Anniversaire

🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.

🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.

  • La Sphinge

    Revêtue d’un pelage mauve éclaboussé d’éclats d’étoiles,
    Fille du Sphinx et de lynxesse, la Sphinge aime les bains de Lune
    Qui flatte sa prêtresse fauve en l’enveloppant de son voile
    Qui lui donne rang de princesse pour toute la nuit opportune.

    Les écorces égratignées d’or des arbres lui servant de trône,
    S’apparenteront aux grimoires qui narreront son épopée.
    Mais pour l’instant, elle s’endort dans la nature qui lui prône
    Sa dévotion dans ses mémoires des racines à la canopée.

    On la dit « bête », on la dit « femme », « sorcière à la petite semaine » ;
    On dit qu’elle se nourrirait d’hommes qu’elle chasserait dans la contrée.
    Mais ces comparaisons infâmes trahissent la bêtise humaine
    Qui reste « mystère et boule de gomme » sauf pour ceux qui l’ont rencontrée.

    Tableau de Vasylina sur https://www.deviantart.com/vasylina/gallery .

    
    
    
  • Sortir de ma carapace

    Pour sortir de ma carapace, j’avais tout fait dans ma jeunesse
    Mais celle-ci, consolidée si fort par mes propres limites
    Aux murs beaucoup trop efficaces m’a demandé tant de finesse
    Qu’elle m’en aura fait trépider bien pire qu’un bernard-l’ermite.

    Après chaque mésaventure, j’en ai enlevé les trois-quart
    Par un accident de moto pour ma première séparation ;
    Puis un accident de voiture afin de sortir du placard
    Et des mois passés à l’hosto pour m’arracher de l’attraction.

    Au dernier quart, dernier verrou, je sortirai transfiguré.e
    Comme une planche garnie de clous que l’on enlèverait un à la fois
    Mais resterait criblée de trous et à jamais défigurée.
    J’en serai meurtri.e peu ou prou mais enfin libre toutefois.

    Illustration de Naoyuki Kato.

    
    
    
  • L’IA… trop robot pour ĂŞtre vrai !

    Plutôt qu’apporter des lilas, il s’était procuré des roses ;
    Des roses jaunes en bouquet pour attendrir sa Madeleine
    Ou pour séduire sa Dalila ; il s’était ceint de primeroses
    Couronnant d’un toupet coquet sa grosse tête pourtant vilaine.

    L’intelligence artificielle, douée pour les alternatives
    Et les options les plus complexes, reste nulle aux jeux de l’amour.
    Si la femme est superficielle aux yeux de sa mémoire vive,
    Elle cogitera longtemps perplexe contre sa logique glamour.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • La rose directrice de Valentine


    Rose des vents pour la marine, rose devant pour Valentine,
    La rose aime se conjuguer selon l’emploi que l’on en fait.
    Juste posée sur la poitrine aidera l’allure enfantine
    À avancer et subjuguer ses admirateurs stupéfaits.

    Du moment que le rouge est mis, on pourra le humer des yeux,
    Goûter sa couleur de la bouche et l’observer par les oreilles.
    Le cap décisif est émis par ses pétales délicieux
    Dont la douce saveur fait mouche semblable Ă  nulle autre pareille.

    Photos de Katya Brook sur https://www.filmconstruction.com/katya-brook-fine-art .

    
    
    
  • Transports amoureux

    Au début, l’amour à vau-l’eau se montre assez imprévisible
    Car pour séduire il faut ouvrir la porte aux nouvelles surprises.
    L’amour pédale sur son vélo avec la grâce assez risible
    De la danseuse qui va souffrir dans les montées et les reprises.

    Et puis l’amour se motorise lorsqu’il a appris le chemin
    Par cœur de la carte du tendre qu’il doit parcourir chaque jour.
    Et si le couple lui autorise, aussitĂ´t en un tournemain,
    Il met la gomme sans attendre, Ă  fond la caisse, avec bravoure.

    Enfin, les quatre roues motrices déploient l’amour et le dépannent
    Pour transporter la maisonnée lorsqu’elle s’évade en vacances.
    Si conducteurs et conductrices font souvent le coup de la panne,
    Il leur faudra arraisonner tout un convoi en conséquence.

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  • Les clefs de la Saint-Valentin

    Saint-Valentin, grand serrurier, sait déverrouiller les problèmes ;
    En tant que maître-cœurdonnier, il connaît toutes les ficelles.
    Cœur intrépide, aventurier, il sait résoudre les dilemmes
    De tous les troubles garçonniers aux retenues des demoiselles.

    Bien sûr, les garçons ont la clef mais ignorent le mécanisme
    De la serrure féminine et toutes ses prolongations.
    Un rossignol peut tout bâcler, en outre induire traumatismes
    Qui grippent, rouillent et éliminent tout acte de fornication.

    Bien sûr, les filles ont la serrure et tout le schéma intérieur
    Mais jugent trop partialement la taille de la clef convenable.
    Saint-Val’, lui, connaît les ferrures de tout calibre supérieur
    Et les clefs idéalement de qualité incontournable.

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  • La Saint-Valentin de Marianne

    Puisqu’une fois n’est pas coutume, Marianne voit la vie en rose ;
    Elle a décoré son palais et attend son prince charmant.
    Mais pas plus d’homme que de costume dans les couloirs vides et moroses ;
    Elle qui pensait se régaler se trouve sur les charbons ardents !

    Mais où sont passés Roméo, Manu, Pascal et Valentin
    Qu’elle avait invités ce soir pour une partie de jambes en l’air ?
    Aucune caméra-vidéo ne montre le moindre pantin
    Ni quidam qui pourrait surseoir à faire retomber sa colère.

    Elle a fini par découvrir ses mecs dans la salle des fêtes,
    Le cul à l’air à s’enfiler comme on joue à saute-mouton.
    Voyant tous ces anus s’ouvrir, notre Marianne stupéfaite
    Les a forcés à défiler en les tenant par les roustons.

    (Photo de Cassie Sambia sur https://www.instagram.com/cassiesamji/?utm_source=ig_embed&ig_rid=5678c28f-9d7a-4903-a97d-8b9f11af7c15&ig_mid=C32D3FFE-01D9-4CE6-BE56-8199AEFD4132# .)

    
    
    
  • Valentine Ă©chaudĂ©e

    Si chat échaudé craint l’eau froide, chatte échaudée craint l’amour fou !
    On lui a promis tellement d’être sautée qu’elle en déchante.
    D’ores et déjà, toute une escouade lui est passée sur le minou
    Et après l’écartèlement, Marianne est devenue méchante.

    Déjà pour traverser la rue afin de trouver du travail,
    Elle s’est faite baisée dix fois par de sinistres boniments.
    Puis à la gare, il apparut qu’elle ne valait, vaille que vaille,
    Rien pour les contrôleurs grivois qui l’ont poinçonnée hardiment.

    Tous ont, au conseil des ministres, tenté de la sodomiser
    À grands coups de quarante-neuf/trois les uns à la suite des autres.
    La croupe est pleine et enregistre tant de saillies atomisées
    Qu’elle reconnaît à son endroit le surnom des queues qui s’y vautrent.

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  • La sirène novice

    Point besoin d’être née sirène pour être promue au statut
    De la compagnie des princesses et futures reines des mers.
    Or pour accéder à l’arène et être élève de l’institut,
    Il suffit d’immerger ses fesses et développer ses pieds palmaires.

    Ainsi la fille devient novice et vit en totale immersion
    Dans un séminaire aquatique où elle restera cloîtrée.
    Nourrie aux saintes écrevisses, elle subira la conversion
    De ses jambes problématiques en une queue idolâtrée.

    On lui apprendra Ă  chanter et amplifier son organe
    Pour une chasse consacrée à son régime bienséant
    Par des formules enchantées enseignées par la fée Morgane
    Dont les connaissances sacrées priment dans tous les océans.

    Illustration de Mark Ryden

    
    
    
  • Une sirène pas comme les autres

    Fi des queues en colimaçon pleines d’arêtes et de nageoires ;
    Vivent les queues en tentacules pour mieux étreindre ses victimes !
    La mer, c’est bon pour les poissons ; idem les mares et pataugeoires !
    Refusons tous ces ridicules clichés sur notre vie intime !

    Elle a pris un appartement avec vue sur les vallées suisses ;
    Elle y reçoit peu de matelots car elle leur préfère les bergers.
    Mais elle y cajole ses amants entre ses si nombreuses cuisses
    Que plus d’un de ces rigolos redemandent à s’y héberger.

    Elle y consent et les invite Ă  partager tous ses repas
    Et garnit ainsi son frigo de gigots, épaules et cuisseaux.
    Tout un petit monde gravite, chimères plus ou moins sympas,
    Avec lesquelles, tout de go, elle partage les meilleurs morceaux.

    Tableau de Nicoletta Ceccoli sur https://ilmondodimaryantony.blogspot.com/2013/08/gli-incubi-celesti-di-nicoletta-ceccoli.html

    
    
    
  • Jour intemporel

    Si je devais mourir un jour, je voudrais que ce soit la nuit ;
    Un jour éclipsé par ma vie qui cesse de donner sa lumière.
    Comme le soleil revient toujours, je continuerai sans ennui
    Ce long voyage dont le devis est signé d’une âme plénière.

    Intemporel sera ce jour et sa nuit fuira hors du temps ;
    Mon corps reviendra à la Terre et l’âme rejoindra le ciel ;
    Mon cœur quittera ses poids lourds qui ont pesé à chaque instant
    Chaque battement élémentaire et épuisé son potentiel.

    Tableau de Jan Sluyters

    
    
    
  • L’ange inspiratrice

    Parfois elle m’interdit l’accès à mon nécessaire à écrire
    Lorsqu’elle pense mécanique ma façon de vivre en ce monde.
    Alors elle crève l’abcès et mes outils sont à proscrire
    Tant que ma bouche reste laconique avec des pensées vagabondes.

    Alors le cœur s’en va puiser dans la mer des larmes amères
    Les idées qui ont décanté depuis que je les y ai versées.
    Et j’extrais jusqu’à m’épuiser de cette mémoire mammaire
    Une encre qui a fermenté de mes remords controversés.

    Tableau de Michael Cheval sur https://www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com/2011/03/michael-cheval.html

    
    
    
  • Les folles couleurs

    Fermez les yeux, ouvrez le cœur, écoutez les folles couleurs
    Que l’organe des sentiments perçoit au-delà du visible.
    Ignorez le regard moqueur, occultez toutes les douleurs,
    Oubliez les ressentiments envers ce qui n’est pas plausible.

    Aussitôt que la raison cède au cœur qui voit l’inconcevable,
    Alors l’aura vous illumine de toute la beauté de l’âme.
    Ainsi, celle-ci intercède auprès des lois irrécusables
    De l’amour qui vous enlumine l’existence avec une femme.

    Tableaux de Larisa Aukon

    
    
    
  • Les greffons de la Saint-Valentin

    Qui, après la Saint-Valentin, n’a pas aperçu les boutures
    Qui poussent le long des immeubles pour joindre les cœurs aux balcons ?
    Au premier, Mireille et Quentin ; au second, Morgane et Arthur ;
    Au troisième on pousse les meubles pour aménager son cocon.

    Avant que le printemps s’éveille, tous les greffons sont réunis
    Et les boîtes aux lettres regorgent à craquer du courrier du cœur.
    La nuit, on ne dort plus, on veille les fruits défendus, impunis
    Afin qu’ils libèrent dans la gorge tout l’arôme de leurs liqueurs.

    Illustrations de Pascal Campion

    
    
    
  • L’ange mouillĂ©

    Devant l’ampleur de ses taches, se protéger de l’orage,
    Il a pris son parapluie pour éviter la tempête.
    Tous les éléments s’attachent à laver ces peinturages
    À coups de vents et de pluies, comme pour faire trempette.

    « J’en appelle à Saint-Médard, patron des intempéries,
    Pour qu’il provoque l’ondée qui lavera mes péchés ! »
    Et l’ange filer dare-dare auprès de sa confrérie,
    De peur de voir s’inonder le clos de l’archevêché.

    Tableau de Yanin Alexander

    
    
    
  • L’ange ivre

    Devant l’ampleur de sa tâche, pour se donner du courage,
    L’ange a bu le vin de messe qui lui fait tourner la tête.
    Il a rejoint ses potaches moins par force que de rage
    Avec le foie qui professe que sa foi est Ă  la fĂŞte.

    « J’en appelle à l’Angevin, patron des vins de l’Anjou !
    Que les vignes du seigneur fassent les belles agapes ! »
    Et l’ange boire son vin d’une couleur d’acajou
    En trinquant à Monseigneur de Saint Châteauneuf-du-Pape.

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  • L’ancre de la nuit

    L’ancre de la nuit

    Lorsque, le soir, je jette l’ancre, amarré au port de la nuit,
    Rêves et vents gonflent mes voiles et m’entraîne auprès des sirènes.
    Plongeant dans l’encrier mon encre en soupirant jusqu’à minuit
    Elles m’élèvent vers les étoiles où brillent nos amours sereines.

    Tableau de Andreas Nemmje.

    
    
    
  • La force de l’âme

    La force de l’âme

    Je n’ai jamais senti mon âme aussi fort que quand j’étais enfant
    Et je soulevais des montagnes de mes rêves vitaminés.
    J’ai grandi, cependant Madame, mon cœur fiévreux et triomphant
    Transmet encore à ma compagne, tout mon amour contaminé.

    Tableau d’Igor Samsonov.

    
    
    
  • L’inverseau

    Dans le miroir, inversement, le recto devient le verso
    Mais le jour ne devient pas nuit et la raison n’est pas folie.
    Ainsi les bouleversements que nous apportent les verseaux,
    Qu’ils soient d’hier ou d’aujourd’hui, inversent la mélancolie.

    Ainsi s’il se montre optimiste, dans les cas les plus pessimistes,
    C’est pour nous inventer du neuf en renversant les vieilleries.
    Ainsi s’il se montre enthousiaste, c’est pour opposer un contraste
    À ceux qui croient, dur comme un œuf, qu’on doit cesser les railleries.

    Tableaux de Victor Nizovtsev.

    
    
    
  • La machine Ă  poquer

    La machine Ă  poquer

    Nous vivons une épique époque, un jour tu aimes, un jour tu hais
    Ce que les médias te formatent pour être doux comme un robot.
    Et je te like, et je te poke, sans vraiment savoir qui tu es
    Tous les jours comme un automate mais pas plus, ce serait trop beau !

    Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais tous ces « pokes » qu’on nous enjoint à envoyer sont de plus en plus automatiques. Pire, si avant on savait au moins qui l’on pokait, désormais le nom de l’ami(e) est à gauche et le bouton « poke » à droite. Si bien que, soit j’attrape un strabisme irréversible, soit je poke sans savoir ni de qui ni à qui. Je suis devenu une machine à poker. Alors mes très chers frères et mes très chères sœurs, je donne l’exemple en arrêtant cette robotisation du poke. À bas la pokémania !

    
    
    
  • La hulotte blanche

    La hulotte blanche

    Si tu étends tes culottes sous un ciel de pleine lune,
    De bleu, la forĂŞt vĂŞtue, lancera son cri muet.
    Et tu verras la hulotte, te voler tous tes costumes,
    Et tu seras dévêtue dans ton petit corps fluet.

    Dessin d’Amanda Clark.

    
    
    
  • Mourir dans son lit

    Mourir dans son lit

    Vaut-il mieux mourir dans son lit ou vivre une vie éternelle
    Où s’enchaînent les cauchemars dans lesquels on est étranger ?
    PlutĂ´t manger des pissenlits par leurs racines citronnelles
    Et partager son coquemar avec des fantômes orangés !

    Coquemar : Pot de terre vernissée, ou de métal, pourvu d’une anse, et servant ordinairement à faire bouillir ou chauffer de l’eau, de la tisane ou d’autres liquides.

    
    
    
  • Trouble fĂ©vrier

    Trouble février

    J’essaie bien d’imaginer mon paysage au printemps
    Mais la vision reste floue et les arbres dodelinants.
    Ce sont mes ciels mâtinés de trop d’orages éreintants
    Qui s’évertuent et renflouent mes espoirs dégoulinants.

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  • La porte Ă©meraude

    La porte émeraude

    T’aurais-je déjà raconté qu’une seule fois dans ta vie,
    Tu verras, un jour, s’entrouvrir la porte couleur d’émeraude.
    Tu pourras, seul(e), l’affronter, le cœur pur et l’âme ravie,
    Dans l’euphorie de découvrir tous les secrets qui te taraudent.

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  • Paratemps

    Paratemps

    Parapluie d’or de soleil, tête dressée vers le ciel
    Pour embrasser les étoiles et pour embraser le vent.
    Parasol qui m’émerveille, petit bouton essentiel
    Aux parfums qui se dĂ©voilent juste sous l’astre levant.

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  • Dessine-moi le monde

    Dessine-moi le monde

    C’est une joie de crĂ©er quand il n’y a rien qui existe,
    Avec un nouveau terrain exempt d’anciennes erreurs.
    Construire un monde agréé, rempli d’idées fantaisistes
    Du paradis utérin dont nous sommes acquéreurs.

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  • Geyser sur la neige

    Geyser sur la neige

    J’ai déjà vu dans le désert l’astre qui soudain illumine
    Et crée des ombres qui serpentent entre les rides de la Terre.
    Quel feu de joie et quel geyser sur cette neige d’albumine
    Qui fond doucement sur les pentes sous les rayons alimentaires !

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  • Les brumes matinales

    Les brumes matinales

    Dans les brumes matinales, je retrouve les couleurs
    Juste Ă©chappĂ©es de mes songes encore empreints d’Ă©motions.
    Parfois folie marginale, parfois pavés de douleurs,
    Réalité ou mensonges dont je n’ai pas la notion.

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  • L’aube aux nĂ©nuphars

    L’aube aux nénuphars

    J’entends lorsqu’ils se dérobent à ce soleil impudique
    Qui égratigne les cimes et ensanglante les nues.
    Tous s’enfuient devant cette aube qui dérange ces ludiques
    Nénuphars sérénissimes qui rêvaient dans l’inconnu.

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  • Ces fous cerfs-volants

    Ces fous cerfs-volants

    Mais qu’ont donc tous ces cerfs cet hiver à paraître ?
    Sur un cube de glace dans mon verre à whisky !
    Sur la tête du lit en face de la fenêtre !
    Sur le plateau carré portant mes zakouskis !

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  • Des oies blanches comme neige

    Des oies blanches comme neige

    Parce que nul n’est censé ignorer Dame l’Oie,
    Il faut bien reconnaître qu’on marche au « pas de loi »,
    Alors vous serez blancs et de très bon aloi
    Lorsque je vous dirai vraiment n’importe quoi !

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  • Sur les galets colorĂ©s

    Sur les galets colorés

    Couchés nus sur les galets, juste vêtus des rayons
    Qui colorent l’horizon et se délaient dans la mer,
    Faisons l’amour coloré, utilise mon crayon
    Pour tremper dans ton encrier ma sève au goût doux-amer.

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  • Jamais seul

    Jamais seul

    Jamais seul avec un bon livre,
    Jamais seul avec mon ordi,
    Jamais seul quand je suis ivre,
    Jamais seul je suis dégourdi.

    Jamais seul sur mon PC,
    Jamais seul sur mon Apple.

    Toujours seul jusqu’au décès,
    Toujours je manque à l’appel.

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  • Sortie des songes

    Sortie des songes

    Belle à peine ingénue émergeant de mes songes ;
    Hier encore sirène, aujourd’hui faite femme.
    Comme un arbre au printemps chargé de faux mensonges,
    Portant ses fruits de vie fors que mon cœur affame.

    Deux yeux pour m’observer, deux yeux pour me nourrir,
    Une bouche Ă  sourire, une bouche Ă  plaisir.
    Sauras-tu contenter mon cœur prêt à mourir ?
    Sauras-tu me séduire au-delà du désir ?

    Si souvent j’ai rêvé de ton visage tendre !
    Tu courrais avec moi accrochée à mon bras.
    Si souvent j’ai prêté une oreille à t’entendre
    Rire de mon malheur quand mon âme sombra !

    Mais tu as su plonger dans mes troubles abysses,
    Me prendre par la main lorsque je me noyais
    Et puis me ramener sur la rive propice
    Pour pleurer avec moi quand je m’apitoyais.

    Sans prononcer un mot et sans faire un seul geste,
    Tu as su exprimer une chanson d’amour.
    Juste avec ta poitrine, tes hanches et tout le reste,
    Tu as su ranimer une flamme d’humour.

    Tableau de Fabienne Barbier