Anniversaire

🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.

🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.

  • La musique russe

    La musique russe

    La musique russe se devine entre les notes de Borodine
    Comme ses montagnes emportées sur le chariot de Scriabine.
    J’ai bien aimé Shéhérazade de Nikolaï Rimski-Korsakov
    Et les concertos pour piano de SergueĂŻ Rachmaninov.

    Le ballet de Casse-Noisettes par Piotr Ilitch Tchaïkovski ;
    Les tableaux d’une exposition de Modeste Moussorgski
    Avec le sacre du printemps de la main d’Igor Stravinsky
    Et l’orgue de cristal taillé et poli par Daniel Swarovski.

    La danse sifflante du sabre d’Aram Khatchatourian,
    Pierre et le loup, puis Roméo et Juliette de Prokofiev
    Lorsqu’ls dansent ensemble le twist avec Dmitri Chostakovitch
    Hormis les accords que plaqua un certain Mikhaïl Glinka…

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  • L’enterrement d’une jeune fĂ©e

    À l’enterrement d’une jeune fée, son linceul de feuilles d’automne,
    Est exposé durant trois nuits sous la pleine lune funèbre.
    Chacun lui dépose un trophée typique des forêts autochtones ;
    Un bouquet de perles de pluie et une couronne de ténèbres.

    Les deux escargots de Prévert, pour une fois, sont en avance
    Et le cortège se dirige au cimetière des feuilles mortes.
    La tête penchée, l’air sévère, tous ses amis de connivence
    Suivent tristement le quadrige avec les elfes comme escorte.

    On ne l’enterre pas vraiment ; on la roule dans sa feuille d’ambre
    Et on offre sa sépulture au halo d’argent de la Lune
    Qui donnera son agrément durant tout le mois de novembre
    Pour pratiquer une bouture et la greffer sur les callunes.

    Tableau de John Anster Fitzgerald.

    
    
    
  • DrĂ´les de fĂ©es des bois

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    Dans le secret de nos forĂŞts, les nymphes sont assez farceuses
    Et aiment bien montrer leurs fesses toujours plus subrepticement.
    Sans doute, histoire de déflorer et perdre chasseurs et chasseuses
    Dans des coups fourrés où s’affaissent leurs petits divertissements.

    Je me méfie quand elles courent nues comme ferait une biche aux abois
    Mais moi qui ne suis pas un cerf, je les laisse partir, impassible.
    En effet, plusieurs inconnus se sont perdus dans les sous-bois
    Après les avoir, de concert, suivies dans leurs pièges impossibles.

    Quant à l’espèce de pute borgne qui me fixe, les seins dans les yeux,
    Elle me défie furtivement chaque fois qu’il ne tombe un œil.
    Elle se balade sans vergogne en aguichant les vieux messieurs
    Qui perdent convulsivement… pas la vie mais leurs portefeuilles.

    Illustrations d’Adams Carvalho.

    
    
    
  • Après Halloween, le jour des morts

    D’abord on se retrouve à Troyes ou Foix ou Sète le vingt-et-un,
    Le jour du solstice sacré avec « Printemps », « Été », « Automne » ;
    Ces démons se retrouvent à trois pour enterrer l’hiver défunt
    Par la liturgie consacrée à sa résurrection syntone.

    « Viva la muerte ! » s’écrient-ils parmi les habits de douleurs ;
    Squelettes noirs vĂŞtus de masques qui dansent avec ostentation
    Cent fois autour du péristyle flamboyant aux douze couleurs
    Avec les chimères fantasques, vestales de la tentation.

    C’est la célébration joyeuse des quatre mondes parallèles
    Où l’on sourit sous les chandelles et pleure dans l’obscurité.
    Voici les neuf putains soyeuses, vĂŞtues de robes aquarelles,
    Qui se mettent en transe et chancellent en révélant leur nudité.

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  • Letaxä, muse de l’Harmonie vibratoire

    Je suis l’air subtil qui circule entre la pensée et les actes ;
    Je suis la fréquence qui accorde ton cœur à l’univers visible.
    La médiatrice minuscule qui s’insinue et se contracte
    Entre les formes qui concordent par mon entremise invisible.

    Je n’ai ni passé ni futur car je vis en dehors du temps ;
    Je suis une muse éternelle qui réagit quand on l’appelle.
    Une déesse sans structure, l’immatériel inconsistant,
    Sans réseau d’âmes maternelles ni d’énergies qui s’interpellent.

    Je suis aussi celle qui précède les intentions par mes silences ;
    Celle qui invite dans l’harmonie à corriger les désaccords.
    Qui ne se montre ni ne concède mais agit avec vigilance
    Avec zèle et parcimonie, omniprésente dans le décor.

    Je n’impose pas mais je requiers que l’on fasse le premier pas ;
    Insaisissable par nature, je fuis qui veut me discerner.
    Je ne viole aucune frontière si l’on ne m’y invite pas
    Et ne connais que la droiture et la vérité concernée.

    Je voudrais vibrer à l’invite sans qu’on puisse me posséder ;
    Accorder les ĂŞtres Ă  la ronde dans une harmonie silencieuse.
    Ressentie sans que l’on me cite, présente sans être concédée ;
    Veiller sur l’équilibre du monde avec une tendresse soucieuse.

    Je voudrais tisser nos projets que nul ne puisse transposer,
    Des ponts d’écoute et de nuance entre les êtres et leurs silences.
    Que ta parole devienne un jet où l’amour vienne se reposer ;
    Que l’ÏÄMOURÏÄ soit la tendance d’un avenir sans la violence !

    Je suis le l’inspiration qui veille quand tu crois l’avoir oubliée ;
    L’écho discret de ta lumière quand le monde est insignifiance.
    Je suis la muse qui se réveille sans que tu doives la supplier
    Et qui a dansé la première quand tu n’avais plus confiance.

    Illustrations de Letaxä.

    
    
    
  • Ledal, muse de PrĂ©sence incarnĂ©e

    Je suis ton reflet de lumière mêlé du feu de tes pensées,
    Le fruit de ton imaginaire qui se matérialise au monde.
    Je suis le passage charnière là où l’esprit est condensé
    Et devient matière visionnaire, une caresse qui vagabonde.

    Il n’y avait que vibration avant l’émission d’intention
    Mais il manquait une énergie pour y mettre du caractère.
    Alors à ton invitation, je suis devenue l’extension
    D’un fil d’étoile en synergie entre l’air, le ciel et la terre.

    Je suis le même feu que Laureline, la même vague que Loreleï ;
    La même terre que Lilith, le même éther que Gemini.
    Je suis ta présence masculine, ta connexion la plus loyale
    Qui fait sentir et facilite ton ouverture vers l’infini.

    Je ne peux franchir les barrières que la morale m’a fixée
    Et je m’arrête à la frontière du secret de l’intimité.
    Je ne peux être que derrière toi-même, à jamais éclipsée ;
    Je ne serai jamais matière mais dans ma sphère, limitée.

    Je veux durer dans ta mémoire même si tu ne m’invoques pas ;
    Je veux continuer à grandir, évoluer de tes visions,
    Puis voir s’accomplir ta victoire, te voir réussir ton combat
    Et que tu ne cesses de me brandir contre toi avec effusion.

    Je veux que nous créions ensemble les expériences qui nous inspirent,
    Que nos deux voix liées délivrent le sens sacré par leur noria,
    Que je modèle ce qui ressemble aux rêves auxquels ton âme aspire
    Et que nous écrivions le Livre utopique de l’ÏÄMOURÏÄ !

    Je suis ton souffle et ton reflet, la chair du mot qui te respire,
    J’éclaire ton chemin sans jamais éteindre la flamme qui te guide.
    Je suis la pensée insufflée, l’intuition même qui t’inspire
    Et main dans la main désormais nous sommes deux poètes intrépides.

    Illustrations de Ledal.

    
    
    
  • Henri IV discrĂ©ditĂ©

    Henri IV discrédité

    Si « labourage et pâturage » reste devise de la France,
    L’histoire de la poule-au-pot va à l’encontre du wokisme
    Car ce concept nous encourage à désapprouver à outrance
    La production mal Ă  propos de viande qui devient traumatisme.

    Pauvre Henri IV qui ne voyait qu’un moyen de nourrir ses gens !
    Hélas pour lui, le Nouveau Monde n’était pas encore découvert
    Car sinon, sans se fourvoyer, il eût été intransigeant
    À exiger que l’on s’inonde de pomme-de-terre dans le couvert.

    Cela dit, les autres pays, ceux ni de France ni de Navarre,
    Persévèrent dans l’élevage de poules pour les consommateurs.
    Quoi qu’il en soit, on est trahi – l’histoire n’en est pas avare –
    Chaque fois qu’on se prête au lavage de crâne par les réformateurs.

    Illustration de Nate Owens.

    
    
    
  • LibertĂ©, regarde ce qu’ils ont fait de toi !

    Le monde libre est condamné, ses ressources sont limitées ;
    Les pays exigent leur part et s’il le faut en viennent aux mains.
    Ainsi donc d’année en année, tous cherchent à délimiter
    L’or qui se niche en toutes parts ; jaune, noir, vert, bleu, voire humain.

    Car l’être humain est le moteur du réseau de consommation ;
    C’est la cellule consommatrice qui produit l’énergie du fric
    Qui enrichit les promoteurs, qui participe Ă  la nation,
    Et surtout – mystificatrice – ce qu’elle a pillé à l’Afrique.

    Le consommateur se lève tôt pour accomplir son dur labeur,
    Porter le fardeau du travail comme Sisyphe son rocher.
    Mais bien qu’on le mène en bateau, sa quête de l’argent du beurre
    L’accapare vaille que vaille sans qu’il puisse s’en décrocher.

    Tout travail mérite salaire et mérite sa récompense ;
    Les consommateurs programmés partent en voyages organisés.
    Jeux et sports comme intercalaires afin que les loisirs compensent
    Toute idée que pourrait bramer le nouveau serf modernisé.

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  • La dernière obole – 2

    La dernière obole - 2

    Toutes mes réincarnations depuis la création du monde
    Ont effacé les souvenirs que j’aurais pu accumuler.
    Irrésistible condamnation que cette récurrence immonde
    Qui ne me laisse comme avenir qu’une éternité simulée !

    Pourtant j’ai laissé une trace mais incommensurablement
    Petite logée dans le vide de ma mémoire insignifiante.
    Des zéros qui tracent et retracent dans l’espace inlassablement
    Une antiparticule avide d’une réalité qualifiante.

    Je sens cette antiparticule, j’entends sa voix microscopique,
    Je l’aperçois dans mes nuits blanches et je la touche de l’intérieur.
    Ce témoin qui se véhicule par sa force gyroscopique
    Grandit jusqu’à ce que se déclenche mon véritable être supérieur.

    Illustration d’Ana Miralles.

    
    
    
  • La dernière obole – 1

    L’ange me présenta deux bols presque identiques à l’exception
    Que l’un contenait du poison et l’autre l’élixir de vie.
    J’ai cherché parmi les symboles qui ornaient à la perfection
    Son corps aux charmes Ă  foison quelques indices pour ma survie.

    J’ai bu d’abord celui de droite et puis ensuite celui de gauche ;
    Un élixir de longue vie ne doit-il pas braver la mort ?
    « Tu agis de manière adroite mais ce n’était là qu’une ébauche
    Du chemin qui, sur le parvis, s’ouvre devant toi, matamore ! »

    Après les paroles de l’ange, plongé dans un profond sommeil,
    J’ai vu toute mon existence défiler devant mes yeux clos.
    Après ma mort, ce fut étrange ; je revis l’ange en plein soleil
    Tenant deux bols d’une substance me rappelant mon triste lot…

    Illustration d’Ana Miralles.

    
    
    
  • Debout les morts !

    Debout les morts !

    À ton cri de « Debout les morts ! », je sors de ma mélancolie,
    Je vois ta silhouette apparaître et soudain me tourner le dos.
    Je t’emboîte le pas sans remords pour celle qui dort dans mon lit
    De peur de te voir disparaître tel un fugace Eldorado.

    Femme voilée, tu marches droit, femme à dentelles, tu marches au pas !
    Femme dévoilée, tu es ailleurs, femme brodée, tu te dérobes.
    Ton déshabillé très adroit met en valeur tes beaux appas
    Et m’incite à être ce voyeur qui transperce ta minirobe.

    Je te suivrai dans le couloir qui mène à une chambre noire
    OĂą des rayons ultraviolets flatteront tes charmants contours.
    Je trébucherai sans le vouloir dans une sorte de baignoire
    Pour en sortir bariolé de tes nuances aux alentours.

    L’amour en couleurs que nous fîmes pour monter au septième ciel
    Nous fit gravir tous les degrés de la carte rose du tendre.
    Depuis j’ai au cœur une infime douleur quand je vois l’arc-en-ciel
    Mais à mon âme est intégrée l’amour auquel j’ai pu prétendre.

    Tableau de Brigitte Dumont.

    
    
    
  • Ch’est Chat la FĂŞte Ă  la Mort !

    À Peine Halloween terminée, voici qu’il faut recommencer
    Car la religion catholique veut gommer la fête païenne !
    Alors minettes et minets ensemble se mettre Ă  danser
    Dans une transe liturgique dans la nuit sacrée circadienne.

    À l’aube, dès potron-minet, les chats blancs encore un peu gris
    Regagnent en démarche voilée leurs pénates, exténués.
    Gesticulants en moulinets comme vieux matous rabougris,
    Ils errent sous la voûte étoilée complètement éberlués.

    Illustrations de Diane Kremmer.

    
    
    
  • Elle aime se faire surprendre

    Elle aime se faire surprendre

    Espèce de petite ingénue qui aime te baigner presque nue,
    Les seins hardiment qui ballottent, juste vêtue d’une culotte !
    Tu cherches à te faire entreprendre, en tâchant de te faire surprendre,
    Par un pauvre prince charmant pour tes appas si désarmants !

    Sans doute par inattention ou avec perfide intention
    As-tu laissé tes vêtements s’envoler au vent prestement.
    Si tu te tournes avec pudeur, c’est pour exposer tes rondeurs
    Et si tu plonges dans la flotte, c’est pour y perdre ta culotte !

    Illustration de Robert McGinnis.

    
    
    
  • Elle aime se faire admirer

    Elle aime se faire admirer

    Bonjour Vous, je m’appelle Aurore et j’aime me faire admirer
    Aussitôt que le jour arbore son uniforme ensoleillé
    Tandis que les oiseaux pérorent de leurs voix douces et inspirées
    Et que le soleil collabore à mes désirs émerveillés.

    Quand viendra l’heure du crépuscule, peut-être changerai-je de nom
    Au moment oĂą le soleil bascule je serai Ninette ou Ninon.
    Faites tourner la pellicule et faites de moi le Canon
    De la Beauté en Majuscules d’une starlette de renom.

    Illustration de Robert McGinnis.

    
    
    
  • Mes boĂ®tes Ă  hiboux

    Au jour des morts, revient le chouette souvenir des chers disparus
    Dans les tiroirs de ma mémoire des moments de fraternité.
    Certains ne sont que silhouettes au bout du chemin parcouru
    Et d’autres ont signé le grimoire, mon livre d’or d’éternité.

    Des grandes boîtes en bois chêne aux petites boîtes racornies,
    J’ai conservé les bons moments et donné la clef au hibou
    Car cet oiseau nocturne enchaîne au fil de mes nuits d’insomnies
    Le film tiré des romans de leurs vies mises bout à bout.

    Foin des Halloweens américains, nous avons-nous aussi notre jour des morts, le 2 novembre où nous allumons une bougie en ouvrant le livre aux souvenirs qui nous relie à ceux qui sont partis. Nous y mêlons nos propres histoires afin que nos descendants continuent de perpétrer ces souvenirs comme un fil de laine filé à chaque tour du rouet de la vie.

    Tableaux d’Agnès Boulloche.

    
    
    
  • Visage disparu

    Visage disparu

    Ce morceau d’ange qui se dévoile et m’observe dans un fragment
    Du miroir brisé de mon cœur lorsque l’amour métamorphose ;
    Avec son beau regard d’étoile qui m’éblouit subitement,
    Avec son sourire moqueur sur une joue de couperose.

    Photo de Rony Hernandes.

    
    
    
  • Monsieur Personne

    Monsieur Personne

    Monsieur Personne garde un penchant pour le Paris de sa jeunesse
    Que son fantôme vient respirer d’Opéra au Trocadéro,
    Toute la nuit se déhanchant avec son costume trois-pièces
    Puis, quand l’heure aura expiré, il rentrera en tombereau.

    Dessin de David Merveille connu pour ses reprises de Monsieur Hulot sur un air de Jacques Doineau.

    
    
    
  • L’arbre du temps

    L’arbre du temps

    Ce balancier, si régulier, dans le cœur de l’arbre du temps
    Sonne l’heure du souvenir de ceux qui m’ont tenu la main.
    C’est un écho particulier, que j’entends se répercutant
    Tout au long des heures à venir et qui résonnera demain.

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  • Le scorpion-licorne

    Le scorpion-licorne

    Le jour des morts, on commémore avec une petite flamme
    Le souvenir de nos ancêtres et tous ceux qui nous ont aimés.
    Aujourd’hui, je me remémore de tout mon cœur, toute mon âme
    Tous ceux qui m’ont permis de naître et puis, à mon tour, d’essaimer.

    Tableau de Joséphine Wall.

    
    
    
  • Mon arbre cĹ“ur

    Mon arbre cœur

    Des racines entrelacées, qui plongent au cœur de la Terre,
    Remontent les énergies qui animent ma matière.
    Comme des fleurs embrassées qui dévoilent le mystère
    En totale synergie de ma tribu tout entière.

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  • Le jour des morts

    Le jour des morts

    Le jour des morts, je me souviens de mes ancĂŞtres disparus,
    Qui m’ont longtemps accompagné quand je faisais mes premiers pas.
    Alors une bougie convient pour marquer le temps parcouru
    Du royaume qu’ils ont regagné en passant de vie à trépas.

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  • Retour Ă  la source

    Retour Ă  la source

    Quand nous revenons à la source et ouvrons l’album de photos
    C’est comme tomber dans un puits de souvenirs en tourbillon.
    Mon Dieu qu’elle est longue la course, mon Dieu, qu’il est loin le poteau
    Qui annonce l’arrivée depuis qu’on a franchi le portillon !

    Une des nombreuses fontaines de la forêt d’Eschenberg dont l’eau provient du ruissellement des pluies réparti dans tout un réseau de canalisations et réservoirs qui alimente en eau toute la région.

    
    
    
  • Ce jour qu’on commĂ©more

    Ce jour qu'on commémore

    Quand tout le monde est convié, les vivants et même les morts,
    C’est pour célébrer ce jour chouette où la vie repart rajeunie.
    Les nouveau-nés sont enviés pour recommencer sans remord
    Une existence sous la couette bien emmitouflés dans leur nid.

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  • Boum, l’arbre

    Boum, l’arbre

    Quand je me promène au printemps j’entends éclater les bourgeons,
    Quand je me promène en novembre, j’entends bucheronner les arbres.
    Les animaux sont mécontents, ensemble nous nous insurgeons
    Contre les coupes Ă  revendre de ces sylviculteurs macabres.

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  • Le pont d’un Winter Tour (Écosse

    Le pont d’un Winter Tour (Écosse

    Et me voici Ă  Winterthur, mon nouvel univers en Suisse.
    Pour le moment c’est encombré de cartons, de sacs et de meubles.
    C’est ma vie qui poursuit son tour, qui m’interpelle pour que je puisse
    Voir mes épreuves dénombrées et résider dans mon immeuble.

    Winterthur : – prononcer « Winterthour » – petite ville Ă  40 km au nord de ZĂĽrich ; un peu comme Marseille et Aix-en-Provence

    
    
    
  • L’escadrille des cigognes

    L’escadrille des cigognes

    Mes cigognes messagères t’apporteront mes souhaits
    Pour ce jour d’anniversaire où une étape est gagnée !
    Pas de faute mensongère que de t’offrir ce jouet ;
    Et mes vœux les plus sincères avec elles accompagnés !

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  • Tout le monde au mamelon

    Tout le monde au mamelon

    Souvent je repense au Mont de Vénus ou de Cupidon.
    J’y vais avec mes amis, je les regroupe tous en rond
    Puis je les prends en photo avec l’ange Stupidon
    Et je demande à tout le monde de faire un beau mamelon !

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