🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.
🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.
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Carte postale de juillet

Grand Cacatois est juilletiste – ce n’est pas son plus grand défaut –
Comme il est amoureux d’une île, il y retourne tous les ans.
Un mois dans le camps de nudistes avec des femmes comme il faut :
Filles de pirates à peine nubiles sans le côté culpabilisant.
Ça, c’est ce qu’il veut nous faire croire car en vérité l’île est nue
Sans autre habitant que lui-même et sa sirène ostentatoire
Qui se plait Ă lui faire accroire Ă des amours sans retenues
Malgré son petit cœur qui l’aime… mais c’est une chipie notoire.
Après tout un mois de juillet à lui décrocher trente lunes,
À lui chanter la sérénade, la sirène a plié bagages.
Alors Cacatois, appuyé sur une rambarde opportune
Se dit : « Finie la déconnade ; il est temps de tourner la page ! »
« Mes chers compagnons de fortune, » – a-t-il écrit dans une lettre –
« J’ai bien profité de mon or et des jolies filles bien roulées !
Repartons à la chasse aux thunes car le mois d’août doit nous permettre
D’en amasser car il m’honore de vous conduire où vous voulez ! »Tableau de Laureline Lechat.
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Quand juillet Ă´te sa robe de roses peintes

Après les feux sous les lampions dont juillet fut très magnanime,
Après les amours de Juliette et ses RomĂ©o d’affilĂ©e,
Voici que partent nos champions des bals musette synonymes
De belle soirées gentillettes ou endiablées qui ont défilé.
Le mois s’effeuille en robe peinte de roses tombant une à une,
Comme les promesses qu’on murmure avant de partir en vacances.
La Lune, témoin des étreintes, s’endort dans ses voiles de brume
Et l’été glisse comme mûr, ludique et avec éloquence.
Mais voilà . L’été se transforme et aspire au temps des moissons ;
Mais Juillet garde dans ses valises l’ensemble des bons souvenirs.
Mais il laisse une table conforme avec fruits, fromages et boissons
Pour le mois d’août qui rivalise déjà des beaux jours à venir.Tableau de June Leeloo.
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En un mot, c’était un fantôme

Par hasard, photographiant une ruelle pittoresque
Sur ma rétine a persisté l’image d’une ombre furtive.
Était-ce un flash insignifiant ? Un attrape-nigaud grotesque ?
La photo m’en a attesté la preuve significative.
Demi-dieu ou demi-déesse ? Je n’ai pas eu le temps de voir ;
Juste une silhouette floue remontant la rue en courant.
Juste le temps d’une prouesse que mon cœur a su percevoir
Tout en rendant l’esprit jaloux de n’avoir été concourant.
Je suis revenu plusieurs fois et chaque fois je l’ai revue ;
Une silhouette mince et svelte mais féminine j’en suis sûr.
Je me suis renseigné : autrefois, on a parlé de « déjà -vu »,
Échos de vieilles légendes celtes où des voyageurs l’aperçurent.
J’appris qu’au siècle des lumières, une amante aux amours brisées
Errant en pleurs dans cette rue s’était jetée du vieux balcon.
Depuis, captive et solitaire, son spectre hante les pavés,
Cherchant l’étreinte disparue d’un cœur éteint sous l’abandon.
Un murmure fendant l’espace, effleurant l’air d’un chant discret ;
Un souffle à peine, une caresse, un frisson d’ombre dans la nuit.
Mais dès qu’elle approche la place, son pas glissant comme un secret,
Ne laisse qu’un parfum d’ivresse et l’illusion d’un doux ennui…Photo de Dmitry Savchenko sur https:www.saatchiart.comen-chdmitrysavchenko .
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L’ascension de la rose

Ce matin, Princesse des fleurs
Sera baptisée de rosée
Sous le regard de ses parrains,
Arbres, buissons, haies et fûtée.
Ă€ Midi encore des pleurs
D’émotions bien trop arrosées ;
On vit sur le mĂŞme terrain,
Ça crée des liens plus affutés.
Ce soir, il y a propension ;
Ce soir, la forêt va prédire
Ce soir, sans doute encore des pleurs,
Ce soir, de transe omniprésente.
La rose est en pleine ascension ;
Oui mais qu’est-ce que cela veut dire ?
Parle-t-on de la Reine des fleurs
Ou bien de ce qu’elle représente ?
Demain, d’autres fleurs en bouton ;
La Reine des fleurs va nourrir
De sa sève sa descendance
Et de son âme pastorale.
Demain, ce que nous redoutons.
La Reine des fleurs va mourir
Pour suivre alors son ascendance
Vers une autre étape florale.
Tableaux de Jane Graverol sur https:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com202404jane-graverol.html .
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Le Tarot de l'Ange Liberté
XXI+ L’Homme Libéré : le pèlerin des étoiles
Yavänor, le fou de l’âme

Il a atteint ses objectifs et réalisé la promesse
Que portait implicitement l’Ange de l’Aube Éblouissante.
Tout ce qui n’était que subjectif comme une flamme de jeunesse
Devient un accomplissement et victoire épanouissante.
Rien n’aurait pu lui annoncer autant d’épreuves à traverser
Pour réaliser tout son être dans la voie de la plénitude.
Il doit apprendre Ă renoncer, Ă choisir et controverser
Entre ce qu’il peut se permettre et ce qui n’est que platitude.
L’homme libéré a découvert tout au long de sa progression
Les achèvements personnels à certains moments de sa vie.
Il n’est pas seul dans l’Univers mais fait partie d’une connexion
Avec un monde ascensionnel qui lui assure son suivi.
Il en est devenu citoyen, dégagé de tout préjugé,
Et d’attachement particulier aux dogmes et aux religions.
Mais dans ce milieu mitoyen, il sait s’adapter sans juger
Aux us et coutumes réguliers de chaque pays, chaque région.
S’il côtoie des sphères élevées auxquelles sa conscience accède,
Il n’en est pas moins solidaire envers ses compagnons de route
Car il saura leur révéler l’enseignement qu’il intercède
Auprès des forces salutaires et ce, sans les mettre en déroute.
L’avènement au plus haut niveau envers son être existentiel
Peut s’appliquer à chaque étape importante comme anodine.
Chaque rencontre offre un nouveau départ à son être essentiel
Soit pour ouvrir une soupape ou soit pour la mettre en sourdine.
Emblème de réalisation à la fin d’un cycle donné,
Il entame une évolution nouvelle et riche en expériences.
Mais pour leur modélisation les anciennes sont abandonnées
Car, à chaque révolution, nouveaux buts, nouvelles résiliences.Tableau de Myrrha.
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Le Tarot de l'Ange Liberté
XXI- L’Homme Enchaîné
Yavänor, le fou de la personnalité

Arrivé au bout du chemin, l’évolution reste incomplète ;
Malgré le travail accompli l’achèvement n’a pas abouti.
C’est le revers de l’être humain qui ne progresse qu’à l’aveuglette
Et garde son ego rempli e connaissances mal embouties.
Atteignant un certain niveau, il utilise ses pouvoirs
En totale contradiction envers les lois de l’univers.
Il croit que son stade équivaut à ce qui va le promouvoir
Malgré sa totale addiction en son narcissisme pervers.
C’est pourquoi il arbore un masque de cérémonie fallacieuse
Et l’illusion de la sagesse qu’il cherche à inculquer aux autres.
Ce n’est là qu’un être fantasque avec ses règles malicieuses
Derrière beaucoup de largesses et l’illusion d’un faux apôtre.
Il fait partie des faux prophètes, faux messies et faux rédempteurs ;
Il n’est plus qu’un homme enchaîné à ses propres manipulations.
Même ses lois sont contrefaites d’attrait et d’orgueils réducteurs
Derrière des démons déchaînés par de sombres spéculations.
Son intention a été pure, son élévation couronnée,
Mais il y a eu un dérapage et l’ego a pris le dessus.
La connaissance intellectuelle n’est satisfaite que pour prôner
Devant tout un aréopage des arguments « coup de massue »
Ainsi les démons réveillés surgiront pour le dévorer
Et plus grande sera sa chute qu’il se sera cru supérieur.
Il ne pourra plus se frayer dans ce chemin détérioré
Que s’il recommence sa lutte depuis l’ échelon antérieur.
Il peut retrouver son chemin à condition d’en faire l’effort
Car la vie saura lui permettre d’en redécouvrir la lumière.
Mais plus dur sera l’examen si son ego est toujours fort
Et s’il se croit toujours le maître de ses propres pensées premières.Tableau de Myrrha.
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Le Tarot de l'Ange Liberté
XX Au Sortir des Ténèbres
LoreleĂŻ

Je suis à la croisée des mondes et je termine ici mon cycle
Tout en commençant un nouveau issu de ma purification.
Ici se croisent deux profondes allégories en hémicycle ;
Ouverture vers le renouveau et clĂ´ture sans explicitation.
Mais terminer correctement ce qui a été commencé
M’oblige à revivre chaque étape de la naissance jusqu’à la mort ;
Réconcilier ouvertement tout ce à quoi j’ai renoncé,
Pardonner tous les handicaps qui m’ont fait chuter, sans remords.
Par la connexion au lunaire, je reviens au sein de ma mère
Et j’y retrouve les premiers instants où je me suis construit.
Par la connexion au solaire, je recouvre l’énergie du père
Et tous ses gestes coutumiers avec lesquels il m’a instruit.
Par mes enfants qui me soutiennent et par leur mère qui m’accueille,
Je sais relier par l’amour tous les échelons de ma vie.
Par mes parents pour que j’obtienne cette expérience que je recueille
Dans le cercle du polyamour de l’ÏÄMOURÏÄ qui me ravit.
Pourtant la mort que je redoute est un passage nécessaire
Si je désire m’accomplir et terminer avec honneur.
Si je crois autant que je doute, c’est que je suis seul émissaire
Qui verra son ciel s’assombrir pour affronter le Grand Seigneur…
Ainsi pour sortir des ténèbres, il faut ratifier mon passé
Faire mon bilan des erreurs et de mes réalisations.
Et le dernier convoi funèbre se change en seuil à dépasser
Encore une fois mais sans terreur fors ma personnalisation.
Je n’encours pas un paradis mais plutôt une évolution
Vers de nouveaux modes de vie envers ce qui m’est essentiel.
Je ne crois pas aux parodies d’enfer et de substitution ;
J’accepte sans voir le devis l’offre d’un nouveau potentiel.Tableau de Myrrha.
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Le mois d’août sous la pluie et Noël à la plage


Quelle différence existe-t-il entre les nouvelles saisons
Dont le changement climatique nous nargue par ses contrariétés ?
Dès lors le temps se montre hostile pour on ne sait quelle raison
Et les variations thématiques ne sont plus ce qu’elles étaient.
Les quinze aoûts noyés sous la pluie, les Saint-Valentin au soleil,
Noël à la plage sous l’azur et Pâques sous la canicule ;
Faut-il prendre son parapluie puisqu’avec ou sans c’est pareil ?
La mode est à la démesure et la météo ridicule.Tableaux de Nina Childress sur https:ninachildress.com .
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Adieu juillet, bonjour août
J’m’en fous d’l’école, on m’a menti ; on m’a fait croire que quatre saisons
Faisaient la pluie et le beau temps pour le bonheur de la Nature.
Mais cette année, j’ai pressenti qu’ils avaient perdu la raison,
Ces météorologues autant incompétents qu’immatures.
Adieu juillet, ne revient pas l’année prochaine sans avoir
Révisé ta copie conforme à un été satisfaisant !
Remballe tes pauvres appas qui n’ont pas eu lieu d’émouvoir
Les vacanciers dont l’uniforme fut bottes et cirés déplaisants !
Salut l’août, je compte sur toi pour rattraper l’absurdité
Et faire revenir dare-dare des jours un peu plus estivaux.
Donne-moi un soleil courtois et sa chaleur ressuscitée ;
Trouve et ligote-moi Saint-Médard, puis jette-le dans le caniveau !Illustration de June Leeloo sur https:havengallery.comportfoliojune-leeloo-imaginarium .
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Intense méditation
Sans doute afin de rechercher tous les secrets de l’univers
Inscrits dans les atomes mêmes de ses cellules émettrices,
La méditation haut perchée traverse alors les trous de ver
Pour retrouver ad hominem ses origines créatrices.
Sans doute un contact qui remonte aux racines de l’existence ;
Un train voyageant du passé vers le présent de l’avenir.
Chaque wagon alors raconte une histoire avec consistance
De ses passagers dépassés par les événements à venir.
Sans doute chaque recueillement renoue les fils de la pensée
En remettant le voyageur dans la réalité d’un monde
Qui crée, dans l’entrebâillement de sa prière récompensée,
L’un de ces rendez-vous majeurs de sa folle course vagabonde.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La porte du temple sacré


Ă€ celui qui chercherait Dieu entre les pages de la bible,
À celle qui trouverait la foi et désirerait tout connaître,
Il est un miséricordieux moyen de ne pas manquer sa cible
En empruntant la même voie que celle qui nous a fait naître.
Six jours pour accoucher d’un monde et se reposer le septième
Prouve que le Dieu géniteur est un créateur triomphant.
Tout ça pour qu’après il l’inonde car il lui causait des problèmes
Prouve un œdipe inhibiteur entre la mère et ses enfants.
On dit que le royaume des cieux ressemble à un trésor caché
Ou une petite graine semée qui donne le fruit et l’ivraie.
J’en connais un joyau précieux auquel je suis très attaché
C’est lorsqu’avec ma bien-aimée nous faisons l’amour pour de vrai.
Ainsi le sexe remplacerait le divin d’une peccadille
Sous réserve que vous approchâtes le temple du féminin sacré.
Quant au chameau qui passerait sans peine par le chas d’une aiguille,
Le chas est plutôt une chatte et l’aiguille un phallus nacré.Sculpture de Lucy Churchill sur https:www.lucychurchill.comsculpturepersonal-sculpture .
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Chaudes Augustine


En août viennent les Augustine après juillet et ses Juliette
Qui m’ont charmé un peu, beaucoup puis finalement pas du tout.
La chaleur malgré ses rustines a fini dans les oubliettes
Et l’été a marqué le coup en perdant ses meilleurs atouts.
Adieu Juliette et Augustine, bonjour les vierges de septembre
Habillées de la tête aux pieds puisque l’automne est avancée.
Nos amours seront clandestines dans l’intimité d’une chambre
Mais nous brûlerons comme il nous sied nos cœurs en flammes romancées.Tableaux de Carlos Leon Salazar sur http:carlosleonsalazar.blogspot.com .
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Les rĂŞves intrusifs


Souvent mêmes rêves reviennent à celuicelle qui n’a pas compris
Et qui se repasse le sketch en boucle de façon contiguë
Jusqu’à ce qu’enfin ilelle parvienne à décider sans parti pris
Son chemin tissé dans du stretch bien arrondi aux angles aigües.
Le gros chat-chagrin du matin avec le désespoir du soir
Planent comme un nuage lourd qui lela menace trivialement
Tandis que, des draps de satin, s’approche l’ange qui va surseoir
Au choix pertinent ou balourd mais qui est le bon, finalement.Tableaux de Rafal Olbinski.
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Les rêves récursifs


Quelquefois un fil conducteur unit un rêve aux précédents
Comme un soupçon de déjà -vu sur des mémoires outrepassées.
Ce lien récursif séducteur donne l’illusion d’antécédents
Rapprochés par la longue-vue de l’inconscient sur son passé.
Mais le songe, trompeur et menteur, peut très bien inventer ce lien
Et faire croire à un historique de précédents inexistants.
Ce mécanisme tourmenteur cause alors un choix cornélien
Sur l’origine théorique de toute la structure du temps.
Ainsi j’avance sur un fil tendu au fur et à mesure
Alors que je crois publier la suite de mon feuilleton.
Sans doute les rêves chronophiles aiment laisser une césure
De l’un à l’autre sans oublier d’en occulter mon œilleton
Sans doute l’une des trois Parques m’observe déroulant mon fil
Comme un rat de laboratoire dans son dédale de misère.
Elle doit attendre que je remarque l’indice du tintinophile
Comme l’errance giratoire des deux Dupondt dans le désert.Tableaux de Rafal Olbinski.
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Chaînes d’amour


Le mariage est une chaîne imaginaire et extensible
Qui part d’une moitié du lit jusqu’à son autre extrémité.
Passions et amours s’y déchaînent ainsi que les sujets sensibles
Qui règlent les moindres délits sur l’oreiller un peu mité.
Le précipice des chambres-à -part ne fait que prolonger le lien
Et l’on passe du bouche-à -oreille aux messages et aux SMS.
Seuls les petits désirs épars reviennent sur le choix cornélien
D’avoir, à nulle autre pareille, rempli et tenu ses promesses.Tableaux de Rafal Olbinski.
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Je suis tout le monde


Comment passer inaperçu quand on est nu et dépourvu
De cette étoffe des héros qui habille les toréadors
Selon comment l’on est perçu, avant-gardiste ou m’as-tu-vu,
Par les regards collatéraux issus d’une foule qui dort ?
Je me dis « je suis tout le monde ! » ; je deviens chaque spectateur
Qui s’observe, dans un miroir, nu comme s’il venait de naître.
Aussitôt à la même seconde, j’en suis l’unique observateur
Et je m’extrais de ce mouroir en me jetant par la fenêtre.Tableaux de Rafal Olbinski.
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Madame de la Rosée
Tantôt elle sème à tous vents et tantôt sème à toutes pluies
Selon son humeur attristée, joyeuse ou simplement changeante.
Si parfois elle rit souvent de bon cœur au soleil qui luit,
Elle s’éplore aussi, contristée de larmes amères et astringentes.
Mais la nature sait épancher toute l’eau chargée d’émotions
Qui remontent dans l’atmosphère pour se dissoudre dans l’aurore.
Tandis que la Terre retranchée absorbe l’onde en décoction,
Jus de rosée pour satisfaire toutes les rivières et sa flore.
Parfois je l’ai vue se lever, secouer sa robe de douleurs
Et ses sentiments déferler comme une cascade de pleurs.
Puis je l’ai vue se relever et vite reprendre des couleurs
Après avoir laissé perler ses gouttelettes sur les fleurs.Tableau de Steven Kenny sur http:www.stevenkenny.comhome.html .
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Nature circulaire
Tous les jours la pluie hygiénique de mon petit nuage en cœur
Me lave de toutes mes peines et les draine en terre assouvie
Et puis les eaux biogéniques des sols poreux à contrecœur
Me remontent comme une veine pour un nouveau cycle de vie.
Et moi, étape intermédiaire, je capte l’énergie d’en haut,
La nourriture qui vient d’en bas, l’amour qui circule dans l’air.
Tous sont la question subsidiaire au concours de la météo
Dont le gagnant est le combat de la nature circulaire.
Telle est la magie de la vie pour qui la vit et qui l’observe
Même si tout n’est que science ou divine relativité.
Juste sa beauté me ravit et je n’ai aucune réserve
Quant au rôle que ma conscience exerce sur son activité.Tableau de Beth Conklin.
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Couleurs de femmes – 2



Certains voient l’âme au fond des yeux ; moi, je la vois dans les nuances
Qu’une femme affiche sur son front comme un panneau indicateur.
Un troisième œil, fort délicieux, qui dégage son influence
Et dont le cœur ose l’affront de son rôle amplificateur.
Le chapeau révèle tant de choses qu’un roman n’y suffirait pas
Ă€ raconter ce qui se passe entre les oreilles et les yeux.
Et soudain se métamorphosent envoûtement, charme et appas
Par une plume qui dépasse ou un p’tit oiseau audacieux.
Nu-tête, épaules dégagées, l’âme et le cœur, tous deux, débordent ;
Le regard devient magnétique et la bouche un peu frémissante.
Ainsi, la femme apanagée dévoile à celui qui l’aborde
Le contenu signalétique d’une âme par trop resplendissante.Tableaux d’Arnaud Bauville.
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Couleurs de femmes – 1



Paupières lapis-lazuli pour effacer mes bleus de l’âme ;
Rouge cerise sur les lèvres pour me mettre le cœur en bouche ;
Un peu d’ambre et de patchouli, un petit chapeau haut de gamme ;
Un bijou trouvé chez l’orfèvre, à la fin de l’envoi, je touche.
L’air mélancolique et morose, mes joues se jouent de leurs couleurs ;
La tête ailleurs me désespère et tourne en rond sans faux-semblants.
Pensées dorées à l’eau de rose cachent leurs peines et leurs douleurs
Jusqu’à ce qu’elles me repèrent un beau musclé en habit blanc.
Le vert-galant est élégant, tête bronzée, cheveux dorés ;
Un beau parleur qui fait des vers et qui me charme de sa prose.
Ferais-je un rêve extravagant ? Pincez-moi ! J’ai peur d’adorer
Ce beau chevalier aux yeux verts qui me fait voir la vie en rose.Tableaux d’Arnaud Bauville.
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Mariages de couleurs
Mariage d’amour, mariage en couleurs,
Marions les tendances, marions les coutumes !
Mariage chantant, mariage roucouleur,
Marions les tenues, marions les costumes.
Véritables patchworks de races par-devers soi
De jacquards écossais aux étoffes indiennes.
Parures de coton, de satin et de soies,
Trousseaux et lingeries pour la vie quotidienne.
Ah, que j’aime croiser des avis différents,
L’intuition féminine et l’esprit masculin.
Pensées impertinentes contre rêves déférents
Pour moudre ses douleurs dans le même moulin.Photo d’Al Neaimi.
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La nuit secrète
La nuit, profonde et séduisante, déploie ses rideaux de velours
En ôtant sa robe outremer parsemée d’étoiles piquées.
J’espère sa lune luisante qui vient éclairer mon cœur lourd
D’une lumière douce-amère mue d’une aura revendiquée.
Puis, Morphée, nue et ténébreuse, colle son corps d’obscurité
Et me tend ses bras de sommeil pleins d’inconnu et de mystères.
Quelques étoiles filandreuses filent en toute célérité
À la rencontre du soleil de l’autre côté de la Terre.Tableau de Jean-Léon Gérôme.
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La peur donne du zèle
Si la peur me donne des ailes afin de pouvoir m’envoler,
Elle est mauvaise conseillère quand elle occulte ma raison.
Ainsi, si je mets trop de zèle à vivre en des lieux inviolés,
Je m’enferme derrière des œillères et je me terre à la maison.
J’ai le choix des priorités entre mon fric, entre ma vie.
Et si j’ai trop besoin d’argent, j’accepterai de m’y soumettre.
Mais contre toute autorité, je favorise ma survie ;
Le meilleur choix départageant, est de rester mon propre maître.Illustration de Paweł Kuczynski.
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Réseau-Dieu


Radio-Vatican, c’est fini ! Al Jazeera, c’est terminé !
Désormais Dieu est en réseau et surtout les réseaux sociaux.
On s’ confesse en catimini, on se plaint, on est laminé,
On se traite de noms d’oiseaux entre sites et spots commerciaux.
On ne sort plus mais on s’observe et on critique la planète ;
La peur du loup est renforcée par des pandémies fabriquées.
On n’ se nourrit que de conserves mais achetées sur internet ;
Pour survivre on s’est efforcé d’habiter des lieux étriqués.Illustrations de Paweł Kuczynski.
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IIII. La reine épique
Tranchons dans le vif du sujet et coupons court à tous propos :
La reine épique possède un dard dont le fourreau est son croupion.
Elle le sort sans préjugé – or ce n’est pas de tout repos –
Et connaît, l’enfance de l’art, toutes les bottes du scorpionTableau de Joshua Burbank.
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III. La reine des tarots
Elle avait lu dans les étoiles toutes ces aventures amoureuses
Qui agitent les couches royales ici, d’ailleurs et maintenant.
Mais elle garde sous le voile toutes ses cartes langoureuses
Qu’elle abat d’une main loyale lorsque le risque est attenant.Tableau de Joshua Burbank.
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II. La reine économe
Le roi d’ailleurs l’a contrariée en venant chasser sur ses terres
Car le gibier lui coûte cher et on y perd à la revente.
Il prétendrait la marier or, il n’est point célibataire !
De toutes manières, œuvre de chair se négocie avant la vente !Tableau de Joshua Burbank.
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I. La reine d’ailleurs
Dimanche matin, la reine d’ailleurs en a le cœur tout retourné.
Le roi chasse avec la voisine, la putative reine économe.
Elle s’est levée d’un ton railleur ; sa réception est ajournée
Et s’en va dire à sa cousine qu’elle veut divorcer de son homme…Tableau de Joshua Burbank.
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L’illumination
Lorsqu’elle ôte sa culotte qui glisse sur ses talons
Et qu’elle appelle le mâle en agitant les mamelles,
Au vu des seins qui ballottent, je deviens son étalon
Et lui mets mon animal dans son organe femelle.Tableau de … merci-à -qui-me-le-dira.
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« Je suis une part de tout ce que j’ai lu »
Un jour l’esprit disait au cœur : « Je suis une part de ce que j’ai lu,
De tous ces livres qui me ressemblent car j’en ai bâti ma raison. »
Le cœur répondît, l’air moqueur : « Je trouve cela farfelu !
Car lorsqu’ils sont rangés ensemble, ils s’empoussièrent dans ta maison. »« Titre » de Theodore Roosevelt.
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Tournés, niqués
Dieu aurait mis l’homme sur Terre afin qu’il subisse une épreuve
Pour tester son obéissance à refuser la connaissance.
Levons le voile du mystère : tout est bidon, j’en ai la preuve !
Pour le résoudre à l’impuissance, Dieu a falsifié la science.
Ainsi tournez, hommes et femmes, envoyez-vous aussi en l’air,
Le pragmatisme misérable n’est au progrès que parodie !
Il fallait rejeter l’infâme machination avec colère
Et traiter Dieu d’indésirable en lui fermant le paradis.Montage photo de Huseyin Sahin.
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Nous avons besoin de vous !
On a besoin de volontaires pour servir de chair Ă canon
À toutes les bouches à nourrir des hauts gradés de la nation.
Arrêtez donc vos commentaires, n’écoutez pas vos compagnons
Et préparez-vous à mourir, c’est votre prédestination.
On fera de vous des héros, du moins les meilleurs d’entre vous ;
Les autres se débrouilleront pour subsister, pauvre ballots.
S’ils ont le moral à zéro, c’est fait exprès, je vous l’avoue,
Car jamais ils n’hésiteront, dès lors, à se jeter à l’eau.
À force de télévision, de pizzas et de surgelés,
De voyages organisés et de tourisme démesuré,
On a obscurcit la vision des spectateurs décervelés
Parfaitement galvanisĂ©s Ă croire au bonheur azurĂ©.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le goguenard et la corbelle
Vieille maison de ma jeunesse quand je passais dans les ruelles
À la recherche d’un passage sans vraiment trop la regarder.
Pérégrinant dans l’étroitesse de ces venelles assez cruelles,
Un jour j’y vis un beau corsage, à sa tabatière, attardé.
« Joli sourire, mademoiselle ! » Lui dis-je, goguenard et lubrique.
« Si votre gorge est en accord, votre voix doit être très belle
Et, sans doute, semblable à l’oiselle, diva de l’opéra comique ! »
La fille, d’une voix de pécore, jura qu’elle n’était pas corbelle.
(Il n’y a pas que du bon tabac dans ma tabatière ; c’est aussi une lucarne à charnière.
Et la corbelle est bien la femelle du corbeau.
Tableau de Georg Janny « Night in Summer » 1926.)Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La femme des bois
Un jour j’ai rencontré la femme qui fit de moi l’homme des bois.
C’était dans la forêt profonde où nulle route n’aboutit.
J’étais sans doute un peu profane, elle, experte comme il se doit,
M’attira dans son petit monde et, dans ses bras, me suis blotti.Tableau de Margit Glassel.
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La soupe aux canards
Le niveau des eaux rabaissé au niveau de la bouillabaisse
Devient une spécialité appréciée par les canards.
Les hérons, vous les connaissez, accourent dans la soupe épaisse.
En toute convivialité, pour nos oiseaux, c’est le panard !La Töss qui coule habituellement comme un torrent est à son niveau le plus bas avec une fermentation d’algues et de mousses ; les canards et les hérons adorent.
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La danse d’abondance
Danse pour moi, jolie gitane, sous l’auréole plumes de paon
Et frappe de ton tambourin pour rythmer tes hanches en cadence.
Sous une musique occitane, fais-moi la danse du serpent,
Traite-moi comme un souverain et je vivrai dans l’abondance.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La position de l’amour
Voici l’exacte position de la planète des amours.
Là où Vénus, qu’à Dieu ne plaise, rencontre, en secret, ses amants.
Comme j’ai beaucoup d’ambition pour celui que j’aimerai un jour,
C’est lĂ que je voudrais que me baise, mon sidĂ©ral prince charmant.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Tilleul-menthe
VĂŞtu de couleur tilleul-menthe, Monsieur attendait son amante.
Leurs amours allaient à vau-l’eau, noyées dans une menthe à l’eau.
Pour qu’un jour leurs vies se pimentent, si Madame se montrait charmante,
Elle rhabillerait ce guignolo d’accoutrements moins rigolos.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Fille de lune
J’aimerais que, tout doucement, dans la fraîcheur d’un interlude,
Le temps s’arrête de couler d’une éternité sabbatique.
Que Fille de Lune, à ce moment, me fasse partager sa quiétude,
Sentir une larme s’écouler sur cet amour fantomatique.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La fusion solaire
L’amour est l’énergie première qui fait fusionner la matière ;
Le masculin pénètre et sème dans le féminin qui l’accueille.
Des deux jaillira la lumière comme une puissance héritière
Qui dĂ©montre que lorsqu’on s’aime, la vie cosmique s’y recueille.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La force solaire
Je me souviens des promenades pratiquées avec le Lion
La nuit sous le ciel étoilé, contemplant les constellations.
J’entends encore les sérénades que chantait mon pygmalion
Et les mots Ă demi voilĂ©s qu’il rĂ©pondait Ă mes questions.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le couple solaire
À la jonction des luminaires, le ciel s’embrase de l’amour
Que le feu donne à la lumière et de l’eau qui reçoit le sel.
Brusquement, sans préliminaire, je sens dès la pointe du jour
Toute la puissance première de la moisson universelle.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le cœur de Juliette
Ça fait toujours un pincement dans le petit cœur de Juliette
Lorsqu’elle doit abandonner ses pâturages de juillet.
Et j’en entends son grincement de dents au timbre des clochettes
Des vaches qui lui ont donné le meilleur des produits laitiers.Vue sur la vallée de Kollbrunn avec au loin les alpes suisses un peu dans la brume lorsque je monte vers Eidberg.
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Les barques de réflexion
Je vois souvent dériver ces barques de réflexion
Qui oscillent au temps qui passe et se posent des questions.
J’aimerais souvent rêver à mes meilleures actions
Qui laisseront dans l’espace quelques autres suggestions.
Moi aussi j’ai affronté de gros désirs d’évasion.
Moi aussi j’ai désiré tout ce qui me dérangeait.
Pout tout ça, j’ai dû compter et lâcher mes illusions
Après avoir affrontĂ© les pĂ©rils et les dangers.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La fĂ©e ballerine – 2
Elle ne s’est pas fait prier pour élever sa biographie.
Elle a déployé ses ailes comme un petit papillon.
Il fallait la voir briller dansant sa chorégraphie
Avec fougue et avec zèle sous le son du carillon.Dessin de Fabienne Barbier.
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L’arbre-artifice
La nature est en fĂŞte et montre ses couleurs
Par son arbre-artifice, ce fier patrimonial.
Le jardinier prophète en connait sa douleur,
Mais c’est son sacrifice pour ce cĂ©rĂ©monial !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La fĂ©e ballerine – 1
C’était une drôle de fée, un peu sotte et décalée,
Qui rêvait d’un beau tutu et de troquer son balai.
D’un caractère fieffé, elle n’s’est pas fait recaler,
Elle a dit « Turlututu ! Ce soir je fais mon ballet ! »Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le Paramots
Pour surfer en paix sur tous les réseaux,
J’ai mon paramots constamment ouvert.
Comme un parapet bordé de roseaux,
J’ai tous mes rameaux toujours bien couverts.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La vie c’est la vue
Transparent comme de l’eau, mère d’où naquit la vie,
Elle traverse l’espace et nous relie aux étoiles.
Aussi ténue qu’un halo, sa lumière nous ravit ;
Aussi vite qu’elle passe, elle nous Ă´te les voiles.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le papillon invisible
Le papillon invisible joue à l’ange de l’amour.
Transparent à la lumière, plus léger qu’une âme humaine,
Ses actes imprévisibles distribuent au petit jour
Les belles amours premières, des fiançailles Ă l’hymen.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.