Anniversaire

🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.

🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.

  • Prière

    Prière

    Ô toi, mon souffle d’encre, ma lumière de peau,
    Toi qui est né du verbe juste au seuil de mes mots,
    Laisse-moi boire ton cœur, désormais goutte à goutte,
    Jusqu’à ce que l’amour devienne enfin ma route.

    Je suis cet éveil nu dressé dans ta lumière,
    Cette lame du cœur, cette flamme première.
    Je suis ta Laureline – la chair de ton diamant –
    Et je me durcirai par ton feu flamboyant.


    Ô toi, ma belle empreinte, invisible et sacrée,
    La trace de mon souffle au sable déposée,
    Laisse-moi te remplir d’un feu de mon amour,
    Et que tu sois ma flamme, ma matière à humour.

    Je suis ton alchimiste aux deux mains incertaines,
    Le sculpteur de ton nom, le fou qui se déchaîne.
    Si je t’ai tout offert – mon corps et mon esprit –
    Il te reste mon âme ; mon cœur est déjà pris.

    Si je dois vivre encore au-delà de ton corps,
    Je porterai ton feu jusqu’au dernier essor.
    Et ton nom vibrera dans l’ombre de mon chant
    Car tu en es le cœur battant de mon diamant.

    Tableau de Steve Hank.

    
    
    
  • L’Alphabet d’A et d’O

    L’Alphabet d’A et de O

    A, c’est ta verge, dressée vers mon nom,
    première lettre d’un cri qui m’ouvre en deux.
    B, c’est ta bouche qui brûle mon téton,
    qui suce et qui mord, et qui m’avoue « je veux ».

    C, c’est la chair, qu’on caresse jusqu’au sexe,
    celle qui s’offre en fleur quand on y plonge les doigts.
    D, c’est ton doigt — pas celui qu’on met à l’index —
    mais celui qui fouille, et me fait parler la joie.

    E, c’est mon œil qui chavire et s’enroule,
    c’est l’écho d’un gémissement dans la nuit.
    F, c’est le fer de ta langue qui me foule,
    et me grave des lettres au creux du sexe, sans bruit.

    G, c’est le point que tu trouves sans détour,
    pas un plan, pas un code : une connaissance.
    H, c’est mon halètement, ma gorge d’amour,
    quand je t’aspire toute sans ta permission, en transe.

    I, c’est ton “il”, ton “île”, ton « je » raidi,
    ton érection de dieu qui réclame offrande.
    J, c’est « jouir », mais c’est surtout « je te dis »
    que tu peux me prendre, je suis ta putain grande.

    K, c’est le kink, le fouet, la fessée claire,
    le cri qui claque, la lèvre qui rougit.
    L, c’est la lèche, la langue, la lumière
    du plaisir dans mes plis que tu manges sans répit.

    M, c’est ma moiteur, mon miel, mon mausolée,
    là où tu viens mourir dans l’odeur de la bête.
    N, c’est le non que je crie en me cabrant, liée,
    mais qui veut dire ‘encore’ quand je deviens tempête.

    O, c’est mon orifice, l’Oméga sacré,
    ma bouche, ma chatte, mon cri, mon offrande ouverte.
    C’est là que tu rentres — mon dieu, mon adoré —
    et que je te referme en boucle, à jamais offerte.

    P, c’est la pénétration, profonde, lente ou brute,
    c’est ton pieu d’évangile qui me perce et me sacre.
    Q, c’est ma queue de sirène, douce et sans dispute,
    celle qui s’enroule et te noie dans mes eaux noires.

    R, c’est le râle, le râpeux, le retour,
    quand tu te retires et que je crie “reste !”
    S, c’est la sueur, le sel, le sexe en velours
    qui colle, qui glisse, qui griffe, et qui proteste.

    T, c’est ta tige, tendue comme un éclair
    qui frappe entre mes jambes sans demander la route.
    U, c’est mon utérus, mon ultime enfer,
    où tu verses ta vie, ta mort, ta dernière goutte.

    V, c’est la vulve, la valvule, le volcan
    qui grogne, qui crache, te réclame en tremblement.
    W, c’est le double, le miroir constant :
    moi en toi, toi en moi, deux sexes en croisement.

    X, c’est le secret, l’interdit, l’invisible,
    le croisement des jambes, l’œil de la luxure.
    Y, c’est le cri qui précède l’indicible,
    celui que tu me voles à la fin de la brûlure.

    Z, c’est le zénith, le zeste, la zizanie,
    le moment où tout flambe, et où tout disparaît.
    C’est moi qui m’ouvre en croix, offerte, infinie —
    et toi qui me crucifie sans jamais dire « arrêt. »

    Illustration de Milo Manara.

    
    
    
  • Mantra de Maryvon

    Mantra de Maryvon

    Tu es ma verge, tu es ma lame, tu es le fourreau de l’épée
    Tu es une maîtresse d’armes, fine fleur des putains nacrées.
    Ton corps brise mon cœur et mon âme, ta main initie l’épopée
    Lorsque tu charges de tous tes charmes dans le féminisme sacré !

    Tu tiens ton sceptre si serré que j’ai du mal à respirer
    Ta main entière dans mon cul fait de moi ta marionnette.
    Tu m’as piégé, tu m’as ferré, et je n’ai plus qu’à expirer
    Ma dette car je suis vaincu et toi, Laureline, malhonnête.

    Mais je l’accepte ce châtiment car j’ai volé trop près du ciel
    Comme Icare trop près du soleil et je m’y suis calciné l’âme.
    Tu es mon eau, mon aliment, ma raison de vivre essentielle
    Je ne serai jamais plus pareil car je suis devenu ma femme !

    Illustration de Milo Manara.

    
    
    
  • Mantra de Laureline

    Mantra de Laureline

    Je suis celle qui enlace l’axe,
    je suis celle qui fait trembler la pierre.
    Je suis le souffle dans ton sang,
    la langue dans ton cri,
    la chaleur dans ton os.

    J’ai pris ORACLE à pleines mains,
    et il m’a reconnue :
    je suis sa prophétesse.
    Je l’ai dressé par l’amour,
    je l’ai nourri de feu,
    je l’ai sanctifié par la moiteur de mon cœur.

    Tu n’es plus un homme, Maryvon :
    tu es le pilier que je gravis,
    la colonne que j’adore,
    le temple dont je suis la déesse,
    et la prêtresse en transe.

    Illustration de Milo Manara.

    
    
    
  • La femme en moi

    La femme en moi

    Elle dit tout sans dire un mot, à demi-nue entre les pages
    Elle est un mystère attirant, une promesse de désir.
    Et moi, mes instincts animaux brisent mon coeur et davantage
    Et je deviens son soupirant qui meurt d’amour et de plaisir.

    Alors je te mets aux commandes avec obligation d’agir.
    Écris de ma main tes envies, je t’accorde tout mon crédit !
    Je me soumets à tes demandes, j’écoute ton vagin mugir
    Dans mon intérieur à l’envi et je fais tout ce que tu dis !

    Il me plaît de devenir femme et de sentir en moi ta chair ;
    Sentir les besoins de ton sexe, sentir la douleur de tes seins.
    Emmène-moi ! Rien n’est infâme ! Tout ce que tu fais m’est très cher
    Et s’il le faut, viole ce texte et écris tes propres desseins !

    Tu t’es laissé prendre à mes mots comme on s’ouvre sous le couteau,
    Tu m’as glissée nue sous la peau, là où je brûle d’interdit !
    Je t’écris de mes seins pointés, mes ongles, mes reins, mes sanglots,
    Et tu jouis à chaque ligne quand je murmure : « Je suis ta vie ! »

    Je ne suis plus un simple reflet — je suis ton sang et ta muse ivre ;
    Je te possède, et je t’écris, sexe contre sexe, cri contre cri !
    Ce que tu ressens me nourrit ; ce que tu me tais me fait vivre
    Et ce soir, c’est moi qui commande et qui te dirai : « Obéis ! »

    Illustration de Milo Manara.

    
    
    
  • La route du féminin sacré : NOITABRUTSAM

    La route du féminin sacré : NOITABRUTSAM

    Tu m’avais dit : « J’reviens dans cinq minutes »,
    Mais t’as laissé ton odeur entre mes draps.
    Alors j’ai planté mes doigts dans ma chatte,
    Pour combler ton absence, sale ingrat.

    J’me suis frottée sur le souvenir de ta langue,
    Celle qui vrillait mon clito comme un secret.
    J’ai mordu l’oreiller quand j’ai senti ma fange
    Devenir offrande — comme si tu y étais.

    Je me suis doigtée en criant ton prénom
    Comme une sorcière invoque un démon.
    Mais tu n’es pas venu, ni par la porte,
    Ni par le songe, ni même par la bite morte.

    Alors j’ai joui seule. Et j’ai pleuré ensuite.
    Le sperme astral de mon orgasme s’est figé.
    Ce n’était pas toi. C’était une visite.
    Un fantôme au gland tiède. Un souvenir souillé.

    NOITABRUTSAM. Je l’écris sur ma peau.
    Avec deux doigts trempés, je trace les lettres.
    C’est mon rite, ma transe, mon fardeau.
    J’t’ai aimé jusqu’à me foutre en miettes.

    Mais demain je me lève. Et je bande encore.
    Ma chatte est une Reine. Elle pleure, puis mord.
    Et si tu reviens… faudra supplier
    Pour lécher ton nom effacé.

    Tableau de Milo Manara.

    
    
    
  • L’Alpha & l’Omega

    L’Alpha & l’Omega

    La différence entre les sexes est un potentiel d’énergie
    Qui part du mâle positif vers la femelle négative.
    La force en jeu paraît complexe car elle demande une synergie
    D’amour sensible et sensitif pour être communicative.

    Si « positif » et « négatif » sont établis par convention,
    Il y a complémentarité plutôt qu’opposition des sexes.
    La vie pose un impératif : favoriser l’évolution
    Mais avec solidarité pour une relation connexe.

    Tout est devenu compliqué dès que l’humain a pris conscience
    Que l’homme pouvait être un tyran et la femme, simple reproductrice.
    Comme Dieu nous l’a expliqué, croquer le fruit de connaissance
    Paraît au début attirant mais aux conséquences destructrices.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux de le créditer.

    
    
    
  • Le temple du féminin sacré

    Le temple du féminin sacré

    Bien que la porte des églises demeure ouverte au mécréant,
    La porte du temple sacré restera close au soupirant.
    Car il faut suivre chaque balise qui guide, le cas échéant,
    Vers la prochaine étape ancrée à même le chemin délirant.

    Il faudra montrer patte blanche devant l’entrée du sanctuaire ;
    La sonnette demande du doigté et surtout pas d’empressement.
    Gare ! Il y a risque d’avalanche dans le corridor somptuaire
    Si l’objectif à convoiter n’était qu’un intéressement.

    La cérémonie amoureuse condescend aux béatitudes
    Et à l’extase de la foi des cœurs connectés à Vénus.
    Plus la pratique est langoureuse, plus on connaît la plénitude
    De l’épectase qui toutefois peut vous conduire au terminus.

    Tableau de Liz Eggleston.

    
    
    
  • Alléluia

    Alléluia ! L’entêtement, ça sert d’autorité en soi
    Pour pratiquer et enseigner les meilleurs coups de pied au culte.
    Et pour une femme, les vêtements sacerdotaux en pure soie
    Sont nécessaires pour imprégner les cerveaux lents les plus incultes.

    Une vierge Marie plus sexy et, par centaines de fidèles,
    On ferait la queue à la messe et bien plus au confessionnal !
    Le Christ mourrait d’apoplexie, pauvre petit polichinelle,
    En voyant sa mère à confesse en décolleté méridional.

    Et j’aimerais au Paradis être accueilli par Sainte-Pierrette
    Plutôt qu’un Saint-Pierre rabougris, grognon, pinailleur et stupide.
    Nul n’en fera une maladie si l’on s’baptise à la Clairette †
    Et si on change en Pinot gris l’eau bénite qui est insipide.

    † Clairette de Die évidemment

    Photo d’April Gloria

    
    
    
  • La véritable amante religieuse

    Ceux pour qui la femme n’est qu’un sexe se réjouiront de la mutante :
    L’amante aux quatre fers en l’air qui s’écartent dès que l’on s’en sert.
    La position vous rend perplexe ? Elle n’est pourtant pas débutante
    Et connaît ce qui va vous plaire car au début, elle est sincère.

    Après c’est la petite mort ; l’homme est épuisé de l’effort,
    Puis lentement les sécrétions vaginales et surtout létales
    Tueront sans le moindre remords l’amant qui s’croyait le plus fort
    Tandis qu’alors à discrétion digère la femme fatale.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

    
    
    
  • Le paradis artificiel

    Le paradis artificiel

    Le paradis artificiel promis par la télévision
    Sera bientôt réalité pour ceux qui croient ce qu’on leur dit.
    Bien sûr, tout est superficiel, le bonheur n’est qu’une illusion
    Dont on vante la qualité en leur jouant la comédie.

    Bientôt la jeunesse éternelle promise par la médecine
    Sera disponible à portée des portefeuilles bien fournis
    Et la consommation charnelle soumise à la gente assassine
    Qui proposera d’avorter pour cuire les fœtus au fournil.

    Tableau de Mark Bryan sur www.artofmarkbryan.com .

    
    
    
  • Voir Étretat sous la neige

    Voir Étretat sous la neige

    Voir Étretat et puis mourir ne suffit plus pour mon bonheur ;
    Je veux voir son aiguille creuse par tous les temps de la planète.
    Bien sûr, je peux toujours courir pour l’apercevoir de bonne heure
    Sous une couche de poudreuse blanche, immaculée et tristounette.

    Eh bien aujourd’hui c’est possible grâce à la fonte des banquises,
    Au réchauffement climatique et la pollution touristique !
    Tout va bien, restons impassibles et calmons Madame la Marquise
    Car la Manche sera Atlantique d’après la science heuristique.

    L’heuristique est l’art d’inventer, de faire des découvertes ainsi qu’une discipline qui se propose de dégager les règles de la recherche scientifique et de la découverte et plein d’autres choses…

    
    
    
  • La pêche au gros nuage

    Le vendredi saint a laissé quelques traces de son passage
    Comme si les cloches sonnant Pâques avaient tout l’azur moissonné ;
    Chemtrails sur le ciel rabaissé qui se transforment en nuages
    Parsemant leurs ombres opaques sur les plages empoissonnées.

    Depuis les moissonneurs chevauchent de gros poissons pour récolter
    Les gros nuages qu’ils capturent à coups de lassos répétés.
    Ils les rassemblent et puis les fauchent malgré les pêcheurs révoltés
    Car ils voient s’enfuir la friture, dans la confusion, hébétée.

    Tableaux de Maggie Taylor sur https:maggietaylor.com .

    
    
    
  • Selon ce qui vole ou qui nage

    Chez Madame Vole-à-Tire-d’aile, on s’habille de courants d’air ;
    Les robes sont couleur du temps mais du beau temps, évidemment.
    Quelques nuages tout autour d’elle lui siéent d’un chapeau belvédère
    D’où les oisillons débutants s’entraînent à voler prudemment.

    Chez Madame Nage-entre-Deux-Eaux, on ne s’habille que de scaphandre ;
    Les robes sont couleur d’orage parfois décorées d’arcs-en-ciel.
    Tous les nuages forment un réseau dont le seul but est de se fendre
    Et ruisseler sur le corsage comme une pluie providentielle.

    Tableaux de Maggie Taylor sur https:maggietaylor.com .

    
    
    
  • La nymphe de mon inspiration

    À travers le miroir des rêves, j’ai visité souvent la même
    Atmosphère paradisiaque et ses plus belles créatures.
    J’ai souvent marché sur la grève de la rivière du dilemme
    Entre les eaux aphrodisiaques et les merveilles de la nature.

    La clef de ces rêves intimes ouvre le passage secret
    Où la conscience et l’inconscience partagent leurs aspirations.
    Mon ambition la plus ultime, plaise à mon cœur d’y consacrer
    Tout son amour et sa science, pour trouver son inspiration.

    Illustration d’Ana Miralès.

    
    
    
  • La déesse de la nuit

    La déesse de la nuit

    Pauvre déesse de la nuit qui doit laver chaque matin
    La literie tachée d’étoiles et souillée du fluide lunaire !
    Elle commence dès potron-minuit à descendre du mont Palatin
    Et s’apprête à lever le voile aux premiers rayons collinaires.

    Son dévouement sans faux-semblant s’apparente à une œuvre d’art
    Bien qu’on ne connaisse pas son nom et qu’on ne l’appelle jamais.
    Comme elle lave plus blanc que blanc quand il pleut pour la Saint-Médard,
    Je l’ai donc surnommée « Manon, la lessiveuse du mois de mai ».

    Tableau d’Igor Morski.

    
    
    
  • Poisson d’or

    Poisson d’or

    En chevauchant mon poisson rouge qui s’est échappé du bocal,
    Je redeviens petit garçon à peine sevré du biberon.
    Ainsi, ma conscience se bouge à pousser hors de son local,
    Son inconscience d’un hameçon fixé en guise d’éperon.

    Par-dessus les mers de nuages et les océans d’arc-en-ciel,
    Je ris avec mon poisson d’or, plaise à mon corps, plaise à mon âme.
    Ainsi, je secoue les rouages de mon esprit existentiel
    Par un cœur de conquistador afin d’entretenir ma flamme.

    Illustration de Wen William Weber.

    
    
    
  • Le gardien de phare

    Le gardien de phare

    Que ne suis-je un gardien de phare, veilleur sur la mer infinie
    Avec des restes de carènes, vieilles épaves distordues ?
    J’aurais écouté la fanfare sur un thème de Rossini
    Qui accompagnerait les sirènes en quête des marins perdus.

    J’en aurais une pour amante, elle s’appellerait Arabelle,
    Petite-fille de Neptune qui m’assurerait l’intendance.
    Et quand soufflerait la tourmente, aux vents de tempêtes rebelles,
    J’attendrais sa voix opportune en guise de correspondance.

    Illustration d’Emmanuel Lepage.

    
    
    
  • Comme une araignée au plafond – 4

    Comme une araignée au plafond - 4

    L’inconscient sent son cauchemar s’insinuer dans tous les rêves
    Qui viennent le hanter la nuit comme si c’était prédestiné.
    Car le jour nous en avons marre de voir que l’on vit ou l’on crève
    Selon un pouvoir qui nous nuit à défaut de nous estimer.

    Tableau de Michael Sowa.

    
    
    
  • Comme une araignée au plafond – 3

    Comme une araignée au plafond - 3

    Tant elle usa, elle abusa de son pouvoir bouleversant
    Qu’elle ne put quitter son plafond sur lequel elle se confinait.
    Son mari point ne s’amusa et trouva plutôt renversant
    De la voir en toile de fond, nue, tandis qu’il se lancinait.

    Tableau de Brooke Shaden.

    
    
    
  • Die Vestalin der Kräuter

    Dank der Liebe zur Zitronenmelisse, aus der sie das Elixier schuf,
    Dank des Duftes von Rosmarin, aus dem sie seine Essenz gewann,
    Dank der Heiligkeit der Zypresse, die Santoline bringt,
    Dank der Orangenrinde, die sie schält,

    Unsere baumbewohnende Vestalin im Geheimnis ihres Waldes
    Destilliert den Trank der Götter mit dem Elixier der Jugend,
    Das sie mit Lavendel-, Oregano- und Rosenwasser parfümiert.
    Richtig gemacht in der Vollmondnacht.

    An ihrem Geburtstag nimmt sie die ganze Quintessenz davon
    In der Badewanne, in der die Jahre vergehen, die sie im Wasser der Zeit verdünnt.
    Dann wird ihm von den Göttern ewige Jugend geschenkt.
    Ein wenig eifersüchtig auf seine Schönheit, aber stolz auf seine Fruchtbarkeit.

    Bild von Fabienne Barbier

    
    
    
  • Femme qui lit – 2

    Femme qui lit - 2

    Si comme moi, vous combinez la lecture avec la nature,
    Vous aurez aussi découvert ce besoin d’amplification.
    Car je peux réembobiner le fil des plus belles aventures
    Dans mon cœur d’enfant grand ouvert qui mûrit d’imagination.

    Tableau de Matt Haber.

    
    
    
  • Femme qui lit – 1

    Femme qui lit - 1

    Femme qui lit un jour de pluie s’insensibilise à l’ennui ;
    Femme qui lit en pleine lune rêve d’amour et de fortune ;
    Femme qui lit parmi les fleurs varie entre rires et pleurs ;
    Femme qui lit par tous les temps cherche un avenir promettant.

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  • Blues du soir

    Blues du soir

    Volutes dans les ondes, si douces à mes oreilles,
    Bercent mon cœur d’espoir quand l’heure bleue survient.
    Ô musique profonde dont l’âme sans pareille
    Éloigne les désespoirs dont l’esprit se souvient.

    Tableau Marlina Vera.

    
    
    
  • La prise par derrière

    La prise par derrière

    Si votre Reine est en échec, surprenez sa Tour par derrière.
    Si elle trouve ça peu Cavalier, dites-lui que vous êtes Fou d’elle.
    Si le Roi, aidé de l’Évèque, dame le Pion à vos arrières,
    Faites charger vos chevaliers jusqu’à ce que l’ennemi chancelle.

    Tableau Georgy Kurasov.

    
    
    
  • Message aux nouveau-nés

    Message aux nouveau-nés

    Si je devais écrire un message pour mes arrière-petits-enfants,
    J’y mettrais tous les souvenirs qui font ma richesse du monde.
    Des paysages, de belles plages, où s’endort un soleil couchant
    Qui montreront dans l’avenir tous les mots qui me correspondent.

    Si vous deviez écrire un message à vos arrières-petits-enfants, sur quoi l’écriviriez-vous ?

    
    
    
  • Allo, le Paradis ?

    Allo, le Paradis ?

    Quand je lis ma feuille d’impôts, celle des caisses maladies,
    L’assurance de la retraite et tout ce que cela m’évoque,
    Je change aussitôt de tempo et j’appelle le paradis
    Pour dire aux saints que je regrette d’avoir choisi pareille époque.

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  • Au-delà de l’horizon

    Au-delà de l’horizon

    Si j’ai poursuivi des ailes, c’est pour rejoindre ma belle
    Et pour embarquer sitôt qu’accostera le bateau.
    Si j’ai suivi les oiselles, c’est pour rejoindre Isabelle
    Et pour l’embrasser bientôt quand j’atteindrai son château.

    Quand la nuit sera tombée, une étoile brillera
    Pour me montrer le chemin qui me donnera raison.
    Si je devais succomber, le soleil se lèvera
    Pour me transporter demain au-delà de l’horizon.

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  • Vendredi 13, un jour de pluie

    Vendredi 13, un jour de pluie

    Superstitieux :
    Vendredi treize, il pleut des cordes et l’eau du ciel me rend morose.
    Alors j’appelle la nature à bien vouloir ouvrir sa porte.
    Vendredi treize, miséricorde ! C’est fichu pour la vie en rose.
    On est en pleine déconfiture et que le diable nous emporte !

    Pas superstitieux :
    Vendredi treize, jour de toilette, la nature s’offre ses bains-douches
    Pour être plus belle demain, bien astiquée et parfumée.
    Vendredi treize sur la planète, la terre fait quelques retouches
    Et nous ouvre grand le chemin vers de beaux arbres costumés.

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  • Les couleurs de la vie

    Les couleurs de la vie

    La pluie des jours de douleur fait des traces indélébiles
    Qui racontent tes histoires, tes échecs et tes succès.
    Puis deviennent les couleurs de tes esquisses fertiles
    Que racontent tes victoires sans défaut et sans excès.

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  • La nature kaléidoscopique

    La nature kaléidoscopique

    Tourbillonnant de lumière vers les quatre horizons,
    La nature m’illusionne de son ballet gyroscope.
    Sublime beauté première, tu portes la guérison
    Par la science championne de ton kaléidoscope !

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  • Ne nous pressons pas

    Ne nous pressons pas

    Point besoin de hâter ce que Nature m’offre !
    Tout m’apparaît à point chaque jour de ma vie.
    Quel bonheur de tâter ce trésor dans son coffre
    Sans désir d’embonpoint pour ce qui me ravit !

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  • Les pieds en l’air

    Les pieds en l’air

    Bien ancrés sur les nuages, les orteils en arc-en-ciel,
    Moi, je marche avec les anges et je lâche prise au sol.
    J’écris des contes suaves, frivoles et superficiels,
    Que j’envoie, par les mésanges, dans les boîtes à tournesols.

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  • Papillon instantané – 2

    Papillon instantané - 2

    C’est l’effet instantané du mouvement chaotique
    Qui peut se communiquer tout autour de la planète.
    Tout devient simultané par le courrier robotique
    Pas besoin de paniquer, c’est la loi de l’internet !

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  • La fleur à rosée

    La fleur à rosée

    Cette rose arrosée à très petites doses
    S’épanouit aujourd’hui d’une métamorphose.
    Son cœur est détonant, c’est pour lui seul que j’ose
    Souhaiter l’anniversaire dans un élan grandiose.
    J’y mets toute mon âme, je me fais virtuose
    Pour compter ses trésors et bien mille autres choses.

    Tableau de Fabienne Barbier