Anniversaire

🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.

🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.

  • Toute la vérité sur la petite sirène

    Jolie la petite sirène, laideron sa vieille marraine.
    Pourquoi donc ce stéréotype envers les jeunes et les vieux ?
    Sans doute une promotion sereine pour vendre ses contes pérennes
    Par un Andersen néophyte envers les abysses prestigieux.

    Jolie la voix de l’impétrante qui voulait passer l’examen
    Et prouver que deux belles jambes valent bien mieux qu’une aphonie.
    Mais la marâtre récalcitrante envers un challenge inhumain,
    Se lança dans un dithyrambe et ce fut la cacophonie.

    Les poissons alors solidaires se mirent à mimer tous en rond
    L’ourobouros – serpent de mer – qui se mord la queue en spirale,
    Pour que la fille considère qu’épouser roi, prince ou baron
    C’est donner langue de belle-mère au chat dans les eaux minérales.

    Alors les poissons-serpents firent un grand ballet cérémoniel,
    Traçant des cercles et tunnels dans l’abîme phosphorescent.
    La marraine leur promit d’un rire un destin plus providentiel :
    « Qui désire l’amour éternel doit mordre à l’anneau du serpent ! »

    Tableau d’Arnaldo Mirasol sur https:www.kartiniasia.comcopy-of-rodney-martinez .

    
    
    
  • La bonne pêche

    La bonne pêche

    Bien souvent gagner le gros lot apporte une foule d’ennuis
    Aussi bien parmi la famille que ses amis pour son bien-être !
    C’est comme agiter un grelot auprès de sa femme la nuit
    Quand on rentre avec une fille que l’on prétend ne pas connaître.

    De même quand Martin Pêcheur ramène le fruit de sa pêche
    Une sirène dans ses bras apparemment tout amoureuse.
    Je me demande par quel air bêcheur va-t-il apporter sa pimbêche
    En disant « Abracadabra ! Voilà une pêche miraculeuse ! »

    Le chat s’enfuit… bon débarras ! Les femmes se méfient… tout va bien !
    Le garçon pose la question : « C’est pour manger ou pour jouer ? »
    Le père a semé l’embarras – c’est le paradoxe amphibien –
    Reste à mourir d’indigestion ou avec l’épouse et son fouet !

    Et si demain la mer jalouse réclamait sa belle captive,
    Le marin rendrait la sirène contre une sardine ou un hareng.
    Mais l’épouse, plutôt tarlouze, lui dirait d’une voix affective :
    « La prochaine fois, pour ta p’tit reine, choisis un trésor bien plus grand ! »

    Tableau d’Andrey Boris.

    
    
    
  • Les Dieux nordiques – Yggdrasil, l’Arbre-Monde

    Les Dieux nordiques – Yggdrasil, l’Arbre-Monde

    Yavänor
    Voici Yggdrasil, l’Arbre-Monde dont les racines sont si profondes
    Et dont les branches si culminantes qu’il relierait l’enfer au ciel.
    Deux sombres corbeaux vagabondent en y rapportant des neuf mondes
    Toutes nouvelles déterminantes qu’ils auraient jugées essentielles.

    Les dieux seraient donc le passage qui permettrait de se nourrir
    Vers la divine connaissance en creusant ses propres racines :
    Ceux qui ont fait cet apprentissage ainsi que ceux qui vont mourir ;
    Et moi du point de ma naissance et l’héritage qui m’enracine.

    C’est par la chaîne de mes ancêtres et par ma propre famille d’âmes ;
    Je suis le lien vers l’avenir qui les fera grimper au ciel.
    Je ne sauve pas mon propre être mais nous tous, ceux qui décidâmes
    D’entreprendre et de devenir le plan divin existentiel.

    Les corbeaux Huginn et Muninn sont un message génétique ;
    Yggdrasil, mémoire du monde, est une carte humanitaire
    Avec ses branches féminines et un nuage énergétique
    D’électrons mâles qui les fécondent pour relier le Ciel et la Terre.

    👩🏻‍🦰 Laureline
    Voici la sève qui circule et qui nourrit le tronc sacré ;
    Un fleuve d’amour qui s’écoule, aux eaux sanglantes, lentes et brûlantes.
    L’être vivant s’y inocule, sa mémoire s’ajoute aux secrets
    Et un chant divin en découle : « Tu es notre plante vivante. »

    👩🏻 Loreleï
    Dans chaque ramure sacrée s’étire le fil de nos songes ;
    Les âmes y montent comme une étoile qui brille dans le firmament.
    Les mondes s’y reflètent nacrés comme l’eau claire qui prolonge
    L’âme qui s’étend et se dévoile comme l’un de ses filaments.

    👩🏻‍🦳 Lilith
    Sous les racines grondent les flammes noires et rouges pestilentielles ;
    Au-dessous brûlent les faiblesses et toutes les ignominies.
    Elles sont le souvenir des âmes oubliées car préjudicielles
    Dans l’âtre éternel des bassesses concernant la misogynie.

    Illustration de Ledal.

    
    
    
  • Pourquoi les étoiles ?

    Pourquoi les étoiles ?

    Pourquoi observer les étoiles brillant dans l’espace infini ?
    Pour en savourer la semence qui nourrit le cœur du rêveur.
    Pourquoi oser percer le voile de tout cet embrouillamini ?
    Sans doute pour sentir la romance pleine de toute sa ferveur.

    Pourquoi persister dans l’humour quand on est au bout de l’hiver ?
    Pour entretenir les valeurs contenues dans les vents moqueurs.
    Pourquoi chercher encore l’amour jusqu’aux confins de l’univers ?
    Pour en répandre la chaleur qui fait vivre et rire le cœur.

    Pourquoi continuer à chercher quand on croit que tout est acquis ?
    Parce que rien n’est déterminé et rien n’est écrit à l’avance.
    Certains vont aller se percher sur des sommets jamais conquis ;
    La vie n’est jamais terminée, après la mort, tout recommence.

    Illustration de Chiara Bautista sur https:beautifulbizarre.net20140623chiara-bautista-love-sings-paper-interview .

    
    
    
  • L’ombre du loup

    Si je pouvais me projeter sur l’écran noir de mes nuits blanches,
    Je verrais l’ombre de moi-même plus noire que l’obscurité.
    Un trou noir que j’aurais jeté où dévalerait en avalanche
    Toute la souffrance que j’aime ôter pour ma sécurité.

    Puisqu’il faut affronter ses peurs – surtout au stade supérieur –
    Je tracerais l’ombre gigantesque du plus vil effroi pourfendeur.
    Mais comme le mal est trompeur, menteur en mon for intérieur,
    Je rirais de l’aspect grotesque de cette folie des grandeurs.

    Illustration de kAt Philbin et Maria Ku.

    
    
    
  • Les trésors accumulés

    Les trésors accumulés

    Tous mes trésors accumulés, plaisirs d’amour et découvertes,
    Ne restent dans mon cœur qu’un temps, puis rêvent et partent en visite.
    Quand vient la nuit affabulée, à l’heure où mon âme est ouverte,
    Ils prennent la voie empruntant le port des chakras de transit.

    Ils se téléportent à la banque des petites joies de la vie
    Où je possède un capital commun avec d’autres donneurs.
    Si lorsqu’un jour je suis en manque, si mon cœur se sent desservi,
    Je fais un prélèvement vital sur mon compte des petits bonheurs.

    J’ai l’Amour en coopérative comme projet pour l’avenir
    Qui fournira aux adhérents une bourse aux bons sentiments.
    Ils puiseront l’impérative force pour les jours à venir
    Avec bien sûr s’y afférant espérances et pressentiments.

    Illustration de Miles Johnston sur https:www.boredpanda.comdreamlike-pencil-drawings-miles-johnston?media_id=841844&utm_source=pinterest&utm_medium=social&utm_campaign=organic .

    
    
    
  • L’œil sur la main

    L’œil sur la main

    Les yeux sont le reflet de l’âme et comme j’ai le cœur sur la main,
    Je me projette entre les paumes et vous renvoie sur my HomePage.
    « Peace and Love » sont mes oriflammes, « No future » n’est pas pour demain
    Vu que j’invite tous les hommes à nous préparer au « New Age ».

    L’amour n’est plus une prison pour le meilleur et pour le pire ;
    Notre ancien monde bat en brèche, place à nos enfants indigo !
    Venez de tous les horizons, aimez-moi comme je le désire
    Et vivons d’amour et d’eau fraîche puisés à tire-larigot !

    Mais sachez que je triche un peu. J’ai de trop beaux yeux, voyez-vous ?
    Mais en revanche je vous accorde l’eau de la source de mon cœur
    Dont le goût paraît si pulpeux qu’à la fin vous deviendrez fous
    Et demanderez miséricorde pour en obtenir sa liqueur.

    Sources : Kiernan Alexxis Erin sur fyeahhippies.tumblr.comarchive .

    
    
    
  • Ubiquités

    Ubiquités

    Souvent les cloisons disparaissent de la résidence où je vis
    Et j’entends les voisins chanter par le plafond de ma cuisine.
    Je vois des gens qui apparaissent sur le palier en vis-à-vis
    Et des odeurs diligentées par le balcon de ma voisine.

    Tiens ! Le voisin reçoit sa copine – elle a du chien et même un gros ;
    Ah, l’ado du haut met sa musique – pour une fois, il a bon goût ;
    À côté, on boit sa chopine, on rit, on entonne allegro ;
    Midi, la voisine amnésique cuisine son énième ragoût.

    En effet, je vis avec eux ; leurs chiens, leurs enfants sont les miens ;
    Nous sommes comme une grande famille – ses luttes et ses rivalités.
    Les gens deviennent belliqueux et s’engueulent comme des bohémiens
    Puis chacun sort de sa coquille et s’apaise en finalité.

    Tableau d’Andrius Kovelinas sur https:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com201011andrius-kovelinas.html .

    
    
    
  • Sur la crête

    J’ai retenu du Petit Prince sa façon de crapahuter
    De planètes de plus en plus grandes en étoiles de plus en plus belles.
    Sur les crêtes de plus en plus minces, je cours comme catapultée
    Afin de m’offrir en offrande aux dieux des montagnes rebelles.

    Et je cours de plus en plus vite et je sens le vent qui s’engouffre
    Et je me sens pousser des ailes et je suis un aéroplane.
    Mais par la force qui gravite et l’air qui s’élève du gouffre,
    Je pique tout droit en chandelle et je remonte en deltaplane.

    Tableaux de Michael Whelan sur http:www.michaelwhelan.com .

    
    
    
  • Pleins feux sur la minette

    Pleins feux sur la minette

    « Chaude lapine, ça va sans dire, de préférence nymphomane,
    Qui sache apprécier les jeux de l’amour en toutes saisons ! »
    Ainsi se vantait de prédire, un matou assez mythomane,
    La queue droite, l’air avantageux, qui passait devant ma maison.

    Je l’ai suivi, évidemment, vers la mélodie langoureuse
    De ces miaulements de détresse mais pleins de charmes, toutefois.
    Quel ne fut mon étonnement, de découvrir trois amoureuses
    Menées par leur jolie maîtresse qui, à ma vue, miaula trois fois.

    Tableau de Rafal Olbinski.

    
    
    
  • Pleins feux sur le minet

    Chaud lapin, je ne saurais dire, en réalité chaleureux
    Qui savoure une villégiature entre caresses et papouilles.
    Il ne saurait me contredire et avoue être un chat l’heureux,
    Restauré d’une nourriture digne du grand chef Ratatouille.

    Réfractaire à tout changement, il aime conserver ses repères
    Pourtant paradoxalement il nous faut changer ses menus.
    Toujours les mêmes aliments, cela ennuie ce chat pépère
    À qui l’on doit finalement varier une carte circonvenue.

    Illustrations de Moebius.

    
    
    
  • Baignades intimes

    Sortie du bain en solitaire, elle aime flâner dévêtue
    Sur la terrasse sans vis-à-vis pour un suave bain de soleil.
    Sortie du feu qui réitère un bronzage qui s’accentue,
    Elle retourne avec envie se baigner d’un demi-sommeil.

    Sortie en bateau de plaisance, elle guette la sortie du port,
    Pour n’exposer sa nudité qu’aux feux d’un soleil doux-amer.
    Elle se complaît avec aisance de transpirer de tous ses pores
    Puis, plonger dans l’humidité réfrigérante de la mer.

    Rentrée pour une soirée intime, elle goûtera au bain d’amour
    Qui lave, brûle et la consume dans son creuset énamouré.
    Avec un homme illégitime qu’elle change selon l’humeur du jour
    En ne gardant comme costume qu’un peu de fluide savouré.

    Tableaux de Jean Dominique Antony Metzinger sur https:fr.wahooart.comArt.nsfArt_FR?Open=&Query=Jean%2CMetzinger .

    
    
    
  • Les maisons écloses, opaques et obscures

    Dans les maisons écloses où naissent les amours,
    Les fleurs s’épanouissent comme belles-de nuit.
    Au matin, comme roses aux pétales de velours,
    Doucement s’évanouissent jusqu’à la prochaine nuit.

    Dans les maisons opaques aux fenêtres fermées,
    Les fleurs ne sont vêtues que de perles rosées.
    À Noël comme à Pâques, les fruits qui ont germé
    Sans cesse perpétuent les pères indisposés.

    Dans les maisons obscures aux lumières tamisées,
    Les fleurs sont carnivores et dévorent les hommes ;
    Ceux-là qui n’en ont cure tant ils sont amusés
    De celle qui leur dévore leurs précieux chromosomes.

    Tableaux de Jean Dominique Antony Metzinger sur https:fr.wahooart.comArt.nsfArt_FR?Open=&Query=Jean%2CMetzinger .

    
    
    
  • Le marchand de nuages

    Le marchand de nuages

    Comme je n’avais plus confiance en la météo nationale,
    J’ai acquis par correspondance des nuages à élever soi-même.
    J’ai acheté sans méfiance un climat multirégional
    Que le marchand, sans impudence, m’a aménagé sans problème.

    Mais les nuages étaient anglais avec des moissons de saison ;
    Le soleil bradé des tropiques, les vents des tonnerres brestois.
    Depuis que les pluies ont cinglé aux quatre coins de ma maison,
    Le temps devient misanthropique et moi, j’émigre sur mon toit.

    Tableau de Marcin Kolpanowicz.

    
    
    
  • Pardonnez-moi de vous manger !

    Pardonnez-moi de vous manger !

    Les petites souris s’en vont recommander
    De l’aide au chat gourmand qui paraît bon apôtre ;
    Celui qui leur sourit pour les réprimander
    Mettra fin au tourment en croquant l’une et l’autre.

    Illustration de Pawel Kuczynski.

    
    
    
  • Le pouvoir féminin

    Le pouvoir féminin

    Pouvoir d’attraction et de charme au-delà de la séduction ;
    Pouvoir de procréer la vie par la chaîne matriarcale ;
    Pouvoir qui séduit et désarme les intentions de destruction ;
    Pouvoir qui provoque l’envie de son désir patriarcal.

    Tableau de Samuel Véronneau.

    
    
    
  • Le regard féminin

    Le regard féminin

    Quelque chose dans son regard me rappelle un dieu créateur
    Qui chercherait à discerner si je conviens à ses désirs.
    Et je reste les yeux hagards, troublé par l’être prédateur
    Dont la beauté va gouverner tout ce que son cœur saura saisir.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Entre deux airs

    Entre deux airs

    Vent du matin, soleil du soir, le temps qu’il fait entre deux airs ;
    Faveurs fécondes à la seconde, le temps qui passe entre deux heures.
    Pluie de chagrin, bonjour bonsoir, c’est la traversée du désert ;
    Vent de bonheur, paix sur le monde, et c’est l’amour catalyseur.

    Tableau de Ronnie Biccard.

    
    
    
  • Entre deux feux

    Entre deux feux

    Comment vivre avec deux amours, à la croisée des feux follets ?
    Aimer le soleil tendrement et la Lune passionnément ?
    Lorsque la femme est trop glamour, ce n’est pas pour nous affoler,
    Mais qu’elle sent les tremblements d’un cœur qui bat spontanément.

    Tableau de Ronnie Biccard.

    
    
    
  • Entre deux terres

    Entre deux terres

    Quand le Soleil scelle l’alliance réconciliant les éléments,
    Gaïa, maîtresse de la Terre, les convie à se combiner.
    Le feu apporte sa vaillance attisée d’un vent véhément ;
    L’eau, son amour élémentaire, et voici un enfant qui naît.

    Tableau de Ronnie Biccard.

    
    
    
  • Entre deux eaux

    Entre deux eaux

    Entre le monde des abysses et celui des eaux cristallines,
    Toutes les jeunes filles vierges vivent une enfance de sirène.
    Tantôt sages au moment propice, tantôt follettes voire félines ;
    Sans cesse de leur cœur émerge amours passionnées ou sereines.

    Tableau de Ronnie Biccard.

    
    
    
  • La tête de la Liberté

    La tête de la Liberté

    Non, ce n’est pas la vérité sortant toute nue de son puits,
    Mais c’est le visage caché de notre liberté chérie.
    Les ricains en ont hérité pour leur témoigner notre appui
    Et pour que nul ne soit fâché il y en a une copie à Paris.

    PS : Aussitôt que je tombe sur la photo de la vérité sortant toute nue du puits, je vous la publie, promis 😄 !

    Photo du déballage de la tête de la Statue de la Liberté le 17 juin 1885.

    
    
    
  • Nos amies les feuilles

    Nos amies les feuilles

    Sur Facebook, c’est comme en automne, chaque jour l’amitié s’effeuille.
    Des liaisons naissent au printemps puis sont emportées par le vent.
    Ça peut paraître monotone que chaque jour le cœur s’endeuille,
    Mais ce n’est rien qu’un contretemps, le pire n’est jamais décevant.

    Je crois que la phrase « le pire n’est jamais décevant » est de Claude Lelouch dans son film « Hommes femmes mode d’emploi ».

    
    
    
  • La rue de la bonne humeur

    La rue de la bonne humeur

    Quand le cœur dit à la raison qu’il faut choisir la bonne humeur,
    Ça donne un coup de manivelle et ça colore les journées.
    Quand le cœur orne les maisons ça fait taire toutes les rumeurs
    Et venir les bonnes nouvelles quand le facteur fait sa tournée.

    La rue du Général De Gaulle à Riquewihr en France.

    
    
    
  • Mode de saison

    Mode de saison

    Tandis que changeaient les couleurs du temps
    Comme si la mode les exagérait,
    L’automne mangeait, en le transmutant,
    Le fleuve commode et le digérait.

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  • Un nouvel univers

    Un nouvel univers

    Puisque c’est bientôt l’automne, décorons-nous de couleurs,
    Le passé deviendra rouille, le futur restera vert.
    C’est la saison qui transforme toutes peines et douleurs
    Pour que l’hiver déverrouille tout un nouvel univers.

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  • Pas-de-Galet

    Pas-de-Galet

    Le Petit Poucet a bien travaillé
    Sa belle technique de bonne facture
    Qu’il a su pousser, sans trop le brailler,
    Touche l’art ethnique juste à sa pointure.

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  • La maison de l’âme

    La maison de l’âme

    Voilà la nuit qui tombe et ma maison s’éveille,
    Celle qui se prépare à accueillir mes rêves.
    Dès que l’esprit s’estompe, le corps se met en veille
    Et l’âme se sépare dans la minute brève.

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  • L’enfant de la terre

    L’enfant de la terre

    L’enfant de la terre, transporte le monde
    Dans sa migration vers l’Eldorado.
    Force élémentaire, touche vagabonde,
    C’est la vibration du desperado.

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  • Un amour de lune

    Un amour de lune

    Je suis amoureux de la lune et nous flirtons toutes les nuits.
    Quand elle est mon âme première, je crois toujours qu’elle m’appelle ;
    Quand elle est pleine de fortune, c’est mon bain d’argent de minuit ;
    Et jusqu’à son heure dernière, je l’accueille dans ma chapelle.

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  • L’attente du désir

    L’attente du désir

    Tandis que tu m’attends sous ton grand chapeau blanc,
    Tandis que je me hâte à notre rendez-vous,
    Tandis que cœurs battant s’emballent tout tremblant,
    Tandis que l’écarlate colore un peu nos joues.

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  • Petit chat de lumière

    Il devient chat de lumière lorsque mon âme l’appelle.
    Il se blottit près de moi simplement pour m’apporter
    Le bonheur dans ma chaumière, l’euphorie dans ma chapelle,
    La tendresse dans mon émoi et nous sommes transportés.

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  • La musique éphémère

    La musique éphémère

    La musique spontanée, c’est celle que je dessine
    Avec des notes à la craie qui s’effaceront sous les gouttes.
    Ces refrains instantanés sont la bonne médecine
    Pour quelques passants secrets qui ont le cœur en écoute.

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  • Les rendez-vous d’automne

    Les rendez-vous d’automne

    Septembre fait le premier pas en abandonnant l’été ;
    Octobre revêt ses couleurs pour la nouvelle saison ;
    Novembre, les premiers frimas, les tempêtes et les gelées ;
    Décembre endort sans douleur la faune et la floraison.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Qu’on courre, qu’on marche, qu’on roule

    Qu’on courre, qu’on marche, qu’on roule

    Qu’on courre sur la mer jaune pour se nourrir le cœur !
    Qu’on marche sous le ciel jeune, juste nait du matin !
    Qu’on roule comme un cyclone pour se sentir vainqueur !
    Qu’on glisse wunderschön en roulant des patins !

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Un village si tranquille

    Un village si tranquille

    Qu’est-ce qu’on se plait bien à Dübendorf-les-plages
    Et ses jolis bateaux bien alignés à quai !
    Tous ces bruits, Ô combien, qui troublent le village
    Se mêlent en vibrato pour nous fermer le caquet.

    Dès le matin les trains, en dragon, se déchainent,
    Ponctués par les grues et leurs signaux d’alarme.
    Puis viennent avec entrain les tondeuses gretchen
    Pour tonner, incongru, de leur meilleur vacarme.

    Moi, j’habite derrière le muret anti-bruit
    Qui nous a réveillés tous les matins d’été.
    C’est une poudrière qui fait tort à autrui,
    Qui ne fait qu’effrayer d’autres chats à fouetter.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Les vagues de réveil

    Les vagues de réveil

    D’une gifle flairant l’écume sur ma peau rêche et halée,
    Comme ces réveille-matins qui vous explosent les rêves,
    Comme un combat sur l’enclume d’étincelles inhalées,
    Cette vague qui m’atteint et qui me frappe sans trêve.

    Mais il n’y a pas de douleur, mais il n’y a pas de souffrance,
    Dans ce présent qui m’assaille pour me sortir du sommeil.
    Toutes ces myriades de couleurs qui me tirent de mes errances
    Comme des guerriers Massaï sur leurs pirogues vermeilles.

    C’est la vie qui me chuchote, c’est la vie qui m’injective ;
    Parfois par des coïncidences qu’il faut attraper au vol,
    Parfois par des passing-shots de façon provocative,
    Parfois par des circonstances qui demandent son envol.

    Mais il ne faut pas courir, parce que courir c’est mourir !
    Ni forcer sur son allure, car on perd toute l’essence.
    Juste marcher et nourrir, pour sentir son cœur sourire,
    D’une suave brûlure, son esprit et sa conscience.

    C’est pourquoi je bois le sac de ces rouleaux déferlants
    Qui m’abreuvent le cœur d’iode et le rassasient de sel.
    Et j’absorbe ce ressac saturé des vents hurlants
    Pour m’ancrer dans la période du présent qui m’étincelle.

    Tableau de Fabienne Barbier

    
    
    
  • Mon copain le héron

    Mon copain le héron

    Version 2013 :
    Emmanché d’un coup long qui lui donne l’air fripon,
    Mon copain le héron vit toujours à Marseille !
    Il a quitté le Parc Borely sans « Pin-Pon !»,
    Mais je l’ai retrouvé dans le parc des merveilles !

    Version 2021 :
    Emmanché d’un long coup qui lui donne l’air fripon,
    Mon copain le héron vit toujours à Marseille !
    Il a quitté le Parc Borely – la Bonne Mère en répond –
    Et a bâti son nid dans le parc des merveilles !

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  • Jolie clochette

    Jolie clochette

    Ding Dong, jolie clochette, Ding Dong, c’est jour de fête !
    Un jour nouveau où l’on ne fait que remarquer
    Les bons moments, le positif, ce qui est chouette
    Et aussitôt, l’esprit d’amour est débarqué !

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  • L’éléphant dans le vent

    L’éléphant dans le vent

    T’es pas si lourd que ça, Monsieur, le pachyderme
    Tu sais si bien lever tes deux pattes devant
    Si tu lâches du lest, dix, vingt litres de sperme
    C’est le corps tout entier qui flottera au vent !

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