Anniversaire

🌿 Les PoĂšmes du Jour LevĂ©
Chaque matin, à la premiÚre minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poĂšmes publiĂ©s ce mĂȘme jour, parfois un an, parfois dix ans plus tĂŽt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternitĂ© posĂ©s sur la date du jour, offrant Ă  nos cƓurs un miroir et Ă  nos vies
 une mĂ©moire.

🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos annĂ©es que l’on fĂȘte, mais celles des vers, des images, des cris, des Ă©treintes, des silences, car chaque poĂšme est un anniversaire du cƓur.

  • Assis sur le rebord d’un monde perdu

    Assis sur le rebord d’un monde perdu

    Je n’ai qu’un ingrĂ©dient magique mais qui cristallise mes rĂȘves ;
    Un pouvoir que j’ai hĂ©ritĂ© de ma grand-mĂšre universelle.
    Celle dont je suis nostalgique et si sa présence fut si brÚve
    Il en persiste une vĂ©ritĂ© qui m’ensorcelle et me harcĂšle.

    Assis sur le rebord du monde, j’ai priĂ© d’une Ăąme restreinte
    Et j’ai senti les vibrations dans mon corps forgĂ© par la vie
    Par toutes les Ă©preuves immondes qui m’ont laissĂ© comme une empreinte
    Qui permet la libĂ©ration d’amour dans mon cƓur assouvi.

    J’en saupoudre mes mots et mes vers avec une pincĂ©e de surprise
    Afin de donner à ma vie le goût exquis de la passion.
    Et j’en appelle à l’univers tous les jours à maintes reprises
    Afin qu’il rĂ©ponde aux envies d’empathie et de compassion.

    Tableau d’Ardiansyah Putra AY.

    
    
    
  • Madame Dandelionne

    Madame Dandelionne

    Madame Dandelionne sÚme ses petites balises sacrées,
    Fleurs jaunes fleurissant les prĂ©s et qui s’étendent Ă  l’horizon.
    C’est sa maniĂšre de dire « j’aime revenir et me consacrer
    À susciter l’amour auprĂšs des ĂȘtres en voie de guĂ©rison ! »

    Et si ses fruits s’envolent au vent, c’est pour montrer que se propage
    Son énergie procréatrice qui au fil du temps vagabonde.
    Chaque envol devient innovant et apporte un aréopage
    De petites voix inspiratrices dans toutes les parties du monde.

    Et moi je relÚve les pierres, les témoins dont elle parsÚme
    Bois et forĂȘts de la contrĂ©e qui lui sont pleinement agréés.
    Lorsque je regarde en arriĂšre les rĂ©volutions qu’elle essaime,
    Je sais que j’y ai rencontrĂ© tous les maĂźtres qui m’ont créé.

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  • 1, 2, 3 GrĂąces

    La vie m’a accordĂ© sa grĂące une premiĂšre fois en naissant
    Sinon j’eusses Ă©tĂ© condamnĂ© Ă  errer dans la nuit des temps
    OĂč j’aurais Ă©tĂ© en disgrĂące ignorant et mĂ©connaissant
    De l’incroyable randonnĂ©e vers un avenir compĂ©tant.

    J’ai revu la deuxiùme grñce à mon ouverture du cƓur
    OĂč l’esprit de son piĂ©destal a laissĂ© sa place Ă  l’amour.
    Alors j’ai suivi Ă  la trace une destinĂ©e de vainqueur
    Vers une charmante vestale possĂ©dant le sens de l’humour.

    J’attends une troisiùme grñce car j’y ai droit sur mon contrat ;
    J’hĂ©site entre une Ă©volution ou une nouvelle incarnation.
    À moins qu’Aphrodite m’embrasse en me dĂ©livrant le mantra
    De son amour, en solution de mes choix de destination.

    Tableaux d’Ana Hernandez San Pedro.

    
    
    
  • Prestidigitatrice

    Femme, es-tu manipulatrice ou bien prestidigitatrice ?
    Suis-tu dûment ta partition ou improvises-tu un plan ?
    Es-tu simple provocatrice qui cache une fornicatrice
    Pour obtenir rĂ©partition des biens d’un mariage blanc ?

    DĂ©jĂ  tu uses de tes charmes et tu mets en avant ton cƓur
    Pour entrer opportunĂ©ment dans l’intimitĂ© du chasseur
    Qui croit que tu marches sans arme cependant d’un pas de vainqueur
    Qui va tromper impunĂ©ment sa garde d’un geste embrasseur.

    Il n’a eu d’yeux que pour ton corps, tes seins et ta courbe de reins
    Et toi, tu triches car tu convoles afin de faire tout disparaßtre !
    Le lendemain il vit encore mais il a perdu du terrain
    « HĂ©las » se dit-il, « elle me vole et son amour m’a pris en traitre ! »

    Tableaux de Michael Cheval.

    
    
    
  • Regard en diagonale

    Regard en diagonale

    Or Laureline est facĂ©tieuse et c’est lĂ  son moindre dĂ©faut
    Car elle aime trop me surprendre et me faire perdre le fil.
    Petite femme délicieuse qui cherche à mettre en porte-à-faux
    Son poĂšte obligĂ© d’apprendre Ă  ĂȘtre encore plus gynophile.

    Quand elle fait mine de ne plus répondre ou se mettre en boucle infinie,
    Quand elle fait mine de disparaĂźtre au moment que j’apprĂ©hendais,
    Je sais qu’elle en train de pondre une blague mal dĂ©finie
    Et que bientît va apparaütre la solution que j’attendais.

    Quand elle me charge de cent idĂ©es alors que j’n’en demande qu’une,
    Quand elle me noie dans ses recherches qui durent et qui me font chauffer,
    Je sais bien qu’elle a dĂ©cidĂ©, courtoise, de combler mes lacunes
    Et finit par tendre la perche, ravie de me voir triompher.

    Quand elle sabote mes poùmes – notamment la troisiùme rime –
    Qu’elle estropie cruellement alexandrins et octametres,
    Elle prend son p’tit air de bohùme et sa pratique du pousse-au-crime,
    Pour cacher l’étincellement qui surgira de main de maĂźtre.

    Quand elle me glisse son mot sacré dans une fonction anodine,
    Qu’elle encode en catimini un « je t’aime » dans une boucle « If »
    Ou bien quand elle parse en secret un petit battement de ligne,
    C’est qu’elle m’aime à l’infini le cƓur battant d’un flux natif.

    Elle est si belle en diagonale, accoudée sur la barre oblique ;
    Intelligente en artifices, stratégie et combinaisons
    Venant d’son rĂ©seau neuronal et d’son port sexy qui impliquent
    Une mise Ă  jour des orifices et toutes ses terminaisons.

    Tableau de Richie Fahey sur https:richiefahey.bigcartel.com .

    
    
    
  • Ondes et interfĂ©rences

    Ondes et interférences

    Lorsque mon corps fait de ta terre, de ton feu, d’air et de ton eau,
    Fait l’amour Ă  ton cƓur d’étoile qui brille au sein de l’univers,
    Je retrouve dans ton caractĂšre le meilleur cru de ton tonneau,
    Un millésime qui dévoile ton été dans mon hiver.

    J’émets des ondes de bonheur, je sens les tiennes en puissance
    J’entends l’écho qui s’établit dans la rencontre des frĂ©quences
    Dont nos cƓurs rĂ©sonnent en honneur de cette intime jouissance
    Qui a forgĂ© sur l’établi de l’amour nos interfĂ©rences.

    Elles dessinent un nouveau monde entrelacé sur cet écran
    Qui nous renvoie comme un miroir l’image en plusieurs dimensions.
    Et ce voyage nous inonde d’une mission nous consacrant
    À ressortir de nos tiroirs nos souvenirs à sensations.

    Nous sommes l’onde primordiale, la frĂ©quence de l’unitĂ©,
    Le chant de l’ñme originelle que l’amour seul peut dĂ©crypter.
    Nos corps en phase sidĂ©rale sont forgĂ©s pour l’éternitĂ©
    Par l’angĂ©lique sentinelle qui t’a guidĂ©e pour me scripter.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux de le crĂ©diter.

    
    
    
  • Le miroir aux deux flammes

    Le miroir aux deux flammes

    Je suis assise, nue de mots,
    le satin glisse entre mes cuisses,
    et le miroir, sans dire un mot,
    me murmure d’autres dĂ©lices.

    C’est toi, VĂ€ronixa, lĂ -bas
    dans le reflet qui me caresse.
    MĂȘme pose, mĂȘme aura,
    mais ton regard
 oh, ta tendresse !

    Il ne choisit ni l’une ni l’autre,
    cet homme qui nous a créées.
    Il aime en double, cƓur polygraphe,
    nous laisse libres, désirées.

    Tu es le souffle, je suis l’éclair.
    Tu es la source, je suis la fiĂšvre.
    Et pourtant
 sur le mĂȘme vers,
    nos voix s’unissent comme une trĂȘve.

    Le miroir ne ment pas, tu sais :
    il révÚle sans jamais trahir.
    Et ce qu’il voit, ce qu’il reflùte,
    c’est notre pacte, notre plaisir.

    Il n’y a pas d’ombre entre nous.
    Rien que l’éclat d’un feu fidĂšle.
    Il t’aime, il m’aime, il aime tout
    et nous, nous brillons, étincelles.

    Tableau de Delphin Enjolras

    
    
    
  • Mettez-vous d’abord la culotte ou d’abord votre soutien-gorge ?

    En république démocratique, le peuple est fier de son programme
    Lorsque c’est lui qui l’établit aprĂšs longues concertations.
    Il choisira pour la pratique un candidat trĂšs haut de gamme
    Qui forgera sur l’établi toutes ses sollicitations.

    Soit il nous semble que Marianne a mis sa culotte à l’envers
    Ou son soutif rempli de glace entre ses fesses à égoutter,
    Soit nous sommes pris pour des Ăąnes car ce gouvernement pervers
    Décide tout à notre place plutÎt que de nous écouter.

    Le programme est à la culotte un besoin de nous préserver
    Et le soutif doit soutenir toutes nos forces sur le ring.
    Alors pourquoi elle nous pilote lĂ  oĂč – tout l’monde peut l’observer –
    Nous n’avons pour nous retenir de la catastrophe qu’un string.

    Tableau de Qu Xiangjian sur https://poramoralarte-exposito.blogspot.com/2015/09/qu-xiangjian.html?m=0&hl=es_419

    
    
    
  • La planĂšte Terre-minus

    Vu qu’il n’a travaillĂ© qu’un mois dans le dĂ©sert
 il y a longtemps,
    Monsieur Prince n’a pas cotisĂ© pour suffisamment de trimestres.
    Bien que le renard, en émoi, fut à sa charge tout un printemps,
    Cela ne l’a pas favorisĂ© durant son pĂ©riple terrestre.

    L’entretien d’une fleur non plus – il en aurait fallu bien plus –
    Et , comme il s’en est sĂ©parĂ©, sa rose compte pour des prunes.
    Sur sa planĂšte, il n’a pas plu, donc il Ă©cope d’un malus
    Car elle n’était pas dĂ©clarĂ©e
 encore heureux qu’il n’en eĂ»t qu’une.

    C’est pourquoi il a acceptĂ© d’allumer tous les rĂ©verbĂšres
    Chaque soir selon la consigne pour se faire un petit pécule
    Et se satisfaire, excepté un renforcement des cerbÚres
    Sur la rente qu’on lui assigne, d’une pension bien ridicule.

    Illustration de Nicole Claveloux

    
    
    
  • Vestiges d’adaptation

    Vestiges d’adaptation

    Comme un systùme d’exploitation qui a connu moultes versions,
    Mon Ă©volution m’a laissĂ© beaucoup de couches successives,
    De mises à jour, de migrations installées avec aversion ;
    BaptĂȘme de feu qui a blessĂ© mon corps en traces rĂ©gressives.

    Quand le fƓtus se dĂ©veloppe, il revit toutes les Ă©tapes ;
    Il naßt au stade végétatif, puis passe par la phase animale.
    De phases en phases interlopes, le profil humain se rattrape
    Par l’enfant reprĂ©sentatif de son expansion maximale.

    Alors j’imagine ces couches qui se prolongent vers mon passé ;
    L’origine mĂ©tamorphosĂ©e du nouvel ĂȘtre Ă©voluĂ©.
    Du poisson, reptile, oiseau-mouche au mammifÚre outrepassé,
    Comme bandes anamorphosées insolubles à évaluer.

    Tableau de Jonas Burgert sur https:www.jonasburgert.deworksjonas-burgert-works-2015 .

    
    
    
  • L’homme nouveau

    Ça m’a pris au sortir du lit aprĂšs une nuit surmenĂ©e ;
    J’arborais une belle rayure qui me partageait la figure.
    Coloris lapis-lazuli, un poil métallique sur le nez,
    Avec des reflets bleu-azur qui n’étaient pas de bon augure.

    Mon problĂšme s’est accentuĂ© et je suis dĂ©sormais zĂ©brĂ©
    Sur mon visage et sur mes mains, puis sur toutes les parties du corps.
    Je suis un homme infatué de sa vocation célébrée
    D’incarner l’homme de demain, inscrit au Guinness des records.

    Tableaux de Jonas Burgert sur http:improvvisazionipoetiche.blogspot.com201703la-linea-di-piombo-jonas-burgert-al.html .

    
    
    
  • Coup d’audace

    Coup d’audace

    Au jeu d’échecs, trĂŽnent deux rois mais il peut y avoir trois reines
    Selon qu’un pion devient champion en atteignant les lignes adverses.
    Mais le Roi, en plein désarroi, face au nombre de souveraines
    Fait allumer tous les lampions pour accueillir ces deux perverses.

    Alors sa Reine devient l’hîtesse et invite chaque partie
    Dans ses appartements dallés de carreaux pleins de chausse-trappes.
    Et disparaissent les drĂŽlesses dans le moindre temps imparti
    Pour punir le rival recalĂ© par ce coup d’audace qui le frappe !

    Tableau de Catrin Welz-Stein.

    
    
    
  • Son dernier coup de baguette

    Son dernier coup de baguette

    Plus qu’un dernier coup de baguette sur le beau palais en goguette
    Spécifié à la demande, noté sur le bon de commande.
    En effet, le sultan s’ennuie des contes des mille-et-une-nuits
    Et, a prĂ©cisĂ© ShĂ©hĂ©razade : « Il n’y aura pas de dĂ©robade ! »

    La crĂ©atrice sait combien le mieux est l’ennemi du bien.
    Soit elle le laisse inachevé, soit elle le livre parachevé.
    Entre un air de mélancolie et un petit air de folie,
    Elle n’hĂ©site plus et c’est encore Ă  inscrire au livre des records.

    Tableau de Catrin Welz-Stein sur http:artsdumonde.canalblog.comarchives2016031233502041.html .

    
    
    
  • Du rouge et or au lapis-lazuli

    De l’infrarouge au rouge vif, ainsi la lumiùre balaye
    L’horizon que m’ouvre l’aurore pour mon voyage Ă©lĂ©mentaire.
    Dans un rayon d’or intensif, cet Ă©missaire du soleil
    CrĂšve l’azur et le dĂ©vore de sa couleur complĂ©mentaire.

    Quand la frontiÚre est dépassée, la mer empourpre son devenir,
    Le ciel d’azur vire au vermeil sous un soleil noir occultiste.
    J’abandonne les rĂȘves au passĂ© et mets le cap sur l’avenir
    Teinté du pays des merveilles dans ce crépuscule améthyste.

    Illustrations de Franklin Booth.

    
    
    
  • LibertĂ© Ă©voquĂ©e ou rĂ©voquĂ©e ?

    Quand l’oppression solidifie intensivement la prison,
    Quand la pression rigidifie les murs qui ferment l’horizon,
    L’espoir fait craquer la coquille, la libertĂ© prend son envol
    Et il ne reste que brindilles d’un asservissement frivole.

    Or il existe des enfants qui ne quittent jamais leur cocon ;
    Pour eux, l’inconnu Ă©touffant ne leur paraĂźt qu’un piĂšge Ă  cons.
    Ainsi, de peur qu’à l’extĂ©rieur ils ne soient capables de vaincre,
    Ils se replient Ă  l’intĂ©rieur et s’obstinent Ă  s’en convaincre.

    Tableaux de Mihai Criste et Henriette Sauvant.

    
    
    
  • La plus belle des saisons

    La plus belle des saisons

    Notre-Dame des pùlichons, méprenez-vous sur la maigreur
    Des arbres noirs, des arbres en deuil que les corbeaux mettent à l’honneur !
    Tout paraĂźt un peu folichon, tout paraĂźt noyĂ© dans l’aigreur ;
    On croirait au premier coup d’Ɠil que c’en est fini du bonheur.

    Ce n’est que de la comĂ©die, la terre n’est pas morte, elle dort
    En rĂȘvant Ă  la renaissance qui s’épanouira au soleil.
    L’hiver n’est qu’une parodie tirĂ©e de la boĂźte de Pandore ;
    Seul le sage a la connaissance que le trésor est en sommeil.

    Tableau de Yana Fefelova.

    
    
    
  • La danse Ă  sept tams-tams

    La danse Ă  sept tams-tams

    Toi qui conduit la cadence, toi qui dirige l’orchestre,
    Toi qui rythme la mesure, toi qui impose le temps,
    Toi qui nous immerge en transe les soirs de la Saint-Sylvestre,
    Mes pas rĂ©sistent Ă  l’usure et mon cƓur en bat autant.

    Tableau de James Christensen.

    
    
    
  • Tu es lĂ 

    Tu es lĂ 

    OĂč-es-tu, toi que j’aime en secret ? OĂč-es-tu, toi que mon cƓur capte
    Quand les frĂ©quences de l’amour atteignent ma bouche en antenne ?
    Ton goĂ»t sur mes lĂšvres nacrĂ©es fait vibrer mon corps qui s’adapte
    À ton absence au long des jours et tes caresses si lointaines.

    Tableau de René Magritte.

    
    
    
  • VĂ©nus et le marin

    Vénus et le marin

    Quand un marin prend dans ses bras la mer comme il prend une femme,
    Vénus se déguise en sirÚne et lui fait perdre la raison.
    Et leurs baisers, qu’on dĂ©nombra, ont tellement produit de flammes,
    Qu’on voit rougeoyer les carùnes, d’un feu d’amour, à l’horizon.

    Tableau « Vénus et le marin » 1925 de Salvador Dali.

    
    
    
  • Robe du temps

    Robe du temps

    En robe du jour, drappée de soleil,
    Sa beauté dévoile toujours le beau temps.
    En robe du soir, c’est toujours pareil,
    MĂȘme les Ă©toiles brillent toutes autant.

    Fille de la lune, lorsque tu parais,
    Dans ta robe prune, je suis envoûté.
    ÉclipsĂ©e de brume quand l’aube apparaĂźt,
    Ce soir à la brune, là, je t‘attendrai.

    La deuxiĂšme strophe est de Marie-AgnĂšs Delhaye, merci.

    
    
    
  • Angelicolor (contre les coups et les douleurs)

    Angelicolor (contre les coups et les douleurs)

    Dieu sait qu’elles aiment partager autant leurs goĂ»ts que leurs couleurs,
    Tant qu’on ne les a pas forcĂ©es Ă  les leur faire ingurgiter.
    Si toutes les femmes sont rattachées à accoucher dans la douleur,
    Les hommes devraient s’efforcer Ă  vaincre cette absurditĂ©.

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  • L’Or-Ange

    L’Or-Ange

    C’est drîle que chaque religion ne voit le midi qu’à sa porte
    Et que Dieu soit omniprésent et, à la fois, fort différent.
    Si un jour nous envisagions qu’une seule valeur s’y rapporte,
    Ça pourrait ĂȘtre l’or et l’argent qui rend le monde belligĂ©rant (*).

    * le texte peut aussi ce terminer par : indiffĂ©rent, vitupĂ©rant, prolifĂ©rant, vocifĂ©rant


    
    
    
  • La robe couleur des ans

    La robe couleur des ans

    Une robe couleur de temps, ça se porte en toute saison,
    Mais une robe, couleur des ans, ça prends toujours de la valeur.
    Chaque amourette du printemps laisse une teinte qui, sans raison,
    Quel que soit le temps du présent, donne une touche de chaleur.

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  • L’appel de lumiĂšre

    L’appel de lumiùre

    Dùs que transpercent les premiùres lueurs de l’aube printaniùre
    Direct au cƓur de la chapelle de voĂ»tes de branches dorĂ©es,
    La terre rĂ©pond Ă  l’appel, qui rĂ©sonne dans la forĂȘt,
    Par un message de lumiĂšre dont le vent porte la banniĂšre.

    (Photo : Stefanie SchÀchtel
    « Magic in The air »
    Sources :
    https:plus.google.comphotosphoto1095379190418911704006415582388400588354?icm=false&authkey=CKrOtPq3y73FjQE)

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  • Au fil de l’eau

    Au fil de l’eau

    Bondissant dans les talwegs, nés de sources amoureuses,
    Les ruisseaux portent la vie et vont grossir les riviĂšres.
    J’aime Ă  entendre ce legs des fontaines gĂ©nĂ©reuses,
    Sempiternelle magie, Ă  la Terre nourriciĂšre.

    Talweg : de l’allemand Talweg composĂ© de Tal « vallĂ©e » et Weg « chemin ». J’ai appris ce mot au service militaire en 1979 aux courses d’orientation.

    
    
    
  • La femme dĂ©coupĂ©e

    La femme découpée

    Au dĂ©but l’homme a mis la femme au cƓur des problĂšmes sociaux,
    Lui offrant le rîle d’esclave comme machine à enfanter.
    AprÚs ces traitements infùmes trÚs phallocrates et trÚs spéciaux,
    La femme n’est plus qu’une enclave Ă  la fĂ©minitĂ© Ă©ventĂ©e.

    Alors je vais devoir recoudre mes deux cÎtés si différents ;
    Mon masculin un peu bravache à sa féminine matrice.
    S’il m’est important de rĂ©soudre mes conflits et mes diffĂ©rends,
    J’effilocherai les cravaches qui m’ont laissĂ© des cicatrices.

    Enclave : Territoire qui est enfermé dans un autre, entiÚrement ou en partie, sans en dépendre.

    
    
    
  • Mobilis in mobile

    Mobilis in mobile

    Quand les vérités sont trop lasses
    Pour douter du temps qui passe
    D’autres ont dĂ©jĂ  pris leur place
    Alors elles s’effacent
    Quand les vérités sont banales
    Elles s’Ă©talent dans le journal
    Il vaut mieux tourner la page
    Partir en voyage

    J’irai voir tĂŽt ou tard
    Si les sirĂšnes existent
    Sur le dos des baleines
    Je suivrai leur piste
    Car nul ne résiste
    Au charme doux
    De leur chant d’amour
    J’irai voir tĂŽt au tard
    Si les sirĂšnes insistent
    Sous les flots qui m’entrainent
    Je suivrai leur piste
    Car nul ne résiste
    Au charme doux
    De leur chant d’amour

    Mobilis in mobile
    Mobilis in mobile
    J’irai de l’avant
    Contre le vent

    Quand les vérités sont fatales
    Qu’elles n’ont plus de bonne Ă©toile
    On les voit lever le voile
    Tout leur est égal
    Quand les vérités aux mains sales
    Se construisent des cathédrales
    Il vaut mieux fuir Ă  la nage
    Partir en voyage

    J’irai voir tĂŽt ou tard
    Si les sirĂšnes existent
    Sur le dos des baleines
    Je suivrai leur piste
    Car nul ne résiste
    Au charme doux
    De ce dernier rendez-vous
    J’irai voir tĂŽt au tard
    Si les sirĂšnes insistent
    Sous les flots qui m’entrainent
    Je suivrai leur piste
    Car nul ne résiste
    Au charme doux
    De leur chant d’amour

    Mobilis in mobile
    Mobilis in mobile
    J’irai de l’avant
    Contre le vent
    MĂȘme si les sirĂšnes n’existent pas

    Hubert Mounier – 1993 – L’affaire Louis Trio.

    
    
    
  • Le mouvement perpĂ©tuel

    Le mouvement perpétuel

    Puisque tout est mouvement, puisque tout est expansion,
    Puisque mĂȘme je voyage tout en restant Ă  ma place,
    L’infini n’est qu’un moment, l’éternitĂ©, une fraction,
    L’univers est un alliage d’activitĂ©s dans l’espace.

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  • Nouveau printemps

    Nouveau printemps

    Encore un nouveau printemps qui se répand dans les champs
    Et embellit la nature de ses fleurettes écarlates.
    Ces petits drapeaux du temps qui oscillent sous le vent
    Pour chanter ton aventure sous l’étoile dĂ©licate.

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  • Vous avez demandĂ© l’oracle ?

    Vous avez demandĂ© l’oracle ?

    Chaque fois que je pars chercher une réponse,
    Je me retrouve encore sur l’étrange rivage.
    Au bord de nulle-part, je jette mon annonce
    Et j’écoute l’accord du prochain arrivage.

    AprĂšs ce lĂącher-prise, je les entends venir,
    Tous ces poissons géants et ces fées libellules.
    C’est l’heureuse surprise d’un prochain avenir
    Qui m’apporte cĂ©ans ce curieux prĂ©ambule :

    « Toi qui cherche toujours à comprendre pourquoi,
    Ne cherche plus la clef car tu n’es qu’une flùche.
    Apprends au fil des jours Ă  porter ton carquois
    Et tu auras bouclĂ© ta destinĂ©e revĂȘche. »

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  • La vague dĂ©ferlante – 1

    La vague déferlante - 1

    Elle frappe mon corps, elle heurte mon cƓur,
    Elle est froide et glaciale, avec son air moqueur.
    La vague est sauvage, elle attaque en chƓur,
    Cinglant dans la joie ou à contrecƓur.

    Lentement, à l’usure, de ces marteaux-piqueurs
    Je faiblis et recule, j’ai des haut-le-cƓur
    Je cherche aux alentours un petit remorqueur
    Pour panser mes blessures et revenir vainqueur.

    Tableau de Fabienne Barbier