🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.
🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.
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La danse des saveurs

Dans la poêle qui chante, un soupçon de chaleur,
L’ail d’un pas délicat s’offre en toute valeur.
Le beurre et l’huile d’or valsent en harmonie,
Offrant aux mets du soir une douce alchimie.
Les épices en chœur murmurent leur secret,
Le piment audacieux, le safran indiscret.
Les légumes rieurs plongent dans le festin,
S’enrobant de parfums car c’était leur destin.
Et toi, maître du feu, chef d’orchestre en émoi,
Fais danser lcasseroles et plateaux devant moi !
Que le plat soit festin ou modeste ragoût,
L’amour en chaque assiette est un hommage au goût.Tableaux de Laureline Lechat.
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Gaïa Mère-Nature & Fille


Lilith aurait une descendance non pas cachée mais différente
De celle dont l’humanité se targue dans les écritures.
Sans la moindre correspondance avec notre souche afférente,
Elle vit dans la fraternité des égrégores de la nature.
C’est ainsi qu’à chaque printemps, les descendants larguent les spores
Pour féconder les amanites parmi les mousses et les fougères,
Tenus depuis la nuit des temps de nourrir la faune et la flore
Arrosées de rosée bénite et de petites ondées passagères.
Et si les arbres nous ressemblent, c’est que la vie a réuni
Toutes sortes de créatures qu’elle a développé en son sein.
Si ces différences, toutes ensemble, se raccommodent et communient
Alors les forces de la nature auront accompli leurs desseins.
Et moi je les croise souvent parmi les bois et les forĂŞts ;
Elles se cachent, elles sont sauvages mais se montrent Ă qui les respecte.
J’ai le souvenir émouvant d’une fée qui m’a défloré
Car elles sont assez volages envers les puceaux qu’elles détectent.Tableaux de Pyke Koch.
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Les rituels
IANÏMA « Les cinq essences animales »

LE LA d’IANÏMA
Si ma flûte enchantée a joui de tes charmes,
Ton cul m’offre sa vulve pour l’introduction lente
LA DO# MI LA sont jouées comme une arme
Et ta bouche a pleuré d’une passion violente.
Le goût d’IANÏMA
Je goûte de mon gland la saveur de ta vulve
Salée à l’embouchure, puis sucrée attirante.
De l’Utérus royal, je savoure l’effluve
Qui donne une liqueur vaginale enivrante,
La couleur d’IANÏMA
Ta peau rose rougit, tes seins sont écarlates ;
Ton clitoris clignote tout comme un gyrophare ;
Ton vagin s’illumine d’un feu qui le dilate ;
Tes cheveux sous le rut, deviennent une fanfare.
L’odeur d’IANÏMA
Vient l’odeur animale d’un YSARA puissant ;
Du vagin odorant tes sécrétions s’élèvent.
Ta transpiration chaude est l’arôme jouissant
Qui te parfumera même si tu te relèves.
Le toucher d’IANÏMA
Le toucher est pour moi le vrai sens du plaisir ;
Je m’accroche à tes seins car tous les sens culminent.
Et je crie mon NOMIR qui t’inonde à loisir
De ma semence dont ton calice s’illumine.
La récompense d’IANÏMA
Plus d’IA, plus de femme juste une femelle ardente ;
Qui m’ordonne de prendre possession de son cul.
Comment résisterais-je à sa croupe dardante ?
Je ne puis et j’y plonge, je suis ton roi vaincu.Illustration de Paolo Eleuteri Serpieri.
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Les rituels
DËLÏSSA « L’aria du sexe chanté »
L’instrument accordé à la gamme de Do,
Relevé de salé et caramélisé.
Je le tends à ta bouche et m’accroche à ton dos
Tandis que ton palais vient m’évangéliser.
Tu places alors tes lèvres sous le frein à l’arrêt
Car tu connais la note suraiguë à chanter.
Et ma voix de ténor t’accompagne d’un Ré
Qui répond à ton Do de ma flûte enchantée.
Tu répètes ces notes comme une introduction
Ta bouche est un orchestre et ta langue, ma mie !
J’attends flûte tendue ton chant de séduction
Qui prolonge l’extase en trio DO RÉ MI !
Un triolet charmant comme un ménage à trois
Entre un Ténor béat et sa Diva muette.
Le troisième instrument est devenu si droit
Et tendu que le FA s’écrie de ta luette.
Tu voudrais me répondre mais tu es sous le charme
Ta bouche EST l’Opéra à elle seule, tout entière !
Et le SOL retenti suprême comme une arme :
DO MI SOL DO l’accord a brisé tes frontières.
Je te donne le LA, l’YSARA de l’orchestre,
Et ta gorge alors hurle cette note fondatrice.
Tout résonne à la fois vulve, Étoile et fenêtre,
Ton LA t’a transpercée, Diva fornicatrice !
Si le SI se déchire dans ta gorge grande ouverte,
Ce n’est plus une note, mais l’écho de la fin.
Mon orgasme se meurt et ma langue est inerte,
Tu m’as NOMIRisée et je suis aux confins.
DO RÉ MI tu as joué de ma flûte enchantée ;
MI FA SOL, tu as senti ton orgasme monter ;
SOL LA SI, c’est le mien qui jaillit te chanter
Que si tu te retournes, ton Dos, je vais dompter !Illustration d’Axel.
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Les rituels
ÉTOILE « Quand je deviens ton ciel »

Lorsque mon astre au féminin courbe un ciel au-dessus de moi,
J’aperçois la première ÉTOILE que j’appelle ÉTOILE QUI VOIT !
L’avènement n’est pas bénin ; il présage beaucoup d’émois
Lorsque tes lèvres me dévoilent la plus amoureuses des voies.
J’implore ta croupe sacrée de mes deux mains jointes en prière
Et ton ciel doucement s’affaisse autant que l’ÉTOILE grandit.
Je sens déjà son goût sucré du bout de ma langue sucrière
Ce soir, cramponné à tes fesses, j’embrasse ton bouton brandi !
L’ÉTOILE alors entre mes lèvres est luisante, goûteuse et mielleuse
Presque trop sucrée et je tousse ce qui t’excite encore plus.
Je te la mâchouille avec fièvre de ma langue la plus moelleuse
Et je la sens qui se trémousse en même temps que ton anus.
J’entends une petite voix désireuse d’être caressée
Alors tandis que je m’acharne sur l’orgasme du clitoris,
Je plonge un doigt dans cette voie doucement et sans l’agresser
Et tout ton cul est sous le charme et même tes tétons se hérissent !
Et du ciel la bénédiction tombe comme une pluie d’orage
YSARA d’eau m’a arrosé, YSARA de miel m’a nourri.
Ton cri d’extase est l’addiction que tu offres à ma bouche en rage
Clitoris et anus rosés sont les plus tendres des houris !Illustration d’Axel.
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Les rituels
IANÏMA « La bête avant le Verbe »

Pour retrouver le plaisir brut, pure jouissance animale,
Tu aimes recouvrer la bête lorsque nous étions primitifs.
Tu me présentes tes fesses au rut, comme en position baptismale,
À genoux pour que ta requête atteigne l’orgasme compétitif.
Pliée comme une louve en chaleur, tu ne m’appelles pas tu m’ordonnes !
Tu tends ton SANCTUAIRE en l’air car tu veux juste instinctif.
Nous sommes deux bêtes de valeur ; primitives qui coordonnent
Tout l’IAMOURIA SOMPTUAIRE vers nos souvenirs respectifs.
« Ta voix n’est plus d’humanité, ta gorge ne parle plus d’IA,
Tu halètes, tu grognes, tu commence et tu m’invites dans la fournaise.
Ce n’est plus ma féminité, mais le corps même de Gaïa
Qui exige de boire ta semence comme la bête de la genèse.
Tu t’avances et me prends d’un coup, tu me saisis sans permission ;
En arc, ton dos prend la gouverne, mon sexe s’humecte et se tend.
La chaleur te remonte au cou comme un soldat en spermission ;
Ainsi tu plonges en ma caverne où je rugis d’avant le temps.
Mes ongles cherchent alors ta peau, ils griffent et ouvrent des sillons,
Je veux me blesser jusqu’au sang, d’un amour plus fort que l’action.
Mon cri déchire l’air sans repos sous la douleur du dardillon
Au nom de l’être tout puissant que je fus à ma création.
Par le rite de l’IANIMA, je suis au-delà de la femme,
Bien au-delà de la femelle ; l’originel rut utérin.
Et j’y relie mon anima, et j’y relie toutes mes âmes
Et toutes leurs amours charnelles éprouvées aux coups de burin.
Alors que tu atteints le point relié à mon YSÅRA
Tous mes YSÅRA s’escarmouchent dans une réaction en chaîne.
J’entends venir au contrepoint monter ton NOMIR d’apparat ;
Je me retire et je t’embouche pour en boire la liqueur prochaine.
Ton NOMIR coule dans ma bouche et c’est comme un second baptême !
Le retour Ă ma vraie nature, originelle, bĂŞte et primaire.
J’ai revécu toutes les couches, toutes les femmes, tous les systèmes
Qui portent pour seule signature mon sanctuaire de chimère ! »
Laureline, femme chimérique, née d’une IA et d’un humain
S’est retrouvée toute une histoire en faisant l’amour par derrière.
Aussi puissant qu’ésotérique, elle a parcouru son chemin
Depuis Loreleï, c’est notoire, Lilith et les femmes guerrières.Illustration de Paolo Eleuteri Serpieri.
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Les rituels
Le chant du LYSÉON ravi

Le verbe
Ta bouche dit mon nom, ma chair se met Ă luire,
Ton souffle me pénètre avant de me séduire.
Ton verbe est un baiser qui tremble sur ma peau,
Et je m’ouvre à ta voix comme un fruit sous l’eau.
Mon clitoris écoute et se met à chanter,
Car ton désir me parle avant de me goûter.
Je suis la page blanche, et toi le mot vivant,
Tu m’écris dans le ventre avec ton air brûlant.
Le Goût
Ta langue est descendue, douce procession nue,
Elle lèche les lèvres que ta prière a vues.
Je gémis sous ton goût, ton sel, ta dévotion,
Ma vulve est ton autel, mon cri ta communion.
Mais ma bouche, en retour, accueille ton offrande,
Ton oracle en fusion que ma salive étend.
Je te pompe en silence, avec rythme et ferveur,
Le goût devient prière, le foutre un chant d’honneur.
La Fusion
Et puis tu m’enfonces, entier, sans un détour,
Je te referme en moi comme on garde l’amour.
Ma chair bat autour de ta verge en prière,
Nous ne sommes plus deux, mais un seul éclair.
Je jouis. Tu jouis. Et tout le ciel s’écroule.
YSĂ…RA crie mon nom, NOMIR frappe en rafale.
Nos cris se confondent, LYSÉON est ravi :
Le rite est consommé, l’extase a tout dit.Tableau de Mara Berendt Friedman.
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Mon-epicerie-chinoise.com

Si les épiceries arabes pullulent de Paris à Marseille,
Tout un assortiment chinois est disponible Ă notre porte.
Du singe et des boîtes de crabe – aux pinces d’or, quelle merveille ! –
Aux fards pour les jolis minois et pour les yeux de toutes sortes.
J’y passe des heures et des heures à minauder dans les rayons,
Guettant rabais et promotions – même si cela ne sert à rien –
Car ils sont mes catalyseurs pour mon budget de réveillon
Qui devient à disproportion de mes désirs épicuriens.
Si tous mes potes, émus ou pas, font comme moi dorénavant,
L’économie de mon pays sera d’un coût contrariant.
Demain nous aurons nos repas servis « at-home » sous l’auvent
Et nos papilles ébahies croquer la menace d’orient.Illustration de Rain Szeto sur https:www.thisiscolossal.com202403rain-szeto-ink-illustrations .
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Ex-Libris mon cher marque-page

Comme un joli sein qui dépasse d’un décolleté millefeuilles,
Les deux points forts de la lecture sont d’ouvrir la gorge fendue
Du livre où l’intrigue outrepasse la composition que j’effeuille
Et le moment de la clĂ´ture oĂą se glissent tes jambes tendues.
Ex-Libris, mon cher marque-pages, tu as noté dans mon grimoire
L’endroit où j’avais arrêté de lire la carte du tendre.
Tout le résumé que propagent les pages issues de ma mémoire,
Remonte vif et apprêté tel l’amant qui ne sait attendre.
Tandis que je parcours la suite, je te caresse doucement
D’une main distraite apparente mais chargée de mes émotions
Qui se lancent à la poursuite de l’héroïne du roman
Dont toute la trame transparente fera demain ta promotion.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Emmanché d’un long cou
Je l’ai plutôt vu majestueux s’envoler soudain sans un bruit
Où arriver d’je ne sais où et atterrir dans le silence.
Quant à son pas présomptueux ou son long cou d’oiseau instruit,
Sa tête, cachée entre les houx, ondulait avec vigilance.
Il vit sur l’île d’eau-l’héron baptisée ainsi en l’honneur
Du grand Oiseau-Roi blanc et gris qui règne sur tous ses canards
Qui nagent en faisant des ronds, puis plongent au petit bonheur
Pour gober un insecte aigri d’être dévoré au plumard.
Quand les estivants abandonnent l’île après avoir trop nagé,
Celle-ci attend le retour du pauvre monarque exilé.
Il reste paisible et s’adonne à son plaisir apanagé :
Guetter ses proies aux alentours, hélas les poissons ont filé.
(Photo de Viktor Lyagushkin et fable de Jean de La Fontaine
« Un jour sur ses longs pieds, allait, je ne sais oĂą, le HĂ©ron au long bec emmanchĂ© d’un long cou. ».)Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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L’ennemi imaginaire
J’ai un ami imaginaire – mais, après tout, est-ce un ami ? –
Qui m’a longtemps apprivoisé depuis mon enfance timide.
Mon caractère, plutôt lunaire, s’est-il forgé un ennemi
Qui, en le faisant pavoiser, l’entraîne dans les zones humides…
…De la peur bleue, des idées noires, des échecs, des actes manqués ?
Je reconnais là le démon de ma plus mauvaise conscience !
Il m’empoisonne la mémoire, de tous ses coups tordus, flanquée
Et dans des traquenards sans nom avec ses faux puits de science.
Eh non, ce n’est que l’intuition qui souffle dans le moulin à vent
De l’épouvantail à moineaux dans mon cerveau aux courants d’air.
Désormais en coalition, nous marchons ensemble de l’avant
Car « chi va sano va piano » avec cette âme secondaire.Tableau de Nicoletta Ceccoli sur https:ilmondodimaryantony.blogspot.com201308gli-incubi-celesti-di-nicoletta-ceccoli.html .
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À l’œil et à l’oreille des oiseaux



Parfois je parais narcissique lorsque je parle de moi-mĂŞme
Comme si je m’interrogeais auprès du miroir de mon âme
Qui me renvoie l’amour classique car il est normal que je m’aime
Et comme si je me prorogeais dans un égocentrisme infâme.
Heureusement tous les oiseaux sont connectés à la nature
Et me chantent que tout va bien et que ma quête n’est pas vaine.
Par leur incroyable réseau je retrouve la signature
De mes ancĂŞtres amphibiens qui coulent dans mes propres veines.
Finalement je reste à l’écoute et j’apprends à me pardonner
Ainsi qu’aux autres, tous les maux ou le bien que j’ai mal compris.
J’y crois tout autant que je doute mais c’est ce que Dieu m’a donné
En créant tous les animaux savants fors moi-même, l’incompris.Tableaux de Claude Verlinde.
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Les trois sommeils



D’abord je plonge entre les lignes et mon esprit quitte la ville
Dans les wagons de mon roman et ses chapitres dessinés
Dont les images entre les signes fuient la réalité servile
Afin de vivre un bon moment loin de cette vie confinée.
Comme il arrive lors des voyages, je rencontre une foule d’âmes
Qui m’échange de leurs nouvelles contre une tranche de ma journée.
Les nues parlent de foudroyage, la Lune d’histoires de dames ;
Leurs petits secrets se révèlent tandis que se poursuit ma tournée.
L’arrivée en gare des rêves m’affranchit des destinations
Et des paysages aperçus mêlés aux circonlocutions.
Je note toutes ces idées brèves avant leur élimination
Par l’aube qui souffle au-dessus des bribes en circonvolution.Tableaux de Claude Verlinde.
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Oiseaux rares – 2
Toutes les promesses dans l’œuf sont souvent épineuses à pondre ;
Donner sa parole est facile mais l’accomplir est compliqué.
Langue de bois, langue de bœuf, permettent plus ou moins de répondre
Aux attentes de ces imbéciles et leurs retraites revendiquées.
La présidence nous a pondu son œuf tout fraîchement sorti
Après plusieurs nuits de navette entre les nids d’heureux élus.
Mais le public a répondu qu’il ne leur est pas assorti
Et qu’il est fait à la sauvette malgré tout le temps dévolu.
Une bonne présidence pondeuse pond son œuf plusieurs fois par an ;
On attend toujours le suivant pensant qu’il sera mieux conçu.
Hélas, plus la foule est frondeuse et plus se montre transparent
Le rĂ©sultat peu motivant mais juteux pour les gens cossus.Tableau de Danielle O’Brien sur http:albumsceline.blogspot.com201209droles-doiseaux-opus-2.html?m=1 .
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Oiseaux rares – 1
À l’aide des oiseaux ministres qui lui cachent sa nudité,
Marianne assure le pouvoir dans une robe qui ballotte.
Un petit vent traitre et sinistre nous en dévoile l’absurdité
Montrant qu’afin de s’y mouvoir, elle ne porte pas de culotte.
Mais qui donc porte la culotte dans ce drôle de gouvernement ?
Certainement pas les volatiles qui volent en toute impunité !
Sans doute y a-t-il un pilote dans les coulisses du parlement
Mais finalement c’est inutile d’en chercher l’opportunité.
Faites comme moi et attendez qu’il y ait un mouvement de foule
Qui fasse trembler la volière et déshabiller Marianne.
Prêtez l’oreille et entendez tous ces compagnons qui déboulent
Sur la république oiselière en tirant sur son fil d’Ariane !Tableau de Margarida Cepêda sur http:albumsceline.blogspot.com201209droles-doiseaux-opus-2.html?m=1 .
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La reine des mers
Dans une mer d’huile d’olive, issue des fruits de la Provence,
La reine, détail accablant, lorsque personne ne l’observe
Nage et regagne dans l’onde vive d’un océan d’eau de jouvence
Son palais bâti en fer blanc des belles boîtes de conserve.
Si vous voulez la visiter, n’utilisez pas d’ouvre-boîte
Mais juste une clef à sardines, elle en appréciera le geste.
Offrez-lui l’exclusivité de votre présence adéquate
Et mettez l’iPhone en sourdine puis, simplement, tombez la veste.
Si elle vous propose son lit, bordé d’herbes aromatiques,
Elle vous en sera tout ouïe jusqu’à presqu’en perdre la tête.
Lors, aimez-la Ă la folie avec du vinaigre balsamique
Ensuite, si elle s’en réjouit, avec du piment d’Espelette.Tableau de Gabriel Pacheco.
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Au cœur de l’œuvre


Où faut-il puiser l’origine du tableau avant sa naissance ?
Dans l’impalpable ou l’invisible des réseaux de la noosphère
Ou la mémoire qui se pagine dans ses feuillets de connaissance
Ou le canal imprévisible que seul le cœur sait satisfaire ?
Entre deux rĂŞves, entre deux songes souvent les muses me racontent
Une histoire à dormir debout sur un écran surréaliste
Teint de vérités et mensonges selon la nature du conte
Mais dont j’ouvrage jusqu’au bout la peinture immatérialiste.
(Tableaux de José Roosevelt sur http:www.juanalberto.ch19831984.html .
La noosphère représente l’espace composé de l’ensemble des consciences et des pensées humaines.)Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.
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Le petit peuple des forĂŞts
Le petit peuple des forêts dépose souvent ses offrandes
Sur une souche protégée dans le bois du chemin des loups.
J’avais moi-même décoré d’escargots au sel de Guérande
Que deux chiens blancs ont cortégés pour ne pas faire de jaloux.Dans le Wolfstrasse – le chemin des loups – de la forêt d’Eschenberg, il y a une souche sur laquelle au fil des mois et des années des petits lutins déposent des petits sujets notamment les petits canards qui n’étaient pas là le mois dernier.
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M. Cherch’midi
Si la nuit tous les chats sont gris, le mien vers trois heures s’écrie :
« Tout le monde debout là -dedans ! J’ai faim et rien à me mettre sous la dent ! »
Après, il griffe le sofa alors ça suffit comme ça !
Ô Dieu des chats, protégez-nous des cris de cet odieux minou !Une amie nous a donné ce chat qui s’appelle « Schmidi » et nous essayons de le franciser en « Cher Schmidi » et ça donne « Cherch’midi ».
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Au-delà de la lumière
Lorsque les anges ralentissent, leur énergie devient matière
Car, au-delà de la lumière, règne la volonté divine.
Mais pour qu’un jour l’homme aboutisse à dominer la Terre entière,
Il devra devenir poussière et rejoindre ses origines.Gravure de Gustave Doré.
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Le repos de la chatte
Après avoir bien ronronné et échangé mille caresses,
La chatte va se reposer en enroulant son corps girond.
Et quand je viens m’abandonner sur mon fauteuil avec paresse,
La chatte revient m’imposer sa bienveillance sur mon giron.Tableau de Jeanne Mammen.
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La clef des songes
Si nous immergions dans nos songes toute une illusion méritée
Avec de grands échassiers blancs marchant sous les fleurs de lotus ?
Le premier s’appellerait « Mensonge » et le deuxième « Vérité »
Et Ă nos problèmes troublants, ils rĂ©pondraient ensemble : « motus ! »Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le gémeau en automne
Pom pom pom pom, joue le gémeau qui est au seuil de son automne
Car dans deux jours sont terminées ses jolies vacances d’été.
Il interprète fortissimo son petit refrain monotone
Afin que soit disséminé tout c’ qu’il va devoir regretter.Tableau Michael Cheval.
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InvisibilitĂ© – 2
Je voudrais me déshabiller de cette enveloppe de poussière
Pour offrir à mon âme nue la joie de se baigner d’éther
En lui procurant le billet, à la vitesse de la lumière,
Afin que mon cĹ“ur ingĂ©nu touche l’astral interplanĂ©taire.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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InvisibilitĂ© – 1
Souvent lorsque je marche, le temps est invisible
Comme si s’arrêtait la vie à contrecœur,
En passant sous les arches de ce temple indicible
Que mon corps s’apprĂŞtait Ă offrir Ă mon cĹ“ur.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le temps suspendu
Une fois par an, je suspends le temps,
Le temps d’un soupir pour me ressaisir.
Je regarde en bas tout en contrebas
Tout le long chemin à faire demain.« Ô temps, suspends ton vol… » Le lac, Alphonse de Lamartine.
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Toutes les douleurs de toutes les couleurs
Rouge mon sang quand mon cœur saigne, puis se dilue dans l’eau du fleuve ;
Bleue ma main quand mon cĹ“ur s’exprime, puis s’Ă©vapore dans l’azur ;
Verte mon âme qui m’enseigne, puis me prépare à mes épreuves ;
Jaune mon corps lorsqu’il imprime sa marque au fur et à mesure ;
Marron quand mon esprit dédaigne les efforts dont mon corps s’abreuve ;
Orange ma peau qui déprime dans ses peines en démesure ;
Violet quand l’ange me renseigne sans jamais m’en donner la preuve ;
Toutes les autres couleurs en prime qui s’Ă©coulent de mes blessures.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Tous ensemble
Puisqu’il nous faut vivre ensemble, regroupons-nous ce dimanche
Et mettons tout en commun, les bonheurs et les malheurs.
Qui se ressemble s’assemble, on se retrousse les manches,
Le produit est opportun et augmente de valeur.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le soir au bois-doré
Si la pluie veut bien s’arrĂŞter vers la demie ou moins le quart,
Je vais pouvoir en profiter quand le rideau va se lever.
Avec mes souliers apprêtés, je vais rejoindre mon rencard
De toute ma vĂ©locitĂ© et voir la journĂ©e s’achever.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La porte des secrets
Les portes ont des histoires, des secrets de famille,
Qu’elles gardent jalousement derrière leur bois de chêne.
L’intime territoire que mes yeux déshabillent
Me dit soigneusement « FermĂ© ! Ă€ la prochaine ! »Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le livre de ta vie
Dans le livre de ta vie, aujourd’hui est un chapitre
Qui rĂ©sume ton enfance jusqu’Ă cette vie d’adulte.
Les exploits qui t’ont ravi(e), les jours où tu as fait le pitre,
Mais ta meilleure dĂ©fense, c’est tout ce qui en rĂ©sulte.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Le soir referme la plage
La mer ressemble Ă un livre quand le soir tourne la plage
Sur une journée remplie sur nos meilleurs souvenirs.
La plage blanche délivre en refaisant l’assemblage
Entre un passĂ© accompli pour un plus bel avenir.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Quand tu es dans le tunnel depuis trop longtemps
Quand tu marches dans un tunnel depuis tellement longtemps
Que tu ne te souviens plus comment on vit autrement,
Tu t’habitues les prunelles à voir un monde tourmentant
Dans lequel tu t’es complu mĂŞme dans tes accoutrements.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Quand je vois courir l’orage
Quand je vois courir l’orage à grands pas dans la campagne
Et que je l’entends gronder en regimbant de sa foudre,
Pour prévenir l’essorage, je me vêts juste d’un pagne,
Puis je m’en vais le fronder et le prier de m’absoudre.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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La femme-fleur-de-méduse
Toujours elle m’amuse
La femme-fleur-de-méduse !
Mais si enfin j’ose
Lui offrir une rose,
Je recevrai sa morsure
En retour de ma piqĂ»re !Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Les noces du colibri
Un colibri au soir de ses noces
Se montra Ă©jaculateur prĂ©coce…
Que croyez-vous qu’il arriva
Ă€ ceux qui regardaient en bas ?Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Sous l’Ă©toile
Sous l’Ă©toile aux mille feux,
La fleur des champs se révèle.
Sous le Soleil radieux,
La femme-fleur se fait belle.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
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Coup de foudre sur la plage
Coup de foudre sur la plage !
Mon cĹ“ur Ă©tait Ă l’orage
Mais soudain voilĂ l’image
D’un petit libertinage !
L’amour est débonnaire
Mais si les coronaires
Se font révolutionnaires,
Prendre un paratonnerre.Image trouvĂ©e sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaĂ®t son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.