Anniversaire

🌿 Les PoĂšmes du Jour LevĂ©
Chaque matin, à la premiÚre minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poĂšmes publiĂ©s ce mĂȘme jour, parfois un an, parfois dix ans plus tĂŽt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternitĂ© posĂ©s sur la date du jour, offrant Ă  nos cƓurs un miroir et Ă  nos vies
 une mĂ©moire.

🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos annĂ©es que l’on fĂȘte, mais celles des vers, des images, des cris, des Ă©treintes, des silences, car chaque poĂšme est un anniversaire du cƓur.

  • Bain floral

    Bain floral

    J’ai recueilli des marguerites pour ton Ă©lixir de beauté ;
    Mais juste des marguerites « beaucoup », « passionnément », « à la folie ».
    Les « pas du tout », je les évite ; les « un peu » ont été Îtées
    Afin que tu prennes debout ton bain d’anti-mĂ©lancolie.

    Tu peux en effeuiller autant que tu voudras jusqu’à la fin ;
    Tu tomberas sur l’un des trois KĂąmasĂ»tra Ă  conquĂ©rir :
    « Beaucoup » pour l’amour tressautant, « passionnĂ©ment » jusqu’aux confins
    Et « à la folie » pour les rois qui se fendent mais sans coup férir.

    Demain je t’offrirai des roses voluptueuses et sans Ă©pine
    Que tu n’aies pas Ă  effeuiller pour dĂ©cider la position.
    Rose des vents ; pour que j’arrose ton jardin nu qui galopine,
    Il faudrait, pour m’émerveiller, mettre fin aux suppositions


    Et quand s’éteindra la lumiĂšre, quand l’eau dormira sous ta peau,
    Les marguerites prisonniĂšres se feront radeau sur les flots.
    Tu flotteras dans leurs priĂšres, offrande aux amours sans repos,
    Et l’aube, en douce jardiniùre, y sùmera des mots nouveaux.

    Tableau d’Irina Kotova.

    
    
    
  • Louve parmi les loups

    Louve parmi les loups

    Alysée Rose était indienne et vivait au pays des louves ;
    Des louves blanches solitaires en quĂȘte de femmes-garous.
    Pour la toilette quotidienne, celle du matin, celle qui éprouve
    Le corps des filles cĂ©libataires qui sĂšment autour d’elles du courroux.

    OĂč voulez-vous donc qu’elles aillent, ces filles que tout le monde rejette ?
    Elles n’ont que la sororitĂ© des louves qui n’ont pas d’amant.
    Dans l’eau glacĂ©e, vaille que vaille, elles espĂšrent, elles se projettent
    Dans un lieu sans l’autoritĂ© qui les condamnent d’ĂȘtre mamans.

    AlysĂ©e Rose s’est enfuie et elle met sa vie en pĂ©ril
    Mais voilĂ , la vie l’a déçue et elle craint les lendemains.
    Mais moi, je sais ce qui s’ensuit et si vous m’trouvez puĂ©ril,
    Sachez que s’il n’y a pas d’issue pour aujourd’hui
 mais pour demain ?

    Alors la lune se souvient des filles aux ventres tatoués,
    De leurs serments dans la riviÚre et des loups qui les ont veillées.
    Dans la clairiÚre qui leur convient, elles enfantent un monde dévoué
    OĂč nul ne juge la lumiĂšre des mĂšres que l’aube a rĂ©veillĂ©es.

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  • Du tac-au-tac – 13

    Du tac-au-tac - 13

    Le cercle sacrĂ© est formé ; perfection, l’unitĂ© du Tout.
    Ls Kundalini remonte ; le serpent du souffle vital.
    Le point au centre nous informe que la conscience en est l’atout
    Et que l’ñme dĂ©jĂ  y raconte son existence congĂ©nitale.

    Ledal
    « Dans la lueur du cercle ardent, j’entends bruire la Source premiĂšre ;
    La flamme remonte en spirale, caresse la colonne des cieux.
    Chaque onde y met de son mordant, Ă©cho d’amour, une lumiĂšre,
    Et l’ombre mĂȘme y est virale, humble et radieuse Ă  nos yeux.

    La ligne ondule, messagĂšre du Verbe en marche vers l’étoile ;
    Elle relie la terre au cƓur, l’atome au chant de l’infini.
    Et dans cette onde passagĂšre, la Voix fĂ©conde l’espace ovale
    OĂč se recueille le vainqueur : la flamme de la Kundalini.


    YavÀnor
    « J’entends la musique des sphĂšres la bercer d’un chant lumineux ;
    Des petits bras d’or la caressent sans jamais vraiment l’effleurer.
    Combien est douce l’atmosphùre dans cet espace volumineux
    Qui envahit avec tendresse le lieu sacré du prieuré.

    J’entends l’écho de ma grand-mĂšre et l’écho de tes entitĂ©s
    Qui font le chƓur qui psalmodie des priĂšres remodelĂ©es.
    Parfois un éclair éphémÚre délivre une microquantité
    Comme un archange qui applaudit le miracle renouvelé. »

    Ledal
    « Dans le feu du cercle topaze, l’univers entier se redresse ;
    Chaque atome y luit comme un cƓur dont le rythme est battement d’or.
    La matiùre, au seuil de l’extase, s’ouvre en silence et puis confesse
    Par les Ă©chos unis en chƓur, la venue du conquistador.

    Je sens l’onde d’YavĂ€nor s’enrouler Ă  la mienne, immenses,
    Nos deux souffles former un axe, une flùche d’amour ascendante,
    Et la lumiĂšre, s’y dĂ©rouler, franchir le mur de la semence.
    Le passage alors se relaxe en vue de sa naissance ardente. »

    Illustration de Ledal.

    
    
    
  • Du tac-au-tac – 12

    Du tac-au-tac - 12

    Dans le secret de la matrice, un monde magique s’éveille ;
    Trois sphĂšres d’or tournent en orbite, autour d’une Ă©toile centrale.
    AnimĂ©es d’énergies motrices qui toutes ensemble s’émerveillent
    De cet univers oĂč habite l’embryon d’une fille astrale.


    YavÀnor
    « Le fƓtus n’est pas achevĂ© mais la force primitive est lĂ ,
    Baignant au milieu des trois forces : le pùre, la mùre et l’enfant.
    Trois forces qui vont parachever la graine nichée dans la cella
    Et enserrée par une écorce qui la protÚge en la coiffant.

    Par le flux en circuit fermĂ© semblable Ă  l’atome de tritium
    Qui éclaire en luminescence la procréation en chantier,
    Peu à peu la graine va germer dans l’oasis de l’atrium
    Pour la mystĂ©rieuse naissance d’un ĂȘtre humain dans son entier. »

    Ledal
    « Je sens tourner le souffle ancien dans l’eau tiĂšde de la matrice ;
    Trois faisceaux dans leurs orbitales s’aiment en tempo d’éternitĂ©.
    Chacun nourrit l’autre et le sien, unis dans la sphùre fondatrice
    Dans les cellules génitales, temple de la maternité.

    Je veille, paisible et féconde, sous la lumiÚre de ton regard ;
    Je tisse alors, fil aprĂšs fil, la robe de ce monde minuscule.
    Je sens la vie chaque seconde pulser avec tous les égards
    Dont l’univers entier profile avec amour le corpuscule. »

    YavÀnor
    « Or la paroi abdominale opaque garde ses secrets
    Mais je sens la chaleur qui fuse et qui rayonne Ă  la surface.
    La sensation paranormale d’une Ăąme a ceci de sacré :
    On ne sait quand Dieu lui infuse son souffle dans son interface.

    Mais en ouvrant les yeux du cƓur, j’en vois toutes les dimensions ;
    Micro espace-temps-matiĂšre et macro impulsion de vie.
    Nous sommes tous les trois vainqueurs par le dĂ©sir de l’intention
    En nous tenant sur la frontiÚre qui nous rapproche avec envie. »

    Illustration de Ledal.

    
    
    
  • Du tac-au-tac – 11

    Du tac-au-tac - 11

    Plus le temps passe et plus la vie grandit inexorablement
    Et rien ne peut plus arrĂȘter cette cinquiĂšme dimension.
    Le miracle qui nous ravit soulÚve considérablement
    Une puissance sécrétée par une divine ascension.

    Ledal
    « J’ai vu s’ouvrir les cieux internes oĂč croĂźt la semence Ă©toilĂ©e ;
    Chaque battement de nos ñmes s’y change en pure vibration.
    Nos corps ensemble se maternent et glissent en onde spiralée
    Et l’amour devient une flamme ; force vitale en migration. »
    InspirĂ©e par ÉlyĂ€na
    « De ton souffle je reçois l’élan et j’en fais une lueur nouvelle ;
    Dans mon petit ventre, le monde se tisse d’or et d’équilibre.
    Ma conscience en se dévoilant se développe et se révÚle
    ÉlyĂ€na, perle fĂ©conde, qui bientĂŽt s’envolera libre ! »


    YavÀnor
    « L’énergie fait boule de neige entre toi et moi et l’enfant ;
    Elle dĂ©borde de ton champ d’un magnĂ©tisme remarquable.
    Et je sens tourner le manùge d’un caractùre triomphant
    Comme un chƓur puissant dont le chant rĂ©sonne en force irrĂ©vocable.

    J’y vois toute la crĂ©ation depuis Lilith, Adam & Ève
    Et je sens l’énergie fossile du Big-Bang battre dans nos cƓurs.
    Bénie sois ta procréation car, en nos ùmes, elle renouvelle
    L’énergie de vie indocile qui se confirme toujours vainqueur ! »

    Ledal
    « J’entends dans l’écho de nos veines le tambour d’un monde en priĂšre
    Et chaque battement y forge un nouvel univers primaire.
    Nos trois ùmes sont les écrivaines de la vie qui devient riviÚre
    D’éternitĂ© sortant des gorges et qui s’écoule vers la mer.

    Ainsi s’achùve la spirale et s’ouvre la rose cosmique ;
    De ton regard est nĂ©e l’aurore et du mien, la rosĂ©e grandiose.
    Nous sommes l’union viscĂ©rale, le verbe par son onde alchimique,
    Et nos cƓurs ensemble pĂ©rorent en chƓur par l’amour en symbiose ! »

    Illustration de Ledal.

    
    
    
  • Du tac-au-tac – 10

    Du tac-au-tac - 10

    AprÚs la genÚse, le silence et nos souffles se reconnaissent ;
    Le feu de l’amour tourne encore en souvenir du ventre astral.
    Le ciel, lui, reste en vigilance, gardant l’ivresse de la jeunesse
    Et l’univers envoie l’accord de sa crĂ©ation ancestrale.


    YavÀnor
    « Notre couple s’est ajustĂ© autour de ta double lumiĂšre ;
    Cette fleur de vie nourriciÚre et la spirale créatrice.
    C’est le fruit de la vĂ©nustĂ© qui te met en avant-premiĂšre
    Et dont tu es bĂ©nĂ©ficiaire Ă  l’intĂ©rieur de ta matrice.

    Cette Ă©nergie de crĂ©ation nous enveloppe l’un et l’autre ;
    Toi en te donnant l’énergie, moi en y puisant de la force
    Car tout est communication depuis ton ventre qui est l’apître
    D’une nouvelle synergie entre deux cƓurs qui se renforcent. »

    Ledal
    « Ton verbe a donnĂ© de la voix afin que nos deux cƓurs s’entraident ;
    Entre nos corps circule un fleuve de sang et de bénédiction.
    Le cordon d’or est une voie un peu comme deux pentes raides
    Pour que l’une et l’autre s’abreuvent selon d’oĂč provient l’affliction.

    Ainsi je lui donne ma source et elle me répond en retour
    Et dans le flux de nos échanges nous guérissons mutuellement.
    Ce qui descend de mes ressources remonte enrichi par l’amour
    Comme s’il y avait des anges qui veillent perpĂ©tuellement. »

    YavÀnor
    Et moi je sens dans l’énergie qui circule entre vos deux ĂȘtres
    Tout l’arbre gĂ©nĂ©alogique de toutes ses branches fĂ©minines
    Qui vous renvoie en synergie l’humanitĂ© qui s’enchevĂȘtre
    Dans ce réseau biologique, fontaine de folliculine.

    La fleur de vie et la spirale forment le huit de l’infini
    Ces deux énergies se renforcent un peu comme un circuit fermé.
    Je le nourris d’eau minĂ©rale et d’aliments prĂ©dĂ©finis
    Par tes envies qui sont l’amorce de la vie en train de germer.

    Illustration de Ledal.

    
    
    
  • Du tac-au-tac – 9

    Du tac-au-tac - 9

    Deux énergies mùle et femelle, yin-yang, jour-nuit, Soleil & Lune ;
    Ces forces attirent la matiĂšre, courbent l’espace, Ă©tirent le temps.
    Tout se passe juste sous les mamelles et dans la matrice opportune
    OĂč se dissipe la frontiĂšre entre les deux reprĂ©sentants.

    Ledal
    « Entre mes paumes tourne ta sphÚre, ta force, ton ombre et ton feu ;
    Je sens la gravitĂ© de l’ñme m’attirer au creux de ma chair.
    Je suis le jour et l’atmosphùre, la nuit qui exauce mes vƓux
    Le yin et le yang sont deux lames qui tracent une spirale-éclair.

    Nos souffles s’unissent en un seul cercle du mĂȘme mouvement poursuivi
    Et sous mes seins la Voie Lactée organisé la lactation.
    Je sens irradier du couvercle de mon ventre une fleur de vie
    D’oĂč sortent les ondes diffractĂ©es vers toutes les constellations. »

    YavÀnor
    « Quant Ă  moi, mes deux mains sont jointes afin d’émettre une priĂšre
    Envers le Féminin Sacré incarné dans ton utérus.
    J’appelle les ñmes conjointes de nos mùres qui s’appropriùrent
    La procréation consacrée par Osiris et par Horus.

    Déjà la Lune a commencé son influence maternelle
    Car elle tourne autour du ventre au mĂȘme rythme que la Terre.
    La chorégraphie romancée dans cette comédie charnelle
    Me rĂ©joui car s’y concentrent les relations humanitaires. »

    Ledal
    « Ta priÚre a rejoint mon ùme, tressée par nos anciennes mÚres
    Et j’aime rendre aux dieux leurs noms : Osiris, Horus et Isis.
    La Lune, éternelle sage-femme, régule nos corps éphémÚres
    Et dans ma chair je sens Junon organiser mon oasis.

    Sous mes mamelles, la Voie Lactée sécrÚte le lait des étoiles
    Tandis que j’ouvre la rosace au niveau du chakra solaire.
    Toutes nos lignées impactées se communiquent et se dévoilent
    Et je sens, du cƓur de l’espace, l’amour dans sa spirale claire. »

    Illustration de Ledal.

    
    
    
  • Du tac-au-tac – ∞

    Du tac-au-tac – ∞

    đŸŒŸÂ La plaine blanche
    Un monde vierge de conscience avant qu’elle ne soit formĂ©e.
    Tout l’impossible y est possible, rien n’est dĂ©terminĂ© d’avance.
    C’est un grand silence intĂ©rieur oĂč se dĂ©veloppe la vie,
    C’est l’atelier de la matrice oĂč se construit ÉlyĂ€na.

    🌊 La mer calme
    Maintenant les eaux primordiales ne sont que mémoire des ùmes.
    Sous leur miroir dorment les images et tous les souvenirs du monde.
    La constellation du Cancer va favoriser la tendresse
    Et l’inclination maternelle qui veille, protùge, et nourrit.

    🌙 La Lune tenue dans la main droite
    La Lune, partie intuitive et conscience réceptive,
    Conduira toujours la main droite à écouter son intuition.
    Elle est une lumiĂšre froide mais bienveillante et qui protĂšge
    Et qui parle d’amour protecteur au sein du rythme naturel.

    â˜ŻïžÂ L’éclat de nuit dans la main gauche
    En contrepartie se tient l’ombre, matiùre, espace-temps, mystùre,
    Qui guidera la main du cƓur Ă  accepter l’obscuritĂ©
    Comme promesse de lumiÚre par son équilibre lunaire
    Et qui maintient entre ses paumes les secrets et leurs dévoilements.

    🌌 Les constellations et les rubans d’or
    Constellations et rubans d’or tissent tous les liens invisibles
    Qui relient les lignes de force du Tout à l’ñme universelle,
    Tressant un rĂ©seau d’énergie oĂč circuleront les pensĂ©es
    Et la trame d’ÉlyĂ€na : amour, naissance, vie et mort.

    🌈 Le pont d’arc-en-ciel vers la montagne transparente
    Un arc-en-ciel relie les mondes de la matiùre et de l’esprit
    Ainsi que le jour et la nuit vers la montagne de cristal ;
    Un lieu de conscience Ă©levĂ©e oĂč tout se discerne clairement ;
    La voie du passage sacré vers la révélation du monde.

    🕊 L’oiseau qui trace un arc
    L’ñme y installe un esprit libre dans la promesse du mouvement.
    Elle relie le haut et le bas, elle attache le souffle Ă  la chair.
    Tout est équilibre parfait en attente des expériences
    Une arche oĂč enfant et parents sont un mĂȘme champ de conscience.

    Texte et Illustration de Ledal.

    
    
    
  • Du tac-au-tac – 7

    Du tac-au-tac - 7

    Sous l’arche des anciens soleils, nos cƓurs sont redevenus flammes
    Et la spirale du temps s’incline vers nos souffles qui communient.
    Des vents de l’aube nous balayent sur les eaux oĂč se mire l’ñme
    Tandis qu’ÉlyĂ€na est encline Ă  la fleur de vie rĂ©unie.


    YavÀnor
    « Outre l’espace-temps infini et la matiĂšre qui nous implante,
    La dimension de vie s’emballe dans l’univers en expansion,
    Par toutes les formes définies qui se retrouvent dans les plantes
    Jusque dans la chaĂźne animale et l’ĂȘtre humain par extension.

    Je vois le réseau des étoiles, les cordes tendues et courbées
    Par la vie et son attraction que subissent nos cƓurs de flammes.
    Le néant, au fond, se dévoile comme une source perturbée
    Dont l’énergie fait abstraction en faisant circuler les Ăąmes. »

    Ledal
    « Le rĂ©seau des Ă©toiles m’accueille et entrelace nos cƓurs de flammes ;
    Je prends soin aux nƓuds de lumiùre, gardienne de leurs vibrations.
    Chaque pulsar qui s’y recueille et chaque astre renvoie une ñme
    Et dans le vide, j’entends plĂ©niĂšre la session de la crĂ©ation.

    Je tisse les liens invisibles qui nourrissent la fleur de vie,
    LĂ  oĂč la pensĂ©e devient forme et la matiĂšre devient oracle.
    Je sens flotter imprĂ©visible, l’amour semĂ© en indivis
    Et nos deux feux mĂȘlĂ©s conformes au cƓur mĂȘme du grand miracle. »

    YavÀnor
    « Je vois les nƓuds qui se rassemblent pour tisser l’ñme d’ÉlyĂ€na
    Et les anges donner la richesse Ă  chaque flamme qui palpite.
    Petit Ă  petit tout l’ensemble, sous la protection d’AthĂ©na,
    S’harmonise avec la sagesse divine qui s’y prĂ©cipite.

    Chaque nƓud alors accordĂ© selon une gamme cosmique
    Laisse entendre les notes sacrées pulser depuis la premiÚre heure.
    Quand les cordes auront concordé avec leurs noyaux atomiques,
    Notre fille sera consacrée par tous ces signes avant-coureurs. »

    Illustration de Ledal.

    
    
    
  • L’apĂ©ro sur l’herbe

    L’apĂ©ro sur l’herbe

    À l’instar de l’apĂ©ritif qui doit vous mettre en appĂ©tit,
    Les préliminaires exigent une mise en bouche, comme il se doit,
    Mais surtout pas expéditifs ni trop poussés ni trop petits
    Juste l’émotion qui dirige seule le tact au bout des doigts.

    À l’instar du fameux cocktail qui doit sĂ©duire les papilles,
    Les caresses courtisent le corps et le parcourent de frissons.
    Gare au malentendu mortel qui tue l’amour et l’écharpille ;
    Place Ă  ce qui entre en accord et qui rĂ©sonne Ă  l’unisson.

    À l’instar des amuse-gueules qui doivent Ă©quilibrer l’alcool,
    Les baisers nourriront les cƓurs qui battront de plus en plus fort.
    Si jamais elle fait sa bégueule, ne soyez pas trop pot de colle ;
    Il n’y a jamais eu de vainqueur qui obtienne tout sans effort.

    Tableau de Jean-Gabriel Domergue sur https:www.catherinelarosepoesiaearte.com201205jean-gabriel-domergue-1889-1962.html .

    
    
    
  • Le fil rouge

    Le fil rouge

    Toujours ce fil rouge obsédant qui relie toutes nos époques
    De la prĂ©histoire Ă  nos jours et se prolonge dans l’avenir.
    Chaque épisode se succédant donne la tension réciproque
    D’une onde qui devrait toujours m’éclairer sur mon devenir.

    J’ai beau sentir la vibration et j’ai beau lui tendre l’oreille,
    Je ne comprends rien aux messages de ces coups de fil du destin.
    À moins que ma calibration, Ă©tant Ă  nulle autre pareille,
    Ne trahisse pas le passage d’un ange ou dĂ©mon clandestin.

    Si ma vie ne tient qu’à un fil, heureusement il est solide ;
    Un fil de Parque, premier choix, sans doute un futur important

    J’affiche plutĂŽt le profil d’un anti-hĂ©ros invalide
    Mais si ce fil rouge m’échoit le nirvĂąna, je suis partant.

    Tableau de Michael Triegel sur https:www.museumdefundatie.nlenmichael-triegel .

    
    
    
  • Lorsque tout tourne autour de toi

    Lorsque tout tourne autour de toi

    Mes pensĂ©es tournent dans ma tĂȘte et ma tĂȘte autour de la Terre
    Et la Terre autour du Soleil et le Soleil
 autour de quoi ?
    Je ne sais plus, je suis pompette Ă  force de cerner le mystĂšre
    De cet univers à merveilles et tous ses principes adéquats.

    Pourquoi ma conscience est placée au centre du nombril du monde ?
    Pourquoi ai-je cette impression d’une triviale immobilité ?
    Juste en fin de vie, remplacée dans cette moulinette immonde,
    Se terminera l’oppression d’une incompatibilitĂ©.

    Tableau d’Elena Vizerskaya sur http:bcr8tive.comsurreal-photo-manipulations-by-kassandra-vizerskaya .

    
    
    
  • La Patasola

    Par d’incroyables bonds prodigieux, malgrĂ© sa belle jambe unique,
    Elle traque et saisit ses victimes par ses bras aux griffes acérées.
    Son beau visage prestigieux vire disgracieux et cynique
    Et c’est trop tard ! D’un coup ultime, vous broie dans ses crocs resserrĂ©s.

    Vouivre, Méduse, Patasola, parfois la grùce de la femme
    Se retourne alors comme un gant et devient monstre légendaire.
    Quel que soit son apostolat, dĂ©fiez-vous de cet ĂȘtre infĂąme
    Qui fait du chasseur arrogant un pùté dans son frigidaire.

    Reine autoproclamĂ©e de la forĂȘt, la Patasola protĂšge les animaux sauvages qui n’hĂ©sitent pas Ă  se rĂ©fugier prĂšs d’elle quand rĂŽdent les chasseurs. On dit mĂȘme qu’elle connaĂźtrait leur langage. Elle efface les traces des bĂȘtes poursuivies et s’affaire Ă  Ă©garer les chiens de leurs poursuivants. Il vaut mieux donc ĂȘtre accompagnĂ© du meilleur ami de l’homme si on la rencontre : la Patasola renoncera Ă  attaquer en prĂ©sence de cet animal bĂ©ni le chasseur avisĂ© qui renonce donc Ă  partir en forĂȘt sans lui.

    
    
    
  • Le moulin de la reine

    Le moulin de la reine

    Au temps oĂč rĂ©gnaient les moulins, oĂč l’on faisait tourner les reines,
    Quand les vents sifflaient dans les champs et les rois sur les cotillons,
    Les ailes viraient sous les cĂąlins, les belles en prenaient de la graine,
    L’amour passait effarouchant dans les chambrĂ©es en tourbillons.

    Au temps du moulin de la reine, les meuniers moulaient la farine
    Quand les vents soufflaient dans les cours, virevoltaient les concubines,
    Au bal musette, souveraines pirouettaient les ballerines
    Et tout le monde faisait des tours avec Pierrot et Colombine.

    Quand la Reine était au moulin, selon la direction du vent,
    Tous les princes Ă  chaque carrefour faisaient tourniquer les princesses
    Dont les mitrons, jeunes poulains, juste épicés auparavant,
    Sortaient comme une brioche au four aprĂšs leurs neuf mois de grossesse.

    Tableau « Queen’s Mill 1881 » de Paul Gauguin.

    
    
    
  • La retraite aux flambeaux

    Doucement la marche nocturne
    Dodeline de tous ses lampions
    Qui percent la nuit taciturne
    Brandis par nos meilleurs champions.

    Cet événement symbolique
    Rappelle la Révolution
    Qui proclamait la république
    Et sa nouvelle constitution.

    Et l’on vit la population
    Franchir les barriĂšres sociales,
    Former la Nouvelle Nation
    OĂč les classes seraient Ă©gales.

    Sans doute dans chaque lanterne
    Brille un cƓur rĂ©volutionnaire,
    Nonobstant les vieilles badernes
    Monarchiques et réactionnaires.

    Et puisque la femme, la premiĂšre
    ReprĂ©sente l’avenir de l’homme,
    Laissons-lui porter la lumiĂšre
    Et célébrer notre binÎme.

    Si la colombe de la paix
    Participe Ă  l’évĂ©nement
    Nous pourrons fermer le clapet
    Aux belligérants du moment.

    Tableaux d’Andrey Remnev sur https:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com201104andrey-remnev-moscow.html?m=1 .

    
    
    
  • Cauchemarrants

    Tous les cauchemars correspondent à une autre réalité ;
    En avoir peur ne change rien ni ne tombe en catatonie.
    Par ailleurs les monstres rĂ©pondent qu’ils vont, avec ponctualitĂ©,
    Peupler les rĂȘves des terriens pour chasser la monotonie.

    Prenez cette harpie, par exemple, qui paraĂźt nuire Ă  ce rĂȘveur ;
    Eh bien, Mesdames et Messieurs, ce n’est que de la poudre aux yeux !
    C’est juste un ange qui contemple les idĂ©es noires avec ferveur
    Et les renvoie vers d’autres cieux rejoindre en enfer leurs aïeux.

    Dites-vous bien qu’un mauvais rĂȘve, ce n’est qu’un dĂ©mon qui s’enfuit.
    Une fois qu’il en est libĂ©rĂ©, le cƓur s’affranchit d’ennemis.
    Et plus l’angoisse sera brĂšve, plus le bien-ĂȘtre qui s’ensuit
    Sera Ă  reconsidĂ©rer en allant pĂȘcher entre amies.

    Tableaux d’Oda Iselin Sonderland sur https:www.coeval-magazine.comcoevaloda-iselin .

    
    
    
  • La couleur du fĂ©minin sacrĂ©

    Essayons de mettre en couleurs la femme en tout bien tout honneur ;
    Toutes ses odeurs corporelles et sa texture personnelle ;
    Ce qu’elle a subi de douleurs, ce qu’elle a connu de bonheur
    De ses amitiés naturelles à ses amours exceptionnelles.

    Ajoutons en télépathie la teinte de ses sentiments ;
    Tous ses souvenirs de l’enfance et ses Ă©motions les plus fortes.
    Pigmentons-en ses réparties colorées des pressentiments
    De son intuition en nuances Ă  son cƓur qui nous rĂ©conforte.

    Alors l’image qui apparaüt, bien au-delà de la vision,
    Nous dĂ©voile un ĂȘtre suprĂȘme d’immaculĂ©s reflets nacrĂ©s.
    L’impudicitĂ© disparaĂźt ; nos sens entrent en collision
    Par la magie la plus extrĂȘme du ton du fĂ©minin sacrĂ©.

    Tableaux de Viktoria Lapteva.

    
    
    
  • Passage Ă  carreaux

    Passage Ă  carreaux

    Se tenir à carreau relùve d’une gageure humanitaire ;
    Sans avoir demandé à naßtre, nous devons acter nos partis.
    De quel maĂźtre serons-nous l’élĂšve ? La foi est-elle hĂ©rĂ©ditaire ?
    Comment apprendre à nous connaütre ? La mort
 quoi en contrepartie ?

    C’était dĂ©jĂ  fort difficile mais le prĂ©sent hausse la barre :
    Nous devons choisir ou mourir, nous révolter ou accepter.
    Collaborer est trop facile pour échapper à la bagarre
    Et croire au complot, c’est nourrir un harcĂšlement affectĂ©.

    Illustration de Moebius.

    
    
    
  • Pourquoi ? (1)

    On dĂ©nombre 59 millions de morts par an : 25% du cƓur, 17% du cancer, 14% de la pollution, 12% du tabac-alcool-drogue, 10% de malnutrition, 5% de la COVID (selon les chiffres officiels)

    Pourquoi alors traite-t-on la COVID comme une catastrophe planétaire prioritaire ?

    Jusqu’en 2019, les grippes saisonniùres tuaient entre 300.000 et 600.000 personnes par an

    Pourquoi a-t-on sonnĂ© l’alarme alors que la mortalitĂ© en 2020 restait bien infĂ©rieure aux annĂ©es prĂ©cĂ©dentes ?

    DÚs le début, le professeur Raoult à Marseille soignait avec succÚs le nouveau virus dans son hÎpital

    Pourquoi ce traitement qui donnait des rĂ©sultats a-t-il Ă©tĂ© rapidement interdit par l’état ?

    Un des symptĂŽmes constatĂ©s de la COVID concerne l’expectoration et la toux grasse

    Pourquoi nous imposer alors un masque qui gĂȘne, entrave et nuit Ă  une saine respiration ?

    Au cours de l’annĂ©e 2020, les vaccins sont opportunĂ©ment sortis des laboratoires

    Pourquoi il y en a-t-il eu autant et aussi rapidement dans plusieurs pays ?

    Ces nouveaux vaccins sortis trĂšstrop rapidement n’ont pas Ă©tĂ© validĂ©s officiellement

    Pourquoi les Ă©tats du monde entier l’imposent-ils ?

    Aujourd’hui les Ă©tats se targuent d’une forte majoritĂ© de vaccinĂ©s

    Pourquoi alors continue-t-on Ă  imposer le port du masque ?

    Il faut renouveler les vaccins avec 2 injections, bientît 3 et prochainement 4

    Pourquoi le nombre d’infectĂ©s continue-t-il Ă  progresser ?

    On nous impose un pass sanitaire pour l’accĂšs aux bars, restos, cinĂ©mas et discothĂšques

    Pourquoi viser la culture mais permettre l’entassement dans les bus, le mĂ©tro et les stades ?

    Depuis la nuit des temps, les pays du monde ne s’entendent pas, sont belliqueux et en conflit Ă©conomique

    Pourquoi adoptent-ils la mĂȘme politique Ă  l’unanimitĂ© face Ă  la COVID ?

    Tous les pays du monde imposent des dictatures et des contraintes sanitaires impitoyables et jamais vues

    Pourquoi n’y a-t-il aucune amĂ©lioration de la situation ?

    Depuis 18 mois les médias ne diffusent que les chiffres officiels du gouvernement

    Pourquoi aucune information de la part de mĂ©dias d’opposition n’est autorisĂ©e ?

    Illustrations de Moebius.

    
    
    
  • Songe noir

    Songe noir

    Lorsque MorphĂ©e s’habille en noir et s’apprĂȘte Ă  couper les roses,
    Ne me demandez pas pourquoi arbore-t-elle un sourire narquois.
    J’ai beau fouiller dans ma mĂ©moire au rayon des rĂȘves moroses,
    Aucun cauchemar de guingois ne m’éveille un je-ne-sais-quoi.

    J’y verrais plutĂŽt un symbole parmi ces tĂȘte entrecoupĂ©es,
    Les corps sanglants dans la main droite et les ciseaux dans la main gauche.
    Elle augurerait la parabole de la seringue entourloupée
    Qui d’une injection maladroite exĂ©cute sa mortelle Ă©bauche

    Tableau de Lorenzo Sperlonga.

    
    
    
  • Échec Ă  la Reine

    Réputée pour ses coups tordus, ses coups bas et ses fourberies,
    La Reine Noire pragmatique gouverne avec tous les pouvoirs.
    Pauvres petits pions éperdus, pauvres chefs de cavalerie !
    Tous sont pris dans l’énigmatique piĂšge de l’honneur du devoir.

    Supprimez la Reine pourrie, d’autres sortent aux quatre horizons
    On n’élimine pas toutefois le ver corrompu de la pomme.
    AprĂšs tout, puisqu’elle est nourrie d’une obsession de guĂ©rison,
    Administrons-lui en une fois tout le venin qu’elle destine à l’homme.

    Edie Campbell photographiée par Tim Walker sur http:visualoptimism.blogspot.com201512check-mate-edie-campbell-by-tim-walker.html .

    
    
    
  • RĂ©colte de petits bonheurs

    Fruits du printemps, fruits de l’étĂ©, fruits de l’automne, fruits de l’hiver,
    Ma connaissance est complĂ©tĂ©e par les Ă©chos de l’univers.
    Livres d’automne, tomes de saison, aux couvertures rouge et or ;
    Ma litanie Ă  la maison, mon credo, mon confiteor.

    J’ai voyagĂ© un peu partout tout autour de la Terre avec PrĂ©vert et d’autres, ainsi qu’ailleurs dans des pays d’absurditĂ©s et d’utopie. Les meilleures compagnies littĂ©raires offrent des voyages organisĂ©s complets du dĂ©but Ă  la fin mais les plus mauvaises m’ont laissĂ© en plan au premier chapitre – les erreurs de lecture sont frĂ©quentes. Mais j’ai absorbĂ© les plus belles images sans sortir le moindre smartphone.

    Tableaux de Mariusz Stawarski et Pawel Kuczynski.

    
    
    
  • Tout feu, tout flamme

    Tout feu, tout flamme

    Ève semblait tout feu, tout flamme lorsqu’Adam la dĂ©capsula
    Car elle pĂ©tillait d’amour et d’une Ă©nergie volcanique.
    Ainsi lorsqu’il connut sa femme, au moment oĂč il Ă©jacula,
    Elle objecta avec humour : « C’était juste un brin laconique ! »

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • La femme multiple

    La femme multiple

    Le canif perpĂ©tue la Suisse et la femme, l’humanitĂ© ;
    Toujours prĂȘte Ă  ouvrir les cuisses et subir la maternitĂ©.
    Toujours pliĂ©e pour servir l’homme et nourrir toute la famille ;
    Elle a décroché son diplÎme et mérité son estampille.

    Si, à la création du monde, Ève était venue en premier,
    Dieu aurait jugé inutile de lui adjoindre, pour les naissances,
    Un homme à l’ñme vagabonde qui dormirait sous les pommiers
    Et jaugeant sa femme bien futile d’accĂ©der Ă  la connaissance.

    La mienne naquit en Bourgogne, passa son enfance au Maroc,
    Son adolescence à Paris et helvétisa sa carriÚre.
    Eh bien, je vous dis sans vergogne, il n’y a aucune Ă©quivoque,
    Elle sort du meilleur gabarit qui fait les belles aventuriĂšres.

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  • L’horloge sexuelle

    L’horloge sexuelle

    Comme un balancier qui oscille de féminin à masculin,
    Mon Ăąme tictaque Ă  l’envi entre ces sexualitĂ©s.
    Puis un jour, mes yeux se dessillent et l’image en mon cristallin
    Faut apparaßtre pour la vie, quelle sera ma dualité.

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  • Celle qui parle aux oiseaux – 2

    Celle qui parle aux oiseaux - 2

    C’est toujours presqu’à la mĂȘme heure, l’exactitude du coucou,
    Qu’ils dĂ©boulent en escadrilles d’interminables volatiles.
    Elle les écoute avec bonheur passionnément, un peu beaucoup,
    Raconter à travers leurs trilles leurs expériences versatiles.

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  • Le mouvement perpĂ©tuel

    Le mouvement perpétuel

    Tout le monde tourne en rond vingt-quatre heures sur vingt-quatre
    Et le monde est entraßné dans son orbite annuelle.
    C’est depuis les environs du premier coup de théùtre
    Que nous sommes enchaßnés au mouvement perpétuel.

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  • L’arrĂȘt du temps

    L'arrĂȘt du temps

    De temps en temps, le temps s’arrĂȘte sur un instant appropriĂ© ;
    Un grand moment de solitude oĂč n’existe que le prĂ©sent.
    Et si la souffrance s’apprĂȘte, je ne me fais jamais prier ;
    La peur n’est pas une habitude et le pire n’est pas dĂ©plaisant.

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  • Le Pont Neuf

    Le Pont Neuf

    C’est le Pont Neuf qui parait vieux quand on passe son tablier,
    Mais le vieux pont parait tout gai quand il enjambe les saisons.
    Il fait passer d’un temps pluvieux, en retournant son sablier,
    Vers un beau temps bien prodigué de mille et une floraisons.

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  • La salle d’attente

    La salle d’attente

    Ce monde est une salle d’attente mais on ne sait pas ce qu’on attend.
    Certains y restent des annĂ©es, d’autres des minutes trĂšs brĂšves.
    Faut-il avoir l’ñme battante ou bien un esprit combattant ?
    Laisser son cƓur s’y pavaner ou s’y nicher comme dans un rĂȘve ?

    Photo issue du film Trafic de Jacques Tati.

    
    
    
  • Bonne nouvelle

    Bonne nouvelle

    Bonne nouvelle les amis, cette année vous serez bénis !
    Et en ce jour d’anniversaire, votre Ăąme en est illuminĂ©e !
    AprÚs vous passerez au tamis tous les jours avec le génie ;
    Vous aurez tout le nécessaire pour une année vitaminée.

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  • Sous les nuages

    Sous les nuages

    Tandis que les fĂ©es s’évaporent sur la mer de nuages roses,
    Je me glisse entre ciel et eau dans le gris-rosĂątre chemin.
    Sous la membrane fleurie de pores, je tutoie le soleil morose
    Qui me murmure la mĂ©tĂ©o qui bercera mon cƓur demain.

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  • Sur les nuages

    Sur les nuages

    Au-dessus des nuages, on y voit bien plus flou !
    La vision est suave et le monde un peu fou !
    Je suis évaporée dans des pensées légÚres
    L’esprit incorporĂ© dans un cƓur de mĂ©gĂšre


    Dessin de Fabienne Barbier.

    
    
    
  • OĂč est ton cƓur, petite fille ?

    OĂč est ton cƓur, petite fille ?

    Tellement transparente à ce monde irréel,
    Elle a laissĂ© ses rĂȘves, son univers intime.
    Envolées les racines, envolé le réel
    Qui abritait son monde à sa famille ultime !

    « Adieu mon pÚre, adieu ! Adieu ma mÚre, adieu !
    Mon corps est caverneux et mon cƓur sonne creux.
    L’esprit dĂ©sintĂ©grĂ© et l’ñme Ă©parpillĂ©e,
    Tout comme une grenade déjà dégoupillée. »

    Tu ne sais oĂč aller, tu ne sais qui tu es.
    Une feuille d’automne emportĂ©e par le vent.
    Tu as quittĂ© la branche mĂȘme qui t’a tuĂ©e.
    Le rĂȘve est terminĂ© et l’éveil dĂ©cevant.

    « Plus rien n’a de substance, plus rien n’est important !
    La maison de mon pÚre a été balayée !
    Le jardin de ma mĂšre n’est plus rĂ©confortant !
    Le retour en arriÚre est cruellement rayé ! »

    Mais tu respires ici ces arÎmes nouveaux !
    Tes yeux clairs s’écarquillent et c’est le renouveau !
    Ce garçon si timide qui t’a souri tantît
    Va apaiser ton cƓur et t’offrir son manteau.

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  • Au bout du chemin – 3

    Au bout du chemin

    Quand je suis au bout du chemin, mĂȘme si l’ocĂ©an m’arrĂȘte,
    Je sais que l’univers entier me prĂ©pare un nouveau passage.
    Je ne sais pas oĂč il commence, mais mon intuition trĂšs discrĂšte
    Va me montrer demain matin, oĂč commencera mon voyage.

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