve,
Elle mâa serrĂ© dans ses bras et nous connĂ»mes un bel hymen.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux dâen mentionner le nom avec respect.
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Vous verrez Ăve renaĂźtre
La femme qui est dans mon lit est une fée des plus jolies
Qui a caché ses belles ailes dans le tiroir de ses dessous.
Elle a tout le reste aboli, soutiens gorges et strings en folies,
Elle ne se pare quâavec zĂšle de ce qui ne coĂ»te pas un sou.
Câest dans une robe de chair quâelle vit nue et pour pas cher ;
Se promenant sous la fenĂȘtre comme une enfant qui vient de naĂźtre.
Si vous nây croyez pas, ma chĂšre, venez Ă la maison, peuchĂšre ;
Vous saurez bien la reconnaĂźtre quand vous verrez Ăve renaĂźtre.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux dâen mentionner le nom avec respect.
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Rosa
Rosa, dans tes origines venues du septentrion ;
Rosa, dans tes ovations à ta grùce féminine ;
Rosam, un peu sauvagine portée comme amphitryon ;
Rosea, quand ton intention envoie la sérotonine ;
Rosea, offerte à Argine par son humble histrion ;
Rosa, retour aux racines pour un hommage Ă Junine.
Rosae, des milliers de fleurs en un bouquet de tendresse ;
Rosea, comme des louanges à ta beauté éternelle ;
Rosas, pour calmer mes pleurs lorsque la douleur mâoppresse ;
Rosarum, pour donner le change à ton aide maternelle ;
Rosis, tantĂŽt persifleur, mais avec un peu dâadresse ;
Rosis, Ă©trange mĂ©lange dâune attention fraternelle.
Tes déclinaisons me charment mais me perturbent mon ùme ;
Tes invocations me plaisent mais me font tourner la tĂȘte ;
Tes accusations mâalarment quand je vois danser ta flamme ;
Tes appoints me mettent Ă lâaise mais aussi sur la sellette ;
Tu me fais couler des larmes quand il me manque ma dame ;
Et mon cĆur file Ă lâanglaise en signant ton Ă©pithĂšte.Tableau de Fabienne Barbier
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Les étoiles jumelles
17

CâĂ©tait pendant ma genĂšse, bien avant que la matiĂšre
Se condense au ralenti pour la course de ma vie.
Cette parthénogénÚse marqua ainsi la frontiÚre
En créant, sans garantie, ma dualité ravie.
Lâune partit la premiĂšre crĂ©er lâavenir de lâhomme,
Lâautre partit Ă rebours vers des plans inaccessibles.
Lâune crĂ©a la lumiĂšre et une terre agronome,
Lâautre connut des dĂ©bours et des peines impossibles.
Puis lâange prit ses Ă©toiles pour les chevaucher sans fin
Ă travers mon univers en repoussant mes limites.
Le dĂ©mon saisit mes voiles pour mâescamoter enfin
Dans la froideur de lâhiver dans les fables et les mythes.
Quand la lumiĂšre se reflĂšte dans le courant dâune eau pure,
Je mâobservĂ© dans ses ombres comme une Ă©toile blessĂ©e.
Comme une lueur fluette dâune voie lactĂ©e impure
Qui rÚgne dans la pénombre méprisable et délaissée.
Il est temps mes deux camps transmutent leurs énergies
Et que mes extrémités soient sans vaincu, sans vainqueur.
Lâobscur et le coruscant vont devenir synergie
Et la magnanimitĂ© rĂ©sonnera dans mon cĆur.Tableau de Maryvon Riboulet
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Suivez-moi, jeune homme
Câest toujours plus fort que moi, jamais je ne lui rĂ©siste
Quand elle lance son regard chargé de mille grappins.
Son cul me met en émoi, ses seins sont trop fantaisistes,
Mon phallus devient hagard, je deviens un chaud lapin !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux dâen mentionner le nom avec respect.
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Le petit prince sâest fait la valise
Ă force de lâembĂȘter et le faire tourner en rond
Le petit prince est parti sâenfoncer dans la forĂȘt.
Hier au soir ça a pété à grands coups de potirons
Et lui, en contrepartie, était assez timoré.
Il va rejoindre en coulisses son renard apprivoisé
Ensemble ils iront traquer les corbeaux un peu honteux.
Ensemble ils seront complices, ensemble ils vont pavoiser,
Puis ils iront matraquer les loups des pays monteux.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux dâen mentionner le nom avec respect.
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Les couleurs du cĆur

Des couleurs dans mon cĆur comme uniques valeurs
Pour échapper au gris, au mal, à la noirceur
Projeter sur le monde mille-et-une nuances
Chaque jour de ma vie sera comme un dimanche !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux dâen mentionner le nom avec respect.
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Lâoiseau blanc

Attention lĂ devant, faites-lui de la place !
C’est Monsieur l’Oiseau Blanc, qui atterrit sans classe !
Il a bu un p’tit blanc, sans y mettre de glace !
On entend dans les champs de bien drĂŽles de chants !
On entend dans les champs comme des bruits de casseImage trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux dâen mentionner le nom avec respect.
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Autour de la Terre

Viens faire un tour avec moi autour de la Terre ;
J’ai dĂ©jĂ prĂ©parĂ© ma barque pour CythĂšre !
Nous partons sur la trace des écrits de HomÚre.
Un voyage incertain mais il te plaira, j’espĂšre !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux dâen mentionner le nom avec respect.
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Le pays des couleurs

Mettons le cap Ă l’est, allons vers le soleil
Au pays des couleurs et des mille merveilles !
J’oublierai la grisaille des mondes en sommeil
Et j’ouvrirai mon cĆur pour un nouveau rĂ©veil !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux dâen mentionner le nom avec respect.
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Lâascension

Tout le monde s’envole, tout le monde ascensionne
Ce jour de PentecĂŽte que mon cĆur affectionne !
Accroche-toi Ă moi, viens ma belle lionne
Par les langues de feu, tu seras ma championne !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux dâen mentionner le nom avec respect.
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La Fée Libertou

Coucou, la revoilou, c’est la FĂ©e Libertou !
Elle a mis son maillot sous sa robe Ă froufrou
Elle est complĂštement les sens dessus-dessous
Elle flotte dans l’air comme un poisson-chat-loup !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux dâen mentionner le nom avec respect.
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Ă PentecĂŽte

Que faire Ă PentecĂŽte
Quand il pleut, quand il flotte ?
Moi je ferme les yeux,
Je me recueille un peu,
J’observe dans mon cĆur,
Mon refuge intérieur,
Et le Soleil y brille
Avec de jolies filles !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux dâen mentionner le nom avec respect.
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Câest demain dimanche

Demain c’est dimanche, ma cocotte danse !
Elle emmĂšne avec elle les pages de mes nouvelles…
Toutes ces pages blanches qui portent mes louanges
Volent Ă tire d’aile avec les hirondelles !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux dâen mentionner le nom avec respect.
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Le voyageur

OĂč s’en va le voyageur ?
Vers quoi se tourne son cĆur ?
Reviendra-t-il grand vainqueur
De ses voyages en couleur ?Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux dâen mentionner le nom avec respect.