Anniversaire

🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.

🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.

  • Ciel, le printemps

    Ciel, le printemps

    Trois mois d’hiver à hiberner et davantage avec l’automne,
    C’est trop d’efforts au renouveau pour les tirer de léthargie.
    Les belles-au-bois-dormant bernées par leur longue nuit monotone
    Demandent une remise à niveau avec beaucoup plus d’énergie.

    Après la première hirondelle qui leur annonce le printemps,
    Celui-ci les découvre nues, à peine sorties du sommeil.
    Une saute de vent infidèle ouvre leur porte à tous les vents ;
    Il est temps pour nos ingénues d’aller saluer le soleil.

    Debout les fées des bois, des champs, des bourgeons et rameaux en fleurs ;
    On réclame votre savoir-faire et vos talents de parfumeurs !
    Accordez vos leçons de chant aux premiers rossignols siffleurs
    Et répandez dans l’atmosphère le virus de la bonne humeur !

    Tableau de Fernand Le Quesne.

    
    
    
  • La nymphe des rivières

    La nymphe des rivières

    La Vouivre au marais poitevin, la Lorelei au fil du Rhin,
    Les Walkyries au Walhalla et les Nymphes dans les forĂŞts suisses.
    Chacune son attribut divin, chacune son pouvoir souverain
    Chacune son parcours çà et là autant que son mythe le puisse.

    J’ai parcouru des kilomètres de la Töss d’amont en aval,
    L’œil aux aguets à chaque bord, sous les ponts et aux affluents.
    Et j’ai vu, assise sans maître, une chimère de carnaval,
    Aux cheveux verts et tout le corps d’un azur des plus influents.

    Car elle se noie dans le décor et seule sa chevelure émerge
    Lorsqu’elle s’amuse à surprendre qui viendrait s’y désaltérer.
    Et j’en étais – et pire encore ! – d’une curiosité qui submerge
    Mon cœur qui a tant soif d’apprendre de mes sirènes préférées.

    Mais d’un courant couleur agrume, son regard des plus harcelants
    M’enlace d’une onde froide et douce et m’entraîne en un long ballet.
    Je veux parler, briser la brume, mais sous ses doigts ensorcelants,
    Je deviens ombre dans la mousse, un reflet vert bringuebalé.

    Tableau de Fomin Nikolay sur https:dzen.ruaZgA7Ru8Li1pUBL8I .

    
    
    
  • La cĂ©rĂ©monie Calendaire de l’équinoxe

    La cérémonie Calendaire de l’équinoxe

    Pour l’équinoxe, on se prĂ©pare chez les nymphettes du printemps ;
    La plus douée porte l’habit de cérémonie calendaire
    Dont la doyenne l’accapare avec le pectoral suintant
    De charges du même acabit qu’une mission sacramentaire.

    Tandis que les nymphes soumises à son autorité nouvelle
    Lui confirmeront le serment des ouvrières fécondantes,
    Vêtues d’une simple chemise qui cache autant qu’elle ne révèle
    Une jeunesse renfermant leur fertilité abondante.

    Celles du fond qui s’en amusent sont les dryades recalées
    Qui organiseront sur Terre une permanence de farces ;
    À elles, le rôle de muse pour les poètes décalés
    Quand ils marcheront solitaires douchés aux giboulées de mars.

    Alors commence le rituel dans l’ombre verte des ramées
    Où l’encens danse en longues ondes au gré des souffles passagers ;
    Les chants s’élèvent, spirituels, conformes au rite proclamé,
    Offrant au ciel une profonde invite à des jours plus légers.

    Mais voici les nymphes moqueuses qui viennent saper le moral
    Avec Saint-Médard et consorts qui leur détrempe le spectacle.
    Mais face à toutes ces belliqueuse, l’élue étend son pectoral
    Pour protéger du mauvais sort la Terre et son saint réceptacle.

    Tableau d’Irán Francisco Lomeli sur https:www.catherinelarosepoesiaearte.com201206iran-lomell.html .

    
    
    
  • Ma sirène, mon chat et moi

    Ma sirène, mon chat et moi

    Le plus difficile dans ma quête de découvrir une sirène
    Fut de détromper la rumeur que les sirènes n’existent pas.
    Une fois formulée ma requête, j’ai, l’âme et la raison sereines,
    Poursuivi de meilleure humeur ma chasse avec moi pour appât.

    Elle m’a traquĂ©, je dois le dire ; je n’ai rien fait pour la trouver
    C’est elle qui m’a capturé et qui m’a dévoré le cœur
    Au figuré pour m’interdire d’aimer une autre et lui prouver
    Que je n’irai m’aventurer nulle part ailleurs à contrecœur.

    Je l’ai ramenĂ©e Ă  la maison, mon chat l’a tout de suite adorĂ©e ;
    Il faut le voir lui mordiller la queue et bien la peloter !
    Désormais en toute saison, j’aime voir ses écailles dorées
    S’étendre et se recroqueviller et ses nageoires trembloter.

    « Si je l’avais conquise :
    Mais parfois, dans un songe bleu, elle fixe l’horizon lointain,
    Ses yeux noyés d’anciens mystères qu’elle ne veut pas dévoiler.
    Alors je crains qu’un jour ou deux, bercée d’un appel incertain,
    Elle file entre les vagues claires, me laissant seul Ă  contempler.

    Si elle m’avait conquis :
    Mais c’est elle qui m’a enfermé dans un palais sous les abysses,
    Où l’eau danse en reflets d’argent et chante en échos infinis.
    Mon chat, trônant sur un rocher, m’observe d’un regard complice,
    Tandis qu’elle enchaĂ®ne mes jours d’un amour doux et interdit. Â»

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  • FlĂ»te !

    Les temps sont durs pour les satyres, genre faunes et notamment Pan
    Qui doit jouer Ă  la sauvette pour glaner sa maigre pitance.
    Les bonnes femmes qui l’attirent, par son emprise s’émancipant,
    L’ont astreint à faire la navette à Pôle Emploi pour pénitence.

    Lundi, corvée de balayage ; mardi, nettoyage des rues ;
    Mercredi les gardes d’enfants ; jeudi, les maisons de vieillesse ;
    Vendredi, jour de mareyage, il stocke et sale la morue
    Et le week-end, de l’olifan, il joue pour quêter quelques pièces.

    C’est cher payé quelques abus mais politiquement correct ;
    D’ailleurs il est logé, nourri, pas blanchi mais on le dépanne
    De l’amicale des barbus et des cornus par fonds directs
    Qui sont versés par les houris nostalgiques et nymphomanes.

    Illustration de Peter de Seve sur https://tanjand.livejournal.com/108193.html#comments .

    
    
    
  • Frontières illimitĂ©es

    La terre et l’eau, l’air et le feu, ne se rejoignent qu’à l’infini
    Et je pourrais marcher, voguer, voler toute une éternité
    Sans pouvoir exaucer le vœu d’atteindre ce point défini
    Comme frontière cataloguée d’inaccessible extrémité.

    Et maintenant si je projette sur les peuples en opposition
    Ce même point hypothétique qui est l’amour de son prochain,
    J’ai bien peur que tous ne rejettent l’impossible proposition
    De vivre une paix utopique ou seulement vivre en bon voisin.

    Les trois religions principales s’affrontent depuis la nuit des temps
    Alors qu’elles ont le même dieu, paradoxalement c’est trop fort !
    À moins que l’homme archétypal ne soit simplement compétent
    Que pour rendre l’univers odieux… comme triviale métaphore.

    Sans doute les hommes naissent-ils égaux en droit puis se débrouillent
    Tant bien que mal les uns les autres quitte à s’égarer en chemin.
    Que ne serais-je projectile, idée de Dieu, divine embrouille,
    Un faux prophète, un drôle d’apôtre appartenant au genre humain !

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  • Danse printanière du feu

    Danse printanière du feu

    Quand elle a le feu aux accus et qu’elle se sent tout feu tout flamme,
    Elle n’hésite pas à danser autour d’un grand buisson ardent.
    Elle m’a presque convaincu, prête à m’en faire la réclame,
    Que sauter à pas cadencés, à poil, se révélait tordant.

    C’est ainsi que de tout mon cœur, je suis devenu pyromane
    Et je suis consumé d’amour en partageant ma dulcinée.
    Je n’en ai aucune rancœur car étant elle-même nymphomane
    Elle me trompe avec humour mais par ses amants calcinés.

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  • Les pique-nique printaniers sur l’herbe

    Les pique-nique printaniers sur l’herbe

    La mode du « déjeuner sur l’herbe » reste à jamais inespérée ;
    Il est bien rare d’apercevoir des pique-niqueuses dévêtues.
    Mais comme le dit le proverbe : « la patience est l’art d’espérer »
    Et le temps se fait un devoir de modifier les vertus.

    Le réchauffement de la planète allié au coût du tissu
    Créeront des orgies rituelles où le nu sera constaté.
    Excepté si sur internet les humains trouvent une autre issue
    Par des nudités virtuelles derrière l’écran de chasteté.

    Tableau de Jenna Gribbon sur https:www.kooness.compostsmagazinejenna-gribbon et sur https:whitehotmagazine.comarticlesdialogue-with-painter-jenna-gribbon3880 .

    
    
    
  • Les portes des Ă©quinoxes

    À l’heure du midi du solstice quand le soleil est au zénith
    Au jour de ce premier printemps s’ ouvre une porte un temps donné ;
    Quelques instants dans l’interstice retombe une pluie d’eau bénite
    Comme si le seuil, en suintant, pleurait l’hiver abandonné.

    Aux antipodes, en automne, la mĂŞme porte, au mĂŞme instant,
    Courbe la flore dans l’espace entre les arbres alignés.
    Quelques secondes monotones s’écoulent en manifestant
    Un étrange silence qui passe en cérémonie assignée.

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  • FĂ©es des forĂŞts et des marais

    Dans certaines familles helvétiques, on retrace l’ancêtre magique
    Dont l’ascendance remonterait au petit peuple folklorique.
    Bien que cette branche hermétique découle de rites nostalgiques,
    Ma belle-famille en compterait deux aïeules assez féeriques.

    Elles vivaient dans les marais, les grands lacs ou bien les forĂŞts
    Et se vêtaient de végétaux ou nues à la belle saison.
    Leur souvenir réapparaît lorsque l’hiver a défloré
    La nature d’un droit de veto mais qu’en renaît la floraison.

    Contrairement à l’hirondelle qui ne fait pas toujours le printemps,
    Les deux sorcières immortelles sortent de l’eau entre les joncs ;
    Partout l’ombre des demoiselles se distribue en s’épointant
    Comme sensuelles jarretelles qui font éclater les bourgeons.

    Dans les vallons alémaniques, après les premières gelées,
    J’ai déjà remarqué leurs traces dans les ruisseaux presqu’asséchés.
    Une incantation chamanique, mue d’une voix écervelée,
    Tombe des nues mais avec grâce comme une rosée éméchée.

    Tableau de Audrey X et Photo de Susan Schroder.

    
    
    
  • L’apparition VĂ©nus

    L’apparition Vénus

    Pendant l’obscurité d’une profonde nuit,
    Je marie l’oxymore avec le pléonasme.
    Si le songe tourmente et le rĂŞve me nuit,
    J’en demande à Vénus un ultime fantasme.

    Quand le silence lourd se fait assourdissant,
    Elle m’apparaît nue et extraordinaire.
    Alors le cauchemar, d’abord étourdissant,
    Devient un paradis d’amour imaginaire.

    Tableau de Patrice Murciano.

    
    
    
  • La voix du printemps

    La voix du printemps

    Toutes mes questions de l’hiver trouveront réponses au printemps
    Comme le souci d’une nuit par l’aube est métamorphosé.
    Tous les mystères de l’univers les plus ardus vont s’épointant
    Lorsqu’une fleur s’épanouit sous une goutte de rosée.

    J’aime quand mon cœur s’abandonne et admet la simplicité
    D’une nature qui prévient comme une mère à son enfant.
    J’aime lorsque se désordonne ma raison en complicité
    Avec un printemps qui revient chaque année, toujours triomphant.

    Tableau d’Édouard Vuillard.

    
    
    
  • Adieu l’hiver, l’étĂ©, l’automne, etc.

    Adieu l’hiver, je t’aimais bien devant tes feux de cheminée ;
    Hier encore, je cheminais parmi tes forêts enneigées
    Malgré tes souffles microbiens qui m’auront gardé confiné
    Et les vents qui contaminaient mes inquiétudes propagées.

    Aux antipodes, pourtant l’inverse arrive sur les plages chaudes
    Qui disent adieu à l’été et ses voyages organisés.
    Malgré l’effroi qui tombe à verse, et qui effraie et qui échaude
    Et qui m’auront fait haleter de tous mes sens tétanisés.

    Adieu l’automne et les saisons et tous mes souvenirs d’antan
    Où je vivais libre et heureux même si ce n’était qu’utopie.
    Le monde m’impose sa raison pour que je devienne consentant
    De gré ou de force, rigoureux envers l’ordre qui m’estropie.

    Tableaux de Rafal Olbinski sur https:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com201104rafal-olbinski-surrealista-polacco.html .

    
    
    
  • L’annĂ©e du bĹ“uf

    La force et la longueur de temps font plus que force ni que rage.
    Cette année, le Bœuf de métal, au caractère déterminé,
    Prépare un tournant important par son sang-froid et son courage
    Pour un mouvement sociétal qui change notre destinée.

    Ainsi nous serons confrontés à un changement radical
    Qui bouscule nos habitudes, nos acquis et nos connaissances.
    Ainsi nous allons affronter par un traitement médical
    Le contrôle de notre aptitude d’obéir aux grandes puissances.

    Mais par ces bouleversements, peut-ĂŞtre ainsi parviendrons-nous
    À sortir de notre prison et sauvegarder l’avenir ;
    Sinon notre gouvernement nous fera plier les genoux
    Et fermera notre horizon sur un malheureux souvenir.

    (Photos de Marina Cano.
    Selon l’horoscope chinois, le bĹ“uf, Ă  manches retroussĂ©es, travaillerait d’arrache-pied Ă  bâtir l’avenir. Il apprendrait Ă  aborder la rĂ©alitĂ©, avec luciditĂ© et sang-froid, dans l’espoir d’ouvrir des horizons diffĂ©rents, lumineux et plus grands. Reste Ă  savoir comment l’humanitĂ© va rĂ©agir, confrontĂ©e Ă  l’une de ses craintes principales : le changement.)

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  • Ma forĂŞt intĂ©rieure – 1

    Ma forêt intérieure - 1

    Le jour où le monde a basculé, j’ai préparé mes provisions
    Dans une forêt intérieure d’un amalgame de cultures.
    Puisque j’y demeure acculé, j’ai ajouté en prévision
    Une fenêtre sur l’extérieur pour le soleil dans l’aperture.

    Photo de Suzanne Moxhay.

    
    
    
  • Chacun sur son monde perçu – 1

    Chacun sur son monde perçu - 1

    J’ai tellement d’idées reçues par mes lunettes éducatives
    Qui me filtrent l’actualité que j’en tire ma propre vision.
    Chacun, sur son monde perçu, trouve mes pensées spéculatives
    Puisque tout est virtualité dans l’univers en collision.

    Illustration de Kyle T. Webster.

    
    
    
  • Le temps des copains

    Le temps des copains

    C’était le temps des transistors, des quarante-cinq tours à pléthore,
    Des tourne-disques Ă  tue-tĂŞte dont les tubes rythmaient les fĂŞtes.
    C’était le bon temps des copains, des chipies et des galopins
    Qui vivaient dans une insouciance où ne régnait que l’inconscience.

    Dessin de Waldemar Kazak.

    
    
    
  • L’avenir du monde

    L’avenir du monde

    La Terre a désiré deux sexes pour permettre l’évolution
    Et l’homme n’est qu’un maillon faible si la femme ne le seconde.
    Ceci nous laisse un peu perplexe mais il n’est d’autre solution
    Que d’en respecter cette règle qui conçoit l’avenir du monde.

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  • La danse en question

    La danse en question

    Comme je n’y connais rien en danses traditionnelles
    Et qu’en pays exotiques, mes goûts sont amalgamés,
    Je ne suis ni historien, ni expert professionnel,
    Mais je voudrais qu’on m’explique que fait là, la croix gammée ?

    Un peu plus d’explications fournies par Karyair Kirghan que je remercie : https:fr.m.wikipedia.orgwikiSvastika?fbclid=IwAR0oq7ygyNyGCD4Oyz6wr_TuhiAy3fCc3ROpNQaZTC3qJrcwBMt7Kt1GZxs#:~:text=Le%20svastika%20ou%20swastika%2C%20%E5%8D%90,%2C%20en%20Oc%C3%A9anie%2C%20aux%20Am%C3%A9riques%20 .

    
    
    
  • Piment rouge

    Piment rouge

    Donne de la personnalité à tes recettes de cuisine
    Que ce soit salé ou sucré avec un goût aphrodisiaque.
    En toute originalité, jamais de piment ne lésine,
    Si tu désires le feu sacré et le bonheur paradisiaque.

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  • Les couleurs de l’âme

    Les couleurs de l’âme

    Quand l’ennui se pose sur elle, on y voit les bleus de son âme.
    Et quand le cœur reprend ses droits, la couleur ressort sur ses mains.
    C’est sa palette naturelle, sa façon d’être une femme,
    Et lorsque son regard foudroie, il vaut mieux passer son chemin.

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  • La femme plie

    La femme plie

    Si l’homme est un roseau pensant qui se plie lorsqu’il y a du vent,
    La femme, elle, est plus maligne et se plie quand elle le veut !
    L’effet en est récompensant quand ils font l’amour bien souvent,
    Parce qu’elle sait garder sa ligne tandis que lui, fait ce qu’il peut !

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  • Comme un pion au jeu de l’oie

    Comme un pion au jeu de l’oie

    J’aime bien les choses absurdes que personne ne peut comprendre
    Comme si c’était un secret tout juste entre Dieu et moi.
    La seule chose qui me masturbe, que jamais je ne saurai apprendre,
    C’est de vivre sans regret comme un pion au jeu de l’oie.

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  • Vive la neige

    Le printemps nous délaisse, Ô gué, vive la neige !
    Pour une autre drôlesse, Ô gué, vive la neige !
    Il nous a planté là, vive la neige en flocons blancs !
    Nous sommes chocolat, vive la neige en flocons blancs !

    C’est Méphistophélès, Ô gué, vive la neige !
    Et une autre diablesse, Ô gué, vive la neige !
    Qui l’ont encanaillé, vive la neige en flocons blancs !
    On peut se rhabiller, vive la neige en flocons blancs !

    Il a eu la souplesse, Ô gué, vive la neige !
    Elle a eu la faiblesse, Ô gué, vive la neige !
    On ne le reverra plus, vive la neige en flocons blancs !
    Il nous a bien déplu, vive la neige en flocons blancs !

    On va faire une messe, Ô gué, vive la neige !
    Aux dames patronnesses, Ô gué, vive la neige !
    Pour voir qui le remplacera, vive la neige en flocons blancs !
    Et on l’embrassera, vive la neige en flocons blancs !

    Vous pouvez chanter ce petit texte sur l’air de « Vive la rose » de Guy Béart ; ça ne fera pas arriver le printemps plus vite mais ce sera plus rigolo !

    
    
    
  • Hissez les coquelicots !

    Hissez les coquelicots !

    Je sais bien qu’il est un peu tôt pour hisser bien haut les couleurs,
    Mais puisque les poissons sont partis, profitons du feu du bélier !
    Brandissons les coquelicots pour marquer la fin des douleurs
    Grâce à la chaleur impartie du soin d’un printemps délié.

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  • Le pont de la jupe

    Le pont de la jupe

    Ça paraît facile de franchir un pont
    Une fleur aux dents et le cœur vaillant.
    Ce qui est difficile, c’est d’ĂŞtre en jupons
    Et qu’un coup de vent soit bien malveillant.

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  • Flamme d’amour

    Flamme d’amour

    Ah que l’amour embrasse à en perdre la tête,
    Qu’il accouple nos sens et unisse nos corps !
    Ah que l’amour embrase comme bois d’allumette
    Ce qui fait notre essence et encore et encore !

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  • NaufragĂ© du temps

    Naufragé du temps

    Complètement déboussolé dans le labyrinthe du temps,
    J’ai dû me tromper de saison pendant le dernier équinoxe.
    Je suis naufragé, esseulé, loin de la route du printemps ;
    Ma barque n’a plus de raison dans ce temporel paradoxe.

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  • Le printemps Ă©clipsĂ©

    Le printemps éclipsé

    Le printemps s’est Ă©clipsĂ© derrière un Ă©cran d’hiver ;
    Je devine sa chaleur mais n’en sens pas la présence.
    Mon cœur est asphyxié, mon corps marche de travers,
    Mon esprit perd ses valeurs et mon âme son essence.

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  • Comme un cĹ“ur d’enfant

    Comme un cœur d’enfant

    Mon voyage avance au fil des années.
    Je suis triomphant lĂ  oĂą sont mes marques
    Depuis mon enfance et c’est Ă  jamais.

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  • Quelle est la couleur du cerf blanc ?

    Quelle est la couleur du cerf blanc ?

    Quelle est la couleur du grand cervidé des bois tout blanc ?
    Tout dépend de la palette que Dieu tient sous sa houlette !
    Une touche de printemps d’un geste légèrement tremblant ;
    Une teinte un peu violette pour terminer sa toilette.

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  • Printemps d’air et de feu

    Printemps d’air et de feu

    Que s’arrête la déprime en ce beau jour du printemps !
    Que cède l’âme chagrine au souffle du vent d’autan !
    Que cessent les pousse-au-crime et lâcher prise d’autant !
    Que l’air gonfle nos poitrines et son feu à contretemps !

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  • Papillon de printemps

    Papillon de printemps

    Petit matin de printemps dans la lumière de l’aube ;
    Frêle papillon d’espoir sur sa fleur qui s’ennuie.
    Petite pluie entretemps sur les fragiles épilobes
    Qui rassasieront ce soir les beaux papillons de nuit.

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  • Les giboulĂ©es timides

    Les giboulées timides

    Premier jour de printemps sur les terres humides
    Qui enserre de brume le feu sacré du cœur.
    Sur les feuilles suintant, les giboulées timides
    Ensemencent de rhumes les poètes moqueurs.

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  • Le printemps dans l’azimut

    Le printemps dans l’azimut

    Tout droit vers le talweg, guidé par le soleil,
    Longez l’ubac à gauche, le cap à l’orient,
    Puis descendez au val en suivant les abeilles,
    Remontez par l’adret, toujours en souriant,
    Escaladez le mont, en suivant mes conseils,
    Vous atteindrez l’Éden, ce pays luxuriant !

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  • CĹ“ur de comète

    Cœur de comète

    Aussi profond que mon âme qui m’accompagne inconsciente,
    Aussi loin que mes racines qui s’enfoncent à l’infini,
    Aussi ancien que mes rêves d’une passion alliciante,
    Aussi aimant que la vie de l’univers transfini.

    Cette comète d’amour n’a jamais été créée ;
    Bien antérieure au passé et postérieure au futur.
    Elle marque l’origine, la nature procréée,
    Elle trace la portée jusqu’à l’ultime suture.

    C’est la loi de l’attraction qui s’exerce à travers elle,
    Celle qui unit l’amour depuis la cinquième essence ;
    Jusqu’au sixième palier que nous sommes avec zèle
    Et vers ce septième ciel dont rêve notre conscience.

    Création délibérée d’une volonté divine,
    Ou mécanique céleste, ou mécanique quantique ?
    Elle a des milliers de noms et des milliers d’origine,
    Mais elle est universelle et sonne comme un cantique !

    Cet écho de permission qui résonne dans l’espace
    Accorde à ceux qui l’entendent la course d’évolution.
    Sentez-vous sa vibration dedans votre carapace ?
    C’est le geste du pardon, le cœur de révolution.

    Tableau de Fabienne Barbier