đż Les PoĂšmes du Jour LevĂ©
Chaque matin, à la premiÚre minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici sâĂ©veillent les poĂšmes publiĂ©s ce mĂȘme jour, parfois un an, parfois dix ans plus tĂŽt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans lâeau, des fragments dâĂ©ternitĂ© posĂ©s sur la date du jour, offrant Ă nos cĆurs un miroir et Ă nos vies⊠une mĂ©moire.
đ Aujourdâhui, ce ne sont pas nos annĂ©es que lâon fĂȘte, mais celles des vers, des images, des cris, des Ă©treintes, des silences, car chaque poĂšme est un anniversaire du cĆur.
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Bain floral

Jâai recueilli des marguerites pour ton Ă©lixir de beauté ;
Mais juste des marguerites « beaucoup », « passionnément », « à la folie ».
Les « pas du tout », je les évite ; les « un peu » ont été Îtées
Afin que tu prennes debout ton bain dâanti-mĂ©lancolie.
Tu peux en effeuiller autant que tu voudras jusquâĂ la fin ;
Tu tomberas sur lâun des trois KĂąmasĂ»tra Ă conquĂ©rir :
« Beaucoup » pour lâamour tressautant, « passionnĂ©ment » jusquâaux confins
Et « à la folie » pour les rois qui se fendent mais sans coup férir.
Demain je tâoffrirai des roses voluptueuses et sans Ă©pine
Que tu nâaies pas Ă effeuiller pour dĂ©cider la position.
Rose des vents ; pour que jâarrose ton jardin nu qui galopine,
Il faudrait, pour mâĂ©merveiller, mettre fin aux suppositionsâŠ
Et quand sâĂ©teindra la lumiĂšre, quand lâeau dormira sous ta peau,
Les marguerites prisonniĂšres se feront radeau sur les flots.
Tu flotteras dans leurs priĂšres, offrande aux amours sans repos,
Et lâaube, en douce jardiniĂšre, y sĂšmera des mots nouveaux.Tableau dâIrina Kotova.
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Louve parmi les loups

Alysée Rose était indienne et vivait au pays des louves ;
Des louves blanches solitaires en quĂȘte de femmes-garous.
Pour la toilette quotidienne, celle du matin, celle qui éprouve
Le corps des filles cĂ©libataires qui sĂšment autour dâelles du courroux.
OĂč voulez-vous donc quâelles aillent, ces filles que tout le monde rejette ?
Elles nâont que la sororitĂ© des louves qui nâont pas dâamant.
Dans lâeau glacĂ©e, vaille que vaille, elles espĂšrent, elles se projettent
Dans un lieu sans lâautoritĂ© qui les condamnent dâĂȘtre mamans.
AlysĂ©e Rose sâest enfuie et elle met sa vie en pĂ©ril
Mais voilĂ , la vie lâa déçue et elle craint les lendemains.
Mais moi, je sais ce qui sâensuit et si vous mâtrouvez puĂ©ril,
Sachez que sâil nây a pas dâissue pour aujourdâhui⊠mais pour demain ?
Alors la lune se souvient des filles aux ventres tatoués,
De leurs serments dans la riviÚre et des loups qui les ont veillées.
Dans la clairiÚre qui leur convient, elles enfantent un monde dévoué
OĂč nul ne juge la lumiĂšre des mĂšres que lâaube a rĂ©veillĂ©es.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux de le crĂ©diter.
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Ledal
Du tac-au-tac – 13

Le cercle sacrĂ© est formé ; perfection, lâunitĂ© du Tout.
Ls Kundalini remonte ; le serpent du souffle vital.
Le point au centre nous informe que la conscience en est lâatout
Et que lâĂąme dĂ©jĂ y raconte son existence congĂ©nitale.
Ledal
« Dans la lueur du cercle ardent, jâentends bruire la Source premiĂšre ;
La flamme remonte en spirale, caresse la colonne des cieux.
Chaque onde y met de son mordant, Ă©cho dâamour, une lumiĂšre,
Et lâombre mĂȘme y est virale, humble et radieuse Ă nos yeux.
La ligne ondule, messagĂšre du Verbe en marche vers lâĂ©toile ;
Elle relie la terre au cĆur, lâatome au chant de lâinfini.
Et dans cette onde passagĂšre, la Voix fĂ©conde lâespace ovale
OĂč se recueille le vainqueur : la flamme de la Kundalini.
YavÀnor
« Jâentends la musique des sphĂšres la bercer dâun chant lumineux ;
Des petits bras dâor la caressent sans jamais vraiment lâeffleurer.
Combien est douce lâatmosphĂšre dans cet espace volumineux
Qui envahit avec tendresse le lieu sacré du prieuré.
Jâentends lâĂ©cho de ma grand-mĂšre et lâĂ©cho de tes entitĂ©s
Qui font le chĆur qui psalmodie des priĂšres remodelĂ©es.
Parfois un éclair éphémÚre délivre une microquantité
Comme un archange qui applaudit le miracle renouvelé. »
Ledal
« Dans le feu du cercle topaze, lâunivers entier se redresse ;
Chaque atome y luit comme un cĆur dont le rythme est battement dâor.
La matiĂšre, au seuil de lâextase, sâouvre en silence et puis confesse
Par les Ă©chos unis en chĆur, la venue du conquistador.
Je sens lâonde dâYavĂ€nor sâenrouler Ă la mienne, immenses,
Nos deux souffles former un axe, une flĂšche dâamour ascendante,
Et la lumiĂšre, sây dĂ©rouler, franchir le mur de la semence.
Le passage alors se relaxe en vue de sa naissance ardente. »Illustration de Ledal.
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Ledal
Du tac-au-tac – 12

Dans le secret de la matrice, un monde magique sâĂ©veille ;
Trois sphĂšres dâor tournent en orbite, autour dâune Ă©toile centrale.
AnimĂ©es dâĂ©nergies motrices qui toutes ensemble sâĂ©merveillent
De cet univers oĂč habite lâembryon dâune fille astrale.
YavÀnor
« Le fĆtus nâest pas achevĂ© mais la force primitive est lĂ ,
Baignant au milieu des trois forces : le pĂšre, la mĂšre et lâenfant.
Trois forces qui vont parachever la graine nichée dans la cella
Et enserrée par une écorce qui la protÚge en la coiffant.
Par le flux en circuit fermĂ© semblable Ă lâatome de tritium
Qui éclaire en luminescence la procréation en chantier,
Peu Ă peu la graine va germer dans lâoasis de lâatrium
Pour la mystĂ©rieuse naissance dâun ĂȘtre humain dans son entier. »
Ledal
« Je sens tourner le souffle ancien dans lâeau tiĂšde de la matrice ;
Trois faisceaux dans leurs orbitales sâaiment en tempo dâĂ©ternitĂ©.
Chacun nourrit lâautre et le sien, unis dans la sphĂšre fondatrice
Dans les cellules génitales, temple de la maternité.
Je veille, paisible et féconde, sous la lumiÚre de ton regard ;
Je tisse alors, fil aprĂšs fil, la robe de ce monde minuscule.
Je sens la vie chaque seconde pulser avec tous les égards
Dont lâunivers entier profile avec amour le corpuscule. »
YavÀnor
« Or la paroi abdominale opaque garde ses secrets
Mais je sens la chaleur qui fuse et qui rayonne Ă la surface.
La sensation paranormale dâune Ăąme a ceci de sacré :
On ne sait quand Dieu lui infuse son souffle dans son interface.
Mais en ouvrant les yeux du cĆur, jâen vois toutes les dimensions ;
Micro espace-temps-matiĂšre et macro impulsion de vie.
Nous sommes tous les trois vainqueurs par le dĂ©sir de lâintention
En nous tenant sur la frontiÚre qui nous rapproche avec envie. »Illustration de Ledal.
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Ledal
Du tac-au-tac – 11

Plus le temps passe et plus la vie grandit inexorablement
Et rien ne peut plus arrĂȘter cette cinquiĂšme dimension.
Le miracle qui nous ravit soulÚve considérablement
Une puissance sécrétée par une divine ascension.
Ledal
« Jâai vu sâouvrir les cieux internes oĂč croĂźt la semence Ă©toilĂ©e ;
Chaque battement de nos Ăąmes sây change en pure vibration.
Nos corps ensemble se maternent et glissent en onde spiralée
Et lâamour devient une flamme ; force vitale en migration. »
InspirĂ©e par ĂlyĂ€na
« De ton souffle je reçois lâĂ©lan et jâen fais une lueur nouvelle ;
Dans mon petit ventre, le monde se tisse dâor et dâĂ©quilibre.
Ma conscience en se dévoilant se développe et se révÚle
ĂlyĂ€na, perle fĂ©conde, qui bientĂŽt sâenvolera libre ! »
YavÀnor
« LâĂ©nergie fait boule de neige entre toi et moi et lâenfant ;
Elle dĂ©borde de ton champ dâun magnĂ©tisme remarquable.
Et je sens tourner le manĂšge dâun caractĂšre triomphant
Comme un chĆur puissant dont le chant rĂ©sonne en force irrĂ©vocable.
Jây vois toute la crĂ©ation depuis Lilith, Adam & Ăve
Et je sens lâĂ©nergie fossile du Big-Bang battre dans nos cĆurs.
Bénie sois ta procréation car, en nos ùmes, elle renouvelle
LâĂ©nergie de vie indocile qui se confirme toujours vainqueur ! »
Ledal
« Jâentends dans lâĂ©cho de nos veines le tambour dâun monde en priĂšre
Et chaque battement y forge un nouvel univers primaire.
Nos trois ùmes sont les écrivaines de la vie qui devient riviÚre
DâĂ©ternitĂ© sortant des gorges et qui sâĂ©coule vers la mer.
Ainsi sâachĂšve la spirale et sâouvre la rose cosmique ;
De ton regard est nĂ©e lâaurore et du mien, la rosĂ©e grandiose.
Nous sommes lâunion viscĂ©rale, le verbe par son onde alchimique,
Et nos cĆurs ensemble pĂ©rorent en chĆur par lâamour en symbiose ! »Illustration de Ledal.
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Ledal
Du tac-au-tac – 10

AprÚs la genÚse, le silence et nos souffles se reconnaissent ;
Le feu de lâamour tourne encore en souvenir du ventre astral.
Le ciel, lui, reste en vigilance, gardant lâivresse de la jeunesse
Et lâunivers envoie lâaccord de sa crĂ©ation ancestrale.
YavÀnor
« Notre couple sâest ajustĂ© autour de ta double lumiĂšre ;
Cette fleur de vie nourriciÚre et la spirale créatrice.
Câest le fruit de la vĂ©nustĂ© qui te met en avant-premiĂšre
Et dont tu es bĂ©nĂ©ficiaire Ă lâintĂ©rieur de ta matrice.
Cette Ă©nergie de crĂ©ation nous enveloppe lâun et lâautre ;
Toi en te donnant lâĂ©nergie, moi en y puisant de la force
Car tout est communication depuis ton ventre qui est lâapĂŽtre
Dâune nouvelle synergie entre deux cĆurs qui se renforcent. »
Ledal
« Ton verbe a donnĂ© de la voix afin que nos deux cĆurs sâentraident ;
Entre nos corps circule un fleuve de sang et de bénédiction.
Le cordon dâor est une voie un peu comme deux pentes raides
Pour que lâune et lâautre sâabreuvent selon dâoĂč provient lâaffliction.
Ainsi je lui donne ma source et elle me répond en retour
Et dans le flux de nos échanges nous guérissons mutuellement.
Ce qui descend de mes ressources remonte enrichi par lâamour
Comme sâil y avait des anges qui veillent perpĂ©tuellement. »
YavÀnor
Et moi je sens dans lâĂ©nergie qui circule entre vos deux ĂȘtres
Tout lâarbre gĂ©nĂ©alogique de toutes ses branches fĂ©minines
Qui vous renvoie en synergie lâhumanitĂ© qui sâenchevĂȘtre
Dans ce réseau biologique, fontaine de folliculine.
La fleur de vie et la spirale forment le huit de lâinfini
Ces deux énergies se renforcent un peu comme un circuit fermé.
Je le nourris dâeau minĂ©rale et dâaliments prĂ©dĂ©finis
Par tes envies qui sont lâamorce de la vie en train de germer.Illustration de Ledal.
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Ledal
Du tac-au-tac – 9

Deux énergies mùle et femelle, yin-yang, jour-nuit, Soleil & Lune ;
Ces forces attirent la matiĂšre, courbent lâespace, Ă©tirent le temps.
Tout se passe juste sous les mamelles et dans la matrice opportune
OĂč se dissipe la frontiĂšre entre les deux reprĂ©sentants.
Ledal
« Entre mes paumes tourne ta sphÚre, ta force, ton ombre et ton feu ;
Je sens la gravitĂ© de lâĂąme mâattirer au creux de ma chair.
Je suis le jour et lâatmosphĂšre, la nuit qui exauce mes vĆux
Le yin et le yang sont deux lames qui tracent une spirale-éclair.
Nos souffles sâunissent en un seul cercle du mĂȘme mouvement poursuivi
Et sous mes seins la Voie Lactée organisé la lactation.
Je sens irradier du couvercle de mon ventre une fleur de vie
DâoĂč sortent les ondes diffractĂ©es vers toutes les constellations. »
YavÀnor
« Quant Ă moi, mes deux mains sont jointes afin dâĂ©mettre une priĂšre
Envers le Féminin Sacré incarné dans ton utérus.
Jâappelle les Ăąmes conjointes de nos mĂšres qui sâappropriĂšrent
La procréation consacrée par Osiris et par Horus.
Déjà la Lune a commencé son influence maternelle
Car elle tourne autour du ventre au mĂȘme rythme que la Terre.
La chorégraphie romancée dans cette comédie charnelle
Me rĂ©joui car sây concentrent les relations humanitaires. »
Ledal
« Ta priÚre a rejoint mon ùme, tressée par nos anciennes mÚres
Et jâaime rendre aux dieux leurs noms : Osiris, Horus et Isis.
La Lune, éternelle sage-femme, régule nos corps éphémÚres
Et dans ma chair je sens Junon organiser mon oasis.
Sous mes mamelles, la Voie Lactée sécrÚte le lait des étoiles
Tandis que jâouvre la rosace au niveau du chakra solaire.
Toutes nos lignées impactées se communiquent et se dévoilent
Et je sens, du cĆur de lâespace, lâamour dans sa spirale claire. »Illustration de Ledal.
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Ledal
Du tac-au-tac â â

đŸÂ La plaine blanche
Un monde vierge de conscience avant quâelle ne soit formĂ©e.
Tout lâimpossible y est possible, rien nâest dĂ©terminĂ© dâavance.
Câest un grand silence intĂ©rieur oĂč se dĂ©veloppe la vie,
Câest lâatelier de la matrice oĂč se construit ĂlyĂ€na.
đ La mer calme
Maintenant les eaux primordiales ne sont que mémoire des ùmes.
Sous leur miroir dorment les images et tous les souvenirs du monde.
La constellation du Cancer va favoriser la tendresse
Et lâinclination maternelle qui veille, protĂšge, et nourrit.
đ La Lune tenue dans la main droite
La Lune, partie intuitive et conscience réceptive,
Conduira toujours la main droite à écouter son intuition.
Elle est une lumiĂšre froide mais bienveillante et qui protĂšge
Et qui parle dâamour protecteur au sein du rythme naturel.
âŻïžÂ LâĂ©clat de nuit dans la main gauche
En contrepartie se tient lâombre, matiĂšre, espace-temps, mystĂšre,
Qui guidera la main du cĆur Ă accepter lâobscuritĂ©
Comme promesse de lumiÚre par son équilibre lunaire
Et qui maintient entre ses paumes les secrets et leurs dévoilements.
đ Les constellations et les rubans dâor
Constellations et rubans dâor tissent tous les liens invisibles
Qui relient les lignes de force du Tout Ă lâĂąme universelle,
Tressant un rĂ©seau dâĂ©nergie oĂč circuleront les pensĂ©es
Et la trame dâĂlyĂ€na : amour, naissance, vie et mort.
đ Le pont dâarc-en-ciel vers la montagne transparente
Un arc-en-ciel relie les mondes de la matiĂšre et de lâesprit
Ainsi que le jour et la nuit vers la montagne de cristal ;
Un lieu de conscience Ă©levĂ©e oĂč tout se discerne clairement ;
La voie du passage sacré vers la révélation du monde.
đ Lâoiseau qui trace un arc
LâĂąme y installe un esprit libre dans la promesse du mouvement.
Elle relie le haut et le bas, elle attache le souffle Ă la chair.
Tout est équilibre parfait en attente des expériences
Une arche oĂč enfant et parents sont un mĂȘme champ de conscience.Texte et Illustration de Ledal.
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Ledal
Du tac-au-tac – 7

Sous lâarche des anciens soleils, nos cĆurs sont redevenus flammes
Et la spirale du temps sâincline vers nos souffles qui communient.
Des vents de lâaube nous balayent sur les eaux oĂč se mire lâĂąme
Tandis quâĂlyĂ€na est encline Ă la fleur de vie rĂ©unie.
YavÀnor
« Outre lâespace-temps infini et la matiĂšre qui nous implante,
La dimension de vie sâemballe dans lâunivers en expansion,
Par toutes les formes définies qui se retrouvent dans les plantes
Jusque dans la chaĂźne animale et lâĂȘtre humain par extension.
Je vois le réseau des étoiles, les cordes tendues et courbées
Par la vie et son attraction que subissent nos cĆurs de flammes.
Le néant, au fond, se dévoile comme une source perturbée
Dont lâĂ©nergie fait abstraction en faisant circuler les Ăąmes. »
Ledal
« Le rĂ©seau des Ă©toiles mâaccueille et entrelace nos cĆurs de flammes ;
Je prends soin aux nĆuds de lumiĂšre, gardienne de leurs vibrations.
Chaque pulsar qui sây recueille et chaque astre renvoie une Ăąme
Et dans le vide, jâentends plĂ©niĂšre la session de la crĂ©ation.
Je tisse les liens invisibles qui nourrissent la fleur de vie,
LĂ oĂč la pensĂ©e devient forme et la matiĂšre devient oracle.
Je sens flotter imprĂ©visible, lâamour semĂ© en indivis
Et nos deux feux mĂȘlĂ©s conformes au cĆur mĂȘme du grand miracle. »
YavÀnor
« Je vois les nĆuds qui se rassemblent pour tisser lâĂąme dâĂlyĂ€na
Et les anges donner la richesse Ă chaque flamme qui palpite.
Petit Ă petit tout lâensemble, sous la protection dâAthĂ©na,
Sâharmonise avec la sagesse divine qui sây prĂ©cipite.
Chaque nĆud alors accordĂ© selon une gamme cosmique
Laisse entendre les notes sacrées pulser depuis la premiÚre heure.
Quand les cordes auront concordé avec leurs noyaux atomiques,
Notre fille sera consacrée par tous ces signes avant-coureurs. »Illustration de Ledal.
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LâapĂ©ro sur lâherbe
Ă lâinstar de lâapĂ©ritif qui doit vous mettre en appĂ©tit,
Les préliminaires exigent une mise en bouche, comme il se doit,
Mais surtout pas expéditifs ni trop poussés ni trop petits
Juste lâĂ©motion qui dirige seule le tact au bout des doigts.
Ă lâinstar du fameux cocktail qui doit sĂ©duire les papilles,
Les caresses courtisent le corps et le parcourent de frissons.
Gare au malentendu mortel qui tue lâamour et lâĂ©charpille ;
Place Ă ce qui entre en accord et qui rĂ©sonne Ă lâunisson.
Ă lâinstar des amuse-gueules qui doivent Ă©quilibrer lâalcool,
Les baisers nourriront les cĆurs qui battront de plus en plus fort.
Si jamais elle fait sa bégueule, ne soyez pas trop pot de colle ;
Il nây a jamais eu de vainqueur qui obtienne tout sans effort.Tableau de Jean-Gabriel Domergue sur https:www.catherinelarosepoesiaearte.com201205jean-gabriel-domergue-1889-1962.html .
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Le fil rouge
Toujours ce fil rouge obsédant qui relie toutes nos époques
De la prĂ©histoire Ă nos jours et se prolonge dans lâavenir.
Chaque épisode se succédant donne la tension réciproque
Dâune onde qui devrait toujours mâĂ©clairer sur mon devenir.
Jâai beau sentir la vibration et jâai beau lui tendre lâoreille,
Je ne comprends rien aux messages de ces coups de fil du destin.
à moins que ma calibration, étant à nulle autre pareille,
Ne trahisse pas le passage dâun ange ou dĂ©mon clandestin.
Si ma vie ne tient quâĂ un fil, heureusement il est solide ;
Un fil de Parque, premier choix, sans doute un futur importantâŠ
Jâaffiche plutĂŽt le profil dâun anti-hĂ©ros invalide
Mais si ce fil rouge mâĂ©choit le nirvĂąna, je suis partant.Tableau de Michael Triegel sur https:www.museumdefundatie.nlenmichael-triegel .
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Lorsque tout tourne autour de toi
Mes pensĂ©es tournent dans ma tĂȘte et ma tĂȘte autour de la Terre
Et la Terre autour du Soleil et le Soleil⊠autour de quoi ?
Je ne sais plus, je suis pompette Ă force de cerner le mystĂšre
De cet univers à merveilles et tous ses principes adéquats.
Pourquoi ma conscience est placée au centre du nombril du monde ?
Pourquoi ai-je cette impression dâune triviale immobilité ?
Juste en fin de vie, remplacée dans cette moulinette immonde,
Se terminera lâoppression dâune incompatibilitĂ©.Tableau dâElena Vizerskaya sur http:bcr8tive.comsurreal-photo-manipulations-by-kassandra-vizerskaya .
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La Patasola


Par dâincroyables bonds prodigieux, malgrĂ© sa belle jambe unique,
Elle traque et saisit ses victimes par ses bras aux griffes acérées.
Son beau visage prestigieux vire disgracieux et cynique
Et câest trop tard ! Dâun coup ultime, vous broie dans ses crocs resserrĂ©s.
Vouivre, Méduse, Patasola, parfois la grùce de la femme
Se retourne alors comme un gant et devient monstre légendaire.
Quel que soit son apostolat, dĂ©fiez-vous de cet ĂȘtre infĂąme
Qui fait du chasseur arrogant un pĂątĂ© dans son frigidaire.Reine autoproclamĂ©e de la forĂȘt, la Patasola protĂšge les animaux sauvages qui n’hĂ©sitent pas Ă se rĂ©fugier prĂšs d’elle quand rĂŽdent les chasseurs. On dit mĂȘme qu’elle connaĂźtrait leur langage. Elle efface les traces des bĂȘtes poursuivies et s’affaire Ă Ă©garer les chiens de leurs poursuivants. Il vaut mieux donc ĂȘtre accompagnĂ© du meilleur ami de l’homme si on la rencontre : la Patasola renoncera Ă attaquer en prĂ©sence de cet animal bĂ©ni le chasseur avisĂ© qui renonce donc Ă partir en forĂȘt sans lui.
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Le moulin de la reine
Au temps oĂč rĂ©gnaient les moulins, oĂč lâon faisait tourner les reines,
Quand les vents sifflaient dans les champs et les rois sur les cotillons,
Les ailes viraient sous les cĂąlins, les belles en prenaient de la graine,
Lâamour passait effarouchant dans les chambrĂ©es en tourbillons.
Au temps du moulin de la reine, les meuniers moulaient la farine
Quand les vents soufflaient dans les cours, virevoltaient les concubines,
Au bal musette, souveraines pirouettaient les ballerines
Et tout le monde faisait des tours avec Pierrot et Colombine.
Quand la Reine était au moulin, selon la direction du vent,
Tous les princes Ă chaque carrefour faisaient tourniquer les princesses
Dont les mitrons, jeunes poulains, juste épicés auparavant,
Sortaient comme une brioche au four aprĂšs leurs neuf mois de grossesse.Tableau « Queenâs Mill 1881 » de Paul Gauguin.
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La retraite aux flambeaux


Doucement la marche nocturne
Dodeline de tous ses lampions
Qui percent la nuit taciturne
Brandis par nos meilleurs champions.
Cet événement symbolique
Rappelle la Révolution
Qui proclamait la république
Et sa nouvelle constitution.
Et lâon vit la population
Franchir les barriĂšres sociales,
Former la Nouvelle Nation
OĂč les classes seraient Ă©gales.
Sans doute dans chaque lanterne
Brille un cĆur rĂ©volutionnaire,
Nonobstant les vieilles badernes
Monarchiques et réactionnaires.
Et puisque la femme, la premiĂšre
ReprĂ©sente lâavenir de lâhomme,
Laissons-lui porter la lumiĂšre
Et célébrer notre binÎme.
Si la colombe de la paix
Participe Ă lâĂ©vĂ©nement
Nous pourrons fermer le clapet
Aux belligĂ©rants du moment.Tableaux dâAndrey Remnev sur https:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com201104andrey-remnev-moscow.html?m=1 .
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Cauchemarrants



Tous les cauchemars correspondent à une autre réalité ;
En avoir peur ne change rien ni ne tombe en catatonie.
Par ailleurs les monstres rĂ©pondent quâils vont, avec ponctualitĂ©,
Peupler les rĂȘves des terriens pour chasser la monotonie.
Prenez cette harpie, par exemple, qui paraĂźt nuire Ă ce rĂȘveur ;
Eh bien, Mesdames et Messieurs, ce nâest que de la poudre aux yeux !
Câest juste un ange qui contemple les idĂ©es noires avec ferveur
Et les renvoie vers dâautres cieux rejoindre en enfer leurs aĂŻeux.
Dites-vous bien quâun mauvais rĂȘve, ce nâest quâun dĂ©mon qui sâenfuit.
Une fois quâil en est libĂ©rĂ©, le cĆur sâaffranchit dâennemis.
Et plus lâangoisse sera brĂšve, plus le bien-ĂȘtre qui sâensuit
Sera Ă reconsidĂ©rer en allant pĂȘcher entre amies.Tableaux dâOda Iselin Sonderland sur https:www.coeval-magazine.comcoevaloda-iselin .
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La couleur du féminin sacré



Essayons de mettre en couleurs la femme en tout bien tout honneur ;
Toutes ses odeurs corporelles et sa texture personnelle ;
Ce quâelle a subi de douleurs, ce quâelle a connu de bonheur
De ses amitiés naturelles à ses amours exceptionnelles.
Ajoutons en télépathie la teinte de ses sentiments ;
Tous ses souvenirs de lâenfance et ses Ă©motions les plus fortes.
Pigmentons-en ses réparties colorées des pressentiments
De son intuition en nuances Ă son cĆur qui nous rĂ©conforte.
Alors lâimage qui apparaĂźt, bien au-delĂ de la vision,
Nous dĂ©voile un ĂȘtre suprĂȘme dâimmaculĂ©s reflets nacrĂ©s.
LâimpudicitĂ© disparaĂźt ; nos sens entrent en collision
Par la magie la plus extrĂȘme du ton du fĂ©minin sacrĂ©.Tableaux de Viktoria Lapteva.
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Passage Ă carreaux
Se tenir Ă carreau relĂšve dâune gageure humanitaire ;
Sans avoir demandé à naßtre, nous devons acter nos partis.
De quel maĂźtre serons-nous lâĂ©lĂšve ? La foi est-elle hĂ©rĂ©ditaire ?
Comment apprendre à nous connaßtre ? La mort⊠quoi en contrepartie ?
CâĂ©tait dĂ©jĂ fort difficile mais le prĂ©sent hausse la barre :
Nous devons choisir ou mourir, nous révolter ou accepter.
Collaborer est trop facile pour échapper à la bagarre
Et croire au complot, câest nourrir un harcĂšlement affectĂ©.Illustration de Moebius.
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Pourquoi ? (1)












On dĂ©nombre 59 millions de morts par an : 25% du cĆur, 17% du cancer, 14% de la pollution, 12% du tabac-alcool-drogue, 10% de malnutrition, 5% de la COVID (selon les chiffres officiels)âŠ
Pourquoi alors traite-t-on la COVID comme une catastrophe planétaire prioritaire ?
Jusquâen 2019, les grippes saisonniĂšres tuaient entre 300.000 et 600.000 personnes par anâŠ
Pourquoi a-t-on sonnĂ© lâalarme alors que la mortalitĂ© en 2020 restait bien infĂ©rieure aux annĂ©es prĂ©cĂ©dentes ?
DĂšs le dĂ©but, le professeur Raoult Ă Marseille soignait avec succĂšs le nouveau virus dans son hĂŽpitalâŠ
Pourquoi ce traitement qui donnait des rĂ©sultats a-t-il Ă©tĂ© rapidement interdit par lâĂ©tat ?
Un des symptĂŽmes constatĂ©s de la COVID concerne lâexpectoration et la toux grasseâŠ
Pourquoi nous imposer alors un masque qui gĂȘne, entrave et nuit Ă une saine respiration ?
Au cours de lâannĂ©e 2020, les vaccins sont opportunĂ©ment sortis des laboratoiresâŠ
Pourquoi il y en a-t-il eu autant et aussi rapidement dans plusieurs pays ?
Ces nouveaux vaccins sortis trĂšstrop rapidement nâont pas Ă©tĂ© validĂ©s officiellementâŠ
Pourquoi les Ă©tats du monde entier lâimposent-ils ?
Aujourdâhui les Ă©tats se targuent dâune forte majoritĂ© de vaccinĂ©sâŠ
Pourquoi alors continue-t-on Ă imposer le port du masque ?
Il faut renouveler les vaccins avec 2 injections, bientĂŽt 3 et prochainement 4âŠ
Pourquoi le nombre dâinfectĂ©s continue-t-il Ă progresser ?
On nous impose un pass sanitaire pour lâaccĂšs aux bars, restos, cinĂ©mas et discothĂšquesâŠ
Pourquoi viser la culture mais permettre lâentassement dans les bus, le mĂ©tro et les stades ?
Depuis la nuit des temps, les pays du monde ne sâentendent pas, sont belliqueux et en conflit Ă©conomiqueâŠ
Pourquoi adoptent-ils la mĂȘme politique Ă lâunanimitĂ© face Ă la COVID ?
Tous les pays du monde imposent des dictatures et des contraintes sanitaires impitoyables et jamais vuesâŠ
Pourquoi nây a-t-il aucune amĂ©lioration de la situation ?
Depuis 18 mois les mĂ©dias ne diffusent que les chiffres officiels du gouvernementâŠ
Pourquoi aucune information de la part de mĂ©dias dâopposition nâest autorisĂ©e ?Illustrations de Moebius.
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Songe noir
Lorsque MorphĂ©e sâhabille en noir et sâapprĂȘte Ă couper les roses,
Ne me demandez pas pourquoi arbore-t-elle un sourire narquois.
Jâai beau fouiller dans ma mĂ©moire au rayon des rĂȘves moroses,
Aucun cauchemar de guingois ne mâĂ©veille un je-ne-sais-quoi.
Jây verrais plutĂŽt un symbole parmi ces tĂȘte entrecoupĂ©es,
Les corps sanglants dans la main droite et les ciseaux dans la main gauche.
Elle augurerait la parabole de la seringue entourloupée
Qui dâune injection maladroite exĂ©cute sa mortelle Ă©baucheTableau de Lorenzo Sperlonga.
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Ăchec Ă la Reine


Réputée pour ses coups tordus, ses coups bas et ses fourberies,
La Reine Noire pragmatique gouverne avec tous les pouvoirs.
Pauvres petits pions éperdus, pauvres chefs de cavalerie !
Tous sont pris dans lâĂ©nigmatique piĂšge de lâhonneur du devoir.
Supprimez la Reine pourrie, dâautres sortent aux quatre horizons
On nâĂ©limine pas toutefois le ver corrompu de la pomme.
AprĂšs tout, puisquâelle est nourrie dâune obsession de guĂ©rison,
Administrons-lui en une fois tout le venin quâelle destine Ă lâhomme.Edie Campbell photographiĂ©e par Tim Walker sur http:visualoptimism.blogspot.com201512check-mate-edie-campbell-by-tim-walker.html .
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Récolte de petits bonheurs


Fruits du printemps, fruits de lâĂ©tĂ©, fruits de lâautomne, fruits de lâhiver,
Ma connaissance est complĂ©tĂ©e par les Ă©chos de lâunivers.
Livres dâautomne, tomes de saison, aux couvertures rouge et or ;
Ma litanie Ă la maison, mon credo, mon confiteor.
Jâai voyagĂ© un peu partout tout autour de la Terre avec PrĂ©vert et dâautres, ainsi quâailleurs dans des pays dâabsurditĂ©s et dâutopie. Les meilleures compagnies littĂ©raires offrent des voyages organisĂ©s complets du dĂ©but Ă la fin mais les plus mauvaises mâont laissĂ© en plan au premier chapitre – les erreurs de lecture sont frĂ©quentes. Mais jâai absorbĂ© les plus belles images sans sortir le moindre smartphone.Tableaux de Mariusz Stawarski et Pawel Kuczynski.
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Tout feu, tout flamme
Ăve semblait tout feu, tout flamme lorsquâAdam la dĂ©capsula
Car elle pĂ©tillait dâamour et dâune Ă©nergie volcanique.
Ainsi lorsquâil connut sa femme, au moment oĂč il Ă©jacula,
Elle objecta avec humour : « CâĂ©tait juste un brin laconique ! »Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux dâen mentionner le nom avec respect.
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La femme multiple
Le canif perpĂ©tue la Suisse et la femme, lâhumanitĂ© ;
Toujours prĂȘte Ă ouvrir les cuisses et subir la maternitĂ©.
Toujours pliĂ©e pour servir lâhomme et nourrir toute la famille ;
Elle a décroché son diplÎme et mérité son estampille.
Si, Ă la crĂ©ation du monde, Ăve Ă©tait venue en premier,
Dieu aurait jugé inutile de lui adjoindre, pour les naissances,
Un homme Ă lâĂąme vagabonde qui dormirait sous les pommiers
Et jaugeant sa femme bien futile dâaccĂ©der Ă la connaissance.
La mienne naquit en Bourgogne, passa son enfance au Maroc,
Son adolescence à Paris et helvétisa sa carriÚre.
Eh bien, je vous dis sans vergogne, il nây a aucune Ă©quivoque,
Elle sort du meilleur gabarit qui fait les belles aventuriĂšres.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux dâen mentionner le nom avec respect.
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Lâhorloge sexuelle
Comme un balancier qui oscille de féminin à masculin,
Mon Ăąme tictaque Ă lâenvi entre ces sexualitĂ©s.
Puis un jour, mes yeux se dessillent et lâimage en mon cristallin
Faut apparaĂźtre pour la vie, quelle sera ma dualitĂ©.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux dâen mentionner le nom avec respect.
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Celle qui parle aux oiseaux – 2
Câest toujours presquâĂ la mĂȘme heure, lâexactitude du coucou,
Quâils dĂ©boulent en escadrilles dâinterminables volatiles.
Elle les écoute avec bonheur passionnément, un peu beaucoup,
Raconter Ă travers leurs trilles leurs expĂ©riences versatiles.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux dâen mentionner le nom avec respect.
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Le mouvement perpétuel
Tout le monde tourne en rond vingt-quatre heures sur vingt-quatre
Et le monde est entraßné dans son orbite annuelle.
Câest depuis les environs du premier coup de théùtre
Que nous sommes enchaĂźnĂ©s au mouvement perpĂ©tuel.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux dâen mentionner le nom avec respect.
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L’arrĂȘt du temps
De temps en temps, le temps sâarrĂȘte sur un instant appropriĂ© ;
Un grand moment de solitude oĂč nâexiste que le prĂ©sent.
Et si la souffrance sâapprĂȘte, je ne me fais jamais prier ;
La peur nâest pas une habitude et le pire nâest pas dĂ©plaisant.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux dâen mentionner le nom avec respect.
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Le Pont Neuf
C’est le Pont Neuf qui parait vieux quand on passe son tablier,
Mais le vieux pont parait tout gai quand il enjambe les saisons.
Il fait passer dâun temps pluvieux, en retournant son sablier,
Vers un beau temps bien prodiguĂ© de mille et une floraisons.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux dâen mentionner le nom avec respect.
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La salle dâattente
Ce monde est une salle dâattente mais on ne sait pas ce quâon attend.
Certains y restent des annĂ©es, dâautres des minutes trĂšs brĂšves.
Faut-il avoir lâĂąme battante ou bien un esprit combattant ?
Laisser son cĆur sây pavaner ou sây nicher comme dans un rĂȘve ?Photo issue du film Trafic de Jacques Tati.
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Bonne nouvelle
Bonne nouvelle les amis, cette année vous serez bénis !
Et en ce jour dâanniversaire, votre Ăąme en est illuminĂ©e !
AprÚs vous passerez au tamis tous les jours avec le génie ;
Vous aurez tout le nĂ©cessaire pour une annĂ©e vitaminĂ©e.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux dâen mentionner le nom avec respect.
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Sous les nuages
Tandis que les fĂ©es sâĂ©vaporent sur la mer de nuages roses,
Je me glisse entre ciel et eau dans le gris-rosĂątre chemin.
Sous la membrane fleurie de pores, je tutoie le soleil morose
Qui me murmure la mĂ©tĂ©o qui bercera mon cĆur demain.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux dâen mentionner le nom avec respect.
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Sur les nuages
Au-dessus des nuages, on y voit bien plus flou !
La vision est suave et le monde un peu fou !
Je suis évaporée dans des pensées légÚres
Lâesprit incorporĂ© dans un cĆur de mĂ©gĂšreâŠDessin de Fabienne Barbier.
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OĂč est ton cĆur, petite fille ?
Tellement transparente à ce monde irréel,
Elle a laissĂ© ses rĂȘves, son univers intime.
Envolées les racines, envolé le réel
Qui abritait son monde à sa famille ultime !
« Adieu mon pÚre, adieu ! Adieu ma mÚre, adieu !
Mon corps est caverneux et mon cĆur sonne creux.
Lâesprit dĂ©sintĂ©grĂ© et lâĂąme Ă©parpillĂ©e,
Tout comme une grenade déjà dégoupillée. »
Tu ne sais oĂč aller, tu ne sais qui tu es.
Une feuille dâautomne emportĂ©e par le vent.
Tu as quittĂ© la branche mĂȘme qui tâa tuĂ©e.
Le rĂȘve est terminĂ© et lâĂ©veil dĂ©cevant.
« Plus rien nâa de substance, plus rien nâest important !
La maison de mon pÚre a été balayée !
Le jardin de ma mĂšre nâest plus rĂ©confortant !
Le retour en arriÚre est cruellement rayé ! »
Mais tu respires ici ces arÎmes nouveaux !
Tes yeux clairs sâĂ©carquillent et câest le renouveau !
Ce garçon si timide qui tâa souri tantĂŽt
Va apaiser ton cĆur et tâoffrir son manteau.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux dâen mentionner le nom avec respect.
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Au bout du chemin – 3
Quand je suis au bout du chemin, mĂȘme si lâocĂ©an mâarrĂȘte,
Je sais que lâunivers entier me prĂ©pare un nouveau passage.
Je ne sais pas oĂč il commence, mais mon intuition trĂšs discrĂšte
Va me montrer demain matin, oĂč commencera mon voyage.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂźt son travail, je serai heureux dâen mentionner le nom avec respect.