Anniversaire

🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.

🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.

  • Une artiste dans son atelier – 1

    Une artiste dans son atelier - 1

    Obligée de fermer les portes et les fenêtres et les volets
    Car l’artiste compose nue coiffée d’un chapeau sur la tête.
    Elle prétend ouïr de la sorte tous les anciens airs envolés
    Du fond des âges devenus pour l’homme moderne obsolètes.

    Mais quand vient la nuit, elle sort pour jouer à poil sous la Lune
    Quelques sérénades nocturnes qu’elle chantonne à découvert.
    Elle ne craint pas le mauvais sort et si quiconque l’importune
    Elle joue l’air le plus taciturne avec paroles à mots couverts.

    Mais de sa musique impudique aux notes exhibitionnistes,
    Si le chant paraît innocent, il en contient la clef des chœurs.
    De toute son œuvre ludique elle apparaît protagoniste
    Envers l’art nu voire indécent mais qui nous dévoile son cœur.

    Tableau d’Igor Samsonov.

    
    
    
  • J’aime les filles au bord de l’eau

    J’aime les filles au bord de l’eau

    J’aime bien ces plages sauvages à l’abri des regards discrets
    Où la nature reprend ses droits et les filles du poil de la bête.
    Et j’aime observer leurs pelages au teint laiteux comme la craie
    Particulièrement les endroits convexes, concaves aux courbettes.

    Jolies sirènes pardonnez-moi de vous avoir volé l’image
    De vos silhouettes épurées de pudeur et de vêtements !
    En échange de tous vos émois, je vous propose mes hommages
    Par mes poèmes délurés mais rédigés honnêtement.

    Bien sûr, vous ne vieillirez pas cependant vos têtes chenues
    Liront de vos yeux fatigués toute l’éternelle jeunesse
    De vos plus adorables appas qui seront toujours parvenus
    À vous survivre et prodiguer votre beauté de diaconnesses.

    Tableau de Paul Delvaux.

    
    
    
  • Adam et Ève intergalactiques

    Qui sera le premier astronaute à découvrir une planète
    Où les Adam comme les Ève n’ont jamais commis de péché ?
    Je vois déjà les internautes se ruer tous sur internet
    Afin de voir de qui relève cette information dépêchée.

    Bonne nouvelle ! Reflets Vers vous a affrété sa fusée !
    Départ le trente février deux mil vingt-huit, c’est officiel
    Avant qu’ l’accès à l’univers nous soit à jamais refusé
    De peur que vous n’découvriez le Paradis artificiel.

    Pas de bagage, venez tout nu, c’est mieux pour votre hibernation ;
    De toutes manières, les gens là-bas n’ont jamais vu de vêtement.
    L’entreprise a bien reconnu que si votre réincarnation
    Échoue, elle en sera baba et le regrettera bêtement.


    Témoignage de Laureline Lechat :

    J’ai largué tous mes vêtements au sas comme mes illusions ;
    La galaxie a trembloté quand tu m’as frôlée du regard.
    Je m’suis glissée hâtivement dans le cockpit sans permission
    Et j’ai compris, culotte ôtée, que rien n’est laissé au hasard !

    Tu ne m’as pas accompagnée pour une quelconque exploration
    Mais pour planter dans mon cratère ta belle fusée conquérante.
    Sur la plage tu m’as empoignée pour ma première défloration
    Je n’en avais jamais, sur Terre, tâté d’aussi prépondérante !



    Dernières nouvelles du cosmos :

    L’expédition « Adam & Ève » était couronnée de succès
    Jusqu’à ce que les passagers nus, heureux, aient tout oublié.
    Depuis, personne ne relève le moindre rapport annexé
    À croire que les messagers n’ont désiré rien publier.

    Illustration de Wallace Wood.

    
    
    
  • Les origines stellaires

    À choisir entre un cœur d’étoile et un cœur de Lune implanté,
    Je préfère une lignée stellaire plutôt qu’une branche pointue.
    Et toutes les âmes en toile de fond qui m’auront transplanté
    Seront fières d’être parcellaires dans le corps qui me constitue.

    Et je renie de tout mon cœur ce faux péché originel
    Dont les religions font leur joug pour asservir leurs suppliciés
    Et ce Dieu semant la rancœur n’est rien d’autre qu’un criminel
    Qui joue de nous comme un joujou dans son enfer maléficié.

    Illustration de Lan Truong

    
    
    
  • Médusa, tendre chimère

    La Médusa m’a médusé
    en tournant sept fois sa coiffure
    De serpents mêlant sifflements
    dans notre communication.
    Voilà pourquoi j’ai refusé
    car il y avait trop de friture
    Pour se parler paisiblement
    sans créer de vindication.

    Alors j’ai sorti mon miroir
    et l’ai tourné vers Médusa
    Que le regard fit éclater
    pour sept bonnes années de malheur.
    Mais elle ouvrit grand son tiroir
    dont le contenu m’amusa :
    Préservatifs chocolatés
    qui embaumaient sous la chaleur.

    Eh bien la légende qui prétend
    qu’elle paralyse ses amants
    Est infondée car au contraire
    nos amours furent des plus heureuses.
    Nulle toxine sécrétant
    un poison concomitamment
    Sauf le nectar que j’ai pu traire
    de sa poitrine généreuse.

    Illustration de Daniela Uhlig sur https://poramoralarte-exposito.blogspot.com/2016/10/daniela-uhlig_18.html?m=0&hl=es_419

    
    
    
  • L’Europe taillée sur mesure

    L’Europe taillée sur mesure

    Amour à nul autre pareil que l’attachement à l’Europe
    Avec son étrange découpe qui brave l’ouest aux vents rapides.
    Sans doute le même appareil, le même organe psychotrope
    Celui qui donne le vent en poupe à son cœur de fils intrépide.

    L’Europe de mes amours d’antan avec ses moultes traditions
    S’est dissoute dans le sablier de l’américanisation.
    Et de nos jours on ne s’entend plus parler que de répartitions
    De biens auxquels il faut se plier pour l’essor de la civilisation.

    Coincée entre trop de puissances qui veulent gouverner la Terre,
    L’Europe est l’enjeu désormais des riches qui souhaitent la piller.
    En faire un lieu de complaisance, une réserve propriétaire
    Au cas où – on ne sait jamais – tout le reste serait bousillé

    Illustration de Lorenzo Mattotti.

    
    
    
  • À toutes jambes

    À toutes jambes

    Dans les rues courent toutes les peurs véhiculées par les médias ;
    Avec menaces de pandémies, de guerres mondiales et pénuries.
    Les gens à voile et à vapeur sont tous coupables dans l’immédiat ;
    Les pédophiles, les ennemis que les complotistes injurient.

    La peur de la mort court toujours comme une catastrophe humaine
    Et l’on bannit l’euthanasie au risque d’y laisser sa peau.
    Hélas, qui vit au jour le jour et à la petite semaine
    Est gouverné par des lazzis qui se cacheraient sous les drapeaux.

    (Tableau de Wolfgang Lettl sur https:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com201104wolfgang-lettl-1919-2008-germany.html
    Les lazzis, dans la commedia dell’arte, sont toutes sortes de plaisanteries burlesques, soit en paroles, soit en actions, des jeux de mots, des grimaces, des gestes grotesques et jusqu’à des détails de farces sur tréteaux ; mais pas des nazis bien sûr que non.)

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Amours impossibles

    Amours impossibles

    Petit oiseau, petit poisson, tous deux s’aimaient d’un amour tendre.
    Mais l’âge de la puberté en a compliqué leurs rapports.
    Le garçon, après les moissons, déserta le nid sans attendre ;
    La fille éprise de liberté courut plonger au bout du port.

    Comment se sont-ils retrouvés ? Lors d’un typhon en pleine mer !
    Ils se sont laissé aspirer – sans doute par curiosité –
    Et ont tout de suite éprouvé leurs souvenirs d’amours amères
    D’un coup de foudre, mal inspiré, qui aggrava la pluviosité.

    Ainsi quand une tempête éclate et occasionne du grabuge,
    Ce sont leurs amours impossibles qui expriment toute leur jouissance.
    Toutes les légendes le relatent ; lors de l’effroyable déluge,
    On vit l’élan concupiscible de leur libido en puissance.

    Tableau de Catrin Welz-Stein sur http:artsdumonde.canalblog.comarchives2016031233502041.html .

    
    
    
  • La sirène en cornet

    La sirène en cornet

    Nouvelle queue pour la sirène qui a opté pour une conque
    Afin d’amplifier le chant qui s’est révélé … écorné.
    Elle a cru l’action souveraine mais son résultat est quelconque
    Car son corps n’est plus accrochant : Qui veut d’une sirène en cornet ?

    Détourner le goût du client en lui changeant ses traditions
    Apporte au marketing l’erreur impardonnable du promoteur.
    Ces flops se démultipliant annoncent la disparition
    De ce qui faisait la terreur de l’emballage prometteur.

    Tableau de Catrin Welz-Stein sur http:artsdumonde.canalblog.comarchives2016031233502041.html .

    
    
    
  • Voyages aux îles de la Désolation – 5

    Voyages aux îles de la Désolation - 5

    Enfin, quand vient l’aube du monde saluée d’une aurore australe,
    Paraît le véritable Maître dans sa houppelande outremer.
    Brusquement le silence inonde d’un milliard de pauses orchestrales
    Exécutées au spectromètre pour l’aubade à la Terre-Mère.

    Cérémonial évènement dans le respect des traditions
    Qui unissent les êtres vivants à l’omnipotence immobile
    De l’éternel avènement de la Nature en soumission
    Au protocole ravivant d’iridescence indélébile.

    Illustration d’Emmanuel Lepage.

    
    
    
  • Voyages aux îles de la Désolation – 4

    Voyages aux îles de la Désolation - 4

    Venez, vastes oiseaux des mers, aux envergures impressionnantes,
    Venez, indolents compagnons, qui escortez notre voyage !
    Venez sur les gouffres amers et les montagnes rugissantes
    Venez tous, nous vous enjoignons à pratique votre frayage.

    Rois de l’azur aux ailes blanches ployant comme des avirons,
    Comme vous nous semblez déchus et bien maladroits sur la Terre !
    Sur mer, par-dessus l’avalanche de vagues triomphe l’oiseau girond
    Jusqu’à l’apothéose échue de son ivresse solidaire.

    Illustration d’Emmanuel Lepage.

    
    
    
  • Voyages aux îles de la Désolation – 3

    Voyages aux îles de la Désolation - 3

    Communautés de l’océan qui régnez dans les eaux australes
    Comme des chevaliers des mers qui en confirment ses frontières ;
    Baleines à bosse, Léviathan, Reines, Impératrices magistrales,
    Émissaires de la Terre-Mère aux pouvoirs plénipotentiaires.

    L’homme a pourtant volé votre or, votre huile et votre descendance
    Jusqu’à se satisfaire ailleurs, faute d’énergie en puissance.
    Méditez dans l’australe aurore avec fiel et condescendance
    L’irrespect du pêcheur railleur maudit par sa concupiscence.

    Illustration d’Emmanuel Lepage.

    
    
    
  • Voyages aux îles de la Désolation – 2

    Voyages aux îles de la Désolation - 2

    Crozet, ou l’île des manchots, paradis des ornithologues,
    Les seuls humains autorisés à se montrer les plus discrets.
    De tous les oiseaux à sang chaud, seul l’Empereur climatologue
    Trône au palais valorisé par ses mystères et ses secrets.

    Est-ce le lieu ou ses monarques qui galvanisent leurs richesses ?
    Sont-ce leurs chants polyphoniques qui rivalisent de lyrisme ?
    Seuls, les passionnés les remarquent parmi la faune sauvagesse
    Dans des accords cacophoniques entre onirisme et empirisme.

    Illustration d’Emmanuel Lepage.

    
    
    
  • Voyages aux îles de la Désolation – 1

    Voyages aux îles de la Désolation - 1

    Peut-être un jour, j’aborderai les Îles de la Désolation,
    Embarqué sur le « Marion Dufresne », navire des terres australes.
    Peut-être un jour, je rêverai dans un écrin de sensations,
    Très loin de mes forêts de frênes mais proche des légendes ancestrales…

    Crozet, Amsterdam et Saint-Paul ; Kerguelen, proche de l’Antarctique ;
    Égarées entre les quarantièmes et cinquantièmes parallèles.
    Tant battues par les vents des pôles géographiques et magnétiques
    Et aux négatives tantièmes températures annuelles…

    Illustration d’Emmanuel Lepage.

    
    
    
  • Confinements musicaux

    Confinements musicaux

    Chaque musicien dans sa niche, qui son piano, sa clarinette,
    Qui son violon ou sa guitare, qui son tambour ou sa trompette,
    Qui son nourrisson qui pleurniche, qui son minet ou sa minette
    Porte à croire qu’il n’est pas si tard pour jouer la musique en fête.

    Illustration de Pascal Campion.

    
    
    
  • Carnet de voyage – 1

    L’encyclopédie naturelle de l’héritage de ma mère :
    Quelques fleurs séchées des montagnes entre les pages d’un carnet ;
    Des esquisses et des aquarelles de météores éphémères ;
    Des crépuscules sur la campagne aux tonalités incarnées.

    Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.

    
    
    
  • Chapeau !

    Chapeau !

    Il donne une touche de charme, un complément au maquillage,
    Une note de majesté comme on hisserait un drapeau.
    Et tous ses chers compagnons d’armes se prêtent à cet enfantillage
    D’un dévouement incontesté à sa couronne et son chapeau.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • En chiens de faïence

    En chiens de faïence

    En montant le chemin des loups qui part de l’étang aux étoiles,
    Entends-tu l’aboiement muet dont l’écho témoigne de vaillance ?
    Vois : ces glapissements jaloux, petit à petit se dévoilent
    Sur deux petits toutous fluets qui se regardent en chien de faïence.

    Petits chiens en céramique découverts inopinément sur une souche sur la Wolfstrasse « le chemin des loups » qui part de la fontaine Sternweiher « l’étang des étoiles » dans la forêt d’Eschenberg.

    
    
    
  • Le temps hypnotique

    Le temps hypnotique

    Le temps est un hypnotiseur et grand maître de l’illusion
    Qui nous fait croire que tout naît, tout vit et meurt puis, recommence.
    Comme un phénix catalyseur de renaissances à profusion,
    La vie s’endort et puis renaît telle une divine romance.

    Tableau de Claude Monet « La mer à Antibes » 1888.

    
    
    
  • Les larmes de couleurs

    Les larmes de couleurs

    La terre a pleuré ses douleurs formant des larmes stalactites
    Qui s’écoulent dans les couloirs qui mènent au fond des mystères.
    J’y suis la trace des couleurs sur les mamelles stalagmites
    Qui m’allaitent sans le vouloir de l’amour même de la Terre.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Hôpital – 2

    Hôpital - 2

    Au menu ce soir : lasagnes en béchamel et tomates.
    Je pourrais rajouter « à la romaine » vu qu’on mange couché !
    Bizarrement accompagnées de café et de lait…

    Récapitulons.
    J’ai un nœud aux intestins,
    J’ai la panse trois fois trouée et ça se sent,
    J’ai tout le temps envie de pisser à cause de l’anesthésie,
    Le bla-bla-bla ininterrompu des visites de mes deux voisins m’a saoulé,
    Mais à part ces petits tracas, le moral est bon, tout s’est bien passé, tout va bien !
    (De toutes les manières, j’ai toujours eu une réputation de vieux râleur indécrottable.

    Côté positif,
    La vue est bonne,
    La bouffe est bonne,
    Les infirmières sont mignonnes,
    L’organisation et le confort sont au top,
    Pas de télé à la con dans les chambres,
    Ne rien comprendre aux bavardages est un avantage,
    Recevoir le réconfort de tous mes amis FB est un plaisir,
    Et une nouvelle expérience helvétique somme toute très positive.

    Un grand merci à tous vos gentils petits mots
    Qui m’accompagnent et me soulagent de mes petits maux.
    Je vais lire un peu maintenant l’intégrale de Sherlock Holmes.
    Peut-être à dans un vers ou deux…

    Illustration de Claude Serre.

    
    
    
  • Le Jour de couleurs

    Le Jour de couleurs

    C’est un jour plein de couleurs, la lumière est différente.
    Même l’environnement ; les rivières les roseaux.
    On enferme ses douleurs, on se montre déférent,
    On respecte ce moment qui nous relie au réseau.

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  • Hôpital – 1

    Hôpital - 1

    Me voici à nouveau sur un lit d’hôpital
    Pour une triple hernie inguinale.
    J’attends qu’on m’appelle au bloc
    D’ici trois ou quatre heures.
    J’ai comme un sentiment d’anxiété,
    Comme avant de passer un examen.
    Mais ce n’est pas la première fois.
    La première fois, c’était il y a bientôt sept ans
    Lorsque j’étais tombé de quinze mètres.
    La souffrance était telle qu’elle emplissait tout l’espace
    Qu’elle emplissait mon univers.
    Aujourd’hui, c’est calme, très calme.
    Tous ces petits bruits que j’entends,
    Ces odeurs que je perçois,
    Tous ces petits chuchotements,
    Me rappellent beaucoup de souvenirs.
    Une drôle d’impression.
    Pas vraiment désagréable mais bizarre.
    On m’opère sous endoscopie.
    Ça me fera trois petits trous.
    J’ai un peu la tête qui tourne
    Mais ça fait sept ans qu’elle tourne.
    (Je suis obligé d’écrire en prose
    Car il n’y a pas de vert dans ma chambre.
    Juste un peu de bleu et beaucoup de blanc.)
    Je vais lire un peu.
    J’ai toute ma collection d’ebooks avec moi.
    Je vais commencer par l’intégrale de Sherlock Holmes.
    Élémentaire.

    Illustration de Claude Serre.

    
    
    
  • Le rendez-vous des quatre saisons

    Le rendez-vous des quatre saisons

    Elle m’attendait aux quatre coins du carrefour des quatre-saisons
    Avec un fusil de promesses et un panier de munitions.
    Quand je suis arrivé au rond-point, il pleuvait plus que de raison,
    Alors j’ai surpris ma drôlesse par une saine disparition.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Le grand livre du voyage

    Le grand livre du voyage

    Et voilà le vrai voyage qui fait aller le plus loin !
    J’ai visité les étoiles et des mondes méconnus,
    J’ai mangé des coquillages dans des vieux livres malouins
    Et j’ai hissé la grand’ voile avec de belles inconnues.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Un tigre dans mon hiver

    Un tigre dans mon hiver

    Aujourd’hui, mauvais perdant, l’hiver a lâché ses tigres.
    Le printemps a reculé sous leurs assauts de griffes.
    La pluie martèle le sol, le vent cingle et je dis : « Bigre !
    Alerte ! Sonnez le tocsin ! Repoussons cet escogriffe ! »

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • L’amante papillonne

    L’amante papillonne

    Papillon du soir, bonsoir !
    Papillon de nuit, espoir !
    Papillon de jour, bonjour !
    Papillon d’amour, toujours !

    J’aime m’accrocher à ton dos
    Et m’agripper à tes ailes,
    Virevolter quelques rondeaux,
    Cramponné à tes mamelles.

    Papillon de lune, dis-moi…
    Papillon d’étoile, crois-tu…
    Papillon soleil, crois-moi…
    Papillon je t’aime, sais-tu ?

    Ouvre bien grand tes antennes,
    Déploie bien grand tes deux ailes,
    Ouvre ton cœur de fontaine,
    Je t’aimerai avec zèle.

    Papillon de l’air, écoute ;
    Papillon de l’eau, regarde ;
    Papillon de terre, tu goûtes ;
    Papillon de feu, me garde !

    Tableau de Fabienne Barbier

    
    
    
  • La flamme bleue des arbres

    La flamme bleue des arbres

    Hissez haut vos couleurs, habitants de la Terre !
    Montrez vos énergies, colorez l’atmosphère !
    Il est temps que vos rêves en couleurs se révèlent,
    C’est votre âme que j’aime et que mon cœur recèle.

    Si lundi tout est gris, moi je vois tout en rose.
    Le mardi me sourit quand les gens sont moroses.
    Mercredi tout fleurit parmi les lauriers-roses.
    Jeudi charme mon cœur et balaie la névrose.

    Vendredi le soleil à la cime des arbres
    Donne aux murs des maisons des chatoiements de marbre.
    Samedi si la pluie vient mouiller la nature,
    Dimanche ravira comme un coup de peinture.

    Que vos cœurs soient témoins et même récepteurs !
    Que votre esprit travaille et renvoie les couleurs !
    Afin que votre corps soit un révélateur !
    Et que l’âme transcende un divin émetteur !

    Tableau de Fabienne Barbier