Anniversaire

🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.

🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.

  • Diane t’a toué

    Discrètement derrière un arbre, elle épie et attend sa proie ;
    Ce n’est pas moi pour une fois, je n’lui ai pas brisé le cœur.
    Pour toi, ce visage de marbre, pour toi ce regard plein d’effroi
    Pour toi, cette flèche de bois tirée hélas à contrecœur.

    À contrecœur, elle t’aimait et toi aussi, c’est bien stupide,
    D’une attirance partageant l’enthousiasme pour les voyages
    Son cœur s’est brisé désormais contre ta volonté cupide
    De ne pas perdre trop d’argent dans un contrat de mariage !

    Et voici Diane Chasseresse, le bras au dragon tatoué
    Embusquée, la flèche tragique qui va te frapper en plein cœur.
    La déesse à l’âme vengeresse t’a débusqué et t’a toué
    Lorsque l’amour n’est plus magique, seule la mort s’en sort vainqueur.

    Illustration de François Miville-Deschênes https://www.2dgalleries.com/francois-miville-deschenes/originaux/7348

    
    
    
  • D’un rêve à l’autre

    Il est des rêves en épisodes dont je rêve la première partie
    Et la seconde, la nuit suivante, un peu comme un songe à rallonges.
    D’autres se perdent dans un exode et se retrouvent répartis
    Comme une obsession captivante dans laquelle l’âme se replonge.

    Un détail insignifiant récupéré par l’inconscient
    Sera disséqué savamment dans mon subconscient harassé.
    Le rêve me personnifiant le plus toujours à bon escient
    Revient encore patiemment en suivant le même tracé.

    Les rêves s’enchaîneraient-ils au fur à mesure des nuits
    Comme des fantômes hésitants entre le vrai et mensonge ?
    Dieu ainsi s’amuserait-il lorsque par moments il s’ennuie
    À secouer ses pénitents dans sa mythologie des songes ?

    Illustration de Julia Petrova sur https://theinspirationgrid.com/illustrations-by-julia-petrova

    
    
    
  • Des larmes de sang

    La liberté pour les oiseaux leur ouvre toutes les frontières
    Et autorise une vue d’ensemble sur nos différentes nations.
    Ils ont inventé les réseaux avant les voies autoroutières
    De notre internet qui ressemble à une pâle imitation.

    À la demande du président Mao Zedong, les paysans
    Exterminèrent les moineaux déclarés espèces nuisibles.
    Le déséquilibre évident écologique et défrisant
    Provoqua chez ces paranos une famine imprévisible. †

    Ainsi si nous continuons à limiter la migration,
    À bouleverser la nature et massacrer les animaux,
    Ensemble nous nous condamnons à une grande dénigration
    De notre destinée future et ses désastres maximaux.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Campagne_des_quatre_nuisibles

    (Tableau d’Audra Auclair.)

    
    
    
  • Le Soleil, la Lune, l’Étoile, la Femme, etc.

    Parfois j’imagine la bible écrite par un agnostique
    Qui dès la première ligne butte sur cet « au commencement Dieu… »
    Bien sûr, il se trompe de cible car aussitôt il diagnostique
    Qu’avec un tel thème qui débute, tout le reste sera fastidieux !

    Déjà « au commencement Dieu ! »…, il commence à s’interroger
    Sur la raison existentielle de commencer à créer Dieu !
    Mais c’est trop tard pour dire adieu et pas moyen d’y déroger
    À moins d’une idée démentielle qui ne fasse pas trop dispendieux.

    Heureusement – trait de génie ! – Dieu nous éclaire la lanterne
    Avec le Soleil et la Lune, les étoiles et les luminaires.
    Puis vient la création bénie d’Adam, puis Ève qui le consterne
    Avec sa rage inopportune d’être la seule décisionnaire…

    Lucifer ou l’ange déchu n’est que « roupie de sansonnet »
    Car à peine le premier chapitre, c’est déjà du n’importe quoi.
    Enfin bref, tout n’est pas fichu et l’athée pourra claironner
    Que celui qui croit n’est qu’un pitre lié à un credo adéquat.

    Tableau de Karel Thole.

    
    
    
  • Tempête d’étoiles

    L’Europe sème ses étoiles sous l’ombre immense que le taureau
    Étend au cours de leur voyage vers la liberté de s’aimer.
    Soudain quelque chose se voile au-dessus des champs pastoraux ;
    On entend comme un mitraillage dans le firmament clairsemé.

    Sans doute Zeus qui s’est trahi car il s’était dissimulé
    Sous l’apparence d’un taureau et s’est pris un coup asséné
    Par la belle Europe ébahie de s’être fait manipuler
    Par des stratagèmes immoraux sans cesser de l’ morigéner.

    Europe sème désormais ses quelques étoiles en solitaire
    Et se refuse à tous les dieux qui font des plans sur la comète.
    Elle restera vierge à jamais et Zeus lui sera tributaire
    D’une rente au montant dispendieux qu’assidûment il lui soumette.

    Illustration de Valera Lutfullina

    
    
    
  • Poussière d’étoile

    Je cherche les nuits alchimiques où l’air, chargé de météores,
    Permet aux âmes en errance de redevenir persistantes.
    Dans l’atmosphère cyclothymique, les voix qui s’expriment au-dehors
    Prennent soudain une apparence de nitescences intermittentes.

    Si je décompose un éclair qui jaillit et zèbre le ciel
    Avec ses flammes de cristal qui s’échangent entre terres et nues,
    Je vois les feux follets bleu-clair d’un flambeau accrémentitiel
    Agité par une vestale vers des anges circonvenus.

    La Terre agit comme un aimant d’impact météorologique
    Dont l’énergie qui ascensionne porte ses souffrances et ses cris.
    Bien sûr la science dément ce phénomène liturgique
    Et les religions n’en mentionnent aucun écho dans leurs écrits.

    Illustration de Charles Vess pour le roman de Neil Gaiman

    
    
    
  • Pervers Noël

    Pervers Noël cache son jeu toute l’année à l’atelier
    En créant des contrefaçons de nos voitures électriques.
    Bien sûr, nous connaissons l’enjeu de ce bonhomme fou à lier :
    Attirer filles et garçons par ses tendances égocentriques.

    Les poupées qui disent « Maman ! » conditionnent les petites filles
    À souhaiter très rapidement pouvoir rencontrer les garçons,
    Ceux-là même qui, innocemment poussifs à l’esprit de famille,
    Sont amenés perfidement à jouer dans leurs caleçons.

    Pervers Noël qui sévissait les nuits de décembre dans les rues
    A enfin été arrêté par la police persévérante
    Pour les crimes qu’il assouvissait et ce matin a comparu
    Devant le juge décrété suite aux plaintes proliférantes.

    Tableaux de Matt Watts

    
    
    
  • La couleur de l’amour

    Bleu comme la première nuit qui rendit l’amour électrique ;
    Nos premiers frissons qui parcourent nos corps sensibles et tendus.
    Bleue comme l’aurore qui luit au petit matin féérique
    Sur deux amoureux qui concourent à figer le temps suspendu.

    Blanc comme la deuxième nuit qui rendit l’amour éternel ;
    Nos premiers baisers qui apaisent cette soif de nous reconnaître.
    Blanche comme la liqueur qui fuit de par l’organe maternel
    Qui accueille celui qui la baise de l’envie d’un enfant à naître.

    Rouge comme la troisième nuit qui rendit les amours fécondes ;
    Nos premières cellules échangées pour le meilleur et pour le pire.
    Rouge comme la vie qui se poursuit dans la matrice rubiconde
    Où pulse à l’abri du danger un petit ange qui soupire.

    Illustrations de Lorenzo Mattotti

    
    
    
  • Messages du passé

    Toute la lumière du passé, comme le phare au crépuscule,
    Renvoie son appel lumineux pour guider les hommes égarés.
    Pourtant, nous sommes dépassés par les mensonges ridicules
    Que nos cadors faramineux profèrent pour nous effarer.

    J’en appelle à l’intelligence, la prudence et la tempérance
    Pour ne pas nous laisser berner par les feux de ces naufrageurs !
    On nous ballotte dans l’urgence pour masquer la prépondérance
    À, nous-mêmes, nous gouverner sans leurs coup fourrés ravageurs

    Tableau de Wojtek Siudmak

    
    
    
  • Tracer la ligne rouge

    Le gouvernement a décidé de peindre une frontière rouge
    Au milieu de toutes les villes pour diviser les complotistes.
    D’un côté, les intimidés qui ni n’avancent ni ne bougent
    Pour éviter la guerre civile avec les anticonformistes.

    On prévoit aussi des lignes jaunes pour séparer les religions ;
    Des murs aux couleurs arc-en-ciel pour ceux qui contrarient leur sexe ;
    On partagera chaque zone selon que nous privilégions
    Quoi que ce soit, non essentiel, mais qu’il faudrait mettre à l’index.

    Tableau de Jimmy Lawlor

    
    
    
  • L’antigravité

    Quand la gravité du malheur alourdit l’espace et le temps,
    J’en épouse le mouvement et utilise son attraction.
    L’antigravité, pile à l’heure, entre en action et me détend
    Dans un joyeux trémoussement et une saine décontraction.

    Plus l’atmosphère devient lourde et plus j’ai la tête légère ;
    Plus la température monte et plus je garde la tête froide.
    Et sous la cacophonie sourde des joyeux drilles et leurs mégères,
    Je sens le moral qui remonte malgré leurs paroles brèves et roides.

    Photo d’Evgeny Makarenko

    
    
    
  • La peinture naturelle – 1

    Dame Nature en robe à pois, tenant un énorme pinceau,
    Est venue colorer les champs dans les fleurs d’un rêve au printemps.
    Alors pour faire contrepoids, Van Gogh, Monet et Picasso
    Ont brossé un soleil couchant impressionniste en un instant.

    Les couleurs du temps, naturelles, délayées dans l’eau de rosée
    Chantent la pluie et le beau temps selon les écarts d’éclairage.
    Enfin, ces tendres aquarelles deviendront métamorphosées
    Par la brise et le vent d’autan qui circonviendront les orages.

    Photo d’Evgeny Makarenko

    
    
    
  • Mademoiselle en bouche-lotus

    Quand elle apprend la position, la bouche en forme de cul-de-poule,
    Ce n’est pas Bouddha qu’elle invoque mais Yashodhara, sa légitime
    Et son esprit d’opposition qui met le cœur des hommes en boule.
    Mais pour qu’il n’y ait pas d’équivoque, ses pensées resteront intimes.

    Photo de Natalia Zakonova.

    
    
    
  • Plus loin que Picasso

    Plus loin que Picasso

    Quand l’art de la reproduction se mêle avec l’illustration,
    Il plait à mon cœur que mes brosses se défoncent avec mes pinceaux.
    Par la couleur de l’induction et d’un poil de pénétration,
    Je somme ces artistes féroces, qu’ils surpassent déjà Picasso.

    Vu sur www.dumpaday.comgenius-ideas-2one-persons-trash-another-persons-treasure-27-pics

    
    
    
  • La folie primesautière

    La folie primesautière

    Je me souviens un soir de fièvre, vaincu par un staphylocoque,
    Quittant ma raison coutumière, j’ai franchi toutes les frontières.
    Et je courus, nu comme un lièvre, fou comme un pou, fier comme un coq,
    Poursuivi par les infirmières dans ma folie primesautière.

    Tableau de Claude Verlinde.

    
    
    
  • Bouquinville

    Souvent mes livres véhiculent leur lecteur vers d’autres horizons
    Comme un voyage autour du monde mais de plus de quatre-vingts jours.
    Et parfois certains fascicules deviennent comme une prison
    Tant leurs fantaisies vagabondes m’y assimilent pour toujours.

    C’est aussi grâce à Assimil, que je poursuis le don des langues
    À condition d’avoir la place d’y caser ces mots étrangers.
    Mais si tous les jours j’assimile des citations et des harangues,
    Mon cerveau devient un atlas et ma mémoire est dérangée.

    J’ai essayé la méthode Assimil pour apprendre l’allemand ; j’y suis encore, je me suis perdu dans les ruelles de la langue.

    
    
    
  • Les tibétaines

    Les tibétaines

    Toutes les langues tibétaines forment des inintelligibles
    Dialectes que l’on ne comprend que dans le lieu où l’on est né.
    Du coup, ces jargons par centaines, m’apparaissant intraduisibles,
    Je suis sûr que je me méprends sur leurs nanas et leurs nénés.

    Pour en savoir plus sur les tibétains : https:fr.wikipedia.orgwikiTib%C3%A9tains?wprov=sfti1

    
    
    
  • Chat-pot de roues

    Chat-pot de roues

    Les chemins qui cabossent à travers le Pérou,
    Du long de la cordillère au dos des alpacas,
    Ont tant roulé ma bosse sur les chapeaux de roues
    Qu’j’en ai ras la théière du lac Titicaca !

    En fait, je ne suis pas sûr que cette photo soit celle d’une péruvienne ou d’une bolivienne. Sans le chat-pot, c’est difficile à dire.

    
    
    
  • La baraka des Andes

    La baraka des Andes

    Entre lamas, la laine est rêche, mais la chaleur est animale
    Et sur les hauts-plateaux des Andes, avec nos cousins alpacas,
    On a toujours l’haleine fraîche dans des conditions maximales
    Pour entretenir la légende qui nous donne la baraka.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Le secret de la soupe à l’oignon

    Le secret de la soupe à l’oignon

    Préparer la soupe à l’oignon demande un peu de précautions
    Pour officier dans le secret surtout lorsqu’on est un agent.
    Avec un masque et deux lorgnons, on pratique une décoction.
    L’art culinaire, sans regret, devient beaucoup moins astringent.

    J’ai lu dans un bouquin scientifique que, comme ce sont les muqueuses du nez qui sont irritées, il suffit d’aspirer par la bouche et souffler par le nez, et ça marche !

    
    
    
  • Les dimanches gnangnans

    Les dimanches gnangnans

    Elle a tant revigoré son bel amant tout l’hiver
    Qu’elle se trouve fort dépourvue quand le printemps est venu.
    Sourcil vague-évaporée sur un regard de travers,
    Pour parer aux imprévus, l’été sera bienvenu.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Les dimanches « in »

    Les dimanches « in »

    Seraient-ce les préliminaires à un printemps extravagant
    Qui me teignent dans un délire d’un ciel d’étoiles au firmament ?
    Si ces couleurs imaginaires savent me vêtir comme un gant,
    Je me fais fort de vous sourire toute l’année, évidemment.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Le maître des nuages

    Le maître des nuages

    On a toujours besoin d’un plus petit que soi
    Et tous les grands nuages y sont intéressés.
    Voyez avec quel soin, avec des fils de soie,
    Ce petit personnage les a si bien dressés.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Tout est prêt

    Tout est prêt

    Pour le spectacle de ce soir, nous aurons une crique en cirque ;
    Pour les gradins, de gros rochers sur une scène d’excellence.
    Tout est prêt, pas un accessoire ne manque à cette projection classique
    Et les trois coups, sur le coucher, résonneront dans le silence.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Les hasards de l’histoire

    Les hasards de l’histoire

    Vous souvenez-vous du château aux princesses achetées au kilo ?
    Eh bien il a fait banqueroute et les chevaliers sont partis.
    Les filles ont acquis un bateau, elles sont devenues écolos
    Et vendent leurs fruits sur la route, honnêtement en contrepartie.

    Photo de Bled en Slovénie.

    
    
    
  • Interlude bleu

    Interlude bleu

    Brusquement j’entends le silence qui frappe le ciel d’un cri sourd
    Et tout redevient immobile, la mer se calme, l’azur se fond.
    Soudain, trompant ma vigilance, le soleil plonge au carrefour
    De l’encre bleue indélébile qui teinte l’horizon profond.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Une histoire au hasard

    Une histoire au hasard

    Je vais vous commencer l’histoire en choisissant, là, au hasard,
    Un château fier sur son îlot posé sur un miroir orange.
    Tout est prévu au répertoire ; des dragons trouvés au bazar,
    Des princesses achetées au kilo et des chevaliers fort étranges.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Changement de saison

    Changement de saison

    Les reflets bleus noient ma vision et me font sentir autre chose
    Comme des ondes hologrammes d’une dimension sans raison
    Où je peux lire les prévisions de toutes les métamorphoses
    Qui vont naître au prochain programme dès le changement de saison.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Fous, les coquelicots flous

    Fous, les coquelicots flous

    Les coquelicots sont fous, Les coquelicots sont flous.
    Pour le retour du printemps, c’est la folie collective !
    Et mon désir devient fou, et mon plaisir devient flou,
    Comme un besoin éreintant de changer de perspective.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Les guetteurs de printemps

    Les guetteurs de printemps

    J’aime écouter leurs murmures dans les champs imaginaires
    Qui percent à travers les songes et les rêves de la Terre.
    L’hiver quitte son armure, les pousses originaires
    Transforment tous ses mensonges en tournesols volontaires.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Ma dimension première

    Ma dimension première

    Si mon corps a besoin d’eau et s’il a besoin de terre,
    Si mon cœur a besoin d’air, l’âme a besoin de lumière.
    Ces cycles ne sont fardeaux que s’ils restent alimentaires
    Mais deviennent solidaires à ma dimension première.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • La fenêtre de la liberté

    La fenêtre de la liberté

    Sur les murs bleus de ma prison, j’ai fait pousser une fenêtre.
    Au début, petit fenestron, il m’a permis de me connaître.
    Puis il m’a montré l’horizon, tout ce qui demandait à naître ;
    Lors je devins libre électron et je m’échappai pour renaître.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Les jours qui cachent les années

    Les jours qui cachent les années

    Cette forêt de jours qui atteignent le ciel
    En brandissant leurs branches en prières sylvestres
    Me charmera toujours comme source essentielle
    Pour ma nouvelle tranche de mes prochains trimestres.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Le bon côté de Dieu

    Le bon côté de Dieu

    Quand on parle du Bon Dieu, parle-t-on de sa bonté
    Ou parce qu’on a eu la chance de tomber sur le meilleur ?
    Aux autres, faut-il dire « adieu, vous êtes des effrontés ;
    Vous n’apportez que malchance, tous faux-dieux, faux-monnayeurs ? »

    Mais non, allons ! Je plaisante ! Il n’y a rien à comparer !
    Je ne sens que ce soleil qui brûle de l’intérieur ;
    Cette voix sécurisante à mon cœur désemparé
    Qui me raconte l’éveil de mes trésors antérieurs.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Branches d’Amour

    Branches d’Amour

    Quand deux grands arbres s’aiment d’amour tendre
    Et qu’ils sont de la même branche,
    Point printemps n’est besoin d’attendre
    Pour voir fleurir des amours franches.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Dieu est par minou

    Dieu est par minou

    Merci Gros Chacha éternel pour toutes ces souris par milliers,
    Donne-nous notre lait quotidien et les caresses qui vont avec,
    Accorde-nous notre repos à l’abri des bougainvilliers,
    Permets-nous encore de voler le garde-manger de l’évêque !

    Aminou !

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.