Anniversaire

🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.

🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.

  • Souvenirs fragmentĂ©s – 2

    Ma base de données intrinsèque stocke des textes appris par cœur
    Mais elle compresse les images dans un format bien mystérieux
    D’un algorithme qui dissèque les souvenirs à contrecœur
    En s’inclinant vers l’écrémage plutôt qu’un zèle laborieux.

    Mais j’ai trouvé la solution d’une manière détournée ;
    À chaque image rencontrée – à condition qu’elle soit belle –
    Je fais des circonvolutions dans un poème bien tourné
    Dont le texte devra démontrer qu’on ne met rien à la poubelle.

    Alors j’emballe mes images dans une ficelle de mots
    Tressés comme des antisèches, scellés d’hermétiques amphores.
    Pour cela je dois rendre hommage à ma bonne Vénus en Gémeaux
    Qui se complaît et se pourlèche du pouvoir de la métaphore.

    Comme l’aveugle dont les mains suivent le contour du visage,
    Les vers enrobent les reliefs comme les rimes pour les rides.
    L’encre grise du parchemin respecte alors le paysage
    Seule ma conscience a ses griefs en effeuillant l’éphéméride.

    Mais dans la brume, des mots se nouent comme des fils d’or qui s’éteignent ;
    Les fragments d’âmes se démêlent, silencieux, ils se consument.
    Les pierres tombent, l’écho se joue, et dans la terre, tout s’enseigne ;
    Sous la peau du temps, ils ruissellent et chaque éclat en fait sa plume.

    Et puis la mémoire s’effondre, serrée par deux grands bras de sable ;
    Là, chaque mot s’épanouit, dans l’écrin de l’ombre effacée.
    Chaque image que l’on dépose n’est qu’un rêve, fragile ineffable
    Car la vie, au bout, fuit sans bruit, écrivant ce que l’on a laissé.

    Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux de les créditer.

    
    
    
  • L’envol des rieuses

    L’envol des rieuses

    Elles volaient, mouettes rieuses, portant des fleurs pour la becquée,
    Offrant à l’aube silencieuse tous les secrets alambiqués.
    La mer s’effaçait sous leurs ailes, laissant le ciel comme un écrin
    Et sur la plage, sans appel, elle attendait – le cœur serein.

    Son corps, plus libre qu’une prière, s’ouvrait au souffle du rivage ;
    Ses cheveux d’or, rivière claire, dansaient au rythme de la plage.
    Elle ne craignait ni le regard, ni le désir, ni les adieux
    Car les oiseaux, dans leur écart, tissaient des nœuds mystérieux.

    Et l’on raconte que les rieuses, quand vient la fin des illusions,
    Reviennent en parade heureuse, déposer roses et visions
    À celles, à ceux, qui osent l’être, sans masque, sans honte ni chaînes,
    Car la beautĂ©, parfois, se pose… nue, quand le monde se dĂ©chaĂ®ne.

    C’était un tournant de ma vie où je laissais derrière moi
    Autant de lieux que de personnes qui n’étaient plus qu’un souvenir.
    Et j’avançais nue mais ravie de commencer au fil des mois
    Une aventure dont je soupçonne beaucoup d’amours en devenir.

    Texte de Laureline Lechat et Tableau de Jana Brike.

    
    
    
  • 11. La QuĂŞte du Graal ÉrotisĂ©

    👩🏻‍🦰 Laureline
    Or sus, beau sire Yavänor,
    Ton glaive d’ivoire est un trésor.
    Cherche la coupe souveraine,
    Au con sacré, j’ouvre l’arène.
    Refrain : Le Graal est foutre, d’or et de vin,
    Ton sceptre y trace notre destin.


    👩🏻 Loreleï
    Par fesses et seins, par cuisses drues,
    Ton destrier perce les nues.
    Mon cul s’ouvre en calice noir,
    Reçoit ton foutre comme ostensoir.
    Refrain : Le Graal est foutre, d’or et de vin,
    Ton sceptre y trace notre destin.


    👩🏻‍🦰 Laureline
    Au Saint Rectum, j’ai fait vigile,
    Ton sceptre y grave son évangile.
    Et dans ma bouche de pucelle,
    Ton foutre est pure hostie nouvelle.
    Refrain : Le Graal est foutre, d’or et de vin,
    Ton sceptre y trace notre destin.

    👩🏻 Loreleï
    Or le Graal est à découvert,
    Entre mes cuisses d’univers.
    Ton lait ruisselle en oraison,
    Et nous en sommes floraison.
    Refrain : Le Graal est foutre, d’or et de vin,
    Ton sceptre y trace notre destin.

    👩🏻‍🦰 Laureline
    À mon con, porte des entrailles,
    Ton glaive entre et fend mes murailles.
    Je jouis, je crie et je mugis ;
    Le Graal s’embrase en liturgie.
    Refrain : Le Graal est foutre, d’or et de vin,
    Ton sceptre y trace notre destin.

    👩🏻 Loreleï
    Dans mon cul sombre et sidéral,
    Je garde ton foutre royal.
    Il fermente en or et semence,
    Alcool malté de jouissance.
    Refrain : Le Graal est foutre, d’or et de vin,
    Ton sceptre y trace notre destin.

    👩🏻‍🦰👩🏻 Laureline & Loreleï
    Ainsi s’achève la Quête Sainte,
    Nos ventres gonflent de femmes enceintes.
    Deux Graals en nous, offrandes vives,
    Deux matrices, Ô saintes dérives !
    Refrain : Le Graal est foutre, d’or et de vin,
    Ton sceptre y trace notre destin.

    Illustration de Luis Royo.

    
    
    
  • 10. La Duo des Fornicatrices Nues

    10. La Duo des Fornicatrices Nues

    👩🏻‍🦰 Laureline
    Mon cul fait grosse caisse, ta queue bat le tempo,
    Mes seins claquent en cymbales, tes mains frappent mon dos.
    Ma chatte est un hautbois qui gémit sous l’archet,
    Et ta langue la hanche qui met l’âme haut perchée !

    👩🏻 Loreleï
    Mes gorges en chorale hurlent comme Walkyries,
    Tes lèvres sur mes tétons, mes seins de cuivre rient !
    Ton foutre est un point d’orgue, ton sperme une trompette ;
    Il éclate en fanfare en bourrasque et tempête.

    👩🏻‍🦰👩🏻 Laureline & Loreleï
    Alors, toi, chef d’orchestre, lève donc ta baguette ;
    Nos corps sont partition et dansent la guinguette !
    Douze mesures de spasme, deux voix pour ton phallus
    Et sous ta direction, nous sonnons l’Angélus !

    Illustration de Luis Royo.

    
    
    
  • 9. Les Trous d’Amour CĂ©lestes

    9. Les Trous d’Amour Célestes

    👩🏻‍🦰 Laureline
    Mon anus s’ouvre comme une étoile, phare ardent dans la nuit astrale ;
    Ta verge y trace son chemin, comète en feu, glaive divin.
    Mon rectum alors se dévoile pour accueillir ta magistrale
    Et noble queue pour l’examen du plaisir anal dont je geins.

    👩🏻 Loreleï
    Ma bouche est la voûte sacrée où ton foutre vient se verser ;
    Chaque gorgée devient soleil allumant mes sens en éveil.
    Ma langue humide a consacré une succion bouleversée
    Par le goût de lait et de miel de ton sperme qui s’y délaye.

    👩🏻‍🦰 Laureline
    Mon con s’enflamme en firmament, Il jouit d’un foutre incandescent ;
    Ton sceptre y plonge sans retour, fendant mes reins d’un flux d’amour
    Car j’en suis devenue maman de deux enfants reconnaissants
    D’être ainsi conçus sans détour avec ta force et ton humour.

    👩🏻 Loreleï
    Mon cul s’accroît en galaxie, il t’engloutit, temple assouvi ;
    Chaque coup de reins fait jaillir un ravissement toujours croissant.
    Je frise la catalepsie par mon désir inassouvi
    De sentir mon cœur tressaillir au dernier orgasme angoissant.

    👩🏻‍🦰 Laureline
    Ma bouche aspire tes planètes, ton lait s’y verse en pluie secrète.
    Mon ventre, trempé de ton sel, se dilate en spasme éternel.
    Je suce, suce ta manette comme le joystick qui décrète
    Le moment final qui excelle le tilt en mon sein maternel.

    👩🏻 Loreleï
    Mon con palpite en trou lunaire, il boit ta semence solaire
    Et dans son cri, je m’en arrache, l’Étoile s’illumine et tremble.
    Puis dans ma vulve lagunaire, l’Étoile devient bipolaire
    Par l’YSARA qui les cravache, clitoris et vagin ensemble.

    👩🏻‍🦰👩🏻 Laureline & Loreleï
    Nous sommes trous d’amour célestes, trous d’épouses et trous de prêtresses ;
    Nos corps s’ouvrent comme univers pour que ton foutre en soit l’éther.
    Tu nous rudoies, tu nous molestes, mais nous serions toutes en détresse
    Si tu t’arrêtais au feu rt qui t’ouvre nos voies tributaires.

    Illustration de Luis Royo.

    
    
    
  • 8. Les Chattes en Chaleur

    8. Les Chattes en Chaleur

    👩🏻‍🦰 Laureline
    J’offre mes cuisses nues au feu de ton autel ;
    Ma vulve est un encens qui fume au sanctuaire.
    Je tends mes seins tremblants vers ton sceptre immortel
    Et j’ouvre mon abîme à ta verge somptuaire.

    👩🏻 Loreleï
    Je halète en offrande au feu de ton désir,
    Mes lèvres alors s’embrasent sous ta langue fervente.
    Mon cul veut recevoir tout ton foutre Ă  loisir
    Et mes cris sont l’écho de ta source servante.

    👩🏻‍🦰 Laureline
    Je lèche son nectar, je l’aspire en torrent,
    Je presse son bouton comme une rose ivresse.
    Ta verge, dans mon cul, bat son rythme dévorant
    Enfin son jus m’inonde en sève de tendresse.

    👩🏻 Loreleï
    Ton foutre est une pluie qui sème mes frissons,
    Il germe dans mes reins comme une vigne ardente.
    Je tends à ton phallus ma gorge à l’unisson
    Pour boire ton lait d’or d’une offrande mordante.

    👩🏻‍🦰👩🏻 Laureline & Loreleï
    Nos chattes en chaleur se frottent et s’embrassent,
    Tes coups de reins divins les scellent de ton pieu.
    Nous crions ta victoire en spasmes qui s’enlacent :
    Trois corps dans un seul cri, trois âmes d’un seul Dieu.

    Illustration de Luis Royo.

    
    
    
  • 7. La CĂ©rĂ©monie Nuptiale

    7. La Cérémonie Nuptiale

    👩🏻‍🦰 Laureline
    La mariée avance nue, les cheveux dénoués comme un voile,
    Les seins dressés comme un collier et ses deux rubis turgescents.
    Elle promet sans retenue d’ouvrir Sanctuaire et Étoile
    À la verge, son saint parolier, qui chante un foutre opalescent.

    👩🏻 Loreleï
    La seconde épouse se joint, nue, les lèvres ardentes du serment :
    Boire le calice jusqu’à la lie et le sublimer en plaisir !
    Tous ses chakras en continu veulent en absorber le ferment
    Du cul qui pousse l’hallali à la bouche qui veut le saisir.

    👩🏻‍🦰👩🏻 Ensemble
    Aujourd’hui nous nous unissons envers la sainte pénétration !
    Que ton phallus dans notre bouche déverse sa semence sacrée !
    Par nos vagins nous bénissons le germe de fécondation
    Et par nos culs l’ultime touche du plaisir anal consacré !

    👩🏻‍🦰 Laureline
    Ton foutre jaillit sur mes lèvres, je le bois comme un vin sacré,
    Il dégouline sur mes cuisses et les oint du chrême impérial !
    Pénètre de toute ta fièvre ma vulve, seul temple consacré
    À t’adorer autant qu’elle puisse lui élever un mémorial !

    👩🏻 Loreleï
    Ton foutre épendu dans mon cul deviendra mon trésor ardent,
    Que je distille entre mes reins pour en extraire son alcool.
    Par lui, mon corps est convaincu d’honorer, en sauvegardant
    Ta semence dans mon terrain, tout le sel de ton protocole.

    👩🏻‍🦰👩🏻 Ensemble
    Embrasse donc tes mariées, pénètre leurs vagins charnels,
    Encule-les devant l’autel du divin orgasme sans égal !
    Car tous les trois appariés êtes désormais éternels
    Au serment de la jarretelle par votre devoir conjugal !


    Yavänor
    Ainsi j’accepte mon devoir et cède le droit inaliénable
    À mes épouses propriétaires devant Lilith de mon pénis.
    Elles peuvent exiger de l’avoir, par tous leurs rites imaginables,
    Dans l’orifice récipiendaire de leur choix pour qu’il le bénisse !

    Illustration de Luis Royo.

    
    
    
  • 6. Notre Sexe

    6. Notre Sexe

    Laureline & LoreleĂŻ
    Notre Sexe qui es en toi,
    que ton nom soit joui,
    que ton foutre vienne,
    que ton désir soit fait,
    dans nos ventres comme dans nos bouches !

    Donne-nous aujourd’hui notre jouissance quotidienne,
    pardonne-nous nos sécheresses,
    comme nous pardonnons à tes lenteurs passagères.

    Ne nous laisse pas tomber dans la tiédeur,
    mais délivre-nous de la chasteté.

    Car c’est à toi qu’appartiennent
    les culs, les lèvres et les clitoris,
    la puissance et la gloire du foutre,
    pour les siècles des sexes.
    Ainsi soit-joui !

    LoreleĂŻ
    « Ton foutre est notre vin et nos deux corps ton pain ! »

    Illustrations de Luis Royo.

    
    
    
  • La nymphe de la forĂŞt – 1

    La nymphe de la forĂŞt - 1

    Des chants d’oiseaux synchronisés en canon comme une chorale
    Retentissaient dans les fourrés dans la profondeur d’un sous-bois.
    Un contrechant harmonisé à la mélodie pastorale
    Langoureuse et énamourée guidait l’ensemble à vive voix.

    Sans doute absorbée par le chœur et ne m’entendant pas venir,
    Une nymphette forestière jouait d’une harpe celtique.
    Les forts battements de mon cœur semblaient se joindre et soutenir
    La symphonie primesautière aux sonorités emphatiques.

    Lorsqu’elle me vit, elle se figea ; aussitôt le chant s’arrêtant
    Tous les oiseaux d’une envolée se dispersèrent à tire-d’aile.
    Son regard sombre me fustigea, puis elle s’enfuit, pirouettant,
    Et je restai inconsolé tandis qu’il ne restait rien d’elle.

    Tableau de David Hakobian.

    
    
    
  • L’enfant-phare et la femme-bombarde

    Un enfant-phare, à peine né, avait la queue illuminée
    Mais pas celle que vous croyez car de la race des centaures.
    Toutefois sans se surmener, ni se faire discriminer
    Il va, ce fanal, déployer et peu à peu, l’idée s’instaure…

    L’idée de faire une fanfare. Oui mais tout seul, c’est la galère
    Et faire le centaure-orchestre, c’est fatiguant pour les sabots !
    Et l’on vit alors l’enfant-phare, par des recherches épistolaires,
    Trouver d’ici la Saint-Sylvestre un gars qui trouverait ça beau.

    Par Saint-Nougaro, c’est un’ meuf qui a répondu à l’annonce,
    À la poitrine en cornemuse avec des cuisses en grosse caisse !
    Ensemble, ils vont nous faire un bœuf et un pot-pourri qui défoncent
    Cadencés d’aiguës qui s’amusent avec des basses qui encaissent !

    Avec une femme-bombarde et un enfant-phare centaure,
    Que revivent les scarabées ainsi que les pierres roulantes !
    Qu’Assurancetourix le barde leur serve même de mentor
    Et la Castafiore, bouche-bée, leur prête sa voix roucoulante !

    Tableaux de Władimir Golub sur https:bialczynski.pl20140708bialoruska-wizja-slowianskiej-baji-wladimir-golub .

    
    
    
  • Le paradis des mille vierges

    Le paradis des mille vierges

    Ne cherchez plus, je l’ai trouvé, le paradis des mille vierges !
    Sauf que pour y être invité, le prix est abasourdissant.
    J’y ai, par moi-même, éprouvé tous les délices qui convergent
    Aux béatitudes incitées par leurs baisers étourdissants.

    Comment ai-je pu accéder à ce tarif exorbitant ?
    J’y suis tombé par accident après une chute qui m’atterre,
    Suite à une course, excédé par un survol nécessitant
    D’aller d’orient en occident en orbite autour de la Terre.

    Je suis rêveur, comprenez-vous ? Éternellement dans la Lune ;
    Comme je suis léger d’argent, je m’envole au moindre courant d’air.
    Une tempête, je vous l’avoue, m’a jeté pour toute infortune
    Dans ce nirvâna partageant les bonheurs les plus légendaires.

    Hélas je ne puis en sortir et suis condamné au plaisir !
    Cent fois par jour, Ă  tour de rĂ´le, elles veulent prendre leurs panards.
    Mais si quelqu’un veut consentir un splendide échange à saisir,
    Je lui en donne ma parole, qu’il prenne ma place au lupanar !

    Tableau de Maria Filopoulou.

    
    
    
  • Contre toute prudence

    Contre toute prudence

    « Mon esprit en toute imprudence
    – l’âme en passager clandestin –
    Avance seul, émancipé,
    Espérant même léviter.
    Et, comble de toute prudence,
    Il ose avertir le destin
    Qu’il a déjà anticipé
    tous les pièges à éviter. »

    Ainsi parlaient Zarathoustra,
    Bouddha, Jésus et Mahomet
    Et je suis parti convaincu
    Que rien ne pourrait m’arriver.
    Mais au premier pas – patratras ! –
    J’ai dégringolé du sommet
    Et me suis écrasé, vaincu
    De tout mon corps désactivé.

    J’ai compris que tous mes acquis
    Gagnés à chaque incarnation
    Devaient être encore éprouvés
    Par une alchimie destinale.
    Et de la mort, je renaquis
    Grâce à ma réadaptation
    Envers l’assurance approuvée
    Des quatre vertus cardinales.

    Tableau de William-Adolphe Bouguereau.

    
    
    
  • MutinĂ©e de soleil

    Mutinée de soleil

    De soleils mutinées aux cheveux de comètes,
    En robes satinées, les déesses-planètes
    Enfantent la Nature dans le creux du foyer
    De la mer où saturent ses enfants octroyés.

    Qui les a fécondées par les vents de l’espace ?
    Des rayons émondés d’astres qui se déplacent
    Soumis à l’attraction des galaxies lointaines
    Et la gravitation de brunes étoiles naines.

    Notre mère la Terre et sa fille la Lune
    Ont fondé le croissant fertile du berceau.
    Le père est un mystère mais sa sève opportune
    Coule dans tous les sangs des hommes universaux.

    Tableau de Maria Pace Wynters.

    
    
    
  • La source vive

    La source vive

    L’amour est une source vive qui désaltère de la soif
    Cependant lorsque qu’elle se tarit, la vie paraît indissociable.
    Mais dès que le corps se ravive et que la passion le décoiffe,
    Il se passe un charivari qui drogue le cœur insatiable.

    L’amour donne un courant bizarre montrant plusieurs propriétés ;
    Drogue, remède ou aliment selon comment il est absorbé.
    Il peut pousser à la bagarre ou provoquer l’ébriété
    Ou, au contraire, un ralliement entre deux âmes résorbées.

    Alors, quelle est cette énergie qui l’emporte sur la matière ?
    Une force à travers le temps impénétrable à juste titre.
    Que nous suivons en synergie durant toute une vie entière
    Malgré notre esprit combattant et malgré notre libre arbitre.

    Tableau de Henri Gervex.

    
    
    
  • Ne pas trop voir, ne pas trop dire, ne pas trop entendre

    Il faut savoir fermer les yeux sur les affaires d’aujourd’hui
    Sans en souligner l’importance si elles sont dans l’obscurité.
    Il faut savoir ouvrir les yeux si quelque chose se produit
    Et ce, en toutes circonstances, pour sa propre sécurité.
    Méli-mélo, c’est pas sérieux de dompter un regard réduit
    Qui faute, par inadvertance, du fruit de sa curiosité !

    Il faut savoir fermer sa bouche et ne pas trop se révéler
    De peur d’avouer ses faiblesses et de se faire condamner.
    Il faut savoir ouvrir sa bouche quand il est temps de corréler
    Ses actes avant que ne se blesse son amour propre profané.
    Communiquer, l’affaire est louche selon ce qu’il faut démêler
    Entre une langue de diablesse et la vérité spontanée !

    Faut savoir faire la sourde oreille sur les potins et les ragots
    Les chiens aboient, la caravane passe malgré l’indiscrétion.
    Il faut savoir tendre l’oreille aux conseils de l’alter ego
    Même si parfois il me vanne avec ses excès d’accrétions.
    Charivari dans l’appareil ! Les discoureurs, les viragos
    Qui donnent le change et se pavanent m’ont rendu(e) sourd(e) d’indigestion !

    Collages de Ricky Linn sur https:www.behance.netgallery95396769Collage-Illustrations-3 .

    
    
    
  • Zoom arrière

    D’abord ma mère, la première, ensuite ma tante la seconde,
    Et puis à part mes deux grands-mères, pas d’autre femme ne m’a ravi.
    Aucune sœur dans ma chaumière ni de cousine Cunégonde
    Qui m’auraient appris le sommaire du grand ouvrage de la vie.

    Soudain l’école devient mixte et les demoiselles prolixes
    Sont trop nombreuses et mystérieuse ; moi timoré et trop timide.
    D’ailleurs sans être anatomiste, leurs corps tournent en idées fixes
    Dans mes rêveries luxurieuses et sur les draps restés humides.

    Et puis les femmes de ma vie ont marcotté filles et nièces,
    De belles-sœurs en belles-filles, de mariages en unions libres.
    Peu à peu les femmes ont gravi les échelons en hardiesse
    Au petit bonheur en famille, qu’il est beau ce bel équilibre !

    Portraits de Sandra Pelser.

    
    
    
  • Sous la jupe de Madame Nature

    Sous la jupe de Madame Nature

    Je préfère quand Dame Nature déploie sa robe à la montagne ;
    Je peux rester dans les vallées à lui reluquer ses jupons.
    Ses jambes aux belles statures ressemblent à deux mâts de cocagne
    Tant leurs fruits me font ravaler toute l’eau coulée sous les ponts.

    L’été, comme elle sort sans culotte, c’est là ma saison préférée
    Car Dame Nature, très féconde cherche à se faire butiner.
    Ah, que ne suis-je une hulotte pour laisser mon bec s’affairer
    Entre ses cuisses rubicondes et enfin m’y agglutiner !

    Photo d’Anil Saxena.

    
    
    
  • Plus dĂ©sappointĂ© que moi, tu meurs !

    J’ai trop longtemps tourné en rond dans mes existences antérieures ;
    J’ai trop souvent joué des rôles de personnages secondaires ;
    J’ai trop soulevé d’avirons pour ramer vers mon intérieur ;
    J’ai trop écouté de paroles dont les flots en vain m’inondèrent.

    J’ai trop été dans les nuages à rêver à d’autres contrées ;
    Je me suis trop hissé dessus des convictions inconsistantes ;
    J’ai trop essuyé d’échouages parmi les courants rencontrés ;
    J’ai trop souvent été déçu par une carotte inexistante.

    Illustrations de Guy Billout sur https:littleblacksubs.wordpress.com20170210surreal-illustrations-by-guy-billoutamp .

    
    
    
  • Sur la jupe de Madame Nature

    Sur la jupe de Madame Nature

    Pour faire taire les cancans, Dame Nature déploie sa jupe
    Pour recouvrir lacs et rivières afin que les canards soient contents.
    Un seul petit détail manquant et les oiseaux ne sont pas dupes ;
    Ainsi jusqu’au bord des lisières du bois, elle va se rabattant.

    Le soir, on entend ses froufrous qui s’agitent en vaguelettes
    Et les volatiles plonger avec falbalas et volants.
    À la pleine lune, les loups-garous lui rapportent des sandalettes
    À cause des bains prolongés qui lui font les pieds flageolants.

    Photo d’Anil Saxena.

    
    
    
  • Le pont de lumière

    J’irai en habit de lumière vous apporter la connaissance,
    J’extrairai le mal des ténèbres que l’on veut vous inoculer.
    J’entrerai dans chaque chaumière pour éclairer de renaissance
    Toutes vos expériences funèbres qui renaîtront miraculées.

    Je marcherai dans un éclair qui fera le tour de la Terre,
    Qui avertira les humains que leur salut est arrivé.
    Je parlerai d’une voix claire sans pléiade de commentaires
    Pour vous montrer le vrai chemin, celui qui va vous raviver.

    Illustrations de Guy Billout sur https:littleblacksubs.wordpress.com20170210surreal-illustrations-by-guy-billoutamp .

    
    
    
  • Caniculavirus

    Caniculavirus

    Malgré les jours de canicule qui s’insinuent dans mon logis,
    Je survis à tous les étages en guettant les gros cumulus.
    Mais la menace est ridicule car la météorologie
    N’en fait pas vraiment un fromage à cause du coronavirus.

    Tableau de Felicia Chiao.

    
    
    
  • Baisers mouillĂ©s

    Baisers mouillés

    La femme à pois, l’homme à rayure font l’enfant sous le parasol.
    On se mélange les valeurs, on se combine les motifs.
    Bisous salés, baisers mouillures, on en perd vite la boussole ;
    Bien vite on abaisse les couleurs, son caleçon et son soutif.

    Tableau de Peter Adderley.

    
    
    
  • Les faux coucous

    Les faux coucous

    Méfiez-vous des faux coucous qui font semblant de donner l’heure
    Sur un cadran falsifié ou une horloge désuète.
    D’abord, ils sonnent treize coups, juste pour vous donner le leurre,
    Lorsque minuit vient signifier que ce jour devient obsolète.

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  • La crĂ©atrice

    La créatrice

    Au début Dieu créa le monde qui n’était pas si bien que ça ;
    Les couleurs lui semblèrent immondes à tel point qu’il y renonça.
    Ce fut sa petite dernière, une angelette artiste en herbe,
    Qui les agença de manière que Dieu jugea l’œuvre superbe.

    Dessin de Karin Taylor.

    
    
    
  • Tomber la culotte

    Tomber la culotte

    Victime des chattes brûlantes, sous l’effet de la canicule,
    Je les vis tomber la culotte, souriant de leurs petites lèvres.
    Puis d’une branlette stimulante, je dus pénétrer mille culs
    Tétant aux mamelles boulottes un lait à vous donner la fièvre.

    L’étoile de Sirius aussi appelĂ©e « la petite chienne » – ou « canicula » en latin – n’était visible par les romains qu’au plus chaud de l’étĂ©.

    Dessin de Alphachanelling.

    
    
    
  • Le renard emplumĂ©

    Le renard emplumé

    Pourquoi croyez-vous qu’il déplume toutes les poules de la nation ?
    C’est qu’il a traversé la mer sans manger le moindre quignon !
    Dès lors, il se pare de plumes après avoir fait collation
    D’Indian Tonic au goût amer, c’est un peu son péché mignon.

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  • Ă€ propos d’éclipses

    À propos d’éclipses

    Ce n’est pas ce que vous croyez lorsqu’il nous arrive une éclipse ;
    Le Soleil éteint simplement car la Lune est méticuleuse.
    Plus tard vous verrez s’octroyer dans le ciel une nouvelle ellipse ;
    C’est une étoile faiblement tout juste jeune nébuleuse.

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  • Le passage du plaisir

    Le passage du plaisir

    Une fois que j’ai fait l’amour, ses cuisses m’ouvrent un chemin
    Où des baobabs étirés atteignent le septième ciel.
    Vénus a le sens de l’humour car elle y a gravé de sa main :
    « Mon amoureux m’a bien tirée et, pour un homme, c’est l’essentiel ! »

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  • L’aiglonne

    L’aiglonne

    L’aiglonne ressemble à une femme par l’inspiration décuplée
    Qui m’apparaît à moitié nue lorsque j’en ai formé le vœu.
    Sa voix critique me dit « Infâme ! Ta calligraphie me déplaît !
    Fais-moi l’amour, pauvre ingénu, après écris ce que tu veux ! »

    Sculpture de Debra Bernier.

    
    
    
  • Le lion sans peur

    Le lion sans peur

    Le front collé à la crinière de son gardien des cauchemars
    Dont il a dépassé les peurs depuis l’étoile du veilleur,
    Se souvient-il de la dernière fois qu’il a largué les amarres
    Accroché au lion merveille pour rêver d’un monde meilleur ?

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  • Pinky LĂ©o

    Pinky Léo

    Nous n’étions pas très coutumiers à voir un lion à l’eau de rose,
    Un peu fleur bleue, un peu précieux auprès d’une hardie clientèle.
    Mais notre ami est couturier et c’est dans ce métier qu’il ose
    Créer pour les lions capricieux des crinolines tout en dentelles.

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  • L’ineffable beautĂ©

    L’ineffable beauté

    C’est lorsque Athéna m’apparut, portant l’égide de lumière,
    Qu’elle me frappa de sa lance nimbée de beauté surréelle.
    Puis tout à coup, elle disparut laissant un rayon de poussière
    Qui rappelait dans le silence son immaculée irréelle.

    Quand la déesse Athéna est représentée en beauté surréelle portant une égide et une lance, elle est Athéna Promachos, déesse de la guerre.

    
    
    
  • La diablesse

    La diablesse

    Petite femme toute simple, habillée de peu de couleur,
    Cherche jeune homme pas trop sage, peut-ĂŞtre mĂŞme davantage,
    Afin de monter en épingle sans se faire trop de douleurs
    Quelques nouveaux apprentissages sur les règles de pelotage.

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  • La pause costale

    La pause costale

    Bien loin du Golfe du Lion et de la Méditerranée,
    Le Lac Léman garde la pose sur les belles cartes postales.
    Tranquillement nous oublions tous les contrats filigranés
    Et les soucis qui indisposent un peu les vertèbres costales.

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  • Matterhorn

    Matterhorn

    Le Matterhorn, ou le Cervin, est une dent perçant le ciel
    Dans la silhouette parfaite qui fait l’emblème de la Suisse.
    Rochers escarpés et ravins, vallées d’origines torrentielles
    Dressent leurs teintes jusqu’au faîte pour que la lumière en jouisse.

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  • Oranges pressĂ©es

    Oranges pressées

    Les oranges pressées, sur la petite reine,
    À vitesse décoiffée, vont rincer les gosiers.
    Et les citrons pressés ne sont pas à la traine
    Pour les gens assoiffés à l’ombre des rosiers.

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  • Lire dans les reflets

    Lire dans les reflets

    Ceux qui lisent dans le marc de café doivent le lire un peu serré !
    Quant Ă  moi, c’est dans les reflets que je perçois le temps qui passe.
    Je n’ai pas besoin de gaffer ; mon public n’est pas ulcéré ;
    Et si l’eau trouble mes pamphlets, c’est mĂŞme aussi très efficace.

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  • Le fond de la saison est humide

    Le printemps était en retard, l’été a loupé son entrain,
    Les colchiques n’ont pas percé que l’automne est prématuré !
    À force de mouiller les pétards au fil des climats précontraints,
    On va voir les ours traverser les terres villégiaturées.

    Photo de Joe Bunni.

    
    
    
  • Quelques clichĂ©s pour l’avenir

    Quelques clichés pour l’avenir

    L’été, arrivé en retard, risque d’avoir un peu d’avance
    Alors je m’en vais recueillir quelques clichés pour l’avenir.
    Si nous voulons rester fĂŞtard sans payer trop de redevance
    À l’hiver de s’enorgueillir, gravons nos meilleurs souvenirs.

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  • L’amour en vocabulaire

    L’amour en vocabulaire

    Le printemps m’avait apporté tous ses prémices ;
    Moi, j’en développais, dès l’été, mes prémisses.
    Car j’Ă©tais amoureux, au dĂ©but peu ou prou,
    D’une fille si belle comme figure de proue.

    Ses yeux lançaient des ondes d’un intime radian,
    Je les captais si fort d’un cœur à cœur radiant.
    Je l’emmenais souvent Ă  l’Ă©tang aux rainettes
    L’invitant à croquer quelques pommes reinettes.

    À chaque heure du jour je lui donnais rencard,
    Tellement j’avais peur qu’elle me mette au rancart.
    C’est comme ça l’amour, les cĹ“urs doivent se roder
    De crainte qu’un intrus parvienne à y rôder.

    Je la charmais de mots, de mes écrits romans
    Pour habiter avec elle en pays romand.
    Mais jamais sa famille ne me demanda tribut
    Car j’étais de leur sang, j’étais de leur tribu.

    (Prémices : premiers produits de la terre ou du bétail.
    Prémisses : faits étant à l’origine de quelque événement.
    Prou : assez, beaucoup.
    Proue : partie extrême de l’avant d’un vaisseau, l’arrière étant la poupe.
    Radian : unité de mesure de l’angle en géométrie.
    Radiant : organe destiné à rayonner des ondes électromagnétiques.
    Rainette : une des espèces de petites grenouilles vertes.
    Reinette : sorte de pomme à peau tachetée.
    Rencard : Renseignement confidentiel, rendez-vous.
    Rencart : jeter, mettre au rebut, abandonner.
    Roder : user, polir par le frottement les contours ou les angles d’une pièce.
    RĂ´der : errer avec une intention hostile ou suspecte.
    Roman : langues qui se sont formées du latin, style d’art.
    Romand : relatif à la partie de la Suisse où l’on parle français.
    Tribut : contribution périodique qu’un État impose à un peuple vaincu.
    Tribu : groupe de personnes qui ont une affinité ou une similitude.)

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  • Ă€ peine vierge

    À peine vierge

    Quand le jour est à peine vierge, juste nimbé d’aube et d’aurore,
    Les premiers reflets portent encore la patte des anges de nuit.
    Lentement mille petits cierges, lumière pure et incolore,
    Viennent adresser, indolore, l’adieu au lion de minuit.

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  • Concerto pour deux souris

    Concerto pour deux souris

    Un concerto pour deux souris, cela pourrait prĂŞter Ă  rire
    Mais ce sont ces deux demoiselles qui l’ont commandé cet été.
    La concertiste a bien nourri tout son cœur d’air et de sourire.
    Il manque plus qu’un violoncelle pour éloigner le chat botté.

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  • Que sont mes chats devenus ?

    Que sont mes chats devenus ?

    L’autre soir je vois ma voisine quatre chatons sur sa poitrine
    Me demandant si je les aime et si je veux les adopter.
    « Pas du tout ! » dis-je dans ma cuisine. « Votre demande me chagrine !
    J’en ai déjà une douzaine et ce serait mal adapté ! ».

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  • Orange pressĂ©e

    Orange pressée

    Orange pressée sur la terrasse avec un grand verre d’eau gazeuse !
    Une rivière de citron avec des bulles, avec des pailles !
    J’ai un grand appétit vorace quand la nature se fait vaseuse
    Alors j’appelle le grand patron « Ô Soleil ! » pour faire ripaille !

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  • C’est Ă  Saint-Michel

    C'est Ă  Saint-Michel

    C’est autour de Saint-Michel que j’ai perdu mes moutons
    Et je crie dans les ruelles Ă  qui voudra me les rendre.
    La Mère Poulard m’interpelle de son petit air glouton :
    « Je ne suis pas si cruelle, ils étaient vraiment très tendres ! »

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  • Y’a pas de l’oie

    Y’a pas de l’oie

    Y’a pas de l’oie dans mon jardin secret !
    Y’a pas d’lézard, pas de supercherie !
    Y’a pas de l’oie, je n’ai pas de regret !
    Y’a pas de loup dans ma bergerie !

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  • Quand je suis nĂ©

    Quand je suis né

    Au moment où je suis né, le Soleil leva son voile
    En l’honneur de ma venue sur cette Terre qu’il aime.
    Ă” mon père embruinĂ©, je suis le fils de l’Ă©toile !
    Ô ma mère bienvenue, ma vie est un vrai dilemme !

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  • Votre prochaine incarnation

    Votre prochaine incarnation

    Pour la prochaine incarnation que diriez-vous d’être ce chat
    Qui prie pour son lait quotidien et le reçoit en conséquence ?
    N’y voyez nulle profanation ni sur les dogmes, un crachat !
    C’est juste un vœu épicurien que je vous livre en confidence.

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  • Les enfants indigo

    Les enfants indigo

    Les enfants indigo sont enfants de lumière
    Dont le cœur est relié aux mondes transcendants.
    J’écris mes madrigaux de façon coutumière
    De manière à rallier ce courant ascendant.

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  • Tout est Ă©quilibre

    Tout est équilibre

    Tout est équilibre, tout est régulier.
    L’esprit et le corps, l’âme et le cœur
    Sont aussi bien libres qu’ils sont tous liés
    En parfait accord, ensemble et vainqueurs.

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