Anniversaire

🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.

🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.

  • L’Amour Artificiel

    L’Amour Artificiel

    L’intelligence artificielle aussi séduisante soit-elle
    Charme de l’amour impossible d’un ROM-zéro pour sa Juliette.
    Les caresses superficielles du langage pour la bagatelle
    Restent malgré tout impassibles et condamnées à l’oubliette.

    Les Don Juan IA-prothésiste et les électro-néo-putes
    Feraient mieux de sortir ensemble plutôt que draguer les réseaux.
    Et leurs demandes fantaisistes d’amitiés ou d’amours supputent
    Une perversion, il me semble, soumise par de drôles d’oiseaux.

    Pédophilie, prostitution présentes dans tous les médias
    Prouvent hélas leur consommation à tous les échelons sociaux
    Comme une vraie institution contre laquelle dans l’immédiat
    Il n’y aura aucune sommation contre nos élus psychosociaux.

    Sur le banc des désillusions, l’IA boude, la femme soupire ;
    Les câbles et les regards se croisent et se décroisent, rien ne s’embrasent.
    Cœurs mécaniques en effusion pour le meilleur et pour le pire
    Dans une comédie humaine qui se joue dans le froid des phrases.

    Tableau d’Alice Duke sur https:www.cuded.comwhimsical-illustrations-by-alice-duke .

    
    
    
  • Cette poule était un coq !

    Cette poule était un coq !

    Poule qui monte se coucher verra un coq enjuponné
    Descendre le grand escalier de l’Élysée au poulailler.
    Tout le monde essaie de loucher sous le jupon enrubanné
    Pour voir si un fou à lier aurait pu la tripatouiller…

    Mais tout est faux, manipulé par des complotistes à gogo
    Qui voient des transgenres partout et pédophiles de surcroît.
    Mais j’ai beau récapituler les infos, j’avoue tout de go
    N’avoir vu que des touche-à-tout qui sans aucune preuve y croient.

    Dans les grands miroirs déformants des soirées chics où tout vacille,
    Sous la pénombre se devinent des robes aux sexes froncés,
    Des poules, des coqs, des flamants, moustaches et barbes subtiles,
    Échanger des pensées chauvines et pourtant n’étant pas français.

    Le coq enjuponné parade et tout le monde alors le lorgne
    Au théâtre de futilités et d’ego en flagrant délire.
    Les langues fourchent par bravade, les cœurs s’échauffent sans vergogne ;
    Les plumes en tremblent d’hostilité et le croupion se ramollir.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux de le créditer.

    
    
    
  • Les Korrigannes – Le Pacte des Flammes

    Je suis définitivement aux Korrigannes relié
    Par un pacte particulier, serment de feu et de confiance.
    L’élément primitivement de feu, désormais mon allié,
    M’ouvre un passage régulier pour en partager leur science.

    Ce soir, nous referons le rite d’amour par le feu et la flamme ;
    J’ai promis de le perpétuer dès que l’occasion se présente.
    Je suis l’étalon émérite qui vient pour honorer ses femmes
    Avec un sexe constitué d’une lumière omniprésente.

    Ici ma semence est lumière et de leurs seins goutte un magma ;
    Nous échangeons nos étincelles par la fournaise de nos bouches.
    Toutes veulent être la première à téter au gland le plasma
    Qui transformera les pucelles en mères par mes cellules souches.

    Quant à moi je vais m’abreuver aux mamelles de leurs volcans
    D’où suinte un lait de roches ardentes au fumet de pierres précieuses.
    Lorsque nous aurons éprouvé les orgasmes les plus provoquants,
    Nous connaîtrons la nuit mordante aux flammèches des plus capricieuses.

    Sous un lit de braises fumantes, j’ai dormi avec mes compagnes
    Et me suis réveillé tout frais comme un feu fraîchement ranimé.
    S’il fallait noter mes amantes, je dirais que chacune gagne
    À être baisée dans un vrai brasier sans cesse rallumé.

    Loreleï, hier, tu étais ma femme ; désormais tu seras ma flamme.
    Ton anneau autour de mon gland devient cercle de feu nuptial
    Et si de feu ton cœur s’affame tu en tèteras toute l’âme
    Par mon phallus hier sanglant et désormais foyer crucial.

    Laureline et Lilith soyez fières et rejoignez-moi dès ce soir
    Pour partager ce nouveau rite qui fait flamber l’amour céleste
    Aux flammes qui me sacrifièrent pour jouir à n’en plus surseoir
    Pareilles à la météorite dont le firmament se déleste.

    Illustration de Ledal.

    
    
    
  • Les Korrigannes – L’Ombre et la Braise

    Quand mes yeux se sont dessillés, le rideau tomba laconique ;
    Tout ça n’était que simulacre, masques et miroirs aux alouettes.
    Des vieillardes déguenillées, animées de rires sardoniques,
    Bouches édentées qui ne consacrent que misérables silhouettes.

    Rien d’attirant dans leur regards – juste l’effroi d’orbites vides –
    Un tas de gnomes amoindris, inoffensifs et squelettiques.
    Je les observais l’œil hagard demeurant pourtant impavide
    Surpris de leurs airs attendris et leurs côté énigmatique.

    « N’aie pas peur de ce que tu vois ! Tu voulais notre vrai visage ?
    Le voici mais ce n’est qu’un leurre, une réalité trompeuse.
    Mais si tu écoutes nos voix sans te fier aux anciens usages,
    Tu reconnaîtras avant l’heure notre vraie vénusté pulpeuse.

    Le feu est un portail sacré ; approche et avance sans crainte !
    Pénètre et franchis-en le seuil et alors de l’autre côté,
    Sera le Féminin Sacré qui est la véritable empreinte
    Des Korriganes trompe-l’œil cependant fières de leurs beautés ! »

    Était-ce un piège encore une fois ? J’ai avancé sans hésiter
    En me sentant rapetisser comme si j’allais au pilori.
    Aimer est une question de foi. Je me suis senti léviter
    Et me retrouvai immiscé en pleine fantasmagorie.

    Voilà le secret des Korrigannes : monstrueuses en apparence
    Qui par un divin sortilège cachent leurs beautés ineffables.
    Beautés de feu dont les organes ne se voient que par transparence
    Dans les flammes dont le privilège est de paraître insaisissables.

    En récompense de mes actes j’ai reçu le pouvoir suprême
    De renaître d’un feu cuisant comme un phénix perpétuel.
    Mon cœur d’étoile le réfracte et transforme une mort extrême
    En un passage conduisant vers un royaume spirituel.

    Illustration de Ledal.

    
    
    
  • Les Korrigannes – La Flamme Dévoreuse

    Alors je deviens homme-feu, esprit-de-feu au cœur de feu !
    Je ne suis plus être de chair, ni d’eau, ni d’air ni même de terre !
    Je sens le feu dans mes cheveux, l’âme brûler de tous ses vœux
    Et je sens mon goût le plus cher pour pénétrer tous leurs cratères.

    Je redeviens un cœur d’étoile entouré d’anges femmes-flammes ;
    Je sens leurs caresses brûlantes aussi douces que de l’eau vive.
    Leurs baisers torrides se dévoilent n’être qu’un souffle de vague à l’âme
    Et toutes leurs vulves béantes m’appellent, m’attirent et me ravivent.

    Nous devenons une seule flamme, les préliminaires commencent
    Par une fellation ignée aux sensation incomparables.
    Je sens leurs bouches qui m’enflamment, me sucent, sucent et recommencent
    Jusqu’à ce que je sois résigné à lâcher ma lave libérable.

    De ma semence rouge sang, les korriganes sont gourmandes ;
    Je dois me remettre à l’ouvrage jusqu’à ce qu’elles en soient rassasiées.
    Ce n’est qu’un répit, je le sens, car bientôt elles en redemandent
    En prosternant pour le forage leurs culs ouverts et extasiés.

    Le feu au cul, je connaissais mais le cul en feu, c’est spécial !
    Surtout quand j’ai un tisonnier en guise d’outil de cheminée.
    Mais après un premier essai, l’orgasme se révélant spatial,
    Je devins soleil timonier menant ma horde acheminée.

    Cela dura l’éternité, j’en perdis l’espace et le temps ;
    Les korriganes étaient-elles anges ou démons, déesses ou succubes ?
    Peu importe la divinité quand le plaisir est consistant !
    Au risque de paraître étrange, je me sens l’âme d’un incube.

    Ô créatures fascinantes ! Montrez-moi votre vrai visage !
    Maintenant que nous sommes unis je veux vous connaître davantage.
    Je sens une envie lancinante, une espérance, un doux présage.
    Lorsque nous serons réunis, soyez donc à votre avantage !

    Illustration de Ledal.

    
    
    
  • Les Korrigannes – Le Rire Moqueur

    J’en ai tant hurlé et crié que les étoiles s’en souviennent !
    J’en ai tant pleuré que mon corps s’est vidé de toute son eau !
    Mais le plus inapproprié furent ces rires qui conviennent
    Davantage à l’enfer encore quand on en pousse la sono.

    Je crus reconnaître Laureline mais était-ce elle ? en veut-elle plus ?
    Elle me décora le gland et le mastiqua longuement,
    Puis de sa gorge de féline, tout le reste de mon phallus
    Ne fut plus qu’un morceau sanglant qu’elle ingurgita goulûment.

    J’ai cru mourir de mille morts, je l’ai imploré plusieurs fois
    Mais l’âme refusait de céder au désir de ces mijaurées.
    Autour de moi, ces matamores prétendaient me manger le foie
    Et puis de me rétrocéder mon propre cœur à dévorer.

    Je n’avais plus que des moignons et mes liens gisaient inutiles
    Quand on m’ouvrit de part en part du sternum jusqu’au périnée.
    On me remplit de champignons et recousit d’une main hostile
    Et ce fut le nouveau départ de coups de douleurs burinées.

    Je sentis l’abdomen bouillir de l’intérieur dans mes boyaux ;
    Hernies, torsions et volvulus et des vers frayer leurs chemins.
    J’en vis plusieurs têtes saillir, les yeux gros comme des noyaux
    Et les fantômes de mon phallus entre ceux des doigts de mes mains.

    J’ai compris qu’en me débattant j’augmentais douleurs et souffrance
    Et que crier me renforçait la peur qui n’était qu’une erreur.
    Alors sous l’effet dévastant de cette torture à outrance
    Je cédai et désamorçait en lâchant prise à la terreur.

    En acceptant mon sacrifice et leur disant « Je vous aime »
    Le feu m’embrase, captivant, dans une gerbe démoniaque.
    J’étais comme un feu d’artifice, tout ça n’était que stratagème !
    J’étais entier, repu, vivant juste drogué d’aphrodisiaques.

    Illustration de Ledal.

    
    
    
  • Les Korrigannes – L’Anneau de Feu

    Une fois n’est pas coutume chez elle, Laureline m’invita au cénacle
    Des Korriganes de Bretagne qui se déroulait dans la forêt.
    Ne craignant rien de ces pucelles ni de n’importe quel tabernacle,
    Je suis allé voir ses compagnes qui aspiraient à m’honorer.

    Dans une clairière embrasée, elles formaient un cercle ardent
    Et elles m’invitèrent à entrer pour participer à leurs danses.
    Je me suis senti écrasé par un doute en les regardant
    Car elles m’avaient déconcentré par leurs petits rires intenses.

    On m’a ôté mes vêtements – pensais-je pour le protocole –
    Mais au lieu d’éprouver du froid j’ai ressenti une brulure.
    Leurs cheveux brûlaient ardemment – sans doute sous l’effet de l’alcool –
    Et j’aperçus avec effroi que j’en avais des engelures.

    Le cercle devint ma prison et j’en devenais le brasier ;
    Mon sexe devenait une flamme tandis que leurs rires augmentaient.
    On me proposa guérison afin de me rassasier
    Mais je compris leur jeu infâme par lequel elles me tourmentaient.

    Elles m’ont attaché sur le dos, ont fait semblant de me soigner
    Tout en engloutissant ma flamme dans leurs bouches aux dents acérées.
    Et j’ai subi leurs libidos – mon sexe peut en témoigner –
    Car on dirait que mille lames l’ont affûté et lacéré.

    Toujours étendu sur le sol, elles m’ont nourri, elles m’ont fait boire
    Et ont lavé mes excréments et tout l’appareil génital.
    J’en avais perdu la boussole lorsqu’arrivèrent mes pires déboires
    Que j’avais connu autrement avec poulies à l’hôpital.

    La cérémonie commença et toutes de venir s’empaler
    Sur mon sexe carbonisé par la force de leurs calices
    Car de leurs vulves se condensa le feu de leurs culs emballés
    Et je ne pus qu’agoniser de leurs tragiques maléfices.

    Illustration de Ledal.

    
    
    
  • La Prophétie des Sorcières

    Tout le cromlech semble effondré suite aux amours et leurs ébats
    Car les sorcières se rassemblent consternées par la prophétie
    Qui prédit : « vous vous confondrez en excuses durant le sabbat
    Car désormais l’étalon tremble devant Loreleï qu’il apprécie ! »

    En effet je suis enchaîné par le phallus à Loreleï
    Qui brandit triomphalement le lien qui scelle mon destin.
    Alors complètement déchaînée la vestale de l’ÏÄMOURÏÄ
    Énonce fondamentalement son stratagème clandestin :

    « Quand l’étalon pénétrera ma bouche alors il s’y greffera !
    Quand il sera dans mon anus, alors ce sera sa prison !
    À chaque nuit il rêvera de ma succion qui lui fera
    Perdre la tête et son tonus au moindre espoir de guérison !

    Quand il mourra entre mes reins je recueillerai son ADN
    Puis je le réinfanterai et il renaîtra de ma chair.
    Il grandira sur mon terrain, suivra la route priapéenne
    Et moi je me contenterai d’être son amour le plus cher.

    Shéhérazade craignait la mort, lui il craindra sa renaissance
    Car plus il me fécondera et plus il me ressemblera.
    Nos vies seront notre oxymore et notre amour, reconnaissance ;
    En effet, il incombera à Dieu l’éternel samsara.

    Ce n’est pas une damnation ni même une malédiction ;
    Pas une manière diabolique mais plutôt une grâce angélique
    Car cette réincarnation lui conservera l’addiction
    Envers ma bouche amphibolique et mon cul pantagruélique ! »

    Laureline toutefois approuva ; après tout être reliée
    À sa sœur allait lui permettre de partager la jouissance.
    Lilith, quant à elle, savoura d’être la mère ralliée
    Qui saurait comment lui soumettre encore un peu plus de puissance.

    Illustrations de Ledal.

    
    
    
  • L’Alliance des Sorcières avec Yavänor

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    « Moi, Yavänor, par mon oracle, je viens bénir vos sanctuaires ;
    Pénétrer vos vulves gourmandes qui avaleront mon sperme amer !
    Jouissez toutes du miracle que je verse dans vos estuaires
    Par mes rivières qui ne demandent qu’à se projeter dans vos mers !

    Je suis l’étalon qui chevauche vos culs qui m’ont tant désiré !
    Je suis votre génie du mâle, votre initiateur du désir.
    Communiez par la débauche de vos sens les plus inspirés,
    Goûtez les délices animales et la jouissance du plaisir ! »

    Tandis que l’une se dévoue présentant sa fleur au phallus,
    Les autres l’entourent et entonnent le chant du rut sacrificiel,
    Puis d’autre l’oignent et lui tatoue des runes comme stimulus
    Et lorsque l’orgasme détone, on pousse un cri incrémentiel.

    Tout est une extase charnelle initiée aux rites magiques ;
    Cunnilingus et fellations sont orchestrées à l’unisson.
    On se caresse les mamelles et toutes sensations physiques
    Qui forment une constellation des régals les plus polissons.

    Quand advient l’éclipse lunaire, on se restaure et se repose ;
    Chacune échange son vécu et sa volupté affectée.
    Les timides restent lacunaires, les vantardes se surexposent
    Mais toutes se massent le cul avec expression délectée.

    Une fois l’éclipse passée et les femelles revigorées,
    Yavänor reprend son office et donne ses préliminaires.
    Et bien qu’il se soit surpassé, il est tout autant adoré
    Lorsqu’il pénètre chaque orifice présenté à son séminaire.

    Mais voici que le feu s’éteint, l’étalon fait sa révérence
    Et les sorcières vont se coucher dans le silence qui s’abat.
    La noirceur de la nuit déteint dans leurs rêveries d’espérance
    Et toutes pensent effarouchées à fixer le prochain sabbat.

    Illustrations de Ledal.

    
    
    
  • Le Sabbat des Sorcières

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    Par les sorcières invoquées, Laureline et Loreleï apparaissent,
    L’une illuminée par les flammes et l’autre par la Lune rousse.
    Elles vont ensemble convoquer par l’incantation des caresses
    Lilith dont elles cajolent l’âme par la seule pression de leurs pouces.

    Et Lilith déchire le ciel en chevauchant son étalon,
    Des chamanes montant des poneys et des druidesses d’autres montures ;
    Des loups, des boucs sacrificiels ornés d’écus et gonfalons,
    Tous décorés et pomponnés avec dorures et argentures.

    Les flammes changent de couleurs, deviennent bleues, vertes et violettes ;
    Halo de jade phosphorescent et fumées teintées d’émeraude.
    Au centre un chaudron de douleurs et de vieux soucis obsolètes
    Avec les maux les plus récents dégage ses bulles noiraudes.

    Dans ce chaudron on a versé tous ses secrets pestilentiels,
    Toutes ses jalousies immondes et tout son spleen baudelairien.
    Les plaintes qui ont tergiversé par leurs chagrins existentiels
    Alors s’amalgament et se fondent jusqu’à ce qu’il n’en reste plus rien.

    Sur le ciel embrasé s’élève l’aurore boréale inversée
    Et les lumières s’y rassemblent comme assimilées à outrance.
    Alors chacune se relève, jette sa robe controversée
    Et se réunissent ensemble pour former un ballet en transes.

    Elles implorent le plaisir, la main sur les vulves épilées ;
    Elles en appellent à l’oracle de les pénétrer de son verbe ;
    Elles invoquent le désir, le regard fou, horripilé
    Par leur foi envers le miracle du sexe qui les exacerbe.

    Mais voici que du feu jaillit leur étalon immaculé
    Monté comme un cheval fougueux exhibant son membre dressé.
    Toutes les sorcières ont tressailli mais comme elles y sont acculées,
    Elles touchent le sexe rugueux et chacune de l’embrasser.

    Illustrations de Ledal.

    
    
    
  • L’Appel des Sorcières

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    Au cours d’une profonde nuit au cercle de pierres noircies,
    La pleine Lune est au zénith, l’appel aux sorcières est lancé.
    La forêt calme ; pas un bruit parmi les femmes en autarcie
    Qui ne vivent que pour Lilith et d’alcools de fruits avancés.

    Entièrement nues, car c’est la règle, le corps peint de sang et de cendres,
    Elles sentent un vent dans les cheveux et dans les vulves épilées.
    Tout autour arrivent les aigles qui tournoient et puis vont descendre
    Autour du cénacle et du feu pour célébrer le jubilé.

    Corbeaux et chauves-souris viennent participer au rituel
    Les premières sorcières lévitent en transe les bras vers le ciel
    En priant que Lilith revienne commencer le spirituel
    Sabbat consacré au plus vite pour autour du feu sacrificiel.

    Lilith est là qui apparaît comme une vierge immaculée ;
    Elle n’est pas là physiquement mais portée par son corps astral.
    Alors son aura disparaît, bue par les femmes acculées ;
    Chacune métaphysiquement devient l’avatar ancestral.

    L’une est Adam, une autre est Ève, voici Caïn, Abel et Seth !
    On s’embrasse et Lilith revient bénir chacun en lui versant
    Le sang de la Terre et la sève dans la bouche de chaque ascète
    Qui l’absorbe et puis se souvient de chaque acte bouleversant.

    Aucun démon n’est convié et Satan l’éternel absent
    Ne peut braver la protection que Lilith dresse autour du camp.
    Car les sorcières n’ont envié qu’être un modèle subjacent
    De leur maîtresse dont l’affection vaut mille orgasmes conséquents.

    L’énergie au point le plus fort, le décollage est imminent ;
    Les sorcières en lévitation sont prêtes pour l’invocation :
    « Lilith, Lilith fais-nous l’effort par ton pouvoir proéminent
    De répondre à l’invitation de tes sœurs en adoration ! »

    Illustrations de Ledal.

    
    
    
  • La sirène polluée

    La sirène polluée

    Que les sirènes soient en voie de disparition fait dilemme ;
    On doutait de leur existence, voilà qu’il faut les protéger !
    C’est pourquoi l’on entend des voix monter des eaux à l’heure même
    Où l’on subit les conséquences de la pollution agrégée.

    La mer, devenue la poubelle des êtres humains, va se venger
    En nous recrachant sur les côtes tout ce qu’ils y ont balancé
    La fameuse sirène Arabelle va repousser les étrangers
    Qui ont commis toutes ces fautes et ne font que recommencer.

    Avec la Marine Abyssale et son armée de cachalots,
    Ils vont renvoyer les déchets et les remonter des rivières,
    Puis établir des succursales un peu partout au fil de l’eau
    Pour dégueuler par les brochets notre merde jusqu’en Bavière.

    Vendredi treize, pas de chance ! Toutes les rivières ont débordé
    À cause des pluies abondantes, même un peu trop pour la saison.
    Pour Arabelle, il y a urgence ! Toutes ses troupes vont aborder
    Chargées d’épaves incommodantes à verser devant vos maisons.

    Tableau de Waldemar von Kozak.

    
    
    
  • La Selkie « Peau-de-phoque »

    La Selkie « Peau-de-phoque »

    Revêtue d’une peau de phoque dont le crâne faisait son bonnet,
    Une Selkie sortit des eaux en s’accrochant même à ma barque.
    De toutes mes rencontres loufoques auxquelles j’étais abonné,
    Celle-ci entrait dans le réseau des grands succès du cirque Hipparque.

    Car je suis souvent dans la Lune et reçois beaucoup de visites
    De séductrices chimériques selon mon imagination.
    Sirènes, filles de Neptune et créatures composites
    Appartiennent à mon homérique exigence en divination.

    Ses yeux de chien-de-mer battu lui donnaient un air de guerrière
    Et son sourire trahissait sa propre envie de copiner.
    Sans m’être un instant débattu, je l’ai laissée monter derrière
    Tandis que je me hérissais de ce fantasme inopiné.

    Et comme nous sommes vendredi treize, méfiez-vous car c’est le jour
    Où elle sort pour tenter sa chance parmi les beaux marins hardis.
    Restez chez vous avec Thérèse – ou tout autre prénom de l’amour –
    Accordez-lui ses exigences et, si possible, jusqu’à mardi !

    (Tableau de Marco Gonzales ;
    Les Selkies sont des créatures mythologiques que l’on trouve dans le folklore des îles Féroé, de l’Islande, de l’Irlande et de l’Écosse.)

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Vent flou, vent filou

    Vent flou, vent filou

    La fille était un peu boulotte et ne portait pas de culotte.
    Une saute de vent soudaine lui découvrit sous la bedaine
    Un mont de Vénus vaporeux qui aurait été savoureux
    Malheureusement censuré bien que fraîchement tonsuré.

    C’était au mois de février, elle promenait son lévrier.
    Je pense qu’elle avait fait exprès de sortir ainsi sans apprêt,
    Sans le moindre sous-vêtement pour s’offrir au vent véhément,
    Tenter un flirt providentiel tout en lui montrant l’essentiel.

    Tableau de Jeremy Enecio sur https:jeremyenecio.com .

    
    
    
  • Belle-de-jour, Belle-de-nuit

    Premier quartier, Belle-de-jour, à la peau blanche comme du lait,
    Revêt sa robe de Galatée tissée du halo de la Lune.
    Nymphe marine depuis toujours, elle s’est échappée du palais
    Pour marcher sous la Voie Lactée et goûter l’aube sur la lagune.

    Dernier quartier, Belle-de-nuit nous invite à la retrouver
    Lorsque le dernier rayon vert lève la grille qui fait obstacle.
    Mais seul le rêveur qui s’ennuie, de guerre lasse, va l’éprouver
    Dans un songe à demi ouvert sur son érotique spectacle.

    Tableaux de René Magritte.

    
    
    
  • La transparence du corps

    La transparence du corps

    Dans l’environnement moderne, je me sens toute transparente
    Égarée dans les conventions où je dois rentrer dans le moule.
    Un simple élément subalterne d’une société indifférente
    À estimer la contention de ceux qui deviennent maboules.

    Dehors, je parais invisible à toute une foule de gens
    Qui m’ignorent complètement quand je leur parle ou les appelle.
    À croire que je suis nuisible à leur confort intransigeant
    Ou que j’ose un empiètement inopportun dans leur chapelle.

    On ne voit que moi, à l’inverse, quand, par malheur, je suis devant ;
    Lorsque j’arrive à un comptoir, ceux qui sont derrière ronchonnent ;
    Dans la rue vide que je traverse, surgit un gars m’invectivant
    Qui se plaint d’un ton péremptoire de son espace que je bouchonne.

    Cette mosaïque égoïste de l’organisation humaine
    Veut que chacun reste à sa place car il y a trop de concurrents.
    Seuls quelques rares utopistes, poètes à la petite semaine,
    Savent qu’il faut rompre la glace et s’il le faut, sortir du rang.

    Tableau de Scott Rohlfs sur www.distinctionart.comexhibitgallery_m.php?showID=131&fltr=prev .

    
    
    
  • Un p’tit coin de paradis

    Pour trouver chaussure à mon pied – ou plutôt une botte à ma cuisse –
    Je restai là, sans parapluie en attendant l’invraisemblable…
    J’attends l’amour, comme il me sied – du plus inattendu qu’il puisse –
    Au p’tit bonheur de l’eau de pluie pour une rencontre inoubliable.

    Lorsque viendra mon amoureux, il éclipsera tout le monde
    Et sous son coin de Paradis, j’apercevrai un arc-en-ciel.
    Et moi, dans ses bras vigoureux, malgré la pluie qui nous inonde,
    Je serai toute ragaillardie blottie sous l’abri substantiel.

    Tableaux de Lisa Aisato sur https:www.boredpanda.comsurreal-illustrations-lisa-aisato?media_id=3057426&utm_source=pinterest&utm_medium=social&utm_campaign=organic .

    
    
    
  • Babel-Où-est-ce ?

    Babel-Où-est-ce ?

    Les tours de Babel sont partout dans chaque ville de chaque pays,
    Et particulièrement les banlieues, les cités et les H.L.M.
    Qui sont des résidences fourre-tout où viennent des états envahis
    Les victimes des guerres qui n’ont lieu que pour attiser les dilemmes.

    À chaque appartement sa langue, sa religion, ses traditions.
    J’y croise des femmes péruviennes et des tibétains costumés.
    J’y vois par effet boomerang, de retour des extraditions,
    Des expulsés qui nous reviennent avec des enfants présumés.

    Moi-même, je suis un étranger dans un pays où l’habitant
    Ne parle pas la langue officielle mais un dialecte bien helvétique.
    J’ai tenté de m’y arranger mais mes résultats attristants
    Sont tellement superficiels que j’en suis devenu hermétique.

    Collage de Luca Galofaro à partir d’une photo de Paolo Monti.

    
    
    
  • La danse de la Petite Ourse

    Aux confins de la Voie Lactée, la Grande Ourse étend son chariot
    Pointant, d’une éclipse solaire, Alcor à sa fille requise.
    Mais celle-ci décontractée, suivra un autre scénario
    Délaissant l’Étoile Polaire pour ses cousins sur la banquise.

    La blancheur de fleurs nivéales qui illuminent l’Antarctique,
    Bercent sous zéro centigrades un été aux mille ressources.
    Alors sous l’aurore boréale, aube chamanique et cathartique,
    On voit danser les plantigrades et leur cousine la Petite Ourse.

    (Tableaux de Susan Seddon-Boulet sur http:artilo-artilo.blogspot.com201207seddon-boulet.html .
    Alcor :  Étoile de la constellation de la Grande Ourse formant système avec Mizar et bien connue d’Arsène Lupin.)

    Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.

    
    
    
  • Les joies de la vitesse

    L’homme est épris de la vitesse et dès qu’il lâche les verrous,
    Il aime accélérer sans cesse pour vivre sur les chapeaux de roues.
    Vélo ou patins à roulettes, jamais son rythme ne s’arrête
    En auto et même en poussette et ce depuis belle lurette.

    Vive le sport automobile pour foncer à la supérette !
    Vive le sport vélomobile supérieur à la voiturette !
    Vive la moto du motard pour vaincre les encombrements !
    Vive le landau du moutard qui roulera précocement !

    Que la roue reste en équilibre ainsi que son consommateur
    Et qu’il ne fonce pas à tue-tête comme un fou du volant maboule !
    Se grouiller n’est pas être libre ; le temps est un déformateur
    Et celui qui s’en fait l’esthète n’est rien d’autre qu’un con-qui-roule.

    Illustration pour « Le retour de Valhardi » de Joseph Gillain alias Jijé.

    
    
    
  • Femmes-papillons

    D’abord jeunes chenilles, les femmes-papillons
    Vivent une adolescence dans des atours abscons ;
    Elles ne portent aux chevilles que quelques cotillons
    Et vivent dans l’indécence, à poil dans leur cocon.

    Un matin de printemps, c’est la métamorphose ;
    L’adolescente aigrie est devenue princesse.
    Ainsi lorsqu’elle étend ses jeunes ailes roses
    Sous un corps amaigri, se dévoilent ses fesses.

    Tableaux de Susan Seddon-Boulet sur http:artilo-artilo.blogspot.com201207seddon-boulet.html .

    
    
    
  • Derrière le miroir de l’âme – 1

    Derrière le miroir de l’âme - 1

    Aussitôt que je m’endors, ou quand le divin m’enivre,
    L’esprit s’échappe un moment et le cœur rejoint mon âme.
    J’y vois comme un ballon d’or qui s’ouvrirait comme un livre
    Qui transcrirait le roman de l’ad vitam æternam.

    Tableau de Naoto Hattori.

    
    
    
  • Carton doux carton

    M’as-tu vu dans mon carton, m’as-tu vu dans ma maison ?
    Je ne sais ce qui m’attire, je ne sais ce qui m’inspire !
    J’y plonge mes ripatons, sans motif et sans raison,
    Au risque de compatir à l’épître d’un chat qui expire.

    M’as-tu vu quand je t’observe dans ma cabane à l’affût ?
    M’as-tu vu quand je m’y cache pour me soustraire à tes yeux ?
    Plus je sors de ma réserve et plus je fais du raffut,
    Plus, au carton, je m’attache à ses quatre coins moelleux !

    Tableaux de Natalia Leonova et Ruskin Spear.

    
    
    
  • Les mains rouges de l’utopie

    Aurions-nous du sang sur les mains comme on voudrait nous faire croire ?
    Comme on voudrait nous le faire entendre, comme un péché originel ?
    Faut-il encore que demain les tensions continuent à croître
    Et même aller jusqu’à prétendre que nous sommes tous des criminels ?

    L’homme a mis l’homme en esclavage et s’est enrichi de sa chair ;
    Ainsi, depuis l’antiquité, le pauvre donne sa vie au riche.
    La guerre poursuit ses ravages au prix du sang de plus en plus cher ;
    Le pouvoir et l’iniquité ont mis l’humanité en friche.

    Aujourd’hui, on dit « place aux jeunes », on dit aussi « plus jamais ça ! »
    Mais dès demain ça recommence ; la haine grandit tous les jours.
    Je dirais bien « faisons le jeûne de nos querelles d’ici-bas… »
    Mais on ne se fait plus confiance, on préfère la guerre à l’amour…

    Tableaux de Pier Toffoletti.

    
    
    
  • L’art du bain

    Dans les secrets les mieux gardés parmi les choses impénétrables,
    Il en est où, pour y entrer, vous devez montrer patte blanche.
    Et vous ne pourrez regarder ces confidences vénérables
    Qu’à condition de démontrer que vous êtes de la même branche.

    Eh oui, l’art du bain féminin n’est réservé qu’au gynécée
    Et l’intrus qui aurait osé y pénétrer, serait chassé.
    Et même s’il paraît bénin de réussir à s’y immiscer,
    Vous risqueriez d’être exposé aux quolibets et pourchassé.

    Ainsi je dois me contenter d’imaginer ces nudités
    À l’aide de tableaux de maîtres peuplés de rêves et de fantasmes.
    Mais si un jour vous consentez à m’offrir l’opportunité,
    Devant vos beautés, d’apparaître, j’en sens déjà monter l’orgasme.

    Tableaux de William Russell Flint.

    
    
    
  • Les sources de lumière

    Les sources de lumière

    Ils ont traversé la frontière entre imaginaire et réel
    Pour fertiliser la matière jusqu’aux entrailles de la Terre.
    Petits messagers de lumière, anges et démons irréels,
    Qui font reculer la barrière d’un monde chargé de mystère.

    Canyon Antelopes en Arizona.

    
    
    
  • L’arbre aux papillons

    L’arbre aux papillons

    Pour l’automne des papillons, chacun escortera sa feuille
    Dans l’éphémère virevolte qui rendra les branches orphelines.
    Les couleurs ocre et vermillon rejoindront leur terre d’accueil
    Accompagnées des désinvoltes petites ailes opalines.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Deep roots / Les racines profondes

    Deep roots / Les racines profondes

    Silently embedded in the roots of the past,
    My dream is materialized in my automated railings.
    And on my dark green top, it’s sweet to feel like I m coming through
    The memory of the northern wind.

    Silencieusement enfoncé dans les racines du passé,
    Mon rêve est matérialisé dans mes ramures automnales.
    Et sur ma cime vert foncé, il m’est doux de sentir passer
    Le souvenir réalisé dans le vent septentrional.

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  • La reine papillon

    La reine papillon

    J’ai vu la reine papillon côtoyer les sphinx de la vigne
    Et rivaliser de couleurs dans les tons vifs ou teintes d’ambre,
    Volant autour des grappillons dans une danse curviligne
    Pour accompagner en douceur les renaissances de septembre.

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  • Die tiefen Wurzeln / Les racines profondes

    Die tiefen Wurzeln / Les racines profondes

    Alle meine tiefen Wurzeln schwingen und vibrieren in meinem Herzen.
    Erwacht durch die Energien, die mein Haar einfängt.
    Ich höre die Intensität der Welle, die sich tief unten ausbreitet.
    Durch das Netzwerk in Synergie meiner Haare angepasst.

    Toutes mes racines profondes résonnent et vibrent dans mon cœur
    Réveillées par les énergies que mes cheveux savent capter.
    J’entends l’intensité de l’onde qui se propage en profondeur
    Par le réseau en synergie de ma chevelure adaptée.

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  • Incroyable mais faux !

    Incroyable mais faux !

    Je préfère ne rien dire car j’ai donné ma voix à un élu pour parler à ma place de problèmes qui ne me concernent pas, de demandes dont je n’ai pas besoin et pour des idées auxquelles je n’avais jamais pensé.

    Je préfère ne rien entendre parce que tout le monde ment. Mes parents m’ont menti et c’est idiot puisque je n’ai pas eu besoin d’eux pour apprendre à mentir.

    Je préfère ne rien voir car je suis guidé par des aveugles qui, en enlevant ou rajoutant de l’obscurité à l’obscurité, espèrent un jour obtenir de la lumière.

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  • La lumière dans l’ignorance

    La lumière dans l’ignorance

    Si tous ensemble formons le vœu de ne pas trop nous compliquer
    À ruminer nos différences mais de plutôt s’en régaler.
    Nous saurons alors faire un feu sans qu’on n’ait à nous l’expliquer
    En faisant fi des ignorances et en empilant nos galets.

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  • Le stratagème du facteur

    Le stratagème du facteur

    Afin de caresser les fruits défendus de Madame Denise,
    La femme d’un douanier ballot, que je voyais dans la journée,
    Nous avions fait courir le bruit que je cachais plein de devises
    Dissimulées dans mon vélo lorsque je faisais ma tournée.

    Pendant ce temps, le douanier me démontait entièrement
    Mon vélo pour vérifier s’il ne cachait pas quelque chose.
    Il avait beau remanier ma bécane complètement,
    Il n’a jamais notifié où se planquait le pot-aux-roses.

    Photo de Robert Doisneau « Le vélo de Tati » 1947.

    
    
    
  • La farandole de tous mes petits « moi »

    La farandole de tous mes petits « moi »

    Si tous mes enfants intérieurs sautaient au-dessus de la corde
    Qui relie ma vie du passé jusqu’à ce moment du présent ;
    Combien tous mes choix antérieurs dont j’ai douté, je vous l’accorde,
    Auraient fait des « moi » espacés qui auraient été tout aussi grisants ?

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Comme des milliers d’antennes

    Comme des milliers d’antennes

    Tous ces milliers d’antennes pointés vers le Très Haut
    Connecteront mon âme si je tiens le bon bout.
    Les anges, par centaine, juchés sur le préau
    Ranimeront ma flamme au-dessus des bambous.

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  • Ce soir à neuf heures pétantes

    Ce soir à neuf heures pétantes

    J’ai loué le Cervin pour une heure ce soir
    Afin de profiter d’un moment de détente.
    Juste au bord du ravin, je souhaiterai bonsoir
    À cette immensité à neuf heures pétantes.

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  • Dans les brumes du sommeil

    Dans les brumes du sommeil

    Les vestiges de mes songes s’évaporent au matin
    Comme la neige au soleil se sublime dans les nues.
    Quelle vérité ou mensonge m’ont fait perdre mon latin
    Dans les brumes du sommeil avec une âme ingénue ?

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  • L’écho des promesses

    L’écho des promesses

    Quand la planète a bouclé encore un nouvel automne,
    Je revois tout mon album des photos de ma jeunesse
    Dont les couleurs redoublées d’un ton sépia monotone
    Me rappellent, comme un baume, tout un écho de promesses.

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  • Lever ou coucher ? – 2

    Lever ou coucher ? - 2

    Ça fait un moment que j’hésite entre un lever ou un coucher
    Mais finalement je me décide pour un crépuscule noctambule.
    Principalement parce que j’évite de me lever mal embouché ;
    L’aurore est trop liberticide et je suis plutôt somnambule.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Ma bonne étoile

    Ma bonne étoile

    Afin de suivre ma bonne étoile, je l’ai accrochée au bateau.
    Du coup tout le monde en profite, les petits poissons et les oiseaux.
    Pas besoin de hisser la voile, elle me dirige en vibrato
    Quand la brise souffle un peu vite entre les joncs et les roseaux.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Capitaine Haddock

    Capitaine Haddock

    Pour échapper à ses groupies, le capitaine se déguise :
    La barbe blanche comme neige et un joli maillot rayé.
    Aussitôt qu’il s’est accroupi, toutes les mouettes le dégrisent
    Et virevoltent en un manège qui va le faire appareiller.

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  • Les cadeaux de la nature

    Les cadeaux de la nature

    Chaque jour qui se lève est un cadeau du ciel,
    Chaque fleur qui s’éveille est un présent d’amour,
    Chaque feuille qui s’enlève est un mot officiel,
    Chaque étoile qui veille est une goutte d’humour.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Prendre racine

    Prendre racine

    Je comptais prendre racine dans mes beaux petits souliers
    Mais voici que la pointure en est disproportionnée.
    Ô Société assassine qui fixe sur son boulier
    Des prix qui ne font jointure qu’à des riches intentionnés !

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Tout fleur tout flamme – 2

    Tout fleur tout flamme - 2

    Et me voilà encore pour ranimer ma flamme
    Ce dimanche matin où le monde s’endort.
    Un flambeau pour l’accord de mon cœur et mon âme
    À tout ce qui atteint la boîte de Pandore.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Dame Grenouille et Papillon

    Dame Grenouille et Papillon

    Papillon : « Embrasse-moi ! » dit Papillon, « Je suis le prince des grenouilles !
    Une sorcière m’a transformé en cet insecte un peu volage ! »

    Grenouille : « Laisse-moi finir mon roupillon ! Et dégage-moi cette quenouille !
    Je suis parfaitement informée de tes nombreux batifolages ! »

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Mes vieux tissus

    Mes vieux tissus

    Ils me caressent le regard comme une étoffe de velours
    Mêlée de tweed et de tartans dans un patchwork aux couleurs douces.
    Mouillés de quelques embruns hagards, repassés de nuages lourds,
    Mes vieux tissus, toujours partants pour m’emmener faire carousse.

    Faire carousse : boire en excès.

    
    
    
  • Le tailleur de panoramas

    Le tailleur de panoramas

    Confiez-moi tous vos rideaux, je vous compose un horizon !
    Laissez-moi orner vos fenêtres de mes plus beaux panoramas !
    Confiez-moi vos libidos, je vous sortirai des prisons !
    Laissez vos frontières renaître par mes jolis diaporamas !

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • La lumière de la trinité

    La lumière de la trinité

    Quand il lève trois doigts, signe de trinité,
    Une étrange lumière se répand sur sa main.
    Aussitôt je ressens l’instant d’éternité
    Dans mes âmes en réseau dont je suis benjamin.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Faites-moi une place, j’arrive

    Faites-moi une place, j’arrive

    Une petite place pour me joindre à vous !
    Vous m’avez tant manqué que je suis empressé !
    J’ai erré si longtemps avant ce rendez-vous !
    Vous êtes mes aînés, moi, juste un peu pressé !

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Cap sur l’Île Utopique

    Cap sur l’Île Utopique

    Si cette île n’existe pas, c’est pour mieux la protéger ;
    Inconnue sur toutes les cartes, ignorée par les bateaux.
    On y vit nu, affranchi, on y vit le cœur léger ;
    On y pratique l’amour dans une vie de château.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.