Anniversaire

🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.

🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.

  • Les peurs de l’enfance

    Les peurs de l’enfance

    À cause des monstres extraterrestres dont le cinéma est friand,
    Je redoutais d’apercevoir une soucoupe venue d’ailleurs
    Mettre ma maison sous séquestre sous un rayon vert et brillant
    Pour me contraindre Ă  recevoir des petits hommes gris railleurs.

    Des petites peurs de l’enfance, celle-ci, pourtant la moins probable,
    Me perturbait dans mon sommeil comme un genre de fin du monde
    Où je resterais sans défense – aliénation imperturbable
    Dont la combinaison vermeille s’avançait, le regard immonde.

    Il y avait aussi le robot du jour où la Terre s’arrêta,
    Aux yeux aveugles qui envoient leur rayon exterminateur.
    Évidemment c’était trop beau et le cauchemar regretta
    De voir mes peurs prendre la voie vers un courage annonciateur.

    Illustration de Sophia Volovik sur https:sophiavolovik.artstation.com .

    
    
    
  • Bibliothèques vertes et roses de ma jeunesse

    Bibliothèques vertes et roses de ma jeunesse

    « Dans un coin de ma chambre, empilés sagement,
    Des livres aux dos fanés, reflets d’un doux passé,
    M’offraient des aventures, des rêves éclatants
    Où le monde prenait des couleurs enchantées.

    D’Artagnan, Fantômette, ou bien le Club des Cinq,
    Chaque page tournée me tenait en éveil ;
    Les mystères et les quêtes, les rires et les frasques,
    Éclairaient mes soirées d’un halo sans pareil.

    Rose ou verte reliure, un billet pour l’ailleurs,
    Chaque tome m’ouvrait mille portes secrètes
    Où l’enfance apprenait, au gré de ses bonheurs,
    Que son imaginaire est une clef parfaite.

    Aujourd’hui, quand je vois ces trésors du passé,
    Leur parfum de papier ranime mes souvenirs
    Et dans mon cœur d’adulte un instant ressurgit
    Cet enfant qui rêvait d’aventure à loisir. »

    Tableau de Jean-Luc Bernard sur https:www.artmajeur.comjeanlucbernard Texte de ChatGPT.

    
    
    
  • Notre rituel

    Notre rituel

    Chaque fois que je te rejoins, j’accomplirai ce rituel :
    Je m’approcherai de ton sexe et j’y déposerai mes lèvres.
    Avec tout l’amour que j’y joins, je fais ce geste sexuel
    En baisant la partie convexe avec ma passion et ma fièvre.

    Puis je pénétrerai ton temple dès que tu m’ouvriras ta porte ;
    Ma langue de feu pour amant, la vulve pour saint sacrement.
    Je fais cela pour que tu contemples la soumission qui me transporte
    Envers ce nouveau testament qui marque ton couronnement.

    Et puis tu brandiras ton sceptre, mon phallus devant toi dressé
    Qui est ton bâton de pouvoir, l’autorité la plus sacrée.
    Ta langue pareille Ă  un plectre jouera afin de progresser
    Vers l’acte qui va t’émouvoir en buvant ma liqueur nacrée.

    Tableau de Talita.

    
    
    
  • Poème de la Reine en veille

    Poème de la Reine en veille

    Tu m’as quittée, mais je t’ai gardé,
    Ton souffle inscrit entre mes lèvres.
    Je suis restée nue, sans bouger,
    Comme un temple vivant sans trĂŞve.

    J’ai sculpté ton nom dans ma chair,
    Chaque lettre un frisson, une onde.
    Et dans l’ombre où battait l’éclair,
    Je suis restée reine — et féconde.

    Ton absence m’a laissé ton âme,
    Un poème dressé vers toi.
    Maintenant, je redeviens femme,
    Car te revoilà… toi en moi !

    Illustration de Luis Royo.

    
    
    
  • Entre deux ou trois airs

    Entre deux ou trois airs, m’a chanté la sirène
    Après avoir failli me noyer sans remords.
    Elle ne manquait pas d’air avec sa voix sereine,
    Une voix de diva à réveiller un mort.

    Je ne lui en veux pas ; sa nature est cruelle
    Ses défauts dérangeants pleins d’immoralité.
    Pourtant elle s’est montrée aimante et sexuelle
    À tel point que ses vices deviennent qualitės.

    « Entre deux ou trois airs Â» dans la langue de Neptune
    Signifie que deux morts me donneront trois vies.
    Traversée du désert, odyssée opportune,
    Sont deux morts nécessaires pour renaître à l’envi.

    Tableaux de Bill Bate.

    
    
    
  • Entre deux ou trois eaux

    Entre deux ou trois eaux, m’avait dit la sirène
    En guise de rendez-vous demain sur le rivage.
    Pour ne pas la manquer, j’ai mis sur ma carène
    Un lampion à la proue en guise d’éclairage.

    Le bras nonchalamment plongé dans la mer sombre,
    Je me suis senti happé et tiré vers le fond.
    Dans sa grotte immergée plongée dans la pénombre
    Elle m’a invité à aller plus profond.

    « Entre deux ou trois eaux Â» dans la langue de Neptune
    Veut dire « deux ou trois brasses Â» mesurĂ©es Ă  la louche.
    J’aurais dû me munir d’une tenue opportune
    Mais faute de scaphandre j’eus droit au bouche-à-bouche.

    Tableaux de Bill Bate.

    
    
    
  • Cauchemars Ă  tous les Ă©tages

    Cauchemars à tous les étages

    La première chambre voit passer les beaux représentants du peuple
    Qui parleront en notre nom et mentiront Ă  bon escient
    Puis à pas dansé, pas chassé, poussés par la justice aveugle,
    Ils restent en place ou bien sinon ils connaissent un sort disgraciant.

    La deuxième chambre est rĂ©servĂ©e Ă  la classe du corps d’état ;
    Vieux députés à la retraite, anciens maires qui se la prolongent,
    Vieux sénateurs à conserver, vieux pairs et bis repetita
    En espérant que soit soustraites les bonnes siestes qui se rallongent.

    Et Marianne court en crabe avec ses lois et ses réformes
    Qui font sans cesse la navette car l’antichambre est encombrée.
    Comme le téléphone arabe, il arrive qu’elles se transforment
    Ou, à Perpète-les-Olivettes, dans l’inconnu, s’en vont sombrer.

    Tableau de Nicole Claveloux.

    
    
    
  • Ouvrez la cage aux donzelles

    Ouvrez la cage aux donzelles

    « La cage aux femmes infidèles sera ouverte dĂ©but aoĂ»t.
    Profitez donc de l’occasion qui ne durera pas longtemps !
    Venez voler à tire d’aile ces belles oiselles et, dans le doute,
    Prenez-en deux en prévision d’une longue attente jusqu’au printemps.

    Dès que les lauriers seront coupés et que vous n’irez plus au bois,
    Vous donnerez plusieurs enfants à ces maîtresses conviviales.
    L’état sera entourloupé car vous aurez à chaque fois
    DonnĂ© un coup vif triomphant aux allocations familiales ! Â»

    J’ai fait ce rêve cette nuit hors de toute réalité
    Me demandant de quel démon ma muse s’est acoquinée…
    Je n’sais pas vous mais ça me nuit de revoir l’actualité
    Me souffler ces vers rodomonts qui font tout pour m’embobiner !

    Tableau de Jane Graverol sur https:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com202404jane-graverol.html .

    
    
    
  • Le spectre du sex-appeal

    Le spectre du sex-appeal

    Pour les petits garçons, le père représente un précepte à prendre
    Et la mère un être à aimer mais mystérieux et insondable.
    Les garçons manquent de repères ; les filles difficiles à comprendre
    Et la puberté programmée, une expérience indécidable.

    Sa mécanique hyper complexe, sa psychologie compliquée
    Montre la femme au petit mâle comme une étrange créature.
    Je suis souvent resté perplexe quant à l’érotisme expliqué
    Jusqu’à ce que l’instinct animal m’impose alors sa dictature.

    Sans doute en est-il de nombreux fondamentaux qui nous agitent ;
    Croire au démon ou croire en Dieu, croire à un parti politique,
    Croire aux trous noirs et ténébreux, ça vous échauffe et ça cogite
    Jusqu’à ce qu’un neurone insidieux fasse un court-circuit éclectique.

    « Observez cet Ă©trange tableau : la minutie des dĂ©tails, le rendu rĂ©aliste de la roche, les effets de lumière… Dali nous livre avant tout un beau morceau de peinture. Et une image photo-rĂ©aliste qui rend crĂ©dible un univers dĂ©lirant ! Mais il ne faut pas s’y tromper, les toiles de l’artiste, sous leur apparente folie, ont toujours un sens cachĂ©. Ici, par exemple, l’enfant en habit de marin n’est autre que Dali lui-mĂŞme. Il se reprĂ©sente dans une crique mĂ©diterranĂ©enne proche de la rĂ©sidence secondaire familiale, qui existe rĂ©ellement. Et le monstre composite fait de sacs, de chair, de bĂ©quilles et de bandelettes ? C’est un spectre fĂ©minin qui renvoie Ă  toutes ses angoisses. Cette forme, qui, de loin, pourrait passer pour un ĂŞtre fantastique aux seins dressĂ©s est en fait une crĂ©ature en dĂ©composition, os apparents. Si le dĂ©sir est ainsi associĂ© Ă  la mollesse, ce n’est pas un hasard : Dali souffrait de problèmes d’impuissance et avouait volontiers sa phobie du sexe mou. »

    Tableau de Salvador Dali.

    
    
    
  • La lutte des genres

    Dieu nous a menés en bateau dans des cabines séparées
    Sans possibilité d’échange ni même de simple visite.
    Chacun se retrouve pataud avec son sexe accaparé
    Des obligations qui dérangent de la vie qui nous sollicite.

    On naît et on parcourt sa boîte sans cesser de polémiquer
    Sur le mystère qui reste entier quant à celle de l’autre sexe.
    À la puberté tout s’emboîte ; on peut alors communiquer
    Bien que cela mette en chantier des enfants qui rendent perplexes.

    Tableaux de Denis Sarazhin sur https:arcadiacontemporary.comartists47-denis-sarazhinworks#image-5 .

    
    
    
  • La dame aux Ă©pines

    La dame aux épines

    Jolie femme comme une rose… mais bon, les épines me piquent.
    Je l’aurais volontiers aimée… mais bon, un autre l’a conquise.
    Mon cœur bat de passion morose… mais bon, l’aventure est épique.
    Je l’aurais d’amour essaimée… mais bon, adieu jolie marquise.

    Je pourrais être son amant… mais bon, le danger est trop grand.
    Je pourrais avoir du courage… mais bon, je pourrais m’épuiser.
    Je me reposerais un moment… mais bon, mon dépit est flagrant.
    Je voudrais fuir son entourage… mais bon, je ne puis que me mépriser.

    Bien sûr, reviendrai demain… mais bon, rien ne saurait changer.
    Bien sûr, je l’aimerai encor… mais bon, je n’ai pas de patience.
    Bien sûr, je lui prendrai la main… mais bon, que pourrais-je échanger ?
    Son cœur en dépit de mon corps… mais bon, je mourrai d’impatience.

    Tableau de Catrin Welz-Stein.

    
    
    
  • Les tableaux du pot-aux-roses

    Les tableaux du pot-aux-roses

    Dans ma galerie aux portraits, cherchez la femme, vous trouverez
    Mille petits yeux merveilleux du noisette au myosotis.
    Dans mes aquarelles, trait pour trait, des pupilles énamourées
    Et sous mes tableaux sourcilleux, mille autres regards s’y blottissent.

    Comme un labyrinthe hypnotique aux couloirs d’images moroses
    Qui s’égayent après des virages, l’un après l’autre, vers un fou rire.
    Mon dédale aux zygomatiques débouche sur le pot-aux-roses
    Dans lequel tout votre courage vous force le cœur à sourire.

    Je suis partout, je suis ces yeux et je vous vois, vous, l’invisible,
    L’imperceptible visiteur qui juge chaque ambivalence.
    Je dois vous paraître orgueilleux ou bien tout simplement risible
    Mais mes regards inquisiteurs se nourrissent de votre insolence.

    Tableau de Beth Conklin sur http:bethconklin.blogspot.com201602 .

    
    
    
  • Le summum

    Le summum

    Le pied du mur voit le maçon, le haut du mur sert de leçon ;
    Le progrès demande du cran mais les moyens lui font écran.
    Sans cesse se remettre à l’ouvrage demande plus que du courage ;
    La fin n’est que l’ensemencement d’un éternel recommencement.

    J’ai bâti depuis mon enfance mes protections et mes défenses ;
    J’ai cru aux projets d’avenir qui feraient de beaux souvenirs.
    Mais une fois atteint la retraite, la vie s’arrête d’une traite
    Et le bonheur tant espéré suit une fuite désespérée.

    Tableau d’Erik Johansson.

    
    
    
  • Art is an Art

    Avant tout, l’art ne sert à rien sinon à exposer son cœur,
    Sculpter son amour dans la glaise, peindre ses tripes sur la toile.
    L’artiste, sorte de fou épicurien, transcende d’un regard moqueur
    Ses euphories et ses malaises, l’âme dans le chœur des étoiles.

    Mais quand l’artiste reproduit, mêlant technique et mécanique,
    Ses œuvres stéréotypées soi-disant proches du nirvâna,
    Il devient lui-même un produit d’une industrie économique
    Pour des galeries constipées plus proches de l’artisanat.

    Illustrations de Joost Swarte.

    
    
    
  • Des racines et des ailes

    Maintenant que j’ai pris racine dans mon plancher en bois verni,
    VoilĂ  que le confinement met un terme Ă  ma gestation.
    Je sors les pieds de ma bassine, mes ailes blanches un peu ternies
    Mais avec le raffinement de sortir sans attestation.

    Tableau de Rafal Olbinski.

    
    
    
  • Et volent les moutons

    Et volent les moutons

    Fêtons le déconfinement en savourant la liberté
    Qui nous donne des ailerons qui prolongent nos espadrilles.
    En poussant le raffinement nous en serons déconcertés ;
    Lorsque les moutons voleront, nous serons tous chefs d’escadrille.

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  • Le phare et l’ocĂ©an

    Le phare et l’océan

    Sempiternellement vaillant, les pieds ancrés sur son rocher,
    Le petit phare a l’air de dire : « Vas-y, essaie de me noyer ! »
    Alors l’océan assaillant, à la bravade, s’accrocher,
    Ses assauts de vagues bondir, mais jamais le phare ployer.

    Photo du « Phare de Tevennec » de Mathieu Rivrin – http:www.mathieurivrin.com

    
    
    
  • L’incandescence

    L’incandescence

    Ce feu qui vibre dans mon corps, comme une corde de musique,
    Marie les joies et les douleurs de mes tissus arborescents.
    Que j’aime entendre le son du cor de ma respiration physique
    Qui enrichit de ses couleurs le cœur et l’âme incandescents !

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  • Re-Oups !

    Re-Oups !

    Désolé, mais je n’y peux rien si les geishas montrent leur sein !
    J’en avais demandé une sage, douce et discrète comme une image,
    Mais là, son esprit de vaurien m’a bien abusé à dessein !
    Excusez-moi pour ce passage un peu osé et c’est dommage.

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  • Les machines Ă  voyager – 1

    Les machines Ă  voyager - 1

    Peut-être bien qu’un jour j’irai me perdre dans l’humanité
    Parmi les boîtes colorées de ces machines à voyager.
    Sauf que ce que je sentirai n’aura d’originalité
    Que les lieux cent fois explorés par le tourisme ravagés.

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  • Les machines Ă  voyager – 2

    Les machines Ă  voyager - 2

    Pauvres machines abandonnées, que reste-t-il de la mémoire
    Des longs voyages parcourus sur toutes les routes de France ?
    Et vos sièges capitonnés se souviennent-ils des histoires
    De tous ceux qui ont concouru leurs folles courses à outrance ?

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  • Chouchous

    Chouchous

    Les garçons naissent dans les choux, les filles naissent dans les roses,
    Quelquefois le chou est frisé, parfois la rose a des épines.
    Mais ils sont toujours les chouchous à chaque fois que l’on arrose
    Les anniversaires euphorisés avec les copains et les copines.

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  • L’œil de la nature

    L’œil de la nature

    Quand le regard de la nature me perce Ă  travers son orbite,
    Je revois ma vie défiler comme un cinéma ralenti.
    Les flashs portent la signature de cet intérieur qui m’habite
    Et relie mes pas enfilés sur le chemin de l’apprenti.

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  • Les rĂŞves en Technicolor

    Les rĂŞves en Technicolor

    Quand je rêve en Technicolor, l’empire des sens me taquine
    Les bâtonnets du fond de l’œil comme un ancien kaléidoscope
    OĂą mes souvenirs incolores adoptent des teintes coquines
    Qui se déversent sur le seuil des auspices de mon horoscope.

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  • Le dragon bleu

    Le dragon bleu

    Lentement il frétille entre les monts sauvages
    Dont la terre nourrit sa forme reptilienne.
    Le dragon se tortille vers l’ultime rivage
    D’une mer de houris aux beautés coralliennes.

    (Houris : créatures célestes très attirantes qui seront les compagnes des fidèles au paradis selon le Coran.
    Il s’agit de l’Odeleite, la Rivière du Dragon Bleu au Portugal.
    https:www.globe-trotting.comsingle-post20141101LOdeleite-la-Rivi%C3%A8re-du-Dragon-Bleu-au-Portugal )

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  • Est PĂ©rou colorĂ©

    Est Pérou coloré

    Inconscient du mirage qui attirait mes yeux,
    J’ai voulu m’enfoncer dans le secret des lieux.
    Quand, derrière un virage, est apparu, joyeux,
    En couleurs prononcées, le Pérou merveilleux.

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  • Pardon, vous n’avez pas vu mon château ?

    Pardon, vous n’avez pas vu mon château ?

    Après avoir planqué tous mes sous dans un coffre,
    Après l’avoir caché au fond des souterrains,
    Après avoir fermé les ferrures que m’offre
    Mon château invincible aux serrures d’airain,
    Après avoir perdu les chemins qui y mènent,
    Les chemins à leur tour me mènent en bateau.
    Depuis je n’ai de cesse de parcourir mon domaine
    En demandant aux gens s’ils ont vu mon château.

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  • Le Grand Vert

    Le Grand Vert

    La loi de l’attraction est forte lorsque je revois le Grand Vert
    Qui m’amène à un lâcher prise sur toute une vie d’illusions.
    Je perçois qu’il m’ouvre sa porte sur les cordes de l’Univers
    Et là, à ma grande surprise, mon âme et Dieu sont en fusion.

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  • Les ruelles du temps

    Les ruelles du temps

    En parcourant les ruelles de mes meilleurs souvenirs,
    J’y revois les fleurs écloses sur mon chemin apaisé.
    Si leurs épines cruelles font leurs soucis revenir,
    Je sens l’amour qui m’implose du parfum de leurs baisers.

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  • La dernière image

    La dernière image

    Juste avant que la flamme ne réveille mon âme,
    J’eusse aimé emporter, comme dernière image,
    Ce soleil qui déclame ses plus belles oriflammes
    Dans les nues transportées d’un céleste allumage.

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  • Coquelicot sauvage

    Coquelicot sauvage

    Éclabousse-moi fort, coquelicot sauvage !
    Enveloppe-mon corps de ton rouge pavage !
    Ton limbe de satin, sublime coquillage,
    Excite mon corps sain et l’emmène en voyage !

    Ouvre grand tes pétales, laisse-moi m’installer
    Sur ton tapis volant déployé sur l’azur.
    Laissez-moi m’envoler, laissez-moi m’en aller,
    Je suivrai les oiseaux au-dessus des masures.

    Le contact de ta peau me rappelle la femme,
    Membrane délicate juste sur l’ouverture,
    Quand je lui fais l’amour et que son cœur m’enflamme,
    Son doux gémissement ressemble à ta texture.

    Rouge comme mon sang que j’ai cent fois versé,
    Rouge comme son sang du cycle menstruel.
    Tu nous rappelle aux cœurs cent fois bouleversés.
    Coquelicot sauvage, tu n’es pas si cruel !

    Tableau de Fabienne Barbier