Anniversaire

🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.

🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.

  • Rêve qui fantasme

    Rêve qui fantasme

    Toujours ce rêve récurrent où je me retrouve tout nu
    Parmi des gens – tous habillés – faisant semblant de ne rien voir.
    Mais cette fois, c’est rassurant, car je retrouve l’inconnue
    Complètement déshabillée, entièrement en mon pouvoir.

    Mais pour l’aimer, je dois créer et lui raconter notre idylle
    Où nous nous sommes rencontrés, comment nous nous sommes connus.
    Afin qu’elle puisse agréer l’histoire, je suis volubile
    En mots qui doivent lui montrer tout mon amour en continu.

    Comme on ne peut mourir en rêve, je jouis de mon épectase ;
    Je meurs d’amour entre ses bras et mon cœur explose d’orgasme !
    Dommage… la fin est si brève que j’en oublie toujours l’extase
    Cependant… Abracadabra ! C’est parti pour l’autre fantasme !

    Alors dans un décor de soie, je me retrouve entre ses reins ;
    Son regard brille de malice, un brin d’orgueil sur les canines.
    « Tu veux l’amour ? Crée-le pour moi, pas un brouillon ni un refrain,
    Mais le poème d’un délice où chaque mot me tend l’échine. »

    Je m’agenouille, le cœur en transe, la plume dressée en oriflamme ;
    Elle m’écoute avec silence, son sexe ému comme un oiseau.
    Et dans son souffle qui balance, je redeviens tout feu tout flamme
    Ce rêve qui, avec vigilance, perdure à travers les réseaux.

    Tableau de Gaston Bussiere sur https:desdeelrenacimientohastanuestrosdias.blogspot.com201512gaston-bussiere-francia-1862-1929.html .

    
    
    
  • Rêve qui danse

    Rêve qui danse

    Pour échapper à la routine, rêver ne suffit pas toujours ;
    Je tourne en rond autour du pot et l’esprit redevient machine.
    J’ai besoin d’intuition mutine, imprévisible chaque jour,
    Pour qu’elle me sorte du troupeau dans lequel mon âme s’échine.

    Elle a envahi mon espace, déjà avant de l’appeler,
    Sous l’apparence délicate d’une jolie danseuse aux seins nus.
    La voilà qui passe et repasse en ronds sur le sol carrelé
    Et se rapproche en candidate pour m’entraîner vers l’inconnu.

    Me voici aux bras de mon rêve au son d’une flûte enchantée
    Qui charme mon corps de sergent – sergent-major de préférence –
    Et je saisi l’image brève de la fille, alors déjantée,
    Dont les mouvements convergents m’emportent avec persévérance.

    Alors je lâche mon armure, mes certitudes, mes protocoles,
    Et j’emboîte le pas sans raison, nu de l’âme, ivre de ses gestes.
    Elle m’enseigne que l’écriture devient un tango sans boussole,
    Quand le rêve fait sa maison dans le creux de ce qui nous reste.

    Tableau de Gaston Bussiere sur https:desdeelrenacimientohastanuestrosdias.blogspot.com201512gaston-bussiere-francia-1862-1929.html .

    
    
    
  • Le Chemin du Dieu des musulmans

    Image galerie

    Allah, unique et sans égal est dieu de toutes créations ;
    Des cieux, des étoiles et des mers, des hommes et toutes créatures.
    Rien ne saurait être légal que toute représentation ;
    Il règne éternel sur la Terre et invisible de nature.

    D’Adam, les anciens interprètes, à Jésus sont tous reconnus
    Mais le plus grand est Mahomet, fidèle parmi les fidèles.
    Allah a choisi qu’il s’apprête à enseigner le contenu
    De sa parole qui promet son vrai message comme modèle.

    Le Coran, parole divine, par Gabriel fut révélé
    Une nuit pour la postérité et guide pour l’humanité.
    Ainsi le livre d’origine par sa bonté fut révéré
    Comme justice et vérité et sainte loi d’éternité.

    La vie représente une épreuve au cours de laquelle les actions
    Décideront du sort de l’âme pour le Paradis ou l’Enfer.
    Ceux qui en auront fait la preuve recevront la bénédiction,
    Tous les autres auront droit au blâme qu’Allah et sa loi leur confère.

    Le pénitent doit mériter son paradis en s’amendant :
    Faire sa profession de foi et la prière – hommes et femmes –
    S’acquitter de la charité, suivre le jeûne du Ramadan,
    Le pèlerinage au moins une fois, sont les cinq piliers de l’Islam.

    Loin de la Mecque, les fidèles durent fuir les persécutions
    Marquant l’exil de Mahomet ainsi que l’ère musulmane.
    Puis l’islam devint le modèle, la lumière et l’institution
    Qui rayonna sur les sommets jusqu’à la Turquie ottomane.

    Mais après la mort du prophète, Sunnites et Chiites se divisent ;
    Le schisme alors se communique au reste de l’humanité
    Sur la succession imparfaite soit à une élite ou transmise.
    Encore une fois Allah l’unique ne fait pas l’unanimité.

    Illustration de Gemini et Ledal.

    
    
    
  • Le Chemin du Dieu des chrétiens

    Image galerie

    Marie fécondée par l’Esprit de Dieu devient immaculée ;
    Le messie naît à Bethléem et reconnu par les rois mages.
    Mais l’enfant subit le mépris du Roi et fuit en Galilée
    Où, après un temps de bohème, dès treize ans il va voir les sages.

    Son ministère alors commence par une série de miracles ;
    Il guérit les paralytiques, les aveugles recouvrent la vue ;
    Il accomplit la performance de ressusciter sans obstacle
    Lazare et ainsi sa pratique prends tous les juifs au dépourvu.

    Il poursuivra son ministère en se choisissant douze apôtres
    Qui accompagneront ses pas et seront témoins de sa vie
    Mais jaloux de son magistère, il est arrêté par les autres
    Qui ne le reconnaissent pas et ne sont pas du même avis.

    Il est condamné sur la croix, subit une mort controversée ;
    Il est conduit vers son tombeau mais ressuscite et sort radieux.
    Comme personne ne le croit, il montre ses mains transpercées,
    Confie aux apôtres le flambeau et monte au ciel auprès de Dieu.

    Paradoxe du dieu unique d’être scindé en deux croyance
    Les onze apôtres évangélisent rejoints par Paul le converti
    Ils vont combattre les dieux iniques de Rome avec ambivalence
    Car les chrétiens les scandalisent et seront presque anéantis.

    Constantin politiquement affaibli le légalisa
    Favorisant son expansion comme religion apostolique
    Pour sept siècles empiriquement mais un premier schisme divisa ;
    Les orthodoxes firent sécession d’avec l’Église catholique.

    Puis la Réforme protestante lança les guerres de religion
    Qui ont défrayé la chronique et ébranlé bien des royaumes.
    Depuis des sectes intermittentes se développent et sont légion ;
    Finalement le dieu unique n’a pas su rassembler les hommes

    Illustration de Gemini et Ledal.

    
    
    
  • Le Chemin du Dieu des hébreux

    Au commencement Dieu est Dieu. Unique, exclusif, surpuissant.
    En premier, il crée la lumière séparée de l’obscurité ;
    Ensuite un firmament radieux, infini et garantissant
    Le distinguo entre la matière et l’au-delà d’éternité.

    Après il crée notre planète, océans et terres fertiles
    Couvertes de végétation ; le Soleil, la Lune, les étoiles.
    Ensuite les premières bêtes, poissons, volatiles et reptiles
    Et enfin la consécration ; l’homme et la femme se dévoilent.

    Or la connaissance a un prix et l’homme est mortel désormais
    Car la femme a été séduite par un tentateur criminel.
    Mais ensemble ils auront appris qu’il est temps de se conformer
    Aux règles de survie réduites par le péché originel.

    Adam et Ève ont des enfants mais l’ainé tuera le cadet ;
    Dieu punira leurs descendants en décadence par le déluge
    Dont Noé sera triomphant par une Arche barricadée
    Avec animaux prétendants leur survie en tant que transfuges.

    Le peuple continue ses déboires ; traité comme esclaves en Égypte,
    Moïse l’en libérera après avoir rencontré Dieu
    Qui leur propose un territoire à condition qu’Il leur édicte
    Ses commandements qu’il écrira comme droit strict et compendieux.

    Genèse, Exode et Lévitique, les Nombres et le Deutéronome
    Avec les récits historiques et tous les écrits prophétiques
    Racontent les légendes épiques sur le libre arbitre des hommes.
    Quant au cantique des cantiques, il est sa partie érotique.

    Ceci est la loi des hébreux qui domine encore aujourd’hui ;
    C’est aussi la loi de Moïse qui promet un futur Messie.
    Toujours de plus en plus nombreux, les rites sans cesse reconduits,
    Ils ont gagné leur Terre Promise mais buttent sur la prophétie.

    Illustration de Gemini et Ledal.

    
    
    
  • Le Chemin des Dieux égyptiens

    Du NOUM, l’océan primordial, est sorti le dieu Atoum-Rê
    Qui crée Chou, figure masculine qui sépare le ciel et la terre
    – en se tenant au point médial afin qu’ils en soient séparés –
    Et Tefnout, figure féminine, l’ordre cosmique élémentaire.

    Les dieux Osiris, Isis, Seth et Nephthys naîtront du couple.
    Osiris, la fertilité, promet la vie après la mort ;
    Isis, pour l’amour maternel, est mère du féminin sacré ;
    Tandis que Seth, la destruction, s’emporte dans sa jalousie.

    Horus, fils d’Isis-Osiris, venge son père en tuant Seth ;
    Il devient premier pharaon, guide des peuples pour les suivants.
    Anubis, protecteur des morts, pèse les âmes dans l’au-delà ;
    Avec Thot, mémoire et sagesse et Maât, justice et vérité.

    Les Égyptiens ont fructifié l’héritage pharaonique
    En développant l’écriture notamment le livre des morts.
    Par Hiram, ils ont initié la philosophie maçonnique
    Et par Ramsès, les sépultures, la Vallée des rois à Louxor.

    Si, du haut de leurs pyramides, quarante siècles nous contemplent,
    Le Sphynx serait plus antérieur et de principes indépendants.
    Leur influence nous intimide par la richesse de leurs temples
    Et dans notre for intérieur, nous nous prétendons descendants.

    Leurs connaissances en médecine et leurs méthodes chirurgicales
    Par les papyrus retrouvés prouvent leurs avancées notables.
    On en retrouve les racines phytothérapiques et buccales
    Dans les sarcophages trouvés dans leurs tombeaux incontestables.

    Enfin l’observation du ciel a étendu l’astronomie
    Qui leur a permis d’innover par le calendrier solaire,
    La géométrie essentielle, notamment pour l’agronomie,
    Et le bâtiment, rénovée par les arpentages stellaires.

    Illustrations de Gemini et Ledal.

    
    
    
  • La chambre noire de lumière

    La chambre noire de lumière

    De retour dans sa chambre obscure éclairée par ses souvenirs,
    Vincent projetait les images qu’il avait perçues aujourd’hui.
    De gloire, il n’en avait cure car il savait qu’à l’avenir
    Le monde lui rendrait hommage sur tout ce qu’il avait produit.

    En attendant jusqu’à sa mort, il baguenaude en solitaire,
    Semant ses graines impressionnistes dans ses champs de blés encadrés.
    Il agit comme un matamore parcourant autour de la Terre
    La nature exhibitionniste aux couleurs qu’elle a engendrées.

    Il n’est pas mort, il dort derrière ses champs de tournesols dorés ;
    Il ne dort pas, il veille encore sur les étoiles en dévotion ;
    Il est reparti en arrière dans les ruelles décorées
    Trouver le ton qui édulcore la couleur de ses émotions.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • L’amertume impressionnante

    L’amertume impressionnante

    Trois soleils d’or illuminaient le crépuscule impressionniste
    Car Vincent ne voyait pas trois mais quatre, cinq et six dimensions.
    Quant aux couleurs qui dominaient, elles étaient opportunistes
    Pour passer par le filtre étroit dont son cœur a la prétention.

    Prétention de voir au-delà du paysage instantané
    Et de percevoir à travers le rideau de réalité.
    Orgueil d’entendre a capella le chœur d’étoiles spontané
    Qui chante le monde à l’envers dans toute sa sensualité.

    Du corps resté sur le ponton, du cœur voguant à l’horizon,
    De l’âme au-delà de la mer, il a l’esprit de ses treize ans.
    La bouche pleine de plancton, l’œil évadé de sa prison
    Et le nez dans le vent amer, il goûte le moment présent.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Numériquement femme

    « J’en ai rêvé, Sony l’a fait » disait une publicité
    Promettant de réaliser l’un de nos rêves les plus chers.
    Mais ils étaient trop imparfaits car n’étant que duplicité
    De jouets idéalisés manquant de substance et de chair.

    Depuis je rêve de robots, d’intelligence artificielle,
    De partenaire programmée au code du Kâmasûtra.
    Prévert disait que « c’est trop beau pour être vrai » mais grâce au ciel
    « L’amour sentira le cramé » ainsi parlait Zarathoustra. †

    Quand viendra la femme numérique, son premier geste spontané
    Sera de virer la version obsolète et la remplacer
    Par celle d’un mâle générique remplaçable et instantané
    Qu’on range à la moindre aversion pour une remarque déplacée

    † Contrairement aux 2 premières citations, je ne suis pas sûr de la 3ème mais cela m’arrangerait bien.

    
    
    
  • Peau de café

    À la fois chaude et envoûtante, j’aime tant l’odeur de sa peau
    Que j’en abuse dans son lit à m’en électriser les nerfs.
    Tellement rare et déroutante que j’en perds même le repos
    À trop humer à la folie son arôme extraordinaire.

    À la fois douce, sucrée, amère, j’aime tant goûter sa saveur
    Que je m’enivre de son corps jusqu’à l’overdose des sens.
    Un préliminaire éphémère suffit à briguer ses faveurs
    Qui m’accordent encore et encor un orgasme de toute puissance.

    À la fois visuelle et tactile, j’aime toucher avec les yeux
    La robe brune de sa chair et l’observer avec mes doigts.
    Protubérance rétractile et orifices délicieux
    Exauce mon vœu le plus cher de la chérir comme il se doit.

    Tableaux de Wendy Artin.

    
    
    
  • Quand la sirène s’éveille

    Quand la sirène s’éveille

    Endormie, la sirène coule dans la rivière somnolente
    Ou rêvent les poissons commodes qui nagent à contre-courant.
    Et tandis que les eaux roucoulent en vaguelettes insolentes,
    Son cœur et sa queue s’accommodent dans les méandres du torrent.

    Mais lorsqu’elle embrasse la Lune, sous le pont des quatre horizons,
    Son esprit alors s’émerveille d’une rosée d’étoiles d’or.
    Fougères, bruyères et callunes entrent alors en floraison
    Tandis que sirène s’éveille dans l’aube où la Lune s’endort.

    Tableau de Krista Lynn Brown.

    
    
    
  • Serena

    La chevelure des sirènes forme une espèce indépendante
    De petits poissons nettoyeurs qui veillent à sa beauté fatale
    De même qu’à son port de reine dont elle se veut prétendante
    Et à l’organe guerroyeur et secret de sa voix létale.

    Médusa aux cheveux-serpents foudroie un homme du regard ;
    Séréna aux cheveux-poissons séduit un homme par sa voix.
    À chacune ses participants pour piéger le marin hagard
    Et réaliser sa moisson selon vers quel but ils pourvoient.

    Illustration de Sheila Wolk.

    
    
    
  • L.a S.olution D.ivine

    L.a S.olution D.ivine

    Pour faire un voyage impossible, pour entrouvrir le cours du temps,
    Nous avons besoin de nature et d’alchimie surnaturelle.
    Chacun sa recette accessible au profane et au débutant,
    Mais j’en ai tenté l’aventure avec ma recette personnelle.

    Nul besoin d’alcool ou de drogue, ni de mise en transe excessive,
    Ni de participer en groupe en vue d’être galvanisé,
    Ni consulter un psychologue pour une séance dépressive,
    Ni de subir l’assaut des troupes de films américanisés.

    Je coupe l’emprise des cinq sens qui donne l’image du monde
    Qui, comme le dirait Magritte, n’est qu’un reflet de l’extérieur.
    Je demande une sixième essence dont la révélation m’inonde
    De la réalité écrite dans mon univers intérieur.

    Tableau de Nalinee Diosara sur https:soulconnectionsnalinee.com .

    
    
    
  • Racines infinies et indéfinies

    Aussi petit que soit mon corps, aussi grandes que soient mes racines,
    Je vis sans doute au point central tiré par les branches du temps.
    J’y pense tous les jours encore malgré la jeunesse assassine
    Qui rejette mon rite ancestral pour un futur plus percutant.

    Quelques-uns vivent dans leur bulle détachés de leurs origines ;
    Ils ont dénoncé l’héritage légué par d’ancêtres encombrants.
    Ils prétendent sans préambule être les nouveaux androgynes
    Sans genre et dans l’étiquetage d’un génome abracadabrant.

    Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.

    
    
    
  • À la mode des marguerites

    À la mode des marguerites

    Selon si l’amour est douteux, sélectionnez les marguerites.
    Celles qui tombent sur « pas du tout » afin de rompre sans préavis ;
    Celles synchronisées sur « un peu » selon si la fille démérite ;
    Conservez celles aux bons atouts pour la femme de votre vie.

    Si vous laissez faire le hasard, le vent guidera la rencontre.
    Les marguerites onduleront si la fille est cyclothymique ;
    Dignes d’un tableau des beaux-arts si la beauté vient à l’encontre ;
    Et des pétales gai-lurons pour une la fille un peu comique.

    Ma marguerite ressemblait un peu à l’étoile d’argent
    Qui pousse au sommet des montagnes aux paysages admirables.
    Ainsi mon cœur s’est assemblé au partenaire partageant
    Mes rêves et j’ai trouvé compagne aux pétales incommensurables.

    Marguerites de Séraphine.

    
    
    
  • Le grand chambardement

    À l’heure du changement de saison, ma femme vide les placards ;
    Elle ne veut plus des vieilleries et des rossignols démodés.
    Chambardement dans la maison ! Tout est évidé aux trois-quarts,
    Les commodes et les penderies, Fi des fourbis incommodés !

    Et moi, je porte les cartons, je tourne autour des containers
    Je débarrasse le fardeau de six mois à se défringuer.
    Je fonce avec mon charreton au pas de course et entraîneur
    Dont compatissent et mon dos et mon bassin tout déglingués.

    Illustrations de Moebius.

    
    
    
  • Le moulin de la Galette

    Le moulin de la Galette

    Toi, qui a connu autrefois le vieux moulin de la Galette,
    Te souviens-tu des bals publics dans l’allégresse des années folles ?
    Il n’en reste plus toutefois que des gravures et chansonnettes
    Qui font rêver d’une supplique aux souvenirs un peu frivoles.

    Rappel à des amours d’antan dans les chansons de Tonton Georges,
    Mémoire des moulins à vent selon les couleurs de Vincent,
    Restaurant mythique et tentant où le tout Montmartre s’engorge
    Ou le dernier des survivants de tous ces vieux monstres grinçants.

    Tableau de Vincent Van Gogh.

    
    
    
  • Les soirs de pleine Lune

    Bien que je ne sois ni lycanthrope, ni sorcier, ni goule, ni vampire,
    Je me réveille pile à minuit quand la Lune est à l’apogée.
    Mon cœur devient plus philanthrope comme si un amour l’inspire
    Et mon âme se fond dans la nuit dans une synergie prorogée.

    La Lune répand la dopamine qui m’apporte satisfaction,
    Son halo, la sérotonine qui me transmet l’exultation.
    La pleine lune, l’ocytocine source de la délectation
    Et je sens de toutes mes racines remonter une expectation.

    Tableaux de Didier Lourenço.

    
    
    
  • Messagerie pas très express ?

    Messagerie pas très express ?

    Quand la messagère des prières me semble gaspiller son temps
    Et prendre tout à la légère, délaissant le plus important,
    D’une minutie d’horlogère, elle doit agir à contretemps
    Pour réaliser la carrière qui m’offrira tout mon content.

    Tableau de Michael Cheval.

    
    
    
  • La ronde des Échecs

    La ronde des Échecs

    Savoir manipuler les gens revient à jouer aux échecs
    En faisant s’affronter les pions à ceux qui voudraient être roi.
    En mise en jeu, beaucoup d’argent, des titres et des carnets de chèques,
    Et pour finir, juste un champion à qui l’on accorde l’octroi.

    Tableau de Michael Cheval et les échecs dans l’art sont sur http:systemecolle.free.frtextesLa%20peintureLa%20peinture.htm .

    
    
    
  • Les rues aux abois

    Les rues aux abois

    Le soleil disparaît et la lune se lève
    Par les rues aux abois quand chante le hibou.
    Puis, dans l’ombre apparaît deux yeux qui se soulèvent
    Quand le clocher aboie l’heure entre chien et loup.

    Tableau de Vladimir Kush.

    
    
    
  • Les îles sous les rêves

    Les îles sous les rêves

    Par un chemin qui n’est tracé sur aucune carte routière,
    J’ai découvert, les yeux fermés, un village au bord de la mer.
    Quand la marée vient embrasser l’ensemble des plages côtières,
    J’y vois le jour se refermer sur ce paradis éphémère.

    Tableau de Jacek Yerka.

    
    
    
  • Le temps du présent

    Quand le temps passe lentement mes pensées font un bras de fer
    Contre cette rigidité qui veut m’imposer sa cadence.
    Et mon cœur véhémentement invente quelque chose à faire
    Pour casser la solidité de l’abominable fréquence.

    Le temps passé se cristallise dans l’enfer glacé du néant
    Et chaque seconde écoulée rejoint le trou noir de l’oubli.
    Personne ne se formalise de ce qu’ont créé des géants
    Par leurs vieux rêves écroulés sous la lumière qui faiblit.

    Puis, le temps présent se déchire et s’ouvre sur la fin du monde ;
    Mon corps erre un peu au hasard, ici et en même temps ailleurs.
    L’esprit ne sait plus réfléchir car s’enfuient même les secondes
    Et l’arrêt sonne le départ pour le pire et pour le meilleur.

    Tableaux de Vladimir Kush et Jacek Yerka, au milieu Building spiral turbines 1930.

    
    
    
  • Le temps de l’amour

    Quand il est temps de s’aborder, on commence à s’apprivoiser
    Afin de partager ses goûts, ses couleurs et ses traditions.
    On évite de saborder toute occasion de pavoiser
    Et l’on modère ses bagouts pour accorder ses ambitions.

    Quand il est temps de s’embrasser, on commence à se caresser
    Afin de transmettre l’amour qui magnétise les amants
    En aimants qui vont s’empresser de se coller et paresser
    Au fil des nuits, au fil des jours, à chaque heure, à chaque moment.

    Quand il est temps de s’accoupler, on commence à se fusionner
    Afin de continuer la chaîne de la précieuse humanité
    Qui prolongera les couplets du chant que va occasionner
    Une composition pour gènes pour deux corps en maternité.

    Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.

    
    
    
  • Les châteaux de cartes

    Les châteaux de cartes

    Celui qui veut faire de l’esprit commence à faire de belles phrases ;
    Les phrases font les beaux discours bien méthodiques à la Descartes ;
    Bien montrer ce qui est appris, équilibrer avec emphase ;
    Finalement, pour faire court, tout ça n’est qu’un château des cartes.

    Il va de soi que cela s’applique à ce que je viens d’écrire.

    
    
    
  • La petite maîtresse

    Ô Toi, ma petite maîtresse, que j’aime tant te voir couchée
    Et même autant te renverser dans l’obscurité de ma chambre !
    Seul mon objectif te caresse par petits clichés attouchés,
    Seul mon œil pourra converser en couleurs sépia, gris et ambres.

    Qu’elle est donc folle la lumière que capte, à sa vitesse ultime,
    Mon âme folle et passionnée pour figer l’immortalité
    De l’espace-temps et matière qui, dans mon univers intime,
    Renie la mort conditionnée pour un fragment d’éternité !

    Merci à Yvanoe Raton pour ses confidences sur la photographie dont j’ai juste capté un profil.

    
    
    
  • Les couleurs renversées

    Les couleurs renversées

    Je ne vois, des couleurs du monde, qu’un négatif imaginaire
    Sur lequel je bâtis ma vie et que j’appelle réalité.
    Mais je ne vois pas les secondes qui, durant les préliminaires,
    Colorent l’amour en lavis encré de sensualité.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • La chevelure harmonique

    La chevelure harmonique

    Cette musique, si intense, provient des milliards de cellules
    Qui vibrent ensemble en résonance dans ses cheveux blonds ondulés.
    Car chaque vie est une instance, comme une frêle libellule,
    Mais qui porte la souvenance de l’écho divin modulé.

    Tableau de Georgy Kurasov.

    
    
    
  • La vierge ardente

    La vierge ardente

    J’aime les idylles pour rire au jeu de la carte du tendre
    Où l’amour est toujours vainqueur et les femmes, jamais perdantes.
    Je gagne, pour le prix d’un sourire, la case du quinze septembre
    Et là je sens battre mon cœur de passion pour la vierge ardente.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Les fausses couleurs

    Les fausses couleurs

    Où mon cerveau n’est attaché qu’au prix d’une fausse illusion,
    Ah ce qu’il serait merveilleux d’apercevoir, une seconde,
    Volée à Dieu, à l’arrachée, les vraies couleurs à profusion !

    (Photo : Stefanie Schächtel

    Sources :
    https:plus.google.comphotosphoto1095379190418911704006465281796559758498?icm=false&iso=true&authkey=COnh14yPnb2p2AE )

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Flamme virtuelle

    Flamme virtuelle

    Si les amitiés virtuelles paraissent un peu artificielles,
    J’y perçois une sorte d’art qui mérite mon attention.
    Des relations semblent cruelles et d’autres un peu superficielles,
    Mais d’autres, comme un étendard, flottent de bonnes intentions.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Le spectacle du monde

    Le spectacle du monde

    Qu’y a-t-il de plus beau que ce monde d’argent
    Qui oblige les pauvres à s’acheter des armes ?
    Qu’y a-t-il de plus fort que tuer plein de gens,
    Qui fait croire aux tyrans que la mort a du charme ?

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Riche de beauté

    Riche de beauté

    Quand je recule dans le temps, quand je recule dans l’espace,
    Quand je reviens aux origines d’une enjambée de Chat-Botté,
    Alors ce qui est important, c’est à travers le temps qui passe,
    Les souvenirs que j’imagine, intacts et riches de beauté.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Cinq mille reflets

    Cinq mille reflets

    J’ai compté cinq mille reflets, cinq mille façons de décrire
    La voix qui résonne en mon cœur et fait écho à la Nature.
    Parfois, c’est un coup de sifflet qui amène ma plume à écrire
    Que les véritables couleurs vont au-delà de la peinture.

    Tableau d’ Oscar-Claude Monet d’après l’œuvre de Van Gogh – « Nuit étoilée sur le Rhône »

    
    
    
  • Paris sous les couleurs

    Paris sous les couleurs

    Lorsque le ciel hisse bien haut ses couleurs,
    Nous y retrouvons les bleus, blancs et rouges.
    Amis, quelles délices, après les douleurs,
    Nous y recouvrons un Paris qui bouge !

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • My new way / Mon nouveau chemin

    My new way / Mon nouveau chemin

    For this new day, for this new age.
    Life reassures me in my tomorrows.
    A new love, a new face,
    My blue suede shoes for a new way.

    Pour ce nouveau jour, pour ce nouvel âge,
    La vie me rassure dans mes lendemains.
    Un nouvel amour, un nouveau visage,
    De belles chaussures, un nouveau chemin.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • La lune en bouteille

    La lune en bouteille

    Je vous décroche la lune et je la mets en bouteille
    Puis je vous fais avaler les nouvelles du quartier.
    Je vous fais gober les « Une » des journaux à la poubelle
    Et si vous êtes affolés, je vous l’rentr’rai au doigtier !

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • La Grande Ourse

    La Grande Ourse

    J’en appelle à la Grande Ourse dans l’immensité du ciel
    Afin qu’elle me protège de tout ce qui peut m’égarer.
    Ainsi qu’à la Petite Ourse dont le nord m’est essentiel
    Ce sont de fines stratèges à mon esprit bigarré.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Les migrants sont partout

    Les migrants sont partout

    Les migrants sont partout dans leurs beaux avions
    Pour aller s’amuser jusqu’au bout de la Terre.
    L’étonnant, c’est surtout qu’ils abhorrent l’invasion
    Quand les désabusés le font en volontaires.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Les nomades

    Les nomades

    Les nomades se déplacent à travers les pays.
    Ils n’ont pas de racines où fixer leurs souliers.
    Toute leur populace a le cœur ébahi
    Par ce qui les fascine où que vous le vouliez.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Le roseau pliant

    Le roseau pliant

    L’homme est un roseau pensant qui plie un peu trop souvent
    Dès que souffle la tempête, sous la pluie est les hauts temps.
    Ainsi il va compensant ses malheurs en s’émouvant
    De la poudre d’escampette qui le rend fort mécontent.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Les saisons entremêlées

    Les saisons entremêlées

    Aujourd’hui tout s’entremêle et dès la fin de l’été
    Déjà l’automne se presse, déjà poussée par l’hiver.
    Et si je prends mes jumelles pour voir ma propriété,
    Je verrai que se compressent les saisons de l’univers.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Le photographe fou

    Le photographe fou

    Il est fou, ce photographe, de flasher en pleine nuit !
    Tous les soirs lorsque je rentre, j’en vois trente-six chandelles !
    Je m’en vais faire un paraphe et l’afficher sur son huis
    Sinon je quitte mon antre et je suis les hirondelles !

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • D’amour et d’eau fraîche

    D’amour et d’eau fraîche

    Coiffée d’amour et d’eau fraîche, la petite mariée
    Dans son habit d’onde pure se marie déshabillée.
    Mais assez de gorges rêches et vertus contrariées !
    Sous son aqueuse guipure, son sexe est émoustillé.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Coquelicot éternel

    Coquelicot éternel

    Les grenats sont éternels, les coquelicots aussi !
    C’est une fleur d’allégresse qui ravive les couleurs !
    La caresse maternelle de pétales dégrossis
    Et l’odeur enchanteresse d’un remède anti-douleur.

    Je m’enrichis au printemps de ces vagues écarlates
    Qui déferlent sur les champs et colorent les talus.
    L’air trivialement content, remuant les omoplates,
    Sur le tableau alléchant de cette onde du salut.

    Avez-vous, tout comme moi, déposé quelques pétales,
    Sur vos narines frémissantes, comme une robe de fée ?
    Pour ressentir cet émoi lorsque le charme s’étale
    En magie éblouissante du plus somptueux effet.

    Ou bien renverser la fleur sur sa robe vermillon
    Et l’inviter à danser sur ses jambes d’étamines.
    Avec un criquet souffleur dans un air de carillon
    Sur un rythme cadencé aux graines de balsamines.

    C’est la fleur de mes pensées, c’est ma dame de bonheur
    Qui me suit sur les chemins et au-delà des frontières.
    Une douce fiancée à qui je veux faire honneur
    De lui accorder ma main pour une vie tout entière.

    Tableau de Fabienne Barbier

    
    
    
  • Avec les doigts

    Avec les doigts

    Avec mes doigts, j’écris mes mots !
    Avec mes doigts, je suis jumeau !
    Avec mes doigts, j’écris toujours !
    Avec mes doigts, je fais l’amour !

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • La fille du vent

    La fille du vent

    Quand on est la fille du vent, pour s’habiller faut s’accrocher !
    Les jupes sont vite retroussées et les robes toutes envolées.
    Aussi pour s’adapter au cas, la fille met des dessous chics.
    Si le vent redouble de force, plus de culotte et c’est magique !

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Danse dans la fumée

    Danse dans la fumée

    Cavalier de volutes qui lui servent de guide.
    Tendrement enlacée, dans le cou, embrassée,
    Elle se laisse porter de manière intrépide
    Mais elle a confiance sans être embarrassée.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • L’action calme les nerfs et soulage la conscience

    L’action calme les nerfs et soulage la conscience

    Quand son cœur la taraude avec son vague à l’âme,
    Ma jolie fiancée a grand besoin d’action.
    Elle bouge son cœur et son beau corps de femme
    Et libère sa conscience en turbo réaction !

    Attraction,
    Décontraction,
    Distraction,
    Satisfaction.

    Dessin de Jean-Claude Forest.

    
    
    
  • Aujourd’hui, on rase gratis

    Aujourd’hui, on rase gratis

    Le ciel étale la crème bien épaisse à l’horizon
    Il en recouvre les arbres, les forêts et la savane
    Puis animés par l’orage, l’éclair-âge fait oraison
    Et rase la terre basse comme un cigare de Havane.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.