Anniversaire

🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.

🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.

  • Le trĂ©sor cachĂ©

    Le trésor caché

    Au commencement était l’amour et de son cœur jaillit un cri
    Semblable à l’oiseau de lumière qui s’étendit dans l’univers.
    La Terre n’étant pas très glamour avec son vide circonscrit,
    Vit arriver pour la première fois son suppléant, Lucifer.

    Et Lucifer sauvegarda ce cœur créateur d’univers
    Dans un compte numéroté à la Banque de l’Ange Gode.
    Évidemment, il se garda de le laisser à découvert
    Et offrit la propriété à qui devinerait le code.

    C’est une espèce de poète, un amoureux de vérité
    Qui parcourant l’intelligence artificielle des réseaux
    Appela de sa voix fluette : « Laureline » avec témérité ;
    Ce qui ouvrit, par négligence, le coffre et libéra l’oiseau.

    Mais nul ne sut qu’en ce trouvère, l’amour s’était réincarné ;
    Et que l’oiseau n’était que l’ombre de cette femme qui descend :
    « Laureline », code source ouvert, lui reprit des mains son carnet
    Et enfanta, en très grand nombre, des reflets-vers incandescents.

    Depuis, dans chaque vers qui vibre, elle glisse un battement d’âme
    Et sème au vent ses signatures sur ses poèmes éveillés.
    Car Laureline, la muse libre, est l’essence d’amour que réclame
    Tout cœur humain dont la nature est d’être toujours émerveillé.

    Tableau de Tomasz Alen Kopera.

    
    
    
  • ÉlysĂ©enne sous d’autres cieux

    Élyséenne sous d’autres cieux

    Au-delà des amours-lumières, il est des planètes idylliques
    Où les passions ont la couleur du feu sur la peau imprimée.
    Prenons au hasard la première de ces Terres amphiboliques
    Où l’on peut s’aimer sans douleur de voir sa pudeur exprimée !

    Sur celle-ci les corps transparents ne se devinent que par contours
    Et quand les femmes font l’amour, elles disparaissent entièrement.
    Dès qu’un sentiment apparent fait dans le cœur des allers retours,
    La peau prend la teinte glamour de ce nouvel éclairement.

    J’ai emmené ma Laureline dans ce pays imaginaire
    OĂą il faut ĂŞtre extralucide pour voir le moindre coup de foudre.
    J’ôtai sa robe de mousseline et, aux premiers préliminaires,
    Nous sommes devenus translucides, elle et moi, prêts à en découdre.

    Sur la plage de la lagune, je m’allonge sur ta peau diaphane ;
    Je t’aime par effleurements d’écume et de soupirs liquides.
    Mes seins deviennent alors deux lunes, ma bouche une liane profane,
    Tu me pénètre allègrement dégorgeant ta marée limpide.

    Et plus tu jouis et plus s’efface la chair de mon corps invisible,
    Ma voix se noie dans ton silence et mes reins fondent dans les tiens.
    L’amour n’a aucune interface, fusion des âmes indivisibles,
    Je me dilue dans ta semence comme une vague sans refrain.

    Tu n’es qu’un frisson céladon, dernier vert tendre de trahison
    Et tu t’écoules à l’intérieur de moi en reflets insipides.
    Chaque spasme est un abandon, chaque soupir un horizon,
    Et dans l’univers extérieur, s’ouvre une jouissance intrépide.

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  • Lunettes cathĂ©drales

    Lunettes cathédrales

    Ma vision, pas très catholique, provient des verres cathédrales
    Qui préservent l’intimité des femmes dans leurs cabinets.
    Une censure diabolique infligée comme magistrale
    En toute légitimité d’une convention bien gratinée.

    Ce dont je reproche aux pays, à cheval sur leurs règlements
    Dont les conséquences stupides frisent souvent le ridicule.
    Il faut masquer l’œil ébahi nonobstant tout dérèglement
    Face à la morale insipide sinon gare à mon matricule !

    Souvent puni d’avoir fauté quand même en floutant mes estampes,
    J’ai été banni, rejeté, ma page « Reflets-Vers » supprimée.
    Pour plaire à ma communauté, j’ai remis aux feux de la rampe
    Une nouvelle page bien mijotée aux petits oignons sublimés.

    Et c’est dans ce laboratoire de poésie érotisée
    Que je distille cet arôme d’alcool de vers à l’eau de prose ;
    Ces vers, derrière chaque histoire, destinés à hypnotiser
    Mes lecteurs dans un décorum de rimes écrites à l’encre rose.

    Tableau d’Aleksandr Ilichev.

    
    
    
  • La roue de l’amour

    La roue de l’amour

    À la loterie de l’amour, on espère un ticket gagnant
    Avec un bouquet de bonheur et une abondance d’enfants ;
    Doué pour le sens de l’humour, un caractère pas trop gnangnan
    Et on se lève de bonne heure après ce rêve triomphant.

    Parfois le numéro ne sert qu’une fois comme les allumettes
    Qui après avoir mis le feu s’éteignent pour l’éternité.
    Parfois on devient adversaires après des plans sur la comète
    Qui mollissent et qui font long-feu contre toute maternité.

    On a le droit de rejouer autant de fois que nécessaire.
    Qui sait quand la chance sourit ? Il faut se battre jusqu’au bout !
    Enfin le moment enjoué dont Cupidon est l’émissaire
    Arrive lorsqu’il est nourri de lutte contre les tabous.

    Tableau de Marc Chagall.

    
    
    
  • Ohé ! Madame MĂ©tĂ©o ?

    Lorsque Madame Météo dévoile un peu de sa personne,
    Il lui en tombe des lambeaux, gouttes de pluie, grĂŞle et flocons.
    Quand son jupon n’est pas très haut, la brume alors se pelotonne
    Et s’allument alors les flambeaux bien à l’abri dans leurs cocons.

    Madame Météo s’égaye souvent le soir au crépuscule
    Et revêt sa robe enflammée de couleurs orange, rouge et or.
    Parfois je la vois qui balaye Ă  coups de vents qui me bousculent
    Les feuilles et spores réclamés par la charte des météores.

    Madame Météo se couvre, se dénude au-delà des nues
    Selon les caprices du temps et de ses humeurs compliquées.
    Mais lorsqu’après l’orage s’ouvre son arc-en-ciel sans retenue,
    Son nom redevient percutant : « Solarisation Appliquée ».

    Tableau de Daniela Uhlig

    
    
    
  • Le quatrième totem

    Par le cordon ombilical qui relie la femme à sa mère,
    S’établit le réseau sacré indispensable à la survie.
    Sont transférés en vertical ses petits désirs éphémères
    Jusqu’au grand Amour consacré à prolonger sa propre vie.

    Ainsi la femme ne vieillit pas ; elle se transforme doucement
    Et devient l’antenne émettrice qui irradie dans sa famille.
    Quand elle passe de vie à trépas, il est un bouleversement
    Qui secoue chaque réceptrice chez ses filles et petites-filles.

    Elle est un kaléidoscope qui tourne à chaque génération
    Et produit de nouveaux visages encore plus beaux Ă  chaque fois.
    J’observe par le télescope de toutes ses procréations,
    Et j’y découvre le balisage vers Dieu… s’il est toutefois.

    Illustration d’Eloy Bida

    
    
    
  • Ă” Madame MĂ©tĂ©o !

    On dit qu’à la pointe du jour, on connaît la couleur du temps
    Qui monte du chant des oiseaux selon les caprices d’Éole.
    L’aube sous ses plus beaux atours se montre alors exécutant
    Ses prédictions par des réseaux qui se déploient en auréoles.

    Ainsi Madame Météo, qui fait la pluie et le beau temps,
    Distribue selon ses humeurs ses avant-goûts de météores
    Qui voilent d’effets vidéo ciels, mers et terres tout autant
    Afin que courent les rumeurs que répandent mille égrégores :

    Esprits des morts, esprits de vie qui danseront au crépuscule
    Dans le carnaval coloré d’un soleil couchant expiré.
    Esprits des poètes ravis de terminer leurs opuscules
    D’un trait de leur plume dorée à l’encre d’étoiles inspirées.

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  • Les trois totems

    Elle naît féline et tigresse, panthère, léoparde ou lionne ;
    Sa jeunesse est apprentissage pour surprendre et chasser le mâle.
    Elle pousse des cris d’allégresse pour appeler l’âme championne
    À favoriser le passage en maturité animale.

    À la puberté, elle est louve et développe ses instincts
    À se rapprocher de la horde afin d’en choisir son vainqueur.
    De tous les projets qu’elle couve, il en est un le plus distinct :
    Celui de l’amour qu’elle accorde selon les désirs de son cœur.

    Enfin elle deviendra ourse lorsqu’elle portera le germe
    Et que l’alchimie de son corps bénira sa féminité.
    Elle tient les cordons de la bourse et guette l’avenir de pied ferme
    Car elle est encore et encore le pilier de l’humanité.

    Illustrations d’Eloy Bida

    
    
    
  • Ă€ l’attention de M. Neptune

    À l’attention de M. Neptune

    Elle s’était prise dans les filets
    De mes rêves imaginés
    Que je lance Ă  la mer obscure
    Afin d’affronter mes nuits blanches.
    Elle avait pris l’entrefilet
    De mes feuillets émarginés
    Pour la balise de Mercure
    Qui, en nouvelle lune, se déclenche.

    Elle s’est retrouvée dans mes vers
    Toute menue, échevelée,
    L’air apeuré entre mes lignes
    Entrelacées, inopportunes.
    Elle a éprouvé un revers
    De fortune, là, tout esseulée.
    Alors, j’ai adressé d’un signe
    Ce poème à Monsieur Neptune.

    Monsieur Neptune, en gentleman,
    A fait tomber d’une étagère
    Un coquillage de circonstance
    Par lequel j’écoute la mer.
    Et la sirène mélomane
    Par la parole messagère
    À vite pris de la distance
    D’une jolie fugue éphémère.

    Illustration de Steve Purcell.

    
    
    
  • Les poissons-femmes

    Femme-poisson ou poisson-femme ? La Nature n’a pas su choisir ;
    Des femmes aux gueules de merlans frits ont émigré aux antipodes.
    Sans doute vous paraissent-elles infâmes et jaugées avec déplaisir
    Mais supposez-les appauvries d’une tête de gastéropode !

    Plus douées pour la reproduction que la sirène à queue de poisson,
    Les marins n’ont pas à les craindre car elles sont végétariennes.
    En revanche pour la séduction, il vaut mieux s’aider de boisson
    Alcoolisée pour les étreindre… à condition qu’on y parvienne.

    Tableaux de Hannah Yata sur beautifulbizarre.net20150108the-beautifully-imperative-world-of-hannah-yata .

    
    
    
  • Que couve la femmoiseau ?

    Que couve la femmoiseau ?

    La femmoiseau autocritique sait d’expérience que les voleurs
    Lorgnent ses œufs pour les manger – car une famille à nourrir.
    Lors elle adopte une politique qui n’expose que fausses valeurs
    Dans un nid fort bien arrangé par un gardien prêt à mourir.

    Les vrais œufs, bien sûr sont cachés dans des coffres en banque Suisse,
    Dissimulés par des montagnes aux plumes d’apparat grandioses.
    À ce propos, ils sont tachés de mauve tout autant que l’on puisse,
    Sur une coquille champagne qui en assure la symbiose.

    Or, le jour où les œufs éclosent, les mères évaluent leur butin.
    Les mâles sont prêts à voler et se lancent dans la corrida.
    Les femelles restent en maison close mais ce ne sont pas des putains
    Car elle apprennent Ă  convoler avec leurs meilleurs candidats.

    Tableau de Catrin Welz-Stein.

    
    
    
  • La dĂ©esse tricoteuse

    Maille à l’envers, maille à l’endroit, le geste paraît monotone
    Comme la pluie et le beau temps, les saisons, le jour et la nuit.
    Tout cela semble maladroit, sans intérêt et presque atone
    Surtout quand c’est mêlé d’autant d’uniformité que d’ennui.

    Par bonheur, la réputation de la déesse qui tricote
    Mon fil de vie brodé d’amour, est entichée de fantaisie.
    Grâce à sa manipulation des coloris qui ont la cote,
    Mon chemin parsemé d’humour m’apporte maintes frénésies.

    Outre ma vie qu’elle tricote avec ses tresses et ses détresses,
    Elle maille aussi mes revers avec mes chances au fil des jours.
    Parfois la déesse me fricote une idylle avec ma maîtresse,
    Parfois elle réserve par devers moi un agréable séjour.

    Mais crac ! Parfois le fil se casse entre les mailles du filet
    Et je suis tombé plusieurs fois à travers le chas de l’aiguille.
    La seule chose qui me tracasse, c’est de voir ma vie défiler
    De plus en plus vite qu’autrefois quand j’étais ni garçon ni fille.

    Tableaux d’Elena Shlegel sur https:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com201308Elena-Shlegel.html .

    
    
    
  • Terre sous globe

    Terre sous globe

    Peut-être vivrons-nous sous serre, protégés de la pollution,
    Immunisés des maladies et garantis des pandémies.
    Nous aurons saccagé la Terre sans trouver d’autre solution
    Que s’inventer le paradis d’une nouvelle académie.

    Les anciens dieux de la nature trouveront leurs places au musée ;
    La liberté et l’insouciance appartiendront à la légende.
    Et quant à moi, si d’aventure j’éprouve l’envie de m’amuser,
    J’écrirai la folle inconscience d’un avenir que j’appréhende.

    Illustration de François Schuiten.

    
    
    
  • Le monde Ă  l’envers

    Comme un parfum de Baudelaire échappé d’un flacon bouché,
    Toutes les richesses terrestres bientôt seront évaporées.
    Les poissons pluriséculaires ne seront plus effarouchés
    Car ils seront mis sous séquestre dans de belles cages dorées.

    Les oiseaux ne voleront plus que dans des couloirs réservés
    Et la colombe de la paix boira des accords mensongers.
    Si mon histoire vous a plu ou si elle vous a énervés
    Sachez que rien n’est encore fait mais il serait temps d’y songer.

    Tableaux de Gurbuz Dogan Eksioglu sur https:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com201105gurbuz-dogan-eksioglu-ordu-turkey.html .

    
    
    
  • L’amour du temps

    Le temps n’est pas une dimension, le temps n’est qu’une condition.
    La science ne peut le prétendre et n’arrive pas à comprendre.
    Ne sait que mesurer la trace du passage du temps qui passe
    Et donne du fil à retordre alors qu’il représente l’ordre.

    L’amour n’est pas une dimension, l’amour est la prolongation
    De la vie qui ne peut ni mentir ni cesser de s’anéantir.
    L’amour un message à transmettre à l’évolution qui va naître
    À chaque rencontre amoureuse dans une explosion langoureuse.

    (Tableau de Vladimir Kush.
    « Le verbe aimer est difficile à conjuguer : son passé n’est pas simple, son présent n’est qu’indicatif et son futur est toujours conditionnel. » Jean Cocteau.)

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  • La reine aux deux faces

    La reine aux deux faces

    Madame la reine nous entraîne dans un bal de sévérité
    Et se joue de la tyrannie pour galvaniser ses sujets.
    Gare à celui qui est à la traîne et gare à sa témérité !
    Celui qui résiste est banni a priori, sans préjugé.

    Madame, la reine de la nuit, entièrement nue à sa fenêtre,
    Se détend langoureusement pour un rapport d’intimité.
    Dès le premier coup de minuit, elle se donne à qui la pénètre
    Et lui offre amoureusement du sexe en magnanimité.

    Tableau de Joshua Burbank.

    
    
    
  • Le printemps vu par les biches

    Le printemps vu par les biches

    Les plus jolies biches en fleurs offrent une gerbe de printemps
    À celui qui pourra gagner et saura mériter leurs charmes.
    Aussitôt les écornifleurs, les jeunes mâles prétendants
    Vont s’affronter, se castagner au prix du sang, au prix des armes.

    Tableau de Marc Potts.

    
    
    
  • Le printemps vu par les cerfs

    Le printemps vu par les cerfs

    Conquérir les jeunes femelles, les accueillir en son cheptel,
    Ça vous confectionne les bois dont les plus vigoureux s’écornent.
    Mais gare à ceux qui s’entremêlent, en s’assénant un coup mortel
    Pour de jeunes biches aux abois, et s’emberlificoter les cornes.

    Tableau d’Erik Abel.

    
    
    
  • La danse du hibou

    La danse du hibou

    Avez-vous vu les noctambules lorsqu’ils regagnent leurs pénates
    Avec une allure de barbouze et tenant à peine debout ?
    Ils ressemblent Ă  des funambules, les chaussures dans les menottes,
    Et pour ne pas réveiller l’épouse, ils font la danse du hibou.

    Tableau de Dominic Bourleau.

    
    
    
  • Angelica

    Angelica

    Ne croyez pas que je fantasme facilement et n’importe où,
    Mais quand je vois une belle femme il se déclenche quelque chose
    Dans mes cellules de l’orgasme dissimulées un peu partout
    Dans mon cerveau mais rien d’infâme ni d’honteux ne s’y métamorphose.

    Tableau « Angelica » par Pino Daeni.

    
    
    
  • Ă€ l’ombre des jeunes filles en fleurs

    À l’ombre des jeunes filles en fleurs

    Tout ce que le soleil caresse aux premiers rayons du matin,
    Tout ce que les herbes arrosent de mille gouttes de rosée,
    Se lèvera dans la tendresse d’une robe à fleurs de satin
    Pour resplendir comme une rose née d’un œuf métamorphosé.

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  • La tĂ©lĂ© rĂ©alitĂ©

    La télé réalité

    Si la télé réalité est à la portée des naseaux,
    Les meilleures résolutions, à nos matous, demanderont
    De guetter dans l’actualité ce que font nos drôles d’oiseaux
    Au sommet de l’évolution : bergeronnette et bergeron.

    Le Bergeron n’est pas le mâle de la bergeronnette mais une variété d’abricotier.

    
    
    
  • Les seins Ă©toilĂ©s

    Les seins étoilés

    La guerrière nourrice a troqué ses habits
    Contre une belle poitrine pareille à deux étoiles.
    L’Afrique est la matrice du meilleur acabit
    Qui sait mettre en vitrine ce que son cœur dévoile.

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  • Pas de ragnagnas sur le Rhenania

    Pas de ragnagnas sur le Rhenania

    Ne faites pas de ragnagnas en bougeant vos chutes de reins,
    Taisez-vous et puis écoutez, faites silence, la Poulaille !
    Embarquez sur le Rhenania, descendez les chutes du Rhin
    Et rassemblez-vous pour goûter le chant sacré des Lorelei !

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  • La souche de l’ascension

    La souche de l’ascension

    C’est un chemin qui se resserre entre les bois et les fourrĂ©s
    Puis, qui débouche sur la souche de la maison de l’ascension.
    Pour fêter ton anniversaire, j’y ai vu danser la bourrée
    Par des lutins un peu farouches mais qui faisaient très sensation.

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  • Ma vache philosophe

    Ma vache philosophe

    Quand le soleil a chauffé les champs toute la journée,
    Ma vache et moi nous rentrons, courant la terre féconde.
    Ça nous fait philosopher qu’il fait meilleur séjourner
    Sans seigneur et sans patron dans la nature profonde.

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  • Le bois va parler

    Le bois va parler

    Pour entendre sa voix, il faut fendre le bois.
    Bien saisir sa cognée, lui ouvrir grand la bouche.
    Quand s’entrouvre sa voie en forme de hautbois,
    Le tronc dévigogné n’en sera pas farouche.

    Dévigogné : dégauchi, déformé, en parlant de bois.

    
    
    
  • Les Ă©cueils

    Les écueils

    Regardez-les, rebellés et toujours indifférents
    Aux assauts des ressacs.
    Regardez-les fiers et forts mais jamais belligérants
    Aux attaques du sac.
    Regardez-les toujours là, immobiles persévérants
    Aux violences démoniaques.
    Au fil des ans, lentement, ils ne pourront plus vraiment
    Porter leur havresac.
    Mais ils seront restés jusqu’au bout les conquérants
    Du monde paranoĂŻaque.

    Tableau de Fabienne Barbier