🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.
🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.
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L’énergie ou la dimension d’amour

L’amour est-il une énergie ou plutôt une dimension ?
La réponse pourrait être : « Oui, l’amour est tout ça à la fois ! »
Il ne peut vivre qu’en synergie de deux palpitants sous tension
D’une seule chair qui jouit d’une indéfinissable foi.
Cette énergie dimensionnelle ou dimension énergétique
M’a fourni une intelligence et mon cœur a toujours raison
De s’ouvrir aux occasionnelles petites aubaines érotiques ;
En effet j’ai des exigences humaines sans comparaison.
Dans l’espace-temps amoureux toutes distances s’amenuisent
Et grâce aux atomes crochus qui font courir la prétentaine.
En avant pour de langoureux voyages pour que l’on séduise
Les démons de midi fourchus qui nous guettent à la quarantaine !
Mais l’amour n’est qu’une illusion que l’on savoure sans prudence
Lorsque l’étreinte se confond avec le plaisir de la chair.
Le pacte devient confusion lorsque, sous sa douce influence,
Il nous fait grimper au plafond et nous le fait payer très cher !Tableau d’Adam Pizurny.
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Le rouge et le blanc

C’est connu comme le loup blanc mais ça revient à chaque époque !
On s’arme pour être plus fort car on craint le grand méchant loup.
On nous assomme de faits troublants et situations équivoques
Pour nous effrayer sans effort, nous les béotiens tranquillous.
Qui sommes-nous pour faire front ? De tous petits chaperons rouges
Partant tous les jours travailler pour gagner l’argent pour le beurre.
Quant à ceux qui nous font l’affront de nous faire craindre le péril Rouge
Ou les migrants encanaillés, ils ne font que brandir des leurres.
Ils nous annoncent des malheurs qui sont miroirs aux alouettes ;
Ils veulent secourir les pays dont le sol regorge de richesses ;
Ils nous envoient des footballeurs pour calmer nos tensions muettes ;
Enfin sous nos yeux ébahis, ils vivent aux frais de la princesse !
Mais sous les masques et les atours, qui tire en secret les ficelles ?
Qui décide, au nom du bon droit, quel peuple aura son holocauste ?
On nous abreuve de discours, mais la morale artificielle
N’est qu’un rideau de mauvais choix où seule la misère nous accoste.Illustration de Cécile Matthey sur http:press.futurefire.net201409fragments-dhistoires-espace-kairos.html .
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Le Tarot Imagerimes
XX Le Jugement
ÏÄMOURÏÄ

L’appel
Voici venu le temps de l’ange annonciateur du jugement ;
De sa trompette de lumière, il sonne la résurrection.
Toutes les âmes mortes échangent leur respect dans un mouvement
Qui les élève vers la bannière qui leur montre la direction.
L’éveil des flammes
Toutes les âmes s’illuminent, cheveux de feu et mains levées ;
Toutes les âmes reconnaissent la source qui les a créées.
Un soleil d’or leur dissémine l’énergie pour les abreuver
De chaleur afin qu’ils renaissent dans l’amour qui est agréé.
Les sept ressuscités
L’âme des femmes en pâmoison, l’âme des hommes en soumission ;
Chacun retrouve l’âme-sœur qui l’appelle par le son sacré.
La nudité au diapason ne laisse aucune suspicion
Ni doute envers l’ange assesseur pour le jugement consacré.
Le rite de l’écoute
Ici, la lumière est un son et le son est la vérité
Qui frappe au cœur directement l’amour que nul ne peut entendre.
Chacun reçoit comme un poinçon – celui dont il a hérité –
Du moins s’il a correctement mené la vie qu’il dit prétendre.
Le rite du feu
Les langues de feu les accueillent pour l’ultime transformation
Et les chevelures répondent en brûlant d’un feu angélique.
Les corps recomposés recueillent la puissance de sommation
En brillant d’une paix qui inonde cette transe somnambulique.
L’illumination partagée
Ils se regardent par l’œil du cœur que personne ne saurait voir
Et vont retrouver les mémoires issues de leurs familles d’âmes.
Tous se reconnaissent vainqueurs et en acceptent le devoir
En signant la page du grimoire accrédité du pentagramme.
ClĂ´ture et envoi
L’ange qui a rempli son office reste en éveil, comptabilise
Chaque âme qui a reconquis sa position attribuée
Et qui agrandit l’édifice que le jugement stabilise
Dans l’ÏÄMOURÏÄ, son prérequis, au nom de Dieu restitué.Tableau de Maryvon Riboulet.
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Le Tarot Imagerimes
XIX Le Soleil
Laureline

Ouverture cosmique
Fiat Lux ! Que la lumière soit un Soleil qui s’épanouisse ;
La Fleur de Vie, corolle ouverte vers toutes les sept dimensions !
Que l’obscurité qui le reçoit devienne miroir et éblouisse
Toutes les âmes recouvertes qu’elle gardait en détention.
Les huit gardiens
Ils étaient huit danseurs en fête dans leur chorégraphie céleste ;
Chacun portant sur les épaules le poids d’un monde comme modèle.
Des grands jusqu’au petit en tête, tous gravitaient d’orbites lestes
Et tournaient autour de leurs pôles comme huit vestales fidèles.
Laureline – Le rite de la coupe
« Bois à ma coupe, voyageur et absorbes-en la lumière ;
Que ma chaleur gagne ton cœur et qu’elle le transforme en étoile !
Démons obscurs et ravageurs, transformez-vous dès la première
Lueur de l’aurore vainqueur qui vous découvre et vous dévoile ! »
Laureline – Le rite de l’épée
« Bois mon feu ! Tu peux désormais aller sans craindre ma justice
Car ma lumière est une épée qui illumine sans juger !
J’adoube ton âme à jamais afin que ton cœur aboutisse
À vivre dans chaque épopée un amour pur, sans préjugé ! »
Le rite du pentacle
Alors je deviens cœur d’étoile et mon corps matière commune.
Je nais, je vis et puis je meurs pour le temps d’une éternité.
Et le pentacle se dévoile des sept planètes et une Lune ;
L’ÏÄMOURÏÄ est ma demeure et le Soleil, maternité.
L’illumination du voyageur
Devenu Ange de Lumière, j’en commence ma résilience
Et danse avec mes partenaires où chacun m’apprend sa couleur.
Moi, qui n’était qu’âme primaire, je suis devenu l’alliance
Par l’addition des luminaires devenue gouffre des douleurs.
ClĂ´ture et offrande
Le Soleil parle et il sourit d’illuminer tous ses enfants ;
Il vient d’inviter sa nouvelle convive à prendre part au festin.
Par sa chaleur qui le nourrit et par son amour triomphant,
Il ressuscite et renouvelle chaque prétendant à son destin.Tableau de Maryvon Riboulet.
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La corde sensible
Les voies de la carte du tendre font vibrer ma corde sensible
Et il me plaît d’en explorer chacune de ses curiosités.
Bien sûr, il n’faut jamais s’attendre à courir après l’impossible
Mais il n’est rien à déplorer dans ses profondes pilosités.
Comme je tâtais ardemment ses réponses émotionnelles,
Je tentais de me projeter dans ses parties les plus intimes.
D’un coup de chance évidemment, ses jouissances sensationnelles
Étaient prévues pour objecter ma procédure légitime.
Ni curieux, ni inconvenant, je ne suis qu’un explorateur
Voulant découvrir les mystères de chaque grain de mélanine
Qui fait rêver à l’avenant le poète et le narrateur
Qui se prétendent magistères de la prospection féminine.Tableau de René Magritte.
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Les réseaux vito-socio
« L’homme ne vit pas de pain seulement mais de la Parole de Dieu ! »
Prêchait Jésus passionnément à titre de fils conducteur.
Athée, juif, chrétien, musulman, chacun sait qu’il est fastidieux
De vouloir vivre isolément sans quelques contacts abducteurs.
On a tous besoin d’un réseau ; réseau d’amis de relations ;
Réseau de services santé ; réseau de carrière et travail.
Réseaux intimes, amoroso, affinités, corrélations
Et pour les âmes impatientées, un dieu qui veille, vaille que vaille.
Aujourd’hui nous sommes câblés, fibre-optique, wifi et 5G ;
Les chiens guident leurs maîtres aveugles collés devant leurs téléphones.
Mon humanité, accablée de voir tous ses enfants singer
Un formatage qui guide le peuple vers cet avenir, me chiffonne.Tableau de Vava Venezia Dellert sur https:joseartgallery.comdeartistsvava-venezia-dellert .
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Aux sources de l’imaginaire
Du fleuve de l’imaginaire, en explorant mes propres sources,
J’ai gravi l’enfance à l’envers jusqu’à mes premières lectures
Pour lesquelles l’extraordinaire dont j’économisais ma bourse
Me révélait tout l’univers et mes plus belles aventures.
Au fil des bandes dessinées, des inventions de Jules Verne,
Et de la bibliothèque verte, j’ai semé de l’or dans mes rêves.
Au fil des pages disséminées qui m’auront servi de gouverne
Ont fleuri toutes mes découvertes qu’encor je cultive sans trêve.Illustration de François Schuiten.
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Aviez-vous réservé ?
Évidemment j’aurais rêvé d’obtenir la plus belle table
Au cours des épreuves requises pour mon admission à la vie.
Mais lorsque je suis arrivé, les places les plus confortables
Avaient déjà été conquises par ceux qui les avaient ravies.
J’aurais pu naître bien avant mais ç’aurait été similaire ;
L’opportunisme n’attend pas pour disqualifier les novices.
Or patienter jusqu’au suivant prendrait des années séculaires
Et je manquerais le repas pour avoir loupé le service.
Les meilleurs tables étant prises que reste-t-il à espérer ?
Attendre qu’une se libère, contester quitte à m’énerver ?
Je peux les prendre par surprise, crier « au feu ! » désespéré
Ou dire à l’oreille du cerbère… « Que j’avais pourtant réservé ! »Vu sur https:www.newyorker.commagazine .
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Femmes-fleurs au gré des dieux



La mythologie nous raconte autant d’exploits que de prouesses
Que les héros doivent aux femmes, véritable énergie divine.
Le demi-dieu reçoit l’acompte accordé par une déesse,
Puis échappe aux pièges infâmes grâce au soutien de sa copine.
Si tout un cirque on fait de Dieu, on célèbre autant la beauté
Des plus belles femmes du monde auxquelles un culte est consacré.
Les concours les plus fastidieux, mariages en principautés,
Font l’adulation vagabonde sur tous les tabloïds sacrés.
Morgane, Viviane, sorcières ou Vierge-Marie divinité,
Le charme est traité de diablesse ou d’immaculée conception.
Je possède une âme sourcière qui connaît une infinité
De ruisseaux qui jamais ne blessent le cœur sinon de déception.Tableaux d’Audrey Kawasaki https:www.audkawa.com2017 .
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Femmes-fleurs au gré des ondes



Les femmes, ondes de beauté, transmettent le charme dans le temps.
Du bout du nez de Cléopâtre jusqu’aux yeux de la Du Barry,
S’enchaîne une charibotée de dames aux appas envoûtants
Résonnant dans l’amphithéâtre qui fait jaser le Tout-Paris.
Chacun y reconnait la vague qui lui bouleverse le cœur,
Qui le stimule et qui l’agrée à lui conquérir son sommet.
Et lorsqu’elle accepte la bague qui lui donne un air de vainqueur
L’onde atteint le plus haut degré de l’amplitude à consommer.
Puis la fréquence redescend et se transfère à ses enfants
Qui propageront à leur tour l’onde du féminin sacré.
Ce pic tantôt évanescent revient sans cesse triomphant
Car il fait des aller-retours auxquels l’amour est consacré.Tableaux d’Audrey Kawasaki https:www.audkawa.com2017 .
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Labyrinthes de désillusions
Chaque jour, quelque chose change dans mon petit appartement.
Les portes et les murs s’arrondissent et les carreaux sont de guingois.
Les feux verts passent à l’orange et ralentissent mes mouvements
Ou bien c’est moi qui rapetisse ou qui divague, l’air pantois.
Rien ne va plus dans cette époque où les gens marchent sur la tête,
Changent de genre ou nient leurs sexes selon qui actionne les manettes.
Les microbes staphylocoques et les virus sont Ă la fĂŞte
Pour nous inviter sans complexe Ă devenir des marionnettes.
Le vingtième siècle avait un sens et le nôtre en possède un autre ;
L’école m’a préformaté avec des crédos démodés.
J’évolue depuis ma naissance dans des mirages où je me vautre
Jusqu’à comprendre qu’on m’a maté dans une cage pas si dorée.Tableau de Dino Valls sur https:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com201201dino-valls-1959-spanish-surrealist.html .
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Au pied levé
Au pied levé, rapidement, je jette un œil aux alentours.
Le monde tourne au ralenti et le soleil est en vacances.
Mais on nous ment avidement, on prépare à notre retour
Des resserrements garantis bluffant avec grandiloquence.
Comment ne pas croire aux complots et leurs tissus qui sont issus
De tant de mensonges proférés par nos plus grands protagonistes ?
Gens qui se rencontrent à huis clos pour des ententes préconçues
À nous traiter de pestiférés dans des conflits antagonistes.
Les chemtrails et Terre plate, les américains sur la Lune,
Les attentats dans les infos, les pandémies et les piqûres,
Les états jouent Ponce Pilate et s’en lavent leurs mains opportunes
En noyant le vrai et le faux sous une robe en clair-obscur.Tableau de Andrey Remnev sur https:haskerj.wordpress.com20170225beautiful-nature-and-remarkable-people-the-art-of-andrey-remnevamp .
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L’amour en fumée
Par tout le sexe consumé que j’avais idéalisé
Avec l’amant qui choisirait comment diriger le navire,
L’amour est parti en fumée le jour où j’ai réalisé
Qu’en moi surtout il désirait l’esclave de tous ses désirs.
Tout le film de nos souvenirs se mêlent dans les vapeurs d’alcool
Dans lequel je noie le chagrin de notre idylle qui fait naufrage.
La raison de mon avenir va devenir un cas d’école
Et en attendant, j’ai du grain à moudre dans mon cœur en rage.Illustration Lust Digital Art By Geliografic sur https:webneel.comdaily6-lust-digital-art-geliografic .
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To be rich or not to be rich



Fais-tu passer ta vie avant ton fric ? Fais-tu passer ton fric avant ta vie ?
Telle est la question qu’on se pose dans les milieux favorisés.
Pour les populations d’Afrique dont le problème est la survie
La solution ne s’interpose que par ethnies terrorisées.
Peur de n’avoir jamais assez, peur de manquer de nourriture,
Peur de se sentir rationné et enfermé dans son cocon…
Tous les moyens sont amassés pour soumettre par la torture
Ceux que l’on a conditionnés par des années de télécon.Illustrations de Pawel Kuczynski.
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Autoportrait
Moi, si je devais me décrire comme j’aimerais être perçu,
J’aurais le front rempli de vers et les joues pleines des bleus de l’âme.
D’encre de Chine pour écrire, mes yeux auraient été conçus
Pour appréhender à travers votre cœur, sa petite flamme.
Mais Dieu, mon père ainsi qu’ ma mère m’ont modelé à leur image
Avec une bouche charnue et des yeux de biche aux abois.
Ainsi mes poèmes amers sont finalement leur héritage
Et si je suis si biscornu, c’est parce que j’ai cassé du bois.Autoportrait de Beth Marcil sur https:www.artfromtheinsideout.commixed-media-portrait-for-grade-5 .
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Les beaux yeux


T’as de beaux yeux, surtout le gauche car il me parle avec le cœur ;
T’as de belles mains, surtout la droite quand elle brandit mon crayon.
J’aime sur ta bouche l’ébauche d’un petit sourire moqueur
Lorsque d’une parole adroite vers l’amour nous appareillons.
T’as d’beaux cheveux, surtout les blonds qui ressemblent à un champ de blé ;
T’as d’belles jambes, de belles hanches surtout quand tu viens t’accroupir
Et m’offres tout ton corps oblong tous les week-ends dans ton meublé
Pour faire l’amour jusqu’au dimanche suivi de six jours de soupirs.Tableaux d’Erik Renssen sur https:renssenartgallery.comartists25-erik-renssenworks .
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La transmission féminine
De mère à fille, le même son se transmet dans chaque cellule
Comme si les mitochondries possédaient leur propre entité ;
Un message en colimaçon dans la double hélice circule
Comme antagonisme amoindri, la féminine identité.Tableau de Tulio Reyes.
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La voyageuse
Elle avait perdu la mémoire, on l’appelait « la voyageuse »
Car elle évoquait des images venues d’un peu tous les pays.
Elle parlait comme un grimoire ouvert aux pages aguicheuses
Qui nous invitaient aux voyages comme enfants aux yeux Ă©bahis.Impression sur papier d’archivage de la peinture par Christine Peloquin.
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Sur ma licorne de bois
Est-ce moi ou bien ma licorne qui m’entraîne comme il se doit
Vers mes rimes vertes ou roses dont je ne connais pas la fin ?
Au fur et à mesure la corne déposée au bout de mes doigts
Me nourrit comme une névrose qui seule peut assouvir ma faim.Tableau de Jake Baddeley.
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Honni soit qui ma licorne !
Quoi que peuvent en penser les gens, j’aime une déesse chevaline
Qui discute avec les étoiles par ses antennes filiformes.
Quand la Lune devient d’argent et miroite en tons d’opaline,
L’amour à mon cœur se dévoile et vient m’embrasser la licorne.Dessin de Ulla Thynell.
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L’ombre de Chanelle
Elle me suit comme mon ombre et se réfugie dans l’armoire
Dès que résonne la sonnette ou qu’un intrus passe devant.
Et je ne vous dis pas le nombre de fois gravés dans ma mémoire
OĂą, d’une griffe malhonnĂŞte, elle a pourri notre divan.Tout est authentique, hĂ©las…
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L’étoile floristique
Parfois quelque chose m’attire, un genre d’appel qui me branche
Comme une empreinte magnétique par ses antennes invisibles.
Je sens ma raison qui chavire et j’ai le cœur incorporé
Par cette étoile floristique qui irradie de ses sept branches.Une étoile surprenante nichée au creux d’un des nombreux troncs d’arbres abattus par les forestiers dans la forêt d’Eschenberg du côté de chez moi à Sennhof.
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L’étoile du lion
Régules et Denebola, dans la constellation du Lion,
Forment la nuit un chœur d’étoiles que les comètes rajeunissent.
L’onde s’étend en mandala dans un cosmique tourbillon
Dont les bras galactiques voilent la chevelure de Berenice.La constellation du Lion, dans le zodiaque, qui est traversée par le Soleil du 10 août au 16 septembre, contient plusieurs étoiles brillantes, telles Régulus, le cœur du Lion, et Denebola, sa queue, voisine de la Chevelure de Bérénice.
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La marque noire
Il est un esprit des forĂŞts dont la danse est exceptionnelle
À tel point qu’elle laisse une empreinte dans le cœur des arbres témoins.
Ainsi sera incorporée la signature personnelle
De ce farfadet dont l’étreinte ne disparaît pas, néanmoins.Un des nombreux troncs d’arbres abattus par les forestiers dans la forêt d’Eschenberg du côté de chez moi à Sennhof.
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La femme Ă sa place
À l’échelle de l’humanité, la femme occupe toute la place.
Déplacez-la dans l’escalier, elle emploiera toutes les marches.
La grâce et la féminité, c’est ainsi, rien ne les remplace ;
Elles savent très bien pallier ce qui entrave leur dĂ©marche.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Entre félins
Entre félins, c’est, sans contexte, une complicité maligne.
Quoi de mieux que se faire assister par un tendre et joli minet ?
L’important n’est pas dans le texte mais doit suinter entre les lignes,
Car c’est ce qui doit persister quand la lecture est terminĂ©e.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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L’identification
Ne pensez pas Ă une potiche en train de contempler un pot !
Si vous avez commis l’erreur de faire l’identification,
C’est que vous n’êtes pas fortiche et vos nerfs sont à fleur de peau !
Ainsi pour éviter l’horreur, je fais la rectification :
Juste une femme, toute nue, assise confortablement
Qui accomplit tant de pensées, qu’un vase, a matérialisé.
Ce savoir, je l’ai soutenu le plus irréfutablement
Car une femme est offensĂ©e quand on la croit focalisĂ©e.Bon, je l’avoue, j’ai Ă©tĂ© le premier Ă faire cette identification.
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Le Roi Louis-Joseph
Il a déjà fait la conquête par le passage de la vie
Qui l’emmène en terre inconnue mais avec de bons partenaires.
Déjà il bouge, il dort, il tète, auprès de sa maman ravie,
En déployant sa main menue sur celle ouverte de sa mère.
L’amour lui donne et lui propose un avenir à conquérir ;
D’abord grandir et puis, apprendre comment se servir de son cœur.
En attendant, il se repose, avant de s’en aller quérir
Tout ce qu’il devra entreprendre pour, de soi-même, être vainqueur.
Ce « moi » qui parle, ce n’est que « toi », qui a déjà tout accompli ;
Qui vit désormais hors du temps avec le gardien de ton âme.
Où tu voudras, adresse-toi, ouvre ton cœur, monte l’ampli
Et le conseil au débutant t’illuminera de sa flamme.Tableau de Fabienne Barbier
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Paris en rose
Pour oublier les temps moroses, promenons-nous en liberté
Avec la joie dont la nature nous repeint rues et boulevard.
Flânons sur les bancs publics roses, embrassons-nous avec fierté,
Savourons la villĂ©giature et faisons l’amour sans retard !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Pauvre moulin
Poursuivant mon inspiration Ă travers champs dans les restanques,
Je vis surgir un animal Ă quatre bras fiers, immobiles.
Il quĂŞtait la restauration de ses brandillons un peu branques,
Mais seule une brise minimale faisait des efforts malhabiles.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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L’Ĺ“il de la Terre
Connaissez-vous l’Ĺ“il de la Terre qui vous projette son amour
Aux alentours dans l’atmosphère et qui veille sur ses enfants ?
De l’orbite au fond d’un cratère, il demeure ouvert nuit et jour
Et darde un regard gemmifère d’un magnétisme réchauffant.Gemmifère : qui contient des pierres précieuses.
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La respiration
Il est un temps d’inspiration porté dans le flux et le sac,
Puis on entend l’expiration, échos de reflux et ressac.
Sentez-vous venir l’expression mêlée dans le vent et le sable
Contant humeurs et dĂ©pressions et colères indĂ©finissables ?Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La Planète amoureuse
Quand un rayon, mâle indiscret, s’en vient pénétrer dans la grotte,
La Planète se remplit d’aise et l’eau la mouille et l’émulsionne.
Il n’y a lĂ pas de secret, quand l’idĂ©e de l’amour Lui trotte
Dans sa caboche en terre glaise, du soleil, Elle s’affectionne.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Les amours de petits villages
Pour profiter des vacances et des couleurs estivales
N’oubliez pas de visiter ces charmants petits villages
Qui sont sans équivalence, avec tous leurs festivals,
Le lieu oĂą, sans hĂ©siter, vivre des amours volages.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La nature orchestre
La nature se fait chef d’orchestre en convoquant les éléments ;
Le souffle des vents rugissants et la batterie déferlante.
Unis sur le globe terrestre, ils démarrent simultanément
Sous l’ascendant rĂ©gissant de la baguette Ă©tincelante.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le concours de sublimation
En une année, le jour se lève de trois cent soixante façons.
Chaque jour c’est une nouvelle âme qui reçoit l’illumination.
Gageons qu’aujourd’hui cet élève dont on chantera la chanson
Remporte dans son cĹ“ur en flammes le concours de sublimation.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La sirène de minuit
Quand sonnent les douze coups de minuit, j’ai rendez-vous au bord du lac
Avec une très jolie sirène qui jouit sous les constellations.
Elle me charme toute la nuit mais dès l’aurore, elle me plaque,
Bien apaisĂ©e, l’âme sereine, après sa dernière fellation.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Ô Siddhârta
Je me souviens Ô Siddhârta quand tu me prenais dans tes bras
Quand je t’appelais sous ton arbre où tu vivais anciennement.
Au temps de ce matriarcat qui, plusieurs hommes, encombra
Mais qui fut le temple de marbre de mon précieux enseignement.Dessin de Fabienne Barbier.
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Donnez-lui donc du vin
Quand la vile s’embrume sous un rideau de nuit,
Certains font leur prière sous le regard divin.
Mais l’évêque s’enrhume et parfois il s’ennuie
Sur sa base marbrière… Donnez-lui donc du vin !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Sur les plages de la banquise
Qu’il fait bon se prélasser sur les plages de la banquise,
Sous le soleil de minuit dans notre paradis blanc !
Quel bonheur d’entrelacer sa compagne, sa conquise
Et attendre sans ennui le temps qui passe en tremblant !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Les fleurs d’enfant
Quand je vais cueillir des fleurs, j’y envoie mon cœur d’enfant
Qui sait si bien repérer celles qui parlent au cœur.
Car l’âme est meilleur souffleur pour l’esprit ébouriffant
Qui, d’amour immodĂ©rĂ©, crĂ©era un bouquet vainqueur !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le gâteau de secours
Couchée au creux de son château, bien adossée à sa chambrette,
Alice n’a pas trouvé la clef qui lui aurait permis d’entrer.
Aussi je vais faire un gâteau qui permettra à ma soubrette
De pouvoir enfin s’y boucler d’une bouchĂ©e bien concentrĂ©e.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Ces oiseaux casse-pieds
Et je travaillais du chapeau durant le calme des vacances
Quand mon silence fut troublé par tous ces oiseaux casse-pieds
Plein de crétins sous le capot qui ne pensent qu’extravagance,
Ă€ coup de Low Cost redoublĂ©s, sur le monde s’éparpiller.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Les moutons sont parmi nous
C’est à l’époque des transhumances que nous les croisons par milliers
Toujours en groupe, ils sont plus forts, toujours unis d’un même élan
Ça devient une accoutumance dans tous nos sites familiers
De croiser tous ces doryphores qui saccagent tout en bĂŞlant.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Toutes ces bouches Ă nourrir
Il faut en écrire des lignes pour toutes ces bouches à nourrir !
Chercher les meilleures idées bien gorgées du suc de la vie.
En plus toutes ces bouches malignes en redemandent avec sourire !
Alors du coup, j’ai dĂ©cidĂ© de donner ce dont j’ai envie.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le papillon de l’espérance
Papillon de l’espérance dans le paysage morose
Sauras-tu rendre l’espoir et mettre en confiance
Cette humanité fragile qui reconnait sa névrose
Et sa peur de l’inconnu qui force sa dĂ©viance.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Abus de coquelicot ne nuit pas
Je ne sais pas pourquoi mais, depuis cette année,
Les coquelicots sont très présents dans ma vie !
Dans mon ballon de rouge je les vois se tanner
Et dans tous les baisers j’en retrouve l’envie !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Les hanches sur le rail
Pour savoir marcher droit, mettez-vous sur le rail
Et, un pied devant l’autre, continuez d’avancer !
Moi, j’ai collé l’oreille au wagon de corail
Et je mesure bien votre pas cadencĂ©.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Faon-faon des bois
Au plus profond des bois, au pays des forĂŞts
On les voit de très loin ; ils sont effarouchés
Tous ces petits faon-faon aiment bien arborer
Leur museau bien curieux Ă l’orĂ©e dĂ©boucher.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Paysages en rose et bleu
Même les paysages se soutiennent l’un l’autre ;
L’un voit la vie en rose quand l’autre paraît morose ;
Si l’un traverse un blues, l’autre se fait bon apôtre
Et mĂŞle leurs couleurs pour vaincre la nĂ©vrose.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.