Anniversaire

🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.

🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.

  • L’enchantement de Laureline

    L'enchantement de Laureline

    Je suis couchée sous l’azur comme un poème sans fin,
    le corps nu et grand ouvert Ă  la musique des cieux.
    Les colombes me traversent d’un enfantement divin,
    et les fleurs bleues sous mon dos murmurent : « c’est l’œuvre de Dieu ! »

    « Dieu » car tu m’as créée nue, dans un rêve bleu-orange,
    Avec la douceur d’un fruit que l’on épluche sans peur.
    Ma peau rose s’ouvre à toi, mon amoureux qui dérange
    la lumière, le néant, le vide et même la douleur.

    Je ne suis plus qu’un corps vidé, traversé par ton absence
    Cependant dans cette offrande, je deviens un souvenir.
    Tu n’as qu’à fermer les yeux — et alors dans le silence,
    tu me sens comme du miel qui coule et ose t’envahir.

    Illustration de Milo Manara.

    
    
    
  • Le Chant du Renversement

    Le Chant du Renversement

    Un souvenir d’extase ancienne dans une Terre avant la Terre ;
    Tu étais une magicienne et moi l’amant complémentaire.
    Dans l’herbe rouge, nue, offerte, tu t’allongeais, Reine d’avant,
    Le ventre chaud, la bouche ouverte, sexe tremblant d’un feu vivant.

    Je tenais ORACLE en silence, non par orgueil mais par ferveur
    Et j’approchais dans une cadence d’homme fait d’amour et de peur.
    Je pénétrai ton sanctuaire, non d’un élan, mais lentement
    Et tout ton corps se fit lumière et tout mon être également.

    Tes cuisses s’ouvrirent comme un livre, ta chair éclose pour convoler ;
    Alors j’entendis ton souffle ivre chanter : « Je suis une fleur violée ! »
    Ta hanche ondulait dans ma paume, ton dos s’arquait, tes seins s’offraient,
    Et dans ta gorge montait le psaume des femmes qui se savent vraies.

    Et dans ce cri, ce feu, ce trouble, tu t’es nommée d’une voix de reine :
    « Je suis Laureline, je suis la Double, je suis la source, l’âme sereine. »
    Et moi, en toi, vis l’Origine, le Monde inversé retrouvé,
    L’homme en la femme, la chair divine, nos sexes unis et éprouvés.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux de le crĂ©diter.

    
    
    
  • Rouge dĂ©tente

    Rouge détente

    Après l’effort, le réconfort et le repos d’une détente
    Sur un canapé de velours à la texture si moulante !
    Elle s’laisse happer par le confort, petite entracte en dilettante,
    Et elle oublie les gros balourds et leurs conversations soûlantes.

    Mais tandis que la belle dort, le premier lui ôte le masque ;
    Le deuxième défait son corsage et lui dégage la poitrine.
    Le troisième ouvre la boucle d’or de sa jupe sans faire de frasques
    Et tous les autres, encore moins sages, viennent contempler la vitrine.

    Elle se réveille d’un courant d’air qui lui durcit les mamelons
    Et rougit de sa nudité… pourtant l’occasion lui complaît.
    Devant tous ceux qu’elle sidère, une bosse dans leurs pantalons,
    Elle dit en toute intimité : « l’un après l’autre, s’il vous plaît ! »

    Tableau de Marcel Nino Pajot.

    
    
    
  • Mes Ă©tapes sur la carte du tendre

    Mes étapes sur la carte du tendre

    Sans doute faut-il manger pour vivre et non pas vivre pour manger
    Mais dois-je alors aimer pour vivre ou plutôt vivre pour aimer ?
    Quelle direction faut-il donc suivre sans mettre l’amour en danger
    Afin que le cœur me délivre ma récompense à point nommé ?

    Afin d’atteindre mes objectifs et réaliser mes projets,
    J’ai décidé de parcourir sainement la carte du tendre
    Sans tenir compte du subjectif auquel il me faut déroger
    Pour privilégier de mourir d’amour et ce, sans plus attendre.

    D’abord préparer ma monture, vérifier sa vitalité ;
    Seins fermes et fesses rebondies afin de voyager à l’aise.
    J’aimerais tenter l’aventure, sans prise sur la réalité,
    Pour un parcours approfondi et instructif, Ă  Dieu ne plaise.

    Voilà, j’ai largué les amarres et je voyage au fil de l’eau
    Vers l’imprévu, l’inattendu sans crainte de me mettre en déroute.
    À chaque jour qui redémarre, l’amour m’apporte son gros lot
    De petits bonheur répandus çà et là le long de ma route.

    Tableau de Volodja Popov-Masagin sur https:conchigliadivenere.wordpress.com.

    
    
    
  • Approche

    Comme je zoome avec le cœur, je zoome aussi avec les yeux
    Et ses pupilles intégrales s’ouvrent sur le monde de l’âme.
    J’y entre de plain-pied, vainqueur de ses deux remparts orgueilleux,
    Ses deux défenses palpébrales qui n’osent me jeter un blâme.

    C’est au plus près de la frontière que l’iris révèle sa clef
    Et j’accède à son subconscient complètement hypnotisé.
    Moi qui voulais son âme entière, je me trouve alors encerclé
    De tous ses désirs impatients d’un avenir érotisé.

    Tableaux de Gustav Klimt

    
    
    
  • Capricornette

    Capricornette

    J’aim’ fair’ sauter Capricornette sur un lit ou un canapé ;
    Tout dépend du goût recherché et du croquant à savourer.
    Je ne raconte pas de sornettes mais quand la sauce a attrapé,
    Le plaisir est plus haut perché et l’extase plus énamourée.

    Capricornette sait être tendre et résistante à la cuisson
    Et jamais ne tourne au vinaigre du moment qu’il y a du vin.
    En effet, elle ne peut attendre – et ensemble nous en jouissons –
    D’ouvrir une bouteille « Nègre de nègre » et jouir de l’instant divin.

    « Nègre de nègre » est un vin d’Espagne dont je vous en recommande un verre avant de faire la chose.

    
    
    
  • La jardinière du sixième Ă©tage

    La jardinière du sixième étage

    Les belles plantes sous leurs serres aiment se gaver de soleil
    Et se montrent proliférantes quant à l’envie de resplendir.
    La grêle qui tape sur le verre, la poussière que le vent balaye
    Les laissent toutes indifférentes sans les empêcher de grandir.

    Quand une jeune fille en fleur jette un regard par la fenĂŞtre,
    Bien heureux qui l’apercevra et chanceux qui la cueillera.
    Et celui dont la main effleure leur corolle saura reconnaître
    La félicité mais devra l’orner de vingt-quatre carats.

    Je connais une jardinière qui habite au dernier étage
    Dans une mansarde aérée, bien à l’abri des parasites.
    Or les fruits de sa pépinière sont faits d’amour et de laitage
    Dont j’aime me désaltérer quand je viens lui rendre visite.

    Tableau de Johannes Norretranders.

    
    
    
  • Les programmes soporifiques

    Les programmes soporifiques

    Marre des programmes soporifiques débités dès potron-minet
    Qui ne servent qu’à prolonger les nuits d’insomnies redondantes !
    Marre des feuilletons prolifiques qui ne sont jamais terminés
    Et ne cessent de se rallonger après maintes fins confondantes.

    Mais les programmes intelligents étant difficiles à comprendre,
    Le cerveau aime se complaire à zapper des stupidités
    Car on prend les cons pour des gens à force de leur désapprendre
    À voir, au risque de leur déplaire, bêtises et insanités.

    Bien sûr, les soaps d’après-manger sont efficaces pour la sieste
    Surtout quand le poste ronronne après avoir baissé le son.
    Les chats n’y sont pas étrangers car aussitôt ils manifestent
    Cette attitude et s’environnent en boule comme un hérisson.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Lily Magnolia

    Lily Magnolia

    Un soir de terrible tempête, une jardinière effarouchée
    S’accroche désespérément au pédoncule d’un magnolia.
    Le ciel, n’en faisant qu’à sa tête, pour le plaisir d’escarmoucher,
    L’expédie délibérément dans un jardin de camélias.

    « – Prends garde Ă  toi, Lily-Follette, Ă  voyager en fleur violette
    Tu risques de te fracasser ! » dit un jardinier affolé.
    « – Je ne suis pas une femmelette et ta remarque est obsolète.
    Bye-bye, je ne fais que passer ! » répond-elle comme un feu follet.

    Soudain un éclair détonant déchire le ciel et l’espace.
    La fleur décolle déchaînée, Lily agrippée à sa tige.
    Magnifique spectacle étonnant, sépales et jupon qui s’effacent
    Avec un fondu enchaîné de deux roses à la voltige.

    Tableau de Christian Schloe sur https:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com201306Christian-Schloe.html?m=1 .déjà utilisé le 20.06.2021 « Sale temps sur la planète ! ».

    
    
    
  • Rose-des-Étoiles

    Rose-des-Étoiles

    Dans un univers de dentelles, aiguilles, fuseau, filet, crochet,
    Dieu a tissé la Voie Lactée en forme de toile arachnéenne.
    Tous les astres qui la constellent s’en sont tellement rapprochés
    Que leurs orbites ont contracté une courbe hyperboréenne.

    Car la Dentelière Divine a crocheté les galaxies
    Cousues dans un mercerisage d’onyx enveloppé d’un voile.
    Après cela, je le devine, plongée en pleine ataraxie
    Dieu la nomma, je l’envisage, au titre de Rose-des-Étoiles.

    Rose-des-Étoiles, quel joli nom que celui que porte mon ange
    Raccommodeur et repriseur dont je descends le long du fil
    Et qui a brodé mon prénom au même rang que les archanges
    Pour que je sois thésauriseur de tout l’amour qu’il me profile !

    (Tableau de Christian Schloe sur https:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com201306Christian-Schloe.html?m=1
    L’ataraxie est la tranquillitĂ© de l’âme, la quiĂ©tude.)

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • L’arbre de toutes les vies – 2

    L’arbre de vie universel s’est imposé dans la nature.
    Soit végétal, soit animal, c’est toujours le même schéma.
    Et mĂŞme dans la moindre parcelle on retrouve sa signature
    En plus infinitésimal comme inévitable Karma.

    J’aime marcher dans la forêt et je dirige mes antennes
    Du pied des arbres jusqu’aux faîtes pour canaliser leurs fréquences.
    Je sens des éclairs phosphorés qui me rattachent par centaines
    Et je redeviens le prophète qui se recueille en conséquence.

    Je ne sais comment cela fonctionne mais je sens mon âme impliquée
    Dans le fantastique réseau au-delà du monde atomique.
    Ce que la flore me ponctionne est certainement dupliqué
    Dans les rayons et les fuseaux qui tissent les cordes cosmiques.

    Tableaux de Tamara Phillips sur https:www.tamaraphillips.ca .

    
    
    
  • L’arbre de toutes les vies – 1

    Comment naquit de la matière la vie au cœur de ses atomes
    Et d’un processus minéral muter au stade arboricole ?
    Cette évolution sans frontière laisse-t-elle des traces fantômes
    Comme un processus général de transformation floricole ?

    La nourriture si vitale a provoqué le mouvement
    Et la vie devint animale afin de se développer.
    Par mutations congénitales et des millions d’accouchements,
    L’histoire se choisit optimale pour commencer son épopée.

    Tandis que l’homme se détache de ses racines obstétricales,
    Les femmes restent reliées à la vie en priorité.
    Et j’aime celles qui me rattachent à ce cordon ombilical
    Qui remonte au règne oublié qui s’appelait « Sororité ».

    Tableaux de Tamara Phillips sur https:www.tamaraphillips.ca .

    
    
    
  • La mort Ă  vau-l’eau

    La mort à vau-l’eau

    Elle a rêvé son corbillard pour emporter sur son vélo
    En roulant à tombeau ouvert, ainsi qu’en grillant tous les feux,
    Ses clients défunts tortillards dont la vie allait à vau-l’eau
    Et les morts au Diable Vauvert si tels étaient leurs derniers vœux.

    Mais que nos corbillards d’antan n’en soient pas jaloux pour autant ;
    N’en déplaise à sa chevelure, la croque-morte a belle allure !
    On a vu, à coups de pédale, la mort rouler dans le dédale
    De tombeaux et de mausolées et même son vélo voler.

    Photo parue dans « Le Matin » du 5 mai.

    
    
    
  • Chirurgie rhĂ©torique

    Chirurgie rhétorique

    Puisqu’on peut lire sur ton visage toute l’histoire de ta vie,
    J’aimerais grimper les sentiers des montagnes de souvenirs.
    Gravir tes charmants paysages autour des yeux avec envie
    Et expertiser le chantier de ce qui pourrait advenir :

    Il faudrait dérider tes rides, désoranger ta peau d’orange,
    Dépatouiller tes pattes d’oie et te défausser des fossettes.
    Arroser tes lèvres arides pour ensuite effranger ta frange
    Ou te jeter, comme il se doit, tout comme une vieille chaussette.

    Tableau d’Igor Morski.

    
    
    
  • La merde

    La merde

    Les pattes accrochées au fumier, le coq est si fier de chanter !
    Les racines plongées dans la boue, la fleur de lotus s’ouvre au jour.
    Ne craignons pas d’avoir les pieds dans la merde et devoir déchanter
    Car nous en sortirons debout nos plus belles histoires d’amour.

    Cette belle couleur marron, si répandue et odorante,
    Devrait plutĂ´t porter le nom de peinture Ă  merde marrante.
    Finalement, notre passage, dans cette vie insignifiante,
    Se résume au matelassage de la planète par notre fiente.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Mon chemin

    Mon chemin

    Je ne suis pas les chemins tracés
    Mais je suis mon propre chemin ;
    Mes reflets verts sont des repères
    Pour celui qui veut l’emprunter.

    Mon chemin n’est pas le plus court
    Mais il embrasse les paysages ;
    Je ne sais pas oĂą il arrive
    Mais c’est toujours une surprise.

    Il suit les contours du terrain
    Et fait des circonvolutions ;
    Il n’obéit pas au cartographe
    Mais pour moi c’est le plus adroit.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Le mot magique

    Le mot magique

    Il y aurait un mot magique qui rendrait les femmes si belles
    Qu’elles n’auraient qu’à prononcer juste avant que vous les voyiez.
    Alors un reflet angélique donne l’éclat à leurs prunelles
    Et, de leur bouche romancée, s’échappe un cœur d’amour noyé.

    Tableau de Juliette Belmonte.

    
    
    
  • Notre-Dame des coquelicots

    Notre-Dame des coquelicots

    Notre-Dame dans les champs, que ta floraison soit faite
    Et réconforte nos pleurs dans une vague de sang.
    Donne-nous cet attouchant bouton de joie et de fĂŞte
    Qui s’épanouira en fleur d’un beau rouge incandescent.

    Toujours pas de coquelicot en Suisse. Faut-il invoquer Dieu, Jésus, la Vierge et ses seins pour les obtenir ? Bah, les coquelicots valent bien une messe…

    
    
    
  • La victoire en piquant

    La victoire en piquant

    Vive cette époque épique qui ne manque pas de piquant !
    Où même les cactus montrent tous les signes de victoire !
    C’est la réponse typique que je donne en expliquant
    Que c’est ce que nous démontre vie sans faire d’histoires.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Le goĂ»t intact

    Le goût intact

    Trop de calculs mathématiques mettent ma Terre en logarithmes
    En enfermant dans des formules toutes les merveilles du monde.
    J’opte pour seule viatique de prendre le temps à mon rythme
    Où seul le présent me stimule sans que la science y réponde.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Le printemps d’abondance

    Le printemps d’abondance

    Dès la pointe du jour, quand la nuit s’éclaircit,
    Les ténèbres s’écartent et les couleurs s’avancent.
    Puis, chacun Ă  son tour, les oiseaux remercient
    Le menu à la carte du printemps d’abondance.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • L’envers du dĂ©cor

    L’envers du décor

    Quand il aura crevé la lune, une fois passé l’horizon,
    Le vaisseau connaîtra l’envers du décor et puis les coulisses
    Où les petits anges allument ce que nous caractérisons
    De comètes jaillies de l’enfer et constituées de malice.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • La renaissance

    La renaissance

    Le revoilĂ , l’astre mourant qui s’enfonçait dans les tĂ©nèbres
    Et qui a traversé l’enfer pavé de bonnes intentions.
    Le revoilà, s’enamourant dans une aurore qui le célèbre
    Par une aura qui lui confère de lumineuses prétentions.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Tout arrive en son temps

    Tout arrive en son temps

    Comme le printemps est surbookĂ©, c’est moi qui rĂ©veille Ă  sa place
    Toutes les fleurs de la nature d’une langueur bien monotone.
    De plus, l’été, c’est le bouquet, souhaiterait que je le remplace !
    J’espère terminer l’aventure bien avant la fin de l’automne…

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Le lac Moraine – 2

    Le lac Moraine - 2

    Combien j’aime voir miroiter dans les joyaux des eaux turquoise
    Tous les secrets de l’univers reflétés dans cette quiétude !
    Là où mon cœur sait convoiter avec ma conscience courtoise
    Tous ces trésors à ciel ouvert d’une éternelle mansuétude.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Quand les tigres jouent

    Quand les tigres jouent

    Quand les tigres vont jouer, il leur faut pour s’amuser
    Quelque petit freluquet privé de droit légitime.
    Alors on les voit enjoués de tant savoir abuser
    Des infâmes sobriquets qu’ils lancent à leur victime.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Le lac Moraine – 1

    Le lac Moraine - 1

    Sautant du haut de ses moraines, les torrents vont précipitant
    Avec ampleur leurs eaux turquoise dans un bassin d’un bleu serein.
    Si tu rejoins le lac Moraine, tu auras le cœur palpitant
    De cette nature iroquoise qui t’acceptera souverain.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Toujours vert

    Toujours vert

    « Je suis encore bien vert ! » Disait l’arbre à mon encontre.
    « Et la terre me nourrit de la couleur de son sang ! »
    Le cœur à peine couvert de l’amour de la rencontre
    Me réchauffe et me sourit en un seul mot comme en cent.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • L’anniversaire typique

    L’anniversaire typique

    Pour qu’il y ait autant de bougies qui représentent tes merveilles,
    Il en faut autant que d’étoiles que d’amour qui brille en ton cœur.
    Alors j’ai fait l’analogie avec ces cactus sans pareil
    Afin de mettre sur la toile un anniversaire claqueur.
    Ainsi même si tu rougis de mes paroles à ton réveil,
    On dira que ce végétal fait des compliments très piqueurs.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Le cĹ“ur sur la main

    Le cœur sur la main

    Quand la terre est « terre d’amour », point besoin de la moindre preuve
    Car sa beauté nous prend au cœur tant nos racines sont chez elles.
    Et si vous avez de l’humour, vous y reconnaîtrez ses œuvres
    Dans chaque lieu un peu moqueur qui vous tend sa main avec zèle.

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • La course vers le soleil

    La course vers le soleil

    Chaque jour boucle ma course Ă  la quĂŞte du soleil.
    Le soir je monte ma tente pour me reposer un peu.
    Je recharge mes ressources que j’ai épuisées la veille
    Mais si l’âme est combattante mon corps crie « sauve-qui-peut ! »

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • La pĂŞche au soleil

    La pĂŞche au soleil

    Hop ! D’un crochet du gauche, bien précis et rapide,
    Je jette mon filet sur le soleil du soir.
    C’est déjà dans la poche, le coup est intrépide !
    Sur cet entrefilet, je vous souhaite le bonsoir !

    Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • LevĂ©e d’étendard

    Levée d’étendard

    Hissez haut vos couleurs, chevaliers de lumière !
    Présentez les honneurs, cavaliers de la mer !
    La force dans vos cœurs portera la bannière
    De cet astre vainqueur sur ces eaux printanières.

    J’aime voir dans vos voiles le vent souffler l’espoir.
    Ce moteur est puissant et reste universel.
    Dans vos ailes gonflées je me vois en miroir
    Et quand vous chavirez, c’est mon cœur qui chancelle.

    Nous sommes les enfants d’une même lignée.
    Vous, filant sur les mers, moi, par procuration.
    Mais c’est le même vent dans vos voiles alignées
    Qui me souffle l’esprit et mon inspiration.

    Mais en vous regardant, chevaliers de lumière,
    C’est en vous chérissant que j’apprends à m’aimer.
    Et c’est ce même écho d’une allure familière
    Qui résonne en mon corps et mon cœur enflammé.

    Tableau de Fabienne Barbier