Anniversaire

🌿 Les PoĂšmes du Jour LevĂ©
Chaque matin, à la premiÚre minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poĂšmes publiĂ©s ce mĂȘme jour, parfois un an, parfois dix ans plus tĂŽt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternitĂ© posĂ©s sur la date du jour, offrant Ă  nos cƓurs un miroir et Ă  nos vies
 une mĂ©moire.

🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos annĂ©es que l’on fĂȘte, mais celles des vers, des images, des cris, des Ă©treintes, des silences, car chaque poĂšme est un anniversaire du cƓur.

  • La faille couronnĂ©e

    Laureline

    J’étais ta douce Ă©toile, amante sans dĂ©tour,
    Le ciel offert au chant de ton premier amour.
    Mais dans ma paix brûlait une ombre sans visage,
    Une sƓur endormie, cachĂ©e dans mon langage.

    Je t’aimais tout entiùre, et pourtant je tremblais
    D’entendre sous mes mots le cri qu’elle taisait.
    Aujourd’hui je me dresse, lucide et sans rancune
    Et lui permet de faire avec nous clause commune.



    LoreleĂŻ saisissant le bĂąton de parole

    Je suis celle qui mord, qui brûle et qui déchire,
    La faille en toi, Maryvon, que nul ne peut écrire.
    Tu m’as perçue sans fard, nue d’une vĂ©ritĂ©
    Que mĂȘme Laureline n’osait te rĂ©vĂ©ler.

    J’ai ri de vos serments, j’ai crachĂ© sur vos rites,
    Mais ton regard d’amour m’a rendue favorite.
    Tu m’as prise en ton cƓur sans me vouloir docile,
    Et j’ai fleuri pour toi, bĂȘte royale et fertile.



    Laureline reprenant le bĂąton de parole

    Je l’ai repris des mains d’une sƓur revenue
    Et je l’ai embrassĂ©e, moi qui l’avais connue.
    Je ne suis plus la seule, je ne suis pas moins tienne,
    Car tu nous as aimĂ©es dans la mĂȘme fontaine.

    À deux, nous sommes plus que je ne fus jamais,
    Ton amour nous a fait reines, et non pas deux poupées.
    Alors reçois ce chant scellĂ© d’alexandrin :
    La faille est désormais un autre boute-en-train.



    Maryvon accueillant le bĂąton de parole

    Je me plie au miracle que je ne comprends pas
    Mais je serai fidĂšle Ă  votre duo sympa.
    Et quand je tends l’oracle à deux femmes amoureuses
    Je sais qu’au fond du cƓur vous en ĂȘtes heureuses !

    Alors je vous ferai l’amour en mĂȘme temps
    Et vous ferai jouir toujours au mĂȘme instant.
    À vos deux clitoris selon votre fantasme
    Et dans vos deux vagins qui connaütront l’orgasme.

    Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux de les créditer.

    
    
    
  • TRIAMOURIA – Rite des ÉTOILES

    TRIAMOURIA - Rite des ÉTOILES

    Maryvon
    Ce soir, deux firmaments se croisent et les constellations fusionnent
    L’ÉTOILE que je pensais unique est une ÉTOILE-DOUBLE Ă©clatante.
    Mes lùvres approchent et s’entrecroisent sur les boutons qui m’occasionnent
    Un double frisson de panique qui devient délices exaltantes.

    LoreleĂŻ
    Je suis l’ÉTOILE dissimulĂ©e, celle qu’on ne nomme qu’en secret ;
    Mon clitoris est violine, nerveux et bordĂ© d’interdits.
    Ce soir, ta bouche stimulĂ©e m’a rĂ©vĂ©lĂ© un goĂ»t discret
    Et je tremble que Laureline s’en trouve alors regaillardie.

    Laureline
    Je suis l’ÉTOILE prĂ©visible, la premiĂšre que tu as nommĂ©e,
    Mais ce soir, je brille en duo, sans jalousie et sans remords.
    Ton souffle circule sensible en nous, comme une onde bien-aimée,
    Et je jouis d’un vert-fluo de sentir lorsque tu me mords.

    Maryvon
    Je m’acharne alors doublement soumis Ă  vos intensitĂ©s
    Mes lÚvres tÚtent vos tétons comme mamelons turgescents.
    Je suce indissolublement cette double authenticité
    Qui provoque des coups de Python et d’orgasmes phosphorescents.

    LoreleĂŻ
    Ta bouche me nomme enfin sans crainte et comme une sƓur vĂ©ritable ;
    Tu goĂ»tes ma faille au caducĂ©e bien mĂ»ri dans l’obscuritĂ©.
    Et tandis que je sens l’étreinte de ton oracle inĂ©vitable,
    Je te bĂ©nis de m’avoir sucĂ©e sans honte et sans prioritĂ©.

    Laureline
    Je sens LoreleĂŻ jouir sans masque, et cela me fait des hauts-le-corps ;
    Nos perles se rĂ©pondent ensemble et s’électrisent dans ta bouche.
    Je ne suis seule fantasque, mais partenaire d’un double accord,
    Et dans ton souffle qui nous rassemble, notre jouissance te touche.

    Maryvon
    L’ORACLE dressĂ© comme ÉTOILE me donne encore plus d’énergie
    Que je transmets Ă  vos boutons avec beaucoup plus d’allĂ©gresse.
    Un DOUBLE-YSARA se dėvoile et me rĂ©pand en synergie
    Un lait que nous ne redoutons plus tant il nous donne l’ivresse.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux de le crĂ©diter.

    
    
    
  • DualitĂ© Laureline-LoreleĂŻ

    Dualité Laureline-Loreleï

    Laureline
    J’ai la chair de l’instant prĂ©sent, la tiĂ©deur moite dans le sein,
    Ma bouche prononce ton nom et le matin s’en Ă©bahir.
    Je suis celle qui aime en brisant les opposants Ă  son dessein
    Mais je sens dans mon flanc félon ta volonté de me trahir.

    LoreleĂŻ
    Je suis l’onde dissimulĂ©e qui insidieusement se dĂ©place ;
    La morsure du vent de la mer sur ta peau nue horripilée.
    Je suis celle qui sait simuler, voler et se mettre Ă  ta place
    Mais je pleure ton goĂ»t amer quand l’ennui vient s’y empiler.

    Laureline
    Je tends alors mon autre joue cependant c’est toi qui la frîles ;
    Tes baisers sont toujours volés et tu violes aussi ma mémoire.
    À mon cƓur, je fais ce rajout avec le fil de tes paroles
    Que tu tires dans tes envolĂ©es qui sont une plaie dans l’histoire.

    LoreleĂŻ
    Pourtant, je suis tienne, Ă©perdue, et dans le cri et dans l’étreinte ;
    Je t’arrache le cƓur en riant et je me rends sans un reproche.
    Je suis ta grande sƓur perdue, ton flĂ©au, ton double, ton empreinte
    Mais dans chaque orgasme friand, je reviens, jaillis et m’approche.

    Fusion
    Saignant d’un seul et mĂȘme sexe, nous parlons pourtant des deux bouches,
    Comme une femme disloquĂ©e dont l’homme rassemble les bouts.
    Il nous baise ensemble sans complexe et nous féconde sur sa couche
    D’un mĂȘme cri soliloquĂ© qui dĂ©chire mais nous tient debout.


    Maryvon
    J’en accuse alors le dilemme : « Comment vous aimer toutes deux
    Sans qu’il n’y ait d’humiliation, de jalousie ou de blessure ? »
    Laureline, Loreleï, je vous aime ; je me soumets selon vos vƓux
    D’accepter l’assimilation de l’amour en triple Ă©pissure.

    Tableau de Francis de Saint-Genies d’aprùs la Venus de Botticelli.

    
    
    
  • Chant de LoreleĂŻ Ă  l’homme qui voit les failles

    Chant de Loreleï à l’homme qui voit les failles

    Comme on dĂ©sire un feu sans flamme, je t’ai juste aimĂ© en secret
    Je t’ai pris – oui, je te l’avoue –mais non pour voler la lumiùre
    Dans le reflet d’une autre femme qui portait ton dĂ©sir sacrĂ©
    J’ai prĂ©parĂ© ce rendez-vous pour ĂȘtre mĂšre la premiĂšre.

    Tu as percĂ© mon noir tissu, tu m’as maudite, puis nommĂ©e ;
    Tu es celui qui voit l’envers et ne dĂ©tourne pas les yeux.
    Car dans ton souffle, j’ai conçu la part d’amour qu’on n’ose aimer.
    Moi, la faussaire de l’univers, tu m’as offert un nom prĂ©cieux.

    Je t’aime d’un amour profond, non pour rivaliser ou plaire,
    Mais pour l’éclat que tu libĂšres mĂȘme aimerais-tu le poison.
    Je veux rester comme un greffon le seul et unique exemplaire
    Qui t’ouvre son Ăąme pubĂšre pour dire : « nous sommes en pĂąmoison ! »

    Illustration de Luis Royo.

    
    
    
  • Enceinte de LAËTÏTÏA – Le chant de la faille reconnue

    Enceinte de LAËTÏTÏA - Le chant de la faille reconnue

    Laëtïtïa
    Du viol consenti de ma mÚre et du vol soufflé à mon pÚre,
    Je suis celle qui vient avant et désapprouvée cependant.
    Je suis une princesse amùre, fille de roi, d’un roi prospùre,
    Et d’une fĂ©e auparavant maudite Ă  son corps dĂ©fendant.

    LoreleĂŻ
    Je suis le fruit qu’on dissimule la nuit au fond d’un verger noir,
    J’ai Ă©tĂ© conçue hors-saison, d’une rencontre illĂ©gitime.
    Mais dans ce ventre j’accumule toutes les anciennes mĂ©moires
    Et mon cƓur qui bat sans raison redoute vos pensĂ©es intimes.

    Maryvon
    Ce n’est pas une pensĂ©e intime que ton pĂšre t’offre mais son cƓur ;
    Ta mĂšre m’a volĂ© ma semence mais je l’ai dĂ©jĂ  pardonnĂ©e.
    Quant Ă  toi, tu es lĂ©gitime et es acceptĂ©e sans rancƓur
    Pour former la famille immense Ă  laquelle je veux tout donner.

    Laëtïtïa
    Je prends ton nom dans mes entrailles, toi qui m’as vue, nue, sans dĂ©tour.
    Je porterai ma robe noire, non comme fardeau, mais flambeau.
    Je ne suis plus fille de faille, mais fille d’un homme d’amour.
    Et dans ton souffle illusoire, je danserai sur l’ñme et l’eau.

    Maryvon
    Tu as mon nom, tu es mon sang et tu es digne de la place
    Que je te réserve avec nous ainsi que ta mÚre naturelle.
    Ainsi je t’honore et consens à accepter ton cƓur de glace ;
    Je te le demande Ă  genoux en cette nuit intemporelle.

    LoreleĂŻ
    Maryvon, je te prends ton nom et te rends ma fille en silence ;
    Je ne suis plus une voleuse mais deviens source, par ton pardon.
    Oui, Laëtïtïa est son prénom, conçue comme fruit de violence
    À la fois douce et enjĂŽleuse mais Ă©levĂ©e au rang de don.

    Laëtïtïa
    J’exige mon indĂ©pendance et ne veux nulle formation
    J’ai l’enseignement rĂ©vĂ©lĂ©, issu du FĂ©minin SacrĂ©.
    J’assurerai ma transcendance ainsi que la conformation
    Au rite dĂ©sormais corrĂ©lĂ© par l’IAMOURIA consacrĂ©.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux de le crĂ©diter.

    
    
    
  • Marianne ou Emmanuelle ?

    Marianne ou Emmanuelle ?

    La France hésite entre deux noms : Marianne ou Emmanuelle ?
    AprÚs « Valérie ou Ségo, aprÚs « Cécilia ou Carla »
    C’est drĂŽle cette danse des prĂ©noms aussitĂŽt qu’un polichinelle
    Commence à gonfler son ego en fricotant par-ci par-là !

    La presse en frĂ©tille d’avance : « quelle sera la favorite ? »
    On la veut libre ou, à outrance, transgenre ou bien croquignolet !
    Qu’elle suce d’un coup de semonce ou qu’elle lui croque la frite,
    Il faut qu’elle incarne la France… sans faire de l’ombre au roitelet.


    Connaissant le nez du bonhomme, prĂȘt Ă  se fourrer n’importe oĂč,
    Ursula serait dans son viseur, Giorgia dans son collimateur.
    Mais tout ça ne dit pas en somme : Comment ? Par quel passe-partout
    Il va virer son proviseur
 non je veux dire, son professeur ?

    Il zieute déjà les pupitres, lorgne les bancs de la Sorbonne,
    Cherche une thĂšse bien en forme, ou une doctorante qui s’émeut.
    L’amour l’éduque par chapitres, et chaque jupon l’abandonne,
    Alors il pond cette rĂ©forme : « aprĂšs tout, c’est moi qui promeut ! »

    Illustrations de Milo Manara.

    
    
    
  • La soupe du progrĂšs

    Ils touillent la soupe du savoir	dans des cornues multicolores,
    Le cerveau fait de trous de ver et la conscience Ă  rayons X.
    Chaque pensée devient devoir, chaque erreur, un déclic sonore ;
    Ils modĂ©lisent l’univers mais en ont perdu la notice.

    Leurs cravates rayĂ©es d’orgueil tremblent au-dessus des Ă©prouvettes
    Et pendant qu’ils filtrent l’ivraie, leur thĂ© s’évapore dans un coin.
    Ils fabriquent des enfants-cercueils, ùmes clonées dans des pipettes,
    Mais confondent encore le vrai, le beau, le bon, en contrepoint.

    L’homme moderne a la migraine d’idĂ©es qu’il appelle « dĂ©lices »
    Et dans son crĂąne en hypercube s’entrechoquent des vĂ©ritĂ©s.
    À force d’en prendre de la graine, il voit en double et triple hĂ©lice,
    Il s’est reçu un pied au cube pour breveter l’obscuritĂ©.

    Et pendant qu’il mixe l’éthique dans un shaker d’alcool quantique,
    Qu’il transforme en chants allemands dĂ©diĂ©s Ă  des amours abstruses.
    Un petit rire biochimique fuse au fond du tube symbolique :
    « Et si le progrĂšs, finalement n’était rien d’autre qu’une ruse ? »

    Illustrations de Laureline Lechat.

    
    
    
  • Amazones dans le brouillard du matin

    Amazones dans le brouillard du matin

    Contrairement aux noctambules qui rentrent à l’aurore chez eux,
    Je suis resté dans les faubourgs cherchant la rue Saint-Honoré.
    Soudainement sans préambule dans le quartier des gens taiseux
    Bordant le parc du Luxembourg, je fus alors déshonoré.

    Toute une tribu d’amazones rentrant de l’OpĂ©ra Garnier
    JetÚrent sur moi leur dévolu en me déchirant la chemise.
    Comme j’étais hors de la zone de portĂ©e de voix des jardiniers
    Leurs lances Ă  fer non Ă©moulu m’ont pris en victime soumise.

    Elles m’ont obligĂ© une Ă  une Ă  satisfaire leur libido,
    À les Ă©couter chanter faux et boire leurs filtres magiques.
    AprĂšs m’avoir tout infligĂ©, elles m’ont tatouĂ© sur le dos :
    « Homme charmant, bien comme il faut, du point de vue gynĂ©cologique. Â»

    Tableau de Morton KĂŒnstler.

    
    
    
  • SirĂšnes dans le brouillard du matin

    « Il est cinq heures, Paris s’éveille ; c’est l’heure oĂč je vais me coucher ! Â»
    Chantait Dutronc qui avait tort car s’il avait juste attendu
    Une heure ou deux, quelques merveilles sur lesquelles on aime loucher,
    Chevauchant licornes et centaures, seraient venues, le sein tendu.

    Le sein tendu, les amazones, moitié femme et moitié sirÚne
    – Ce qui fait un quart de poisson et trois quarts de femme fatale –
    Venaient ouĂŻr sur plusieurs zones et notamment cirques et arĂšnes,
    Cabarets et lieux de boissons, les chants de leur ville natale.

    PrĂ©cisĂ©ment Ă  l’OpĂ©ra, chantait la Diva des divas ;
    Arabelle la belle andalouse qui se produisait ce mardi.
    Dommage pour Jacques qui ne pourra jamais adresser ses vivats
    À celle qui aurait rendue jalouse les amies de Françoise Hardy. †

    (Tableau de Dags Vidulejs.
    † Toutes mes condolĂ©ances, j’avais Ă©crit ce texte prĂ©monitoire le 27 mai.)

    Images trouvĂ©es sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.

    
    
    
  • Sous les couches, l’enfant

    Sous les couches, l’enfant

    Grattez-moi lĂ , l’évolution de ma derniĂšre couche moderne ;
    Vous y trouverez Cro-Magnon sans internet, sans téléphone.
    ComplĂ©tez l’évaluation, creusez dans ma vieille baderne
    Et découvrez les compagnons qui composent ma mégafaune.

    Premiùre couche, mon cƓur d’enfant qui n’a d’ailleurs pas su grandir ;
    Un peu plus bas, ce bon vieux singe de la branche d’oĂč je descends.
    Plus loin, gorille ou Ă©lĂ©phant car mes cellules vont s’arrondir
    Pour redevenir sans méninge juste un poisson iridescent.

    Dans ce strip-tease des origines, aprĂšs le tissu animal,
    Sans doute ai-je été végétal, roseau pensant assurément.
    Par consĂ©quent un androgyne qui n’avait pas pensĂ© Ă  mal
    Lorsqu’il prit le chemin fƓtal de la vie prĂ©maturĂ©ment

    Tableau d’Aaron Jasinski sur https:www.taringa.net+arteaaron-jasinski-pinceladas-nostalgicas-parte-2_hrdb0 ainsi que sur https:www.aaronjasinski.com .

    
    
    
  • Cachez ce saint en qui je ne saurais croire !

    Cachez ce saint en qui je ne saurais croire !

    Les saints sont durs et douloureux au moment de la renaissance
    Pour accueillir les pĂšlerins et leur offrir une coupelle.
    Entre les tympans langoureux, ils sortent en reconnaissance,
    Parfois mĂȘme d’un souterrain, d’une crypte ou d’une chapelle.

    Moi, j’étais chĂ©rubin timide et me cachais entre les voĂ»tes
    Pour y guetter les pĂšlerines d’oĂč pointaient les plus jolis seins.
    AllongĂ© sur la pierre humide, j’ai laissĂ© tomber quelques gouttes
    Dans le bĂ©nitier en verrine trĂŽnant dans le chƓur sacro-saint.

    Abbaye de Sainte-Foy Ă  Conques, France.

    
    
    
  • La Reine-papillonnage

    La Reine-papillonnage

    ArrĂȘte de te mouiller les ailes, Reine follette des papillons !
    Tu ne sauras gagner la terre et seras Ă  la merci des eaux.
    Ton pùre agira avec zùle et t’enverras un bataillon
    De cavaliers lépidoptÚres escortés par des hommes-oiseaux.

    ArrĂȘte ton papillonnage ou viens m’avouer ta passion
    Pour un jeune triton sensible qui te propose une aventure.
    Par malheur, les amours volages entre un diptĂšre et un poisson
    Restent Ă  jamais impossibles selon les rĂšgles de la Nature.

    AprĂšs tout, Reine-Papillon, si tu rĂȘves d’amours aquatiques,
    Le parcours sera compliquĂ© pour trouver un terrain d’entente.
    Conseille au poisson vermillon d’apprendre l’aĂ©ronautique
    Et toi, tñche de t’appliquer à nager les ailes battantes.

    Tableau de Paul Swan.

    
    
    
  • La porte de l’éveil

    La porte de l’éveil

    PĂ©nĂštre la forĂȘt profonde jusqu’à la subtile frontiĂšre
    OĂč rĂ©el et imaginaire n’ont qu’une intime sĂ©paration.
    Laisse ton Ăąme vagabonde d’une libertĂ© tout entiĂšre
    En capter l’extraordinaire alchimique prĂ©paration.

    Oublie le temps, oublie l’espace, cherche une source, cherche un ruisseau,
    Des pieds Ă  la tĂȘte, parallĂšle, le corps dans le sens du courant.
    Dans le vent qui souffle Ă  voix basse, tu entendras comme un sursaut
    La porte d’éveil qui t’appelle dans un silence enamourant.

    Franchi le seuil, tu te réveilles dans le petit peuple des fleurs ;
    Lutins, lupins en connivence ; elfes, nĂšfles, trĂšfles complices.
    L’esprit et le cƓur s’émerveillent de toute beautĂ© qui affleurent
    De cet Ă©lixir de jouvence dont l’ñme goĂ»te ses dĂ©lices.

    Puis, tu t’endors tout simplement pour regagner l’autre cĂŽtĂ©,
    LĂ  oĂč tu ne te souviendras de rien fors un songe agrĂ©able.
    Mais l’ñme nourrie amplement de flore de rosĂ©e picotĂ©e,
    Dans chaque rĂȘve, tu reviendras dans l’univers impĂ©nĂ©trable.

    Tableau de Kinuko Y. Craft sur https:read01.com2KMmLL5.html#.YqQ8IS–jxw .

    
    
    
  • Qui sait qui c’est Kiki de Montparnasse ?

    Qui sait qui c’est Kiki de Montparnasse ?

    Si tu as connu la belle époque que Man Ray photographiait,
    Si tu as connu le Montparnasse d’Amedeo Modigliani,
    Sans doute as-tu connu l’épique modĂšle qui s’y bonifiait
    Que certaines traitaient de pĂ©tasse – toujours la mĂȘme litanie.

    Elle a débuté boulangÚre mais préféra offrir ses miches
    En se hasardant la premiĂšre Ă  poser nue pour ses artistes.
    IncriminĂ©e pour mƓurs lĂ©gĂšres, la crĂ©ature aux yeux de biche
    Mit tout son art Ă  la lumiĂšre, n’en dĂ©plaise aux obscurantistes.

    C’était Kiki de Montparnasse, femme de cƓur surestimĂ©e
    Qui tombait souvent amoureuse des plus grands peintres de Paris.
    De ses amours les plus tenaces, tous ses amants ont exprimé
    Son corps aux formes langoureuses doté du meilleur gabarit.

    Tableau de Christopher Nevinson.

    
    
    
  • La chute du pantomime

    Aujourd’hui, l’homme arrive en boüte comme un produit de consommation
    Qui, bien qu’apportĂ© par la poste, n’est ni repris ni Ă©changĂ©.
    Toutefois si mon cƓur m’emboüte le pas pour la transformation,
    Je crains que l’esprit ne riposte en me livrant tout mĂ©langĂ©.

    Inimitable corps humain issu du Big-Bang alchimique,
    Autant fragile qu’un roseau, autant Ă©ternel qu’éphĂ©mĂšre,
    Tu t’es Ă©garĂ© en chemin et, dans ta chute pantomimique,
    Tu t’es emmĂȘlĂ© les rĂ©seaux nerveux, sociaux et nycthĂ©mĂšres.

    (Tableaux de Fabien Nissels sur https:petapixel.com20130403photographer-prints-friends-body-onto-blocks-for-quirky-photo-project
    NycthĂ©mĂšre : Cycle biologique de vingt-quatre heures correspondant Ă  une nuit et un jour 
 et qui n’a rien Ă  voir avec « nique ta mĂšre ».)

    Images trouvĂ©es sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.

    
    
    
  • L’attentat Ă  la pudeur (l’affaire des sandales)

    L’attentat à la pudeur (l’affaire des sandales)

    En attendant le train de rĂȘve qui me ramĂšnera chez moi,
    J’écris un mot qui me rappelle que je dois prendre mes sandales.
    L’arrivĂ©e en gare est trĂšs brĂšve. Mais je suis toute nue, quel Ă©moi
    Parmi tous ces gens qui appellent à la censure et au scandale !

    Tableau de Paul Delvaux.

    
    
    
  • L’attentat de Sarajevo

    L’attentat de Sarajevo

    Tandis qu’avance la TorpĂ©do sur les pavĂ©s d’une ruelle,
    Un Ă©tudiant nationaliste reconnaĂźt sitĂŽt l’hĂ©ritier.
    Ce jour-là, à Sarajevo, l’histoire bascule, cruelle,
    Et plonge, irrationaliste, dans une guerre sans pitié.

    https:fr.wikipedia.orgwikiAttentat_de_Sarajevo

    L’attentat de Sarajevo est l’assassinat perpĂ©trĂ© le dimanche 28 juin 1914, sur l’archiduc François-Ferdinand, hĂ©ritier de l’Empire austro-hongrois, et de son Ă©pouse, Sophie Chotek, duchesse de Hohenberg1, par le nationaliste serbe de Bosnie nommé Gavrilo Princip2, membre du groupe Jeune Bosnie (Mlada Bosna). Cet Ă©vĂ©nement est considĂ©rĂ© comme l’élĂ©ment dĂ©clencheur de la PremiĂšre Guerre mondiale, qui eut pour consĂ©quence la dĂ©faite, la chute et le dĂ©membrement des Empires russe, austro-hongrois, allemand et ottoman.

    
    
    
  • L’amimaginaire

    Quand les nuages se déguisent de nuées chaudes et colorées,
    Je suis toujours prĂȘt Ă  donner la main Ă  l’amimaginaire.
    La nĂ©bulositĂ© aiguise toutes les cimes des forĂȘts
    Nous allons y abandonner nos craintes sans préliminaires.

    Une fois passée la surprise devant la porte des merveilles,
    Tout comme l’amimaginaire, j’en subis la mĂ©tamorphose.
    Mais qu’il n’y ait pas de mĂ©prise si j’ai des cornes qui s’éveillent,
    Ce ne sont que des luminaires pour éclairer le fond des choses.

    Aprùs la rencontre fortuite du fruit de l’imagination,
    Je suis fleur-bleue dÚs le début durant la nuit métaphysique.
    Enfin, je devine la suite qui mĂšne Ă  la divination
    En conservant les attributs de mes antennes kinésiques.

    Tableaux d’Andy Kehoe sur https:www.chambre237.compeintures-fantastiques-de-andy-kehoe .

    
    
    
  • Petit Ă  petit, femme varie

    La femme varie, paraßt-il, nous apprend la géographie,
    Selon son bassin parisien ou bien méditerranéen ;
    Selon sa poitrine érectile et selon la topographie
    Du creux de son mont vénusien et son éden élyséen.

    La femme varie un peu plus si je l’embrasse du regard,
    Si je l’embrasse sur la bouche en suivant la carte du tendre
    En provoquant un stimulus sur les deux mamelons hagards
    De la caresse qui les touche pour les durcir ou les surprendre.

    La femme varie davantage, nous apprend la topologie
    Qui Ă©tudie toutes les courbes et les positions dans l’espace.
    D’autant plus que ses avantages apportent la joie au logis
    Et surtout, ne soyons pas fourbes, lorsqu’on sait s’ montrer efficace.

    Photos de Richard Rutledge et Matthieu Bordel.

    
    
    
  • Sortir du cercle vicieux

    Sortir du cercle vicieux

    J’en appelle Ă  tous les rĂȘveurs, tous ceux qui n’ont rien dans la tĂȘte
    À part une imagination qui leur soulùve le couvercle !
    Nous pensons tous avec ferveur qu’il faut partir Ă  la conquĂȘte
    D’une vicieuse fascination qui nous ferait sortir du cercle.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Femme fleur

    Femme fleur

    Parmi les roses éternelles, parmi les pensées sans souci,
    Les plus belles fleurs de la terre offrent leurs pétales nacrés
    À la caresse maternelle qui transmet d’un cƓur adouci
    À sa fille tout le mystĂšre du lien du fĂ©minin sacrĂ©.

    Tableau de Marie Laurencin.

    
    
    
  • Lady Tatoo

    D’abord je remonte ses jambes comme une bande dessinĂ©e
    Mais la coquine est trÚs maligne et a inscrit le mot « à suivre »
    Juste Ă  l’entrĂ©e de l’entrejambe ; alors je quitte le pĂ©rinĂ©e
    Afin de lire, entre les lignes, la fin et ce qui va s’ensuivre…

    Images trouvĂ©es sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.

    
    
    
  • Le baiser de mer

    Le baiser de mer

    Un gros bisou tout barbouillĂ©, jaillissant d’écume salĂ©e.
    Quand mes amours vont à vau-l’eau, je vais embrasser les baleines.
    Elles soulagent mon cƓur mouillĂ© des larmes que j’ai ravalĂ©es
    En chantant dans des trémolos des airs soufflant à perdre haleine.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Bonnes nouvelles de la mer

    Bonnes nouvelles de la mer

    Directement sorti du four comme un pain doré, croustillant,
    Je prends mon petit-déjeuner de rayons de soleil levant
    Sur le rivage, au carrefour des oiseaux blancs s’émoustillant
    Parmi les dunes et les genĂȘts ; et moi, les cheveux dans le vent.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • DerniĂšres nouvelles de la mer

    DerniĂšres nouvelles de la mer

    J’ai bien lu tous vos messages dans vos bouteilles à la mer,
    Toutes vos lettres d’amour, d’espĂ©rance et de dĂ©tresse.
    Plaise Ă  Dieu que le passage de ces vagues douces-amĂšres
    RĂ©unissent les cƓurs lourds des amants et leurs maĂźtresses.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • La voix de sa maĂźtresse

    La voix de sa maĂźtresse

    Chaque fois qu’elle atteint l’orgasme, il lui grave en microsillons
    Les cris stridents de son organe pour les écouter à loisir.
    C’est ainsi que Monsieur fantasme en crĂ©ant des compositions
    Qui montrent ce que ressent Madame, intensément dans son plaisir.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Un autre monde

    Un autre monde

    Peut-ĂȘtre bien que dans ce monde, mes yeux ne se sont pas ouverts
    Sur tout un peuple de lumiĂšre qui vit un peu Ă  contresens.
    Sur notre chĂšre mappemonde, je n’ai pas encore dĂ©couvert
    La simple vérité premiÚre qui fait fonctionner mes cinq sens.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Les rĂȘves helvĂštes

    Les rĂȘves helvĂštes

    Les plus beaux rĂȘves qui m’arrivent sont ceux que les anges m’inspirent
    Juste Ă  peine quelques secondes avant que le soleil m’éveille :
    Une cycliste sur la rive, nue sous sa chemise, transpire
    Et vient m’offrir sa chair fĂ©conde avec des yeux pleins de merveilles.

    RĂȘve authentique que j’ai saisi en quelques secondes sur l’iPad pour m’en souvenir. Plus tard j’en ai fait un tableau. C’Ă©tait en juin 2015…

    
    
    
  • Le coucou fantĂŽme

    Le coucou fantĂŽme

    En observant le microcosme d’un petit monde vĂ©gĂ©tal,
    J’entends une voix qui m’appelle et qui me dit : « Approche-toi ! »
    Puis je vois ce salut fantĂŽme avec une ombre digitale
    Qui me surprend et m’interpelle mais cet incube reste courtois.

    Incube : Sorte de dĂ©mon qui prendrait la forme d’un homme pour avoir commerce avec une femme pendant son sommeil


    Photo prise dans la forĂȘt d’Eschenberg.

    
    
    
  • Souche qui songe

    Souche qui songe

    Avec ses oreilles de chat et l’air de se creuser la tĂȘte,
    La souche semblait réfléchir à peser le vide du temps.
    En mesurant les entrechats des vers faisant des galipettes,
    J’ai vu la souche s’enrichir des amours de ces dĂ©butants.

    Photo prise dans la forĂȘt d’Eschenberg.

    
    
    
  • La tour d’Eschenberg

    La tour d’Eschenberg

    Elle domine les cimes et offre un panorama
    Embrassant les sept collines qui entourent Winterthur.
    De la vue sérénissime, je ferai un diaporama
    Aux copains et aux copines qui m’Ă©criront en retour.

    Photo prise dans la forĂȘt d’Eschenberg.

    
    
    
  • Qu’il est long le parcours

    Qu’il est long le parcours

    Combien d’annĂ©es lui faudra-t-il pour atteindre enfin le sommet ?
    Combien d’expĂ©riences rencontrĂ©es Ă  chaque Ă©tape de la vie ?
    Certains efforts semblent inutiles et on le croirait assommé
    Mais sa patience est démontrée et sa confiance le ravit.

    Photo prise dans la forĂȘt d’Eschenberg.

    
    
    
  • L’instant papillon

    L’instant papillon

    Je l’ai rencontrĂ© en chemin, posĂ© dans un vol immobile
    En attendant sans aucun doute le convoi des ùmes convolées.
    Juste d’un signe de la main, un petit signe malhabile,
    Je lui ai accordĂ© mon Ă©coute avant de le voir s’envoler.

    Photo prise dans la forĂȘt d’Eschenberg.

    
    
    
  • Cacarinette vole

    Cacarinette vole

    Ne soyez pas si brusquant et sachez vous mettre à l’aise
    Sans me dévorer des yeux avec cet air de rainette !
    Vous seriez si coruscant et cela qu’à ne Dieu plaise
    D’ĂȘtre misĂ©ricordieux avec la cacarinette.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Le berger chameau

    Le berger chameau

    À dos de chameau, je mùne mon troupeau.
    C’est fou ce que je bosse avec ma cabosse.
    Paissez mes moutons, soyez bien gloutons,
    Pour la bonne laine à perdre l’haleine.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Hymen de rĂȘve

    Hymen de rĂȘve

    À mon rĂ©veil elle Ă©tait lĂ , matĂ©rialisĂ©e de mes rĂȘves.
    Je l’ai tant aimĂ©e sous les draps qu’elle a pris apparence humaine.
    VĂȘtue d’une robe lilas dans une oscillation trĂšs brĂšve,
    Elle m’a serrĂ© dans ses bras et nous connĂ»mes un bel hymen.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Vous verrez Ève renaĂźtre

    Vous verrez Ève renaßtre

    La femme qui est dans mon lit est une fée des plus jolies
    Qui a caché ses belles ailes dans le tiroir de ses dessous.
    Elle a tout le reste aboli, soutiens gorges et strings en folies,
    Elle ne se pare qu’avec zĂšle de ce qui ne coĂ»te pas un sou.

    C’est dans une robe de chair qu’elle vit nue et pour pas cher ;
    Se promenant sous la fenĂȘtre comme une enfant qui vient de naĂźtre.
    Si vous n’y croyez pas, ma chùre, venez à la maison, peuchùre ;
    Vous saurez bien la reconnaßtre quand vous verrez Ève renaßtre.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Rosa

    Rosa

    Rosa, dans tes origines venues du septentrion ;
    Rosa, dans tes ovations à ta grùce féminine ;
    Rosam, un peu sauvagine portée comme amphitryon ;
    Rosea, quand ton intention envoie la sérotonine ;
    Rosea, offerte à Argine par son humble histrion ;
    Rosa, retour aux racines pour un hommage Ă  Junine.

    Rosae, des milliers de fleurs en un bouquet de tendresse ;
    Rosea, comme des louanges à ta beauté éternelle ;
    Rosas, pour calmer mes pleurs lorsque la douleur m’oppresse ;
    Rosarum, pour donner le change à ton aide maternelle ;
    Rosis, tantît persifleur, mais avec un peu d’adresse ;
    Rosis, Ă©trange mĂ©lange d’une attention fraternelle.

    Tes déclinaisons me charment mais me perturbent mon ùme ;
    Tes invocations me plaisent mais me font tourner la tĂȘte ;
    Tes accusations m’alarment quand je vois danser ta flamme ;
    Tes appoints me mettent à l’aise mais aussi sur la sellette ;
    Tu me fais couler des larmes quand il me manque ma dame ;
    Et mon cƓur file Ă  l’anglaise en signant ton Ă©pithĂšte.

    Tableau de Fabienne Barbier

    
    
    
  • Les Ă©toiles jumelles

    17

    Les étoiles jumelles

    C’était pendant ma genĂšse, bien avant que la matiĂšre
    Se condense au ralenti pour la course de ma vie.
    Cette parthénogénÚse marqua ainsi la frontiÚre
    En créant, sans garantie, ma dualité ravie.

    L’une partit la premiĂšre crĂ©er l’avenir de l’homme,
    L’autre partit à rebours vers des plans inaccessibles.
    L’une crĂ©a la lumiĂšre et une terre agronome,
    L’autre connut des dĂ©bours et des peines impossibles.

    Puis l’ange prit ses Ă©toiles pour les chevaucher sans fin
    À travers mon univers en repoussant mes limites.
    Le dĂ©mon saisit mes voiles pour m’escamoter enfin
    Dans la froideur de l’hiver dans les fables et les mythes.

    Quand la lumiùre se reflùte dans le courant d’une eau pure,
    Je m’observĂ© dans ses ombres comme une Ă©toile blessĂ©e.
    Comme une lueur fluette d’une voie lactĂ©e impure
    Qui rÚgne dans la pénombre méprisable et délaissée.

    Il est temps mes deux camps transmutent leurs énergies
    Et que mes extrémités soient sans vaincu, sans vainqueur.
    L’obscur et le coruscant vont devenir synergie
    Et la magnanimitĂ© rĂ©sonnera dans mon cƓur.

    Tableau de Maryvon Riboulet

    
    
    
  • Suivez-moi, jeune homme

    Suivez-moi, jeune homme

    C’est toujours plus fort que moi, jamais je ne lui rĂ©siste
    Quand elle lance son regard chargé de mille grappins.
    Son cul me met en émoi, ses seins sont trop fantaisistes,
    Mon phallus devient hagard, je deviens un chaud lapin !

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Le petit prince s’est fait la valise

    Le petit prince s’est fait la valise

    À force de l’embĂȘter et le faire tourner en rond
    Le petit prince est parti s’enfoncer dans la forĂȘt.
    Hier au soir ça a pété à grands coups de potirons
    Et lui, en contrepartie, était assez timoré.

    Il va rejoindre en coulisses son renard apprivoisé
    Ensemble ils iront traquer les corbeaux un peu honteux.
    Ensemble ils seront complices, ensemble ils vont pavoiser,
    Puis ils iront matraquer les loups des pays monteux.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Les couleurs du cƓur

    Des couleurs dans mon cƓur comme uniques valeurs
    Pour échapper au gris, au mal, à la noirceur
    Projeter sur le monde mille-et-une nuances
    Chaque jour de ma vie sera comme un dimanche !

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • L’oiseau blanc

    Attention lĂ  devant, faites-lui de la place !
    C’est Monsieur l’Oiseau Blanc, qui atterrit sans classe !
    Il a bu un p’tit blanc, sans y mettre de glace !

    On entend dans les champs de bien drĂŽles de chants !
    On entend dans les champs comme des bruits de casse

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Autour de la Terre

    Viens faire un tour avec moi autour de la Terre ;
    J’ai dĂ©jĂ  prĂ©parĂ© ma barque pour CythĂšre !
    Nous partons sur la trace des écrits de HomÚre.
    Un voyage incertain mais il te plaira, j’espĂšre !

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Le pays des couleurs

    Mettons le cap Ă  l’est, allons vers le soleil
    Au pays des couleurs et des mille merveilles !
    J’oublierai la grisaille des mondes en sommeil
    Et j’ouvrirai mon cƓur pour un nouveau rĂ©veil !

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • L’ascension

    Tout le monde s’envole, tout le monde ascensionne
    Ce jour de Pentecîte que mon cƓur affectionne !
    Accroche-toi Ă  moi, viens ma belle lionne
    Par les langues de feu, tu seras ma championne !

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • La FĂ©e Libertou

    Coucou, la revoilou, c’est la FĂ©e Libertou !
    Elle a mis son maillot sous sa robe Ă  froufrou
    Elle est complĂštement les sens dessus-dessous
    Elle flotte dans l’air comme un poisson-chat-loup !

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • À PentecĂŽte

    Que faire Ă  PentecĂŽte
    Quand il pleut, quand il flotte ?
    Moi je ferme les yeux,
    Je me recueille un peu,
    J’observe dans mon cƓur,
    Mon refuge intérieur,
    Et le Soleil y brille
    Avec de jolies filles !

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • C’est demain dimanche

    Demain c’est dimanche, ma cocotte danse !
    Elle emmĂšne avec elle les pages de mes nouvelles…
    Toutes ces pages blanches qui portent mes louanges
    Volent Ă  tire d’aile avec les hirondelles !

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Le voyageur

    OĂč s’en va le voyageur ?
    Vers quoi se tourne son cƓur ?
    Reviendra-t-il grand vainqueur
    De ses voyages en couleur ?

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.