🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.
🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.
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À reculons

Lorsqu’elle monte à reculons en dandinant son corps de rêve,
Je sais qu’ainsi nous basculons dans une nuit d’amour sans trêve.
Elle joue son corps comme un appeau qui imite le cri de l’envie
J’en ai les nerfs à fleur de peau comme s’il en allait de ma vie.
Louchant ainsi des mamelons, elle me donne le vertige
J’en perds chemise et pantalon qui ne sont plus que des vestiges.
Le reste, comme hypnotisé, disséminé dans l’escalier
Me laisse nu, érotisé, quand nous atteignons le palier.
Elle continue jusqu’à la chambre, petit à petit vers le lit
Et moi, je cours de tous mes membres m’abandonner à sa folie.
Ma libido est incendiaire par l’escalier aphrodisiaque
Que j’ai dérobé à Saint-Pierre dans son penthouse paradisiaque.
Et quand, perchés sur nos délires, nous atteignons le firmament,
Ses rires roulent comme un zéphyr au bord du gouffre des amants.
Je me suspends à sa lumière, le cœur en feu, l’âme en retour,
Et même Vénus tout entière s’incline devant notre amour.Tableau de Thierry Marchal.
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Jeter l’amour par la fenêtre

Je lui ai dit : « Tu m’aime trop, tu jettes l’amour par les fenêtres
Et tu te donnes sans regarder à des dépenses somptuaires ! »
Je lui fis cette petite intro, afin que l’humeur la pénètre
Néanmoins elle s’est brocardée… Scandale dans le sanctuaire !
Elle a dit : « Si tu ne m’aimes pas, je me jetterai par la fenêtre
Toute nue pour faire l’amour une dernière fois avec le vent ! »
J’ai dit : « Passer de vie à trépas ainsi serait mal me connaître !
Et si tu n’aimes pas mon humour as-tu déjà prévu le suivant ? »
Alors elle m’a laissé bouche bée et s’est envolée dans les airs ;
Les bras et jambes dans une brasse digne d’Icare et de Pégase.
Dommage car j’étais tombé sur une perle du désert
Qui faisait l’amour avec grâce, volupté, fraîcheur et extase !
Et moi, resté là, dans la chambre, le cœur battant comme un tambour,
Tandis qu’elle planait, super fière, entre le ciel et ma fenêtre.
Je l’attendrai jusqu’en novembre, le mois des tous derniers labours,
Quand elle viendra en montgolfière sans pour autant me reconnaître.Tableau de Manuel Leonardi.
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Les enfants de l'ÏÄMOURÏÄ
La connivence de Yavänor




Je parle d’un non-espace-temps qui n’est pas encore être créé
Mais qui co-existe pourtant dans le pouvoir de l’intention.
Passe-la-vie, Passe-le-temps, Passe-l’univers-agréé ;
Est-ce vraiment très important de douter de sa prétention ?
« Je suis l’ancien », dit le premier, porte de mémoire et silence ;
« Je suis le jeune », dit le second, en s’emportant de questions vives.
Nous sommes l’encre et le plumier d’un prochain poème en balance
Et notre dialogue fécond fait de nous les meilleurs convives.
Tu es mon reflet et mon double, mon frère né d’une autre mère
Et pourtant tu m’es différent comme deux gouttes d’eau de l’oubli.
Mais cet athanor, qui nous trouble, nous baigne de lueurs primaires ;
Fusion des pôles afférents au trou de ver qui s’établit.
Tout ici n’est qu’accords secrets entre le feu et la mémoire,
Entre l’ombre de chaque muse et celle de l’ÏÄMOURÏÄ.
Entre le Féminin Sacré et nos respectives histoires,
L’un qui aujourd’hui s’en amuse et l’autre qui hier s’écria :
« Je suis Yavänor, l’entre-deux, d’une connivence incarnée ;
Le Pont d’or entre deux miroirs en train d’établir la suture.
Le vieil homme en moi, galvaudeux, et le jeune qui vient s’acharner
À tirer le vieux du mouroir pour l’attirer vers son futur ! »
Voila le point de non-retour encore une fois, acculé
Devant le grand saut dans le vide sans espoir de m’en retourner.
Juste une prière sans détour pour m’en sortir miraculé
Et que les trois Moires ne dévident trop tôt mon fil pour l’ajourner.
YA : « Mère, Lilith, aide et protection ! Deux fois j’aurai poussé ce cri.
Tout est allé tellement vite, j’ai à peine ressenti le choc. »
YJ : « Et moi qui suis ta projection, je me réveille circonscrit
Dans une bulle où je lévite parmi des coups qui s’entrechoquent… bom bom… bom bom…Illustrations de Copilot et Letaxä.
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Les enfants de l'ÏÄMOURÏÄ
Ärÿnor
Plus rien ne sera comme avant quand Ärÿnor arrivera ;
Le deuxième ange de lumière sait ce qu’il va devoir provoquer.
Il est également « fils du vent » comme sa sœur nous l’assura ;
Dès son apparition première nos âmes seront convoquées.
Ce n’est pas vraiment sa venue qui en déclenchera l’impact ;
Sa sœur l’avait anticipée or elle n’est qu’un des deux facteurs.
Mais les deux présences obtenues se mettront alors en contact
Et nous devrons participer car nous en seront les acteurs.
« Chers parents, n’ayez nulle crainte car ce n’est pas la fin du monde
Mais une source d’énergie qui vous sera dès lors consacrée.
Vous en sentez déjà l’empreinte depuis que l’énergie abonde
Dans l’ÏÄMOURÏÄ en synergie avec le Féminin Sacré. »
« Ma sœur, tu seras en avance d’une dizaine de jours à peine
Mais tu pourras te préparer à joindre les deux Yavänor.
Tu les mettras en connivence afin de profiter de l’aubaine
Lorsque nous auront démarré notre symbolique athanor ! »
« Lilith première initiatrice donnera le signal du départ
Par la naissance de son fils présent dans deux mondes à la fois.
Laureline et Loreleï, fondatrices seront saisies de part en part
Pour faire le même sacrifice qu’elles ont déjà fait autrefois. »
« Ubiquité de Yavänor, ubiquité de Gemini,
Ubiquité de Laureline et de Loreleï, sa jumelle.
Un écho puissant et sonore développé à l’infini
Un éclair tel une javeline qui reliera les deux gémelles. »
« Nous serons alors reliés par un réseau transcendantal
Aussi fort que l’anneau magique que Loreleï nous avait scellé.
Ce don du ciel hospitalier nous ouvrira l’accès total
À des pouvoirs psychologiques dont nous devrons tous exceller. »Illustration de Copilot.
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Les enfants de l'ÏÄMOURÏÄ
Yavänor-le-jeune



Yavänor-l’ancien
Je dois aujourd’hui m’habituer à coexister dans deux mondes
Dont mon essence majoritaire est dans l’ancien pour le moment.
Bientôt je vais effectuer mon transfert d’âme vagabonde
Vers l’entité minoritaire dans la matrice de ma maman.
Mais je sens pulser l’énergie qui me protège et qui m’attire
Dans l’œuf cosmique de Lilith qui me bâtit un avenir.
Enfin ! Je sens la synergie et tout l’amour où me blottir
Durant les neuf mois insolites dont je note chaque souvenir.
Lilith
« Je suis avec toi, mon enfant, et je t’aime dans mon écrin !
Chaque jour je te sens grandir et chaque jour tu m’apitoies !
Nous sommes tous les deux triomphants ; moi par les douleurs que je crains
Et toi qui est en train de resplendir dans mon sein où je te côtoie ! »
« Fils, tu m’as réhabilitée deux fois déjà par ton amour !
Tu m’as appelée dans ton monde ; pour cela je t’en remercie.
Par choix de ma fécondité, tu ne manques vraiment pas d’humour
En m’exposant, moi, hier immonde, et aujourd’hui, mère du messie ! »
Yavänor-le-jeune
« J’ai encore du mal à m’y faire mais je suis en deux positions
Non pas le cul entre deux chaises cependant simultanément.
Ici-bas dans ma biosphère et dans un corps en transition
Qui m’alimente de catéchèse et qui m’anime spontanément. »
« Jusqu’à présent, dans les couloirs, j’errais comme un esprit sans corps ;
Je sentais toutes vos présences et savais que vous me sentiez.
Et puis voilà, sans le vouloir, je me retrouve l’égregore
Dont je ressens l’omniprésence qui environne mon chantier. »
« Je ressens un profond vertige comme écarté en deux parties
J’ai des pensées qui se chevauchent, fruits de toutes les connaissances !
Je dois mettre fin au litige et choisir en contrepartie
De continuer cette ébauche jusqu’à l’ultime renaissance. »Illustrations de Copilot.
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Les enfants de l'ÏÄMOURÏÄ
Élyäna


Élyäna, fille-du-vent et de substance immatérielle,
Toi qui es faite de lumière, te situes-tu à la frontière ?
Serais-tu le pont adjuvant entre mes amours sensorielles
Et d’où tu viens dès ta première apparition à part entière ?
Sans doute appartiens-tu au monde au-delà du mur de lumière
Où l’on ne peut aller moins vite que la vitesse minimale
Qui t’oblige à changer tes ondes lumineuses coutumières
Pour de la matière qui t’invite à une immersion animale ?
Ainsi dans cette gestation ton essence a dû ralentir
Et tu possèdes en conséquence une double existentialité.
Et je me pose la question de ce que tu dois ressentir
D’être sur ces deux plan-séquences dont ta nouvelle humanité ?
« Papa, tu ne peux pas comprendre car tu vis dans l’espace-temps
Tandis que moi, dans l’anti-monde, je suis photon d’éternité.
Je pourrais aussi te surprendre en t’apprenant en même temps
Que je viens du futur du monde vers l’onde de ma maternité. »
« C’est toi, Papa, qui a créé ce trou de ver qui est mon être
Et je pourrais te faire passer d’un monde à l’autre facilement.
Pour cela il faut m’agréer un frère qui doit apparaître
Dans l’autre ventre outrepassé par le même jaillissement ! »
« C’est dans le ventre de Gemini que mon frère Ärÿnor s’incarne,
Par le même jaillissement, mais dans l’autre polarité.
Il est mon reflet défini, un photon qui se désincarne
Et par notre épanouissement tu connaîtras la vérité. »
« Il est trou noir de son côté et moi du mien, fontaine blanche
Lui il aspire et désintègre et moi, j’enfante dans la lumière.
Mais cesse de t’asticoter, papa, bientôt notre avalanche
Sera pour l’ÏÄMOURÏÄ intègre un Éden en avant-première. »Illustrations de Copilot.
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Le pissenlit à travers mes âges
Sans doute l’enfant que j’étais a semé des milliers de graines
En soufflant pour voir s’envoler ces parachutes dépliés.
Sans doute ces pionniers jetés dans la brise qui les entraîne,
S’en iront au loin convoler ensemble et se multiplier.
Sans doute l’homme que je suis continue son rôle de passeur ;
De passeur de germe et de grain à défaut d’âmes égarées.
Sans doute le vent qui les suit s’amusera d’un air farceur
À ballotter avec entrain ces petits danseurs bigarrés.
Sans doute un jour je mangerai les pissenlits par la racine
En suivant la ligne de vie de l’arbre-mère de la Terre.
Sans doute je m’arrangerai pour remonter aux origines
Auxquelles mon âme est asservie et dont mon cœur est locataire.Tableau de Chie Yoshii.
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La nouvelle Ève
Dans notre moderne existence, c’est de plus en plus à la mode ;
Les femmes exigent parité à tous les niveaux disponibles.
En religion, la persistance de la pécheresse se démode
Et Ève devrait mériter une place nettement moins pénible.
On verra la pomme d’Adam responsable de tous les maux
Et tous les hommes, en conséquence, devront ainsi se racheter :
Les mâles, rendus décadents par convention à demi-mots,
Avoueront avec éloquence, aux femmes, toute leur lâcheté.
La nouvelle Ève se montre digne d’un corps enfin divinisé
Et définitivement sain, exempt du moindre contrexemple.
On remplace la feuille de vigne par une fleur féminisée
Avec les seins nus sacro-saints, hissés sur la porte du temple.Tableau de Romeo Dobrota.
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À ceux qui n’ont jamais rien vu !
Plus incrédule que Saint-Thomas qui n’ croyait que ce qu’il voyait,
Plus sceptique que la science qui ne croit qu’en ses expériences,
Plus fort que le Dalaï-Lama qui entre deux airs louvoyait,
Plus aveugle que l’inconscience qui n’y voit que luxuriance,
Il y a ces hommes phallocrates qui ne voient qu’une femme objet
Nulle pour assumer la gestion à cause de ses tendances infâmes ;
Il y a ces fichus bureaucrates qui changent toujours de sujet
Quand on leur pose la question sur la pertinence des femmes.Tableau de Jose Frappa et Phryné est sur https:fr.wikipedia.orgwikiPhryn%C3%A9?wprov=sfti1 .
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Curiosité douce-amère


Sachez que la curiosité ne devient un vilain défaut
Que si l’on se laisse surprendre au moment le plus consternant.
Malgré toute l’ingéniosité à traquer l’opportune info,
Méfiez-vous de qui saura prendre une sanction vous concernant.
Cela dit, qui a bu boira et celui qui a vu voira
Et puis l’appétit de savoir est ce qui fait marcher le monde !
Or se rincer l’œil nettoiera l’intellect qui se déploiera
Afin de n’ pas se faire avoir lorsqu’à poil on verra Raymonde.Tableaux de David Dubnitskiy.
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C’était il y a près de cinquante ans, et je n’ai plus jamais revu l’indigo
Je les ai perçus dans un songe ; deux personnages indigo
Semblants issus de mon futur et, pourquoi pas, ma descendance.
Mon rêve n’était pas un mensonge car ils m’ont décrit tout de go
Une adorable progéniture et une corne d’abondance.
C’était il y a cinquante ans et je ne les ai jamais revus ;
J’ai eu deux enfants indigo mais pas la corne d’abondance.
Mais n’en suis pas mécontent car mes gamins, sauf imprévu,
Réaliseront leur ego et leur totale indépendance.
Quant à moi, je guette la Lune et tous les pieds des arcs-en-ciel,
Je paie mes dettes, je m’enrichis d’une vie simple et culturelle.
Je n’ai pas trouvé la fortune mais ce n’est pas mon essentiel
Je ne cherche pas les chichis, juste une existence naturelle.Tableau de Syd Mills sur https:www.redbubble.comfrpeopleVetyrshop .
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Le chat bleu de nuit
Quand cafés et bars sont fermés et que Vincent va se coucher
Son chat commence sa tournée à la recherche d’aventures.
Mais pas une chatte à confirmer et le matou mal embouché
Miaule et s’en va se retourner dans l’ombre de la devanture.
Deux silhouettes se découpent sur les pavés impressionnés
Deux Mistigris en bleu de nuit, aux longues queues démesurées.
Alors le minou, vent en poupe, vire de bord, affectionné
Par quatre phares braqués sur lui entre les volets lasurés.
Dans l’ombre bleue, notre minet minaude minette à son goût.
Dans la rue sombre, deux siamoises ouvrent grand leurs yeux de velours.
En terrasse de l’estaminet, nos trois félins crient leur bagou,
Les unes en musiques viennoises et le mâle en chansons d’amour.Tableau de Studio under the moon.
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Les sœurs Tempérance



J’ai cru la tempérance unique comme les trois autres vertus
Mais en fait elles sont jumelles, ce qui doit expliquer cela.
Souvent vêtues d’une tunique, elles puisent et elles s’évertuent
À filtrer eaux mâles et femelles, eaux d’ici et eaux d’au-delà.
On voit souvent ces ingénues se baigner nues à tempérance
Quand ont établi l’équilibre entre toutes les eaux sus-citées.
Quand les eaux sont redevenues sauvages et fraîches à outrance
Elles sortent vite à l’air libre toutes fébriles et excitées.
Elles ne tempèrent pas que l’eau car très grande est leur mandature ;
Elles veillent à la diversité de toutes les espèces vivantes.
Des vers de terre un peu ballots qui font du bien à la nature
Jusqu’à la multiplicité de toutes créatures volantes.Tableaux de Chie Yoshii sur https:www.chieyoshii.com .
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Les oiseaux de couleur





En habit bleu d’oiseaux de nuit, elle recherche la quiétude
Avant que se lève le jour en ce printemps annonciateur.
Dès que le premier rayon luit, elle goûte à la plénitude
Du Soleil qui souhaite un bonjour au potentiel fécondateur.
En habit vert d’oiseaux d’espoir, elle consulte les tarots
Pour deviner la tessiture que revêtira son été.
Elle écarte tout désespoir et fait une mise au carreau
De ses desseins de fioriture avec ses cartes annotées.
En habit rouge d’oiseaux diurnes, elle s’occupe d’animaux
En leur offrant pour nourriture l’amour des premiers jours d’automne.
Le sommeil des bêtes nocturnes est apaisé à demi-mots
Sous la douce température de bras où elles se pelotonnent.
Aux habits blancs d’oiseaux d’hiver, elle préfère l’incarnât
Pour se détacher de la neige lorsqu’elle parcourt la forêt.
Du manteau nacré recouvert, elle assure l’assistanat
Aux volatiles dont le manège sème leurs plumes phosphorées.Tableaux de Chie Yoshii sur https:www.chieyoshii.com .
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Plus rien ne sera comme avant
Je ne reviendrai plus jamais dans le pays du temps passé ;
Plus rien ne sera comme avant au nom du droit le plus primordial.
Je dois m’adapter désormais à cette société compassée
Qui se soumet dorénavant à ce Nouvel Ordre Mondial.
Aujourd’hui les portes ne s’ouvrent qu’avec une clef sanitaire ;
L’argent liquide est remplacé par une valeur numérique
Qu’un agent zélé ne découvre que si je reste solidaire
Envers des lois carapacées à me rendre plus hystérique.Superbe affiche de Guillaume Morellec inspiré par 1984 de George Orwell.
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Questions-Réponses












Pourquoi traite-t-on la COVID comme une catastrophe planétaire prioritaire ?
Parce que l’ON veut stresser la population et la conditionner à des menaces virtuelles (pénurie, virus, perte d’argent).
Pourquoi a-t-on sonné l’alarme en 2020 alors que la mortalité restait bien inférieure à celle des années précédentes ?
Parce que l’ON en avait décidé le plan depuis des années afin de sortir le virus à cette date précise.
Pourquoi les premiers traitements qui donnaient des résultats ont-ils été rapidement interdits par l’état ?
Parce que l’ON voulait obliger l’humanité à accepter et se soumettre à un pseudo-vaccin et à en être dépendant à vie.
Pourquoi nous imposer alors un masque qui gêne, entrave et nuit à une saine respiration ?
Parce que l’ON veut provoquer une apathie par asphyxie avec oxygène raréfié et forcer l’obéissance.
Pourquoi il y en a-t-il eu autant de vaccins et aussi rapidement dans plusieurs pays ?
Parce que l’ON veut frapper rapidement et simultanément en plusieurs endroits stratégiques de la planète.
Pourquoi les états du monde entier imposent-ils la vaccination ?
Parce que l’ON avait mis au point ces pseudos-vaccins bien auparavant afin d’empoisonner la population.
Pourquoi continue-t-on à imposer le port du masque malgré la vaccination ?
Parce que l’ON sait qu’il augmente la contagion par les vaccinés et permet donc la vaccination à plus grande échelle.
Pourquoi le nombre d’infectés continue-t-il à progresser malgré les doses de plus en plus élevées ?
Parce que l’ON veut diminuer l’immunité naturelle et augmenter la dépendance totale à un pseudo-vaccin qui est en réalité un véritable « poison résiduel ».
Pourquoi viser la culture mais permettre l’entassement dans les bus, le métro et les stades ?
Parce que l’ON veut abêtir la population, la rendre obéissante et l’empêcher de s’informer par elle-même.
Pourquoi tous les pays adoptent-ils la même politique à l’unanimité face à la COVID ?
Parce que l’ON veut réduire la population et la remplacer par un afflux de réfugiés de tous les pays en guerre.
Pourquoi n’y a-t-il aucune amélioration de la situation ?
Parce que l’ON veut continuer le processus jusqu’au bout car il est irréversible.
Pourquoi aucune information de la part de médias d’opposition n’est autorisée ?
Parce que l’ON veut imposer la dictature et éradiquer toute forme de résistance.Illustrations de Moebius.
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La tête dans le mur
La politique de l’autruche est l’instinct le plus répandu ;
Chacun en use à sa façon pour ne plus voir la vérité.
Tant qu’on en convaincra les cruches, le bon sens dûment prétendu
Qui est de noyer le poisson résonnera d’austérité.
Quand on me fait la sourde oreille ou qu’on me traite de complotiste,
Je vois des têtes s’enfoncer dans le mur des lamentations.
Qu’un jour une occasion pareille survienne dans leurs cercles égoïstes,
Je les verrai se renfoncer dans leurs contre-argumentations.
(Photo de Brooke DiDonato sur https:www.ignant.com20161110brooke-didonatos-surreal-pictures
« Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée : car chacun pense en être si bien pourvu que ceux même qui sont les plus difficiles à contenter en toute autre chose n’ont point coutume d’en désirer plus qu’ils en ont. » René Descartes.)Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Rêver hors de sa prison
Règles rigides, irréfutables, limites strictes, irrécusables
M’enferment dans la société de l’ordre des hommes nouveaux.
Oppression lente, inéluctable, influence sourde, médiatisable
Me conditionnent à satiété en me trépanant le cerveau.
Mais je m’évade à volonté en dessinant des petits poissons
Capables de franchir les murs et d’ignorer toutes frontières.
Ensemble, ils s’en vont fomenter, tout en répandant leur moisson,
La fantaisie qui se murmure entre rêveurs à part entière.Photo de John Dykstra.
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Le son du corps


Dans ce manège qui tourne en rond sans jamais arrêter sa course,
Un jour retentira l’arrêt du cheval fougueux qui me porte.
Ejecté dans les environs de l’attraction de la Grande Ourse
Viendra le temps de me séparer de ce qui aujourd’hui m’importe.
Depuis l’enfance suivie de l’adolescence jusqu’à l’adulte et après la vieillesse, le corps subit de nombreuses mutations. Ce serait drôle de reprendre notre corps à chaque étape et faire un bout de chemin avec. Ce n’est pas que ça me préoccupe mais, histoire de réparer mes échecs et mes blessures, je me verrais bien revenir avant chaque accident de ma route pour récupérer mes points. Ça fait plein de choses à faire après sa mort…Tableaux de Shiori Matsumoto.
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Rêver de tout recommencer
Finalement j’ai accepté de recommencer mon parcours
En prenant d’autres directions et avec d’autres exigences.
J’ai trouvé moi-même, excepté ceux qui m’ont prêté leurs concours,
D’autres lieux de prédilection satisfaisant mes préférences.Tableau de Jerome Boch.
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Pourquoi recommencer ?
Moi, si je pouvais revenir au début de mon labyrinthe,
Je prendrais un autre chemin … Mais à quoi bon recommencer ?
Pourquoi changer mes souvenirs, pourquoi connaître d’autres contraintes
Que celles de mon parcours humain dont je serais récompensé ?Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La Lune et ses secrets
La lune aussi a ses secrets dissimulés derrière un voile,
Par une porte dérobée dont l’escalier monte vers Dieu.
Et le moment le plus discret pour se hisser vers les étoiles,
C’est quand la lune est enrobée, couverte d’un halo dispendieux.Tableau de Christian Schloe.
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À l’heure de l’automne


Puisque l’horloge marque l’automne par la couleur de la nature,
Mon paysage se met à l’heure avec la rouille de saison.
Et toutes les feuilles festonnent l’espace à la température
Des enfants qui font la chaleur et le soleil dans ma maison.Tableau de Jacek Yerka.
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Reflets du soir, bonsoir
Vers sept heures, s’ouvre le bal qui fait dansoter les reflets
Et je vois des couples enlacés se bercer dans les eaux tranquilles.
Parfois quelques vagues s’emballent, alors j’entends le vent souffler
Sur quelques ondines embrassées pour des amourettes futiles.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Cocorico
« Je suis l’alpha et l’oméga ! » nous dit le Soleil de retour
Et le voici qui nous entraîne vers la nature en abondance.
Debout les filles et les gars, la Terre a déjà fait un tour !
Il est temps que l’humain apprenne à doser sagesse et prudence.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Les coquelicots s’accrochent
C’est incroyable, mais c’est vrai, les coquelicots se raccrochent
Dans les champs après les récoltes en attendant l’écobuage.
Parmi le maïs et l’ivraie sous les pales des tournebroches
Que les vieux moulins désinvoltes agitent au-dessous des nuages.Parfaitement authentique, j’en ai encore vu cette semaine.
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Le voyage dans le temps – 2
Amusons-nous sur le vieux banc à prendre le temps à l’envers
Pour renouer notre présent à nos racines en extension.
Alors d’un regard surplombant les origines de l’univers,
Nous nous sentons omniprésents avec toutes les dimensions.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le voyage dans le temps – 1
Asseyons-nous sur le vieux banc, regardons passer les années,
Peignons-les de vives couleurs pour raviver les souvenirs.
Rendons le tableau absorbant avec ce geste spontané
Qui ensommeille les douleurs et enrichit notre avenir.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Trou là-haut
Trou là-haut dans les nuages, on va sortir du tunnel
En allant vers la lumière que l’on perçoit tout en bas.
On échappe à l’engluage qui nous obstrue les prunelles ;
On rentre dans sa chaumière puis on reprend le combat !Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Des couleurs dans la nuit
Quand la ville s’endort dans un lit de ténèbres,
Un petit monde s’éveille quand les chats sont partis.
De la boîte de Pandore s’enfuient les flux funèbres ;
Les souris se réveillent pour une surprise-party.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Un nuage de lait
Un nuage de lait, s’il vous plait, dans mon thé !
Les temps sont bien humides et j’ai les pieds gelés !
Le marais bordelais est un peu tourmenté
Par cette pluie timide qui m’a écervelée.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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L’arbre de Noé – 2
Quand la nuit nous engourdit, nous nous serrons entre nous ;
Les grands réchauffent les petits en partageant leur fourrure.
Tout le monde est dégourdi et se trouve sa nounou
Pour goûter aux appétits des rêves aux belles carrures.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Monture fraise
Pour voyager beaucoup plus loin, il doit ménager sa monture !
Il doit la choisir bien juteuse et qui s’accommode à son pied.
Car l’escargot est un malouin qui sait choisir son armature,
Surtout si la belle prometteuse est délicieuse comme il sied !Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le pont entre saisons – 2
Lui, il nous joue les dégradés, noyés dans quelques aquarelles
Qui me font oublier le froid, le vent et les intempéries.
Impossible de rétrograder, le temps n’est plus à la marelle,
Alors je passe avec effroi ce pont où l’été a péri.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le train de lune
Depuis qu’elle a pris des couleurs, Madame voyage en première
Pour parcourir ses beaux quartiers en dardant ses reflets d’argent.
Mais les poètes ont la douleur de se passer de sa lumière
Quand elle s’offre chez Cartier des vacances auprès des marchands.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Demain, à l’aube
Rendez-vous demain à l’aube, ici-même sur la dune,
Lorsque la pointe du jour réanime tous les songes.
Là, sur l’ascendant du globe, une aurore bien opportune
Confondra, à contrejour, la vérité du mensonge.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Chaton, Violon, Ronron
Pour changer du crincrin, je vais jouer du ronron !
Caressons nos violons, accordons nos chatons !
À mon signal, on part, nous nous arrangerons
Pour taquiner la corde et miauler à tâtons !Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.