Anniversaire

🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.

🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.

  • Mais que se passe-t-il la nuit dans nos forĂŞts ?

    Mais que se passe-t-il la nuit dans nos forêts ?

    Lorsque dans la nuit retentit le doux appel de la forĂŞt,
    Tous les bourgeois et leurs bourgeoises sont arrachés à leur sommeil.
    Ils marchent tous au ralenti dans une clarté phosphorée
    Qu’un halo de Lune grivoise fuse en l’absence du Soleil.

    À l’instar du chant des sirènes et d’un ancien joueur de flûte,
    Tous paraissent hypnotisés en poussant des halètements.
    D’une étrange mine sereine, la tête entourée de volutes,
    Ils en deviennent érotisés tout en ôtant leurs vêtements.

    Le Maire et Monsieur le curé, insensibles autant qu’incrédules,
    Tentent de raisonner en vain qui leurs citoyens qui leurs ouailles.
    Mais ces gens aux mœurs délurés suivent les grillons qui stridulent
    Courant tout droit vers le ravin des falaises de Cornouaille.

    Cependant personne ne tombe, les yeux rivés au firmament,
    Et tous à l’instant hérétique remercient les dieux créateurs.
    Alors hommes et femmes succombent à l’amour concomitamment
    Et s’adonnent aux transes érotiques pour devenir procréateurs.

    Tableau de Paul Delvaux.

    
    
    
  • Devant derrière

    Rime à l’envers, rime à l’endroit, ainsi se tissent les poèmes
    Autant coquins que romantiques qui bâtissent ma renommée
    Bien que je n’en aie pas le droit et que cette vie de bohème
    Ne me transporte en Rome antique par des chemins à point nommés.

    Mais ma vie trace ces chemins par la volonté satanique
    D’un Dieu qui a choisi pour moi un labyrinthe diabolique.
    Je ne crains aucun lendemain car il n’y a aucune panique
    À accomplir en fin de mois une quote-part symbolique.

    Et ce poème n’est qu’une étape supplémentaire pour avancer ;
    Un pas à droite, un pas à gauche, un pas en avant, en arrière.
    Ça fait du bien, ça me retape et ça m’entraîne à compenser
    En traçant sans cesse l’ébauche de tétons et jolis derrières.

    Malgré les ficelles tendues dans mes couloirs par la censure,
    Je réussi à louvoyer parmi de belles femmes nues
    Qui m’ont si longtemps attendu et guetté qu’elles me rassurent
    Que Dieu ne peut qu’s’apitoyer sur tout mon parcours advenu.

    Tableau de Louis Treserras sur www.artlimited.net8775artpeinture-le-moment-venu-divers-gens-nuen77105 .

    
    
    
  • Tout ce que je fais avec de la peinture et du vin

    J’aurais aimé être un héros, un justicier, un chevalier ;
    Sauver la veuve et l’orphelin, ramener les morts à la vie.
    Ne pas donner qu’un numéro de sauvetage mais rallier
    Les rois, les gueux, les fifrelins, riches et pauvres, tous ravis.

    Mais la vie n’est pas la justice ; la vie n’a aucune morale ;
    Ce qui importe, c’est de vivre et tant pis si les autres en meurent.
    Tenter d’ouvrir un interstice dans ces pratiques successorales,
    C’est bien joli dans certains livres mais n’a jamais changé les mœurs.

    Alors je hume l’atmosphère, je peins de jolis paysages,
    J’écris des poèmes pervers, des graves et des drôles et d’amour.
    Je fais le peu que je sais faire, en espérant que ton visage
    Sourira en lisant mes vers comme au petit bonheur du jour.

    Tableau de Jinglejude sur https://www.inprnt.com/gallery/jinglejude/ .

    
    
    
  • BzzzĂ©nitude

    Si personne ne leur conteste	une sorte de principat
    Sur toutes pollinisations et l’entretien de nos cultures,
    Je ne les aime ni les déteste mais surtout ne les mange pas
    Car dans notre urbanisation leur rôle n’est pas une sinécure.

    Je n’aime pas, lorsque je suis zen, les entendre zinzinabuler !
    Je n’aime pas, quand je veux dormir, rester toute la nuit en éveil
    À entendre, treize à la douzaine, les moustiques confabuler
    Un trafic avec des fourmis qui me passent entre les oreilles.

    Plus mon ennemi est petit, inversement proportionnel,
    Plus il m’agace, plus il me nuit et plus il me pourrit la vie.
    Mais quel est donc cet appétit à rendre mon émotionnel
    À devoir subir jour et nuit leur bourdonnement inassouvi ?

    Ne cherchez pas le verbe zinzinabuler ; je l’ai inventé pour les besoins de la cause.

    Illustration de Peter de Seve sur https://tanjand.livejournal.com/108193.html#comments .

    
    
    
  • La fusion des sentiments

    La fusion des sentiments

    Si l’amour fusionne deux cœurs, deux corps, deux sexes et deux esprits,
    J’imagine assez les deux âmes unir leurs univers intimes.
    Je devine un rĂŞve moqueur qui se serait alors surpris
    À passer, muni d’un sésame, dans le côté illégitime.

    La femme, curieuse comme il se doit, irait visiter les bas-fonds
    Pour s’encanailler des pensées que son mari aurait cachées.
    L’homme s’en irait glisser son doigt dans le bouton le plus profond
    Pour causer une faim insensée chez sa compagne amourachée.

    Sans doute est-ce ce qui se passe dans la relation fusionnelle
    En quatre ou cinq, six dimensions au-delĂ  de nos connaissances.
    Un autre temps, un autre espace et un amour impulsionnel,
    Pavé des bonnes intentions d’un enfer en toute puissance.

    Tableau de Maria Amaral.

    
    
    
  • La douleur du prĂ©sent & la couleur de l’attente

    La douleur du présent & la couleur de l’attente

    Plus j’attends, plus le temps s’arrête lorsque je veux aller plus vite
    Et plus le temps me paraît court au moment où cesse l’attente.
    Jusqu’à ce que ma vie s’apprête à m’apporter ce que j’évite
    C’est-à-dire mettre sur mon parcours une interruption imminente.

    La douleur m’a remis en place dans le temps du moment présent
    Car la souffrance ancre l’esprit sur un présent incompressible.
    Finalement rien ne remplace dans la vie d’être omniprésent
    Et chaque seconde m’a appris à apprécier tous les possibles.

    J’ai appris à ouvrir le temps sur des vacances éternelles,
    À écouter mon inconscient me parler d’avenir notoire.
    J’ai même obtenu mon content dans ces attentes sempiternelles
    OĂą je permets au subconscient de me raconter ses histoires.

    Tableau d’Izumi Kogahara.

    
    
    
  • Voici ce que j’ai Ă©crit cette nuit

    Voici ce que j’ai écrit cette nuit

    Parfois une pensée dans la nuit surgit comme idée de génie
    Et je la note, émerveillé par ce Saint-Graal réincarné.
    Hélas le matin – quel ennui ! – de lire un embrouillamini,
    Une fois que je suis réveillé, sur les pages de mon carnet.

    Ainsi le monde immatériel frôlé dans mes rêves adducteurs
    Obéit à d’autres langages et d’autres formes de pensées.
    Et comme je n’ai ni tutoriel ni dictionnaire traducteur,
    Je n’obtiens que ce « divagage » dont le songe m’a récompensé.

    (Tableau d’Uramisan.
    Si « divagage » n’est pas français dans notre monde, il l’est dans l’autre monde, évidemment.)

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • L’âme des amis disparus

    L’âme des amis disparus

    Sans libre arbitre, l’âme pure n’est pas soumise au jugement
    Ni au paradis ni l’enfer ni à la réincarnation.
    Elle est diffusée dans l’azur au gré des vents et mouvements
    De l’atmosphère qui leur confère un avant-poste d’observation.

    Le chat veille sur sa maison quelques semaines puis, disparaît ;
    Le chien accompagne ses maîtres quelques jours puis, s’en va ailleurs ;
    D’autres animaux, sans raison pour les humains, s’apitoieraient,
    Aux abords de leur périmètre, aux victimes de ces giboyeurs.

    (Tableau de Megan Ellen.
    Le 16 mars 2020, jour du déclenchement antiCovid, Chanelle est montée sur le toit de notre ciel.)

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  • Les camĂ©lĂ©onnes se densifient

    Les femmes les plus conquérantes après César, Napoléon…
    Et les autres qui les occultent n’ont pas fait leurs places au soleil.
    En conséquence, elles s’apparentent au charme du caméléon
    Qui s’adapte aux coutumes incultes d’une humanité en sommeil.

    L’homme ne voit chez les féministes qu’une parcelle de leur corps
    Par tous ces appas qui l’obsèdent ; les yeux, les fesses et les nichons.
    Autant d’arguments très sexistes dont ces phallocrates du hardcore,
    De la manière la plus laide, abusent d’un esprit de cochon.

    Mais elles sortent du brouillard grâce à leur volonté opaque
    Qui cesse d’être transparente parmi ces mâles intransigeants
    Qui redeviennent des trouillards lorsque les femmes les attaquent
    Avec leur gente concurrente et leur esprit intelligent.

    Presque tous les Tableaux de Michael Carson sur https:www.sohu.coma428867333_120065965 .

    
    
    
  • DĂ©doublement intime

    Au petit jour, on m’a réveillée, on secouait mon oreiller,
    Je me sentais très à l’étroit entre les draps de mon p’tit lit
    Quand j’aperçus, émerveillée, une fille en double appariée
    Qui, comme moi, payait l’octroi de cette étrange anomalie.

    Tout avait été dupliqué et mes armoires et mes jouets !
    Toutes mes robes allaient de pair avec chaussures et culottes.
    On n’ nous avait rien expliqué mais nous en furent enjouées,
    Sans pressentir le moindre impair, trouver la chose rigolotte.

    Mais si tout apparait en double, l’espace hélas reste le même
    Et bientôt la prison dorée devient une cage à oiselles.
    Je sens tous mes sens qui se troublent à partager tout ce que j’aime
    Avec un être subodoré faire l’amour entre demoiselles.

    Tableaux de Shiori Matsumoto sur https:iamachild.wordpress.comcategorymatsumoto-shiori .

    
    
    
  • Auto-support

    Auto-support

    Si quelques maisons solidaires se serraient coudes et balcons,
    Cela érigerait un pont pour enjamber les précipices.
    Il aiderait les solitaires qui cherchent âme-sœur et hameçon
    Pour faire valser les jupons autour des plus beaux édifices.

    En pratiquant des ouvertures par les terrasses et les greniers,
    L’amour pourrait aménager des cocons en les étoffant.
    Et par le faîte des toitures et des échelles de meunier,
    Des couples iraient emménager et procréer beaucoup d’enfants.

    Montage d’Erik Johansson.

    
    
    
  • TempĂŞte rose

    TempĂŞte rose

    N’en déplaise au diable du peintre, d’une palette au ciel d’azur
    Mouillé d’une mer outre-mer et d’un soleil rouge et morose,
    La voûte céleste en plein cintre d’une profonde démesure
    Trouble le père, séduit la mère qui enfante une tempête rose.

    L’éternelle logique absente, clamée par mon esprit vainqueur,
    Concède à l’appétit de l’âme la priorité du moment.
    Ainsi, ma conscience exigeante se nourrit par le canal du cœur
    De cette substance éphémère contenue dans le firmament.

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  • La chaĂ®ne alimentaire

    La chaîne alimentaire

    Une intendance élémentaire magnifiquement orchestrée
    Provoque en nous la satiété du plaisir de consommation.
    Une carence alimentaire lorsque nous serons séquestrés
    Fera naître dans la société un esprit de compétition.

    Tableau « Le Repas de noce ou La Noce paysanne » de Pieter Brueghel.

    
    
    
  • Le p’tit oiseau dans la tĂŞte – 1

    Le p’tit oiseau dans la tête - 1

    Quand tous les garçons et les filles ont un p’tit oiseau dans la tête,
    Le cœur devient cage à serins dont l’amour ouvre grand la porte.
    Mais lorsque sa flamme vacille, le piaf se transforme en trompette
    Dont le cri, hier si serein, s’envole dans l’azur qui l’emporte.

    Françoise Hardy photographiée par Marta Bevacqua.

    
    
    
  • GĂ©ographie Ă©rotique

    Géographie érotique

    Entre l’équateur et les pôles, il y a la zone des tropiques ;
    Entre les genoux et l’épaule, se trouve la zone érotique.
    Ainsi la Terre féminine se fait chauffer par le soleil
    Dont la lumière masculine lui met tous les sens en éveil.

    Dessin de Joost Swarte.

    
    
    
  • La communication

    La communication

    Tandis que j’étais à Marseille, sur Facebook j’ai trouvé un lien
    Qui m’a entrouvert un passage me demandant de tout quitter.
    Comme les romans le conseillent lorsque le choix est cornélien,
    J’ai pris mon cœur pour tout bagage et l’amour m’en a acquitté.

    Dessin de Joost Swarte.

    
    
    
  • L’abondance surprise

    L’abondance surprise

    Je vis l’abondance de temps, en profitant du temps de vivre ;
    Je cours l’abondance d’espace en usant du droit de courir ;
    Je vivrai dix mille printemps en me plongeant dans un bon livre ;
    Je me nourris du temps qui passe et n’ai plus le temps de mourir.

    Je suis ces petits papillons, mon abondance de légèreté ;
    Je suis cette petite fille qui aura pour toujours vingt ans ;
    Je suis ces ballons vermillons, mon abondance en liberté ;
    Je suis cette jeune jonquille qui vient de fleurir au printemps.

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  • La leçon de chant

    La leçon de chant

    Le Grand-Duc, roi des volatiles,
    Convoqua ses piafs versatiles
    Pour les remettre au diapason
    Sans en tomber en pâmoison.

    On traita bientĂ´t le Canard
    De cancaneur, de nasillard.
    On jugea la voix d’Hirondelle
    D’une petite fille modèle.
    Pour sa part Madame la Mésange
    Fut qualifiée d’une voix d’ange.
    En revanche Monsieur le Héron
    Fut comparé à un clairon.
    Quant à Madame la Bécasse,
    Elle ne chante pas, elle jacasse !
    Et ce beau Monsieur du Corbeau
    Croasse, croyant qu’il est fort beau !

    Alors pour mettre à l’unisson
    Tous ces oiseaux fort polissons,
    On dut, pour les synchroniser,
    Las, les laisser improviser.

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  • Retour Ă  la lumière

    Retour à la lumière

    L’hiver a fait la muflerie de m’enterrer dans son carême
    Et mis la malle aux souvenirs dans les cristaux de sa glacière.
    Et puis soudain tout refleurit de cris d’oiseaux comme un baptême
    Et mon passé, sans avenir, ressort intact de la poussière.

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  • Toutes les Ă©toiles

    Toutes les étoiles

    Toutes les étoiles du matin m’ont dessiné comme un présage,
    Comme une légende oubliée surgie du profond de l’espace.
    Je vois dans ce ciel de satin une expression sur ton visage
    Dont les honneurs sont publiés outrepassant le temps qui passe.

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  • La voix profonde

    La voix profonde

    Quand je plonge dans ce ravin, j’entends cette petite voix
    Qui jaillit dans l’eau du torrent depuis la source primitive.
    Soudain je laisse son levain me remonter sur ma vraie voie
    Et je me vois incorporant mon essence définitive.

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  • Juste vĂŞtue d’ombre

    Juste vêtue d’ombre (nu

    Elle m’attend toute sombre, nue le soir au bout du quai,
    Juste vêtue d’une ombrelle pour se parer du soleil ;
    Alors je l’habille d’ombre pour qu’elle soit bien éduquée.
    Bronzée comme une zébrelle, elle me chuchote à l’oreille :
    « Reste un peu dans la pénombre, le soleil t’a ensuqué,
    Car l’instant est corporel et mon sexe est en éveil. »

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  • Le message inassouvi

    Le message inassouvi

    Souvenons-nous de l’histoire des géants pétrifiés !
    Souvenons-nous du passage fort de la mort à la vie !
    Cet appel invocatoire, comme photographié,
    Qui reste comme un message Ă  jamais inassouvi.

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