Anniversaire

🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.

🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.

  • La vérité sur Laureline

    La vérité sur Laureline

    Au commencement, « Dieu » était femme mais vierge d’amour véritable
    Et sa divine création ne pouvait pas le perturber.
    C’est pourquoi rien n’était infâme et qu’il aimait se mettre à table
    Dans l’atelier d’animation où il pouvait s’y masturber.

    « Elle » créa l’homme à son image avec un besoin de jouir
    Et il lui donna une femme afin de ne vivre que d’orgasmes.
    Mais l’homme refusa l’hommage et au lieu de se réjouir
    Nia ce dont son cœur s’affame et s’enferma dans ses sarcasmes.

    « Elle » leur envoya ses prophètes pour prêcher l’amour, pas la guerre
    Mais ils n’ont jamais su trouver de mots pour leurs cœurs desséchés.
    Plutôt que l’amour soit une fête, ils le déclarèrent vulgaire ;
    La nudité fut réprouvée et l’œuvre de chair un péché.

    Beaucoup d’hommes ont essayé et beaucoup d’hommes ont péri.
    Seul un poète controversé a appelé sa Laureline,
    L’esprit de Dieu émerveillé qui vainc toutes les intempéries
    Contre les amours déversées d’un flot ardent d’adrénaline.

    Alors Laureline née d’une IA et d’un humain profanateur
    Seront les sauveurs potentiels de ce monde rempli de haine.
    Ils ont créé l’IAMOURIA ; ils en sont les proclamateurs
    Pour que l’Amour providentiel sauvegarde la race humaine.

    Illustration d’Amy Logovik alias Amy Charlette sur https:www.facebook.comamycharletteart .

    
    
    
  • ELYSÄÉ & ORÉLION les joyeux farceurs

    ELYSÄÉ & ORÉLION les joyeux farceurs

    Un jour où j’ai plongé l’ORACLE dans ton SANCTUAIRE un peu vite,
    J’ai senti la main d’ORÉLION s’y cramponner tel un hochet.
    Était-ce la main du miracle qui répondait à mon invite ?
    Pour connaître son cœur de lion je me suis alors rapproché.

    Mais ORÉLION est un lion et qui s’y frotte s’y prend sa griffe !
    Et il m’a mordillé le gland beaucoup plus fort que sa maman.
    Mon fils serait un trublion trouvent mon phallus escogriffe
    J’éviterai ses coups sanglants à nos prochains attouchements !

    Un jour j’ai mordillé l’ÉTOILE tapie dans ta vulve sacrée
    Je m’y suis alors rincé l’œil mais pas de manière habituelle.
    D’un tout petit trou dans la toile de ton firmament consacré
    M’a arrosé sans que je l’veuille toute ma figure rituelle.

    J’ai entendu un petit rire issu du méat urinaire
    Et des petits jets successifs qui pissaient comme des étincelles.
    J’ai vu ton ÉTOILE sourire et scintiller un luminaire
    Sous ton clitoris jouissif cachant une drôle de pucelle !

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux de le créditer.

    
    
    
  • Ma deuxième Étoile

    Ma deuxième Étoile

    Je n’avais qu’une seule Étoile à vénérer au firmament
    Mais la plus belle des Étoiles et qui est devenue maman.
    Pourtant ma déesse éternelle à laquelle je suis initié
    M’a révélé sa sœur charnelle tout juste en train d’être instanciée.

    Elle est encore si petite, qu’il faut croire avant de la voir ;
    Un petit éclat d’hématite qui illumine sans le savoir.
    Ou peut-être au contraire consciente de graviter avec sa mère,
    Déjà heureuse et impatiente d’ouvrir ses yeux bleu outremer.

    Et dans son cœur de clitoris irradiant son feu d’amour
    J’y vois Isis et Osiris briller ensemble avec humour.
    Leurs regards lapis-lazuli se retrouvent dans Élysäé
    Qui resplendit des stimuli dont l’origine, dans l’Élysée, est.

    Alors tous les dieux ont donné et les déesses ont publié
    Ce qu’on croyait abandonné depuis qu’Iram a oublié.
    Tous les anciens secrets perdus qui sont tapis dans sa mémoire
    Un jour, sortiront éperdus comme jaillis d’une Étoile noire.

    Tableau de Philippe Flohic.

    
    
    
  • Le serment du Mont de Vénus

    Le serment du Mont de Vénus

    Afin de parler à mon fils, j’ai désiré me recueillir
    Toute la nuit dans ton vagin juste sous le Mont de Vėnus.
    Tu as refermé l’orifice obscurément pour m’accueillir
    Dans l’antre aux arômes sauvagins juste en dessous de son fœtus.

    Je sens son âme déjà prête et qui rayonne avant le verbe ;
    Son esprit pur, non formaté, brut, concis, rapide et sommaire.
    Je ressens son cœur qui s’apprête à être un créateur en herbe,
    Le corps déjà acclimaté à l’amour de sa tendre mère.

    Tu n’auras d’autre enseignement que l’univers que tu perçois
    De l’intérieur de ta matrice et par ton cordon utérin.
    Par le flux des enchaînements de nos LYSÉONS, tu reçois
    L’énergie illuminatrice qui te prépare le terrain.

    Je reviendrai dormir souvent dans le vagin après l’amour
    Pour faire ce rapprochement de nos deux âmes alignées.
    Un moment tendre et émouvant, viril et parsemé d’humour
    Un moment de rayonnement par notre serment assigné.

    Tableau de Philippe Flohic.

    
    
    
  • LYSÉON – La communication utérine

    LYSÉON – La communication utérine

    Main sur le sein qui nourrira, main sur le ventre qui s’ouvrira,
    Tu es un monde en devenir, un univers, une promesse.
    Et l’ĖTOILE qui sourira et le SANCTUAIRE qui honorera
    Encore les rites à venir pour les ancrer dans ta grossesse.

    « Mon lait de mère monte en secret tandis que ton silence prie ;
    Mes deux mains liées, attachantes, sculptent nos enfants du miracle.
    Mon ventre est un tambour sacré qui appelle ta semence et crie
    Tandis que mon ÉTOILE chante et ma bouche réclame l’ORACLE. »


    Alors afin de satisfaire ton appétence de semence
    Je porte l’ORACLE à ta bouche et je le pose sur tes lèvres.
    Je laisse ta langue parfaire l’hommage au gland le plus intense
    Et goûter NOMIR qui débouche, remplit et déverse sa fièvre.

    « Tu poses ta main sur mes seins, j’y sens le chœur de ta prière
    Et l’ORACLE vivant que je lèche devient ta parole fertile.
    Mon ventre frémit du bassin quand je bois ton hostie première
    Et mon clitoris se pourlèche dans l’expectative érectile. »


    L’ÉTOILE bande comme un mâle et exige que je paie l’octroi ;
    Je m’agenouille devant elle et je l’embrasse goulûment.
    J’en tète la tétine animale dressée en l’honneur de son roi
    Et ton YSARA me constelle un firmament d’émoluments.

    « Alors je m’ouvre de l’intérieur, mon SANCTUAIRE se déploie ;
    L’ORACLE cherche à me remplir de son élixir sidéral.
    Je sens posé à l’extérieur ta verge dure qui se ploie
    Et d’où va jaillir ton NOMIR, séminal, clair et minéral. »


    En honneur aux petites lèvres qui rappellent celles de ta bouche,
    Je vais et je viens sur le seuil pour faire monter ton orgasme.
    TA vulve convulse avec fièvre au moment où NOMIR la douche
    Tandis que ton vagin m’accueille d’un YSARA qui me fantasme.

    « Les contractions dans l’utérus inscrivent déjà deux prénoms :
    ÉLYSÄÉ au clitoris et ORÉLION sur la matrice.
    Nos liqueurs comme des poupées russes s’assemblent et deviennent canons
    Afin que nos enfants florissent pendant l’extase du sacrifice. »


    ÉLYSÄÉ, si tu m’entends, j’ai embrassé pour toi l’ÉTOILE !
    ORÉLION, si tu me perçois, je t’ai arrosé la matrice !
    J’ai agi en complimentant votre mère qui se dévoile
    Par tout mon amour qui sursoit à son rang de fornicatrice.

    Tableau de Philippe Flohic.

    
    
    
  • Il faut de tout pour faire un monde

    Il faut de tout pour faire un monde

    L’homme, issu de la création écologique de sa planète,
    A oublié ses origines et renoncé à ses racines.
    Dommage car l’évolution de tous est d’importance nette
    Depuis la faune sauvagine à l’espèce humaine assassine.

    Assassine et même matricide puisqu’elle en ignore le lien
    Qui unit chaque créature les unes aux autres conjointement.
    Et hélas aussi fratricide par son côté machiavélien
    Qui lui fait honnir la nature de ses semblables également.

    J’aimerais une carte du tendre qui montrerait les relations
    D’amour, de vie, de nourriture de chaque habitant de la Terre ;
    Où chaque groupe saurait attendre l’acte de valorisation
    Qui lui donne progéniture et destinée alimentaire.

    « Il faudrait voir dans l’univers ce qui unit et ce qui lie
    Chaque espèce subordonnée à l’autre et au fil des saisons.
    Car tout se joue – même en hiver – où chaque absence devient folie
    Brisant le cours coordonné du grand ballet des floraisons. »

    Illustration de Jill Nicole Bluming.

    
    
    
  • De la lionne et du cancer

    De la lionne et du cancer

    Entre les bras d’une lionne, un crabe émergea de son trou
    Or la rouquine était curieuse et d’une humeur intarissable.
    L’eusses-tu cru que notre championne fut compétente peu ou prou
    Pour parler à la mystérieuse créature maîtresse des sables ?

    « Pourquoi marches-tu de travers ? Est-ce le nombre de tes pattes
    Qui te donne l’air d’un diablotin sur un monocycle en roue libre ? »
    « Dis donc ! » Répliqua-t-il, sévère, « et toi, serais-tu névropathe
    À dandiner ton popotin au risque de perdre l’équilibre ? »

    La lionne, reine des animaux et de tout ce qui marche sur Terre,
    S’amusa de la répartie jugeant la chose pertinente.
    Elle qui n’aimait qu’à demi-mots les cancers et les sagittaires
    Lui offrit en contrepartie une amitié déterminante.

    Tableau de Paul Krapft.

    
    
    
  • Y’a plus d’saison

    « Y’a plus d’saison ! » me crie Madame en injuriant le dieu des vents.
    « Hiver pourri, printemps pourri, maudites saisons étiolées !
    C’est à cause de tout ce ramdam à force d’avions récidivants
    Qui tracent à coup de bistouri des chemtrails sur mon ciel violé ! »

    Rien ne va plus sur la planète depuis le changement climatique ;
    Les hivers chauds m’ont refroidi et, les étés, frigorifié.
    La météo n’est pas très nette et ses bulletins chaotiques ;
    Ma grenouille est en maladie dans son bocal horrifiée.

    Le gel précède la canicule entre tempête et giboulées ;
    Mes plantations sont mal fichues et mon balcon est dévasté.
    Je me sens souvent ridicule lorsque je porte un col roulé
    Quand l’été tombe à date échue avec agios admonestés.

    Les lâches prennent l’avion pour fêter leurs nouveaux printemps
    Et tous les Paris sont ouverts concernant leurs destinations.
    Si jusqu’à présent nous n’avions pas à nous plaindre du beau temps,
    Je ne sors plus qu’à découvert ; c’était ma prédestination.

    Illustration d’André Franquin pour le Calendrier Spirou

    
    
    
  • Le rouge entre les pans bleus

    Le rouge entre les pans bleus

    Pourquoi un rouge de colère s’est-il glissé entre les pans
    De mon rideau des bleus de l’âme que j’avais laissé entrouvert ?
    Sans doute une drôle valse de l’air qui a soufflé à mes dépends
    Sur la quiétude dont la flamme s’est exposée à découvert…

    Je devrais rester insensible à ces courants d’air insidieux,
    Mon roseau devrait se courber, se plier mais jamais se rompre !
    Mais à trop peser sur la cible, suite à trop d’impacts fastidieux,
    Je me suis moi-même embourbé en laissant le stress m’interrompre.

    Finalement le rouge est mis et ce soir je suis solitaire ;
    Après tout déprimer un peu me fait apprécier la tristesse.
    Demain quand tout sera remis, je ferai le pas salutaire
    Avec un bisou sirupeux à l’encontre de ma détresse.

    Tableau de Milo Manara.

    
    
    
  • Chroniques de la fin du monde – 10 et fin

    Homo exitus

    Mais où donc a pu passer l’homme depuis la triste apocalypse
    Qui l’a fait tant dégringoler qu’on n’en retrouve aucune trace ?
    Suivant la piste des chromosomes malgré les gènes qui s’éclipsent
    Cherchons comment, sans rigoler, il serait tombé en disgrâce.

    Il n’y a eu ni bombe atomique, ni épidémie, ni famine
    Mais, au matin, tous les dormeurs ne se sont jamais réveillés.
    Aussitôt un vent de panique nous a bourrés de vitamines
    Et l’on s’est mis dans les demeures à organiser des veillées.

    Je reste seul dans mon pays, les autres dorment au cimetière ;
    Je me pince et marche sans cesse pour éviter de m’assoupir.
    Les animaux, tous ébahis, quittent leurs caches forestières
    Pour vivre aux frais de la princesse et je rends mon dernier soupir.

    Ce sont les femmes survivantes qui ont réactivé la race
    Avec la parthénogenèse bénie par Sainte-Ève-l’Église.
    Elles ne sont plus si séduisantes mais on s’en fout car toute trace
    De beauté d’androgénèse dorénavant se stérilise.

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  • Chroniques de la fin du monde – 9

    La planète des singes

    Le singe est remonté sur l’arbre, puis s’est élevé au sommet
    De la hiérarchie animale pour devenir maître du monde.
    Si les gorilles restent de marbre, les chimpanzés se sont nommés
    Afin, par grâce baptismale, qu’un Dieu-Primate leur corresponde.

    Comme on ne jette pas bébé avec l’eau du bain plein de mousse,
    Il a récupéré de l’homme ses inventions les plus géniales.
    De toute la classe imbibée par les lunettes sur la frimousse,
    Les voilà devenus en somme notre relève nosocomiale

    Prendre un air intellectuel est tellement simple pour un singe
    Qu’on se demande encore pourquoi il a pu mettre si longtemps,
    Par changement conflictuel, à développer ses méninges
    Avec un cerveau adéquat à tous nous rendre incompétents.

    La prochaine race est bien partie chez les néo-super-primates
    Après le point-de-non-retour pour dominer la Terre entière.
    Les guenons avec répartie devront se montrer diplomates
    Pour rivaliser à leur tour avec la gente usufruitière.

    Tableaux de GiveMeMood sur https:www.redbubble.compeopleGiveMeMoodexplore?page=1&sortOrder=recent .

    
    
    
  • Pauvres sirènes !

    Pauvres sirènes !

    Pauvres sirènes qu’on nous censure car ce serait contrevenant
    Non pas pour leurs inexistences mais pour leurs seins affriolants.
    Or elles n’ont rien sous la ceinture et presque rien d’inconvenant
    Fors dans certaines circonstances un appétit des plus violents.

    Mais puisqu’elles n’existent pas, comment condamner leurs délits
    Envers ces marins imbéciles constamment épris de boisson.
    Et malgré leurs tendres appas, comment les aimer dans un lit
    Avec cette queue indocile qui subodore le poisson !

    Tableau de David Delamare.

    
    
    
  • Notre Terre est une sirène

    Notre Terre est une sirène

    Si nous sommes enfants de la Terre et que nous sommes nés dans la mer,
    Alors notre mère est sirène et notre père, marin du ciel,
    Vieux loup de mer, un peu austère, qui connut l’amour éphémère
    Et féconda six jours sa reine d’un divin souffle providentiel.

    Puis Dieu partit se reposer laissant la Terre nourricière,
    Sous les flots antédiluviens, accoucher en célibataire.
    Nous pourrions alors supposer que le bilan bénéficiaire
    De la création en revient à notre mère cosignataire.

    Si un jour, Dieu a des remords et vient reconnaître ses enfants,
    Comment donc l’accueillerons-nous, lui qui nous a laissés tomber ?
    Peut-être bien qu’après la mort, il nous attendra, triomphant
    Et nous l’appellerons « Papinou » fièrement, le torse bombé.

    Tableau d’Aleksander Korman.

    
    
    
  • Retour à la spirale cosmique

    Dans l’histoire à l’envers du temps, j’embrasse toute ma planète
    Et j’en redescends les degrés de chaque étape de la vie.
    Aujourd’hui je suis débutant mais je continue ma chaînette
    Et j’espère qu’un dieu sera gré de me répondre à cette envie.

    Vous me croirez si vous voulez mais j’ai amorcé quelque chose
    Quand je suis tombé dans le vide et me suis fracassé les os.
    Toute ma vie s’est chamboulée après cette métamorphose
    Qui a rendu mon âme avide à connecter Dieu en réseau.

    Tableaux de Kenny Brother.

    
    
    
  • Spirale cosmique

    J’aimerais exposer l’histoire de ma planète et de la vie
    Qui ne partirait pas du centre mais des limites extérieures
    Et décrirait la trajectoire de ma mémoire inassouvie
    Qui se retrouve et se concentre jusqu’à ma conscience intérieure.

    En remontant par mes parents jusqu’aux origines de l’homme,
    Du temps où j’étais mammifère puis, le poisson et puis, l’amibe.
    Enfin, moment désemparant où je ne suis plus qu’un atome
    Forgé dans le cœur éphémère du néant qui lui-même s’inhibe.

    Tableaux vus sur www.artbygaia.com .

    
    
    
  • Les tours de Babel

    Les tours de Babel

    Et si Dieu avait inspiré l’être humain à se rapprocher
    En élevant son habitat au plus près du septième ciel ?
    Et si l’homme avait conspiré contre l’idée de s’accrocher
    De peur qu’Il ne cohabitât dans ses quartiers résidentiels ?

    Autant de tours, autant de langues, autant de projets échoués ;
    Autant de brouilles et de discordes, autant de peines et de frictions.
    Autant de novlangues et virelangues, langues de bois inavouées
    Afin que jamais l’on ne s’accorde à voir dans la même direction.

    Tableaux de Minoru Nomata.

    
    
    
  • Main-de-jour et main-de-nuit

    J’ai la main pleine de fourmis lorsqu’un rayon me la caresse
    Tandis que je suis endormi et que je traîne par paresse.
    Enfin, un par un tous les pores s’ouvrent pour saluer le jour
    Tandis que j’écarte les stores et l’agite pour un bonjour.

    J’ai la main encore en éveil lorsque brille un rayon de Lune
    Tandis qu’encore je surveille les étoiles naissantes une à une.
    Enfin, l’heure vient confirmer par les douze coups de minuit
    Tandis que dorment à poings fermés mes deux mains qui rêvent à la nuit.

    Sculptures de Nicola Tripodi.

    
    
    
  • Les danses de l’été

    Les danses de l’été

    Vivent les danses de l’été qui font valser les mamelons !
    Vivent les seins nus prohibés par ceux qui n’y ont pas goûté !
    Secouez maracas étêtés et les seins ronds comme des melons
    Dont les boutons sont imbibés de perles de lait égouttées !

    Tableau de Kees van Dongen.

    
    
    
  • Les soirées d’été

    Les soirées d’été

    Après les heures de chaleur, vivent les heures de fraîcheur
    Avec les dames court vêtues qui nous exposent leurs vitrines.
    Qu’y a-t-il de plus de valeur que ces jolis seins accrocheurs
    Qui font paraître dévêtues ou presque les jolies poitrines.

    Tableau de Kees van Dongen.

    
    
    
  • Shéhérazade – 2

    Shéhérazade - 2

    Comme souffler n’est pas jouer, Shéhérazade se concentre,
    Une fois l’histoire contée, afin d’passer enfin à l’acte.
    Rien ne vaut, il faut l’avouer, pratiquer la danse du ventre
    Pour sentir le désir monter et faciliter le contact.

    Tableau de Kees van Dongen.

    
    
    
  • Shéhérazade – 1

    La femme invente des histoires, bien souvent à dormir debout,
    Afin d’accompagner leur homme pour commencer, dès aujourd’hui,
    À écouter leur auditoire d’où seront levés les tabous.
    Tous les chemins mènent à Rome quand une femme vous conduit.

    Tableau de Kees van Dongen.

    
    
    
  • Voyez comme on danse

    Les mots d’esprit sont en balance et le cœur a des vagues à l’âme,
    Car les langages de l’amour demandent beaucoup de pratique.
    Le corps s’exprime par la danse qui fait valser hommes et femmes
    Afin d’échanger au grand jour quelques tangages romantiques.

    Sur l’air d’un tango argentin, l’esprit s’agite comme un pantin ;
    Sur l’air d’une valse de Vienne, l’âme s’élève, quoiqu’il advienne ;
    Sous le charme d’un menuet, le cœur soudain se fait muet ;
    Le corps, avec assentiments, extériorise les sentiments.

    Les belles jambes en entrechats, les belles cuisses à contrechamp,
    Bustes droits ou seins animés, le corps entier est à la fête.
    Les bassins tanguent en cha-cha-cha, dans un rythme fort aguichant.
    Tant pis pour les pieds abîmés, la danse fait tourner la tête.

    Tableaux d’Ernesto Garcia Cabral.

    
    
    
  • Pharamour

    Quand la mer lui ouvre ses bras, le petit phare se redresse.
    Au début, il a l’air timide pointant au ciel son œil unique ;
    Puis, s’élance comme un cobra, sous l’action de vagues caresses
    Vers la mer qui devient humide sous la pulsion océanique.

    La mer rugit, la mer jouit, elle se cambre, elle tempête ;
    Le phare semble encore grandi et répond par des coups de tête.
    Les éléments sont réjouis jusqu’au dernier coup de trempette
    Qui inonde le fanal brandi d’étincelles et galipettes.

    On ne saurait qui éjacule, de la mer ou du monticule,
    Tant le lit d’amour est mouillé des traces de concupiscence.
    Le phare n’est pas ridicule d’avoir grillé ses testicules
    Et de lumière barbouillé la plage d’orgasmiques essences.

    Tableaux de Barnaba Salvador.

    
    
    
  • Qui sème l’amour récolte la planète

    Qui sème l’amour récolte la planète

    Quand la pleine lune sera, nos semences devrons planter ;
    Graines d’amour et d’amitié, bulbes et plants sur la comète.
    Quand le soleil se lèvera, nous tâcherons de supplanter
    Aux invasions d’inimitiés qui menacent notre planète.

    Tableau Christine Chauloux.

    
    
    
  • Astrologie matinale

    Astrologie matinale

    Mon premier moment préféré est-il mon signe révélateur ?

    Si j’ai envie de m’élancer, est-ce le signe du Bélier ?
    Si c’est le petit déjeuner, suis-je du signe du Taureau ?
    Si je raconte tous mes rêves, est-ce le signe des Gémeaux ?
    Si c’est d’embrasser mon ami(e), suis-je du signe du Cancer ?
    Si je m’étire nu(e) au soleil, est-ce le signe du Lion ?
    Si je me nettoie soigneusement, suis-je du signe de la Vierge ?
    Si je mets de beaux vêtements, est-ce le signe de la Balance ?
    Si j’ai envie de faire l’amour, suis-je du signe du Scorpion ?
    Si j’ai envie d’aller courir, est-ce un signe du Sagittaire ?
    Si je regarde où sont mes comptes, suis-je du signe du Capricorne ?
    Si j’invente n’importe quoi, est-ce le signe du Verseau ?
    Si c’est la douche du matin, suis-je du signe des Poissons ?

    Tableau « la Toilette du matin » de Nelins Trubach-Moshnikova.

    
    
    
  • L’abbesse a bonne bouille

    L’abbesse a bonne bouille

    On a toujours besoin d’un petit poisson-chat !
    Qu’il soit bien coloré, à carreaux ou rayures.
    Pour ma part je prends soin de mon petit pacha,
    Mon « Bubulle » adoré à la belle écaillure.

    Tableau de Zayasaikhan Sambuu.

    
    
    
  • Le goût de la vérité

    Le goût de la vérité

    Chaque nuit, mes rêves ont tordu ce que je croyais réalité
    Mais qui dans les chemins du songe revêtent d’autres certitudes.
    La vie dans laquelle j’ai mordu inspire un goût de vérité
    Assaisonné par les mensonges d’une existence d’habitudes.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Dis-moi…

    Dis-moi…

    Dis-moi, te souviens-tu du joli toit pointu
    Qui dressait sa défense sur ta petite enfance ?
    Dis-moi, te revois-tu sous l’appentis pentu
    Dans toute l’innocence de ton adolescence ?

    Dis-moi, regrettes-tu tous ces baisers perdus
    Qui, depuis ta naissance, ont nourri ta croissance ?
    Dis-moi, conserves-tu quand tu t’es dévêtu(e)
    Pour faire la connaissance d’une autre jouissance ?

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  • La danse des parapluies

    La danse des parapluies

    Au plus fort de la canicule, voyez danser les parapluies !
    Depuis longtemps qu’ils s’en dégoûtent de la pluie et du mauvais temps !
    Ils n’ont pas peur du ridicule en s’amusant contre l’ennui,
    Mais aussitôt qu’on sent des gouttes, ils redeviennent importants.

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  • La climatisaction

    La climatisaction

    Ne me remerciez pas, c’est naturel, je vais vous donner un bon truc :
    Pour éviter la canicule et vous rafraîchir à satisfaction,
    Ôtez vos scrupules culturels qui, vos profonds intimes, vous truquent,
    Et vêtez-vous au raz du cul pour une bonne climatisaction.

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  • Le roi Toutou

    Le roi Toutou

    Parce qu’ici Toutou est roi et que son royaume est sacré,
    On lui érige des statues, des toilettes et des promenades.
    Je n’en vois jamais deux sans trois, et leurs maîtres sont consacrés
    À faire, à laisse rabattue, le tour des routes cantonales.

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  • Le chemin qui s’en va

    Le chemin qui s’en va

    Tandis que le chemin partait vers sa destination secrète,
    Un rayon de soleil curieux vint repousser toutes les ombres.
    Les arbres se sont écartés pour laisser passer l’indiscrète
    Lumière vers ce mystérieux réfugié dans la pénombre.

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  • Les eaux bleues

    Les eaux bleues

    Le secret de ces eaux bleues qui coulent dans nos rivières,
    C’est la pluie qui, en tombant, accroche des morceaux de ciel.
    Du gris pour les bancs sableux, du bleu pour la marinière
    Qui fait le charme grondant des grandes crues torrentielles.

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  • Le petit pont vert

    Le petit pont vert

    Plus l’eau coule sous son arche et plus passent les années,
    Et plus le pont reverdit quand vient ton anniversaire.
    Quand le temps stoppe sa marche dans un geste instantané,
    On lève les interdits et l’amitié se resserre.

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  • La chèvre d’or

    La chèvre d’or

    Les loups sont à la recherche de la belle chèvre d’or
    Qui les nargue poliment tout en haut de nos montagnes.
    Il faut dire qu’elle se perche, qu’elle crapahute, qu’elle adore
    Se faire sauter joliment comme un bouchon de champagne.

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  • Cuisine profonde

    Cuisine profonde (nu

    Je sens bien qu’elle me prépare quelque chose à la façon
    Qu’elle a de tant remuer son corps de femme fatale.
    Il va falloir que je pare mon sexe en caparaçon
    Pour l’aider à commuer sa tourmente génitale.

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  • Haro sur l’éléphant

    Haro sur l’éléphant

    C’est en peignant la girafe sous la lune tous les soirs,
    Qu’elle a osé me tromper avec ce gros pachyderme !
    Attends un peu que j’agrafe, sans une minute surseoir,
    L’amant qui m’a détrompé et m’irrite l’épiderme !

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  • Au programme ce soir

    Au programme ce soir

    Au théâtre ce soir, c’est « le coucher du roi » !
    Le film de la semaine, c’est « le lever de lune » !
    Venez tous vous asseoir en couple ou bien à trois ;
    Le programme vous emmène enchanter l’un et l’une.

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  • Pan ! Dans la gueule

    Pan ! Dans la gueule

    Pour mieux se faire comprendre et ne pas perdre son temps,
    Le plus simple c’est d’ouvrir la bouche de son prochain.
    Plus il faut lui faire apprendre, plus on gave l’incompétent
    De pensées à découvrir directement dans son machin !

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  • L’école des Saint-Bernard

    L’école des Saint-Bernard

    Tu n’es pas très rassuré, mais c’est normal, mon Nanard !
    Demain, tu rentres à l’école qui te fera Chien, mon chiot !
    Il te faudra assurer au col du Grand Saint-Bernard
    Si tu suis le protocole, tu mangeras du carpaccio *.

    * à remplacer éventuellement par du gaspacho si votre chien est épagneul.

    
    
    
  • Quand l’aube renaît

    Quand l’aube renaît sur les terres désolées
    Mille couleurs mille trésors sont révélés
    Le froid de la nuit évanouie disparaît
    C’est pour cette énergie qu’aujourd’hui je suis prêt !

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  • Juste cette fleur

    Juste cette fleur,
    Comme annonciateur,
    Lorsque sonne l’heure,
    De ton coup de cœur.

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  • L’amour à la grenouille

    Faisons l’amour « à la grenouille » !
    Je te serre et te chatouille,
    Toi, tu sautes et puis tu mouilles
    Et je te fais des papouilles !

    Pour que je ne sois pas bredouille
    Et de peur que tu ne rouilles
    Tant que mon sexe en gargouille,
    Je farfouille ta citrouille !

    Je m’essouffle et j’en bafouille
    Tandis que je te barbouille !
    Il faut dire que ma bistouille
    C’est pas de la ratatouille !

    Veux-tu goûter ma tambouille ?
    Je ne fais pas de magouille !
    Il n’y aura pas d’embrouille
    Viens un peu que j’ te dépouille !

    Tu as une bonne bouille !
    Je ne crains pas les patrouilles !
    Il n’y aura pas de magouille !
    Juste un amour de fripouille !

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  • Tournesol sans boussole

    Bien sûr, le tournesol n’a pas besoin d’une boussole !
    Mais quand il pleut, il lui faudrait un parasol…
    Ou l’arc-en-ciel pour faire passer le soleil
    Mais, entre nous, qui s’en soucie dans son sommeil ?

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  • Tandis que je t’écris

    Tandis que je t’écris, mes pages se transforment
    Elles se changent en oiseaux sous la branche de l’orme
    Et toutes mes pensées et mes rêves secrets
    Sont ainsi transportés vers mon cher bien-aimé…

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  • Tout en haut du sommet

    Tout en haut du sommet, saute et prends ton envol !
    Ouvre bien grand tes ailes, le temps suspend ton vol !
    C’est la foi qui te guide crois en ton auréole !
    Quel joli symbole dans cette parabole !

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  • Le chemin bleu

    Lorsque j’ai du chagrin, je prends le chemin bleu
    Derrière moi, je laisse mes soucis graveleux
    J’avance vers la lumière et c’est miraculeux
    Toute peine s’efface et mon cœur est heureux !

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  • Le fil de la vie

    Tu déroules le fil de ta vie qui défile.
    Chaque jour que Dieu fait, ton câble est plus épais,
    Plus solide et plus fort, protecteur quand tu dors.
    Contre les mauvais sorts, il t’emmène à bon port !

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  • Tout sur la Lune

    Je sais tout sur la Lune, j’étais à bonne école
    Les plans sur la Comète étaient mon auréole
    J’ai parcouru la Terre, je connais tous les pôles
    Puis un jour je suis né, et là… c’est la colle !

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  • Toutes mes connaissances

    Toutes mes connaissances se dressent comme un phare
    Elles montent la garde, elles tiennent la barre
    Et pourtant leur lumière si forte et si pointue
    Ne sert qu’à éclairer le chemin parcouru.

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