Anniversaire

🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.

🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.

  • À contrechant

    Une chorale en sextuor est trompeur – l’erreur est humaine –
    Et pourrait prêter à comprendre qu’il faut chanter le sexe à l’air.
    Mieux vaut chanter en septuor pour chaque jour de la semaine
    Et attendre sans s’y méprendre un dimanche caniculaire.

    Car la soliste à contrechant pourra chanter entièrement nue
    Pour que la musique frissonne et que les seins ballotent en chœur.
    Ceux qui trouvent ça effarouchant n’ont pas compris que la tenue
    D’une chanteuse polissonne relie l’oreille jusqu’au cœur.

    La chorale, toute bien rangée, s’aligne en rang bien appliqué
    Mais l’une d’elles, sans nul frisson, perd soudain jupe et partition.
    Et d’un pot-pourri arrangé, elle chante en canon dupliqué
    Par tout l’ensemble polisson des choristes en déperdition.


    À l’unisson, les jupes claquent, tombent en chœur comme un signal
    Tandis qu’en fond, assises à poil, les premières sourient en rafale.
    Le chef, figé par tant d’audace, fredonne un mi sans conviction
    Et même les rimes s’envolent, mes vers s’en retrouvent tous nus.

    Tableaux d’Iran Francisco Lomeli Bustamante sur https:catrina-burana.livejournal.com21809.html .

    
    
    
  • Tous à poil !

    Tous à poil !

    Liberté de laisser son corps faire corps avec la nature ;
    Égalité avec les sexes de tous poils et de toutes sortes ;
    Fraternité et, mieux encore, sororité en emboîture
    Sur toutes les plages sans complexe, la nudité qui réconforte !

    Il y aura des mécontents sur toutes les plages publiques ;
    Des empêcheurs d’euphoriser sa joie d’aller courir tout nu.
    Heureusement de compétents procureurs de la République
    Seront là pour autoriser ce droit à jamais obtenu.

    Les gros, les gras et les obèses, plongés dans la marée humaine,
    Se fondront parmi les asperges, les sacs d’os et les planches à pain !
    Les p’tits « m’as-tu vu quand je baise » ne seront plus des phénomènes
    Et ça rabaissera les verges de ceux qu’on nomme « chauds lapins » !

    Car sous la peau, pas de miracle, chacun traîne son anatomie,
    Ses complexes sans condescendance, ses rêves mous ou bien dressés.
    Et quand le monde devient spectacle, autant que ce soit l’euphonie :
    À poil, à poil ! Et que l’on danse, tout en sueur et déstressés !

    Illustration de Marc Daniau qui fait polémique notamment sur https:ecoleemancipee.orgretour-sur-l-affaire-de-tous-a-poil .

    
    
    
  • 5. L’Offrande du Festin Sexuel

    Amuse-bouche
    Je déploie mes lèvres en pétales et tu les goûtes comme une aubade
    Avec la lenteur du gourmet qui y consacre tout son plaisir.
    Or chaque larme serait létale, avalée à la dérobade,
    Mais en appréciant le fumet tu peux croquer tout à loisir.

    Chaque mise-en-bouche de cyprine est une étoile tombée du ciel ;
    Chaque gorgée de vin te saoule – préliminaire à ton palais.
    Tète nos glandes exocrines, absorbe le goût essentiel
    De nos salives qui s’écoulent et nos mamelles gorgées de lait.


    Entrées
    Nous déposons nos clitoris pareils à deux hosties brûlantes ;
    Les gémissements de nos lèvres trahissent nos grottes humides.
    Ta langue, pour que tu t’en nourrisse, passe de l’une à l’autre, errante ;
    Tes doigts les pétrissent avec fièvre comme ceux d’un puceau timide.

    Plats de Résistance
    Voici le Saint Graal du vainqueur : vagins cuits au feu et vapeur
    Où se déversent dans leurs calices notre sécrétion vaginale
    Que tu savoures de tout ton cœur, nids en tablier de sapeur
    Qui font la gloire et les délices d’une cuisine originale.

    Fromages (pour l’âpreté et le sel)
    Tu lèches nos fentes divines affinées à maturation ;
    La cave du ventre t’invite à déguster sa crème blanche.
    Saveur piquante que tu devines chargée de la menstruation
    Qui se répand à la va-vite en coulis doré sur la tranche.

    Desserts
    Voici enfin nos culs dressés pour leur saveur chocolatée ;
    Nos corolles juste entrouvertes et nos rosettes frémissantes.
    Plonges-y ton biscuit pressé sur nos orifices dilatés
    Et culbute à la découverte tes vieilles présomptions réticentes.

    Digestifs
    Nos gorges embouchent au goulot le phallus empli de liqueur
    Que nous siphonnons goulûment par de petits enchaînements
    Bientôt à la fin du rouleau tu jouiras d’un air moqueur
    En décidant résolument d’y revenir prochainement.

    Illustrations de Luis Royo.

    
    
    
  • 4. La Geste Fornicatrice

    👩🏻‍🦰👩🏻 Laureline & Loreleï
    Nous sommes une armée de caresses, une chevauchée de langues en feu ;
    Nous combattons à deux contre un mais tu veux en sortir vainqueur.
    D’un choc de bassins dans l’ivresse où tu nous mènes selon tes vœux,
    Ton épée perce et nous contraint de t’ouvrir nos ventres à ton cœur.


    👩🏻‍🦰Laureline
    Nos cuisses sont des étendards et nos vulves sont des calices ;
    Nos lèvres, les portes du Temple et notre lait ta nourriture.
    Toi, pèlerin hors des standards, tu bois à la source sans malice,
    À nos mamelles que tu contemples comme une offrande de la nature.

    Nous te guidons vers notre touffe jusqu’au Saint Graal ruisselant ;
    Tu lapes le lait de l’Étoile et tu t’abreuves de nos sèves
    Dont l’humeur vivante t’étouffe au moment le plus jubilant
    Lorsque l’orgasme se dévoile par ton phallus dans notre fève.


    👩🏻 Loreleï
    Le Saint Graal au milieu de nous déborde de nos chattes enflées ;
    Il jaillit dans ta bouche avide s’écoulant comme un vin d’extase.
    Et toi de te mettre à genoux et boire à nos vulves gonflées
    Et tu nous lapes et tu nous vides à la limite de l’épectase.


    👩🏻‍🦰👩🏻 Laureline & Loreleï
    Nous chevauchons le cul en selle sur ton Oracle, l’autel de chair.
    Les bras en croix, tu es le trône où nous siégeons pour notre règne
    Sur cette verge qui ruisselle du sperme qui nous est si cher
    Qui nous féconde et nous couronne, qui nous imbibe et nous imprègne.

    Nos ventres battent la mesure, l’éclat de nos reins est fougueux ;
    Nos culs gémissent au combat et nos seins ballotent en cadence.
    Nous jouissons en démesure sous les assauts du dard rugueux
    Quand s’élève le branle-bas du chant des Walkyries en transe.


    👩🏻 Loreleï
    Ton foutre entache la bannière qui claque au vent, puis qui s’affaisse ;
    Le monde tout entier s’écroule sous nos orgasmes aboutis.
    Coincé dans notre boutonnière, tu es prisonnier de nos fesses ;
    Le tapis rouge se déroule et notre chatte t’engloutit.

    Illustrations de Luis Royo.

    
    
    
  • 3. La Baise Abyssale

    3. La Baise Abyssale

    👩🏻‍🦰 Laureline – Flamme abyssale
    Je suis la torche qui t’avale, ma vulve s’ouvre en gouffre ardent ;
    Je mouille et inonde mes cuisses, je suis une femme fontaine.
    Viens m’enfoncer ta queue royale qui me brûle en la regardant
    Et bourre-moi pour que je puisse jouir d’une joie puritaine.


    👩🏻 Loreleï – Vague abyssale
    Je suis la mer qui t’engloutit, mon clitoris frémit de rage ;
    Tu le mordilles et je gémis jusqu’à en pleurer de plaisir.
    Viens me noyer de ton outil et m’arroser de pluie d’orage,
    Brandis ta queue dont je frémis déjà du fruit de ton désir !

    👩🏻‍🦰👩🏻 Chœur abyssal
    Nos deux abîmes t’implorent en chœur, phallus royal, sceptre des cieux :
    Pénètre notre sanctuaire et fait ton va-et-vient céleste !
    Plonge en nos trous, brûle nos cœurs, encule nos portes des dieux
    Et par devant et par derrière, reviens, brutalise et moleste !

    👩🏻‍🦰 Litanie de Feu
    Ton phallus fend ma chair offerte, il ramone mes reins en feu ;
    Je m’accroupis le cul en l’air et il te prie de l’enculer.
    Ma chair ta volée a soufferte et je jouis de tous mes vœux,
    Mon cul a eu l’heur de te plaire et mon anus pédonculé.

    👩🏻 Litanie de Lune
    Ta queue s’enfonce en moi, salée, mes flots s’ouvrent comme des mers ;
    Je suis sirène et tends ma bouche pour goûter le gland turgescent.
    Je m’écoule en source lactée, ma chatte éclate en cris pervers
    Et je sens la première couche de ton liquide opalescent.

    👩🏻‍🦰👩🏻 Litanie Cosmique
    Nos deux vulves, fosses jumelles, se prosternent devant ton glaive ;
    Nos orifices de vraies femelles te sont offerts en sacrifice.
    Culs et clitoris, putains rebelles, se font temples pour ta sainte sève
    Et nous déployons nos mamelles gorgées de lait pour ton office.

    👩🏻‍🦰👩🏻 Strophe des Vulves conjointes
    Nos deux chattes d’une seule flamme, nos deux culs d’un seul océan ;
    Deux clitoris et quatre lèvres chantent l’appel de ton Oracle.
    Tes coups de queue sacrent nos âmes et nos orgasmes sont bienséants ;
    La fornication avec fièvre est toujours un nouveau miracle.

    Illustration de Luis Royo.

    
    
    
  • 2. Les Vestales à l’Office

    2. Les Vestales à l’Office

    Laureline – Strophe de feu
    Je suis ta flamme nue qui s’ouvre, la braise offerte à ton phallus ;
    Mes reins s’enflamment par ta verge et je jouis comme un succube.
    Mon vagin embrasé découvre l’orgasme sous ton stimulus ;
    Mon cul et mon âme divergent sous l’ardeur du sexe d’incube.

    Ta bite m’habite et m’allume ; ma vulve devient ta cheminée
    Que tu ramones de ton membre dans ma conduite vaginale !
    Le rut, le rut, le rut consume ma volupté acheminée ;
    Je grimpe aux rideaux de ma chambre comme vestale virginale.

    Loreleï – Strophe de Lune
    Je suis la vague qui t’engloutit, la bouche d’eau sur ton gland ivre ;
    Mon clitoris palpite et fuit, puis éclate d’un cri sauvagin.
    Tu le suces et tu l’emboutis de ta langue qui me fait vivre ;
    Cunnilingus qui me conduit à éjaculer du vagin.

    Tu bois ma source de plaisir et ça réveille ton pénis
    Qui reprend ma chatte échaudée pour lui concéder ses fantasmes.
    Ma vulve pleure du désir d’être baisée par Adonis ;
    Mes petites lèvres taraudées gémissent sous l’action de l’orgasme.

    Illustration de Luis Royo.

    
    
    
  • 1. L’Évangile des Maries-Putains

    Laureline — Ouverture
    Je suis ta Marie rouge et ta putain de braise,
    Ma vulve est ton autel, ma gorge ton encensoir ;
    Mon cul brûle d’un feu et veut que tu le baises
    Et sur ton sexe en rut, mes lèvres vont s’asseoir.

    Alors j’ouvre mes cuisses comme on ouvre un missel
    Et ton phallus s’y dresse d’un verbe incandescent
    Je jouis comme une bête et mon sexe ruisselle
    Comme une femme-fontaine au cul concupiscent.


    Loreleï – Répons
    Et moi, ta Marie bleue, la putain des marées,
    Ma chatte est ton calice, mon cul ton ostensoir ;
    Ta bite est mon attache, je veux m’y amarrer
    Et mes fesses y danser comme un saint encensoir.

    J’écarte alors mes hanches comme on romprait le pain
    Et ta langue s’y trempe comme une hostie vivante.
    Pendant ce temps j’embouche ta dure pomme de pin
    Pour y téter ta sève pour ma soif salivante.


    Laureline & Loreleï – Chœur des Maries-Putain
    Nous sommes tes évangiles charnels et libertins ;
    Tes deux saintes putains que tu as profanées.
    Tu bois dans nos calices la pinte de Chambertin
    Vinifié dans nos vulves et nos fûts pavanés.

    Tes deux vestales en chœur perverties et putains
    Aux orifices sacrés qui te sont grand ouverts.
    Culs, bouches et chattes ensemble deviennent ton butin,
    Nos annales lubriques prient mais à mots couverts.

    Nos petites lèvres en feu boivent ton vin spermique
    Et dégustent ton foutre laiteux et abondant.
    Qu’à jamais orifices se prosternent et forniquent
    Et que Lilith bénisse ton office fécondant !

    Illustrations de Luis Royo.

    
    
    
  • L’Hippo-centaure

    L’Hippo-centaure

    On dit que quand les Espagnols ont débarqué en Amérique
    Avec leurs casques et leurs armures, montés sur chevaux harnachés,
    En voyant tous ces branquignols, les indigènes hystériques
    Les prirent pour des créatures d’un même corps tout attaché.

    Monstres à deux têtes et quatre pattes, coiffés et cuirassés de fer,
    Tels des barbares extra-terrestres aussi nombreux que les étoiles.
    Pas besoin d’être psychopathe pour comprendre que c’est de l’enfer
    Qu’ont surgi ces chimères équestres qui mirent tout le monde à poil.

    L’hippo-centaure est remonté vers le nord et s’est dispersé
    Entre les montagnes et les plaines après plusieurs siècles d’efforts.
    Deux races se sont affrontées ; la gente indienne renversée
    A dû se dire « La coupe est pleine, l’homme blanc est beaucoup trop fort ! »

    Tableau de Władimir Golub sur https:bialczynski.pl20140708bialoruska-wizja-slowianskiej-baji-wladimir-golub .

    
    
    
  • Auprès de ma blonde

    Chez les centaures, on a le choix : soit épouser une centauresse
    Soit plutôt une femelle humaine qui aime les câlins équestres.
    Si cette décision m’échoit, je prendrai alors pour maîtresse
    Une pouliche à la semaine à l’essai deux ou trois trimestres.

    Eh bien, les gars, je vous le dis ; j’ai opté pour la femme blanche
    Qui sait bien écarter les jambes et me monter à l’encolure.
    Elle me chevauche du lundi sans s’essouffler jusqu’au dimanche
    Et comme je suis plutôt ingambe, on fait l’amour à toute allure !

    Tableaux de Władimir Golub sur https:bialczynski.pl20140708bialoruska-wizja-slowianskiej-baji-wladimir-golub.

    
    
    
  • L’arc-en-cœur

    L’arc-en-cœur

    Un jour j’ai osé l’ouverture du cœur et de toute mon âme
    Qui tonna d’un coup de canon dans l’air devenu furibond
    Afin de tenter l’aventure, afin de conquérir ma dame,
    Et même si la dame m’a dit non, mon cœur s’est ouvert pour de bon.

    Ce don, d’après l’astrologie, vient des planètes en pentagone
    Qui offrent à l’esprit engourdi de se reconnecter au cœur
    Et joindre la mythologie pour, via le réseau d’Antigone,
    Savoir braver les interdits et s’asseoir parmi les vainqueurs.

    Illustration de Joka sur https:dotjoka.comgallery2011-2014 .

    
    
    
  • Sonate au clair de Lune

    Sonate au clair de Lune

    Sol do mi, sol do mi, trois notes répétées ;
    Une invite à l’amour, un appel de la vie.
    Bonhomie, bionomie, tel l’écho reflété
    Qui pointe au petit jour quand le soleil revit.

    Sol do mi, sol do mi, sérénade à la Lune ;
    La femme qui séduit l’homme qui s’introduit.
    Endormis, rendormis, dans la couche commune
    La musique conduit, la vie se reproduit.

    Tableau de Susan Seddon Boulet.

    
    
    
  • Sur les chemins du paradis

    Vous me croirez si vous voulez, je m’ suis retrouvé à cheval
    Devant les portes consacrées à protéger le Paradis.
    Mais je n’en fut pas refoulé et, dans une sorte de carnaval,
    J’entrai dans la forêt sacrée dans un Éden de parodie.

    Pas de houri à l’horizon en référence à Mahomet,
    Ni de lait, de vin ou de miel mais une jungle inextricable.
    Chevauchant dans cette prison végétale, en quête d’un sommet,
    Je pensais, atteignant le ciel, appréhender l’inexplicable.

    Puis une femme fit son entrée sur sa somptueuse monture
    Tonnant : « Maintenant je suis Dieu et toi, l’humain, ma créature !
    Ensemble, dans cette contrée, nous allons peupler la nature
    Et recommencer l’insidieux cycle de notre progéniture ! »

    Tableaux de Esben Hanefelt Kristensen http:www.knudgrothe.dkalbum.asp?kunstner=89&vb=3489 .

    
    
    
  • Pas de sirène au paradis ?

    Refusée à l’entrée de l’Arche selon on ne sait quel critère,
    La sirène put se réfugier auprès d’un dauphin, son cousin.
    La fuyarde et son patriarche prirent la barque pour Cythère
    Et, dans ces eaux privilégiées, vécurent auprès de leurs voisins.

    Charmants compagnons de fortune, les poissons la prirent pour reine
    Auprès des cétacés-barons dans le royaume des abysses
    Du territoire de Neptune, Dieu procréateur des sirènes
    Et tous les tritons fanfarons qui naquirent sous ces bons auspices.

    Fécondée pas son étalon, elle enfanta l’homme-poisson
    Qui lui donna une descendance obscure à la taxonomie.
    Si les chrétiens tournent les talons à leur accorder sans façon
    Le salut par condescendance, ils pèchent avec parcimonie.

    Tableaux d’Esben Hanefelt Kristensen http:www.knudgrothe.dkalbum.asp?kunstner=89&vb=3489 .

    
    
    
  • Pendant ce temps la présidence…

    Pendant ce temps la présidence…

    Pendant ce temps le président, dans son maillot, les pieds dans l’eau
    Hésite entre la pêche à pied, la pêche au gros ou à la mouche.
    À Brégançon, c’est évident, à part la pêche et le pédalo,
    Il n’a rien à faire qui lui sied pour emmerder tout ce qu’il touche.

    Pendant ce temps la présidente se la coule douce au soleil
    Mais à l’abri des m’as-tu-vu bronzer à poil l’air pudibond.
    Or malgré la chaleur ardente qui l’a surprise dans son sommeil
    On ne sait si elle est pourvue d’un saucisson ou deux jambons.

    Pendant ce temps la présidence est assurée par des sosies
    Qui courent toute la planète à toutes les cérémonies.
    D’hôtels de luxe en résidence et sur le yacht d’un tsar cosy
    Tripotant toutes les manettes, ils jouent en toute hégémonie.

    Illustration de « Hilda » par Duane Bryers sur https:www.boredpanda.complus-size-pinup-girl-hilda-duane-bryers .

    
    
    
  • Les sœurs Marioles et leurs singes

    Les revoilà, les sœurs Marioles avec leurs singes attitrés ;
    On les pensait à l’étranger en train de passer du bon temps.
    Mais elles ont testé la variole un peu partout, bien infiltrées
    Parmi les espèces en danger, humains, singes et orang-outan.

    Abeilles, guêpes et papillons leur ont mis la puce à l’oreille
    Et elles nous ramènent cet automne tous les fruits de leurs expériences.
    Méfions-nous de leurs dardillons et leur piqûre sans pareille
    Avec confinement monotone et toutes ses invariances.

    Tableaux de Yana Movchan sur https:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com201704Yana-Movchan.htmlhttps:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com201704Yana-Movchan.html .

    
    
    
  • Gepetto

    Gepetto

    Souvent l’histoire s’inversa et Pinocchio fit Gepetto
    À l’image d’un mari honnête tel qu’il se présentait, sans vice.
    Mais quand la colle, il renversa, il se reprocha in petto
    D’avoir fait sa marionnette sans clou sans boulon et sans vis.

    Lorsque la fée bleue délurée fit sa visite hebdomadaire,
    Elle s’esclaffa sur le pantin habillé de colifichets.
    « Tu aurais dû l’peinturlurer », dit-elle, « avec un air moins grabataire
    Et un aspect plus enfantin ou encore mieux, en godemichet ! »

    Marionnette de Česká Tvorba.

    
    
    
  • La femme mûre

    La femme mûre

    L’homme qui aime une femme mûre aime ses courbes et son maintien ;
    La femme qui aime un homme mûr cherche un appui et un soutien ;
    Et dans ces histoires de mur, l’amour se construit et contient
    Autant de mots et de murmures que la construction en retient.

    Parfois la femme pose une muraille impénétrable et imprenable
    Et son trésor reste à l’abri derrière les mâchicoulis.
    Alors sa conquête trop duraille devient très vite déraisonnable
    Et derrière ses murs assombris, elle s’affaisse en mélancolie.

    Photo de Kristijan Antolovic.

    
    
    
  • Peigner la girafe

    Peigner la girafe

    Encore une dernière couche à appliquer prochainement
    Et la girafe est confinée derrière un filet sanitaire.
    Elle faisait la fine bouche à son premier morcellement ;
    À présent elle s’est résignée à ce régime totalitaire.

    Elle aura le droit de brouter, de boire et de se déplacer
    Grâce à l’identification de son bodypainting privé.
    Tant pis si elle est déroutée à se retrouver déclassée
    Parmi l’authentification aux boniments enjolivés.

    Photo d’Anil Saxena.

    
    
    
  • Au gré des vents

    Au gré des vents

    Au gré des vents j’envoie mon cœur comme une bouteille à la mer
    Dans mes petits mots confiés à l’air du temps qui les emporte.
    Aujourd’hui, je suis chroniqueur, demain j’aurai le ton amer ;
    Tout dépend si je suis convié, invité ou mis à la porte.

    Parfois mon mot tombe à propos dans une oreille sympathique,
    Parfois il est malentendu selon ce que vous ressentez,
    Parfois mes nerfs à fleur de peau écrivent à l’encre pathétique
    Mais sont toujours, bien entendu, juste un bulletin de santé.

    Illustration de Amanda Cass.

    
    
    
  • Les mains de l’amour

    Les mains de l’amour

    Les deux mains devenues magiques
    Désormais orchestrent le monde
    Et les deux mains en synergie
    Captent la voix de l’univers.

    La synchronisation logique
    Obéit à la longueur d’onde
    De la lumière en énergie
    Que l’âme et le cœur ont ouvert.

    L’une perçoit, l’autre renvoie
    L’une reçoit et l’autre donne.
    L’esprit ne contrôle plus rien
    Car les mains pensent d’elles-mêmes.

    Le cœur, lui-même, reste sans voix
    Et le corps entier s’abandonne
    Au phénomène épicurien
    Des deux mains ouvertes qui sèment.

    L’homme et la femme, devant la porte
    Qui ouvre à l’amour le passage,
    Le fortifient et le transportent
    Par leurs mains vibrant de messages.

    Tableau de Mstislav Pavlov.

    
    
    
  • Poète en excès d’inspiration

    Poète en excès d’inspiration

    Voilà, il fallait s’y attendre, l’inspiration a débordé !
    Le monde intérieur s’est ouvert et a enfermé l’extérieur.
    Le cœur est devenu plus tendre, le fol esprit s’est sabordé ;
    L’âme, désormais à découvert, atteint le degré ultérieur.

    Tableau de Christian Schloe.

    
    
    
  • L’impossible réalité

    L’impossible réalité

    Je prends le problème à l’envers quand tout me paraît impossible
    Car je ne puis m’imaginer que je suis mal positionné.
    Ainsi les lois de l’univers qui se montrent incompréhensibles
    M’apparaîtraient mieux machinées si j’étais moins conditionné.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Les chemins à l’envers

    Les chemins à l’envers

    Si tu vis ta vie à l’envers et prends les chemins de traverse,
    Tu finiras par arriver là où personne n’est allé.
    Peut-être dans un univers qui tournerait à la renverse
    Où les dieux seraient dérivés de ta prouesse décalée.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Petit-déjeuner au lit

    Petit-déjeuner au lit

    « – Déguster tes fruits défendus, porter mes lèvres à ton calice,
    Téter tes mamelons tendus, explorer ton mont de Vénus ! »
    « – Ton corps, sur mon corps, étendu, je veux goûter avec délices
    Ma bonbonnière pourfendue sous les assauts de ton phallus ! »

    Dessin de Alphachanelling.

    
    
    
  • Plus beau que le lion, tu meurs !

    « Miroir, Ô mon miroir magique, dis-moi qui est le plus splendide ? »
    Questionnait un roi prétentieux qui se croyait béni des dieux.
    Le miroir, loyal, laconique, repondit d’une voix candide :
    « Je préfère rester silencieux ; je réfléchis, c’est fastidieux ! »

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  • La charmeuse de serpent

    La charmeuse de serpent

    Lilith se trouvant dépourvue de son statut de première femme,
    Calma ses appétits sexuels en charmant Monsieur le Serpent.
    Adam, n’ayant pas tout prévu, n’évita pas le piège infâme
    Dans lequel Ève, trop sensuelle, mit leur paradis en suspens.

    (D’après la légende, Lilith, la véritable première femme d’Adam, fut répudiée, puis chassée du paradis par Yahvé, parce qu’insoumise à son époux, et sexuellement libérée.
    Tableau « La charmeuse de serpent » d’Emily Balivet, 2013.)

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  • Cœur-de-panthère

    Cœur-de-panthère

    À l’époque où Robin-des-bois faisait la guerre à Jean-sans-terre,
    Le Roi Richard-cœur-de-lion se cachait parmi les félines.
    Depuis ce temps, au fond des bois, on voit soupirer les panthères
    Guettant le retour du lion pour jouer des parties câlines.

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  • Orange et vert

    Orange et vert

    Enveloppé d’un rêve orange, son regard transperce l’espace
    Pour me transmettre des images qui sont tapies à l’intérieur.
    Et je sens l’attraction étrange de quelque chose qui me dépasse
    À laquelle mon cœur rend hommage tant il se sent bien inférieur.

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  • Plantée tout bonnement

    Plantée tout bonnement

    Si par hasard vous retrouvez ma voiture que j’avais garée,
    Soyez gentils de prolonger mon disque de stationnement.
    Et d’ailleurs pour vous le prouver, afin de ne pas l’égarer,
    Juste à côté d’un oranger, j’l’avais plantée, tout bonnement.

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  • L’adaptation

    L’adaptation

    Parce que je vis sur la banquise, je serais devenu tout blanc ?
    C’est vraiment très accaparant de vivre un progrès ascendant !
    En suivant cette règle exquise, prochainement, c’est affublant,
    Je vais devenir transparent dans mon biotope fondant !

    L’homme, à l’intelligence acquise, vit un changement accablant :
    Plus primitif que ses parents mais bien moins que ses descendants.
    Sinon, Madame la Marquise, à part ces avatars troublants,
    Tout va très bien, c’est très marrant, dans ce monde condescendant !

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  • Mon vieux lion

    Mon vieux lion

    Tu as dû en voir des spectateurs qui venaient par procuration, mon vieux lion,
    Vivre des amours fantastiques et des voyages romancés, mon vieux lion !
    Toi, tu restais l’observateur qui, porté à maturation, mon vieux lion,
    Faisait figure sympathique dès que le rêve commençait, mon vieux lion !

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  • Dans le sein de la Terre

    Dans le sein de la Terre

    J’étais ainsi lové dans le sein de la Terre ;
    Une douce atmosphère maternelle y régnait.
    Je pouvais m’y laver d’un plaisir solitaire
    Et pour me satisfaire un rayon m’imprégnait.

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  • L’escalier de grès rose

    L’escalier de grès rose

    Cette nuit en montant au donjon de mes rêves,
    Je prendrai l’escalier de grès rose nacré.
    Me voyant surmontant mes épreuves sans trêve,
    Les anges hospitaliers m’y seront consacrés.

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  • La métamorphose du lion

    La métamorphose du lion

    Le temps a allumé ton pont pour faciliter le passage
    Qui t’emmène au nouveau départ sur la ligne deux mille seize.
    Et ce qui serait le pompon c’est, qu’au cours de l’apprentissage,
    Ton lion se transforme en guépard pour l’aventure à la française.

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  • La porte d’or

    La porte d’or

    Là où le soleil se couche et plonge dans l’océan,
    L’est une porte magique qui conduit vers l’au-delà.
    Au moment où l’astre touche ses appartements céans,
    Juste à ce moment tragique s’ouvre la porte et voilà !

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  • Fleurs de lotus

    Fleurs de lotus

    Chaque année c’est la récolte des nouvelles fleurs de lotus
    Qui s’épanouissent en août quand l’été fait sa descente.
    D’une main très désinvolte, très discrètement, motus !
    Je t’offre, c’est de bon goût, une année incandescente !

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  • Dédale désorienté

    Dédale désorienté

    Heureux qui, comme Icare, a fait un beau plongeon !
    Et, sans bémol, qui vole en toute liberté !
    Pour moi, le seul bécarre, du haut de mon donjon,
    C’est d’être bénévole et très déconcerté…

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  • Calanques violettes

    Calanques violettes

    Avez-vous vu les calanques lorsqu’elles deviennent violettes,
    Quand le soleil incendie les lagunes embrasées ?
    Venez-vous cacher en planque sur la vue croquignolette
    Une nuit d’hiver tandis que la neige est abrasée.

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  • Je me jette à l’air

    Je me jette à l’air

    Quand tout devient impossible, que les ennuis s’accumulent,
    Avec mon anti-pépins, je vais me jeter à l’air.
    Ainsi, je reste impassible et plus rien ne me stimule
    Les raseurs, les turlupins disparaissent en un éclair !

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  • Ouverture sur la nature

    Ouverture sur la nature

    Frontière sur la vacuité entre l’esprit et mon âme,
    Naviguant sur le présent et remontant à sa source,
    Porte étroite sur l’acuité pour en discerner la flamme,
    Comme un enfant de treize ans plein de vie et de ressources.

    Écluse du lac de Greifensee qui règle le débit de la rivière Glatt qui traverse Dübendorf.

    
    
    
  • Queues de coquelicots

    Queues de coquelicots

    Dressées vers le ciel, les belles ombrelles,
    Les jambes en l’air, les fesses à l’éther !
    Voilà l’essentiel des fleurs naturelles ;
    L’envie oculaire, simple et terre-à-terre !

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  • La lecture romantique

    La lecture romantique

    Pour tâter l’aventure au fil de ma lecture,
    Je me suis installée devant la liberté.
    Là, sur la devanture de cette architecture,
    Je laisse s’en aller mes mots déconcertés.

    Mon amant, s’il m’entend, viendra sous mon balcon,
    S’agrippera aux phrases que je lie en lisant.
    Moi, Juliette, en mentant, attendrait au cocon
    Afin qu’il m’apprivoise en me tranquillisant.

    Je suis trop romantique et je suis trop rêveuse,
    Mes fantasmes sont flous quand je brûle d’amour.
    Je cherche l’authentique et ça me rend nerveuse.
    Moi, les grands méchants loups me semblent trop glamour !

    Mon cœur battait si fort dans le dernier chapitre
    Que je n’osais bouger de peur d’user l’intrigue.
    Les mots en épiphore dansaient sur mon pupitre
    Quand son bois fut gougé par l’épée de Rodrigue.

    Hier j’étais Chimène, aujourd’hui Cléopâtre !
    Demain je partirai sur les steppes immenses.
    Je ferai mon hymen avec le grand bellâtre
    Qui m’aura soutiré mes meilleures romances.

    Épiphore : Répétition par laquelle un mot ou plusieurs mots reviennent en fin de phrase.

    Tableau de Fabienne Barbier

    
    
    
  • Quand l’escargot appuie sur le champignon

    Quand l’escargot appuie sur le champignon

    Quand l’escargot pose le pied fermement sur le champignon
    Une fois encore, il va foncer et arriver pile en automne
    L’enterrement des feuilles mortes ne lui crêpera pas le chignon
    Vous allez voir le changement que son intention lui donne !

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  • L’oiseau perception

    L’oiseau perception

    Sous le soleil impavide s’en va l’oiseau perception
    Il vole au raz de la mare, juste au-dessus du reflet
    L’oiseau vole dans la conscience, dans un monde d’intention
    Le reflet nage inconscient, dans une vie insufflée.

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  • Aimer, c’est bon pour la santé

    Aimer, c’est bon pour la santé

    Regardez bien les amoureux : ils sont heureux et plein de vie
    Ils ont l’intention de veiller l’un sur l’autre pour sa santé
    N’est-il pas meilleure assistance de savoir qu’on doit sa survie
    À l’âme-sœur qui fait l’amour et qui me baise à volonté !

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  • Curieux tournesols

    Curieux tournesols

    Viens voir les tournesols, formes de parasol
    Ils nous regardent tous en dardant mille yeux
    Ils nous écoutent tous de leurs belles boussoles
    Mais dès qu’il fait bien nuit ils nous oublient un peu !

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  • Le village aux sept visages

    Le village aux sept visages

    Aujourd’hui j’avais l’intention de découvrir ce beau village !
    Car c’est depuis ma tendre enfance que je voulais le visiter.
    Je vous emmène avec moi, restez bien droit dans mon sillage,
    Je vais vous montrer des merveilles pour votre réceptivité !

    Dans la Rue Créativité, vous y verrez les créateurs !
    Vous y apprendrez à trouver le but de votre destinée.
    Prenez le temps de bien sentir ce qui fait de vous un acteur
    Dans votre vie et vos amours bien sages ou bien libertinées.

    Continuons Rue de Bonté, avec ses effets positifs !
    Tous ceux qui ont déjà créé savent combien c’est bienveillant !
    Essayez donc d’imaginer un monde vu en négatif
    Où le désir créerait la mort, c’est impossible et malveillant !

    Nous arrivons Rue de l’Amour, l’amour est la première demeure
    Qui fut construite dans la cité et c’est la plus grande alentour.
    Elle est l’énergie de l’écho, un champ infini et charmeur,
    Elle apporte prospérité, épanouie au jour le jour.

    Accourez Rue de la Beauté ! Et sentez bien l’interaction
    Entre les maisons de l’Amour et les maisons de la Beauté.
    Ressentez-vous l’émanation du grand pouvoir de l’intention
    Qui vous fait voir le bon côté en toutes choses pour la santé.

    Bienvenue Rue de l’Expansion ! Ici, vous allez explorer
    Tous les courants d’accroissement et les vents d’amélioration.
    Vous y vivrez dans la croissance et vous serez revigorés.
    C’est une roue de la fortune toujours en accélération.

    Rue Abondance Illimitée ! Cette rue n’a pas de frontières !
    Elle n’a ni début ni fin, dans cette rue vous êtes né !
    Vous n’aurez pas assez de vie d’atteindre un jour le cimetière
    Qui n’appartient pas à la vie contrairement à vos années.

    Rue de la Réceptivité ! Personne n’y est rejeté !
    Elle s’adresse à tout le monde, tout le monde y est convié !
    Nous n’avons vraiment rien à faire que d’attendre et se projeter
    Dans un réceptacle grand ouvert qui reçoit tout ce que vous enviez !

    Tableau de Fabienne Barbier

    
    
    
  • Les fleurs de guérison

    Les fleurs de guérison

    Il émane une forte énergie particulière de cette gerbe.
    Une énergie de guérison qui augmente le potentiel
    De chaque fleur en explosion et transmet le secret des herbes
    Qui va effacer vos blessures par son pouvoir incrémentiel

    La capacité de guérir est issue de la Terre-Mère.
    On en retrouve les échos dans toutes les plantes et les fleurs.
    Chaque fleur se guérit soi-même avant de guérir les chimères,
    Elles retournent à la source et vous inspire comme un souffleur.

    Elles n’ont pas de prétentions, d’attrait supérieur compensé,
    Mais elles ont l’illumination de l’énergie qui éradique,
    Qui transforme les maladies en intention et en pensées
    Positives, comme il se doit, et vous verrez : c’est véridique !

    Elles transmettent en pensées une énergie de guérison
    Car la source de vie n’impose jamais justice ni punition !
    Ce n’est pas parce qu’on est malade qu’on est méchant ou polisson,
    Mais c’est juste une belle expérience pour conscientiser l’intention !

    La source de toute vie n’impose jamais de peine ou punition !
    On n’est pas malade parce qu’on est méchant ou qu’on a mal agit !
    C’est juste une belle expérience pour conscientiser l’intention.
    Si la maladie fait partie de l’univers, elle assagit.

    La maladie est un désordre et vous allez manifester
    L’énergie qui provient des fleurs, qui fait de vous le guérisseur.
    Vous en avez le potentiel et vous allez admonester
    Ce qui vous guérit dans le corps et qui guérit vos successeurs.

    Si vous exprimez l’intention d’optimiser vos aptitudes
    De guérir et être guéri, vous en avez la compétence.
    Mais il est vraiment nécessaire de se soigner en plénitude,
    Harmoniser ses vibrations avec l’écho en maintenance.

    Tableau de Fabienne Barbier

    
    
    
  • La porte de la perception

    La porte de la perception

    Une porte entre-ouverte sur un monde intérieur.
    Imposante frontière entre mon extérieur.
    Une vue intérieure au fond de ma vie,
    Une percée subtile de mes profonds avis.

    Les panneaux qui s’écartent de la perception ;
    Le premier qui est fixe, on l’appelle « l’intuition » ;
    Le deuxième mobile, on l’appelle « intention »
    Et c’est cette dernière qui fait la cognition.

    Quand je pousse « Intention », je peux communiquer !
    Selon comme j’entrouvre, ma vision s’améliore.
    Mais « Intuition » est fixe, ce n’est pas compliqué !
    Elle reste immobile et j’en suis le senior.

    Une bonne intention devient procréatrice.
    Elle réfléchit l’écho de mon cher intérieur
    Et transforme le monde selon ma vraie matrice
    Et j’en vois les effets sur le monde extérieur.

    Je n’aurais jamais peur car je suis éternel.
    Je me tiens à la porte, je suis le troubadour.
    Ma source universelle, l’écho sempiternel,
    Se fond dans l’univers et devient de l’amour.

    Tableau de Fabienne Barbier