Anniversaire

🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.

🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.

  • La Svastika

    La Svastika

    De par sa haute sacralité « 卍 », c’est un symbole universel
    Représentant l’éternité et l’existence sans frontières.
    Mise dans son intégralité ainsi que dans chaque parcelle
    Comme source de pérennité dans la galaxie tout entière.

    Mais représentée à l’envers « 卐 »,comme La Croix la tête en bas,
    Elle devient signe diabolique et la condamnation de l’homme.
    Méprisant ce côté pervers que je hais et que je combats,
    J’y vois plutôt la symbolique « si vis pacem para bellum ».

    Je suis remonté à la source depuis la roue de la fortune
    Qui fait tourner l’humanité du passé vers un avenir
    Où domine aujourd’hui la Bourse, véritable temple de la Thune,
    Ce nouveau Dieu d’insanité qui nous force à y parvenir.

    Jusqu’à présent, c’était la femme accusée de sorcellerie
    Qui était source de problèmes par ses appas irréfutables.
    Mais c’est ce Capital infâme et toute sa chancellerie
    Qui est le véritable emblème de notre chute véritable.

    Tableau de Marian Wawrzeniecki.

    
    
    
  • Télévisons votre esprit !

    Télévisons votre esprit !

    Une spirale subliminale que l’œil voit sans être conscient,
    Tourne derrière le fond d’écran et des spots des téléviseurs.
    Elle contacte les surrénales et impacte à mauvais escient
    Tous les gens qui reviennent à cran en fin de journée vers six heures.

    « Ne faites pas ce que je fais mais faites ce que je vous dit ! »
    Résonne dans votre hippocampe siège connu des souvenirs.
    « Votre président est parfait car du lundi au vendredi
    Il vous représente et vous campe un dictateur sans avenir ! »

    Ce phénomène est ignoré car il n’est pas enregistré
    Mais diffusé à l’improviste depuis les stations satellites.
    Les témoignages minorés de ceux qui l’ont administré
    N’inquiètent que les complotistes et ne dérangent pas l’élite.

    Alors dormez, mes braves gens, les cerveaux bien conditionnés !
    Rêvez d’achats promotionnels et de lendemains sans mémoire !
    L’écran connecté à l’argent et vos addicts additionnés
    Deviennent opérationnels pour être conduits à l’abattoir !

    Tableau de Andrej Mashkovtsev.

    
    
    
  • Le cancer chinois

    Le cancer chinois

    Je tiens le cœur de ton cancer et ne le lâcherai jamais ;
    Je te blottis entre mes seins et tu pinces mes mamelons !
    Je te descends et je t’insère là où tu seras désormais ;
    Dans les eaux vives de mon bassin et dans le creux de mon vallon.

    Alors tu t’enterres dans ma chair, tu creuses et creuses ton tunnel
    D’une pénétration vaginale ou je succombe de désir.
    Tu es mon trésor le plus cher, bien plus précieux que mes prunelles
    Et ton liquide séminal sera ma liqueur de plaisir.

    Mais le crabe au cœur de poète sait que Vénusia veille au grain
    Et celle-ci arrête aussitôt l’imagination un peu vive
    Car la luxurieuse sœurette s’en aller calmer son chagrin
    Et ses fantasmes génitaux dans l’eau glacée préservative.

    Et Vénusia mouillant en douce sous l’étoffe de sa chair sacrée,
    Commence à sucer le venin coulant du robinet dressé
    Qu’elle pousse et encore repousse pour goûter le nectar sucré
    Qui donne au plaisir féminin un goût de jus de vers pressé.

    Et devant ses sœurs ébahies Vénusia ouvre son missel
    Et le poète entre ses pages signe de son encre alourdie.
    Soudain elle se trouve envahie d’une jouissance qui ruisselle
    Au-devant de l’aréopage de ses frangines abasourdies

    Tableau de He Jiaying sur https:culturainquieta.comeroticala-sensualidad-toma-forma-en-la-pintura-gongbi-de-he-jiaying .

    
    
    
  • Vénus des filles-du-ciel

    Ainsi Vénusia, ma compagne, m’a invité chez ses parents
    Originaires de la planète voisine – car jumelle – de la Terre.
    Ses sœurs vivant dans les montagnes sans aucun habit apparent
    Cachaient leurs seins dans leur manettes sans faire le moindre commentaire.

    J’appris que c’était leurs coutumes du temps des dragons-cavaleurs,
    Quand elles défendaient la nature de leurs mamelles enjôlées.
    Je sus que l’absence de costume provient de la douce chaleur
    Dont la forte température est impossible à contrôler.

    Mais ses sœurs, celles dont les cils battent comme des ailes de comètes,
    Et dont les doux soupirs composent la musique sacrée des sphères,
    Veillent nues, dansent et s’ébattent sur les éminences secrètes,
    Des hauts sommets, là où repose, un dieu qui sait les satisfaire.

    Mais Vénusia, de bon augure, m’entraîna vers l’antique stèle
    Où tous ses textes célébrant l’amour enflamment les poudrières.
    Son souffle, d’un feu d’envergure, tissait des paroles immortelles
    Et dans son silence vibrant s’épanouissaient mes prières.

    Tableaux de He Jiaying sur https:culturainquieta.comeroticala-sensualidad-toma-forma-en-la-pintura-gongbi-de-he-jiaying .

    
    
    
  • Je l’ai rêvée et Vénusia est venue

    Je l’ai rêvée et Vénusia est venue

    Je rêvais d’une aventurière qui courrait à pied sur mes vers
    Vêtue d’une cape mystère et d’un collier d’aventurine.
    Une héroïne avant-courrière qui m’ouvrirait dans l’univers
    Un transit direct de la Terre vers les dimensions utérines.

    Les galaxies du terminus, là sous les ponts-sur-les-étoiles
    Où dansent toutes créatures sous les musiques vénusiennes
    Natives des monts de Vénus, la planète aux multiples voiles
    Aux fils et aux filles matures aussi loin que je m’en souvienne.

    Je n’ai eu qu’à clamer son nom devant la porte de service ;
    Elle est sortie, elle était nue ; je l’ai couverte de poèmes.
    Bien qu’ensemble nous soupçonnons que son office l’asservisse
    Nous sommes partis vers l’inconnu vivre notre vie de bohème.

    Son corps dictait dans mon cœur blême des lignes de feu libéral,
    Je l’ai suivie hors de mon âme vers son originelle empreinte.
    Son nom vibrait comme un emblème, murmure ancien et sidéral
    D’un dieu poète et d’une flamme, unis d’une éternelle étreinte.

    Tableau de Robert McGinnis sur https:idposter.comRobert-McGinnis-posters-and-prints .

    
    
    
  • Jonas & Cie

    Une fois que la baleine a ri, elle est presque dans votre lit
    Qu’il faut prévoir suffisamment robuste envers les soubresauts.
    Préparez-en le gabarit, prévoyez toutes ses folies
    Vous pourrez alors galamment atteindre les fonds abyssaux.

    Comme naîtront maints baleineaux, il faudra loger tout ce monde
    Et lui bâtir tout un village flanqué de quelques aéroports.
    Pour les touristes infernaux et toute leurs marmailles immondes
    Qui viendront voir votre élevage de cétacés sous tous rapports.

    Hélas la mégalomanie de cette industrie du délire
    Finira par tomber à l’eau car la Terre n’est pas assez forte
    Pour abriter cette avanie qui lui remplit la tirelire
    Mais qui selon les écolos en fait les fléaux de toutes sortes.

    Tableau de Roch Urbaniak sur http://rochurbaniak.com/portfolio/items/stary-zegarmistrz

    
    
    
  • Pour dérider la baleine

    Qui déridera la baleine souriant de tous ses fanons,
    Aura titre de fou du roi parmi les princes de Neptune.
    Qui fera rire à perdre haleine, sirènes sexys et canons
    Se fera nommer de surcroît star spirituelle et opportune.

    Gare aux tempêtes de fou rire, aux ouragans de rigolades
    Car un léviathan qui s’esclaffe fait plus d’effet qu’un papillon
    Dont l’ébrouement d’ailes en délire provoqué depuis les Cyclades
    Déclenche des vents qui décoiffent nos élus en plein roupillon.

    Tableaux de Piero Schirinzi sur https://poramoralarte-exposito.blogspot.com/2018/11/piero-schirinzi_18.html

    
    
    
  • L’inquiétude muette

    L’inquiétude muette

    Le démon de mon inquiétude reste muet sur le moment
    Mais se glisse a posteriori dans les replis de ma conscience.
    Il menace ma zénitude par d’insidieux petits tourments
    Qui m’obscurcissent a priori et font trembler ma prescience.

    Car il a pris cette habitude d’utiliser mes souvenirs
    Pour me rappeler les sermons contre mon anticonformisme.
    Je profite de l’amplitude de ces angoisses à venir
    Pour y faire tomber ce démon dans son gouffre de pessimisme.

    S’ils se mettent à deux ou à trois pour m’accabler de mes remords,
    Je sais qu’ils ne sont rien qu’un leurre qui s’insinue sans méfiance.
    Si mon espoir reste à l’étroit dans cette angoisse qui me mord,
    Je rebondis toujours à l’heure avec un peu plus de confiance.

    Illustration d’Enki Bilal.

    
    
    
  • Le fantôme de l’album photos

    Le fantôme de l’album photos

    Combien de fantômes capturés par l’œil du peintre inattentif ?
    Combien de spectres interceptés par l’objectif du photographe ?
    Regardez-les s’aventurer derrière l’air représentatif
    Du modèle d’où fuse, excepté, un évanescent olographe !

    Sans doute les pigments authentiques des couleurs leur ouvrait des portes
    Qui débouchaient dans des couloirs où s’en aller et revenir ?
    Sans doute la photo argentique cachait – que le diable l’emporte ! –
    Une occasion, un défouloir pour hanter l’album-souvenir ?

    Illustration d’Enki Bilal.

    
    
    
  • La voie du centaure

    La voie du centaure

    Mère Céleste, écoute-nous ; nous, les derniers des survivants
    Des civilisations passées qui avions résisté au temps.
    Le temps de se mettre à genoux et laisser la place aux suivants
    Nous oblige à outrepasser nos droits pour être quittes d’autant.

    Nous réclamons la liberté de nous déplacer sans contrôle,
    De respirer à pleins poumons en centaures libres et triomphants.
    Que l’on nous rende la fierté de réaliser notre rôle
    De préserver, nous l’assumons, la Terre pour nos petits-enfants.

    Tableau de Wojtek Siudmak.

    
    
    
  • La sauce érotique

    La sauce érotique

    Accompagnez la femme nue de quelques danseuses exotiques,
    Faites chauffer à feu très doux sur drap de verdure en satin.
    Une fois la femelle revenue par quelques caresses érotiques,
    Faites fondre un peu de saindoux et massez-la jusqu’au matin.

    La qualité de sa chair tendre est bien meilleure le lendemain,
    Les seins gorgés d’un aigrelet petit lait à douze degrés.
    Plus une minute à attendre, délicatement de la main,
    Ouvrez son bouton maigrelet et goûtez-le à votre gré.

    Tableau de Wojtek Siudmak.

    
    
    
  • Physiologie des Galipettes

    La problématique chez l’homme et l’équivoque chez la femme
    Reviennent à boire à la source du désir d’immortalité :
    Pour l’un, verser ses chromosomes vers ce calice qui l’affame,
    Pour l’autre, lui vider ses bourses pour jouir d’une maternité.

    Parce qu’une femme est une île et parce qu’un homme est une aile,
    L’amour convole à tire-d’aile vers des destinations de rêves.
    L’amour rend le cœur juvénile et la raison, irrationnelle.
    Quel dommage pour la bagatelle que l’excitation soit si brève !

    Tableau de Pablo Picasso sur https:www.theguardian.comartanddesign2018mar11picasso-1932-love-fame-tragedy-review-tate-modern#img-5 .

    
    
    
  • Le virus du voyage

    Malgré les destinées tragiques, les drames et les félonies
    Qui soufflent leurs vents latéraux de romans en littératures,
    La vieille Europe nostalgique de ses lointaines colonies
    Insuffle encore à ses héros l’invitation à l’aventure.

    Par les boulevards maritimes ou les grands couloirs aériens,
    Chacun peut prétendre aujourd’hui relier l’Asie à l’Amérique.
    Hier encore esclave ou victime, banni ou pauvre galérien,
    L’homme est devenu le produit d’un néo-tourisme hystérique.

    D’après Hergé.

    
    
    
  • Joyeuses Pâques !

    Joyeuses Pâques !

    Prêts pour la visioconférence en direct et en stéréo ?
    Posez vos écrans, vos tablettes juste devant votre couvert ;
    Saluez avec déférence votre invité en vidéo ;
    Enfin, la famille est complète et tout le monde reste couvert.

    Création d’Angela Deane.

    
    
    
  • Lapin de Pâques

    Lapin de Pâques

    Bonne nouvelle aux confinées : le lapin de Pâques visite
    Tout le temps de la lunaison les jeunes vierges émancipées.
    Dans neufs mois seront confirmés tous les nouveau-nés ovocytes
    Issus des œufs en couvaison lors d’une ponte anticipée.

    Photo de Saara Salmi sur www.saarasalmi.com

    
    
    
  • Toutes les cultures du monde – 2

    Fi des villages qui se ressemblent et des cités conventionnelles !
    Vivent les ruelles étroites et les quartiers bariolés !
    J’aime les lieux où se rassemblent les gens pluridimensionnelles
    J’aime les maisons maladroites aux escaliers dégringolés.

    J’aime les histoires sans fin des querelles entre voisins
    Un jour, ça va puis, on se fâche ; on s’aime, on se réconcilie.
    Parfois, on arrive aux confins d’une bagarre entre cousins,
    Et ça continue sans relâche au nom de la xénophilie.

    Demain, on voudrait tout changer, uniformiser les maisons
    Construire un monde sans douleur et refouler les indigènes.
    Moi, je préfère mélanger – peut-être à tort ou à raison –
    Les goûts de toutes les couleurs dans des villes hétérogènes.

    Tableaux de Vladimir Kolbasov.

    
    
    
  • Toutes les cultures du monde – 1

    Toutes ces ruelles intimes se perdent dans l’immensité
    De la ville aux mille visages, mille origines et milles vies.
    Aux fenêtres, barrières ultimes, apparaît la diversité
    D’autres coutumes, d’autres usages, d’autres désirs, d’autres envies.

    Le voyageur autour du monde cherche de nouveaux paysages
    Tandis que j’arpente les rues à la recherche du temps perdu.
    Comme Proust, mes pensées s’inondent au cours de mes apprentissages
    De souvenances disparues et de migrations éperdues.

    Ici, on parle mille langues et là, on prie pour d’autres dieux ;
    Un puzzle de communautés, une mosaïque de traditions.
    Ainsi le monde nous harangue à être miséricordieux
    Et accepter sa primauté par ses valeurs en coalition.

    Tableaux de Vladimir Kolbasov.

    
    
    
  • La gardienne du feu sacré

    La gardienne du feu sacré

    Les anges de l’ordre du feu forment une société secrète
    Qui se réunit dans les flammes ou les cratères des volcans.
    Ils ont tous exprimé leurs vœux et vouent une extase discrète
    À la plus ardente des femmes, une comtesse des Balkans.

    Tableau de Kelly McKernan.

    
    
    
  • La gardienne des eaux sacrées

    La gardienne des eaux sacrées

    Afin que le cycle de l’eau s’orchestre harmonieusement,
    La nature confie la baguette à la gardienne des eaux sacrées.
    Celle-ci assume son boulot assez parcimonieusement
    En recyclant l’eau de toilette qu’à son bain elle a consacrée.

    Tableau de Holly Sierra.

    
    
    
  • Lecture ouverte

    Lecture ouverte

    J’aurais bien voulu écrire que « écrire n’apporte pas de solution », mais si ce que j’écris est vrai, alors ça devient l’inverse de ce que je voudrais écrire (puisque ça apporte une solution) ; en revanche, si ce que j’écris est faux, donc « qu’écrire apporte une solution » je suis en train de me fatiguer pour rien à démontrer que « écrire n’apporte pas de solution » alors que ce n’est pas vrai ; bref l’écriture n’apporte pas vraiment de réponse.
    D’ailleurs, si c’était vrai, sachant que l’écriture existe chez les sumériens (en Basse Mésopotamie) depuis environ 4000 ans avant Jésus-Christ (donc depuis environ 6000 ans jusqu’à aujourd’hui), on peut admettre assez facilement qu’elle n’a jamais apporté la sagesse (que ce soit par la religion, par la philosophie ou quelque autre discipline) à l’homme qui continue toujours à se battre, critiquer et haïr ses voisins. Gutenberg avec son imprimerie a permis la diffusion planétaire dans (presque) toutes les langues et dans (presque) tous les pays mais force est de constater que l’intelligence promise n’a pas apporté la paix.
    Je pourrais en conclure qu’écrire ne sert à rien (ce qui serait une excellent nouvelle pour le lecteur qui pourrait immédiatement arrêter de lire ce texte à la con) mais c’est aussi idiot que de se dire « vivre, ça sert à quoi au juste ? ». Alors finalement cesser d’écrire serait une sorte de suicide qui n’apportera pas une réponse mais comme écrire n’en apporte pas non plus, cela fait un match nul.
    C’est comme pour Dieu ; s’il existe je lui tire mon chapeau parce qu’il a créé une espèce suffisamment évoluée pour détruire la création plus rapidement que Dieu lui-même. Et s’il n’existe pas, il a tort.

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  • Des gouttes de musique

    Des gouttes de musique

    Dans ce printemps amnésique qui ne cesse d’arroser,
    J’ai compris que ce délire n’était pas chose anodine ;
    Ce sont gouttes de musique, comme notes de rosée,
    Qui s’égrènent de la lyre de la muse baladine.

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  • La cueillette du jour

    La cueillette du jour

    Chaque matin, Mademoiselle (la petite maîtresse de Dieu)
    S’en va cueillir les fleurs nouvelles notamment les belles-de-jour.
    Accompagnés d’un chœur d’oiselles léger, charmant et mélodieux,
    Les boutons s’ouvrent et lui révèlent le nom des nouveaux-nés du jour.

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  • À la recherche du temps carrément perdu

    À la recherche du temps carrément perdu

    Je ne sais pas pour vous mais lorsque j’ai commencé à lire « A la recherche du temps perdu » de Marcel Proust, je m’y suis carrément perdu dedans en découvrant pêle-mêle les souvenirs de l’auteur qui lui rappelait un événement de son enfance d’où s’ouvrait une porte sur des réflexions sans queue ni tête (si toutefois on arrive à admettre que les réflexions puissent avoir une queue et une tête , ce qui sera difficile à prouver et je souhaite bonne chance ou merde à celui où celle qui s’y attaquera) dont le résultat, au bout de quelques lignes, étaient de me faire penser que je n’avais rien compris de ce que je venais de lire et que j’en avais oublié la moitié sinon les trois quarts mais le pire de cette prise de conscience fut de réaliser que cette histoire n’en finissait pas, que les phrases n’avaient aucun point, qu’il n’y avait aucun chapitre, aucun découpage et que ce livre représentait au choix un puits sans fond ou alors le long fleuve de la vie qui s’écoule et ne s’arrête jamais ; pour faire bref, à la question « sommes-nous les seuls dans l’univers ? », je vous répondrais de continuer à chercher de votre côté quant à moi, je vais m’arrêter là, je suis épuisé.

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  • Le charme réfractaire

    Le charme réfractaire

    Prendre la vie du bon pied demande un peu de sagesse
    Ou un peu d’extravagance, ça dépend du caractère.
    Le bonheur comme il me sied, ne demande ni richesse,
    Ni recherche d’élégance, mais un charme réfractaire.

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  • Couleurs d’Afrique – 3

    Couleurs d’Afrique - 3

    Musique sacrée, musique endiablée ;
    C’est comme une vague qui monte et qui danse.
    Rythmes qui unissent toute l’assemblée ;
    C’est comme une mère de toute évidence.

    Lances élevées, boucliers baissés ;
    Comme un défilé qui brave la mort.
    Vainqueurs encensés, vaincus rabaissés ;
    Aujourd’hui encore, on les commémore.

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  • Mon ambassadeur

    Mon ambassadeur

    Je suis très à cheval sur les anniversaires.
    Aussi pour brandir la hampe et célébrer ce jour,
    L’ambassadeur naval sera mon émissaire,
    Par Monsieur l’hippocampe sous ses plus beaux atours.

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  • Tout est équilibre

    Tout est équilibre

    Si notre monde m’apparait complètement déséquilibré,
    Je ferais mieux de percevoir ça suspendu la tête en bas.
    Je serais alors désemparé de le savoir équilibré
    Par des obscures messes noires qui lui font danser la samba.

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  • Pour mon équilibre – 6

    Pour mon équilibre – 6

    Chaque nouvelle pierre à mon édifice
    Est une expérience d’un être à aimer.
    J’ai mon équipière qui m’aide à l’office ;
    Elle a la science des nids à semer.

    Dans cet univers, je ne suis pas Dieu ;
    Juste un avatar de ses créations.
    Mais je suis ouvert, miséricordieux,
    Un petit moutard en récréation.

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  • Pour mon équilibre – 5

    Pour mon équilibre – 5

    Ce petit paradis n’est que cage dorée ;
    Même si je m’enfuis j’y devrai revenir.
    Une étrange maladie que j’ai subodorée
    Dont je dois être instruit sur mes jours à venir.

    On m’appelle « Drôle d’oiseau » mais je suis l’avatar
    De tous ceux qui ont soif de pouvoir s’envoler.
    Je descends des ruisseaux de ces sources cathares
    Qui imbibent ma coiffe des amours convolées.

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  • Élégie à mon Égérie

    Élégie à mon Égérie

    Afin de pouvoir décrocher la lune
    J’ai demandé l’aide de ma confrérie.
    C’est bon de savoir que dans l’infortune
    Le meilleur remède, c’est mon égérie.

    (Ne pas confondre !
    Élégie : Petit poème lyrique sur un sujet le plus souvent tendre et triste.
    Égérie : Muse, femme qui est l’inspiratrice de quelqu’un, d’un artiste ou d’un groupe.)

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  • La liberté pour tout moteur

    La liberté pour tout moteur

    Personne n’a peur dans l’espace, là où la liberté s’étale
    Dans un flot de béatitudes, là où tout est nouveau regard.
    Transporté par le vent qui passe, par cette hélice aux mille pales
    Qui fait grimper en altitude, jusqu’aux lointaines aérogares.

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  • Aurore au soleil

    Aurore au soleil

    Un champ d’or pur ondule sur sa coiffe flottante.
    Des racines toniques sur sa tête éclatante.
    Forte de ses cheveux, cette femme battante
    Est armée de puissance et délices envoûtantes.

    Deux lapis lazuli incrustés dans ses yeux
    Lancent des éclats d’or dotés de mille feux.
    Miroirs d’une âme noble et d’un cœur merveilleux,
    Ils brillent comme des phares d’un bleu camaïeu.

    Deux rubis magnifiques donnent à tous ses baisers
    Comme un goût de cerise au parfum embrasé.
    Instrument qui prolonge le feu d’un cœur braisé,
    Nul ne peut le combattre, nul ne peut l’apaiser !

    Quant à ses autres charmes, ils resteront cachés
    Car à peine sa robe sur ses pieds est lâchée,
    À ses seins, tu succombes comme papier mâché,
    À son cul, tu t’effondres et là… elle est fâchée !

    Tableau de Fabienne Barbier