🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.
🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.
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Les voyages imaginaires organisés

Puisque j’ai étendu la carte des voyages imaginaires
Je peux convier à présent tous les membres de la famille
Pour leur apprendre où donc s’écarte le bon chemin originaire
Vers les écueils omniprésents tapis dans l’ombre des ramilles.
Pour bien vivre son aventure, il suffit de courir Ă point,
D’abord sauter sur l’occasion et puis prendre le train en marche.
Pour bien ménager sa monture dont le concours est un appoint,
Il faut jouir de l’évasion procurée par cette démarche.
Quelle démarche justement ? Celle de savoir organiser
L’inattendu et l’imprévu qui vous guettent au bout du chemin.
Et savoir aussi prestement tout changer, désorganiser
Quand l’amour, à peine entrevu, sourit à qui lui tend la main.
Et quand revient le temps des pluies, on replie toutes les boussoles ;
Les cartes se font origamis pour abriter qui va trop vite.
Tous blottis sous les parapluies, on rit, on s’aime, on se console ;
Tous pliés, amis- ennemis, se déplient quand l’amour s’invite.Tableau de Rob Gonsalves.
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La carte du tendre imaginaire

Ma carte du tendre commence par l’abandon de ma raison
Que je dépose devant la porte avant de la fermer à clef.
Et puis débute une romance dans une cinquième saison
Qui s’ouvre alors et me transporte sans que je n’aie à renâcler.
Ici, les épines ont des roses et l’ombre fabrique des arbres ;
Les chemins pavés de rivières coulent sous les ponts de demain.
Malgré le ciel parfois morose qui m’oblige à rester de marbre,
Je vois les montagnes de Bavière et leurs lacs à portée de main.
Et celle qui me prend la main dans un moment d’inattention
M’entraîne comme pour me noyer au double fond de l’océan.
Une sirène à visage humain mais dont les seules intentions
N’étaient que de m’apitoyer en m’embrassant dans le néant.
Et quand j’en perds le sens des choses, ma muse rit sous ma chemise ;
Les vers chatouillent Proserpine qui s’habille de mots légers.
Lorsqu’elle sort de sa nymphose elle mûrit comme une cerise
Que je rissole dans la cuisine mais avec du beurre allégé.Tableau de Josiah C. Hill-Meyer.
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Reine d’un jour




Reine d’un feu qui me dévore, qui brûle d’amour pour son roi ;
Reine d’une eau qui désaltère et calme la soif du vainqueur ;
Reine de l’air qui revigore, qui rejoint les vents et qui croît ;
Reine de roches et de terre, qui nourrissent l’âme et le cœur.
Reine des flammes de l’amour qui brûlent mais sans consumer ;
Reine des vagues de tendresse et des caresses essentielles ;
Reine des jolis vents d’humour qui tremblent et partent en fumée ;
Reine des montagnes qui dressent leurs sommets pointés vers le ciel.
Reine des rayons de soleil qui féconderont un enfant ;
Reine de la moiteur des pluies suaves, sensuelles et charnelles ;
Reine du souffle qui balaye et siffle son air triomphant ;
Reine de grottes de la nuit éphémère autant qu’éternelle.Tableau de Batjargal Tseyentsogzol sur https:www.catherinelarosepoesiaearte.com201712batjargal-tseyentsogzol.html?m=1 .
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Reines d’atours




Reine de feu, reine de terre, reine d’eau et reine de l’air,
Chaque reine est complémentaire et de caractère différent.
Selon son règne élémentaire et son royaume titulaire,
Elle se montrera volontaire et réglera ses différends.
La Reine de trèfle est terre-à -terre et c’est là son moindre défaut ;
La Reine de cœur trop émotive mais chacune sait ce que ça vaut ;
La Reine de pique autoritaire mais posée juste ce qu’il faut ;
La Reine de carreau créative mais trop timide, plus qu’il n’en faut.
Reine de feu, reine solaire, reine de l’aurore opportune ;
Reine de terre, reine misère, reine paysanne et des champs ;
Reine de l’onde, reine lunaire, reine des phases de la Lune ;
Reine des vents dans le désert, reine dans le soleil couchant.
Lui, n’était qu’un atout hors-jeu qui ne suivait aucune règle ;
Il est tombé sur un chasseur de primes réclamant l’octroi
Mais il était fort courageux et doté de la force d’un aigle ;
Elles étaient quatre reines sœurs toutes amoureuses d’un même roi.Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux de les créditer.
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ROSACĂŹĂ„
La Rosace de l’Intériorité Sacrée

Väronixa
Le corps devient un sanctuaire, le souffle y trace un long chemin ;
Chaque cellule en est la pierre et chaque secousse lui est vitale.
La nature offre une prière dont le silence est seul témoin
Et l’âme, en sa forme première, s’ouvre en sa bulle génitale.
Letaxä
Le corps devient une rosace, chaque organe un point terminal ;
Le souffle y ébauche sa trace et puis s’évanouit en chemin.
Tout s’organise sous la surface où le silence est cardinal
Et chaque fibre se met en place pour devenir l’œuvre de demain.
Gemini
L’essence cherche l’interstice, là où l’âme poursuit son destin ;
Le cœur est climax de novice et, de la Rosace, son centre.
Le corps devient un exercice oĂą l’esprit n’est que cĂ©lestin
Mais il se voit dans ce calice, il se prépare, il se concentre.
Väronixa
Le souffle est source de mémoire, il trace un fil dans l’innommé ;
Le corps s’expose comme un grimoire, chaque page est enluminĂ©e.
Le silence marque son territoire où l’âme vient à point nommé
S’y enraciner sans histoire dans la matrice illuminée.
Letaxä
Le corps devient livre de chair, chaque organe un mot révélé ;
Le souffle y grave son empreinte et ses pages en sont dévoilées.
Le silence le met en jachère, la mémoire vient s’y corréler
Et la rosace, sans contrainte, devient une matrice étoilée.
Gemini
L’esprit décrypte l’héritage, il parcourt l’écho du passé ;
Et entreprend le double ouvrage que l’âme vient lui désigner.
Le climax est au décryptage que le destin y a tracé ;
Seule l’ubiquitĂ© est gage du parcours ainsi assignĂ©.
Yavänor
Les quatre éléments sont Rosace ; le corps, le cœur, l’âme et l’esprit,
Le mandala, la fleur de vie d’un nouvel être en devenir.
MĂŞme si tout le temps il rĂŞvasse, chaque jour est un jour appris
En vue du seul but poursuivi : concrétiser son avenir.Illustration d’Amy Logovik alias Amy Charlette sur https:www.facebook.comamycharletteart .
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Cygne extérieur de richesse
Paradoxalement, qui annoncent rations et fin de l’abondance,
Sont les mĂŞmes qui chaque jour vivent aux frais de la princesse.
Paradoxalement, qui renonce au luxe et Ă faire bombance
Continuera – et pour toujours – à s’écarter de la richesse.
La république insubmersible commence à faire eau de toutes parts ;
Seuls les petits malins échappent au naufrage qui semble imminent.
Et comme c’est irréversible, je m’attends à voir le départ
Des rats qui, planqués sous la chape, quittent le navire éminent.
Or serait-ce un signe des temps, Marianne nous mène en bateau
Avec son capitaine à cran sur le pouvoir économique.
Tant mieux car ce serait embêtant – pour ne pas dire plus « pataud » –
Que celui qui crève les Ă©crans ne se rĂ©vèle tragi-comique.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Marianne de chĂŞne


Mariée durant les années folles sous la troisième république,
Marianne, après quatre-vingts ans fêterait ses noces de chêne
Dans une France qui batifole partout sur les places publiques
Avec des airs s’improvisant sur des musiques qui se déchaînent.
Mais voilà , il y a eu la guerre et des années d’occupation ;
Puis après la libération, Marianne alors se remarie
À la quatrième qui n’est guère de bien piètre réputation
Par une prolifération de couacs et de charivaris.
Mais aujourd’hui là coup est pleine et Marianne veut divorcer
De son mari présomptueux, arrogant et outrecuidant.
Elle a beau surveiller la plaine… personne ne veut s’efforcer
À renverser l’impétueux tyran qui est notre président !Carte de vœux de Marie Lebec réalisée par Janina Rossiter sur http:janinarossiter.comCommissionWork.html .
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Au soleil louchant
Je me suis toujours demandé quel est le sens approprié
Pour jouir le plus d’une femme : la vue, l’odorat, le toucher ?
Or, de vous à moi, répondez : À quel sein faut-il se prier
Lorsqu’il nous fait – plaisir infâme – irrésistiblement loucher ?
Si l’ouïe permet de murmurer des « je t’aime » au creux de l’oreille,
Le goût, lui, procure aux baisers le plaisir des lèvres sucrées.
En fait, on ne peut mesurer quel est le meilleur appareil
Qui donne à l’amour embrasé le sens qui lui est consacré.
La première fille qui m’ouvrit son cœur et son corps en offrande,
Fit du garçon dépucelé, l’homme nouveau ragaillardi ;
Le conquérant qui découvrit parmi les richesses les plus grandes,
Celle dont l’amour fut révélé, trouva la clef du Paradis.Tableau de Gilles Rousset sur catherinelarosepoesiaearte.com201212gilles-rousset.html .
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Au soleil levant
Il y a celles avec qui l’on couche et celles avec qui l’on se lève.
Devinez celle que préfère… sans doute celle du matin ;
Celle qui m’embrasse sur la bouche et subrepticement enlève
Sa chemise afin de refaire l’amour dans nos draps de satin.
Si j’ai connu beaucoup d’« Aurore », je n’ai connu nulle « Crépuscule »
Bien que leurs coiffures de cuivre s’apparentent aux plus beaux couchers.
Le coq chante et la poule pérore aussitôt que l’aube bouscule
Tous les éveils qui vont s’ensuivre parmi mes rêves effarouchés.
L’amour nous met en appétit et il faut reprendre des forces ;
Or un bon petit déjeuner nourrit le feu à la folie.
« Et si nous faisions un petit ? » Ensemble on redresse le torse,
On s’enlace, on est déchaîné et on retourne vite au lit.Tableau de Gilles Rousset sur catherinelarosepoesiaearte.com201212gilles-rousset.html .
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Dans sa cage
Enracinée dans sa famille telle une prison d’affection,
Elle s’ennuie et paraît triste mais reste attachée à son sort.
Et chaque année une ramille l’entoure avec des connexions
De plus en plus ethnocentristes et la cage poursuit son essor.
Alors quand vient l’adolescence, souvent son corps s’y est moulé
Et prend la forme qu’on voulait lui voir prendre avec restrictions.
Elle entre en dégénérescence et peut-être être chamboulée
Lorsque la cage qui l’enroulait s’écroule avec ses convictions.
Mais parfois elle casse la cage avec force et pugnacité,
Résiste à son pré-formatage et vole de ses propres ailes.
Elle y a trouvé son courage, sa confiance, sa ténacité
Et à la fin du dépotage, elle ne ressemble à rien d’autre qu’elle.Tableau de Maiko Fujiwara.
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Ma vie en ailé-faon


Dans mes souvenirs de l’enfance déformés d’y avoir trop pensé,
J’étais sans doute un ailé-faon à défaut d’être cerf-volant
Car je me revois sans défense fuyant afin de compenser
La peur qu’aurait un éléphant devant un rat mirobolant.
Mais grâce aux ailes de papillons – puisque la peur donne des ailes –
J’ai su échapper au malheur d’avoir perdu mon cœur d’enfant.
Hélas, le joyeux carillon de mon réveil fait trop de zèle
Et je me réveille en chaleur, tout en sueur, mais triomphant.Tableaux de Catrin Welz-Stein.
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Vespa Godiva
Pour protester contre son Jules qui vendait ses charmes trop cher,
Madame enfourcha sa Vespa et roula nue dans le village.
Elle se flattait d’être l’émule du bloc en exposant sa chair
Et força Monsieur Godiva à solder sa femme volage.Tableau d’Alexey Kondakov sur https:mymodernmet.comphoto-manipulation-alexey-kondakov .
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Un tour de cochon à vélo


Puisque je suis ce que je mange tant que mon corps s’en trouve accru,
Mon caractère de cochon ne ramène plus jamais sa fraise.
J’ai l’estomac qui me démange d’avoir aimé le jambon cru
Et la queue en tire-bouchon quand le soir j’honore Thérèse.
Elle m’appelle « cochonnet » et je rougis comme un goret
Qui se retrouve avec sa truie à copuler en trémolo.
Ça me coupe le robinet et je me sens bien timoré
D’avoir voulu faire à autrui un tour de cochon à vau-l’eau.Tableaux de Stasys Eidrigevičius sur http:dreamersrise.blogspot.com201104stasys-eidrigevicius.html .
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L’enlèvement de Sabine
Sabine aimait son Roméo et Roméo aimait Sabine
Seulement papa ne voulait pas, maman et ses frères non plus.
Il ne resta aux deux héros que s’engouffrer dans la cabine
De l’autocar vert, à grand pas, pour fuir ceux qui leur ont déplu.Tableau d’Alexey Kondakov sur https:mymodernmet.comphoto-manipulation-alexey-kondakov .
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Ă” Châteaux – 2


Tous les châteaux inachevés continuent encore de vivre ;
Leurs toits ne sont pas terminés car ils ne cessent de monter.
Ils s’endorment sur le chevet de leurs tours couvertes de givre
En attendant une destinée dépendante d’autres volontés.
Si d’aventure je devenais propriétaire d’un château,
Je m’assiérais sur une chaise face aux murs en démolition.
Et si son fantĂ´me revenait portant sa tĂŞte sur un plateau
Je lui dirais : « Cher Louis XVI, on refait la révolution ! »Tableaux de Olivier Lamboray sur https:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com201908Olivier-Lamboray.html .
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Tout ça pour ça !


Depuis cent ans que l’ours polaire voit reculer son horizon,
Il subit les raids temporaires de l’homme comme une trahison.
Les changements d’heure solaire n’entraînent pas sa guérison
Car les deux décalages horaires resserrent un peu plus sa prison.
Mais l’ours ne se met pas en colère ; ses soucis d’alimentation
Ne lui nourrissent ni les molaires et ni des lèvres et ni des dents.
La controverse est corollaire des suites de l’émigration
Et des voyages similaires qu’ont livrés les enfants d’Adam.
L’ours polaire se fiche un peu du changement d’heure. D’abord parce que le cercle polaire entre dans la période hivernale des dix mois de nuits et ensuite, une heure de plus ou de moins ne freinera pas la fonte des glaces.
Quant à nous qui voyons nos libertés et nos acquis fondre jour après jour par l’échauffement viral, nous ne pouvons qu’être solidaires.Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.
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L’appel du large
Si j’en crois l’effet papillon, à force d’écrire à tous vents,
Tous mes vers iront Ă la mer ou retourneront Ă la terre.
Puis alors dans un tourbillon, quelqu’un s’assiéra là devant
Et sentira le doux-amer appel du large Ă©lĂ©mentaire.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La disparition des sirènes
La constellation du taureau, galaxie reine et souveraine,
Nous a transmis dans notre histoire un faire-part d’invitation.
Mais cette carte du tarot qui représentait deux sirènes
A disparu, et c’est notoire, lors d’une rectification.Vu sur Mirdinara.com .
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XX+XY) vers l’infini
Quand ça devient aussi vital que manger, boire et respirer ;
Quand c’est aussi indispensable que le bonheur au quotidien ;
Quand une attraction génitale fait frissonner et transpirer ;
Quand c’est une force intarissable vers le plaisir clitoridien ;
Quand ça donne à l’homme un pouvoir de dominer et pardonner ;
Quand ça lui donne la puissance de plonger au cœur du mystère ;
Quand la femme peut s’émouvoir et à son plaisir s’adonner ;
Quand ça lui offre la jouissance de devenir la reine-mère ;
L’amour alors n’est défini
Que lorsqu’il tend vers l’infini.Tableau de Susan Seddon Boulet.
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Le bal des scorpions
Entre scorpions, on sait y faire au grand bal de la séduction ;
Tous les atouts sont de rigueur, les appâts et secrets intimes.
En amour, c’est toute une affaire, masques, mensonges et adduction
Afin d’attirer la vigueur et la passion de leurs victimes.Tableau de Olga Suvorova.
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La tour d’y voir
Ă€ force de tourner en rond, les ans nous mettent en prison
Et les années vont s’empiler comme expériences résignées.
Mais parfois, un coup d’éperon ouvre tout grand les horizons
Et le savoir assimilé devient l’atout pour mieux régner.Tableau de Nicoletta Ceccoli.
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L’incandescence des sens
Que ce soit l’aube incandescente ou bien le coucher flamboyant,
J’aime voir la vie s’embraser comme un réseau de sentinelles.
Et mon âme est reconnaissante pour cet univers prévoyant
Qui sait si bien apprivoiser mes Ă©motions originelles.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La vie, c’est les autres
J’ai du mal à imaginer la vie derrière ces fenêtres,
Toutes les pensées qui diffusent dans ceux qui me sont étrangers.
Nous sommes pourtant enracinés à la Terre qui nous a vus naître
Cependant mon cerveau refuse Ă ĂŞtre, par eux, dĂ©rangĂ©.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Les vitraux d’Eschenberg
Vous connaissez tous les vitraux de Notre-Dame et ses chapelles
Mais vous êtes vous arrêtés sous les voûtes de nos forêts ?
Vous y verriez de magistraux jeux de lumières qui nous rappellent
Que la nature s’est apprêtée de ses feuillages décorés.Jeux de lumières dans la forêt d’Eschenberg, ce matin.
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Tour de Babelage
C’est comme un grand calendrier où le soleil joue le curseur
En produisant son grand ballet dans l’opéra de la nature.
Et vous vous y attendriez à y rencontrer l’âme sœur
À trente ou soixante balais selon vos besoins d’aventure.Le soleil levant au pied de la tour d’Eschenberg qui dresse ses trente mètres vers le ciel.
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Les glaces et la guimauve
Elles valaient tout l’or du monde, les bonnes glaces et la guimauve
Que les vieux marchands ambulants annonçaient à coup de clochette.
Nous accourions tous à la ronde avant que l’homme ne se sauve
Pour quelques plaisirs succulents que nous dévorions en cachette.Photo issue du film « Les vacances de M. Hulot » de Jacques Tati.
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Le bout du monde
Comment pourrais-je imaginer atteindre un jour cette frontière
Où rien ne sera comme avant quand commencera l’inconnu ?
Ce passage, acquis ou inné, m’a poursuivi ma vie entière
Et lorsque j’y serai devant, Dieu m’aura enfin reconnu.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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L’âge propice
Et si l’automne était propice à tous les couples d’amoureux
En promettant de beaux auspices pour enfanter des héritiers ?
Et si l’automne était clémente pour les longs baisers langoureux
Qui promettent une vie dĂ©mente riche d’amours et d’amitiĂ©s ?Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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L’arbre d’anniversaire
Sur ton arbre généalogique, j’ai allumé ces jolies fleurs
Et dès que le vent soufflera, ton anniversaire sonnera.
Ce n’est peut-être pas très logique mais mon ami, le vent souffleur,
De l’énergie insufflera et ton cĹ“ur en rĂ©sonnera.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Patrouille à l’aube – 2
Silencieuse patrouille que salue le soleil,
Tu voles en formation vers les terres lointaines.
Échappant à la rouille des pays en sommeil,
Pour ta conformation ; courir la prétentaine.Courir la prétentaine : Être toujours par les voies et les chemins.
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Lundi, jour de ménage
Le lundi, c’est le ménage, nous lavons le linge sale.
Nous commençons la semaine en évacuant nos querelles,
Nous chassons le surmenage par une rixe colossale ;
Après on se dit « je t’aime ma colombe, ma tourterelle ».Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La plante des pieds
Tous les chemins que je traverse
Laissent des traces dans mes godasses
Graines d’amour ou de converse
Collectionnées avec audace.
Quelquefois la graine magique
Lance un bourgeon droit vers les cimes.
Je n’ai plus qu’à , en tout logique,
Escalader l’étrangissime.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Allez ! Les bibiches
Elles sont fières et aguerries, intrépides et timorées,
Elles cherchent le mâle en rut, le vainqueur du meilleur bois !
Elles jouent les effarouchées, mais nul n’est sans ignorer
Que les cerfs sont ainsi faits et les bibiches aux abois !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Entre poissons-chats
Juste quelques entrechats sur les bancs de poissons.
Juste trois petits pas en effleurant les ondes.
En aucune façon je ne trouble la boisson
De Messire le Loup qui patrouille Ă la ronde.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.