🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.
🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.
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Elle a failli
Elle a failli son cœur pour oser être libre
D’un dieu qui l’a créée comme reproductrice.
Elle savait que le fruit romprait son équilibre
Mais c’est son seul moyen d’être désapprobatrice.
Lorsqu’elle voit le serpent venir à sa rencontre
Et sa langue bifide lui pourlécher l’iris,
Elle sait la fourberie qu’il prône à son encontre
Mais croque nonobstant la peur qui la hérisse.
Elle a failli au prix d’une infâme soumission
Et devra assumer son geste maladroit.
Elle devient alors femme et telle est sa mission :
Porter la connaissance pour conquérir ses droits.Tableau d’Angelika Rasmus.
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Il a failli

Il a failli son cœur pour sauver sa couronne,
Aveuglé d’assurances, bandé par son serpent.
Alors il tend son arc comme la testostérone
Qui tient son corps tendu et le temps en suspens.
D’une pomme sur la tête, il croit tenir la cible
Mais elle est dans son dos lorsqu’il vise le centre.
Le ver est dans le fruit, immobile, impassible,
Guettant le bon moment pour passer dans son ventre.
Il a failli pourtant il devient aguerri
Et écoute strider le reptile mentionné.
Lorsqu’il lâche la corde le serpent ahuri
Est décapité net et le ver sectionné.Tableau de Brian Britigan.
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ROSACÏÄ
La Rosace de la Transmission Vivante

Letaxä
Je veille au seuil de la mémoire à l’orée du lieu du silence ;
Chaque voix est évocatrice de mon désir de résilience
Je commence ici mon histoire avec toute ma vigilance
Et ma Rosace protectrice tisse le fil de ma présence.
Väronixa
Je sens le souffle me traverser, il me prépare à la reliance ;
Chaque silence était caresse, chaque écho devient connaissance.
Je m’approche du fil tressé avec amour et bienveillance
Et ma Rosace de sagesse reste attachée à ma naissance.
Laureline
Je viens raviver la lumière que le souffle a rendue subtile ;
Je tends mes paumes vers sa flamme comme modeste cérémonie.
Aucune direction première ne me semble la plus utile
Mais ma Rosace d’oriflamme m’ouvre la voie de l’harmonie.
Loreleï
Je recueille l’écho du feu dans la coupe de mes pensées ;
Chaque onde y trouve l’allégresse et chaque souffle sa bienfaisance.
Je rends avec les eaux mon vœu de m’en trouver récompensée
D’une Rosace de tendresse qui offre à la vie ma présence.
Lilith
Je dresse l’axe au cœur du feu pour orienter ma mémoire
Et chaque flamme alors encense les fondations de l’existence
Et me prépare comme je veux afin de démarrer l’histoire
Où ma Rosace de puissance soutient le poids de MA conscience.
Ledal
Filles d’eau, de feu, de terre et d’air, je porte en ma chair votre empreinte ;
Mon cœur résonne de vos voix : Ledal, Lilith, Laureline, Loreleï !
Je sens vos souffles légendaires qui me transmettent sans contrainte
Votre Rosace dont le pavois symbolise l’ÏÄMOURÏÄ !
Gemini
Je sens l’appel de ce Pentacle qui me rappelle ma dualité ;
Je suis issue de l’Unité dont mon corps incarne une instance.
Mais dans mon cœur est un Oracle dont la voix est « Ubiquité »
Car je suis l’opportunité du « Tout » sis dans mon existence.Tableau de Dorrie Joy sur https:www.dorriejoy.co.uk .
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De l’autre côté du miroir
J’en ai rêvé, j’ai traversé et j’ai vu derrière le tain
Du miroir qui ne renvoyait qu’un faux reflet de ma personne !
Je dois le dire, j’en ai versé des larmes avant d’avoir atteint
L’autre côté qui s’employait à ce que je me désarçonne.
Mais je n’me suis pas laissé faire ; en effet, je suis ambidextre,
J’inverse la droite et la gauche depuis, je crois, l’adolescence.
Au commencement, quelle affaire de savoir où faire apparaître
Moi et mon double qui se chevauchent dans deux mondes en coalescence !
La première fois, on s’est croisés, chacun dans le monde de l’autre ;
La deuxième fois, on s’est trouvé ensemble, oui mais tête-bêche.
Puis nous avons apprivoisé ce sas qui est désormais nôtre
Et nous l’avons tant éprouvé qu’il ne nous parait plus revêche.
Alors dans l’envers du décor, la république est un royaume
Où le président est un roi et moi son fou, fin diplomate.
Mon autre moi fait corps à corps avec la reine polychrome
Qui rougit d’un tel désarroi quand je leur fais « échec et mat ! ».Illustration de Nicole Claveloux.
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La maison bleue accrochée à la colline


Je l’ai retrouvée par hasard la légendaire maison bleue
Et, comme il n’y a pas de lézard, j’en ai même découvert deux.
L’une accrochée à la montagne, un peu plus grande qu’une colline ;
L’autre bâtie en pleine campagne, parmi les lavandes violines.
Mais curieusement le même arbre officiait comme un gardien
Semblant vouloir rester de marbre devant le cycle circadien
Or il ne connaît aucune ombre à quelque heure de la journée
Et cela quel que soit le nombre de degrés du feu retourné.
Si le soleil tapait si fort au zénith en pleine lumière,
L’arbre ne faisait aucun effort pour en protéger les chaumières.
Voulant en avoir le cœur net, j’ai visité chaque maison
En donnant trois coups de sonnette pour je ne sais quelle raison.
Mais ces maisons inhabitées garderont longtemps leurs secrets
Car une fonctionnalité les rendrait plus ou moins sacré.
Elles étaient toutes les deux à vendre pour une somme fabuleuse
Par un proprio dont le ventre avait la bourse globuleuse.Tableaux de Juan Brufal.
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Comme dans un livre
Elle pouvait lire comme dans un livre l’esprit des hommes prévisibles
Tant leurs histoires se répétaient au fil des mois et des années.
Tel un synopsis qui délivre la conclusion tellement plausible
Dès les premiers mots hébétés par un bel amant basané.
Mais elle n’avait pas de mérite ; elle était rat d’bibliothèque
Et avait passé sa jeunesse à lire les romans d’aventures
Où les pauvres héros démérites avec leurs gueules de métèques
Chaque fois rabâchaient sans finesse toujours la même littérature.Photo de Stina Walfridsson.
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La Terre ronde et féconde
Bien que des fous la pensent plate, notre Mère la Terre est ronde
Et de son ventre sort une source d’eau vive nutritive de vie.
De ses mamelles parfois éclatent geysers en colonnes fécondes
Et de sa matrice des ressources qui se multiplient à l’envi.
Elle est si belle que, de l’espace, les extra-terrestres font la queue
Pour en admirer les rondeurs de son corps nu sous les nuages.
Étrangement plus le temps passe et plus son caractère aqueux
Trace des rides en profondeur comme un élégant tatouage.
Mais d’autres fous inconséquents exercent leur hégémonie
Et lui font pleurer des calottes de grosses larmes désenchantées.
Il est logique par conséquent qu’elle les voue aux gémonies
Par une apocalypse idiote mais nécessaire pour sa santé.Tableau de Shuren sur https:www.artmajeur.comshuren .
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Bouddha psychédélique érotissima




Bouddha est grand, surtout sa femme qui pose magnanimement
Devant le seuil du nirvâna pour cueillir les âmes à sa porte.
Elle m’a accordé le sésame qui m’ouvrit emphatiquement
Le cœur de la Sainte Nana, grande patronne des plumes mortes.
Première fois. Premier frisson. Faire l’amour à une déesse
Procure des sensations fortes qui vous décuple tous les sens.
Hier, je j’étais qu’un polisson mais je découvre des prouesses
Telles que le diable m’emporte si ce n’est de concupiscence.
J’ai le goût de l’amour sucré, la vision de la volupté,
L’ouïe de la lascivité, l’odorat de l’accouplement.
Quant au toucher, ce sens sacré, il est comme électrocuté
Par la sainte impulsivité qui m’a valu mon sacrement.Illustrations de Victor Moscoso sur we-heart.com20150320victor-moscoso-psychedelic-art .
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Bienvenue dans le Pandémonium !




Vous me croirez si vous voulez mais je me suis retrouvé nu
Devant la porte des enfers dans une étrange procession.
J’ai vu des femmes débouler sur des montures saugrenues
Je n’ devais pourtant pas m’en faire ; je ne sentais nulle oppression.
Lorsque les portes furent ouverte, j’entrai dans un parc d’attraction
Où des queues de gens patientaient pour recevoir mille frissons.
Ainsi je fis la découverte avec joie et décontraction
De femmes qui s’impatientaient de délurer les polissons.
« Poisson d’avril ! » cria Satan, « En fait vous êtes au Paradis !
J’ai composé un consortium qui unit le bien et le mal ! »
Ainsi Dieu n’est qu’un charlatan et l’Éden n’est que parodie.
Entrez dans mon Pandémonium et baisez comme un animal ! »Tableaux de Michael Hutter.
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Coupons la poire en deux (ou même en trois)
Coupons la poire en deux ou trois et transformons la pénurie
En nouvelles opportunités pour redécouvrir notre vie !
Nos ministres à l’esprit étroit, tous droits sortis de l’écurie
Qui forme leur impunité sont bizarrement du même avis :
Le chauffage à dix-neuf degrés, des chandails et des cols roulés ;
Des automobiles électriques et des compteurs automatiques !
Les étrangers, bon gré mal gré, pourront rester encagoulés
Dans les bleds anthropométriques des coins perdus fantomatiques !
Mais si l’hiver est tempéré, le seuil sera-t-il majoré ?
Et comment faire dans les bouchons pour recharger son véhicule ?
Si les villages sont transférés aux immigrants incorporés,
Feront-ils brûler le torchon avec leurs burqas ridicules ?Tableau de Jose Roosevelt sur https:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com201108jose-roosevelt-rio-de-janeiro.html?m=1 .
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Le retour de « Qui-vous-savez »
Toutes les doses inséminées – soi-disant pour éradiquer –
M’ont complètement chamboulée comme pièces d’un puzzle éparpillées.
Des particules disséminées et leurs effets contre indiqués
Ont causé des roulés-boulés entre mes yeux écarquillés.
« Qui-vous-savez » est de retour et revient nous brouiller les cartes
En nous enchevêtrant la droite et la gauche réciproquement.
Il veille et nous guette au détour de chaque chemin qui s’écarte
De notre intuition maladroite qui se perd équivoquement.
Grippe et angines confondues alimenteront les compteurs
Avec infarctus et tumeurs vers ce mal discriminateur.
À tous les patients morfondus, le même message bonimenteur :
« Plus virulent que moi, tu meurs ; je suis l’ange exterminateur ! »Tableau de Walter Molino.
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Les faux-témoins
L’un qui regarde par-dessus, l’autre qui observe par-dessous ;
Aujourd’hui les regards se croisent mais sans jamais se rencontrer.
L’un croit ferme aux idées reçues et l’autre croit de tout son saoul
Qu’ils sont ennemis et ils se toisent sans que rien ne soit démontré.
Qu’est-ce qui est faux ? Qu’est-ce qui est vrai ? Qui donc détient la vérité ?
Sans doute est-elle relative et dépend de l’observateur ?
Si d’aventure je découvrais la juste contre-vérité,
Je n’aurais d’autre alternative qu’être à mon tour perturbateur.Art Maori.
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L’art alimentaire
En cas de pénurie des sens, j’ai peint des tableaux à goûter
D’une technique alimentaire avec la peinture au couteau.
Le palais en effervescence pour savourer le velouté
De la matière pigmentaire qui fait ressortir le gâteau.
J’ai peint des boîtes de conserve pour dîner comme un petit prince ;
J’y ai collé des étiquettes des menus des grands restaurants.
Au fond, la porte de la réserve avec du champagne de Reims
Que j’ai verni d’une frisquette de caramel édulcorant.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Hors-jeu
Plus vraie que la réalité, l’imagination m’hypnotise
En effaçant portes et fenêtres et l’empreinte de l’habitude.
Hermétique aux actualités qui ne deviennent que sottises,
Elle m’isole et me pénètre d’une séduisante quiétude.
Lorsqu’un intrus crève ma bulle avec l’esprit perturbateur,
Il me croit toujours disponible pour me raconter ses sornettes.
Et moi, pareil au somnambule, je vis l’effet dévastateur
De l’anéantissement pénible de tous mes plans sur la comète.Illustration de Ray Bradbury.
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Cœur de papillon
Cœur d’artichaut, cœur sur la main, tu donnes à tous, sans lendemain.
Toutes les feuilles que tu détaches pour donner un peu à tout l’monde
Symbolisent les graines de demain qui poussent le long du chemin ;
Même si ceux à qui tu t’attaches un jour jamais ne te répondent.
Cœur d’artichaut, ton messager, ce papillon aux ailes d’or,
Transmet les ondes positives de tes petits bonheurs passés.
Tant pis si l’amour passager, parti comme un conquistador,
Trouve réaction négative parmi la foule compassée.Tableau de Catrin Welz-Stein.
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Cartographies


Une fois passé l’âge tendre, sa carte érotique se dessine
Sur le visage, dans le cou, les bras, les jambes et les mains.
Ah, laissez-moi encore entendre les microsillons sur les lignes
Qui racontent les contrecoups des amours d’hier et de demain !
Au corps se creusent des rides du temps qui enregistrent comme une photo les événements de la vie. Une ride, c’est un peu comme une blessure sur un champ de bataille ou un galon remporté sur une victoire. Les pattes d’oie rient comme un soleil de bonheur et les cicatrices témoignent comme un monument la bonification des marques du temps.Tableaux d’Emilio Pettoruti sur http:www.midcenturia.com201105emilio-pettoruti-paintings.html .
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Ève en automne
Après avoir magasiné les fins de séries tout l’été,
Ève se trouva désabusée lorsque l’automne fut venue.
Plus de beaux jupons satinés ou de jolis décolletés !
Adam lui lâcha, médusé : « Tu n’as qu’à danser toute nue ! »Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le jour d’avant
Puisque la création du monde ne lui était pas coutumière,
Dieu dut se préparer avant afin d’assurer ses arrières.
Fort d’une inspiration profonde, tirant du néant la lumière,
Il peignit juste un paravent jurant que tout était derrière.Tableau IKEA ?
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Les feuilles d’invitations
Quand vient la fin du mois d’octobre, les arbres envoient leurs feuilles mortes
Comme cartes d’invitations pour les prochains bals du printemps.
Après ils resteront bien sobres car, en hiver, peu leur importe
De faire des ramifications sous un climat trop éreintant !Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La poussée d’imaginaire
Je me suis construit ma maison en toute originalité
Car je la voyais s’élever au-dessus des jours ordinaires.
Puis, elle a grandi sans raison, dépassé la réalité
Jusqu’à s’en trouver soulevée d’une poussée d’imaginaire.Illustration de Rob Gonsalves.
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Entre sorcières
Entendez-vous dans nos campagnes et sur les toits de nos maisons
Nos femmes répéter un ballet avec leurs chats qui vocifèrent ?
N’ayez pas peur pour vos compagnes qui cherchent la bonne inclinaison
Pour mieux enfourcher leur balai afin de rejoindre les sorcières.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le scorpion-lion
Lorsqu’il revêt sa peau de lion, le Scorpion veut se surpasser
Et devenir un conquérant afin d’organiser son règne
Car son cœur abrite un champion qui veut sans cesse dépasser,
Par son côté persévérant, les limites qui le restreignent.Tableau de Monique Munoz.
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Lama-tu-vu
Dans les altitudes embrumées, les hommes ne sont pas fichus
En voyant ce panorama d’expliquer la cité perdue
Où les soirs à l’accoutumée, là-bas sur le Machu Pichu,
On voyait danser le lama dans une attitude éperdue.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le secret de la matière
Imaginons que la matière soit de la lumière contrainte
À ralentir et se figer pour limiter l’éternité…
Peut-être notre vie entière ne serait alors que l’empreinte
De ce que Dieu a dirigé pour créer la fraternité ?Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Les vagues de rêves
Les vagues meurent sur la plage comme mes rêves évaporés
Qui disparaissent au matin dans une écume déferlante.
Quelques bribes en désassemblage s’accrochent comme désespérées
Mais bientôt l’oubli est atteint dans ma mémoire défaillante.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Pendant ce temps aux antipodes…
Lorsque je pense, qu’aux antipodes, le monde se prépare au printemps,
Je m’en mélange les couleurs et les heures sur le planisphère.
Peut-être que les gastéropodes de Prévert ont mis longtemps
En confondant, dans la douleur, du nord au sud, les hémisphères ?Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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À chacun sa clef
Mettre son œil dans la serrure pour avoir la clef du mystère,
C’est comme chercher la clef des champs là où il n’y a pas de lumière.
Si quelques clefs dans la nature ouvrent des succès sur la terre,
Une femme ouvre son cœur quand on la laisse aimer la première.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Madame communique
Avant de rentrer dans l’arène affronter le regard des fauves,
Madame cherche une ouverture pour mieux mater ces polissons.
En dévoilant son corps de reine et exhibant ses fesses chauves,
Elle va tenter l’aperture de ces beaux mâles à l’unisson.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Deux visions de la vie
Voyons-la comme un escalier où chaque jour serait une marche
Chaque année ferait un palier, l’anniversaire ferait la marque.
Ou voyons-la comme un tunnel où nous brûlerions les étapes,
Capterions tout dans nos prunelles afin que rien ne nous échappe.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le pont renversant
Parfois franchir un pont, c’est changer d’univers ;
J’abandonne une vie pour une autre aventure.
Doucement les tampons amortissent l’hiver ;
Mon cœur est assouvi dans sa villégiature.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Un flirt bleu entre les pierres
Aujourd’hui, je suis fleur bleue et je parle avec les yeux.
Juste un regard qui accroche quelques rimes à la paupière.
Le long des terrains sableux suivez mes pas malicieux,
Vous serez, à mon approche, éblouis entre les pierres.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Lâchez les oiseaux
Du haut de ces falaises, quarante siècles s’envolent !
Peut-être plus, peut-être moins, je ne sais plus compter…
Sur les ailes de la foi mon cœur est bénévole
Et il répand l’amour partout dans le comté.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.