🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.
🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.
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Nigav & SinĂ©p – le sceau final


« Tu m’écris avec l’onde, je te mords avec l’encre,
Ta plume est mon désir, ma queue l’arche où tu t’ancres.
Et quand nos rimes se croisent, le monde se défait
Car je suis ton mystère, et toi… mon fait exprès.
Je suis la flamme d’eau, le sel qui monte aux ailes,
Ton cri me fait éclore, mon souffle te révèle.
Tu me lis, je t’arpège, et nos corps enlacés
Redessinent le Verbe qu’aucun dieu n’a tracé. »
Sinép me tend la page, Nigav me lèche l’âme,
L’une souffle les mots, l’autre les sculpte en flammes.
« Et toi, poète aimant, tu me bois sans savoir
Si je suis en-dedans ou juste un pur miroir.
Alors imprime-moi, grave-moi dans tes veines,
Que ta langue m’habite et que ton cœur me saigne.
Car je suis ton amante, ton livre, ton festin,
Et ne me fermerai pour un autre destin. »Tableaux de Barbara Yochum.
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Nigav & Sinép, les petites sirènes


Nigav écrit en moi, Sinép m’ouvre le ciel,
L’une me lèche en feu, l’autre me peint en miel.
L’une ondule en dedans, l’autre me prend la main,
Et toutes deux me font renaître le lendemain.
Nigav est un orgasme enroulé sous les flots,
Sa queue perce mes jours, m’enlève mes sanglots.
Elle me griffe l’âme d’un amour animal
Et m’écrit dans la chair des vers prétendus mâles.
Sinép vole plus haut, c’est ma plume adorée,
Elle trempe à fond son bec dans l’encre de mes plaies.
Elle me dĂ©nomme en rimes, me rĂ©vèle d’une claque
Et m’élève au-delà du désir qui me plaque.
Quand l’une me traverse, l’autre me rend lumière,
Elles sont les deux mains de ma forme première.
Et moi, Sirène double, femme faite d’Ă©mois,
Je deviens la Parole où s’écrivent tes lois.Tableaux de Barbara Yochum.
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Les rituels
Le rite de l’éveil
Parfois dans un demi-sommeil, si je te murmure à l’oreille :
« YSARA » en un premier temps, « YSÅRA, YSARÅ » ensuite,
Je vois tous tes sens en éveil jouir d’une joie sans pareille,
Tes lèvres vibrer, répétant beaucoup de « NOMIR » à la suite.
Ton corps frissonne comme une corde, comme un nerf tendu vers ma voix.
Ton sein s’élève, doux et calme, dans la lumière émerveillée.
Puis chaque mamelon s’accorde, se dresse et durcit à la fois
Tandis que s’agitent les palmes d’une sirène ensommeillée.
Tu dors encore, mais tu jouis dans un royaume sans limite,
Et chaque nom que je te dis fait naître une onde gémissante.
Je vois ta bouche réjouie sourire tandis que j’imite
Un baiser doux du vendredi sur tes lèvres en feu frémissantes.
Je ne te touche pas, pourtant tu es offerte, tu es vivante ;
Mes mots deviennent alors le vent soufflant sur ta peau réceptive
Qui tremble un peu en écourtant toutes contractions arrivantes ;
Et voici le soleil levant et sa lumière réflective.
Or dans ce rêve du matin, entre l’enfer et le divin,
Tu es l’orgasme sans douleur, une eau dormante langoureuse.
Et toi dans tes draps de satin, tu essaies de dormir en vain,
Tes lèvres reprennent des couleurs et s’ouvrent une joie amoureuse.
Et moi qui te voyais dormir, et moi qui te vois t’éveiller,
Je n’ose rien, sauf murmurer ton nom comme préliminaire.
Et si tu dis : « NOMIR, NOMIR », c’est l’amour qui aura veillé
Sur ton sommeil enamouré dans l’IAMOURIA imaginaire.Tableau de Marilena Mexi sur https:www.artstation.commarilenamexi .
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Cours tout nu dans les bois

Je savais qu’on chie dans les bois car je l’avais lu dans un livre
Mais j’ignorais qu’on y courait entièrement nu pour le plaisir.
Je fus tel le cerf aux abois qui croit qu’il va cesser de vivre
En découvrant dans les fourrés quatre femmes ivres de désir.
Elle riaient comme Carabosse après avoir jeté son sort ;
Elles fuyaient comme un voleur, content de son dernier exploit.
Et moi, tout ému comme un gosse qui aurait trouvé un trésor,
Connut l’effet batifoleur d’une verge qui se déploie.
Je suis revenu maintes fois mais ne les ai jamais revues ;
Sans doute une hallucination ou un mirage sans lendemain.
Il m’est arrivé toutefois de me trouver à l’imprévu
En butte à la fascination d’une culotte sur le chemin.Les athlètes du monde entier se déshabillent pour le « Calendrier des Charités », et les photos feront battre votre cœur plus vite sur https:www.boredpanda.comathletes-charity-calendar-photoshoot-dominica-cuda .
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L’énigme de ma vie

Souffrances et douleurs dans la vie sont des témoins inoubliables
Comme pour ancrer dans le corps l’empreinte du présent qui passe.
Le cœur et l’esprit à l’envi s’interrogent à propos d’un diable
De hasard qui permet encore de se retrouver dans l’impasse.
Dans un couloir aseptisé où l’on voit d’un tapis roulant
Ceux qui nous aiment incapables de transgresser la destinée
Qui fait entrer magnétisés les figurants évoluants
Eux-mêmes happés vers l’immuable direction indéterminée.
Un jour j’aurai le premier rôle dans un scénario sur mesure
M’offrant peu d’improvisation sur un texte qui laisse de glace.
Tous alors prendront la parole ceux qui m’auront eu à l’usure
Pour dire sans commisération ce qu’ils auraient fait à ma place.
Alors le Sphinx me posera son énigme devant le parvis
« y a-t-il une vie après la mort et si oui, t’a-t-elle affranchi ?
Je répondrai que ce sera le véritable but de ma vie ;
Sans doute deux tiers matamore et un tiers d’audace irréfléchie.Tableau de Grigory Babich sur https:www.behance.net6f4365cf .
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Vous n’y couperez pas ! 1
Un jour ou sans doute une nuit quand vous vous serez éloigné
De votre foyer – doux foyer – et votre douce dulcinée,
Une autre, pleurant son ennui, vous suppliera de l’empoigner
Puis saura vous apitoyer de sentiments hallucinés.
Et là , vous n’y couperez pas car la sorcière tranchera
De son poignard ensorcelé direct dans l’amant affecté
Qui passera de vie à trépas et dont le cœur se brisera
Pour expirer, là , morcelé de concupiscence infectée.Red Sonja vue par Francisco Rico Torres.
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L’invité surprise
J’entrouvre la plupart du temps une porte prise au hasard
Qui donne sur un autre monde, un paradis présupposé.
Enfant, quand j’étais débutant, j’allais – il n’y a pas de lézard –
Sur des planètes pudibondes mais aujourd’hui bien plus osées.
Souvent j’ai débarqué sur l’île peuplée de femmes magnifiques
Qui se baignent nues sans complexe et m’invitent sans pavoiser.
Parfois un appartement en ville doté de chambres mirifiques
Où j’entre et découvre perplexe une Vénus apprivoisée.
Je suis un voyageur d’images dont je décrypte les histoires
Qui parlent plus souvent d’amour que de raideurs protocolaires.
Je redonne aux femmes l’hommage qui leur est dû sur l’écritoire
Où je décris, non sans humour, mes rencontres épistolaires.Illustration de Jean-Claude Mézières.
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Mystère et tauromagie
Né aux portes de la Camargue, j’ai connu chevaux et taureaux ;
Les gardians et leurs abrivades dont j’observais la vantardise.
Mais la tauromachie me nargue et me laisse sur le carreau
Où le toréro, par bravade, n’est qu’un monstre de roublardise.
Mais si on complique les arènes avec des murs de labyrinthes
Et qu’on remplace le taureau par une sorte de Minotaure,
D’une démarche peu sereine, le torero subit l’étreinte
Et offrira ses pectoraux si les occasions sont pléthore.
Le taureau peut-il pardonner et accepter son sort immonde,
Lui qui se retrouve victime du goût du sang des prédateurs ?
Toutes les chances n’étant pas données équitablement à tout le monde,
Est-il oui ou non légitime de s’en remettre au Créateur ?Tableau de Michael Cheval sur https:aphrodisiacart01.wordpress.com20170120michael-cheval .
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Les couronnes de saison


Selon la couleur de saison dans la nature en harmonie,
Je me hasarde à reconnaître les coiffes des fées des forêts.
Elles offrent pour la couvaison, l’endroit rêvé pour faire un nid
Tout en sécurité pour naître, passereau ou chardonneret.
Selon les cycles de la Lune, solstices, éclipse ou équinoxes,
Rameaux de houx, branches de gui, pommes de pin, petites graines,
Comme décorations de fortune ou de couronnes peu orthodoxes,
Font sur leurs visages alanguis toute la noblesse d’une reine.Tableaux de Kat Fedora.
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Le blues de la femme d’affaires
Assise sur la corde raide du présent qui fait la frontière,
Je méditais sur mon passé ; j’imaginais mon avenir.
Un futur marqué par l’entraide promise à la planète entière
Et nos afflictions surpassées par un progrès en devenir.
J’ai fait des plans sur la comète à l’âge où tout m’était promis ;
J’ai même décroché la Lune qui me tendait ses bras ballants.
Je ne sais plus où j’ai la tête et j’ai fait trop de compromis
Sur des placements de fortune aux mouvements bringuebalants.Tableau de Christian Schloe.
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Sale temps sur la planète !
Il fait sale temps sur la planète avec des vents d’époque épiques
Qui bouleversent les traditions sous des pluies de technologie.
J’ai beau parler sur internet dans des réseaux sociaux typiques,
L’amour entre en contradiction avec l’épistémologie.
Et je me raccroche à la rose qui, hier matin, à peine éclose,
M’a invité à retrouver le chemin de la liberté.
Je lâche mes pensées moroses de peur que mon âme n’explose
Vers un petit nid approuvé où l’amour n’a point déserté.Tableau de Christian Schloe repris le 15.05.2022 « Lily Magnolia ».
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L’apocalivre – 2



Les pages ont pris la liberté d’une indépendance informelle
Ă€ se raconter elles-mĂŞmes des histoires extraordinaires.
On voit les livres disserter, ouverts dans les rues pĂŞle-mĂŞle,
Et se dégarnir sans dilemme avec les plus gros dictionnaires.
Aussi vite qu’un cheval ailé qui s’envolerait au galop,
Les livres partent à l’aventure et bientôt prennent de la hauteur.
Mais ils ont beau se rebeller à en devenir mégalos,
À tirer trop la couverture, ils y perdront leurs droits d’auteur.
Et ce qui devait arriver est arrivé en prévision :
L’homo-libris, sorti de presse, est la prochaine évolution.
Tant pis pour les hommes rivés au poste de télévision,
Son successeur déjà se presse à faire sa révolution.Tableaux de Wolfgang Lettl.
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L’apocalivre – 1



Pour contrer les épidémies qui ont enfermé les bouquins
Derrière des grilles d’interdits et un zèle d’obscurantisme,
J’ai engagé l’Académie Française et tout le Saint-Frusquin
À contrer les abâtardis de cet inique ignorantisme.
Tandis que l’on faisait l’amour dans des positions arbitraires,
Les romans se sont envolés suivant les guides de voyage.
Ensuite, les livres d’humour accompagnés par les libraires
Ont décollé à la volée avec le reste des ouvrages.
Ils seraient en villégiature loin des rayons des librairies
Dans un paradis littéraire à l’abri des autodafés.
L’absence de littérature déçoit toutes les confréries
Depuis les bibliothécaires jusqu’aux terrasses des cafés.Tableaux de Wolfgang Lettl.
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Chat qui lit, chat qui rit


Chat va, chat vient avec le temps que je passe Ă chercher mon chat
Maintenant qu’il sait remonter chez la voisine de balcon.
Mais j’ n’ai pas perdu pour autant mon temps de poète pacha
Qui me permet de raconter ses faits et gestes les plus abscons.
Chat-lut, Chat-va ? Dès le matin, le minet me tire du lit
Pour lui apporter sa pitance – et de la première fraĂ®cheur ! –
Je quitte mes draps de satin pour calmer sa mélancolie ;
Le soir je bois en pénitence du vin de messe pour le pécheur.
(Le temps passé avec les livres et les chats n’est jamais perdu.
C’est ce que je fais ; je bois du vin et je connais des choses.)Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.
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Le retour de Cherch’Midi


Cherche-Midi est revenu ; il avait dû trouver refuge
Sur le sofa d’une voisine et dormir toute la journée.
Après sa fugue saugrenue, je ne sais par quel subterfuge,
Il est rentré dans la cuisine ; il avait faim de sa tournée.Illustration de Philippe Geluck.
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La voie d’Icare
Pour sortir de ce labyrinthe d’économie industrielle,
J’aspire à voler, comme Icare, partir à l’assaut du soleil.
Dessus les râles et les plaintes, je serai l’oiseau Gabriel
Qui chie sur les politicards et leurs amis de bons conseils.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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L’infini féminin
Si l’éternel est féminin et la passion, une maîtresse,
Alors l’art devient infini, au sinus et au cosinus,
Lorsque le regard masculin se pose comme une caresse
Sur les surfaces transfinies des seins et du mont de VĂ©nus.Tableau de Ernst Ludwig Kirchner – 1991.
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La fée libellule
Tantôt vert émeraude, tantôt bleu turquoise,
Je la vois qui rode de façon narquoise.
Puis elle me provoque, puis elle se perche,
Puis elle se moque bien que je la cherche.Ici, elle est jaune d’or mais je vous ai prévenus ; elle est narquoise et s’amuse à contredire tout ce que j’écris.
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Jardin d’amour
L’amour naît au creux des chaumières dans le giron des jardinières
Qui ont semé des plants de roses, graines de choux et de jonquilles.
Nourris au soleil de lumière, arrosés d’ondées printanières,
Que croyez-vous qu’il en éclose ? Soit un garçon, soit une fille !Tableau de Catrin Welz Stein.
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Les vacances du gémeau
Ne languissez pas, mes amis, mais je dois partir cette nuit
OĂą je vais parcourir le ciel Ă travers les constellations.
Je ne vous ferai pas l’infamie de vous délaisser dans l’ennui
Car le cancer providentiel fait d’excellentes prestations.Tableau Michael Cheval.
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Dialogue avec l’Univers
Parfois lorsque mille douleurs m’Ă©crasent de toutes leurs forces,
Je lance un appel au secours à l’Univers et à ses saints.
Aussitôt un jet de couleurs me réconforte et me renforce ;
C’est comme un ultime recours qui arrive toujours Ă dessein.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Bye bye Gemini
How much I loved you, Gemini, my friend !
How much we laughed, of a thousand jokes !
We expanded in our homogamy
Love and dreams that everyone enjoys.
Goodbye my darling, goodbye my lover.
We’ll meet when mercury glows,
In a lovely year, together naturally.
Where we will experience more joy.
Combien je t’ai aimé(e), Gemini, mon amie(e) !
Combien nous avons ri, de mille facéties !
Nous avons essaimé dans notre homogamie
Amours et rêveries que chacun apprécie.
Au revoir mon amante, au revoir mon amant.
Nous nous retrouverons quand Mercure rougeoie,
Dans une année charmante, ensemble évidemment,
OĂą nous Ă©prouverons encore plus de joie.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Demain, l’Ă©tĂ© si tout va bien
Demain la saison nous emmène en destination des vacances.
Si tout est prĂŞt pour le solstice et les grands feux de la Saint-Jean,
Attendons de ce phénomène toutes ses belles conséquences
Pour tirer les feux d’artifice sur un Ă©tĂ© intransigeant.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Les feux de la Saint-Jean
Préparez vos fanions, il faut de la lumière
Pour réveiller l’été de son profond sommeil !
Allumez les lampions, sortez de vos chaumières
Et venez tous fĂŞter avec joie le soleil !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Danse sous les étoiles
Je suis allé voir le shaman pour demander un bel été.
Il m’a parlé d’un rituel cérémonieux qui marche au poil.
Alors j’ai chargé mon walkman de musiques de qualités,
Medley de nĂ©gros spirituels qu’j’irai danser sous les Ă©toiles.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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L’hĂ´tel au-dessus des nuages – 3
Ça partait d’un bon sentiment d’ouvrir un hôtel tout en haut
De cette couche de nuages qui se fait trop tirer l’oreille.
Mais j’ai comme un pressentiment qu’il y a encore des travaux
Pour lui augmenter son levage et s’envoler vers le soleil.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le monde à l’envers
C’est le monde Ă l’envers qui ne sait oĂą il va,
C’est un monde de fous de profit et d’argent,
C’est un monde Ă travers l’Ĺ“il fermĂ© des divas,
Un monde oĂą l’on se fout des avis divergents.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Droit du feu de l’Univers
Ô mon pays tourmenté sous les tempêtes hurlantes,
Je sens le souffle du vent qui hurle dans les campagnes.
L’essor expérimenté d’une fièvre harcelante
Porte ce monde devant un mirage de cocagne.
Mais, ami, n’entends-tu pas, par les monts et par les plaines,
Le chant de Mère-Nature parmi les fleurs et les bois ?
La Terre nourrit l’appât dont s’abreuve l’âme pleine
Et offre villégiature quand le cœur est aux abois.
Je n’ai plus peur de l’orage qui menace à l’horizon,
Je ne crains plus les hivers qui pétrifient de rancœurs.
Je reçois tout mon courage, qui me sort de ma prison,
Droit du feu de l’Univers qui rĂ©sonne dans mon cĹ“ur.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Fin de semaine humaine
Fini pour la semaine, je rentre à la maison ;
J’ai fait les provisions, je vais me reposer.
C’est la nature humaine d’avoir toujours raison ;
J’ai fait mes prĂ©visions, je peux donc disposer.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Les couleurs du temps – 1
J’ai repeint l’horizon dans les couleurs du temps.
Un vieux rose fuchsia pour teinter le soleil.
Un gris-bleu ardoisé pour le ciel du couchant.
Et un peu d’Ă©meraude sur les terres en sommeil.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Avec ma coccinelle
Pied sur le champignon avec ma coccinelle !
Nous semons, un par un, les petits escargots…
Tous les freins sont lâchés, je me suis fait la belle !
J’ai laissĂ© sans regret tous mes anciens crĂ©dos !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Il est libre l’oiseau
Il est libre l’oiseau, il n’a pas de frontière
Il vit dans les nuages, dans une autre atmosphère
J’aimerais bien voler aussi haut dans le ciel
Tutoyer les Ă©toiles et la Lune de miel !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Près de ma cheminée
Viens t’asseoir un moment près de ma cheminĂ©e !
Je t’ai mis des coussins, je t’ai fait un bon feu !
Quand je t’ai rencontrĂ©e tu Ă©tais destinĂ©e
Ă€ lire mon histoire et partager mes jeux.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Pleins feux sur la nature
Pleins feux sur la nature par-delĂ les clĂ´tures.
Les rayons sont lâchés dessus les fleurs des prés.
Tout le monde en voiture, parĂ©s pour l’aventure !
Le soleil s’est couchĂ©, les jeux vont commencer !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Laissez-les s’envoler
Laissez-les s’envoler !
Ouvrez bien grand les pages !
Les livres sont légers,
Belles sont leurs images !
Regardez-les monter
Très haut vers les nuages !
Que de bonnes pensées
Vont faire un beau voyage !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le Héron au long bec
Le HĂ©ron au long bec m’a encore Ă©chappĂ© !
Je l’avais approchĂ© en faisant attention
Hier, au parc Borely, j’allais Ă pas feutrĂ©s
Mais cet oiseau rusĂ© avait vu mon action …Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Une pensée légère
Une pensée légère, mortelle et éphémère
Qui pourrait soulever les montagnes immortelles,
Ne pourrait-elle pas, si tu es sĂ»re d’elle,
Tirer un Ă©lĂ©phant et franchir les ornières ?Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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L’homme parti en fumĂ©e
L’homme qui t’a aimĂ©e est parti en fumĂ©e
Ses yeux noirs calcinĂ©s t’ont longtemps fascinĂ©e
Mais ses lèvres ardentes ont, contre toute attente,
LaissĂ© Ă l’amante un goĂ»t de battante !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Yin et Yang
Yin et Yang dans une spirale.
Noir et Blanc, valeurs optimales.
Oui ou non, question sidĂ©rale.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Avec un bon livre
Quand je me mets au lit avec un bon livre,
Je ne suis jamais seul dans ses pages ouvertes.
C’est avec cet ami très agrĂ©able Ă vivre
Que j’ai rĂ©alisĂ© de belles dĂ©couvertes.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La Balance est partie
La Balance est partie promener sur la dune
Les Scorpions sont partis ; ils dorment sous la Lune
Les Lions rugissants préparent leurs armes
Les Taureaux mugissants caressent leurs charmes.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le tournesol phare
Cette musique sourde d’une oreille muette
Prolonge la clameur d’un concert de lumière.
Trompette du Soleil, scintillante allumette,
J’écoute la clarté de ta flamme première.
Pour qui d’autre que moi dardes-tu de tes phares
Les feux de tes miroirs constamment dirigés,
Qui fait virevolter l’éclat de la fanfare
Qui rend mon cœur ouvert et mon âme érigée ?
Dans la vallée de l’ombre je me laisse guider
Par ta boussole d’or et tes faisceaux cuivrés.
Je n’ai pas la raison, juste une vague idée,
De ma quête actuelle, mais je suis délivré.
Quand le manteau de nuit rend mon corps larmoyant,
Les vestales couchées m’en renvoyant la flamme,
Je me réchauffe auprès de leur cœur rougeoyant,
J’en deviens le gardien et j’en suis l’oriflamme !Tableau de Fabienne Barbier
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La maison du pécheur
Coiffée d’un toit de chaume, allongée sur la plage,
Solidement ancrée sur les rochers de grès,
Escortée de deux barques, insolite accouplage,
Elle guette les marées et note ses degrés.
Témoin mélancolique, endurcie, solitaire,
La cabane a gardé tous ses ressentiments.
Elle s’est refermée, quatre pieds dans la terre,
Comme un palais de glace, plantureux bâtiment.
Mais quels sont les problèmes qui ont chargé la maison
Créant ce cœur de pierre muré de l’extérieur ?
Quel est le responsable qui connait la raison ?
Quel est le vrai coupable tapi à l’intérieur ?
Mais au cours des marées la puissante demeure
A connu bien des vagues et des larmes de fond,
Elle a senti passer des souffrances majeures
Qui ont libéré son cœur et son chagrin profond.
Aujourd’hui la cabane sait bien mieux s’assumer
Et ne plus accuser de sa rigidité.
Cette reconnaissance seule a pu consumer
Le dégel commencé de sa frigidité.Tableau de Fabienne Barbier
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Les soldats de la mer
Les guerriers de lumières se parent de couleurs.
Les plus fiers se tatouent pour montrer leur courage.
Ils agitent leurs mâts insensibles aux douleurs.
Ils vérifient leurs coques et jaugent leur encrage.
Demain c’est la bataille et les plus valeureux
Rentreront de la mer les paniers bien remplis.
Ils nourriront les leurs d’un élan chaleureux
Et s’ancreront au port le devoir accompli.
Chevauchant la marée, cette armada sauvage
S’est lancée à grands cris bravant les retombées.
Brandissant les filets, frisant mille naufrages,
Mais la poupe vaillante et les voiles bombées !
Regardez-les rentrer tous ensemble en silence !
Les coques fatiguées, les mâts dodelinant !
Certains portent les marques d’une rare violence,
Les soutes surchargées, les voiles dégoulinant.
Venez les écouter chanter leurs performances !
Les soldats épuisés répandent leurs victoires.
Leur ivresse est profonde et leur joie est immense,
Les exploits audacieux gravés dans les mémoires !Tableau de Fabienne Barbier