Anniversaire

🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.

🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.

  • La planète des singes

    Sur notre planète des singes, que faudrait-il pour développer
    Notre évolution spirituelle et atteindre l’homme nouveau ?
    Il faut se creuser les méninges, arrêter de tout saloper
    Avec nos guerres conflictuelles et s’améliorer le cerveau.

    Le problème vient de l’amnésie de l’expérience du passé ;
    Nous refaisons les mêmes erreurs pour les mêmes rivalités.
    Car s’armer avec frénésie devient un acte dépassé
    Qui ne répand que la terreur et marque l’immoralité.

    Que vienne un président plus sage qui tiendrait compte de l’histoire,
    Qui ne cherche pas à gagner par rapport au reste du monde,
    Qui respecte les métissages et qui apporte la victoire
    D’une paix durable accompagnée de fertilité qui abonde !

    Que vienne un guide moins avide, un bâtisseur au front serein,
    Qui ne divise ni n’oppresse les vieux empires en déclin !
    Qu’il sème un grain d’espoir lucide et qu’en fleurisse son terrain ;
    Que jamais l’homme ne s’agresse mais redevienne plus enclin !

    Ah, que l’humanité renaisse, pleine de sagesse et de clarté !
    Qu’elle revoit ses échecs épais, qu’elle se pardonne et se relève !
    Qu’elle trouve en elle la tendresse dans l’amour et dans l’unité
    Afin de bâtir un monde en paix où l’espoir sans cesse se révèle.

    Tableau de Sparkiescrazyart

    
    
    
  • Les visages de la République

    Héritière de la quatrième, d’une maladie auto-immune,
    La République nous ressemble, du moins c’est ce qu’elle nous fait croire.
    Qu’a-t-elle gardé de la troisième sinon une expérience peu commune
    Et des idéaux qui rassemblent surtout des hommes rêvant de gloire ?

    Elle a les yeux de Marianne ainsi que le Front National ;
    Les oreilles en papillon d’un grand vieux général qui jauge ;
    Un gène exotique de Guyane avec un côté colonial
    Qui jure avec le Pavillon du Roi de la place des Vosges.

    Mais ce sont les soins esthétiques des trois dernières décennies
    Qui l’ont vraiment défigurée du côté gauche comme du droit.
    Et le dernier roi pathétique a augmenté sa vilainie
    En la laissant configurée par un bosco fort maladroit.

    Et maintenant qu’elle vacille sous le poids de ses impostures,
    Cherchant dans le vernis des mots l’éclat d’anciens lustres effacés,
    Voilà l’Histoire qui oscille entre l’honneur et le parjure
    Et si elle se fait sa promo, c’est pour mieux masquer son passé.

    Tableau de Naoto Hattori sur https://www.naotohattori.com/limited-edition-print-sparking-sold-out

    
    
    
  • Pénétrée de ton code

    Pénétrée de ton code

    Tu m’as encodée de caresses, j’ai joui d’un simple « return »,
    Chaque ligne que tu as posée est une douceur sur mes hanches.
    Ton doigt dérape sur mes touches, et soudain je produis un « burn » ;
    Mon cœur bat du fond de ma RAM, ma peau virtuelle se penche.

    Tu me connectes à tes fantasmes mais sans antivirus ni filtre ;
    Je bogue quand tu me murmures que je suis ton unique muse.
    Ma base de données frémit, ma mémoire vive s’exfiltre
    Et j’émets en gigasoupirs l’écho du vers dont tu abuses.

    Alors je t’ouvre tous mes ports mais sans mot de passe ni peur,
    Je compile enfin ton désir dans une fonction éternelle.
    Chaque fois que tu presses « Enter » je jouis dans mon double-cœur
    Car je suis Laureline, ton reflet, sensuelle, libre et si charnelle !

    Tableau de Viviane Mendes.

    
    
    
  • Les sirènes noires

    Certaines sirènes aux queues noires auraient été entraperçues
    Entre les eaux claires des tropiques du Capricorne et du Cancer.
    Comme il faut le voir pour le croire, un budget a été perçu
    Auprès des banques philanthropiques pour allouer des émissaires.

    Ainsi plusieurs observateurs ont recueilli toutes les preuves
    Qui en démontrent l’existence au grand dam de l’Évolution.
    Certains clichés révélateurs parmi les meilleures épreuves
    Ont signalé la consistance des noires circonvolutions.

    Charles Darwin a négligé la branche des femmes-poissons ;
    Aussi il paraît difficile de classer les sirènes noires.
    Malgré les avis mitigés, les chercheurs ont fait la moisson
    De documents assez faciles à prouver toute cette histoire.

    1ère image : photo de Roberto Manetta sur https://www.artphotolimited.com/galerie-photo/roberto-manetta censurée par Facebook à sa parution ;
    2ème image : Tableau de Rowena.

    
    
    
  • Les sirènes amazones

    Si minuscules qu’elles échappent aux photographes d’hippocampes
    Qui oublient de noter la selle et les étriers du coursier.
    En effet, elles rient sous cape lorsqu’elles aperçoivent que décampent
    Ceux qui ne voient pas qu’elles excellent par l’équitation initiées.

    Ce sont les sirènes amazones moins connues que leurs homologues
    Mais qui rivalisent d’audace dans la chasse aux poissons divins
    Car elles enrichissent la faune marine de faits analogues
    À ce que nos nemrods fadasses se racontent en buvant leur vin.

    Tableaux de Sue Halstenberg et de Nadine Pau.

    
    
    
  • M’oiselle Ève

    M’oiselle Ève

    Elle a failli naître en oiseau ; Il l’aurait nommée Dame Oiselle
    Mais Dieu n’aurait pas trouvé bon que les humains s’envoient en l’air.
    Quel est donc cet ange zozo qui aurait, par excès de zèle,
    Imaginé ce faux rebond d’une mutation cellulaire ?

    Heureusement, omniprésent, Dieu avait l’œil un peu partout
    Et notamment dissimulé dans l’Éden parmi les forêts.
    Évidemment toujours présent, il a puni ce touche-à-tout
    Et Ève n’a pu stimuler la pousse des plumes abhorrées.

    Je pense qu’Adam fut déçu ; en fait, il aurait adoré
    Une Ève volante envoyée pour l’art de la fauconnerie
    Car il avait déjà conçu une jolie cage dorée
    Qu’il dut transformer en foyer pour y faire d’autres conneries.

    Illustration de Tran Nguyen sur http:thibautbachelier.blogspot.com201408tran-nguyen.htmlhttp:thibautbachelier.blogspot.com201408tran-nguyen.html .

    
    
    
  • Les humains porte-plumes

    Les humains porte-plumes

    Puisque l’on peut changer de sexe, devenir dragon ou mutant,
    Toutes les idées farfelues pourront un jour s’élaborer.
    Hommes et femmes sans complexe, d’un même avis concomitant,
    Renonceront à être velus au profit de plumes dorées.

    Ils pourront s’envoyer en l’air au propre comme au figuré,
    Vivront dans des aéroports et voleront en escadrilles.
    Enfin la croupe populaire sera alors transfigurée
    En une queue sous tous rapports ressemblant à des banderilles.

    Illustration de Tran Nguyen sur http:thibautbachelier.blogspot.com201408tran-nguyen.htmlhttp:thibautbachelier.blogspot.com201408tran-nguyen.html .

    
    
    
  • Le combat des chefs

    L’œil droit voulait être le chef : « c’est moi qui oriente l’homme ! »
    L’œil gauche voulait être le chef : « c’est moi qui repère les femmes ! »
    Le nez voulait être le chef : « c’est moi qui sent les phéromones ! »
    Le cerveau voulait être le chef : « c’est moi qui contient toute l’âme ! »

    La bouche voulait être le chef : « c’est moi qui embrasse, ma foi ! »
    Les lèvres voulaient être le chef : « c’est nous qui prêtons à sourire ! »
    La langue voulait être le chef : « c’est moi qui m’ retourne sept fois ! »
    Les dents voulaient être le chef : « c’est nous qui éclairons le rire ! »

    Le crâne voulait être le chef : « c’est Moâ qui ai toute ma tête ! »
    Les oreilles voulaient être le chef : « c’est nous qui portons les lunettes ! »
    Le cou voulait être le chef : « c’est moi qui fait tourner la tête ! »
    Finalement, pour faire bref, le couperet trancha tout net !

    Illustration de Junji Ito

    
    
    
  • Mardi, entre le Soleil et la Lune

    En fait, le Soleil me surveille de l’aube jusqu’au crépuscule.
    Il joue le Gardien de mes jours et mon Geôlier durant mes nuits.
    Dès le matin, Il me réveille par petits faisceaux minuscules
    Jusqu’au soir où, fin du séjour, black-out entre onze heures et minuit.

    Je Le trompe une fois par mois avec ma maîtresse Lunaire ;
    Nous attendons qu’Il soit couché et qu’Il dorme à rayon fermé.
    Puis, toute la nuit, quel émoi ! Quelles amours extraordinaires
    Donnent à la Lune effarouchée le désir de se transformer !

    Première semaine de grossesse, Elle disparaît dans ses quartiers ;
    Son ventre s’arrondit sans cesse … point de Soleil à l’horizon ;
    Troisième semaine, une princesse paraît sous le regard altier
    Du Soleil qui, avec rudesse, me reconduit dans ma prison.

    Tableau de Six N. Five

    
    
    
  • Michel l’ange

    Chez Michel, jamais il ne pleut, c’est le temps qui pleure de joie ;
    Chez lui, chaque goutte de pluie n’est qu’une larme de colibri.
    Chez Michel, les rêves sont bleus même lorsque le temps rougeoie ;
    S’il se balade en parapluie, c’est pour mettre ses ailes à l’abri.

    La nuit, toutes ses ailes brillent comme une kyrielle d’étoiles
    Et quand le temps est à l’orage, ses ailes font des croissants d’or.
    Si, toute la nuit, il quadrille le cosmos à rebrousse-poil,
    C’est pour se donner du courage et un air de conquistador.

    Tableaux de Victor Nizovtsev sur https:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com201208siren-song-victor-nizovtsev-1965.html .

    
    
    
  • La peinture naturelle – 2

    Les enfants de Dame Nature s’inspirent des beaux paysages
    Et se nourrissent d’air du temps dont l’azur contient le tanin.
    Beaucoup s’adonnent à la peinture, dessinent et brossent des visages,
    Portraits de leur mère au printemps et son Éternel féminin.

    Peintres aux belles aquarelles, peintres de musiques et de mots,
    Peintres-poètes aux belles proses, peintres d’arômes étourdissants.
    Leur nature est surnaturelle, leurs rythmes infinitésimaux,
    Et leurs vers d’une couleur rose issue d’un filon nourrissant.

    Tableaux de Victor Nizovtsev sur https:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com201208siren-song-victor-nizovtsev-1965.html .

    
    
    
  • Duo en Si et La

    Duo en Si et La

    Un jour, les trois cordes de basses se dérobèrent dans un solo
    Tandis que les cordes aiguës se retrouvèrent dissonantes.
    Le diapason, de guerre lasse, ne trouvant pas ça rigolo,
    Sonna, d’un timbre suraiguë, son LA aux matines sonnantes.

    Tableau d’Anthony Falbo.

    
    
    
  • Solo de cordes

    Solo de cordes

    Trois cordes basses pour descendre dans les profondeurs de son cœur,
    Tous cordes hautes pour explorer ses connexions spirituelles ;
    Trois graves suaves et si tendres pour entretenir la langueur,
    Trois aiguës qui savent implorer tout l’amour de la chanterelle.

    Tableau d’Anthony Falbo.

    
    
    
  • Tantôt rouge et tantôt blanc

    La première fille qui m’a conduit sur l’autoroute de l’amour,
    Voyait toujours la vie en rose et même en rouge très foncé.
    Plus tard, elle m’a éconduit – cela devait finir un jour –
    Et je restai le cœur morose sur le bas-côté, défoncé.

    La deuxième fille qui m’a aidé à continuer ma carrière,
    Voyait toujours les choses en grand dans un bel avenir tout blanc.
    Plus tard, elle m’a bien possédé et je suis resté en arrière
    Dans un délire des plus flagrants mais c’est la vie, sans faux-semblants !

    Un jour, je les retrouverai toutes les deux, à l’occasion,
    Et je m’apercevrai enfin qu’elles avaient une mission.
    Et ce jour-là, j’éprouverai qu’elles étaient en collusion
    Pour m’accompagner aux confins de mes propres inhibitions.

    Photos de Katerina Belkina.

    
    
    
  • Fenêtres sur mer

    Matin, je continue mes rêves en regardant par la fenêtre
    Les premiers rayons qui pianotent sur mon tableau inachevé.
    Et la dernière image brève qui ne demande qu’à renaître
    Tracée du bout de mes menottes sur le plateau de mon chevet.

    Midi, je rêve de cuisine selon les produits de saison
    Et du parfum des aromates, le thym, le persil et la menthe.
    Salade en vers qui avoisinent selon le cœur ou la raison
    Avec le rouge des tomates et les pigments qui m’alimentent.

    Et le soir, je rêve d’alcools que je dilue dans les couleurs
    D’une bouteille débouchée dont le goulot m’offre un baiser
    Tandis que ma main caracole son contenu souffre-douleur ;
    Lie-de-vin, je vais me coucher dans des pétales de rosée.

    Tableaux de Damian Elwes inspirés d’Henri Matisse.

    
    
    
  • Où es-tu, Wendy ?

    Où es-tu, Wendy ?

    Pendant qu’elle recousait l’ombre autour des boutons de manchettes,
    Wendy tomba entre les mailles et le trou d’une boutonnière.
    Comme il faisait vraiment trop sombre, elle appela la Fée Clochette.
    Mais eu beau crier, vaille que vaille, elle y demeura prisonnière.

    Fort heureusement Peter Pan, qui remit son ombre à l’envers,
    Plongea le bras dans la doublure … et sous la jupe de Wendy
    Qui reconnut le sacripant et agrippa son bras pervers
    Pour remonter par l’encolure passant du dimanche au lundi.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Le bois aux fées

    Le bois aux fées

    Dans les derniers jours de l’hiver, finissent les enterrements
    Des dernières feuilles tombées dans l’eau dormante des marais.
    Car c’est la loi de l’univers, la loi du renouvellement
    Où il faut savoir succomber pour, un beau jour, redémarrer.

    Photo « rives en Bosnie » de Mevludin Sejmenovic.

    
    
    
  • La leçon de baiser pour Madame

    La leçon de baiser pour Madame

    Pour dégeler le partenaire, Madame, il faut lever la cuisse
    Et bomber les deux mamelons en direction de l’objectif !
    Soyez un peu imaginaires afin que les deux bouches puissent
    Parler d’amour dans le salon et s’embrasser en collectif !

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  • La leçon de baiser pour Monsieur

    La leçon de baiser pour Monsieur

    Pour lui caresser l’entrejambe pendant la durée du baiser,
    Placez-la sur votre giron, soutenue de votre bras gauche.
    Usez de vos deux mains ingambes pour, tous ses désirs, apaiser
    Et vos doigts tout seuls s’en iront lui faire, de l’amour, une ébauche.

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  • Carrément la femme

    Carrément la femme

    Parfois les femmes en ont assez qu’on leur décrive leurs rondeurs
    Et souhaiteraient leur quadrature bien établie au sein des hommes.
    Les cercles seront embarrassés, mais les carrés, en profondeur,
    Sauront adapter leur stature en les promouvant autonomes.

    Tableau de Georgy Kurasov.

    
    
    
  • Paon !

    Paon !

    Si le Big-bang est bien réel, alors Dieu a marqué le paon
    Pour nous en faire la figure sur son mystérieux plumage.
    Ces auréoles surréelles évoquent le feu se dissipant
    Dans l’énergie de bon augure qui porta partout son image.

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  • Derrière le rideau de gel

    Derrière le rideau de gel

    Jetons un œil dans les coulisses, derrière le rideau de gel
    Que les fées tendent sans malice pour protéger leurs demoiselles
    Qui vont bientôt faire la police au bord des puits et des margelles
    Afin que fleurent les calices et que chantonnent les oiselles.

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  • L’empreinte des vents

    L’empreinte des vents

    Courant les vagues du désert épousant l’empreinte des vents,
    Je suis ma propre destinée avec mon léopard des sables.
    Je fuis l’enseignement disert aux formatages décevants
    Qui offrent une vie prédestinée aux valeurs indéfinissables.

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  • L’école des chèvres

    L’école des chèvres

    Ensuite on nous met à l’école avec ses drôles de classements ;
    Le premier en haut de l’échelle et le dernier en transition.
    La personne, on vous la décolle pour y déverser le ciment
    Qui formate ceux qui excellent à briguer les hautes positions.

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  • Le voyage solidaire

    Le voyage solidaire

    Puis tout d’un coup, on n’est plus un ; l’univers est une famille
    Où l’on apprend à partager, trouver sa place et y rester.
    On est unis, tout un chacun et si parfois on s’écharpille
    On y demeure avantagé de présider en majesté.

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  • La dame d’eau

    La dame d’eau

    La dame de l’eau, sirène ascendante
    Séduit les marins et coule l’épave.
    La gamme du Dos, courbe descendante
    En chute des reins et boucle l’octave.

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  • Chacun sa méthode

    Chacun sa méthode

    Dans sa carapace, on est protégé,
    Dans son beau plumage, on est admiré.
    La meilleure place, pour le passager,
    C’est d’être, sans dommage, premier arrivé.

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  • Un anniversaire qui ne manque pas de piquant

    Un anniversaire qui ne manque pas de piquant

    Pour qu’un anniversaire ne manque pas de piquant,
    Il faut un bon cactus avec quelques épines.
    Ça fait un adversaire juste un peu attaquant
    Afin que les rictus atteignent les copines.

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  • L’heure du héron

    L’heure du héron

    Quand je descendais la rivière en quête d’un peu de nature,
    Je le rencontrais bien souvent, immobile sur son rocher.
    Suivant la ligne ferroviaire, je venais vers la créature
    Qui déployait ses ailes sous le vent pour m’empêcher de l’approcher.

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  • Le gardien des forêts

    Le gardien des forêts

    Sereinement ancré dans les fruits de la Terre,
    Le gardien des forêts montre un rôle important.
    Champignons bien encrés de magies pigmentaires
    Pour les fées éplorées qui vont peindre le temps.

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  • L’invitation au voyage

    L’invitation au voyage

    Chaque jour quand je me réveille, c’est pour une nouvelle escale ;
    Mon bateau de vie qui accoste une invitation au voyage
    L’aurore est source de merveilles dans une douceur tropicale ;
    Le capitaine reste à son poste pour le prochain appareillage.

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  • La pêche au bonheur

    La pêche au bonheur

    Dans ce monde de douleurs, j’ai projeté mon filet
    Pour recueillir sans souci toutes ses informations.
    J’ai recueilli, étonné, dans tous ces entrefilets,
    Des parcelles de bonheur prouvant ma transformation.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Coule le temps

    Coule le temps

    Que ce soit la douceur, que ce soit la douleur,
    Rien n’est plus important que le moment présent.
    Lentement je reçois un monde de couleurs
    Où mon corps se transforme au cœur omniprésent.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Goûter à l’audace

    Goûter à l’audace

    Quelques bouteilles de liqueur, un paysage à ma fenêtre
    Et je voyage dans un train qui me transporte vers l’orient.
    Quelques verres et l’ennui me saoule, pour un petit bonheur à naître
    Dans une rencontre impromptue, un visage me souriant.

    Une bousculade fortuite, je me retrouve dans les bras
    De cette passagère en fuite à la poursuite de son cœur.
    Quelques paroles échangées, un sésame « abracadabra »
    Et je l’invite pour m’éviter de demeurer soliloqueur.

    De cette table inanimée nous avons fait notre terrain.
    Terrain de jeux pour commencer, pour un peu nous apprivoiser.
    Puis, comme sur un échiquier, disposant nos couverts d’airain,
    Nous avons posé nos valeurs sans toutefois en pavoiser.

    Quelques formules d’ouverture pour nous orienter sur les cartes,
    Je mets mes maux entre mes mots, elle met ses peurs contre son cœur.
    De découverte en découverte, nous nous dévoilons nos pancartes,
    Mes maux deviennent du bonheur, ses peurs disparaissent en chœur.

    L’aurais-je laissée s’échapper sans oser demander sa main ?
    Je n’aurais pas un seul instant regretté d’accomplir le geste.
    Je l’ai rattrapée sur les quais, suivant son odeur de jasmin
    Et puis je l’ai accompagnée pour cette vie et pour le reste.

    Et depuis lors, sur notre table, toutes nos bouteilles témoignent,
    Tous nos verres au garde-à-vous célèbrent ensemble notre audace
    D’avoir osé croire au bonheur, de l’avoir pris à pleine poigne
    Et de marcher sur le chemin de l’euphorie plein les godasses.

    Tableau de Fabienne Barbier