🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.
🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.
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Le jardin de la connaissance
Au jardin de la connaissance, il n’y avait pas que des pommes
Mais des fruits plus intéressants et Ève a longtemps hésité
Entre les fleurs dont les essences fleuraient l’odeur de cardamome
Avec leurs pistils turgescents et spores de longévité.
Ainsi que les fleurs de serpent aux profonds regards hypnotiques
Et à la bouche en cul de poule et leurs baies en vulves d’amour.
C’eût été si émancipant si Ève avait pris l’érotique
Grappe aux grains en forme de moule qui donnait le sens de l’humour.
Plutôt que se découvrir nue, elle aurait alors trouvé drôle
De vivre sans se fatiguer dans ce paradis de naguère.
Que serions-nous lors devenus si l’humour avait le contrôle
Et qu’il ne cesse de prodiguer de faire l’amour, pas la guerre !Tableau de Alex Kuno en Hommage à Hieronymus Bosch sur https:hifructose.com20190327group-show-pays-homage-to-bosch-masterwork .
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L’amante de l’air
Plus j’aime m’envoyer en l’air et plus c’est un coup de canon
Qui me propulse de tes coups énamourés qui me façonnent.
Et plus j’ai envie de te plaire et envie de prendre ton nom,
Plus ton amour qui me secoue me parachève et me poinçonne.
Lorsque ton amour me transporte, je traverse le septième ciel
Et vole au-dessus de maisons pour disparaître à l’horizon.
Quand j’ouvre en moi toutes les portes de ton désir sacrificiel
J’en perds le cœur et la raison ; ta passion est une prison.
Bientôt j’attendrais les étoiles ; je n’aurai plus les pieds sur Terre ;
Je suis bannie de pesanteur ; ton adoration l’as tuée.
Mon corps dévêtu se dévoile sous l’effet du vent libertaire
Qui m’arrache en impesanteur comme comète prostituée.Tableau d’Adelchi Riccardo Mantovani.
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Les rituels
Élysäé chanteuse bleue
Élysäé, chanteuse de blues, possède l’étoile du cœur ;
Celle qui émet des spirales et des volutes bleu-azur.
Sa mère pourrait être jalouse ou l’écouter à contrecœur
Mais elle la trouve virale quand son sein lui bat la mesure.
Élysäé, chanteuse céleste, comme un ciel d’été clair et vif ;
Aux notes aiguës cristallines et aux tons graves veloutés.
La langue agile, rapide et leste qui pousse les sons explosifs
À faire fendre l’opaline d’un verre en cristal envoûté.
Élysäé, chanteuse du spleen, de la douleur qui s’insinue
De nos luttes et nos escarmouches, de nos souffrances et nos errances.
Une poussée d’adrénaline qui atteint son cœur ingénu
Qui suit chaque mise-en-bouche conne nos erreur d’itinérance.
Élysäé, chanteuse de charme, celle qui brise l’autorité,
Qui fait fléchir les endurcis et assouplit les durs de durs.
Une voix synonyme d’arme qui chante avec témérité
Pour éclairer les obscurcis de ce dont jouira le futur.Illustration d’IA.
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Les rituels
Laëtïtïa cœur d’étoiles



La naissance galactique
Le feu s’est réveillé d’une faille universelle
Dont l’abîme a gémi comme une femme en rut.
Un éclair de chaleur, aveuglante étincelle,
Et le néant saigna d’une lumière brute.
Un cri fendit la nuit comme une lame amère
Et coupa les ténèbres jusqu’à l’aube voilée.
Les astres s’embrasaient, l’univers se fit mère,
Accouchant dans l’effroi d’un miracle étoilé.
La cueillette stellaire
Puis elle cueillit les larmes pleurées de chaque étoile,
Pour récolter les noms de ses augures anciens.
Ses paumes se refermèrent sur son cœur comme un voile
qui répandait en elle la mémoire des siens.
Enfin levant la tête et parlant dans la nuit,
Les yeux remplis du feu des comètes saillies :
« Je veux porter le nom dans mon coeur introduit
Et devenir la flamme qui jamais ne faillit. »Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux de les créditer.
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Les rituels
Laureleïne, la reine double
Laureline incline la tête, lèvres ouvertes et cœur couronné ;
Elle s’offre, douce mais assoiffée du jus rosé d’un précieux vin.
Son trône de cœur est en fête ses désirs sont environnés
Par tout l’amour qui l’a coiffée de la passion d’un toi divin.
Loreleï présente la coupe. d’un regard noble, un peu sauvage,
Le bras tatoué d’anciens rites, vêtue de noir et de silence.
Elle fait goûter sans entourloupe juste quelques gouttes du breuvage
Afin que Laureline en mérite la valeur de sa vigilance.
Laureleïne alors apparaît par leur communion inversée ;
La noire sert, la rouge boit, c’est là leurs rôles indispensables
Car du liquide transparaît le sang que leur roi a versé
Lorsqu’il fut un soir aux abois par deux chasseuses insatiables.
Laureleïne est la reine double – celle qui boit et celle qui verse –
Ainsi souveraine et soumise, ainsi aimée et désirée.
Si jamais le vin ne se trouble, c’est qu’il figure sans controverse
Leur roi auquel elles sont promises, deux femmes au cœur chaviré.Illustration de Giulia Rosa.
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Juste sous l’horizon

Sans doute la chanson de Christophe avait inspiré mon Aline
Qui écrivait cent fois son nom que cent fois la mer effaçait.
Et moi j’ai écrit une strophe gravée sur la plage saline,
Puis j’ai signé de mon prénom mes quatre lignes espacées.
Tandis qu’Aline fulminait à réécrire son patronyme,
J’ai rajouté un paragraphe et puis un autre superflu
Tandis qu’Aline ruminait d’être déclarée anonyme
Par le correcteur marégraphe qui la narguait de son reflux.
Pareille à l’héroïne grecque condamnée pour l’éternité
À toujours écrire son nom sans cesse effacé par la mer,
À l’aide d’un peu de varech, j’ai une digue délimitée
Mes amis, croyez-moi ou non, j’en garde un souvenir amer…
Car la donzelle s’exerçait à répéter cent fois ce geste
Telle une prière muette en guise de commémoraison…
Aline alors bouleversée a boudé, puis prenant ma veste,
S’est enfuie comme une alouette le cul à l’air sous l’horizon.Tableau de John Reinhard Weguelin.
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Abouddha

Je crois préférer l’abouddhisme au bouddhisme proprement dit
Car j’aime la nature verte et la peau d’Abouddha me sied
Car je me targue d’avant-gardisme et joue de tous les interdits
En c’ qui concerne la découverte de qui me fait prendre mon pied.
Et justement vient Abouddha fort à propos me proposer
De survivre sans religion et sans retour de manivelle.
Le torse nu, en bermuda et sans étiquette imposée,
Je vais de région en région répandre la bonne nouvelle.
J’aime Abouddha et tous ses seins, particulièrement le gauche
Car il frémit avec tendresse à chaque battement de cœur.
Lové au creux de son bassin, j’aime le soir faire l’ébauche
D’une prière à son adresse pour téter sa chaude liqueur.
À Morphée et ses bras tendus, je préfère ceux d’Abouddha
Qui sont bien plus omnipotents et propices à m’épanouir.
Un jour ce fut inattendu lorsque ma muse s’accouda
Au lit tout en me tripotant ce qui me fait le plus jouir.Illustration de Green Tara.
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Schtradivarius
Le chat accorde ses miaulements au La de ses ronronnements
Et devient fidèle instrument dont la musique crispe les mœurs.
Et lorsqu’il joue de piaulements, lamentations et grognements,
L’interprète cherche incongrûment un partenaire pour les chœurs.
Le chat ressemble à un violon par la taille, le timbre et les cordes
Qui seraient faites de boyaux, heureusement pas du matou.
Allons, minous, minets, miaulons en cris de joie ou de discorde
Mais miaulons bien, miaulons royaux et miaulons juste, un point c’est tout !Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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L’île aux chats
Chat échaudé craignant l’eau froide, j’ai du mal à imaginer
Un paradis sur pilotis pour matous en quête d’houris.
Pourtant je les vois, la queue roide, se levant dès potron-minet
Accompagnés de sifflotis s’en aller pêcher les souris.
Quand l’homme aura été banni de sa planète appropriée,
Aura-t-il droit au repêchage sous forme de réincarnation ?
Quelle vexation, quelle avanie de se trouver exproprié !
Mais pour échapper au lynchage, moi, j’ai choisi ma damnation :
Mon choix du paradis félin, si j’y ai droit, est légitime ;
J’ai toujours adoré les chats surtout les plus indépendants.
Dieu aurait été plus malin, sans que cela lui coûte un centime,
De créer sans prêchi-prêcha le félin comme surintendant.Illustration de Natalia Grinchenko.
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Mais où sont passées les sirènes ? – 2



J’ai pris la route du bord de mer pour ma quête envers la sirène,
De la branche des femmes-poissons qui chantent dans le vent du large.
Mais la belle, l’air doux-amer, se comportait comme une reine
Parmi une foule de polissons dont elle leur assumait la charge.
Comme une anémone-chimère et ses poissons-clowns à la ronde,
Elle régnait dans le silence du monde profond des abysses.
Dans cette obscurité outremer, là où seul le mystère gronde,
Je gardais toute vigilance de peur que danger ne subisse.
Elle a ouvert sur moi les yeux, m’a observé sans dire un mot,
Ses sujets se sont rapprochés pour défendre leur souveraine.
D’un geste noble et religieux, elle a chassé ces animaux
Et je goûtai dans ses crochets le vrai baiser d’une sirène.Tableaux de Pedro Valencia.
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Mais où sont passées les sirènes ? – 1





J’ai cherché dans les lacs profonds, vert émeraude de Bavière,
J’ai recherché dans l’or du Rhin les Lorelei, les Walkyries,
J’ai plongé au cœur des siphons jusques aux sources des rivières,
Mais hélas les fonds sous-marins m’ont noyé dans un daïquiri.
J’ai alors remonté les fleuves et me suis jeté dans la mer
Où les eaux froides et profondes abritent les belles légendes.
Mais je n’ai ni trouvé de preuve ni pêché la moindre chimère
Jusqu’à ce que je me morfonde au fond d’une fosse normande.
J’ai dérivé dans les mers chaudes qui rougissent au soleil couchant,
J’ai rencontré un dragon vert, roi des océans et sa reine,
Puis de peur que je ne m’échaude d’un quiproquo effarouchant,
Elle me mit la tête à l’envers et j’ai reconnu ma sirène.Tableaux de Rebecca Cool.
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J’en parle à mes fleurs
Quand j’entends le monde qui gronde, je m’en vais écouter les fleurs
Dont les paroles silencieuses remettent mon cœur à l’ouvrage.
Quand les gens animent une fronde pour crier leurs peines et leurs pleurs,
Je demande aux plus judicieuses de leur apporter du courage.
Quand j’entends le monde malade, j’en parle à mes coquelicots
Dont la couleur est souveraine contre la peste et la variole.
Quand l’état raconte des salades, je les donne à mes asticots,
Pour eux, laitue, frisée, romaine ; et pour mes papillons, scarole.Tableau de Moony Khoa Le alias Moonywolf sur http:sweetdreamsart.centerblog.netrub-moony-khoa-le-also-known-as-moonywolf–2.html .
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Trois p’tits singes marioles
Le premier vous observera mais sans rien dire ni écouter ;
Le deuxième vous écoutera sans parler et sans regarder ;
Seul le troisième vous parlera mais c’est tout ; vous vous en doutez ;
Le quatrième vous volera car il ne sait que chaparder.
Eh oui comme les trois mousquetaires qui en réalité sont quatre,
Les trois p’tits singes en cache un autre comme les trains et certaines femmes.
Je vous livre la clef du mystère qui sonne comme un coup de théâtre ;
Ils sont mariolement vôtre, muets, aveugles, sourds, infâmes.
Celui qui parle est le ministre de l’Intérieur nationaliste ;
Celui qui écoute fait la police et fait la chasse aux dissidents ;
Celui qui voit est un sinistre présentateur et journaliste ;
Et le dernier à la peau lisse, évidemment est président.Tableau de Sophie Wilkins sur https:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com201204sophie-wilkins-canadian-magic-realism.html .
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Les jeux de l’Oie de Madame Fabergé
Toutes les soixante-trois cases du jeu de l’oie n’ont pas suffi
À arrêter la progression de notre artisane aux œufs d’or.
Au-delà des monts du Caucase, ses aptitudes s’intensifient
Et ouvrent toute l’expression de la femme conquistador.
Elle est devenue alchimiste dont le creuset particulier
Se niche aux tréfonds du gésier d’une oie cendrée exceptionnelle.
La transmutation optimiste de son régime singulier
Dans l’estomac analgésié produit la ponte conceptionnelle.
Une fois par mois, en pleine lune, l’oie-aux-œufs-d’or pond un bel œuf
Qu’elle n’a plus qu’à apporter aux banquiers les plus collecteurs.
Madame Fabergé fit fortune le jour de l’an, au gui l’an neuf,
Car l’oie couva une portée de douze oisons reproducteurs.Illustration de Flesh.png.
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Mes idées qui s’éclatent


Mes idées font trois petits tours et puis s’en vont dans le néant
À moins qu’elles ne s’y enregistrent pour les revoir après ma mort
Pour créer l’éternel retour et revivre le cas échéant
Les amours manquées au registre qui n’ont laissé que des remords.
Imaginez que les rencontres qui n’ont pas pu s’occasionner
Se réalisent une à une dans un long métrage inédit.
Enfin, l’âme irait à l’encontre de ses destinées passionnées
Et mon cœur à titre posthume vers des amours de comédie.Tableaux de René Magritte sur https:dantebea.comcategorypeintures-dessinsrene-magritte .
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L’homo sine dolor


La portée du confinement, sur des vacances un peu forcées,
Fait évoluer l’homo sapiens au consommateur de loisirs.
La loi de l’emmagasinement par internet est renforcée
Et il passe une vie de prince selon ses moindres désirs.Tableau de Georges Seurat.
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Cherche-Minuit
La nuit, lorsque mon chat a faim, il vient miauler jusqu’à mon lit.
Or, à deux heures du matin, il est venu me réveiller.
Je l’ai suivi dans la cuisine, mais non, le bougre a obliqué
Vers le balcon pour me montrer et partager l’événement.
C’était la lune en plein quartier qu’il m’expliqua d’un miaulement
Qui signifiait que désormais, j’étais devenu son ami.
Après l’avoir remercié, il est rentré mais sans manger ;
Nous avons regagné nos chambres, lui dans son lit, moi dans le mien.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Les soixante-huitards
J’aime bien ces soixante-huitards qui démarrent au quart de tour
Dès qu’ils écoutent Fleetwood Mac ou qu’on leur parle de Woodstock.
Les femmes étalent leurs nibards, les mecs se mettent à poil autour
De leur Windows ou de leur Mac pour revoir leurs photos loufoques.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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C’était robot !
Finalement dans le futur, nous serons devenus robots ;
Robots épouses bien dociles, robots maris reconvertis.
L’amour des lois de la nature, c’était trop vrai, c’était trop beau !
Mais on a trouvé plus facile de demeurer assujettis.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Et l’homme recréa la femme
La femme doit être parfaite et se forcer à ressembler
Aux jolies filles des magazines et aux plus belles créatures.
Pour une clientèle satisfaite, on va finir par assembler
Directement depuis l’usine des poupées plus vraies que nature.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le temps des fleurs
Garçons chou-fleur ou filles fleurs naissent d’un gros baiser mouillé
Qui arrose la graine fœtale dans sa matrice bien agrippée.
Soufflent les rires et les pleurs d’un vent de câlins papouillés
Sur les petits doigts en pétales et frimousses toute fripées.Tableau Christian Schloe.
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Ça sert à ça !
Ça sert à graver dans le cœur des souvenirs inoubliables ;
Ça sert à marquer dans la chair les amours forts, impérissables ;
Ça sert à goûter la liqueur de nos sentiments véritables ;
Ça sert à ceux qui nous sont chers à ne retenir que l’admirable.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Ça sert quoi, tout ça ?
Si l’expérience me délivre de la déstabilisation,
Saura-t-elle me conseiller quand demain sera arrivé ?
Tout ce qui est écrit dans les livres dans chaque civilisation
N’a pas vraiment ensoleillé l’humanité tant éprouvée…Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La poussée d’Archimède
Point n’ai besoin de parabole ni de faire de (trop) longs discours
Pour expliquer le mouvement qu’elle produit dans l’intermède.
Point n’ai besoin d’une hyperbole qui ne serait d’aucun recours
Pour montrer le soulèvement que fait la poussée d’Archimède.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Nos amis les féminaux
Ce sont nos vrais meilleurs amis, nos affectueux féminaux !
Toujours à venir ronronner et nous réchauffer le giron.
Ça fait un peu polygamie mais ça fait les abdominaux
Quand il faut, pour les honorer, leur pourlécher les biberons.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le Mont-de-Lumière
Entendez-vous sonner les cloches de Saint-Michel et de Saint-Pierre
Qui nous entourent d’un halo de vibrations et de prières ?
Ce sont les rires de tous nos proches qui ont bâti pierre par pierre
Le mont sur l’horizon pâlot qui s’élève dans la lumière.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le grand souffle
Si l’espoir de liberté faisait de nous des champions,
Si tous les vents de révolte faisaient gonfler nos poumons,
Nous pourrions nous concerter pour ne plus être des pions
Pour que l’homme virevolte et expulse ses démons.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le chant des vagues
Le chant des vagues qui déferlent, si je pouvais l’enregistrer,
Avec l’écho sur les rochers ponctué de quelques mouettes,
Je poserais ça comme un couvercle sur ces tumultes sinistrés,
Pour ne plus être effarouché par tout ce chahut qui me fouette.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Une croisière autour du soleil
Le jour de son anniversaire, c’est comme un retour vers le port
Où l’on refait ses provisions en s’informant du temps qui passe.
Après on repart en croisière avec son moyen de transport
Pour une année d’imprévisions autour du soleil dans l’espace.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le règne bleu
Que le jour se lève ou bien qu’il se couche
Le bleu règne en maître sur son arc-en-ciel.
Enfin ses élèves referment leur bouche,
Et vont se soumettre à l’universel.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Qu’il est long le chemin
Je vois des femmes nues allongées dans les dunes,
Leurs petits mamelons et leurs petites fesses.
Il serait bienvenu que j’aie bonne fortune
En vendant mes melons demain à la kermesse !Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Au fond de son nid
Elle s’est blottie au fond de son nid
D’un petit malaise cherchant la tendresse.
Sur un sifflotis, sans cacophonie,
Je l’ai mise à l’aise mais avec adresse.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Les femmes aux mille couleurs
Elles dansent dans mes rêves, elles tournent autour du monde,
Elles m’entraînent avec elles, les femmes aux mille couleurs.
Elles sautillent sans trêve, l’allégresse les inonde
D’une folie sans séquelle, d’un délire sans douleur.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le semeur de lumières


Il en est le gardien, il en est le semeur,
C’est lui qui ensemence ces milliers de lueurs.
Il ranime la flamme de ce temple bénit.
Il entretient son âme et son cœur lui sourit.Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de ces images reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Paris lumière, Paris éclair

Paris, ville lumière, lorsque tu étincelles,
Tu deviens le soleil de toutes les citadelles !
Paris, ville d’éclair, lorsque tu pétarades,
Tu vas toujours trop vite et moi, je suis en rade !Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Ballerine berlingote


Mimant un quadrilatère
Qui ferait comme un anneau,
Elle trace sur la terre
Les nouveaux points cardinaux.
Nord et Sud selon ses cuisses
Et ses longues jambes fines.
Est et ouest, les bras en Suisse,
Rose-des-vents-ballerine.Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de ces images reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Clair de lune sur la dune

Sur les terres dorées sont des croissants de dune.
Sur le ciel étoilé c’est un croissant de lune.
Quel est le boulanger qui a su dupliquer
Tous ces gâteaux moelleux et ces mets appliqués ?
Je l’ai connu jadis quand il était mitron
Lorsqu’il mettait la main à la tarte au citron.
Depuis il a grandi, je crois qu’il vit au four
Et son art a grandi depuis de jour en jour.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Plein les couleurs

Éclaté de couleur et d’un rire radieux
Ce visage est ouvert et son cœur généreux !
Il reflète ton âme et que ça plaise à Dieu
Si notre bel échange déteint un petit peu !
Je parle à tes oreilles aux lobes colorés.
Je t’en mets plein les yeux et tu vas adorer !
Je t’embrasse et ton nez se retrouve violet
Et si je mets du rouge, tu cries « Olé ! Olé ! »Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Fais du feu sur ton chevalet

Fais du feu sur ton chevalet
Fais brûler les pinceaux !
Les couleurs chaudes étalées
Partiront en flambeau !
La peinture à l’huile bouillante
Est prête à verser
Sur ta palette flamboyante
Aux gouaches corsées !Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Au fond de l’amer


J’aime me promener tout au fond de l’amer,
Sur la route des vins de Neptune à Bacchus.
Protégé des requins et des dents de la mer,
Tu me reverras quand j’atteindrai le focus !Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de ces images reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Sentez ma fleur – 1

Sentez ma fleur et faites un souhait !
Exprimez votre cœur et prêtez-lui serment !
Respirez ses arômes et ensuite avouez
Qui est donc l’être aimé qui en est le ferment !Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Ballerine hermétique

Perdue dans ses pensées et l’esprit concentré,
La ballerine parait dans ses petits souliers.
Elle pense à sa danse sans se déconcentrer.
Elle n’se laisse pas distraire même si vous le vouliez.
Un, deux, trois petits pas et puis recommencer,
Maintenir la cadence sur un rythme léger,
La technique est apprise et son corps élancé
Saura bien reproduire ce ballet allégé.
Comme une marionnette qui obéit aux fils.
On la croirait guidée par un fil invisible.
Elle est professionnelle et très aérophile,
Elle a le cœur ouvert et le corps extensible.
Mais ce cœur si ouvert est aussi hermétique.
Elle fuit les amours et ne veut plus souffrir
Pour ce danseur étoile qui était sympathique,
Qui l’a désabusée et sans rien lui offrir.
Elle s’est renfermée et elle s’est consacrée
À sa chorégraphie qu’elle compense à loisir.
Je la connais très bien et sa danse est sacrée
Il faut la respecter et la laisser choisir.Tableau de Fabienne Barbier
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La Fée Naine-nue-phare

On ne la voit jamais, elle est hors de l’espace,
La Fée naine nue phare est bien dissimulée !
Entre l’eau et le ciel, juste sur l’interface,
Elle vit dans un charme dont elle est formulée.
Naine, car toute petite, elle habite une goutte.
Nue, pas besoin d’habit quand on est si menue !
Phare, car elle illumine et nul ne s’en dégoutte.
Fée, car c’est sa nature, elle vit toute nue.
Je l’ai entraperçue un jour où j’ai pleuré,
Elle s’était glissée dans le creux d’une larme.
Grâce aux lois de l’optique, elle m’a effleuré
Et moi j’ai succombé aux attraits de son charme !
Chaque fois que je pleure, que j’ai la larme à l’œil,
Elle est dans ma vision, elle vient dans mon cœur !
Pas une seule fois, nous n’avons eu d’écueil,
C’est devenu un jeu, elle a l’esprit moqueur !
Il m’arrive à mon tour de me faire tout petit,
Passant par le chemin du bout de ma lorgnette.
C’est un amour quantique, l’infiniment petit,
Mais il a pris la place d’une grande planète !Tableau de Fabienne Barbier
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Perdu sur le varech
Raconte-moi, l’oiseau, tes souvenirs passés.
Tu m’as l’air tristounet et tout désespéré.
As-tu ton âme en peine et ton cœur compassé ?
As-tu l’esprit qui rêve et qu’as-tu espéré ?
Tu t’es brûlé les ailes à vouloir t’envoler
Bien trop près du soleil et tu t’es fourvoyé.
Tu as connu l’oiselle qui, ton cœur a volé,
Tu es tout chagriné et le corps foudroyé.
Le ciel a compati et il s’est assombri.
De gros nuages lourds pleurent sur ton étoile.
Les vents balaient la plage et le sable est tout gris.
Tu t’es retrouvé seul et tu as mis les voiles.
Mais les chagrins d’amour ici-bas n’ont qu’un temps.
Bientôt le vent du nord va dégager les nues.
Tu vas te retrouver et récupérer l’élan,
Quand celle qui t’a quitté te sera revenue.
Mais tu dois te laver de toutes ces douleurs
Qui sont accumulées dans les eaux de ton corps.
Ouvre bien grand tes ailes et reprends des couleurs
Et chante avec ton cœur l’amour qui vit encore !Tableau de Fabienne Barbier
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Le porteur d’eau

Ô porteur de lumière au sourire enjoué,
Tu transportes bien fier ta jarre mystérieuse !
Donne-moi de ton eau, j’ai envie de déjouer
Le sort de mes cellules et mes veines artérieuses.
Je sais que ceux qui ont bu n’auront plus jamais soif.
Tu as puisé ton eau à la source des dieux.
Au pays des légendes, cette histoire décoiffe !
Elle est connue des sages et des miséricordieux.
Tu t’échines le dos sous le poids du fardeau
Mais tu as l’endurance et la ténacité.
Tu ne recules pas et tu tiens le cordeau
Fermement de ces mains avec pugnacité.
Ton père était marin, il a bien navigué !
Ta mère était gitane, elle t’a enfanté !
Ton père était robuste et jamais fatigué !
Ta mère t’a prodigué ton sourire enchanté !
Je le vois dans tes yeux, je le vois dans ton cœur.
Tu es la source pure et la chaude liqueur.
Le salut éternel est dilué dans ton eau,
C’est un divin nectar et du meilleur tonneau !Tableau de Fabienne Barbier
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L’odyssée noire

Les femmes de couleur possèdent la mémoire
D’une vie de labeur et toutes ses histoires.
Je connais un conteur qui chante tous les soirs.
Il chante pour ses sœurs, il a son auditoire.
Elles sont magnifiques, elles sont belles à voir
Au sein de leur écrin sur la Côte-d’Ivoire !
Mais quand elles s’en vont hors de leur territoire,
La couleur de leur peau est discriminatoire.
Origine du monde avant la préhistoire,
Elles sont méprisées à leur grand désespoir.
Esclaves du passé, rats de laboratoire,
Mères de l’humanité, réduites au purgatoire.
Il parait qu’on les aide, on le dit, c’est notoire.
Tout ça c’est des faux-bruits, c’est très contradictoire.
On les fait travailler pour un prix dérisoire,
Enfermées au ghetto, et c’est rédhibitoire !
Elles viennent chez nous, elles gardent l’espoir
De pouvoir étudier le nez dans les grimoires,
D’atteindre, à leur tour, les classes préparatoires.
Elles seront un jour le vrai contrepouvoir !
La couleur de leurs robes et tous leurs accessoires
Leur permet l’évasion, comme une échappatoire.
Quand elles chantent le blues, c’est un moment de gloire,
En jouant « noir et blanc » comme au conservatoire.
Tout doucement demain, ces belles vierges noires
Feront aussi un rêve, un songe prémonitoire :
Elles auront gagné leur place au promontoire
Et pour l’humanité, ce sera la victoire !
C’est une belle odyssée, une belle trajectoire.
Tout un parcours de vie sur mon observatoire.
Je n’écris pas ces mots, juste pour émouvoir,
Mais pour offrir le cœur que j’ai pu percevoir.Tableau de Fabienne Barbier