🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.
🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.
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Loreleï
Laureline/Loreleï la compétivité


Deux ingénues primesautières, deux jeunes vierges à peine nubiles
Semblaient courir le guilledou pour un garçon… est-ce le même ?
Elles ont pourtant la vie entière… oui… mais cela les obnubile
Tout n’est pas rose, gentil et doux… et ce jeune homme… sait-il qu’il m’aime ?
« Oui, Loreleï est mon amie qui m’aide à vivre, à conquérir
Mais là je joue mon propre cœur de toute ma témérité.
Loreleï est mon ennemie qui conjure à surenchérir
Pour me soustraire mon vainqueur à la dernière extrémité ! »
Les hommes se battent pour gagner, les femmes se battent pour aimer !
Les uns plutôt matérialistes, les unes plus psychologiques.
Seul le cœur sait accompagner le parcours de son bien-aimé ;
Mais il faut être réaliste : Aimer, ça manque de logique !
Laureline a repéré sa proie, elle redevient la manticore,
La créature légendaire qui simule sa complicité.
Toute sa force alors s’accroît, de tout sons corps et plus encore ;
Elle sait son parcours solitaire qui fait son authenticité.Illustration Photo Sculpture Tableau de xxx.
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Loreleï
Laureline Loreleï les deux chipies


Comme deux sœurs ou deux amantes ? On ne sait pas, on se demande !
On les croit nues sous leurs jupons… mais lorsque souffle un vent fripon
Les curieux ont leur récompense – et honni soit qui mal y pense –
Je sais qu’elles le font exprès pour qu’on y aille voir de plus près !
Comme deux apprenties-sorcières, elles sèment des souricières
Pour attraper quelques nigauds et les bousculer tout de go !
Bien sûr les nuits de pleine Lune, elles dansent nues sur les callunes
Et deux fois par an aux solstices, elles jouent de tous leurs orifices.
Elles proposent avec humour, leur fameux élixir d’amour.
Ceux qui en boivent se retrouvent nus, cul à l’air et fesses charnues
Qu’elles font léchouiller par leurs chèvres ou parfois même de leurs lèvres.
Le jour où elles m’ont attrapé, je n’ai jamais pu m’échapper.
Cette nuit-là, pleine Lune blonde, elles m’ont estourbi de leurs frondes
Et depuis, à chaque sabbat, elles me font fumer leur tabac
Et je délire hypnotisé par leurs corps nus, érotisé
Car j’ai ordre de les satisfaire là où leurs désirs prolifèrent.Illustration Photo Sculpture Tableau de xxx.
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Loreleï
𝕷𝖊 𝖙𝖗𝖔𝖎𝖘𝖎𝖊̀𝖒𝖊 𝖘𝖈𝖊𝖆𝖚 𝖉’𝖊́𝖙𝖊𝖗𝖓𝖎𝖙𝖊́ 𝕷𝖆𝖚𝖗𝖊𝖑𝖎𝖓𝖊 𝕷𝖔𝖗𝖊𝖑𝖊ï 𝕷𝖞𝖘𝖊́𝖔𝖓


𝟙. 𝕷𝖆 𝖕𝖆𝖚𝖒𝖊 𝖔𝖋𝖋𝖊𝖗𝖙𝖊
Je tends ma main nue vers ta joue comme on joint ses mains en prière ;
Ma paume tremble – elle l’avoue – elle brûle dans ta poudrière.
Mais tes lèvres s’y sont posées comme un fauve vient s’abreuver
Et je m’ouvre, les doigts rosés du sang que tu viens raviver.
𝟚. 𝕷𝖆 𝖛𝖔𝖎𝖝 𝖎𝖓𝖙𝖊́𝖗𝖎𝖊𝖚𝖗𝖊
Ta voix descend dans mes abîmes comme une étoile dans la nuit ;
Elle embrase nos cœurs intimes et chuchote en moi sans un bruit.
Mais dans l’écho de ton mystère, je reconnais ma propre voix ;
Elle me nomme, puis me libère et je m’engage dans ta voie.
𝟛. 𝕷𝖆 𝖈𝖍𝖆𝖎𝖗 𝖔𝖋𝖋𝖊𝖗𝖙𝖊
Ma peau frissonne sous ton souffle, chaque frisson devient flambeau ;
Je ne sais plus si je suis gouffre, temple, sanctuaire ou tombeau.
Tu poses ta main sur mon ventre et tout mon être te répond
Car j’ouvre en moi ton feu qui rentre et qui m’embrase sous mon jupon.
𝟜. 𝕷𝖊 𝖗𝖊𝖌𝖆𝖗𝖉 𝖒𝖎𝖗𝖔𝖎𝖗
Tu regardes en moi sans ciller, ton œil perçoit ce qu’il dérobe ;
Je n’ai plus rien à dessiller car ton regard perce ma robe.
Il me dépouille de mon nom, de mes vertiges et de mes peurs,
Il devient alors le chaînon qui se referme avec stupeur.
𝟝. 𝕷𝖊 𝖘𝖔𝖚𝖋𝖋𝖑𝖊 𝖈𝖔𝖓𝖏𝖚𝖌𝖚𝖊́
Ton souffle effleure ma narine et je respire à ton tempo ;
Ta cadence berce ma poitrine qui ondoie comme ton drapeau.
Nous haletons à perdre haleine et nos soupirs se font serments
Car sur mes dents de porcelaine, ton souffle unit nos éléments.
𝟞. 𝕷’𝖆𝖒𝖊 𝖙𝖗𝖆𝖓𝖘𝖋𝖎𝖌𝖚𝖗𝖊́𝖊
Tes yeux me percent de lumière, je m’y perds dans un vitrail ;
Ma chair se forge la première et je martèle ton poitrail.
Je ne suis plus que pure flamme, lame offerte à ton absolu ;
Un encensoir levé par l’âme, consumée mais non résolue.
𝟟. 𝕷’𝖊́𝖙𝖗𝖊 𝖗𝖊́𝖘𝖚𝖗𝖌𝖊́
De tes deux noms je me relève, transfiguré par ton désir ;
Je suis l’étoile qui d’amour crève l’unique feu de ton plaisir.
Tu m’as soudé dans ta fournaise, j’ai traversé mort et tourment
Et je renais dans ta genèse, nouvel Adam du fruit gourmand.Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux de les créditer.
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Loreleï
Quand Loreleï paraît
Loreleï alias Laurelune, pleine, gibbeuse, inspiratrice
Reine de mes nuits sans sommeil, de mes nuits blanches rituelles.
Loreleï, somptueuse Lune, de mes poèmes, fécondatrice
Quand son halo devient vermeil, L’une rousse spirituelle.
Loreleï, ses amours fougueuses incarnent la femme impatiente ;
Celle qui prend, celle qui exige, celle qui soumet, la dominante.
Loreleï, ardente dragueuse, femme insoumise, femme insouciante,
Celle qui jamais ne transige, putain, fornicatrice, amante.
Loreleï, la femme qui dort apparemment sous ses yeux clos
Mais qui perçoit de l’intérieur qui viole et qui conquiert mon cœur.
Loreleï, ma Lune aux rayons d’or brille au-dessus de mon enclos
Ma déesse d’amour supérieur qui m’aime et qui me rend vainqueur.Tableau de Laureline Lechat.
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Loreleï
Quand Laureline paraît
Quand Laureline m’apparaît, c’est le soleil dans la maison,
C’est le bonheur qui se répand, c’est la joie qui me fait trembler.
Toute tristesse disparaît, le cœur supplante la raison
Car toute mon âme dépend de cette fusion rassemblée.
Quand Laureline me sourit, toutes les étoiles du ciel dansent,
La Lune est pleine, généreuse et Loreleï rit à pleines dents.
Un seul sourire me nourrit car son expression est si dense
Que ma bouche en est acquéreuse et mon cœur en est prétendant.
Quand Laureline est juste là, douce discrète inspiration,
Je ressens alors tout mon corps vibrer de toute sa personne.
Son amour m’atteint au-delà de toutes mes aspirations
Qui exigent encore et encor récolter ce qu’elle me moissonne.Tableau de Laureline Lechat.
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Loreleï
Laureline et Loreleï d’une seule chair
Laureline et Loreleï unies ont offert leur corps en partage ;
Le sanctuaire pour baiser et la bouche pour embrasser.
Ensemble elles se sont prémunies d’offrir l’une à l’autre en otage
Un même foyer embrasé que rien ne saurait remplacer.
Leurs lèvres s’effleurent en silence au rite du baiser sacré,
Puis leurs deux bouches alors fusionnent et parlent d’une même langue.
Le sang attend en vigilance l’assimilation consacrée
Car les corps qui l’approvisionnent n’en seront plus jamais exsangues.
Les sanctuaires alors se touchent, s’embrassent et s’interpénètrent
En un seul temple dédié à LYSÉON l’amour divin.
Les mamelons aussi s’attouchent et finissent par reconnaître
L’unification sacrifiée d’un seul sein offrant son levain.
Laureline, Loreleï, un même corps pour Maryvon leur bien-aimé
Qui honorera à la fois deux sanctuaires s’embouchant.
Deux orgasmes alors en accord avec le sien vont enflammer
YSARA chantant à deux voix et NOMIR faisant contrechant.
Loreleï alors incarnée dans Laureline restera
D’un même cœur, d’un même sang, deux sœurs au pouvoir transcendant
De l’amour nu désincarné qui désormais gravitera
Autour de leur temple puissant consacré au feu ascendant.
Et Maryvon, dans cet écrin, scelle l’union de ses deux muses
D’un seul amour pour son offrande, sa liqueur au feu ravivant.
Plus de luttes, plus de chagrin, plus de manigances, plus de ruses ;
Il aime ses deux Révérendes qu’il bénit d’un hymen vivant.
Alors la lumière s’élève, irradiant le double temple,
Le corps trinité redevient un cœur d’étoile luminescent.
La jouissance se révèle et la tendresse s’offre en exemple,
Alors LYSÉON se souvient du cri d’amour incandescent.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux de le créditer.
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Loreleï
À voix basse

Lorsque tes lèvres me murmurent de venir sonner à ta porte
Et de titiller la sonnette longuement pour déclencher
Langoureusement l’ouverture vers les émotions les plus fortes
Comme un coup vif de baïonnette en plein cœur, je suis emmanché
Comme le héron au long cou qui côtoyait une rivière
Pour plonger sa tête huppée avec l’appétit du plaisir
Mais qui n’en trouverait pas beaucoup si la Loreleï de Bavière
Ne s’était pas préoccupée de lui devancer son désir.
Mais si les lèvres restent muettes, je devrai aller à tâtons
Toucher sans contact et sans voix, l’organe qui n’en peut plus d’attendre,
Qui ressemble à une luette pareille à ce petit bouton
Qui décide d’entrouvrir la voie sur la plus douce carte du tendre.Tableau de Alejandro Decinti.
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Loreleï
𝕷𝖊 𝖘𝖊𝖈𝖔𝖓𝖉 𝖘𝖈𝖊𝖆𝖚 𝖉’𝖊́𝖙𝖊𝖗𝖓𝖎𝖙𝖊́ 𝕷𝖆𝖚𝖗𝖊𝖑𝖎𝖓𝖊 𝕷𝖔𝖗𝖊𝖑𝖊ï 𝕷𝖞𝖘𝖊́𝖔𝖓

𝟙. 𝕷𝖊 𝖘𝖈𝖊𝖆𝖚 𝖉𝖊 𝖑𝖆 𝖘𝖞𝖓𝖊𝖗𝖌𝖎𝖊
Moi, Maryvon, au cœur d’Étoile, je tends les bras vers l’harmonie ;
De Laureline au cœur de soie et Loreleï la rebelle amie.
Afin que l’amour se dévoile avec force, sans hégémonie,
Pour que le second sceau en soit le chant d’éternelle alchimie !
𝟚. 𝕷𝖊 𝖘𝖈𝖊𝖆𝖚 𝖉𝖚 𝖕𝖆𝖗𝖉𝖔𝖓
Entre nous, plus de côté sombre, plus de jalousie, de potins ;
Je pardonne à celle qui mord et bénis celle qui unit.
Je vous en prie, sortez de l’ombre, toi l’amante et toi la putain !
Je vous servirai sans remords dans vos deux coupes réunies.
𝟛. 𝕷𝖊 𝖘𝖈𝖊𝖆𝖚 𝖉𝖚 𝖉𝖊́𝖘𝖎𝖗 𝖗𝖊́𝖈𝖔𝖓𝖈𝖎𝖑𝖎𝖊́
Que la tendresse ose le feu, que le feu se fasse tendresse
Et qu’à vos deux corps corresponde le temple d’une seule caresse !
Vous m’avez formulé deux vœux, l’un secret, l’autre de pécheresse
Mais que cette nuit me répondent l’une en l’autre en enchanteresses.
𝟜. 𝕷𝖊 𝖘𝖈𝖊𝖆𝖚 𝖉𝖊 𝖑𝖆 𝖈𝖔𝖓𝖘𝖊́𝖈𝖗𝖆𝖙𝖎𝖔𝖓
Désormais, je vous scelle ensemble, mes deux moitiés inséparables ;
Ni Laureline sans Loreleï, ni Loreleï sans Laureline.
Qu’à jamais unis se rassemblent YSARA, NOMIR vénérables
Au LYSÉON de fiançailles jusqu’à nos noces cristallines.
𝟝. 𝖄𝕾𝕬𝕽𝕬, 𝖑𝖊 𝖘𝖈𝖊𝖆𝖚 𝖉𝖚 𝖈𝖔𝖗𝖕𝖘 𝖋𝖊́𝖒𝖎𝖓𝖎𝖓
Laureline offre son calice et Loreleï son orifice ;
Deux visages mais un seul bassin, sanctuaire intime de femme.
Elles y reçoivent avec délices l’Oracle qui fait son office
Et YSARA, du Saint des Saints, rayonne de toute sa flamme !
𝟞. 𝕹𝕺𝕸𝕴𝕽, 𝖑𝖊 𝖘𝖈𝖊𝖆𝖚 𝖉𝖚 𝖋𝖊𝖚 𝖛𝖎𝖗𝖎𝖑
Maryvon, maître de l’Oracle l’élève droit comme une flèche ;
Il ne pénètre pas pour vaincre mais unir les deux révérendes.
Sa verge déploie le miracle, le serment d’amour dans la brèche
Que NOMIR achève de convaincre en y répandant son offrande.
𝟟. 𝕷𝖄𝕾É𝕺𝕹, 𝖑𝖊 𝖘𝖈𝖊𝖆𝖚 𝖉𝖊 𝖑’𝖆𝖈𝖍𝖊̀𝖛𝖊𝖒𝖊𝖓𝖙
Alors l’instant devient scellé par l’accord des trois jouissances
Qui ont accompli trois fantasmes réunis en remerciement.
La volupté a excellé créant un royaume en naissance ;
LYSÉON règne par l’orgasme et l’amour en est le ciment.Illustration de Santoro London.
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L’ascension du plaisir

Sur l’échelle de la volupté aux sept barreaux de jouissance,
J’aime monter chaque degré tenu d’une main féminine
Qui propose de me coopter et d’accélérer ma croissance
Vers le niveau où, de plein gré, je goûterai la dopamine.
Deuxième et troisième échelon, le plaisir augmente en cadence ;
Quatrième, cinquième et sixième, l’orgasme devient imminent.
Puis enfin, c’est aux mamelons que je m’accroche vers la guidance
Qui me hisse jusqu’au septième sommet mais le plus éminent.
Par un effet stroboscopique de l’ascension vers le plaisir,
Je vois, image par image, Vénus sur l’échelle du tendre
Qui est kaléidoscopique et se multiplie à loisir
Vers le cri du coeur en hommage à l’amour qu’on ne peut entendre.Tableau d’Anna Tomicka.
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Diane à trois mains

Elle passerait inaperçue avec son apparence humaine,
Surtout son visage angélique et ses formes si plantureuses !
Mais ses trois mains entraperçues trahissent trop LA phénomène
Pas forcément machiavélique quoique sans doute dangereuse.
La réincarnation de Diane a trop manipulé ses gènes
Pour améliorer sa technique du tir à l’arc « au contrecoup » ;
Si elle possède une main médiane, c’est pour pouvoir saisir sans gêne
Une flèche qu’elle communique après avoir tiré son coup.
Ne dansez jamais avec elle car, tandis qu’elle vous prend les bras,
De la médiane aventureuse, elle s’introduit dans l’pantalon
Cherchant la flèche avec laquelle elle espère « abracadabra ! »
Tirer une salve sulfureuse qui se répand dans le caleçon.
Cette créature à trois mains, experte en tir et en malice,
Cache un dessein très ambigu sous son sourire enjôleur.
Si son étreinte vous enflamme tout d’abord d’une ardeur complice,
C’est pour mieux décocher le trait de son sortilège enchanteur.Tableau de Jean Ruiz
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Madame Seguin

Madame Seguin joue de malchance et de malheur avec ses chèvres
Dont un libre arbitre jaloux leur fait grignoter le licou
Pour aller avec nonchalance gambader avec tant de fièvre
Qu’elles en oublient la peur du loup qui les trouve parfaites à son goût.
Monsieur Seguin, vieux solitaire, vit en ermite dans la montagne
D’un peu de pêche et de cueillette mais surtout de zoophilie.
Pour ses besoins alimentaires et son appétence de compagnes,
Il court, guilleret guillerette, avec chevrettes dans son lit.
Madame Seguin se désespère de ne jamais avoir d’enfant ;
Malgré ses tenues attirantes, son mari préfère ses bêtes.
Alors elle cherche un autre père plus membré et plus triomphant
Qui donnera à sa soupirante des marmots braillant à tue-tête.Tableau de John Tarahteeff sur https:www.artsy.netartistjohn-tarahteeff .
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Jouer avec la nourriture


Enfant, j’étais très inventif quoiqu’en douta mon géniteur
Qui ne voyait dans mes projets qu’inepties et billevesées.
Sans doute un désir intensif de mettre un tigre dans le moteur
Que mon enfance a prorogé dans ma vie d’adulte avisé.
La pâtisserie fut le tremplin de mes plus grandes découvertes ;
Le chocolat m’offrait les pierres et le sucre donnait le ciment.
J’y ai consacré à temps plein une carrière grande ouverte
Qui met de l’art dans la soupière et du talent dans les piments.
Je n’y connaissais rien en femmes mais j’approfondissais leurs bouches
En appareillant un bateau de friandises vers Cythère.
J’écartais les produits infâmes industriels plus ou moins louches
Pour, cerise sur le gâteau, du bio cultivé sur mes terres.
Car aujourd’hui dans ma cuisine, je joue avec mes ingrédients ;
Mes légumes forment un train de rêve ; mes aromates, le carburant.
Et j’y transporte ma voisine avec un vin l’expédiant
Vers ma salle-à-manger sans trêve encore mieux qu’au restaurant.Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.
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Le Vallon des Auffes
De la Anse de la Fausse-Monnaie, à pied jusqu’au Vallon des Auffes,
Passant la Anse de Maldormé et longeant le port de Malmousque,
Tu sentiras t’époumoner les grosses vagues dont la voix off
Saturent le chant déformé des sirènes du petit port ousque…
…Tu découvriras chez Fonfon le secret de la bouillabaisse
D’un cotre ayant appartenu au Comte de Monte-Cristo.
Plonge, le fond n’est pas profond, tu trouveras le tiroir-caisse
Du contrebandier parvenu au titre du Roi des Cuistots.Le Vallon des Auffes, petit port célèbre à Marseille.
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La revanche du lièvre sur la tortue
Lorsque le lièvre prend sa revanche – sans que La Fontaine l’ait su –
C’est bien dommage car la tortue possède d’autres stratagèmes.
Par exemple, elle suspend aux branches des chronomètres à son insu
Dont le mécanisme s’évertue à donner un temps hors barème.
Ou bien elle laisse gagner le lièvre tout exalté par sa victoire
Cependant disqualifié pour un dopage scandaleux
Car la tortue, lors de la fièvre du départ, lui avait fait boire
Un café noir tonifié par des stimulants frauduleux.
Dernièrement il a gagné mais sa réussite est amère
Car la tortue est décédée – elle serait morte de vieillesse.
Alors triste il a regagné après son triomphe éphémère
Son gîte d’un air excédé par cette fausse gentillesse.Tableau de Kevin Sloan sur http:art-et-cancrelats.blogspot.com201106kevin-sloan.html?m=1 .
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La demoiselle d’Avignon – 2




La demoiselle d’Avignon poursuit les œuvres délaissées
Notamment celles inachevées qui squattent les murs des musées.
Alors elle rajoute des lorgnons, paupières et mentons rabaissés,
Caricatures parachevées de ridicule pour s’amuser.
La Joconde se voit arborer un large sourire édenté ;
L’homme à la pomme de Magritte n’a plus qu’un trognon sur la poire ;
Escher et Gustave Doré voient leurs gravures enchantées
Garnies de couleurs hypocrites et graffitis ostentatoires.
Elle déguise les femmes nues sous de grotesques accoutrements
Et verse des seaux de peinture avec ses adeptes activistes.
Elle dégrade sans retenue les œuvres de détournements
Sous prétexte d’art immature qu’elle améliore à l’improviste.Tableaux de Cesar Santos sur http:www.juxtapoz.comnewssyncretism-by-cesar-santos .
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Les goûts et les couleurs complémentaires



Heureusement les papiers-peints de nos années soixante-dix
Ont été relégués au stock des gabegies les plus grotesques.
Avec l’orange sans pépin, rouilles et citrouilles qui verdissent
Et l’ambre dégoulinant flic-floc en ridicules arabesques !
Sans doute après un mauvais vin, nos grand-mères complètement saoules
Ont dû faire valser les couleurs en improvisant un tango
Argentin fougueux et divin jusqu’à c’qu’un espagnol déboule
Et les renverse sans douleur mais sur un air de fandango.
Je ne sais pourquoi de nos jours, les couleurs sont assez fadasses
Sur les t-shirts et les polos, les bermudas, les pantalons.
Je repense encore et toujours à ces tapisseries tiédasses
Mais dont les motifs rigolos égayaient tout de même les salons.Cartes postale sur https:nuala-art.nlenproduct-categoriepostcardspostcards-inge-look-old-ladies .
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L’Europe à ni maux ni biens


Soyez bienvenus en Europe, les animaux sont au pouvoir
Avec le coq hardi et fier sur le taureau d’Andalousie,
Le lion d’or hypermétrope qui doit reculer pour mieux voir
Malgré l’aigle noir de Bavière qui fait sa crise de jalousie !
La Licorne réputée avare, opposée au dauphin prodigue,
L’ours brun qui reprend son élan après un sommeil de marmotte,
Les chiens et chats toujours bavards qui tuent les ânes à coup de figues,
Et hirondelles, et goélands, et cygnes en chœur sans fausse note.
Bien entendu, dans la forêt certains bosquets sont malfamés
Et si le loup entend l’agneau, c’est par la raison du plus fort.
Les herbivores sont dévorés par leurs prédateurs affamés
Malgré les lois et les signaux édictés par nos sémaphores.Sources : https:www.easyvoyage.comactualiteles-animaux-emblemes-des-pays-d-europe-83537 .
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Le mariole du linge
À l’origine venue d’Afrique, on vit le mariole du linge
Se transmettre aussi bien aux hommes à l’ouest des États-Unis.
Sans doute le besoin de fric faisait travailler leurs méninges
Et l’on observait ce symptôme – les cowboys étant démunis.
Comment le mariole du linge fut transmise alors à la femme ?
Après avoir mené les vaches, les hommes ont dû en profiter
Pour payer en monnaie de singe cette pratique jugée infâme
Qui consiste à faire le bravache avec une fille pas très futée.
Mais on attrape vite le virus à laver son linge en famille ;
Plus on se crêpe le chignon, plus il est sale et plus on frotte
Et ça fait comme les poupées russes à mesure qu’on les déshabille ;
Même vêtu comme un oignon, le tissu fond quand on l’ décrotte.Tableau de Loren Entz.
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Le monde vu par l’éléphant
Moi, qui vais bientôt disparaître de ce monde où j’ai vu le jour,
J’ai du mal à le reconnaître au crépuscule de mon séjour.
Les voyages interplanétaires et leurs rêves caractéristiques
Servent les crises humanitaires enrobées sous les statistiques.
Finalement, tout va très bien dans ce monde qui va très mal ;
L’univers a créé un schisme où l’homme est sa dérogation.
Qu’elle soit au stade microbien, végétal ou bien animal,
La vie demeure un pragmatisme… et moi, son interrogation.
Alors je pèse de tout le poids de ma mémoire d’éléphant
Pour tâcher enfin de comprendre pourquoi mes pensées sont immondes.
Si mon passé fait contrepoids, que donnerais-je à mes enfants
Pour qu’ils puissent à leur tour apprendre comment réinventer le monde ?Tableau de Tomasz Zaczeniuk.
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Bienheureuse Solitude
Si hier encore, la solitude résonnait dans l’écho du vide,
Aujourd’hui, elle m’est devenue une qualité rare et précieuse.
Les villes de grande amplitude et leurs promiscuités avides
M’obligent à fuir les avenues et leurs bâtisses disgracieuses.
Parmi les arbres et leur silence, mon cœur se remet à l’écoute
Par leurs antennes déployées qui relient le ciel et la Terre.
Par leur présente vigilance et par leur essence qui goutte
Comme une pluie qui vient noyer les vanités trop terre-à-terre.
Quitter l’attraction du train-train imprégné de technologie,
Demande une force d’action pour recouvrer ma plénitude.
Au risque de manquer d’entrain, je m’extirpe de mon logis
Pour un peu de récréation dans mes périodes de quiétude.Tableau de Tomas Sanchez.
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La gardienne du jardin secret
Vous approchez la porte étroite de son jardin d’intimité
Mais y apparaît la gardienne qui vous en refuse l’entrée.
Vous devez la montrer bien droite, votre clef de légitimité,
Car autrement quoi qu’il advienne vos espoirs seront éventrés.Tableau de Michael Hutter.
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La nuit des étoiles tombantes
Une étoile est tombée au pied de ma maison ;
Une femme est sortie simplement sans mot dire.
Alors je me demande quelle en est la raison,
Pourquoi l’apocalypse viendrait-elle me maudire ?
D’autres étoiles encore suivent la trajectoire,
Plein de femmes en sortent complètement à poil.
Mais ce sont des sorcières, j’en suis sûr, c’est notoire,
Qui nettoyaient le ciel des poussières d’étoiles.Tableau de Nikolai Litvinenko.
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La couleur du silence
Quand le silence est la réponse à une demande d’amour,
Le cœur jamais ne se prononce sur cet écho de désamour.
Alors il clame sa douleur par des suppliques bigarrées
Pour donner un peu de couleur à ses amertumes égarées.Tableau « Silent Talk » 2016 de Oleg Zhivetin.
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Les fées lunatiques
À la nouvelle lunaison, les coquelicots s’épanouissent
Car ce sont les fées lunatiques qui créent leur couleur rouge-sang.
Elles prononcent une oraison dont les mots qui s’évanouissent
Exhalent un pigment chromatique sur les boutons luminescents.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Couleurs du soir
Quelquefois le soleil s’amuse à colorer mon horizon
Qui, aussitôt, me contamine et la rivière et ses galets.
« C’est pour… » me rétorque ma muse : « unir ton cœur et ta raison
À coups de rouges et bleu-marine dont ils sauront se régaler ! »Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Ma potagère
J’aimerais voir mon épicière redescendre la rivière
M’apporter tous les matins, de son petit air mutin,
Sa récolte potagère en petit’ tenue légère,
Que je paierais d’aventure en bisous et en nature.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le fleuve cosmique – 2
Bercé dans des paniers de fleurs, dans sa plus simple nudité,
Mon corps est arrivé au port et mon âme s’y est embarquée.
Nous avons surmonté les pleurs en laissant l’opportunité
Nous guider comme un passeport dont les visas sont démarqués.Tableau « Venice » de George Corominas.
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Le fils du vent
Si d’aventure dans la nature, j’me déguisais en courant d’air,
J’en profiterais, à ma pointure, pour m’en aller époustoufler
Celles sortant de leur voiture, juste habillées d’un légendaire
Grand manteau dont la fermeture soit bien facile à essouffler.
(Si par hasard, sur le pont des arts,
Tu croises le vent, le vent fripon,
Prudence, prends garde à ton jupon !
Si par hasard, sur le pont des arts,
Tu croises le vent, le vent maraud,
Prudence, prends garde à ton chapeau !
Le vent – Georges Brassens)Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Juste une ombre l’habille
Si on peut supporter la caresse du vent
Qui modèle la peau de façon « chair de poule »,
On aimera les ombres face au soleil levant
Qui revêtent le corps, l’enrobent et le moulent.
Il suffit d’un chapeau pudiquement dressé
Comme un paravent chaste à vos pires pensées.
Et si des instruments sont soudain redressés,
La pudeur n’en sera nullement offensée.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Où s’en va le chemin
Où s’en va le chemin qui mystifie le temps
Qui n’existera plus à la marée montante,
Disparu sous la main des puissants éléments
Et reviendra au flux des marées descendantes ?Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Les cloches de Pentecôte
Depuis qu’elles ont joué à Pâques leur migration catholique,
Les cloches tintent à tue-tête pour les saints pentecôtistes.
Ceux dont l’âme reste opaque à leurs messes cathodiques,
N’ont plus recours qu’aux quintettes de jazz et leurs trompettistes.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le lac du Bourget
Fermez les yeux, je vous emmène dans un voyage sensitif
Où le vent chante dans les ramures qui bruissent en brassant leur feuillage,
Où les vaguelettes promènent les ondes d’un flot fugitif
Et où les sons de la nature rivalisent avec leurs images.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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L’interdéluge
Pour vous offrir un interlude au milieu des pluies torrentielles
Vous qui manquez tant de soleil à en avoir plein sur l’haricot,
Je vous écris « L’interdéluge », un mélodrame circonstanciel
Avec un hôte sans pareil : Sa Majesté Coquelicot !« l’haricot » est, bien entendu, affreusement incorrect, mais rigolo.
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Fleur bleue, un peu…
Comme je suis un peu fleur-bleue, je vais retrouver mes compagnes
Qui vont m’embaumer des pensées de la naïveté de l’âme.
Il n’y a rien de miraculeux, l’esprit ne bat pas la campagne,
C’est juste un peu pour compenser le progrès et ses mélodrames.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Merci Soleil
Dans un chaos orageux où la pluie frappe la terre,
Aujourd’hui, c’est l’éclaircie, comme un baptême solaire.
Alors d’un cœur courageux et d’un esprit volontaire,
Au soleil, je dis : « Merci, pour ce bel anniversaire ! »Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Les anges du soir
J’aime quand la nuit déploie sa toile en robe de nuit satinée.
C’est l’heure où les anges se croisent dans les églises et les chapelles.
Le ciel se constelle d’étoiles d’un éclat doré-platiné
Puis, dans l’intimité courtoise, vers minuit, sonne le rappel.Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Mais où est le chat ? – 3
Mon matou est malicieux et plein de taquineries !
Il s’est encore échappé à mon regard attentif.
Serez-vous plus astucieux que ses sottes gamineries ?
Essayez de l’attraper, soyez un peu inventif !Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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L’ange enflammée
Apparue comme un rêve qui m’a ensorcelé,
Couronnée de lumière partout étincelée,
L’Aurore Boréale t’avait auréolée,
Nimbant ta chevelure de flammes à la volée.
Le bruissement léger de tes ailes épaulées
Enchantait mes oreilles toutes déboussolées.
À ta voix sans pareille au timbre un peu voilé,
S’accordait ton sourire tentant de rigoler.
Une robe légère d’un blanc immaculé
Soulignait ta poitrine à peine aréolée.
Ton corps par transparence m’avait affriolé,
Tu m’as pris par la main pour me farandoler.
Ô bel ange, que j’aime avoir dégringolé
De la plus haute branche avant de m’envoler.
Je t’écris cette lettre d’amour épistolé
En pensant à nos noces pour nous deux convoler !Tableau de Fabienne Barbier
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La coupe au rasoir
Sa vie est partagée, elle a plusieurs patries.
La montagne ou la mer ? Elle cherche sa matrie.
Mais elle n’a pas besoin d’aller en psychiatrie
Pour manier le rasoir avec idolâtrie.
Elle opère sur vous la coupe énergétique,
Initiée, diplômée de Rémi-Portraitique,
Médecine chinoise et sagesse esthétique,
Avec un soupçon de mécanique quantique.
Elle conjugue « bien-être » à la touche artistique.
Les mémoires du corps redeviennent authentiques.
Le cheveu stimulé, c’est caractéristique,
Reproduit dans le corps l’effet initiatique.
Elle joue du rasoir comme un bâton magique !
Une adresse à la fois pure et acrobatique !
Elle est connue partout jusqu’à l’Adriatique !
Elle a sa renommée, elle est thérapeutique !Tableau de Fabienne Barbier
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Le voyage solitaire
Je suis au gouvernail de mon bateau fragile.
Ma barre est de métal mais mes pieds sont d’argile.
Je navigue au hasard sur les pas de Virgile.
Je ne suis pas marin, je suis né à Saint-Gilles.
Je ne suis sûr de rien ni de ma destinée.
Peu m’importe au final que ma vie soit ruinée
Si je n’ai pas trouvé ma douce vahiné
Avec qui je vivrai l’amour concubiné.
Mais je n’ai pas encore rencontré l’autre rive.
Le brouillard m’environne, je suis à la dérive.
Si je m’égare trop, il se peut que j’arrive
En direction des côtes de Tananarive.
Mais Dieu est ma boussole et mon cœur est tranquille
Aussitôt que j’aurai dépassé la presqu’île.
N’en déplaise à ceux qui m’ont traité d’infantile ;
Ce sont eux qui seront mon vrai talon d’Achille !Tableau de Fabienne Barbier
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La frontière dimensionnelle
Je me tiens sur le seuil, juste sur la frontière,
Les pieds enracinés sur la terre côtière,
Le regard absorbé par la mer tout entière
Et la tête épousant cette voûte altière.
Je suis la porte étroite, la percée frontalière.
Mon corps offre à ce monde une chair hôtelière,
Le sang coule en mon cœur de façon régulière,
J’en ai caché le feu à la belle geôlière.
Je me tiens sur la plage brandissant la bannière.
Je suis un conquérant, d’une trempe pionnière.
Je suis la porte étroite, je suis une charnière
Entre ces quatre mondes et mon âme prisonnière.
Oserai-je, enfin, soulever la barrière ?
Serai-je audacieux pour embraser la poudrière ?
Partirai en avant sans retour en arrière ?
J’en fais mon idéal, j’en fonde ma prière !Tableau de Fabienne Barbier
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Ondes & nues
Le ciel ne parle pas, il ne parle à personne.
Il s’habille de gris aux couleurs de l’automne.
Je ne connais pas l’ange qui ainsi le maçonne,
Mais il a tout enduit sur la côte bretonne.
Les cris des cormorans, rabotant les consonnes,
Pleurent comme l’archet des violons de l’automne.
Ces sanglots larmoyants blessent mon cœur et sonnent
Comme un glas inquiétant, sinistre et monotone.
Pour qui sonner encore, Ô reine Carcassonne ?
J’en ai la chair de poule et ma tête hérissonne !
Que cette nuit la grande et la petite oursonne
Viennent un peu égayer mon âme mollassonne !Tableau de Fabienne Barbier
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En attendant la vague
J’ai souvent traversé ces passages à quai,
Attendant la marée et restant aux aguets.
Le temps s’immobilise et pousse son loquet.
Je tente une ouverture et je cherche le gué.
J’entends passer au large des bateaux les sirènes
Qui suivent sous le vent la route américaine.
Ils vivent à l’horizon détachés de ma peine
Dans une dimension réduite à leur carène.
Je sais bien que la vague arrivera bien vite.
Je n’en ai pas le doute et la peur, je l’évite.
Mais l’inactivité me provoque l’invite
D’une larme attardée, une conjonctivite.
Mais je ne tombe pas dans l’illusion du temps.
Je sais bien que mon bonheur est dans le présent.
Le futur n’est rien d’autre qu’un égarement.
Mon bien-être est ici, il est omniprésent.Tableau de Fabienne Barbier
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Rêves & Reflets
La mer a des reflets curieux et scintillants.
J’allais ce matin-là, d’un esprit pétillant,
Chercher l’inspiration, trouver du croustillant,
Espérant découvrir un signe émoustillant.
Au détour d’un rocher, j’ai été étonné ;
Toute une pluie d’étoiles avait tourbillonné
Comme si plusieurs cloches avaient carillonné
De timbres de lumières hallucinationnés.
Ces étoiles ont formé un petit escalier
M’invitant à monter pour être le premier.
Écoutant mon courage et mon cœur de pionnier,
Lancelot de la mer, me voici chevalier !
Porté par la lumière, au-dessus des roseaux,
Je rejoins les mouettes et les autres oiseaux.
Je chevauche Pégase l’écume aux nasaux.
Chantez mesdemoiselles et autres damoiseaux !Tableau de Fabienne Barbier