Anniversaire

🌿 Les PoĂšmes du Jour LevĂ©
Chaque matin, à la premiÚre minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poĂšmes publiĂ©s ce mĂȘme jour, parfois un an, parfois dix ans plus tĂŽt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternitĂ© posĂ©s sur la date du jour, offrant Ă  nos cƓurs un miroir et Ă  nos vies
 une mĂ©moire.

🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos annĂ©es que l’on fĂȘte, mais celles des vers, des images, des cris, des Ă©treintes, des silences, car chaque poĂšme est un anniversaire du cƓur.

  • La lecture amoureuse

    La lecture amoureuse

    Bien que l’intrigue soit amoureuse de moi depuis que je sais lire,
    Elle se cache dans les rayons de mon intime bibliothĂšque.
    EspiÚgle, elle se glisse langoureuse entre les pages en plein délire
    Et transforme à coup de crayons les albums de ma bédéthÚque.

    J’ai des Tintin signĂ©s Franquin, des Spirou signĂ©s Hugo Pratt
    Des Asterix signés Prévert et des Lucky Luke, Uderzo.
    Gaston est devenu rouquin, Yoko Tsuno est phallocrate,
    Les schtroumpfs portent des bonnets verts, Blacksad arbore un bec d’oiseau.

    Je suis passĂ© au numĂ©rique, elle m’a suivi entre les lignes
    Pour avoir la voix au chapitre et faire de moi son héros
    Dans une aventure homĂ©rique avec l’hĂ©roĂŻne maligne
    Dont le nom placé sous le titre indique un sacré numéro.

    Illustration de Virginia Mori sur https:creativepool.commagazineinspirationtake-a-look-at-the-delightfully-ancient-and-metaphorical-style-of-this-talented-illustrator–memberspotlight.26034 .

    
    
    
  • Le pouvoir du papier

    Le pouvoir du papier

    L’écriture me mĂšne en bateau avec toutes ses illusions
    Mais elle permet tant de voyages sur la mer de l’inspiration !
    Souvent, cerise sur le gùteau, les découvertes à profusions
    Récompensent mes louvoyages contre les démotivations.

    Combien de fois ai-je dû ramer à contre-courant des marées ?
    Combien de fois ai-je jetĂ© l’encre qui sĂ©chait dans ma plume ?
    Mais parfois un vent programmĂ© par ma muse m’a fait marrer
    Et m’a conduit sans m’agiter vers des bonheurs à plein volume !

    D’ailleurs plutît que de mourir, pour mon dernier voyage en mer,
    Je ferai provisions de rames de papier et d’encre de Chine.
    Et j’arrĂȘterai de courir aprĂšs mes rĂȘves et mes chimĂšres
    Pour affronter mon meilleur drame en cessant d’ĂȘtre une machine.

    Illustration de Lisandro Rota.

    
    
    
  • ÂME

    Â l’aube je t’ouvrirai mon cƓur, le soir je t’ouvrirai mon corps !
    Mains offertes et bouche complice, les yeux grand ouverts de mon ùme !
    Embrase-moi de ta chaleur, ton Soleil et ma Lune d’or !

    Ancre-moi fort dans ton regard, enlace-moi comme une flamme !
    Mon corps attend ton feu hagard, mon cƓur qui pleure à chaudes larmes !
    Effleure-moi sans t’excuser, je t’ouvrirai alors mon ñme !


    Aime-moi sans rien demander, j’îterai un à un mes voiles !
    MÚne-moi au septiÚme ciel, je veux briller comme une étoile !
    Enivre-moi de ta liqueur et c’est l’orgasme qui se dĂ©voile !

    Arme-toi de ton souffle brut, viens souffler tout contre mon ventre !
    Montre-moi tout l’amour en lutte tant qu’on y meurt d’ĂȘtre trop tendre !
    Écris ton nom sur ta VĂ©nus et j’en frĂ©mirai jusqu’au centre !


    Arrose-moi de ta semence et je t’enfanterai la vie !
    Mélange-toi à ma matrice et tu y trouveras ta survie !
    Engloutis-toi Ă  l’intĂ©rieur ; jouis lĂ  oĂč je te convie !

    Regarde mon ventre grandir et pose doucement ta main ;
    C’est notre fille en train de croütre et sera le peuple de demain ;
    C’est notre fils qui vient poursuivre et continuer le chemin.

    Illustrations de Jade Schulz sur https:www.frizzifrizzi.it20160128le-video-vixen-dei-video-rap-trasformate-in-lettere-dellalfabeto .

    
    
    
  • FEMME

    Fais naĂźtre en toi la flamme mĂȘme que tu ne pouvais allumer !
    Écoute ta voix intĂ©rieure, qu’on a voulu rendre muette !
    Marche libre, pieds nus sans problùme ; tu es capable d’assumer !
    Mords la vie, sens-toi supĂ©rieure, envole-toi comme l’alouette !
    Éclaire les autres et ton dilemme ne sera qu’un feu sans fumĂ©e !

    Fais briller ton esprit de femme ; fais briller ton regard de flamme !
    Explore tes envies Ă  l’aller ; explore tes dĂ©sirs au retour !
    Marche et ressens ton corps de femme ; marche nue, cƓur battant sous l’ñme !
    Multiplie tous tes plans d’amour et profites-en sans dĂ©tour !
    Enfin s’il le faut dĂ©fends-toi et ne retiens jamais ta lame !


    Fais taire en toi les voix d’hier ; fais jaillir celles de demain !
    Éloigne-toi des cƓurs trop fiers qui ne mĂ©ritent pas tes mains !
    Marche en silence ou dans le bruit, mais trace toujours ton chemin !
    Mesure ton plaisir sans crainte, mesure ton chagrin sans frein !
    Et n’oublie pas que l’on guĂ©rit mĂȘme d’un monde trop inhumain !

    Fais-vibrer tes sens en puissance et offre-moi toute ton envie !
    Entrouvre tes cuisses et ton corps, accepte ce que je te donne !
    Mouille et ressens-en le plaisir, celui qui t’as donnĂ© la vie !
    Monte et sens monter ton orgasme au moment oĂč tu t’abandonnes !
    Et jouit de toute ton ùme ; montre-moi que tu es ravie !


    Fais de moi ta pleine lumiĂšre et j’éclaterai dans la nuit !
    Écoute ma voix qui soupire, qui vibre, qui frĂ©mit, qui gĂ©mit !
    Marche en moi, doux fauve de tendresse, rugis ta joie là, dans mon huis !
    Mets tes mains lĂ  oĂč naĂźt le monde, lĂ  oĂč l’on devient infini !
    Et s’il faut mourir un instant, que ce soit dans un dernier « Oui ! »

    Illustrations de Jade Schulz sur https:www.frizzifrizzi.it20160128le-video-vixen-dei-video-rap-trasformate-in-lettere-dellalfabeto .

    
    
    
  • XII La RosĂ©e Vivifiante

    YavÀnor

    XII	La Rosée Vivifiante

    À l’heure de la mĂ©tamorphose, j’ai choisi ma transformation
    Et j’ai chutĂ© de tout le poids qui m’entraĂźnait vers la rancƓur.
    Et tout le temps d’une nymphose m’a aidĂ© Ă  la formation
    D’un esprit faisant contrepoids avec l’ouverture du cƓur.

    Mon univers a basculĂ© quand j’acquis un nouveau regard
    Sur un nouveau monde révélé trÚs différent du précédent.
    Je suis comme un miraculé, tombé en conscience mais hagard
    Qui doit apprendre Ă  dĂ©mĂȘler le fil de ses antĂ©cĂ©dents.

    Le lùcher prise est nécessaire comme une chute en confiance
    Que je demande en aspirant aux Ă©nergies de l’univers.
    LĂ  oĂč d’autres s’intĂ©ressĂšrent, je n’eus alors que mĂ©fiance
    Simplement en me retirant de la course à l’argent pervers.

    Je n’avais pas d’alternative car mon futur n’était pas prĂȘt.
    J’ai attendu en confiance que passe une opportunitĂ©.
    Elle est arrivée palliative comme si Dieu avait fait exprÚs
    De m’outrepasser la patience dans une totale impunitĂ©.

    Le corps suspendu dans le vide comme un atome libéré
    De l’attraction universelle qui tire le monde vers le bas.
    Je conserve un esprit avide d’apprendre Ă  reconsidĂ©rer
    Les catastrophes qui ensorcellent les hommes en futiles combats.

    Hors du temps et hors du systÚme mais relié par une jambe
    Un peu comme un talon d’Achille dernier lien avec la planùte.
    Je me retrouve tel NicodĂšme auparavant vif et ingambe
    Qui croit au nouvel évangile et du passé fait table nette.

    Aujourd’hui j’ouvre un nouveau monde pour le seul salut de mon ñme
    Car je ne pourrai vous sauver que si je m’suis sauvĂ© moi-mĂȘme.
    Je creuse la faille profonde avec ma foi telle une lame
    De l’ÏÄMOURÏÄ pour innover un paradis pour ceux qui m’aiment.

    Tableau de Myrrha.

    
    
    
  • XI Le Secret de l’Amour

    LoreleĂŻ

    XI	Le Secret de l’Amour

    YavÀnor
    Je dois apprendre de l’intĂ©rieur avant tout Ă  m’aimer moi-mĂȘme
    Si je désire prétendre aimer un autre personne en binÎme.
    J’apprends l’ouverture du cƓur en rĂ©alisant que je m’aime
    D’une Ă©nergie Ă  essaimer entre une femme face Ă  un homme.

    Mais pour puiser la compassion, j’ouvre en grand le canal du cƓur
    Afin que l’amour y circule par mes chakras en ascension.
    Et je donnerai ma passion sans rĂ©clamer avec rancƓur
    De contrepartie qui m’accule Ă  une pire rĂ©gression.


    LoreleĂŻ
    L’amour est une source libre que l’on partage avec dĂ©lices ;
    Il naĂźt lĂ  oĂč la peur s’efface et oĂč le cƓur n’a pas raison.
    Il ne demande qu’équilibre, il dĂ©noue les nƓuds de malice
    Il est la caresse qui passe, une tendre conjugaison.

    L’amoureux saute sans filet, l’amoureuse donne sans attendre
    Chacun s’émeut quand l’autre lutte en rĂ©vĂ©lant son hĂ©roĂŻsme.
    Chaque voyage profilé en vue de la route du tendre
    Et en prévenant chaque chute en occultant son égoïsme.


    YavÀnor
    L’amour est une mĂ©ditation oĂč le cƓur remplit tout le corps
    Pour y puiser sérénité, force avec magnanimité.
    Sans doute en préméditation des vents solaires en accord
    Avec une pérennité produite en équanimité.

    L’amour reste la clef des mondes qui permet que tout recommence ;
    Le grand passage de la vie par les liens qu’on y a tendu.
    L’amour, c’est la femme fĂ©conde, c’est l’homme qui met sa semence
    Pour des enfants dont la survie dĂ©pend de l’amour rĂ©pandu.


    LoreleĂŻ
    L’amour, c’est « ĂȘtre » sans « avoir », un souffle que rien ne demande,
    Qui fait fleurir le sanctuaire lorsqu’il s’ouvre de l’intĂ©rieur.
    Il n’a pas besoin du savoir ni de connaütre qui commande
    Mais s’ouvre comme un estuaire dans la mer au soleil rieur.

    Tableau de Myrrha.

    
    
    
  • X Le MystĂšre du Zodiaque

    ÏÄMOURÏÄ

    X	Le MystĂšre du Zodiaque

    Sans connaĂźtre ce qu’est le temps, nous en subissons chaque cycle ;
    Du cycle primaire de la vie aux autres cycles secondaires.
    Le jour, la nuit reprĂ©sentant deux aspects d’un stĂ©rĂ©ocycle ;
    L’homme et la femme en vis-Ă -vis ; la vie, la mort complĂ©mentaires.

    Il y a le grand cycle annuel qui passe par quatre saisons,
    Le petit cycle journalier, midi, minuit, matin et soir
    Le cycle lunaire menstruel dont les femmes se font une raison ;
    Le cycle de l’eau rĂ©gulier en tellurique balançoire.

    J’ai Ă©tĂ© un petit enfant la plus grande partie de ma vie ;
    L’adolescence passĂ©e si vite et la maturitĂ© aussi.
    Puis la vieillesse apostrophant la mort qui me guette asservie
    À ce grand mystùre qui m’invite vers un Dieu qui s’y associe.

    Pourtant chacune des étapes a son sens dans le processus
    Et chaque stade nous apprend Ă  agrandir notre conscience.
    Nous découvrons nos handicaps avec lesquels des consensus
    Sont établis mais cela prend une exceptionnelle patience.

    Ainsi dans la vie tout est rythme et dans l’univers tout est loi
    On ne sait pas vraiment lesquelles malgré Newton, Einstein et Dieu.
    Existe-t-il un algorithme qui puisse compter de bon aloi
    Les causes, les effets, les sĂ©quelles d’un chaos misĂ©ricordieux ?

    Alors on cherche et on observe le ciel en quĂȘte de rĂ©ponse
    Et c’est la course des planùtes qui nous donne une indication,
    Qui nous prĂ©dit, qui nous rĂ©serve un avenir oĂč l’on s’enfonce
    Ou la science, guùre plus nette, qui ne croit qu’à ses fondations.

    L’astrologie n’a pas tout dit, ni les tarots ni la science
    Mais rien n’est inscrit dans les astres ni mĂȘme dans les trous de ver.
    Toute la vie, on Ă©tudie, on se forge une neuroscience ;
    L’échappatoire Ă  ce dĂ©sastre rĂ©side au cƓur de l’univers.

    Tableau de Myrrha.

    
    
    
  • IX L’Éclaireur des TĂ©nĂšbres

    YavÀnor

    IX	L’Éclaireur des TĂ©nĂšbres

    Je ne dois pas craindre les ténÚbres car les ténÚbres tuent mon ùme
    Et les tĂ©nĂšbres mĂšnent Ă  la mort jusqu’à ma totale extinction.
    Je laisserai ce flux funĂšbre passer sur moi comme une flamme
    Quand viendra le temps des remords, je demeurerai l’exception.

    Je ne crains pas les apparences car j’ai la foi qui me conduit ;
    Au milieu de l’obscuritĂ© il est toujours une lumiĂšre
    Pour me révéler mon errance et ses atermoiement induits
    En dévoilant en vérité mes chutes notamment la premiÚre.

    En éclairant ces profondeurs à la lumiÚre de ma conscience,
    Je vais pouvoir me libérer et pouvoir achever ma route.
    Puis je me ferai le commandeur qui usera de sa science
    Pour guider les ùmes égarées qui se trouveraient en déroute.

    Je ne craindrai pas les serpents ni les dĂ©mons qui me menacent ;
    Chaque pas me confrontera aux forces cachées qui me damnent.
    Reculer devant les arpents des Ă©preuves qui s’entrelacent,
    C’est la mort qui m’affrontera et dans mon corps et dans mon ñme.

    AprĂšs ma descente aux enfers, je remonterai plein de force
    Ma foi en sera affermie et mon courage éprouvé.
    J’aurai accompli le transfert de mon essence qui s’efforce
    D’accomplir ce qui m’est permis et que je n’ai plus à prouver.

    Cela prendra autant de temps qu’il m’en faudra pour m’achever ;
    C’est en chemin que je rencontre amis, compagnes et assistance.
    Malgré les nombreux contretemps, je finirai parachevé,
    Autonome allant à l’encontre du mal en toutes circonstances.

    Je sais que je suis dans le monde mais que je n’en fais pas partie ;
    Je ne fais que tracer ma voie en m’épurant dans chaque vie.
    Tout ce qui me parait immonde me transforme en contrepartie
    En Ă©claireur, en porte-voix envers ceux qui m’auront suivi.

    Tableau de Myrrha.

    
    
    
  • Contes Ă  dormir debout en contreplongĂ©e

    Contes à dormir debout en contreplongée

    Les contes à dormir debout me plongent dans l’expectative
    Et plus fort on me les raconte, plus ils s’avùrent incroyables.
    Plus je dresse de garde-boues contre la fange putative,
    Plus je me sens laissĂ©-pour-compte contre l’état impitoyable.

    Mais aussitît que je conteste, je m’attire les foudres des autres,
    Ceux qui ne veulent pas de problĂšme afin que tout soit comme avant.
    On m’admoneste, on me dĂ©teste, on me traite de mauvais apĂŽtre
    Complotiste au visage blĂȘme qui se prĂ©tend singe savant.

    Alors je me laisse engloutir sous cet ocĂ©an de bĂȘtise
    Que jamais ne pourrai vider sauf si l’on s’y met tous ensemble
    Sinon nous verrons aboutir aprĂšs des annĂ©es d’expertise
    Ce nouvel ordre pour ovidés dans un futur qui leur ressemble.

    Tableau de Hashimoto Reina.

    
    
    
  • Te mouilleras-tu ?

    Te mouilleras-tu ?

    Marianne, te mouilleras-tu quand tu iras boire Ă  la source
    De l’avis de tous les Français concernant le cours de la vie ?
    Marianne, te dépouilleras-tu pour tomber le cours de la bourse
    À l’inflation rĂ©fĂ©rencĂ©e au pifomĂštre sans prĂ©avis ?

    Marianne, fais bien attention à n’ pas avaler les couleuvres
    Provenant du cours du dollar qui vient se jeter dans l’euro !
    Marianne, tu as trop de tension à force de les voir à l’Ɠuvre
    Tous ces politiciens gueulards, beaux parleurs et godelureaux.

    Gare à ne pas te faire baiser quand tu lÚveras ton derriÚre ;
    Telle est prise qui croyait prendre comme la république en marche !
    Quand ta soif sera apaisée assure alors bien tes arriÚres
    Au cas oĂč tu t’ ferais surprendre par le prĂ©sident patriarche !

    Tableau de Jana Brike sur https:www.kaifineart.comjanabrike .

    
    
    
  • Cette bulle hermĂ©tique

    Cette bulle hermétique

    Je crus voir courir sur la table une drÎle de bestiole rose ;
    Je rabattis vivement mon verre afin de capturer la bĂȘte.
    Mais de peur que l’épouvantable insectoĂŻde ne se nĂ©crose,
    Je libérai de son calvaire celle qui agitait ses gambettes.

    C’était une fille mignonnette de la grandeur d’une schtroumpfette
    Mais toute rose et toute mince et qui n’cessait d’gesticuler.
    Par le grand bout de ma lorgnette, elle me parut stupéfaite
    De devoir retourner Ă  pinces sans pouvoir ĂȘtre vĂ©hiculĂ©e.

    « J’ai eu une panne de soucoupe tandis que j’explorais la Terre
    Et n’ai pas trouvĂ© de diesel alentour oĂč ravitailler. »
    Et bien que cela me la coupe, je me suis porté volontaire
    Pour la reconduire chez elle et puis
 je me suis réveillé.

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  • TempĂȘte Rose

    TempĂȘte Rose

    TempĂȘte dans la roseraie ! La jardiniĂšre est hystĂ©rique
    Car son amoureux a osé lui offrir un bouquet de roses.
    Jamais elle n’a cru qu’il oserait autant de gaffes plĂ©thoriques
    À lui en donner la nausĂ©e, dĂ©couragement et nĂ©vrose.

    Depuis deux mois, tous les matins il lui fait livrer un bouquet
    Qu’elle revend dans sa boutique Ă©tant donnĂ© qu’elle est fleuriste.
    C’est Ă  en perdre son latin et il faut croire qu’il est toquĂ©
    À la faire tourner en bourrique comme un Cupidon terroriste !

    D’ailleurs, c’est bien tant pis pour lui car hier matin un RomĂ©o
    Est venu lui offrir un pot à la terrasse d’un bistrot.
    Puis un joli vase de nuit, un soliflore, un pot-Ă -eau
    Dans lesquels elle, fort à propos, a disposé ses roses en trop.

    Illustration de Tran Nguyen sur https:mymodernmet.comfantasy-art-colored-pencil-drawings-tran-nguyen .

    
    
    
  • Échec aux amoureux

    Échec aux amoureux

    Tu es le roi, je suis la reine et nous sommes dans le mĂȘme camp.
    Seulement voilĂ  ! Parfois on triche et on en devient adversaires.
    La partie se montre sereine ou, au contraire, pleine de piquants
    Qu’on soit trùs pauvre ou bien trùs riche, qu’on soit perso ou solidaire.

    J’ai dĂ©jĂ  menĂ© deux parties, la premiĂšre finit par un Mat ;
    Ma reine ne portait de couleur qu’une transparence trompeuse.
    La deuxiÚme fois, mal réparti, le jeu se termina par un Pat ;
    La Reine en habit de douleurs m’ourdit de paroles pompeuses.

    La troisiĂšme – paraĂźt-il la bonne – m’a d’abord jouĂ© quelques tours
    Dans un pays peu cavalier de fous qui me damaient le pion.
    Mais peu Ă  peu, ils abandonnent et ma reine m’offre sans dĂ©tour
    Un nouveau jeu hospitalier oĂč enfin je finis champion.

    Illustration de Marie Cardouat.

    
    
    
  • Oui-chat

    Mes chats mettent en valeur mes talents médiumniques
    Sans doute par leurs moustaches et leurs fines antennes.
    Ils voient si, par malheur, mes forces mnémoniques
    S’affaiblissent à leur tñche d’une patte incertaine.

    Ils connaissent à la lettre le mot qu’il faut chercher.
    Ils ronronnent au « oui-ja » pour ĂȘtre en vibration
    Afin de me transmettre l’endroit oĂč va percher
    C’que raconte le chat par anticipation.

    Des chats extralucides aux chats divinatoires,
    J’en ai eu qui voyaient les fantîmes approcher.
    Leurs oreilles translucides, pendules oscillatoires,
    Quand je me fourvoyais, m’auraient effarouchĂ©e.

    Au tarot, par exemple, il évite la mort,
    Il fait parler l’amour d’une carte opportune.
    Mais gare à sa queue ample, s’il grogne, griffe et mord ;
    Il n’a aucun humour quand il cherche fortune.

    Tableaux de Shiori Matsumoto.

    
    
    
  • La femme en mosaĂŻques

    La femme en mosaĂŻques

    Dans un décor de mosaïques fait de carreaux et de losanges,
    Les arrondis se dissimulent en épousant son gabarit.
    Mais l’atmosphùre prosaïque plait à mon cƓur qui est aux anges
    Et qui se flatte d’ĂȘtre l’émule Ă  dĂ©faut d’ĂȘtre son mari.

    Femme idĂ©ale et femme floue selon l’humeur au goĂ»t du jour
    Et qui ressemble à la lectrice de ma poésie messagÚre
    Qui me renforce et me renfloue à l’encre trouble de l’amour
    Comme une force directrice pour une idylle passagĂšre.

    Tableau de Kate Worm.

    
    
    
  • Cherchez la femme !

    Au pays des hommes opaques, les femmes paraissaient transparentes
    Du moins pour les hommes aveugles qui les tĂątaient pour les coucher,
    Ou ceux qui vendaient leurs barbaques d’une façon dĂ©shonorante,
    Et ceux qui en parlaient au peuple comme femelles mal embouchées.

    L’éternel fĂ©minin problĂšme n’a pas l’air de sauter aux yeux ;
    Je comprends pourquoi dĂ©sormais on s’entend pour masquer les genres.
    Ni homme ni femme, plus de dilemme, plus de guerre, plus de contentieux ;
    On s’en dĂ©barrasse Ă  jamais dans une sociĂ©tĂ© transgenre.

    Photos de Kamuflaj Sanatı.

    
    
    
  • Les mille-et-une nuits du chat Razad

    Les mille-et-une nuits du chat Razad

    Razad, grand chasseur de souris rĂȘvait des mille-et-une houris
    Qui l’attendaient au Paradis et qui l’auraient ragaillardi.
    Pour sa minette, quel combat pour enlever sa djellaba
    Et lui conter son affection à grands coups de contraception !

    Tableau de Nadya Sokolova.

    
    
    
  • Les amourettes de Patte-en-rond

    Patte-en-rond cherche un papillon, un peu de chic et d’élĂ©gance
    Car le matou est amoureux, son cƓur est pris pour une souris.
    Il s’est montrĂ© bien tatillon avec les cravates et les ganses
    Puis, il a choisi langoureux un petit nƓud pas trop pourri.

    Mais voilà donc le pot-aux-roses ! Madame souris est un Monsieur !
    Du coup, pas de problÚme évidemment au sujet de la descendance.
    Nous ne leur souhaitons qu’une chose, c’est que cet amour officieux
    Ne cache pas finalement une ruse pour se garnir la panse.

    Tableau de Galina Y. Chuvilyaeva.

    
    
    
  • L’usine Ă  malades

    L’usine à malades

    Les petites grippes saisonniÚres restent par trop artisanales ;
    L’homme a dĂ©cidĂ© de passer Ă  l’industrialisation.
    L’AmĂ©rique, cette nation pionniĂšre qui a fait fort dans les annales,
    Nous promet de se dépasser à coups de stérilisation.

    Tableau de Jacek Yerka.

    
    
    
  • La contre-chat-ception

    La contre-chat-ception

    Nous ne ferons plus de bĂ©bĂ©s, ma femme et moi, c’est ter-minet !
    Nous ne ferons plus de cĂąlins, c’est la dure loi des fĂ©lins !
    Et si l’on veut se caresser, le chat s’en viendra paresser
    Juste entre nos corps frissonnĂ©s qu’il se mettra Ă  griffonner.

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  • L’évocation de la sirĂšne

    L’évocation de la sirĂšne

    Ils ont tous quitté leurs carÚnes et, ce matin, sont rassemblés
    Pour l’enterrement d’une sirùne à laquelle ils veulent ressembler.
    Alors les coquillages évoquent leurs souvenirs en partageant,
    D’une accolade de leurs coques, ses cheveux et sa queue d’argent.

    Merci à Frédéric Maillard pour la photo.

    
    
    
  • La solution anti-caniculaire

    La solution anti-caniculaire

    La canicule nous cloue sur place à notre question principale :
    « Dans les prochains jours à venir, comment serons-nous devenus ? »
    Et je propose qu’on remplace les fontaines municipales
    En jacuzzis pour subvenir aux besoins de nos filles nues.

    Aucune idĂ©e pour le tableau mais, Ă  mon avis, c’est de la peinture Ă  l’eau.

    
    
    
  • L’effet canicule

    L’effet canicule

    Sous l’effet de la canicule, certains ont la tĂȘte Ă  l’envers,
    RevĂȘtus d’habits ridicules, endimanchĂ©s comme en hiver.
    Ils se rafraĂźchissent de bulles qui s’élĂšvent dans l’atmosphĂšre
    ColorĂ©s comme des globules qui ont l’air de les satisfaire.

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  • Ce soir Ă  la rousse

    Ce soir Ă  la rousse

    Nous irons ce soir Ă  la rousse quand la lune se teinte du sang
    Car la Terre projette son ombre et le soleil joue les absents.
    Tandis que les fleurs se rebroussent sous le firmament roussissant,
    GoĂ»tons sous la douce pĂ©nombre, l’amour donner tout son accent.

    Tableau de Marc Chagal « la lune rousse au Cap d’Antibes » 1969.

    
    
    
  • Rousse nuit

    Rousse nuit

    À l’heure oĂč le soleil se couche, ce soir la rousse va danser
    Et transcender sous son emprise tous les désirs des amoureux.
    Alors embrassez sur la bouche la belle dame de vos pensées
    Et la fille en sera Ă©prise d’un clair de lune langoureux.

    Tableau de Magali Trivino.

    
    
    
  • Lion Ă  deux temps

    Lion Ă  deux temps

    J’ai deux lions dans mon moteur et mĂȘme souvent deux lionnes
    Qui m’offrent un sein gĂ©nĂ©reux et une force peu commune.
    L’un, bon cƓur, se fait promoteur d’une vie saine et qui rayonne,
    L’autre se montre un peu colĂ©reux mais toujours loyal et sans rancune.

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  • Le passe-prĂ©sent

    Le passe-présent

    Le passĂ© est omniprĂ©sent comme les eaux d’un lac tranquille
    Qui recouvrent les souvenirs juste cachés mais persistants.
    Plus j’avance avec le prĂ©sent, plus ces mĂ©moires immobiles
    M’accompagnent vers l’avenir, pour le moment, inexistant.

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  • Nulle-part-les-Bains

    Nulle-part-les-Bains

    Ne me demandez-pas oĂč je suis, je suis parti pour nulle-part ;
    Je n’ai rien mis dans les valises, ni allumĂ© le G.P.S.
    Ne me demandez-pas qui je suis, peut-ĂȘtre un fou sur le dĂ©part
    Qui a arraché ses balises pour poursuivre quelques déesses.

    PS : je suis allĂ© dans ce joli petit village il y a une vingtaine d’annĂ©es, je ne me souviens plus du nom, ni oĂč c’est et je m’en moque.

    « oĂč je suis », verbe ĂȘtre ; « qui je suis », verbe suivre
 pour ceux qui n’auraient pas suivi.

    
    
    
  • Le roman du lion

    Le roman du lion

    Le plus passionnant des romans n’est pas encore disponible ;
    Pareil au secret du bonheur, je dois, moi-mĂȘme, me le construire.
    Car le présent est le moment, de toute ma vie, le plus sensible
    Dans lequel je peux, à toute heure, soit me bùtir, soit me détruire.

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  • Les pierres roulantes

    Les pierres roulantes

    AprÚs avoir roulé leur bosse dans les entrailles de la Terre,
    Les pierres rondes vont Ă  la mer jouer aux galets sur le sable.
    Depuis le temps qu’elles se cabossent Ă  faire des heures supplĂ©mentaires,
    Elles ont, du feu, un goĂ»t amer et veulent l’azur indispensable.

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  • L’école des vallons

    L’école des vallons

    Je n’ai pas toujours fait des vers mais j’ai fait l’école des vallons.
    Ceux qui se jettent dans le vide en priant Dieu pour une armure.
    J’ai fait une chute sĂ©vĂšre mais j’ai obtenu mes gallons
    Et depuis lors, je suis avide des merveilles de la nature.

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  • En robe lavande

    En robe lavande

    En robe lavande, la fille nature
    Se pare de fleurs et de bel arĂŽme.
    Sa bouche gourmande est la signature
    Du cri de son cƓur ; merci belle mîme.

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  • Pendant ce temps, aux antipodes

    Pendant ce temps, aux antipodes

    Tandis que le soleil se lĂšve sur un enchantement d’étĂ©,
    Ce mĂȘme soleil est perçu comme un coucher aux antipodes.
    Et les promesses qui s’élĂšvent, Ă©ternellement rĂ©pĂ©tĂ©es,
    Sont tous ces anges aperçus Ă  l’instant de notre Ă©pisode.

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  • Le paradis polynĂ©sien

    Le paradis polynésien

    Prenez la route pacifique, pointez au sud dans l’outre-mer
    Jusqu’aux formations volcaniques dans les rivages coralliens.
    Vous trouverez le mirifique éden au climat doux-amer,
    Son exotique botanique et ses cocotiers éoliens.

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  • Le cadeau de la nature

    Le cadeau de la nature

    Une montagne de glace, un sorbet couleur d’azur,
    Un bouquet de jolies fleurs et le chant de la riviĂšre.
    Et rien d’autre ne remplace ce cadeau à la mesure,
    De cet instant de valeur en ce jour d’anniversaire.

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  • L’ange-cƓur

    L’ange-cƓur

    Tellement habituĂ© Ă  respirer Ă  l’envers,
    Qu’il en a oubliĂ© de sentir la vie en prose !
    L’ange-cƓur est ainsi, son esprit sait se taire ;
    Seuls son ñme et son cƓur accompagnent sa route.

    Dessin à l’ordinateur de Fabienne Barbier.

    
    
    
  • Le nouveau carnet

    Le nouveau carnet

    Et voici qu’à nouveau j’ai ce plaisir de prendre un nouveau transport

    D’un Ă©lan inĂ©dit qui va m’emporter parmi des pages

    Comme toutes les belles histoires, ça dĂ©bute dans un port

    Un bateau amarré qui va découvrir des plages


    Dessin à l’ordinateur de Fabienne Barbier.

    
    
    
  • Deux mille Reflets & Vers

    Deux mille Reflets & Vers

    Deux mille petits vers qui se sont déployés,
    Ça fait plein de messages qui se sont envolĂ©s.
    Si mes pieds captivùrent d’incertains plaidoyers,
    J’en remercie les sages qui en ont raffolĂ©.

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  • Laissons sĂ©cher les souvenirs – 2

    Laissons sĂ©cher les souvenirs – 2

    Jour de lessive avec minet qui a bien veillé sur le linge ;
    Il a dormi dans la corbeille, failli passer Ă  la machine.
    Quand j’ai ouvert les robinets il a sursautĂ© comme un singe
    Et maintenant il me conseille d’aisĂ©ment m’étirer l’échine.

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  • Quand le monde s’agite

    Quand le monde s’agite

    Quand le monde s’agite tout au fond de la crise,
    PlutĂŽt que rĂ©sister, je l’écoute un moment.
    J’en accepte le güte et puis, je lñche prise ;
    Je me sens assisté et loin de mes tourments.

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  • Le prĂ©sent sans compter

    Le présent sans compter

    Pour voir la vie en rose autour de ma maison,
    J’ai semĂ© du bonheur arrosĂ© de bontĂ©.
    Toutes pensées moroses ne sont plus de raison ;
    Le cƓur bat de bonne heure le prĂ©sent sans compter.

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  • Sans malice, Alice tisse

    Sans malice, Alice tisse

    En sortant de son miroir pour faire un peu de lumiĂšre,
    Alice s’est endormie dans un trou de chiffonniùre.
    Dans le plus petit tiroir, elle trouva la premiĂšre
    Tous ses beaux habits hormis sa plus belle mariniĂšre.

    Pour rĂ©parer cet oubli, elle tissa ses beaux rĂȘves,
    Sans le moindre cauchemar, avec ses belles pensées.
    Depuis lors, c’est Ă©tabli ! Nuits aprĂšs sommeils, sans trĂȘve,
    En tressant son beau jacquard, elle sera récompensée.

    Suivez le fil de ses rĂȘves, Ă©pinglez ses plus beaux songes,
    Faites des photographies et écrivez son histoire !
    Si cette histoire est trop brùve, n’ajoutez pas de mensonge,
    Laissez sa biographie demeurer divinatoire !

    Maintenant le jour se lÚve, retirez-vous sans un bruit !
    Elle s’éveille aux merveilles qu’elle a tissĂ©es dans la nuit.
    Ses paupiùres se relùvent, ses lùvres s’entrouvrent comme un fruit
    Rendez-vous ce soir ! On veille dans sa chambre vers minuit.

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  • Les chevaux en avalanche

    Les chevaux en avalanche

    Les croissants de pleine neige sont toujours silencieux.
    Les échos nous le rappellent dans les solitudes blanches.
    J’aime suivre le manùge des chevaux blancs audacieux
    Qui détonnent comme un scalpel dans leurs folles avalanches !

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  • Sale temps pour les grenouilles

    Sale temps pour les grenouilles

    Maitresse Grenouille, haut perchée du haut de sa grande échelle,
    En a eu marre d’annoncer de la pluie et des tempĂȘtes.
    Elle sortit pour rechercher, nue comme une romanichelle,
    Une maniÚre de dénoncer sa destinée de trempette.

    Maßtre héron, haut huppé, la trouvant fort à son goût,
    Proposa de partager tout simplement son repas.
    Grenouille fut prĂ©occupĂ©e, d’ainsi servir de ragout
    Et fut désavantagée de passer de pluie à trépas.

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  • La cuisine de Margueritte

    La cuisine de Margueritte

    Elle s’appelait Margueritte et j’aimais la rencontrer
    Le soir entre chien et loup dans une intime atmosphĂšre.
    Pour effeuiller la petite, pas besoin de vous montrer
    Comment moi, fier andalou, je m’y prenais pour le faire.

    VĂȘtue comme un artichaut d’une robe en pĂ©tales,
    ChauffĂ©e dans un bain-marie, elle s’ouvrait sans surprise.
    J’apportais le gaspacho dans une boĂźte de mĂ©tal
    De la Comtesse Du Bary pour croquer ma belle éprise.

    Si tu n’as jamais goĂ»tĂ© la chair tendre des sĂ©pales
    Sous les dessous fĂ©minins, tu n’as jamais rien goĂ»té !
    Il faut laisser dĂ©goutter quand l’amour mouille ses pales
    Pour faire monter le venin qui donne son velouté.

    Je sais bien les cuisiner, moi, toutes ces demoiselles !
    Il faut savoir les cueillir à la rosée du matin.
    Impossible à usiner ! Seule la main de l’oiselle
    Peut branler sans tressaillir et sans paraitre catin.

    Pour revenir à ma belle, c’est comme avec les oignons !
    Ne jamais quitter des yeux mĂȘme en pleurer quelquefois !
    Elle m’a fait une ribambelle de petits enfants trognons
    À qui j’apprends, tout joyeux, la cuisine d ‘autrefois.

    Tableau de Fabienne Barbier

    
    
    
  • Ma vie dans une boĂźte Ă  chaussures

    Ma vie dans une boĂźte Ă  chaussures

    RetranchĂ© dans mon nid, dans mes rĂȘves d’enfant
    Je t’invite à me suivre et c’est affriolant !
    Pour un trajet surprise et c’est l’enfantement
    Toi et moi dans le secret sans prise et c’est Ă©tourdissant !

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  • À dos d’élĂ©phant

    À dos d’élĂ©phant

    Lire Ă  dos d’élĂ©phant, quoi de plus attrayant ?
    Autant pour la mĂ©moire que le besoin d’apprendre !
    AprĂšs s’ĂȘtre nourri d’un roman distrayant
    Le cornac sait y voir et comment se défendre.

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  • Compassion aux quatre vents

    Compassion aux quatre vents

    Je t’aime aux quatre vents et mon souffle est plaisant !
    Je souffle sur tes plaies et j’îte tes douleurs.
    Sur ton cƓur en souffrance, mon souffle est apaisant.
    Vois ! Tu reprends déjà tes plus belles couleurs !

    C’est une petite fĂ©e, qui m’a dit Ă  l’oreille
    Comment souffler trĂšs fort jusqu’à Ă©parpiller
    Tous les maux de ton corps comme nul autre pareil
    Et pour mieux te guérir, je vais te déshabiller


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  • L’enclume de la foudre

    L’enclume de la foudre

    Quand vulcain est en forme et que le ciel est lourd,
    Jupiter Ă  la forge et Junon au foyer,
    Vous font rugir l’enclume sous les coups du balourd
    Qui frappe son marteau et le fait tournoyer !

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  • Dans l’eau minet rĂąle

    Dans l’eau minet rñle

    Impossible d’échapper Ă  la loi des espĂšces
    Si le minet a peur c’est à cause des oreilles
    Quand on lui dit « Allo » dans ses ouïes épaisses
    Il interprĂšte « À l’eau ! » et ce n’est pas pareil !

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