đż Les PoĂšmes du Jour LevĂ©
Chaque matin, à la premiÚre minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici sâĂ©veillent les poĂšmes publiĂ©s ce mĂȘme jour, parfois un an, parfois dix ans plus tĂŽt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans lâeau, des fragments dâĂ©ternitĂ© posĂ©s sur la date du jour, offrant Ă nos cĆurs un miroir et Ă nos vies⊠une mĂ©moire.
đ Aujourdâhui, ce ne sont pas nos annĂ©es que lâon fĂȘte, mais celles des vers, des images, des cris, des Ă©treintes, des silences, car chaque poĂšme est un anniversaire du cĆur.
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Rouge téton


Lorsque brusquement un téton sort du décolleté, que dit-on ?
On ne dit rien Ă©videmment et lâon regarde prudemment.
Lorsque les deux tétons ensemble montrent comment ils se ressemblent,
On ne parle plus quâavec les yeux fixĂ©s sur les seins merveilleux.
Si jamais la belle est masquée, inutile de la démasquer
Et lâon flattera lâinconnue sur lâattrait des mamelons nus.
Et si elle se dévoile encore en montrant un peu plus son corps,
Sans doute cherche-t-elle un gugusse pour lui faire un cunnilingus.Tableaux de Marcel Nino Pajot.
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Rouge carnaval


Pourquoi faire un dĂ©guisement ? Il suffit simplement dâun masque
Et puis sortir nue comme un ver juste un chapeau, une paire de bottes !
Sentez-vous le dĂ©grisement issu de lâĂ©motion fantasque
De ce coup dâaudace pervers qui vous donne aussi les chocottes ?
MĂȘme sans masque, une femme nue ne laisse comme souvenir
Que ses appas qui se dandinent dans un festival hypnotique
Quant au visage de lâinconnue, personne ne lâa vu venir,
Et sa frimousse reste anodine, complĂštement anecdotique.Tableaux de Marcel Nino Pajot.
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Voyage au cĆur de la nuit verte

Mon train de rĂȘves est de saison certaines nuits de pleine Lune
Pour je ne sais quelle raison, sans doute le cĆur en a une.
Au printemps, il sâhabille en vert et, durant toute une nuit blanche,
Je me mets Ă penser en vers surtout si demain, câest dimanche.
AprĂšs-demain en wagon-lit, couleur intense de corail,
Je fuirai la mĂ©lancolie et la tristesse de lâautorail
Pour un compartiment discret avec une fille de valeur
Qui me contera ses secrets, ses amourettes et ses malheurs.
Enfin retour du noir et blanc ; ce soir la Lune se renouvelle
Tandis que je rentre en tremblant sur un vol gris de caravelle.
Jâen ai vu de toutes les couleurs durant le cours de la semaine
Mais jâai Ă©chappĂ© aux douleurs de cette routine inhumaine.Illustration de Shilun Ding.
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Impossible nâest pas français

Une nuit oĂč il faisait jour, je mâĂ©tais endormi dans lâherbe
Entre deux arbres centenaires ou millénaires, je ne sais plus.
Or dans cet Ă©trange sĂ©jour, jâai entendu la voix acerbe
Des feuilles rĂ©volutionnaires dont les bruissements mâont dĂ©plu.
Je mâĂ©veillais, elle Ă©tait lĂ , mon Ăąme-sĆur imaginaire,
Entre les troncs de ces vieux chĂȘnes qui lâentouraient et lâembrassaient.
Elle chantait a capella une berceuse originaire
Du pays oĂč les rĂȘves assĂšnent quâimpossible nâest pas français.
Alors je lâai prise par la main, posĂ© ma bouche sur ses lĂšvres
En lâembrassant de toute mon Ăąme pour matĂ©rialiser son ĂȘtre.
Et nous voilà sur le chemin marchant enlacés avec fiÚvre
AccrĂ©ditĂ©s mari et femme par toutes nos amours Ă naĂźtre.Tableau dâOctavio Ocampo sur https:www.demotivateur.frart-photographieoctavio-ocampo-l-artiste-surrealiste-qui-realise-des-oeuvres-en-trompe-l-oeil-28432 .
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Chroniques de la fin du monde – 2




Et les oiseaux déchanteront
Les descendants des dinosaures échapperont une fois de plus
Au réchauffement climatique, le chaos et la fin du monde.
Depuis Nabuchodonosor et tous les royaumes en surplus,
Leur aventure fantastique a su se montrer furibonde.
Petit à petit les oiseaux ne chantent plus car ils déchantent :
« On nous remplace nos forĂȘts par des Ă©oliennes tueuses ! »
Et lâon entend dans les roseaux monter une clameur mĂ©chante
De lâinsurrection instaurĂ©e par les autruches vertueuses.
Ralliées par les poules pondeuses, les canes, les perdrix et les oies,
Haute et basse-cour soutenues par les grands oiseaux migrateurs ;
Chouettes et pintades frondeuses venues de PerpĂšte-les-oies
Se sont rassemblées en tenue de complotistes agitateurs.
Et si vous prĂȘtez attention aux quelques aubades restantes
à proximité des quartiers et notamment les plus cossus,
Câest pour noter leurs intentions quand sonnera lâheure pĂ©tante
Afin que vous vous Ă©cartiez lorsquâils vous fonceront dessus.Tableaux de GiveMeMood sur https:www.redbubble.compeopleGiveMeMoodexplore?page=1&sortOrder=recent .
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Chroniques de la fin du monde – 1




Cheval te la raconter
La plus noble conquĂȘte de lâhomme depuis ce matin sâinterroge :
« Faut-il ou non aimer lâhumain alors quâon en a plein le dos ?
Cessons cette vie en binĂŽme et, afin que nul nây dĂ©roge,
Mettons-nous donc tous en chemin et partons pour lâEldorado ! »
Et lâon entendit retentir le formidable hĂ©nissement
De lâAnge Ă©questre, leur messie, pour les conduire en terre sainte.
Ce serait quand mĂȘme mentir de cacher lâenchĂ©rissement
De la joie sans cesse Ă©paissie quand ils sortirent de lâenceinte.
De drÎles de zÚbres à cet instant se sont adressés au public
Pour précher la bonne parole du peuple élu : les équidés.
On les a vus manifestant contre lâancienne loi biblique
Qui passait à la casserole chevaux, ùnes et camélidés.
Alors surgirent les licornes sorties de leur anonymat
Tout heureuses de sâĂ©chapper de lĂ oĂč elles Ă©taient remises.
Et toutes ces bĂȘtes Ă cornes pourfendre leurs anciens primats
En laissant pour seule rescapée la derniÚre écuyÚre soumise.Tableaux de GiveMeMood sur https:www.redbubble.compeopleGiveMeMoodexplore?page=1&sortOrder=recent .
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Bonne pĂȘche !


Tandis que la sirĂšne Ă quai sâest ensommeillĂ©e sur le sable,
Les deux pĂȘcheurs qui lâont halĂ©e devisent dâun air impĂ©rieux.
Sâils produisent un communiquĂ© avec ses suites irresponsables
Ils attireront des allĂ©es et venues dâune foule de curieux.
Sâils gardent la chose secrĂšte, comment la cacher Ă leurs femmes
Qui trouveront plutĂŽt bizarre dâaller en mer trois fois par jour.
Et si jamais ils la rejettent, la sirĂšne trouvera infĂąme
Dâavoir Ă©tĂ© mise Ă lâĂ©cart aujourdâhui et mĂȘme pour toujours.
Mais la sirÚne est plus maligne et a trouvé la solution ;
Elle leur fait un abonnement valable les nuits solunaires
Car ces nuits-lĂ toutes les lignes ont tellement de production
Quâil leur faudra tout bonnement plus de nuitĂ©es quâĂ lâordinaire.Tableau de David Lawrence sur davidlawrenceart.com .
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Le signe du lit de la riviĂšre
Ce doit ĂȘtre un signe des temps que ces nombreuses catastrophes,
Ces inondations réguliÚres et la constante montée des eaux ;
Je rĂȘve dâun cygne dâĂ©tang qui, dĂšs le matin, mâapostrophe
Au saut du lit de la riviÚre entre nénuphars et roseaux.
Mieux que la météo marine et son équivalent stellaire,
Il crĂ©e mes rĂȘves prĂ©monitoires Ă lâencontre des parlementaires.
Ceux qui nous roulent dans la farine par leurs discours impopulaires
Peuvent changer le cours de lâhistoire mais pas le destin de la Terre.
Demain, soit je régresserai et redeviendrai un poisson
Et tous nous recommenceront des destinées les plus immondes,
Soit, au contraire, jâĂ©voluerai aprĂšs avoir fait la moisson
Des projets les plus fanfarons pour quitter la folie du monde.Tableau de Christian Schloe.
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Apprivoise-moi !
Devant lâinsistance du renard Ă mâhabituer Ă sa personne,
Je sais quâil se promet lâacteur du grand théùtre de ma vie.
Mais il reste assez goguenard et son minois me désarçonne
Moi qui suis plutĂŽt dĂ©tracteur vis-Ă -vis de ce genre dâenvie.
Mais voilĂ quâil revient sans cesse me tourner autour sans raison
Et je lui lance bĂȘtement un bout de gĂąteau framboisĂ©.
Il nâest ni grandeur ni bassesse de lui entrouvrir ma maison
Mais grĂące Ă son entĂȘtement, câest lui qui mâa apprivoisĂ©.
Ses yeux me parlent Ă lâintĂ©rieur et sa voix rĂ©sonne en mon cĆur,
Il nâa pas dâautre sentiment que dĂ©sirer mon empathie.
Ce que jâexprime Ă lâextĂ©rieur, il lâentend presque Ă contrecĆur
Et jâai comme un pressentiment quâil est douĂ© de tĂ©lĂ©pathie.Photo de Roeselien Raimond.
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La souris Ă lunettes
Souris miro pourtant lira, telle un rat de bibliothĂšque,
Son petit museau ajustĂ© dâune bonne paire de lunettes.
Souris sourdingue nâĂ©coutera personne la traiter de mĂ©tĂšque
Malgré ses yeux désajustés par ses lectures choupinettes.
Elle a trouvé un vieux lorgnon avec une montre à gousset
Qui lui fait les yeux globuleux mais câest pour ne pas les user.
Ce soir, Ă lâheure de son oignon, regardez-la se trĂ©mousser
En lisant les contes fabuleux du chat perché désabusé.
Si un chat vient, elle disparaĂźt sous la couverture dâun livre
Dont elle a grignotĂ© le dos dâun trou oĂč â vite ! â sây caracole.
Une fois sur deux, il apparaĂźt quâabus de lecture lâenivre
Quand la reliure Bordeaux donne au cuir lâarĂŽme dâAlcools â .
(Illustration de Torben Kuhlmann sur https:www.leseanimation.chaktuelllindbergh
â « Alcools » de Guillaume Apollinaire, Ă©videmment.)Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux dâen mentionner le nom avec respect.
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Le jardin de mon enfance
Que reste-t-il de mon enfance dans le jardin de ma mémoire ?
Les grands arbres aux souvenirs portent toujours leurs meilleurs fruits ;
Les fleurs bleues de mon innocence fleurissent avec mes idées noires
Et les printemps voient rajeunir chaque annĂ©e ce que jâai construit.
Certes, il est des chemins cachĂ©s que je nâai pas encore explorĂ©s,
Des plants de fruits de la passion qui nâont jamais multipliĂ©s ;
Des lieux oĂč je me suis attachĂ©, dâautres que jâai Ă dĂ©plorer
Mais qui ont fait lâĂ©ducation dont je reste Ă jamais liĂ©.Tableau de Paul Gauguin.
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Quarante jours de pluie
En mai, le temps fait ce quâil pleut ; les jours de plus en pluvieux
Avec les nuits de mĂȘme trempe nous baptisent du Saint-Esprit.
Esprit floral, un peu fleur bleue, pour les jardiniers envieux ;
Esprit qui mouille et qui détrempe les jardiniÚres sans parti pris.
Sâil pleut jusquâĂ la Saint-MĂ©dard, les quarante jours de dĂ©luge
Sortiront de leur lit en crue les romans fleuves émérites.
Je dresserai mon étendard pour accueillir dans mon refuge
Les animaux du meilleur crĂ», mes amies et mes favorites.Tableau de Gerald Harvey Jones.
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La muse du peintre
Bien sûr, je conçois que la muse du peintre se présente nue
Dans toute la grĂące de lâange qui dĂ©ploie ses ailes au talent.
Lorsque le poĂšte sâamuse Ă inviter cette ingĂ©nue,
La plume longtemps le dĂ©mange dâĂ©crire quelques vers galants.Tableau de Henri Martin.
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La muse du poĂšte
Le croiriez-vous ? Mon Ă©gĂ©rie nâĂ©coute pas ce que je dis.
Peu lui importe la façon dont jâĂ©cris son inspiration.
Et mĂȘme si je renchĂ©ris par une piĂštre comĂ©die,
Son regard en colimaçon me coupe la respiration.Tableau de Hu Jun Di.
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Bonjour là -haut !
Puisquâaujourdâhui câest lâĂ©lection du parlement europĂ©en,
Quâil faut voir les choses dâen haut pour secourir les gens dâen-bas,
AprĂšs six mois dâinsurrection contre lâĂ©tat Ă©lysĂ©en,
Les humains vont, dans ce chaos, rĂ©pĂ©ter le mĂȘme combat.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux dâen mentionner le nom avec respect.
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Le centre du monde
Jâai dĂ©couvert que ma conscience meurt chaque nuit dans mon sommeil
Et renaĂźt au travers des rĂȘves qui revigorent ma mĂ©moire.
Ăvanescente insignifiance qui coule au moment du rĂ©veil
Dans la matérialité brÚve qui passe comme une écumoire.
Alors je deviens tout petit jusquâĂ atteindre le zĂ©ro,
Rejoindre lâinfinitĂ©simal afin de passer par les trous.
Tant pis si lâorgueil en pĂątit car je ne suis pas un hĂ©ros,
Juste un tout petit animal qui rĂ©flĂ©chit ni peu ni prou.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux dâen mentionner le nom avec respect.
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Le cycle des lions
Comme mon pĂšre Ă©tait lion et quâil incarnait mon hĂ©ros,
Jâai imitĂ© sa signature et posĂ© mes pieds dans ses pas.
Ainsi nous nous multiplions, les lionceaux in utero,
Suivant les lois de la nature, jusquâau moment dâĂȘtre papa.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux dâen mentionner le nom avec respect.
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Arbreville
Et si nous bĂątissions nos villes au cĆur des arbres des forĂȘts ?
Nous passerions, de branche en branche, envolés ou parachutés !
Nous rĂ©glerions lâannĂ©e civile quand le printemps commencerait
Et nous irions voir le dimanche nos familles dans dâautres futaies.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux dâen mentionner le nom avec respect.
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Les gémeaux multiples
Dans leur cĆur, une garde-robe collectionne autant de visages
Que de sentiments différents et comportements assortis.
Câest pourquoi lorsquâils se dĂ©robent, câest pour sâunir au paysage
Et porter lâhabit rĂ©fĂ©rant Ă faire la meilleure sortie.Tableau de KĂŒrti Andreas.
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Neptune en gémeaux
Lorsque Neptune met son grain de sable dans le sablier,
Chaque grain devient une idée qui déclenche une inspiration.
Dâen haut diminue le chagrin qui, en tombant, est oubliĂ©
Et devient spiritualitĂ© dâune mystique exploration.Tableau de KĂŒrti Andreas.
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Lâange gardien
Lâange gardien est si habile quâil se dissimule dans lâombre
Pour souffler au creux de lâoreille nos merveilleuses inspirations.
Il suspend le temps immobile, filtre les heures en surnombre
Afin que seules nous rĂ©veillent celles qui font lâadmiration.Tableau de Arvind Kolapkar.
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Entre danse et désir
Moi qui balance entre deux Ăąges, comme le chantait lâami Georges,
Jâaime voir ces souris danser conduites par leurs cavaliers
Qui, séduits par ces doux visages, les yeux tombés au fond des gorges,
N’Ă©prouvent que, vous le pensez, des dĂ©sirs trĂšs festivaliers.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux dâen mentionner le nom avec respect.
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Lâamourette secrĂšte
Incognito sous le chapeau qui cachait ses pensées secrÚtes,
Elle fut cependant trahie par une poitrine indiscrĂšte.
Comme si câĂ©tait un appeau pour une amourette secrĂšte
Qui me laisserait envahi par tout ce que mon cĆur sĂ©crĂšte.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux dâen mentionner le nom avec respect.
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Tes petites muses
Tourne la petite fille sur le carrousel du temps,
Virevolte sa jeunesse dans un ballet insouciant.
Tournent, tournent les aiguilles dans ce savoir compétent
Que dansent les patronnesses entre inconscient et conscient.
Observe comment sâamusent les fillettes de Chronos ;
Lâune trotte prestement, les autres plus lentement.
Ce sont tes petites muses qui tracent dans le cosmos,
En ce jour festivement, tes annĂ©es exactement.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux dâen mentionner le nom avec respect.
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La belle peinture – 2
Jâai dĂ©couvert, sur la palette de mon artiste naturelle,
Des couleurs lapis-lazuli embrasées de rais de lumiÚre.
La Terre arborait sa toilette qui papillotait dâaquarelles
Aux diamants brochĂ©s en brĂ»lis, revĂȘtue dâune aube premiĂšre.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux dâen mentionner le nom avec respect.
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Les inspirations sylvestres
Juste avant que le soir tombe, je mâen vais me promener
Dans les contrées enchantées des inspirations sylvestres.
à chaque fois je succombe quand je vois ces maisonnées
Aux foyers orientĂ©s vers le paradis terrestre.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux dâen mentionner le nom avec respect.
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La reine peule
Telle la reine de Saba, fille de djinn et de vizir,
Dont la beautĂ© dâune houri rivalise avec sa sagesse,
Voyez la partir au combat, mĂȘlĂ© de dĂ©sirs et plaisirs
Dont sa volontĂ© est nourrie et en exprime sa richesse.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux dâen mentionner le nom avec respect.
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La terre amoureuse
Lorsque la terre se dandine, offrant ses plus belles couleurs,
Peut-ĂȘtre quâelle est amoureuse du soleil qui lui tourne autour.
Tour Ă tour sylphide ou ondine, elle voltige sans douleur
Comme une nymphe langoureuse parée de ses plus beaux atours.« Tour à tour ondine ou sylphide, cette fluide créature voltigeait dans les airs. » Honoré de Balzac, La Peau de chagrin, 1831
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La belle peinture – 1
Pour un cadeau coloré, personnel et pertinent,
Jâavais priĂ© la nature de faire le nĂ©cessaire.
Avec un ciel mordoré et le soleil déclinant,
La mer fait belle peinture pour un bel anniversaire.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux dâen mentionner le nom avec respect.
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Le secret de la sirĂšne – 13
Ah ! Quâil fait bon sâĂ©panouir quand on sâaime dans les abysses !
Ah ! Que le temps passe bien vite quand on vit dâamour et dâeau fraĂźche !
Ah ! Quâil fait bon sâĂ©vanouir sous les extases qui grossissent !
Ah ! Que la vie soit une invite à mettre un poisson dans sa crÚche !
Pendant ce temps sâarrondissait son petit ventre en demi-lune
Quâelle lovait contre mon corps rĂ©sonnant dâun commun accord.
Tandis que jâapprofondissais le cĆur de la fille de Neptune
Elle en redemandait encore comme sâil fallait battre un record.
CâĂ©tait la nuit en demi-lune, elle se coucha sur le rivage.
Elle accoucha entre deux eaux dâune petite enfant-sirĂšne.
Puis elle a quitté la lagune donnant du sein son doux breuvage
Ă son enfant dans les roseaux quâelle appela du nom dâIrĂšne.
Moralité :
Ă ceux qui craignent que les sirĂšnes produisent leurs chants les plus doux
Pour attirer sur les écueils les pauvres marins égarés,
Il faut savoir planter sa graine et bien jouer du scoubidou
Pour obtenir un bon accueil et vivre dâamours bigarrĂ©es.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux dâen mentionner le nom avec respect.
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L’eau qui tache
Les suisses sont assez soucieux et ne redoutent qu’une chose :
C’est que le rouge du drapeau dĂ©teigne sur la sainte croix blanche.
AprĂšs des efforts audacieux pour que leur croix ne soit pas rose,
Ils ont compris que c’est par l’eau que le problĂšme se dĂ©clenche.
Moralité ; un suisse saint et sensé sait astiquer à sec
Sauf sâil est suisse-allemand, Ă©videmment !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux dâen mentionner le nom avec respect.
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Chanson lucide (lue Cid)

PercĂ© jusquâau fond du cĆur
Dâattaque multiples aussi bien que cruelles,
Misérable anima qui cherchait la querelle,
Malheureux animus d’une injuste rigueur,
Je demeure immobile, et mon Ăąme abattue
CĂšde aux coups qui me tuent.
Si prÚs de voir ma vie renouvelée,
Ă Dieu, la douleur intestine !
En ce combat mon cĆur est l’offensĂ©,
Et l’offenseur le cĆur de Martine !
Que je sens de rudes sauts !
Contre mon propre destin mon dĂ©sir s’intĂ©resse :
Il faut calmer les envies, et perdre les caresses.
L’un m’anime le cĆur, l’autre retient mes assauts.
RĂ©duit au triste choix de me trahir moi-mĂȘme,
Ou de vivre un dilemme,
Des deux cÎtés mon mal est infini.
Ă Dieu, la douleur intestine !
Fautâil laisser mes efforts anĂ©antis ?
Fautâil punir celle qui les ruine ?
Dans mon corps, dans le sien, dans mon Ăąme, dans mon cĆur,
Noble et dure torture, aimable dictature,
Tous mes désirs sont morts, et mes espoirs ternis.
L’une me rend malheureux, l’autre fou de douleur.
Cher et cruel espoir d’une Ăąme gĂ©nĂ©reuse,
Mais ensemble amoureuse,
Digne ennemi de mon plus grand bonheur,
Dard qui cause ma ruine,
Mâas-tu frappĂ© pour pousser mon malheur ?
Mâas-tu frappĂ© pour perdre Martine ?
Il vaut peut-ĂȘtre mieux mourir dans lâimmĂ©diat.
Je le dois Ă Martine aussi bien qu’Ă moi-mĂȘme ;
J’attire en la quittant sa haine et ses problĂšmes ;
J’attire mon mĂ©pris en ne me respectant pas.
Ă mon plus doux espoir l’un me rend infidĂšle,
Et l’autre indigne d’elle.
Mon mal augmente à le vouloir guérir ;
Tout redouble ma déprime.
Allons, mon Ăąme ; et puisqu’il faut mourir,
Mourons du moins pour oublier Martine.
Mourir sans bĂątir ma maison !
Rechercher un départ si mortel à ma gloire !
Endurer que lâhistoire impute Ă ma mĂ©moire
D’avoir mal soutenu l’honneur et ma raison !
Respecter un amour dont mon ùme égarée
Voit la perte assurée !
N’Ă©coutons plus ce mental suborneur,
Qui ne sert qu’Ă ma ruine.
Allons, lĂąchons, abandonnons nos valeurs,
Puisqu’aprĂšs tout il faut mâĂ©loigner de Martine.
Oui, le mental s’Ă©tait déçu.
Je dois tout Ă mon cĆur avant qu’Ă ma maitresse :
Que je meure en sautant, ou meure de tristesse,
Je rendrai lâĂąme pure comme je l’ai reçue.
Je m’accuse dĂ©jĂ de trop de nĂ©gligence ;
Agissons avec diligence ;
Et tout honteux d’avoir autant lĂąchĂ©,
Ne soyons plus dans la ruine,
Puisqu’aujourd’hui mon cĆur est l’offensĂ©,
Si l’offenseur est le cĆur de Martine.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux dâen mentionner le nom avec respect.
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LâenvolĂ©e belle
Fille du vent, fille de lâair, ton Ă©tendard flotte en soupirs.
Tant que tu cours, tant que tu vis, ton drapeau vit tes souvenirs.
Ăme guerriĂšre et chasseresse, les fleurs racontent tes histoires.
Fille de feu, fille de lâeau, tous les fruits chantent tes victoires !
Les fleurs tâapportent guĂ©rison ; elles donnent un champ dâĂ©nergie.
Et Il nâexiste nul endroit oĂč ce champs-lĂ nâexiste pas.
Il est prĂ©sent dans lâADN et ce processus en surgit.
Cette force est omniprĂ©sente câest la fine fleur des repas.
Fille du vent tu es reliĂ©e, ton Ă©tendard est lâintention
Que tu ranimes Ă lâintĂ©rieur et te rapproche de ta source.
Car tout le rÚgne végétal est en parfaite proportion
Avec les forces de lâĂ©cho qui rĂ©sonnent durant ta course.
Suis bien le vent de lâintuition, ton baromĂštre intĂ©rieur !
Laisse-toi porter dans le vent car la réponse est dans le vent !
La solution à tous tes maux, de tous les problÚmes extérieurs,
Câest dans lâĂ©cho de chaque brise que tu te remets en avant.Tableau de Fabienne Barbier