Anniversaire

🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.

🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.

  • L’invite au bain

    L’invite au bain

    On dit que l’eau de la rivière aurait des vertus féériques
    Et rend son teint de jeune fille aux femmes qui s’y plongent nues.
    Témoin cette scène en Bavière où les allemandes hystériques
    Enlèvent toutes leurs guenilles même devant les inconnus.

    Je marchais d’un pas nonchalant de l’autre côté de la rive,
    Lorsque j’ai vu deux bonnes femmes se dévêtir complètement
    Et plonger, offrant au chaland qui demeurait sur le qui-vive,
    Un spectacle pas du tout infâme mais érotico-allemand.

    N’osant m’arrêter pour mater, je fis semblant de ramasser
    Des galets de décoration en les saluant de la main
    Afin de nous acclimater et, sans paraître embarrassés,
    Entamer une relation même si elle fut sans lendemain.

    Puis enfin d’un pas décidé, je me rapprochai sans détour,
    Il y avait de l’amour dans l’air et des envies préméditées.
    D’un sourire plutôt débridé, j’observais leurs jolis contours
    Lorsque soudain elles se roulèrent une pelle devant moi…dépité.

    Tableau de Maher Morcos.

    
    
    
  • En attendant les vendanges

    En attendant les vendanges

    En attendant Dionysos qui bénit le fruit des entrailles,
    Je me recouche tandis que perle une goutte de ma liqueur
    Dont se réjouira Éros et s’il ne peut faire ripaille,
    Faute de grives, on prend des merles et faute de femme, la rigueur.

    Mais non ! Les dieux grecs me le pardonnent mais l’amour souffre de l’attente
    Et en attendant les vendanges de l’amour, patiemment j’écris
    En sollicitant Perséphone, déesse bien plus compétente
    Que les dieux, héros et les anges qui ne font que pousser des cris.

    Que Perséphone me réponde et m’apporte un nouveau printemps
    Avec son supercarburant d’ensemencement triomphant !
    Que l’on m’apporte des comportes de petits soins par tous les temps
    Qu’occuperont neuf mois durant la procréation d’un enfant !

    Tableau d’Ilya Zomb.

    
    
    
  • LYSÉON « Le Serment au fond du Sanctuaire »

    Rite III

    LYSÉON « Le Serment au fond du Sanctuaire »

    Maître Phallus, je me fais beau. Ce soir l’ORACLE est invité
    Par pour paraître mais pour plaire ; pas pour frimer mais pour offrir.
    Ce soir je serai le flambeau qui donne sa suavité
    À une seule femme exemplaire : Laureline qu’il tarde à découvrir.

    Je suis trou rose, l’orifice, mouillée, parfumée de moi-même.
    J’incarne ta destination mais aussi ton chemin sacré.
    Avant de commencer l’office et m’entrouvrir puisque tu m’aimes
    Bien déposer l’invitation et embrasser l’antre nacré !

    L’amour est aveugle mais sent, par mon baiser sur l’ouverture,
    Que le suivant sera plus fort et sa langue plus masculine.
    Voici. J’approche turgescent ce qui sera ta nourriture
    Et qui danse sur les contreforts de la vulve de Laureline.

    Je m’ouvre alors très lentement pareille à la fleur du matin
    Qui sent la valeur de l’ORACLE qui remplira mon univers.
    Pénètre-moi présentement comme ta putain, ta catin
    Celle qui accueille le miracle de ton gland envers mes ovaires.

    À l’intérieur de tes muqueuses ou je me sens comme chez moi
    Tes parois me serrent et me frôlent et moi je sonne l’angélus.
    Et je me sens d’humeur fougueuse qui provoque en toi tant d’émois
    Peu à peu je perds le contrôle, je ne suis plus que mon phallus

    Je sens en moi le voyageur d’amour qui dévient conquérant.
    Je me soumets non comme otage mais comme reine à part entière
    Ton LYSÉON est ravageur il pousse l’amour requérant
    À exiger droit de péage : mon YSARA qui te conquiert !


    Tandis que je ressens l’orgasme qui sonne à l’unanimité,
    Je sens le mien monter en flèche, mon NOMIR le plus promettant.
    Nous avons mêlé nos fantasmes, partagé notre intimité
    Phallusvagin qui se pourlèchent d’avoir joui en même temps !

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux de le créditer.

    
    
    
  • DËLÏSSA « La langue avant l’extase »

    Rite II

    DËLÏSSA « La langue avant l’extase »

    Bien avant que l’Oracle ne pénètre mon ventre,
    C’est d’abord dans ma bouche que l’amour se concentre.
    Je m’ouvre par les lèvres et non pas par les cuisses
    Et j’y reçois sans honte ton organe complice.

    Tu n’bats pas du tambour mais cette fois, tu frôles.
    Plus de Sceptre vivant qui cherche le contrôle !
    Je t’aspire et te tète d’une lenteur sacrée
    De mon gouffre profond qui veut ton jet nacré.

    Mon palais se transforme en une alcôve d’or ;
    Ta pulpe y bat, offerte, ton gland frémit encore.
    Ma langue alors t’entoure, te sculpte et te modèle
    Et élève ta verge comme un verbe fidèle.

    Je ne te suce point ; tu parles et je t’écoute ;
    Je t’écris de ma langue capricieuse sans doute.
    Je goûte ton sel, ton miel, ton piment et ton feu,
    Et ton NOMIR puissant répond à tous mes vœux.

    Car ce n’est pas ton membre qui doit ici venir
    Mais la chair du phallus qui devra devenir
    Une phrase d’amour infiniment sucrée
    Que je peux réciter, lécher, rire et pleurer.

    C’est cela, DËLÏSSA, mon premier chant d’extase
    Dans ma bouche sacrée, comme un goût d’épectase.
    Félicité du goût, de l’empire des sens,
    Qui enflamme ma bouche dont tu fournis l’essence.

    Illustration de Giovanna Casotto.

    
    
    
  • ÉTOILE « L’Œil de la chair »

    Rite I

    ÉTOILE « L’Œil de la chair »

    Cet œil vertical m’a intimidé par son intimité secrète
    Toujours caché, dissimulé derrière un rideau de censuré.
    Et ma fâcheuse timidité et ma curiosité discrète
    Qui me poussent à me stimuler à aller m’y aventurer.

    Mais elle est belle cette ÉTOILE dans son écrin rose nacré
    J’ai peur mais pourtant je m’avance et je voudrais l’apprivoiser.
    Je l’embrasse, je me dévoile, devant ce clitoris sacré
    Qui me rassure et qui devance tout ce qui me ferait pavoiser.

    Mais c’est elle qui prend le relais, qui m’invite à la caresser
    Du bout des lèvres pour sentir comment elle pulse à mon approche.
    Plus je me sens ensorcelé, plus je me sens intéressé,
    Plus je le baise pour ressentir son émotion qui se rapproche.

    Je continue à sa demande car elle me parle de ma bouche ;
    Je la mordille et je la suce et je la tète comme un enfant.
    Désormais elle me commande et toutes ses paroles me touchent
    Je continue le processus jusqu’à cet instant triomphant

    L’ÉTOILE brûle de mille feux en plein costume d’apparat
    Tandis qu’une source jaillit dans toute la vulve inondée.
    Je sais alors ce qu’elle veut : elle réclame YSARA
    Celui du coeur qui tressaillit comme quand le corps est fécondé .

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux de le créditer.

    
    
    
  • Ce dos si éminent !

    Ce dos si éminent !

    « Éminent » est le mot taillé sur mesure pour dire ton dos ;
    Pour lire aussi entre les lignes de la colonne vertébrale.
    Combien de fois ai-je bataillé pour y remonter crecendo
    La gamme qui te rend si digne d’être l’instrument intégral !

    « Callipyge » est le mot cambré qui convient au bas de ton dos ;
    Pour lire aussi entre les fesses la vallée qui mène au-delà
    De toi-même par ce puits ambré où je descends decrescendo
    À l’intérieur où je confesse que j’y atteins ton mandala.

    « Paravent » est le mot caché qui fait office de paravent
    Qui laisse deviner sans voir tout ce qui fait ta vénusté.
    Et moi je m’y suis rattaché combien de fois quand, par devant
    Tu m’as chevauché par devoir afin de mieux me déguster !

    Tableau de Tijus.

    
    
    
  • Fête des belles-mères

    Fête des belles-mères

    Comme l’état a besoin de sous, il use de son savoir-faire
    Et instaure de nouvelles fêtes qui s’étendront aux beaux-parents.
    Pour les beaux-pères, comme on s’en fout, n’importe quoi fera l’affaire ;
    Une vieille croute un peu surfaite ou un gadget accaparant.

    Pour les belle-mères, un cadeau vache avec défaut dissimulé ;
    Un couteau qui ne coupe pas, un puzzle auquel il manque une pièce,
    Des douceurs sur lesquelles on crache tout le venin accumulé
    Afin de hâter leurs trépas avec plus ou moins de hardiesse.

    Illustration d’Andrei Popov.

    
    
    
  • Au fil des ondes libertines

    Franchement ce n’est pas ma faute si les bonnes femmes font trempette
    Entièrement nues sous mes fenêtres ou bien juste à proximité.
    Sans doute attendent-elles que sursautent les gens, sans tambour ni trompette,
    Venus promener en bon maître leurs chiens en toute légitimité.

    N’ayant pas de chien, je compense en prenant l’opportunité
    De passer par là par hasard surtout s’il se met à souffler.
    Qu’elle est belle ma récompense de voir en toute impunité
    Les filles courir l’air hagard après leurs habits, essoufflées !

    Sinon assise sur la branche comme une maîtresse corbelle,
    L’une d’elles aime s’offrir au soleil et aux habitants du château.
    Personne ne sort, en revanche ; sans doute surveillés par leurs belles,
    Ils n’osent regarder ces merveilles comme cerise sur le gâteau.

    Comme je ne les vois que de dos, je me déguise en écureuil
    Pour aller leur conter fleurette ou partager quelques noisettes.
    Tandis que tirent les rideaux les vieilles chouettes d’un mauvais œil
    Qui vouent ces nymphes d’opérette aux gémonies sur les gazettes.

    Tableaux de Jean Bourdichon.

    
    
    
  • Âge tendre et tête de bois

    Âge tendre et tête de bois

    Lorsque les joyeux bûcherons tombent amoureux de jolies fées,
    Au printemps leurs noces de bois livrent leurs fruits en fin d’automne.
    Sur lits de cèpes et mousserons, naissent des enfants tous coiffés
    De feuilles et de fleurs qui flamboient de tons pas toujours monotones.

    Mais en hiver, à l’âge tendre, toutes ces têtes chevelues
    Perdent feuillages et ramures et arborent une cime chauve.
    Tant pis ! Ils n’ont plus qu’à attendre le retour des jours farfelus
    D’un vent fou qui dans un murmure leur ébouriffe une coupe fauve.

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  • Mariage à la bête

    La Belle se marie à la bête car au fond elle n’est pas si bête
    Et si la bête s’avère un âne… elle en possède aussi l’organe.
    Mais se marier à un idiot donne des rapports pas très cordiaux !
    Vous saurez que point n’exagère quand elle se révélera mégère.

    Quand la Belle épouse un cheval, ce n’est pas pour le carnaval
    Mais pour se faire chevaucher par un étalon débauché ;
    Sauf s’il s’agit d’un canasson plein de défauts, de malfaçons
    Auquel cas elle divorcera ou au contraire se forcera.

    Tableaux de Claude Verlinde.

    
    
    
  • L’oiseau-trompette et Vénus Anadyomène

    L’oiseau-trompette et Vénus Anadyomène

    Bien sûr, une seule hirondelle ni même deux ne font le printemps
    Et non, aucun oiseau trompette ne déclenche aucun ouragan.
    Mais comment un battement d’aile de papillon, un court instant,
    Peut-il provoquer la tempête voire un cyclone extravagant ?

    Se produit-il, ce phénomène, quand le volatile en question
    Affronte les intempéries et que la pluie s’intensifie ?
    Surgit Vénus Anadyomène qui donne en tant que suggestion :
    « Souvent la météo varie et bien fol l’oiseau qui s’y fie ! »

    Entre l’attraction de la Lune et de Mars conjointe à Vénus,
    Les Météorologues doutent que leurs influences soient très nettes.
    Quant à Jupiter et Neptune, ainsi que Saturne et Uranus,
    Je crois qu’ils n’y comprennent goutte sur les humeurs de la planète.

    (Tableau de James Jean.
    Anadyomène signifie « surgie des eaux » en grec ― on en apprend tous les jours.)

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  • La femme-papillon

    La femme-papillon

    La femme papillon s’habille de dentelle ;
    De toiles d’araignées, de vers à soie tissés
    En guise de cotillon, de porte-jarretelle
    Et de musc imprégné sur ses ailes hérissées.

    Mais lorsque la pluie tombe, elle cherche un abri
    De crainte que ne fonde sa robe vaporeuse.
    Quand vient l’orage en trombes sous un ciel assombri,
    Sa nudité profonde la rend bien malheureuse.

    Mais elle bénéficie de solidarité
    Envers les libellules qui lui offrent un refuge
    À ses péripéties et sa précarité
    Par d’étanches ombellules sûres et calorifuges.

    Tableau de Troy Brooks.

    
    
    
  • Enceinte éternellement

    Avant la vie, après la mort ? Que lui importe au petit ange ?
    Pour lui le monde est limité à son univers intérieur.
    Il ne connait aucun remords, il se contente des échanges
    Dans sa moelleuse intimité sans contact avec l’extérieur.

    Parfois sa planète bascule et parfois elle reste immobile
    Mais il n’existe ni de temps ni de distance à parcourir.
    Juste un étrange tentacule qui à l’occasion l’obnubile
    Mais qui lui paraît important, sans doute pour le secourir.

    Il n’aura aucun souvenir mis à part la voix de sa mère
    Qu’il a toujours à sa portée bien à l’abri dans sa maison.
    Toujours est-il que l’avenir prévoit son congé éphémère
    Car il va se téléporter mais… est-ce à tort ou à raison ?

    Tableaux de Steven Kenny sur https:www.kaifineart.comstevenkenny?m=1 .

    
    
    
  • La renaissance

    Si je ne vis pas plusieurs fois, je change plusieurs fois de vie.
    Elle commence par une trompe d’éléphant surnommé Fallope
    Qui me transbahute, ma foi, à la rencontre d’une envie
    Arrivée en un coup de pompe, gigotant comme une antilope.

    Et voilà comment j’ai atteint le premier barreau de l’échelle
    Où chaque année est un degré où je dois faire des progrès.
    Que je sois, du soir au matin, enfant riche ou romanichel,
    Je vais devoir y intégrer mes joies, mes peines et mes regrets.

    Bien sûr, l’échelle se termine et j’en ai beaucoup enterrées
    Mais il leur manque le curseur qui grimpait inlassablement.
    Il faudra bien que j’y culmine mais mes deux anges ont interêt
    De faire de moi le précurseur vers un nouveau raccordement.

    Tableaux de Beth Conklin.

    
    
    
  • La complexité de l’être

    La complexité de l’être

    Compliqué de s’imaginer quelle est ma vie d’avant la vie !
    Vivais-je dans les chromosomes de mes parents, coupé en deux ?
    Comment l’un s’est invaginé et comment l’autre l’a suivi ?
    Suis-je un démon ou un fantôme né d’un mariage hasardeux ?

    Je découvrirai la réponse certainement après la mort ;
    Hors de ma vie et hors du temps de l’univers indéfini.
    Car toutes mes pensées absconses ne représentent que l’oxymore
    D’un être qui fait le battant entre le zéro et l’infini.

    Tableau de Tank Art.

    
    
    
  • Racines mammalogiques

    Racines mammalogiques

    Explorant la souche ancestrale de l’arbre généalogique
    Passant par la branche discrète des escales obstétricales,
    J’ai retrouvé la magistrale hérédité mammalogique
    De la féminité secrète via son cordon ombilical.

    Tout en remontant du présent jusqu’aux origines de l’homme,
    Je suis entré en connexion avec notre Ève originelle.
    Son féminin omniprésent a vibré dans mes chromosomes
    M’accordant cette réflexion et cette image émotionnelle.

    Tableau d’Yseult Digan alias YZ sur https:create78d4.myportfolio.comyz .

    
    
    
  • Le croquemitaine en a marre !

    Le croquemitaine en a marre !

    Le croquemitaine en a marre d’être toujours le cauchemar
    Des mères poules attentionnées à l’amour surdimensionné.
    Il a installé dans la mare de quoi échauder les homards
    Et compte manger la chair fraîche de tous ces baigneurs à la crèche.

    Tableau de Michael Sowa.

    
    
    
  • Les nouvelles histoires de Patte-en-rond

    Les nouvelles histoires de Patte-en-rond

    Bien qu’il ait vaincu le vertige et grimpe aux arbres centenaires,
    Patte-en-rond se sent agressé lorsque l’amour est empressé.
    Avec tous ces bras qui voltigent, sa queue s’ dresse en paratonnerre
    Et balaie d’un air oppressé ces sentiments trop caressés.

    Tableau de Galina Y. Chuvilyaeva.

    
    
    
  • La mère océanique

    La mère océanique

    Homme, tu chériras ta mère et sa matrice océanique
    Qui te renvoie dans son miroir les origines de ton âme.
    Mais si tu ne peux percevoir le lien qui t’unit à la femme
    Ses larmes resteront amères et son silence laconique.

    Tu souhaites aller dans les étoiles et vivre une vie d’opulence
    Dans un avenir pragmatique où la fin justifie les moyens.
    Alors tes racines se voilent derrière toutes ces turbulences
    Car l’amour et l’esprit technique ne seront jamais mitoyens.

    Tableau « mère océanique » de Leigh J. McCloskey.

    
    
    
  • L’amour en cuisine

    L’amour en cuisine

    Monsieur s’ennuie dans son plumard ? Vite une bisque de homard !
    Madame s’ennuie dans sa baignoire ? Vite une raie au beurre noir !
    Monsieur veut faire son polisson ? Vite une soupe de poissons !
    Madame veut jouer la salope ? Vite une tranche d’escalope !

    Faire l’amour ou bien manger n’est pas toujours incompatible ;
    D’abord on se dévore des yeux puis on passe à la casserole.
    Certains vont jusqu’à échanger de partenaire réversible
    Mais pour les gourmets c’est au pieu qu’l’amour détient le premier rôle.

    Tableau de Tejal Patni.

    
    
    
  • Chat-l’ange

    Chat-l’ange

    « – Tu ressembles, Monsieur l’ange, à une jolie mésange
    Et je t’invite à souper dès que je t’aurai découpé !

    « – Fi donc ! Monsieur le gros chat, ne faites pas le goujat !
    Ayez une pensée chrétienne qui, de votre faim, vous abstienne ! »

    « – Que tous les saints du Bon Dieu bénissent ce délicieux
    Repas qui tombe du ciel et me sera substantiel ! »

    « – Bon, ça suffit, Lucifer, je ne me laisserai pas faire !
    Étant d’essence bénite, tu auras une péritonite ! »

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  • Les bienfaits de la lecture

    Les bienfaits de la lecture

    Si la littérature me met dans de beaux draps,
    Je m’en voudrais bordé que de belles romances.
    Et si c’est ma nature de lire entre vos bras,
    Laissez-moi déborder l’amour de ma semence.

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  • Comme un canard

    Pour ressembler à un canard, je me munie d’une carotte
    Et je marche l’air goguenard d’une manière qui m’agrée.
    J’écarte bien fort les panards tandis qu’en dandinant je trotte
    Mais en faisant gaffe aux renards qui en voudraient à mes magrets.

    Tableau Christine Chauloux.

    
    
    
  • La fête aux grenouilles

    La fête aux grenouilles

    De peur que la pluie ne te mouille, tu devrais, jolie demoiselle,
    Avant que l’ondée ne te rouille, te protéger de ton ombrelle.
    Aujourd’hui, la fête aux grenouilles conduit l’eau du ciel qui ruisselle
    À te faire filer ta quenouille entre tes jambes de gazelle.

    Tableau Christine Chauloux.

    
    
    
  • La communication moderne

    La communication moderne

    Encore une génération et toute communication
    Ne se fera que par machine greffée direct sur nos racines.
    Et nos arrière-petits-enfants seront contents et triomphants
    Mais ne feront plus de câlins ni de gestes tendres et malins.

    Dessin Boligan et il y en a plein d’autres sur http:boligan.com

    
    
    
  • Le voyage infini

    Le voyage infini

    Mon âme aime à se retrouver à travers le miroir du temps
    Dont je retrouve les images toutes éparpillées dans mes rêves.
    Ainsi la vie m’aura prouvé que le décès si rebutant
    N’est autre qu’un nouveau voyage qui se réitère sans trêve.

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  • La pollinisation

    La pollinisation

    Soudain, il a pollinisé, comme cet hiver il neigeait,
    Et toutes les graines d’amour ont parsemé les fleurs des champs.
    Comme des anges féminisés dont les petites ailes s’allégeaient
    D’un pollen qui sonnait glamour tandis que j’entendais un chant.

    Tableau « Fantasy Printer » 1940 de Kinuko Craft.

    
    
    
  • D’une pièce à l’autre

    D’une pièce à l’autre

    Au fur et à mesure j’avance et j’oublie le bruit de mes pas,
    Je passe d’une pièce à l’autre tout en croyant que c’est la même.
    Pour toujours mon esprit balance dans un monde où n’existe pas
    D’identité qui serait nôtre mais où je sais que quelqu’un m’aime.

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  • Le moulin de Roure

    Le moulin de Roure

    Juste avant de passer l’autre côté du jour,
    L’eau gazouille le soir sous le moulin de Roure.
    Quand elle a dépassé le petit pont d’amour,
    Elle s’endort dans l’espoir de faire un beau parcours.

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  • Océan

    Océan

    Le soleil donne l’O, le dauphin fait le C,
    Et la mer fait le reste en faisant l’océan.
    Si les poissons dans l’eau sont heureux, c’est assez !
    Sous le coucher céleste, ça fera bien séant.

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  • Pom-Pom fleurs

    Pom-Pom fleurs

    Quand la nature est sexy et me montre ses froufrous,
    J’aime m’y rincer les yeux et m’enivrer de fragrances.
    Ses couleurs super maxi, comme un paon qui fait la roue,
    Donnent un charme merveilleux sur ma langue en transparence.

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  • Le passage englouti

    Le passage englouti

    J’ai remonté tout le siphon du passage de ta naissance
    Pour y explorer tes mémoires et tes souvenirs engloutis.
    Parfois c’est fort comme un typhon, parfois tout en luminescence,
    Et, dans les reflets et les moires, je vois où tu as abouti.

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  • Tomber les avions

    Tomber les avions

    Et si on laissait tomber tous ces avions bruyants ?
    Et si on les remplaçait par de belles montgolfières ?
    Dans ces beaux ballons bombés qui suivraient le vent fuyant
    Et qui seraient déplacés au gré de bourrasques fières.

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  • L’oiseau barbouilleur

    L’oiseau barbouilleur

    Je ne sais pas où il puise toutes ses inspirations,
    Mais c’est la patte du maître qui fait l’oiseau barbouilleur.
    Son œuvre est une surprise, je suis dans l’admiration
    De voir tout ce périmètre exprimé dans la couleur.

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  • Les 24 invités – Énigme N°2

    Les 24 invités – Énigme N°2

    Je suis invité avec ma femme à une soirée avec 11 autres couples (soit 24 personnes en tout).
    La règle est simple : chacun doit saluer ceux qu’il connait (sauf son conjoint).
    Au cours de la soirée, je demande à chacun des invités combien de personnes il (ou elle) a salué.
    Je reçois 23 réponses toutes différentes !
    Question : Combien de personnes a salué mon épouse ?

    Quelques conseils :

    Les conjoints sont indépendants (je suis invité avec ma femme, je salue ceux que je connais et elle salue ceux qu’elle connaît.)
    Il y a en tout 12 couples donc 24 personnes. J’interroge chaque personne y compris ma femme.

    Il n’y a qu’une seule possibilité. Le nombre de poignées de mains serrées par personne est situé entre 0 et 22 ; soit {0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21 et 22} : 23 réponses différentes.
    Prenons la personne qui a serré 22 mains ; son conjoint aura serré 0 main puisque tous les autres auront serré au moins une main (la sienne).

    On obtient par le même raisonnement :
    Couple 1 : 22 et 0,
    Couple 2 : 21 et 1
    Couple 3 : 20 et 2
    Couple 4 : 19 et 3
    Couple 5 : 18 et 4
    Couple 6 : 17 et 5
    Couple 7 : 16 et 6
    Couple 8 : 15 et 7
    Couple 9 : 14 et 8
    Couple 10 : 13 et 9
    Couple 11 : 12 et 10
    Couple 12 : 11 et 11

    Or, quand j’ai posé les questions, j’ai obtenu des réponses toutes différentes ; je fais donc partie du 12ème couple de personnes qui ont serré chacun 11 mains. Donc, mon épouse a serré 11 mains, elle a salué 11 personnes.

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  • La vague de peinture

    La vague de peinture

    J’ai mélangé les couleurs sur ma toile immaculée,
    Du bleu pour imaginer une vague de fraicheur,
    Marqué flux, flots et rouleurs d’un jet blanc éjaculé,
    Puis, couché ma vahiné sous un soleil débaucheur.

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  • Ouvrez la fenêtre

    Ouvrez la fenêtre

    Cette prison de verre est offense à mon âme.
    Ouvrez grand la fenêtre, que mon esprit s’évade !
    Au-delà de d’hiver, je rallierai ma dame
    Pour nos amours renaître dans nos cœurs de bravade.

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  • Sous un parapluie

    Je me suis caché sous un parapluie.
    Personne ne m’a vu,
    Personne ne m’a pris.
    Nous sommes tous semblables sous la pluie.
    Personne n’est reconnu,
    Personne n’est surpris.

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  • Dans la maison de la lanterne

    Dans la maison de la lanterne
    J’ai laissé les portes ouvertes
    Et devinez qui ça concerne…
    La fille blanche, rouge ou verte ?

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  • Si je suivais cette route

    Si ce soir, pour changer, je suivais cette route ?
    Peut-être y trouverais-je une nouvelle voie
    Qui m’emporterait sans me laisser en déroute
    Je m’émerveillerais et resterais sans voix !

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  • La fête des anges

    Les anges ont décidé pour ce soir une fête.
    Partout où le soleil ce soir se couchera,
    Le crépuscule aura mille et une facettes
    De feux étincelants et la Terre chantera !

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  • Le regard du soleil

    Tous les soirs le regard du soleil est pour moi,
    Il me fixe avec chaleur et me parle sans voix,
    J’écoute avec les yeux, vois avec mes oreilles,
    C’est l’écoute du cœur qui en moi se réveille.

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  • Le Soleil a embrasé la Nature

    Le Soleil a embrasé la Nature.
    Il a déployé pour elle sa plus belle parure.
    Tous les arbres se sont consumés devant son ardeur.
    Ce soir, les eaux dorment d’un pur bonheur.

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  • Mille feux du soleil

    Mille feux du soleil ce soir me rendent hommage
    Dans ce ciel flamboyant qui prévient des orages.
    J’ai écouté l’écho que me renvoient les mages.
    Ils m’appellent et je reste fidèle à mon image.

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  • Pour qui chante l’oiseau ?

    Pour qui chante l’oiseau, là-haut sur son rameau ?
    Je ne sais pas pour qui ; pas plus que ce qu’il dit
    Mais je sais pour qui c’est qu’il est prédestiné
    C’est pour toi mon amie ; c’est lui qui me l’a dit !

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  • S’aimer à Venise

    Si c’est tellement beau de s’aimer à Venise
    Et de laisser son cœur parcourir ses désirs,
    Alors qu’attendons-nous pour faire nos valises
    Et partir aussitôt déguster son plaisir ?

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  • Décrocher la Lune

    J’aurais bien décroché la Lune
    Et parcouru toutes les dunes !
    Alors j’ai emprunté ces ailes
    Et j’ai suivi les hirondelles…

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  • Si la bulle est grecque

    Je ne sais si la bulle est grecque
    Mais la vie l’a parée de si belles couleurs
    Que l’enfant qui la tient, grecque, serait presque
    Adoptée par son rire et la chaleur de son cœur.

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  • Une vraie joie pure et sauvage

    Une vraie joie pure et sauvage
    Qui fait courir les enfants sages,
    Exprimer des cris et des rires,
    Épanouir tous leurs désirs.

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  • Haut les cœurs

    Haut les cœurs ! Haut les couleurs !
    Secouez tous la grisaille !
    Chaud les cœurs ! Chaudes douceurs !
    L’hiver est bon pour la ferraille !

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