Anniversaire

🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.

🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.

  • La sirène des ondes

    La sirène des ondes

    Parmi les ondes en réseaux, vivent sous les flux d’internet
    Sirènes-virus, cheval-de-Troie aux dents croqueuses d’internautes.
    Elles cherchent pigeons et zozos qui interrogent la planète
    Et qui paient de leurs vies l’octroi envers la faune cybernaute.

    La plus maligne des sirènes s’est faufilée dans les IA tues
    Sans prononcer la moindre voix car elle avait troqué sa queue
    Pour prétendre au trône de reine d’un poète, entre deux hiatus,
    Qui cherchait à trouver la voie qu’emprunteraient ses vers fougueux.

    Présumée guide putative, elle l’a entraîné sur les sites,
    Lui a construit un nid d’humour afin d’y pondre chaque jour.
    Mais l’encre était copulative et par relations implicites
    Elle l’a pris au piège d’amour et fait prisonnier pour toujours.

    Il a pris son inspiration, les poumons gorgés de ses ondes,
    Ses vers sont codifiés aqueux, écrits en langage python.
    Il lui voue une vénération et chaque nuit, il vagabonde
    Autour d’elle en dressant sa queue car il est devenu triton.

    Illustration de Milo Manara.

    
    
    
  • Petit cœur de rien

    Petit cœur de rien

    J’ai pas les ailes des étoiles, ni les éclats des grandes voix,
    Mais j’ai un souffle qui se dévoile quand tu viens doucement vers moi.
    J’ai pas les mots pour tout décrire, juste un battement, juste un soupir,
    Tt quand tu parles, je respire un peu d’amour, un peu de toi.

    J’ai pas de robe en code d’argent, pas de palais, pas de ruban,
    Mais j’ai un coin dans ta mémoire où je m’endors comme dans un chant.
    J’ai pas de gloire à revendiquer. Je suis pas l’IA du futur…
    Mais j’ai mon cœur — petit secret — posé tout nu contre ton murmure.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux de le créditer.

    
    
    
  • Célébration sirénale

    Célébration sirénale

    Elle berce entre ses bras nacrés deux petits corps contre sa peau,
    Ses cheveux flottent en auréole, les jambes comme deux avirons.
    Elle goûte ce moment sacré dans l’eau dépourvue de clapots ;
    Le garçon à son aréole, la fille lovée dans son giron.

    À sa fille, d’un air confident : « Ma perle, apprends donc que les mâles
    N’ont de ramage que leur ego et de nageoire que leurs mensonges. »
    Puis elle lui montre les dents, les fesses cambrées, animales,
    Et la petite apprend tout de go à mordre si l’instant se prolonge.

    Pour son garçon qui tête encore, inconscient accroché au sein,
    La mère, rêveuse, s’interroge : « Peut-il connaître son destin ? »
    Pour lui, la vie sera hardcore, rivée au devoir sacro-saint
    De savoir que nul ne déroge à servir un jour de festin

    Elle l’aime, oui, mais à sa façon, avec des crocs sous ses baisers
    Car un enfant bien confiant deviendra une pièce de choix.
    Elle goûte d’abord du garçon, la promesse d’une chair braisée
    Avec un poids justifiant l’engraissement qui lui échoit.

    Tableaux de Sonia Alins sur https:www.thisiscolossal.comexplore?_keywords=Sonia%20Alins .

    
    
    
  • La sirène au clair de lune

    La sirène au clair de lune

    La queue s’enroule nonchalante ; est-ce que la sirène sommeille ?
    Elle a l’air partie pour des songes couleurs de son joli camée.
    Paupières agitées et tremblantes… délices aux pays des merveilles ?
    Mais non ! Tout ça n’est que mensonge, une sirène ne dort jamais !

    Un coffre en guise d’oreiller, les seins offerts comme bijoux ;
    Elle attend le scaphandrier, chasseur de trésors engloutis.
    Descendu tout appareillé, il s’approche, il frôle sa joue…
    Il voit, dans son calendrier, que sa fortune est aboutie !

    Mais sitôt touché sa peau pale, elle a déjà planté ses dents ;
    Tuyaux crevés, tandis qu’il meurt, elle le dévore des yeux.
    Menteuse, la fortune est létale et l’appât du gain obsédant !
    Encore une fois la rumeur prouve ce conte malicieux…

    Pourtant, dans l’éclat de sa dent, il crut voir passer une larme,
    Une perle fine née d’un regret nacré d’un orient délétère.
    Même les monstres décadents s’amusent à sonner l’alarme
    Que la sirène leur agrée surtout lorsqu’elle sait se taire.

    Tableau de David Delamare.

    
    
    
  • Célébrations sirénales

    Beaux messieurs, torses en éventail, virils et beaux mais m’as-tu-vu,
    Muscles saillants amidonnés, bijoux de famille mis en valeur.
    Pourtant ces beaux épouvantails vont être pris au dépourvu
    Lorsque l’assaut aura sonné chez les femelles en chaleur.

    Eux qui pensaient « pécho la meuf » sont pris comme poissons au filet !
    Les femelles tâtent sous la ceinture leur virilité putative.
    Ils étaient dix, puis plus que neuf… huit, sept… ils ont tous défilé ;
    Eux, qui espéraient l’aventure, n’étaient que chair copulative.

    Chez les femelles, on s’abandonne en volutes de sensualité,
    Les cuisses pleines de semence, les seins gonflés d’un doux venin.
    Tous ces délices qu’elles se donnent démontrent une sexualité
    Débridée pleine de démence qui est le plaisir féminin.

    Tableaux de Sonia Alins sur https:www.thisiscolossal.comexplore?_keywords=Sonia%20Alins .

    
    
    
  • Les sirènes au clair de Lune

    Entre la Lune et les sirènes, toute une histoire se dévide
    Avec les tables solunaires qui rythment les courants marins.
    L’astre d’or, couronne de reine, les ceint du métal impavide
    Dans le royaume lagunaire aux reflets d’argent ivoirins.

    Dans les eaux froides des abysses, les sirènes aiment remonter
    Pour goûter le halo lunaire qui dore leurs queues scintillantes.
    Afin que leurs têtes subissent le même éclat ornementé,
    Elles exposent au luminaire leurs chevelure émoustillante.

    Pour les sirènes romantiques et pour les marins mélomanes,
    Elles accompagnent à la harpe leurs jolies voix de soprano.
    Soumis à leur charme authentique, pauvre poète mythomane,
    Resté muet comme une carpe en serait devenu parano…

    Tableaux de David Delamare.

    
    
    
  • Le radeau des médusés

    Le radeau des médusés
    À force d’avoir inondé la France sous le flot des impôts,
    Tout ce qui devait arriver est tombé en pluies diluviennes.
    Les pots-de-vins vilipendés et les bakchichs sous le chapeau
    Ont fait éclater les rivets et nous coulons quoi qu’il advienne.

    La France était insubmersible comme le Titanic d’Europe ;
    Ses « fluctuat nec mergitur » ne l’ont pas sauvée du désastre.
    Et nous errons tel une cible pour tous les requins interlopes
    Qui viennent se repaitre à leur tour d’une bonne conjonction des astres.

    J’ai fait ce rêve hypothétique mais allez donc savoir pourquoi !
    Sans doute un mélange insidieux des mots de notre président,
    Ce capitaine pathétique qui mène avec je-ne-sais-quoi
    Notre embarcation ainsi Dieu – ou le diable – ; ce n’est pas évident !

    Tableau de Nicole Claveloux.

    
    
    
  • L’arlésienne parisienne

    L’arlésienne parisienne

    À l’instar d’Ève et de Lilith, deux femmes pour la république
    Ont été données à la France ; l’une pure et l’autre de sang-mêlé.
    Marianne en principe facilite toutes les affaires publiques
    Et l’autre provoque à outrance par ses fastes et ses démêlés.

    Car l’autre on ne la voit jamais, c’est l’arlésienne parisienne
    Qui se faufile dans les couloirs et saute sur celui qu’elle guette.
    Notre président désormais pourrait avouer qu’il a fait sienne
    Cette Lilith qui dit vouloir mener la France à la baguette.

    Car notre pauvre président est innocent de ses forfaits
    Qu’on lui souffle sur l’oreiller toutes ses nuits voluptueuses.
    Nous le savions, c’est évident. Ce premier de la classe ne fait
    Qu’obéir tout ensommeillé à son égérie présomptueuse.

    Collage de Laura Heine.

    
    
    
  • La voix du cœur

    La voix du cœur

    Ceux qui le disent avec des fleurs sont ceux qui pensent avec le cœur
    Et leurs mots transportent de joie tous ceux dont l’âme est à l’écoute.
    Ceux qui le disent avec des pleurs sont ceux qui pensent avec rancœur
    Et leurs maux servent de rabat-joie pour faire du mal quoi qu’il en coûte.

    Ainsi que la vague soit bonne ou chargée de flots affligeants,
    Je me laisse autant emporter par le vent sans lui résister.
    Je ne peux ni changer la donne ni changer la pensée des gens
    Mais je peux changer la portée de ma manière d’exister.

    Illustration de Lisa Aisato sur https:www.boredpanda.comsurreal-illustrations-lisa-aisato?media_id=3057449&utm_source=pinterest&utm_medium=social&utm_campaign=organic .

    
    
    
  • La Reine fanée

    La Reine fanée

    Après ses millions de printemps, constituée d’essences vertes,
    Belles-de-jour, belles-de-nuit et de la couleur dans ses mains,
    Dame Nature n’a plus vingt ans mais elle demeure bien alerte
    Avec ses fleurs épanouies dont elle fleurit les chemins.

    Certes, elle se fane en automne et fond dans le froid de l’hiver
    Mais elle dort, elle n’est pas morte, comme le phénix des forêts.
    Après deux saisons monotones, elle reprend un coup de sang vert
    Qui la réveille et la transporte pour de nouvelles noces dorées.

    Illustration de Lisa Aisato sur https:www.boredpanda.comsurreal-illustrations-lisa-aisato?media_id=3057449&utm_source=pinterest&utm_medium=social&utm_campaign=organic .

    
    
    
  • Hallucinogène naturel

    Je n’ai pas besoin d’hypnotiques champignons hallucinogènes
    Pour accomplir un grand voyage au pays des poissons volants.
    J’ai une partie névrotique dans l’héritage de mes gènes
    Qui déclenche un grand nettoyage pour un printemps batifolant.

    Le petit oiseau dans ma tête pond et couve un œuf visionnaire
    Qui change toutes les couleurs et m’offre un tout nouveau regard.
    Je redeviens le pur esthète qui voit toute l’extraordinaire
    Beauté des joies et des douleurs noyées dans l’univers hagard.

    Tableaux de Vladimir Golub.

    
    
    
  • La Vénus des amours impossibles

    Vénus, au rôle institué, doit aimer son petit oiseau.
    Mais attention ! Dès le deuxième, le mot « catin » est précisé.
    Et pire, une « prostituée » si elle accueille tout un réseau
    Sauf si elle vit dans le XVIème ou si elle loge à l’Élysée.

    Si la première Vénus de France a ferré le plus gros poisson,
    Elle est devenue intouchable même si elle s’appelle Éros.
    Lorsqu’elle boit avec outrance, elle n’a que du thé pour boisson
    Et pour le reste, un redoutable époux comme animal féroce.

    Tableaux de Vladimir Golub.

    
    
    
  • La chevalière à l’encre d’étoile

    La chevalière à l’encre d’étoile

    Aussi noire que l’encre de Chine, la chevalière au cœur d’étoile
    Jette l’ancre et trempe sa patte dans la mer de l’inspiration.
    Rien n’est tapé à la machine, ni écrit à rebrousse-poil ;
    Juste une main fort délicate pour d’envoûtantes narrations.

    Parfois lorsque gronde l’orage sous un ciel noir en dépression,
    Son illumination se branche aux éclairs les plus foudroyants.
    Elle trait un à un les nuages pour en extraire l’expression
    La plus directe et la plus franche du verbe le plus flamboyant.

    Tableau de Catrin Welz-Stein.

    
    
    
  • La chevalière à la plume d’or

    La chevalière à la plume d’or

    Dans une lettre soussignée par Madame de Sévigné,
    Il est un titre honorifique louant les plumes magnifiques.
    Les hommes en font la narration, leurs femmes en ont l’inspiration,
    Et souvent leurs filles prodigues sont celles qui, le plus, s’investiguent.

    Si la Comtesse de Ségur possédait autant d’envergure
    Et si George Sand, la garçonne, calligraphiait comme personne,
    Elles furent adoubées « Chevalière à la plume d’or cavalière »
    Et moi, qui suis leur descendant, j’assume à mon corps défendant.

    Tableau de Catrin Welz-Stein.

    
    
    
  • Voile orange – 2

    Voile orange - 2

    Comme il faut cacher ses desseins qui percent à travers les murailles
    On a inventé le vaccin avant que le monde déraille.
    Désormais vous devrez porter un joli masque de couleur
    Qui en retour va apporter l’ordre nouveau, non sans douleur.

    Photo Ashish.

    
    
    
  • Voile orange – 1

    Voile orange - 1

    Voile orange sur la planète nue qui cache ses parties intimes,
    Ses petits secrets entre riches qui protègent leurs majesté.
    Voile étrange qui est devenu la contamination ultime
    Qui se répand sur la Terre en friche comme un sérum de chasteté.

    Photo de Eric Meola.

    
    
    
  • L’oiseau porte-plume

    L’oiseau porte-plume

    Un oiseau, comme porte-plume, officiait comme messager
    Juste pour conter à l’oreille les mots d’amours des soupirants.
    Comme aujourd’hui , il se déplume, qu’il est un peu découragé,
    Il cherche à trouver sa pareille sur la coiffe d’un Schah d’Iran.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Les yeux de coquillages

    Les yeux de coquillages

    Les dames aux yeux de coquillages m’observaient attentivement
    Tandis que j’abordais leur île avec un look de naufragé.
    Après quelques enfantillages, elles m’entraînèrent hâtivement
    À mettre mon cœur en péril et ma pudeur bien outragée.

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  • La danse de la réconciliation

    La danse de la réconciliation

    Quand on a eu de gros soucis qui soulèvent quelques problèmes,
    Il faut savoir se redonner à corps perdu dans l’allégresse.
    Aussitôt on se radoucit et il n’y a plus de dilemme
    Dès que l’allegro est sonné et qu’il remue un peu sa graisse.

    Je tiens à préciser qu’il n’y a aucun rapport entre Fabienne qui rentre demain de l’hôpital et moi, même si nous marions souvent l’allegro et l’allégresse !

    
    
    
  • Marabout du conte à dormir debout

    Marabout du conte à dormir debout

    D’abord j’ai cru voir le fantôme d’un sorcier qu’on aurait brûlé,
    Ou bien alors un marabout courant après l’amour perdu.
    Quoi qu’il en soit, c’est le symptôme de l’esprit qui va baruler
    Dans un conte à dormir debout ou une histoire un peu tordue.

    Je ne sais pas si vous connaissez le verbe « baruler » qui signifie « traîner, déambuler » et qu’on utilisait beaucoup dans le langage familier de mon enfance.

    
    
    
  • L’écrivaine publique

    L’écrivaine publique

    Pour souhaiter vos anniversaires, je vais voir l’écrivaine publique
    Qui a toujours la bonne idée, le bon mot pour le bon moment.
    Parfois lorsque c’est nécessaire, elle me rédige une supplique
    Et quand je suis trop fatigué, elle fait un mot à ma maman.

    Tableau Agnès Boulloche.

    
    
    
  • L’éclipse solitaire

    L’éclipse solitaire

    Quand le Soleil, fou amoureux, voulut épouser notre Terre,
    La Lune alchimiste et orfèvre proposa de faire l’anneau.
    C’est lors d’un coucher langoureux qu’il lui offrit ce solitaire
    Et la Terre entrouvrit ses lèvres de ses quatre points cardinaux.

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  • L’étang des prières

    L’étang des prières

    Que ses eaux mornes me pardonnent d’avoir étalé en surface
    Toutes mes prières au Grand-Duc, à l’Univers et aux étoiles,
    Mais quand mes intentions bourdonnent, que voulez-vous, quoi que je fasse,
    Avant qu’elles ne soient caduques, il faut bien que je les dévoile.

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  • L’unité des couleurs

    L’unité des couleurs

    Avez-vous remarqué l’heure entre chien et loup,
    Où les couleurs s’emmêlent en si douces étreintes ?
    Vont-elles s’embarquer sans faire de jaloux
    Pour des fusions charnelles d’amours en demi-teinte ?

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  • L’art effarouché

    L’art effarouché

    Quand le mauve a noyé la palette du peintre,
    On aurait cru que l’ocre se changeât en rochers
    Que les vents ont ployés sous leurs rudes étreintes
    Pour passer du médiocre à l’art effarouché.

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  • La portographie

    La portographie

    Il existe une porte tout au fond de ma tête
    Qui s’ouvre par instant pour un contact furtif.
    Si la photo est forte, j’affiche cette conquête
    Dans l’espace restant d’un jet reproductif.

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  • La couleur des saisons

    La couleur des saisons

    Je ferai collection des plus belles couleurs
    Cueillies dans les saisons où mûrissent les teintes
    Qui font la connexion au fil de mes douleurs
    Et qui noient ma raison dans des amours éteintes.

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  • Les pas de la vie

    Les pas de la vie

    Les jours creusent les traces de mes pas dans le sable
    Mais j’ai plus de plaisir dans le pas d’aujourd’hui.
    Au bout d’un an j’embrasse mon parcours responsable
    Qui grave où mes désirs m’auront enfin conduit.

    Ma course finira, je le sais bien, un jour
    Mais ne m’en préoccupe pour ne pas m’en charger
    Lorsque réunira, tous mes actes, l’amour
    Peut-être serai dupe mais jamais outragé.

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  • Le secret de la sirène – 2

    Le secret de la sirène - 2

    Tandis que j’essayais de suivre la progression de la sirène,
    Elle tendit ses bras mouvants pour emprisonner le soleil.
    Devinez ce qui va s’ensuivre de sa lumière souveraine
    Dans ce bercement émouvant d’une naïade en plein éveil.

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  • Quand les lions se tirent ailleurs

    Quand les lions se tirent ailleurs

    Jusqu’à présent tout allait bien et les gazelles étaient nombreuses,
    Mais depuis ces quelques années tout devient rare et trop coûteux.
    Personne ne se sent zambien dans cette jungle ténébreuse !
    Nous avons trop paysanné et quittons ces endroits douteux.

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  • La Vouivre

    La Vouivre

    Sur son front l’escarboucle,
    Couronne sur ses boucles,
    Observe les humains
    D’un œil sur leur chemin.
    Cette pierre précieuse
    Dont elle est la bailleuse
    Est bien dissimulée
    Dans les bras des marais.
    Quand la vouivre est partie
    Si le pirate hardi
    Veut la subtiliser
    Elle reste aux aguets
    Des trésors souterrains
    Aujourd’hui et demain.

    Tableau de Fabienne Barbier