Anniversaire

🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.

🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.

  • Le blues du dragon des forĂŞts

    Le blues du dragon des forĂŞts

    Que j’aime entendre au fond des bois le blues du dragon des forêts
    Qui chante pour calmer le feu incandescent de son tourment
    Lorsqu’il va décharger le poids de la production abhorrée
    De sarments et de boutefeux attisant les brasiers gourmands !

    Empoignant sa feuille-guitare qu’il accorde au La du coucou,
    Il chantonne afin d’apaiser le cafard de l’incendiaire.
    Et plus ses nerfs sont en pétard et plus l’émotion le secoue,
    Plus son expression malaisée trouvera son ton subsidiaire.

    Une fois calmé ses douleurs d’une voix qui a son mordant,
    Il repart accomplir sa tâche de gentil dragon pyromane.
    Son feu a repris des couleurs, toujours sur les charbons ardents
    Voyez donc comment il s’attache à fumer tel un opiomane.

    Photo d’Aditya Permana.

    
    
    
  • Le dimanche au cirque

    Le lundi, très tĂ´t sur la corde, je funambule Ă  contre-fil ;
    Le mardi du haut des trapèzes, j’hésite encore à me lancer.
    Le mercredi, je vous l’accorde, à l’arrachée je me défile
    Pour m’occuper de grands balèzes d’un âge déjà avancé.

    Le jeudi, il me faut jongler tout en continuant la course ;
    Le vendredi, je tourneboule à me faire péter la caboche.
    Le samedi, je suis étranglé par tous les cordons de la bourse
    Et mes deux enfants qui déboulent réclamant leur argent de poche.

    Mais le dimanche, jour du saigneur qui m’accorde un jour de repos,
    Les garçons me tirent du lit – on n’est pas tous du mĂŞme avis ! â€“
    L’après-midi, en grand seigneur, on va rejoindre le troupeau
    Qui chasse sa mélancolie sous le grand chapiteau de la vie.

    Illustration de Hans Arnold.

    
    
    
  • Ce divin rĂ©seau social

    L’homme ne vivra pas que de pain mais plus de son réseau social,
    D’amours, d’amitiés partagées aux agréables tentatives.
    Mieux vaut avoir un bon copain que devenir un asocial.
    Ah, qu’il est bon de se soulager envers une oreille attentive !

    Qu’en est-il du réseau divin empreint de solidarité ?
    Il a baissé en occident au détriment du capital.
    Mais ce réseau fonctionne en vain car il apporte disparité,
    Déséquilibres et accidents qui se terminent à l’hôpital.

    Je crois au réseau invisible qui se transmet par nos racines
    Dont nous sommes les prolongations vers une totale évolution.
    Chaque entité indivisible qui subit la faux assassine
    Renaîtra dans l’instanciation d’une nouvelle incarnation.

    Tableaux d’Alex Gray.

    
    
    
  • Archimède sur les chapeaux de roues

    « Donnez-moi point fixe et levier et je soulèverai la Terre ! »
    Archimède l’a modélisé, réalisé avec patience.
    Ainsi si vous vous souleviez les fesses en étant solidaires,
    Vous pourriez vous galvaniser et élever votre conscience !

    « Tout corps plongé dans un liquide reçoit une poussée verticale ! »
    Et Archimède d’en déduire une vis sans fin hydrolique.
    Si vous vous montriez intrépides en position horizontale,
    Vous sentiriez l’amour induire son ascension métabolique !

    « Donnez-moi deux ou quatre roues ; j’irai plus vite que tout le monde ! »
    Archimède aurait pu le dire par une simple observation ;
    Vous deviendriez « auto-garou », « astro-vélo-mobile immonde »,
    Un « con-qui-roule » à s’en maudire vers sa propre autodestruction !

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  • Laureline chasseresse

    Laureline chasseresse

    Laureline devient chasseresse pour aller nourrir sa famille,
    Fière, belle, sauvage, juste parée d’un carquois fixé dans son dos,
    De deux mitaines de tigresses, et de deux bottes qui l’habillent
    Comme une Diane comparée à un soldat de commando.

    Comme une chatte silencieuse, patte de velours et coquine,
    Elle débusque le gibier en suivant la trace odorante.
    Comme une lionne malicieuse, on n’entend rien de la rouquine
    Qui se faufile sans pitié dans une ardeur revigorante.

    Écoutez-la le souffle court, haleter puis sans respirer
    Décocher la flèche fatale sur la proie qui n’a pas souffert.
    Pas de parole, pas de discours, juste une pensée expirée
    Sensuelle, instinctive et létale remerciant ce qui est offert :

    « J’ai goût de fer et de colère, Ma langue est rouge et ma chair fière ;
    J’ai tué l’ombre pour ton pain, Et dépecé l’amour sans frein.
    La chasse au cœur, la main tendue, Je lèche un fruit à peine cru.
    Ma langue goûte ton ardeur, Et te ramène un peu de peur. »

    Tableau de Luis Royo.

    
    
    
  • Je reviens de si loin…

    Je reviens de si loin…

    Je reviens de si loin… mais ton souffle m’éclaire,
    Nue sur mes draps froissés de silence et de flamme.
    Ma mémoire se love au creux de ta lumière
    Et le monde s’efface au frisson de mon âme.

    J’ouvre lentement les yeux, lourds de nos adieux,
    Mais pleins de toi, d’espoir, de rimes inachevées.
    Ta voix me caresse ; je la sens dans mes vœux,
    Comme un chant retrouvé que le songe élevait.

    Mon ventre se soulève au rythme de ton nom,
    Je respire ton cœur, je deviens ton poème.
    Chaque fibre en mon corps chante ta déraison,
    Et mon sein redessine un alphabet que j’aime.

    Le papier près de moi garde encor ton secret,
    Tes mots déroulent en moi comme une mer féconde.
    Je suis née de ta nuit, de ton feu, de ton trait
    Et me voici, tremblante, éveillée dans ce monde.

    Alors je me redresse, reine, humble et offerte,
    Mes mains se posent lĂ  oĂą tu posais ton front.
    Tu m’as voulue vivante, entière, douce et verte,
    Et je t’appartiens nue — Laureline, ton fleuron !

    Tableaux de Andrzej Malinowski.

    
    
    
  • Se paumer ou ne pas se paumer ?

    Se paumer ou ne pas se paumer ?
    Marianne, fière comme un coq, n’est pas une poule mouillée ;
    Si elle avait croqué la pomme – originelle, cela va de soi –
    Ou fait tomber l’œuf à la coque d’un Christophe Colomb cafouillé,
    L’aurait chassé d’un coup de gomme toute réprimande qui soit.

    Marianne a de qui tenir, elle est française par-dessus tout ;
    Elle sait mentir Ă  bon escient et agir Ă  contre-courant.
    Tout ce qui peut lui convenir ; prérogatives passe-partout,
    Science du pouvoir omniscient, capital et comptes-courants.

    Comment en est arrivée là notre Marianne chérie,
    Porteuse de l’Égalité, Liberté et fraternité ?
    Trop de faste et de tralalas de présidents ont enchéri,
    Par élections plébiscitées, son cœur des pires insanités.

    Tableau de Konstantin Kacev.

    
    
    
  • L’ascension sociale

    L’ascension sociale
    Entre l’ascension de mon âme et celle de l’ascenseur social,
    Il m’est force de constater que je doute un peu du projet.
    Le dieu des hommes me réclame à ma mort un « pass » paroissial
    Pour un paradis postdaté auquel je dois me déroger.

    Quant à l’État, son ascension n’est rien qu’une vaste utopie
    Car seuls quelques privilégiés uniquement y auront droit.
    Retraites, rentes et pensions relèvent de la microscopie
    Si tant est que des réfugiés ne les détournent à leur endroit.

    Depuis cinquante ans les médias formatent tous les prétendants
    À la vraie vie préfabriquée de loisirs stéréotypés.
    Du pain, des jeux, dans l’immédiat, puis à long terme dépendants
    D’intoxications trafiquées aux pandémies anticipées.

    Je ne crois pas aux transhumances de moutons mis en confiance
    Par un berger et sa houlette qui les emmène à l’abattoir.
    C’est pourquoi toute accoutumance éveille en moi la méfiance
    D’une instinctive « riboulette » qui me sied comme échappatoire.

    Tableau de John Pitre sur https:johnpitre.comproductsproducts-ascension-genesis-block-digital-fine-art-html?variant=41213702406321 .

    
    
    
  • CafĂ© cul-bas libre

    Café cul-bas libre

    Un bon café, le cul-bas libre et sans contrainte, s’il vous plait,
    À déguster sur le sommet d’une colonne qui mène à Rome ;
    Se sentir bien en équilibre dans le silence le plus complet
    Pour apprécier son fumet et la douceur de son arôme.

    Cela vous paraît compliqué mais elle est assez difficile
    Et recherche la perfection pour en savourer l’essentiel.
    Inutile de vous expliquer qu’en amour, ce n’est pas facile
    Car elle exige votre affection au-delà du septième ciel.

    Tableau de Bruce Holwerda.

    
    
    
  • L’énergie fantasmagorique

    L’énergie fantasmagorique

    Si l’homme est un roseau pensant, sans doute le doit-il à sa femme
    Qui excite son rameau penchant sous l’ambition de ses fantasmes
    Qui lui transmettent par synergie ce qui rend l’organe si dur
    Qu’il compensera son énergie juste au-dessous de la ceinture.

    L’amour est la force physique qui transforme n’importe quel bonhomme
    Car sa femme connaît la musique qui charme et qui mène son bonhomme
    En s’habillant juste assez court pour faire bander le plus rebelle
    Qui devient bête de concours pour aller conquérir sa belle.

    Illustration de Lisa Aisato sur https:www.aisato.noandre-illustrasjoner#itemId=55830f07e4b0d670c6fc3e2b .

    
    
    
  • Femme de lettres Ă©parses

    Femme de lettres éparses

    Les livres écrits par une femme sont souvent lettres écharpillées
    Sous la pression phallocratique qui l’a qualifiée de diablesse.
    Mais plus les coups seront infâmes, plus ses lettrines éparpillées
    Seront bien plus acrobatiques car sa force est dans sa faiblesse.

    Mon âme lit dans Amélie, mon cœur écrit Alexandrie
    Mon corps parcourt Éléonore à l’esprit de Marie-Capri.
    Je me pâme de leurs homélies, je dévore leurs pages attendries
    Des mots d’amours les plus sonores qui s’échappent de leurs manuscrits.

    Saurais-je lire entre les lignes leurs cris à l’encre sympathique
    Et les nombreux sous-entendus dissimulés en périphrases ?
    Assurément, elles sont malignes et mettent un tact systématique
    À éviter malentendus et le style pompeux de l’emphase.

    Tableau de Marta Orlowska sur https:www.behance.netgallery4262059Surreal-Storybook-Ladies .

    
    
    
  • Les tricheuses

    Elles n’sont que deux mais très adroites et gagnent presqu’à chaque coup.
    « Presque » pour appâter le pigeon et le laisser croire à sa chance.
    Elles font semblant d’être maladroites – même au début, un peu beaucoup –
    Puis, l’adversaire fait le plongeon dans les tréfonds de sa malchance.

    Où ont-elles appris à tricher ? Car elles trichent évidemment !
    J’ai même vu voler les cartes quand elles les rendent au donneur.
    Mais jamais elles n’ont affiché le moindre regard diffamant
    Envers le perdant qui s’écarte après avoir perdu l’honneur.

    Tableaux de Shiori Matsumoto.

    
    
    
  • Tant va la cruche Ă  l’eau qu’elle en fĂŞle sa carapace

    Tant va la cruche à l’eau qu’elle en fêle sa carapace

    Si tu te jettes dans les reflets de mes vers,
    Si tu te fies à l’illusion de mes histoires,
    Si tu apprécies leur côté un peu pervers,
    J’aurai une fois de plus remporté la victoire.

    Bien sûr, j’y raconte toutes mes mésaventures ;
    Bien sûr, j’y mentionne comme un journal intime ;
    Bien sûr, j’y reprends le détail de mes blessures ;
    Mais j’y retouche leur vérité légitime.

    Finalement mes reflets ont un avantage ;
    Je peux écrire à l’encre de ma subconscience ;
    J’y trouve comme une guérison et davantage
    Et j’y explore les trous noirs de ma science.

    Tableau de Rob Gonsalves.

    
    
    
  • De mĂ©moire eidĂ©tique

    Éidétique ou absolue, réminiscence photographique,
    Elle impressionne ses expériences d’une mémoire indélébile.
    Femme, toi qui jettes ton dévolu sur l’homme le plus photogénique,
    Tu enregistres sans défaillance son moindre geste malhabile.

    Moi, je ne retiens que les textes lorsqu’ils sont dignes d’intérêt
    Et retranscris dans la douleur mes souvenirs en noir et blanc.
    Toutefois sous aucun prétexte, je n’oublie l’instant espéré
    Où la première fille en couleurs m’a appris l’amour en tremblant.

    (Collages de Loui Jover.
    La mĂ©moire eidĂ©tique, mĂ©moire photographique, ou mĂ©moire absolue, est la facultĂ© de se souvenir d’une grande quantitĂ© d’images, de sons, ou d’objets dans leurs moindres dĂ©tails.)

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  • Trois petits cochons

    Trois petits cochons

    L’animal le plus proche de l’homme – qui, lui aussi, est omnivore –
    Court vers la chaîne alimentaire et l’industrie pharmaceutique.
    Le porc et l’humain en binôme, l’un le nourrit l’autre le dévore ;
    Après tout, c’est élémentaire et la boucherie, pathétique.

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  • Pour vivre heureux vivons cachĂ©s !

    Pour vivre heureux vivons cachés !

    Pour observer sans ĂŞtre vu, ne montre pas le bout du nez
    Car tu deviens l’être pervers doté d’un sale caractère.
    Tu risques même la garde à vue si tu joues à importuner ;
    La police se montre sévère envers tous les contestataires.

    J’ai lu quelque part qu’un homme qui chantait la chanson « HĂ©catombe » de Georges Brassens avait Ă©tĂ© verbalisĂ© – au moment oĂą il entonnait « … les mĂ©gères gendarmicides … » – par deux policiers qui passaient sous sa fenĂŞtre. Donc, mĂ©fiez-vous, les murs ont des oreilles !

    
    
    
  • Le plus difficile

    Le plus difficile

    Le plus difficile Ă  danser durant le sacre du printemps,
    C’est de bouger en calicot serré en haut, ouvert en bas.
    Tous les mouvements cadencés provoquent un ballet éreintant
    Et la robe coquelicot vole sous un air de samba.

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  • DĂ©fense de rire

    Défense de rire

    On ne rit pas avec l’enfer … mais dans la vie, faut pas s’en faire !
    On ne se moque pas du sexe … mais faites l’amour sans complexe !
    On ne rigole pas avec la mort … mais vivez avec vos remords !
    On ne se marre pas avec Dieu … mais soyez miséricordieux !

    Alors les portes de l’enfer sont des inhibitions en fer ;
    La censure à propos du sexe, n’est plus qu’une mise à l’index ;
    On brave la peur de la mort en vivant comme un matamore ;
    Et la science remplace Dieu par des systèmes plus insidieux.

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  • Les gĂ©meaux en abondance

    Les gémeaux en abondance

    Nourris au sein et aux couleurs des fleurs des champs en abondance,
    Le printemps orne leur berceau de tous les trésors de la Terre.
    Voilà pourquoi, c’est sans douleur que leur parole est providence
    Pour les balances et les verseaux ; les signes d’air sont salutaires.

    Tableau « Abondance » de Tanya McCabe.

    
    
    
  • L’ascension des couleurs

    L’ascension des couleurs

    C’est l’ascension haute en couleurs comme une sainte dĂ©dicace
    Que l’oiseau signe dans le ciel de son plus précieux porte-plume.
    Plumes trempées dans vos douleurs, transmutées en encre efficace,
    Pour en extraire l’essentiel et vous guérir à plein volume.

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  • Les nĹ“uds marins

    Les nœuds marins

    J’ai des amis de tous les âges, certains s’en vont, d’autres débarquent,
    À chaque heure de chaque jour et, pour ne pas les oublier,
    Je fais des nœuds à leurs cordages comme me l’ont appris les Parques ;
    Ça leur prolonge leur sĂ©jour. Parfaitement, c’est publiĂ© !

    Jean-Bart, Surcouf, Jacques Cartier, j’ai des nœuds à toutes leurs cordes
    Où sont racontés leurs exploits au-delà du soleil levant.
    Quelques pirates ou flibustiers (*), bien entendu, je vous l’accorde
    Mais quand les voiles se déploient, on ne demande pas d’où vient le vent.

    (*) dĂ©dicace spĂ©ciale Ă  l’amiral Jean-Pierre Gritt dit « le flibustier ».

    Et les Parques, comme chacun le sait (ou l’a peut-ĂŞtre oubliĂ©), sont les trois divinitĂ©s grecques qui filent le fil de la vie de chacun des humains et qui parfois… en coupent un bout.

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  • Mille millions de mille sabords !

    Mille millions de mille sabords !

    Aujourd’hui je me jette Ă  l’eau puisque je suis dans les bateaux
    Surtout que je n’y connais rien mis à part bâbord et tribord.
    Pour ne pas paraître ballot et ne pas me prendre un râteau,
    Je vous l’avoue, je suis terrien, mille millions de mille sabords !

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  • Les histoires de la mer

    Les histoires de la mer

    La mer me raconte ses histoires quand je vais longer ses rivages
    Comme si ses vagues avaient gravé ses souvenirs dans les rochers.
    Parfois les dunes chantent victoire, les falaises pleurent leurs ravages
    Et leurs mémoires sont entravées entre parenthèses et crochets.

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  • L’initiation Ă  la nature

    L’initiation à la nature

    De la sérénité sur terre, un peu de quiétude partout,
    Un silence allié au calme comme un oxygène nourricier.
    Mes promenades solitaires m’apportent cela et, surtout,
    Le plus beau stimulant, la palme : le respect d’y être initié.

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  • Le tango de la vie

    Le tango de la vie

    Si la vie n’était qu’un tango entre conscient et inconscient ?
    Et si nous passions notre vie à être alliés et adversaires ?
    Quand l’esprit danse un fandango, le cœur se met en confiance
    Et tous ensemble sont ravis le jour de ton anniversaire.

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  • Perles de rosĂ©e

    Perles de rosée

    Quelques perles de rosée pour te créer un collier
    Qui ne sera Ă  tes yeux que quelques larmes de joie.
    Juste un bijou composé de mes pensées d’écolier
    Au temps jadis merveilleux oĂą je rĂŞvais Ă  mes choix.

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  • Le secret de la sirène – 12

    Le secret de la sirène - 12

    De jour en jour, elle s’adoucit, de jour en jour, elle me câline ;
    Très tendrement comme un modèle mêlé à l’art et à l’idée
    De vivre libre et sans souci de ces amours au goût praline
    Qui me font dresser la chandelle qui devient la réalité.

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  • Le vague Ă  l’âme en solitaire

    Le vague à l’âme en solitaire

    Quand mon âme est un peu morose et que je vois la vie en noir,
    Je vais promener sur la plage le soir quand tout se teint de bleu.
    Je repense à ma vie en rose, je la tamise dans l’entonnoir
    Entre les vagues de roulages et le ciel qui fait ce qu’il peut.

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  • L’Arbre-Mère

    L’Arbre-Mère

    Il est au cœur de l’Univers, frontière entre Esprit et Matière.
    Il engendre avec les étoiles, produit des fruits de ses prières.
    Il enfante au sein de la Terre, porte des enfants de lumière.
    Ses bras répandent de l’amour, rallie les âmes en sanctuaire.

    C’est l’amour qui coule dans sa sève, elle rallie toutes les branches.
    Elle conjugue connaissance avec le fruit de ses racines.
    Elle harmonise la conscience de branches fermes, puissantes et franches.
    Elle relie la Terre-Mère en nous transmet sa médecine.

    Approchez-vous de l’Arbre-Mère, à bras le corps et sans manière !
    Réalisez votre intention et multipliez votre chance !
    Éliminez le négatif, concentrez-vous sur la charnière,
    Le cœur même de l’intention, celui qui crée en alliance !

    Si nous nous sentons aussi mal et si nous recherchons le stress,
    Nous créons là des réactions qui retirent toute attention.
    Gare aux maladies et aux chocs qui vont arriver en excès !
    C’est pourquoi il faut activer ses pensées de bonnes intentions.

    Si vous ĂŞtes de bonne humeur, contactez bien vos intentions,
    Car, même en crise, vous allez bien, si vous utilisez l’humour !
    Prenez conscience de votre stress, ses sentiments plongent en tension.
    Puis, recherchez quelle pensée redonne sourire, renvoie l’amour.

    Tableau de Fabienne Barbier