Anniversaire

🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.

🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.

  • Le jeu des sept oies

    Le jeu des sept oies

    Sept oies multipliées par neuf équivalent à soixante-trois ;
    Après il faudra reculer ou disparaître à l’horizon.
    Comme « qui vole un œuf vole un bœuf », avec des quarante-neuftrois
    Nous y serons tous acculés ou nous finirons en prison.

    Au pas de l’oie, le dé lancé, nous iront où l’on nous dira
    À bord de voitures électriques bien que nous les abominions
    Car le Roi de France élancé, comme il est, nous interdira
    Par ses ministres égocentriques de forger nos propres opinions.

    Comme il existe des raccourcis et que certains sont pistonnés,
    Nous verrons pleins de promotions attribuées aux lèches-culs.
    Il ne manque qu’Abraracourcix pour nous aider à entonner
    La Marseillaise dont l’émotion nous a plus ou moins convaincus.

    Tableau d’Alicja Kocurek.

    
    
    
  • La future génération

    En raison de la parité, les filles naîtront dans les choux
    Et l’on conservera les roses hors de la portée des enfants.
    Ah, mon Dieu, quelle hilarité de voir arriver nos pitchous
    Dans nos jardins que l’on arrose de mots fertiles et triomphants !

    Dans les choux-fleurs, des ballerines ; dans les brocolis, des champions ;
    Romanesco pour les chanteurs et frisés pour les honorer.
    Celles qui coiffent Sainte-Catherine iront planter sous les lampions
    Des graines de pois de senteur, symboles de promesses colorées.

    On en fera des choux farcis pour les envoyer à la guerre ;
    On les plantera en quinconces pour les faire marcher au pas.
    Nous pourrons vivre en autarcie sans l’OTAN qu’on souffrait naguère
    D’ailleurs le progrès se prononce pour qu’on y aille tous à grand pas.

    Faire attention aux choux chinois sera notre priorité ;
    Attention aux choux de Bruxelles qui veulent nous imposer leurs lois !
    Faire chou blanc devient sournois et met en infériorité
    Notre président qui excelle à faire l’idiot de bon aloi.

    Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.

    
    
    
  • Cendrillon, la sirène à l’étoile

    En souvenir d’un bal masqué qui finit en queue de poisson,
    Cendrillon conserva l’étoile qui ornait son soulier de vair.
    Le petit prince estomaqué noya son spleen dans la boisson
    Et nul ne souleva le voile du mystère à peine recouvert.

    C’était sans compter sur le lien qui unissait les deux étoiles
    Car le prince avait recueilli celle abandonnée dans la fuite.
    Bien que les récifs coralliens soient loin pour un bateau à voile,
    Il embarqua enorgueilli et se lança à sa poursuite.

    Je ne sais plus qui renonça du prince ou de notre sirène
    À son royaume ou ses abysses pour souffrir une adaptation.
    Toujours est-il qu’on annonça auprès du Roi et de la Reine
    Qu’il fallait que tous deux subissent de sérieux cours de natation.

    Reproduction de Chéri Hérouard pour « La Vie Parisienne ».

    
    
    
  • La poussée d’Andromède

    Je sais la poussée d’Archimède
    Sur tous les corps plongés dans l’eau ;
    En revanche celle d’Andromède
    Me paraît plus sortir du lot.

    Si un corps masculin quelconque
    Nage comme un têtard débutant,
    Jusqu’à présent on ne vit onques
    Une grenouille en faire autant.

    Or Andromède, c’est bien connu,
    Nous a comblé cette lacune
    En observant les ingénues
    Qui plongeaient nues dans la lagune.

    Une fois dans leur élément,
    Les jeunes nymphettes sereines
    Se transforment délibérément
    Peu à peu en jolies sirènes.

    Leurs jambes se couvrent d’écailles,
    Des branchies se joignent aux poumons
    Et l’on voit parmi les rocailles
    Des anges devenir démons.

    Car le menu de la semaine
    N’est pas de soupe de poisson
    Mais composé de viande humaine
    Et du sang pour toute boisson.

    Navigateurs autour du monde,
    Sachez que la physique exige
    Même si cela paraît immonde
    Son quota car sirène oblige !

    Les loups de mer vous le diront :
    « Il n’y a pas plus belle mort
    Qu’abandonner ses avirons
    Pour une sirène, sans remords ! »

    Tableau de George Barbier.

    
    
    
  • « J’aurai un tournesol en pot ! »

    « J’aurai un tournesol en pot ! »

    « J’aurai un tournesol en pot ! » m’avait-elle écrit sur sa lettre ;
    « Je serai toute de bleu vêtue avec un chapeau assorti. »
    Et me voici à fleur de peau, bataillant contre mon mal-être,
    Observant à bride abattue ceux qui se pressent vers la sortie.

    Elle se tenait au bout du quai tenant son fichu tournesol,
    Émergeant de la vague humaine comme une sirène sur son rocher.
    Apparemment bien éduquée, bien droite et debout sur le sol,
    Affichant un visage amène, elle me regarda m’approcher…

    Et puis je me suis réveillé, frustré toutefois effrayé
    D’avoir manqué et renoncé à ce fantasme bien à-propos.
    Soudain je fus émerveillé de découvrir sur l’oreiller
    Un petit mot qui annonçait : « J’aurai un tournesol en pot ! »

    Tableau de Catherine Chauloux sur https:catherinechauloux.comles-peintures?ssp_iabi=1677484249339 .

    
    
    
  • L’arbre de la connaissance

    L’arbre de la connaissance

    Évidemment ce n’est pas Ève qui a goûté la connaissance
    Et ce n’est pas non plus un arbre qui portait les fruits du savoir
    Mais Shiva dont les bras se lèvent pour offrir en reconnaissance
    Au créateur resté de marbre tout l’Univers à concevoir.

    Alors Dieu savoure une pomme et apprécie l’inspiration
    Et chaque fois qu’il mange un fruit, il procrée ainsi stimulé.
    À la dernière, il croque l’homme avec fougue et transpiration
    Et lui accorde l’usufruit de sa fortune accumulée.

    « Sauf l’arbre de la connaissance ! » de peur que l’homme à son image
    Se mette à tire-larigot à créer à saturation.
    Ainsi la femme, dès sa naissance, ne s’en tira pas sans dommage
    Car elle hérita tout de go du virus de procréation.

    Tableau d’Antoine Mansour sur https:antoine-mansour.weebly.com?ssp_iabi=1677572165579 .

    
    
    
  • Qui fait peur aux oiseaux ?

    Qui fait peur aux oiseaux ?

    Est-ce que la présence d’un danger nous rend la vie épouvantable ?
    Tout est péril sur la planète depuis le jour de la naissance.
    Pourquoi tout ce qui est étranger nous paraît-il si redoutable ?
    On ne sait qui tient les manettes et qui détient la connaissance.

    La peur qui fait courir le lièvre et qui fait s’envoler l’oiseau
    Est le garant le plus fiable pour sauvegarder l’entourage.
    Quand la peur me donne la fièvre, je la sens me secouer les os
    D’une énergie appréciable qui me donne force et courage.

    Tableau de Wojtek Siudmak.

    
    
    
  • Misanthrope et philanthrope

    Tombé de Charybde en Scylla dans ses mésaventures humaines,
    L’ermite a choisi sa retraite dans l’intimité de sa chambre.
    Au pays où il s’exila, il voyait passer les semaines
    Toutes pareilles, d’une traite, de janvier au mois de décembre.

    Comme il ne connaissait personne, d’une indifférence inouïe,
    Il en étudia l’histoire, ses contes et sa géographie.
    Sa vie, au début, mollassonne, devint très vite épanouie
    Et le misanthrope notoire en fit son autobiographie.

    Il écrivit mille poèmes au fil des premières années ;
    Il rêva dix-mille romances au cours des nuits intemporelles ;
    Il passa sa vie de bohème au soleil, le teint basané,
    À observer la renaissance de ses attirances culturelles.

    Comme il connaissait tout le monde, il en écrivit leurs mémoires ;
    Des aventures les plus funèbres à celles dont on fait les romans.
    Des plus cocasses aux plus immondes, il en possède plein les armoires
    Et le philanthrope célèbre se demande encore comment.

    Illustrations de Vladimir Gvozdariki sur http:klimtbalan.blogspot.com2012_02_01_archive.html .

    
    
    
  • La mauvaise clef

    La mauvaise clef

    On nous avait bien expliqué de bien nous fier au serrurier
    Dont la clef était attestée guérir les âmes les plus rétives.
    Sous des contraintes appliquées par un devoir procédurier,
    Nous allions nous faire tester, ténus dans la foule captive.

    Seulement la clef était truquée car elle crochetait les serrures
    Que la police pouvait ouvrir afin de mieux nous accuser.
    Nous fûmes alors rééduqués et sentîmes alors sa ferrure
    Tout honteux de le découvrir, mais trop tard pour nous récuser.

    Tableaux de Remedios Varo.

    
    
    
  • L’ange des Halles

    L’ange des Halles

    Personne n’a vu Cupidon de tout l’hiver jusqu’au printemps ;
    Toutes les amours confinées se dessèchent et se dénaturent.
    Mais après une année bidon dans un isolement éreintant,
    Les temps sont durs pour combiner amourettes avec aventures !

    Il s’est occupé d’élevage de petits cœurs dans les clapiers
    En accouplant des chauds lapins avec les meilleures pondeuses.
    Ce matin, guettez l’arrivage des œufs emballés de papier
    Sur des palettes de sapin que vous proposent ses vendeuses.

    Au matin, elles ont déchargé les œufs aux couleurs chamarrées
    Qui contiennent un certain poison dans le chocolat trafiqué.
    En ces temps de vache enragée, les amis, on va se marrer
    Quand vont tomber en pâmoison hommes et femmes paniqués.

    Œuvre originale « Cupidon » de William-Adolphe Bouguereau par Alexey Kondakov.

    
    
    
  • À mon corps défendant

    À mon corps défendant

    Hommes et femmes, contre leur gré, pour éviter un mal immonde,
    Souvent agissent à contrecœur et même à leur corps défendant.
    Car il est fou et dénigré celui qui croit changer le monde
    Même s’il y met tout son cœur et même à son sang répandant.

    Bodypainting de Kim Joon.

    
    
    
  • Les mythes au logis

    Les mythes au logis

    Dans mes retraites imposées dans une chambre d’hôpital
    Ou assigné à la maison, j’ouvre ma porte imaginaire.
    J’y vis des mythes transposés selon mon espace vital
    Car il n’y a aucune raison que ce ne soit extraordinaire.

    Illustration de Sarah Young.

    
    
    
  • Points de lumière

    Lorsque s’éveille la lumière par petites touches timides,
    Le ciel fait pâlit lentement son aurore réfléchissante ;
    Les oiseaux saluent les premières lueurs de leurs niches humides
    Et, la mer, l’ensanglantement des vaguelettes frémissantes.

    Sous les ponts de pleine lumière, le soleil reprend l’ascendance
    Sur la nuit vaincue qui retire ses ombres indéfinissables.
    Les femmes ouvrent leurs chaumières, les hommes sortent en cadence
    Et les activités soutirent au temps son vol insaisissable.

    Lorsque s’assoupit la lumière, vient la magie du crépuscule
    Et les couleurs en demi-teinte favorisent l’intimité.
    Les habitudes coutumières égayent, le soir en groupuscules,
    Le charme d’une ville éteinte d’une quiétude illimitée.

    Tableaux de Ton Dubbeldam.

    
    
    
  • Ma trinité

    La Déesse-Mère ne m’apparaît que dans mes souvenirs d’enfance ;
    Elle règne depuis l’éternité et nul n’en connaît l’origine.
    Dans ma mémoire, elle transparaît comme un oisillon sans défense
    En quête de maternité et tout l’amour que j’imagine.

    La Déesse-Femme, plus mystérieuse, appartient aux temples sacrés
    Dont l’accès, toujours difficile, impose des nombreuses épreuves.
    Selon l’humeur, douce ou furieuse, j’ai le devoir d’y consacrer
    Toutes mes forces, être docile et surtout bien faire mes preuves.

    La Déesse-Fille, plus naturelle, use de son chant de sirène
    Pour m’attirer, moi l’étalon, à préparer l’avènement.
    Déjà si jeune mais structurelle, elle apprend vite à être reine
    Et rayonner dans mon salon comme un heureux événement

    Tableaux d’André Lhote.

    
    
    
  • À quel nom ?

    À quel nom ?

    Sur vos deux boutons du clavier, l’un qui dit « oui », l’un qui dit « non »,
    Je voudrais laisser un message qui ne soit pas trop maladroit.
    Chère Madame, si vous saviez, comment épeler votre nom,
    Je l’écrirais par un massage sur vos tétons dressés bien droits.

    Tableau de Sudee.

    
    
    
  • Clochette dans la Lune

    Clochette dans la Lune

    Les jours sont plus longs que les nuits depuis qu’on a passé l’équinoxe
    Pourtant le printemps sans chaleur paraît voué aux gémonies.
    Pas de soleil pour aujourd’hui, nous vivons en plein paradoxe
    Car, depuis qu’on a changé d’heure, Clochette souffre d’insomnies.

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  • L’amour vorace

    L’amour vorace

    Que mangent au petit déjeuner, ceux qui vivent d’amour et d’eau fraîche ?
    Ils sont bien assez excités pour se contenter d’un café !
    S’ils passent leurs jours à jeûner, c’est bien normal qu’ils se pourlèchent
    Mais en cas de voracité, ils risquent fort de se bouffer.

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  • Le vert gallinacé

    Le vert gallinacé

    Parmi les anges du printemps, il y en a un qui fait du zèle
    Et qui fleurit même les têtes des oiseaux aux plumages verts.
    Il leur fait un shampoing traitant, des pattes jusqu’au bout des ailes,
    Et puis leur coiffe une houppette comme un bouquet de primevères.

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  • Que l’histoire commence !

    Que l’histoire commence !

    C’est une histoire qui commence mais toutes les pages sont blanches
    Et tu devras remplir ensuite tout ce qu’il te faudra retenir.
    Alors tu écris ta romance avec ses lundis, ses dimanches ;
    Mais si tu veux faire une suite, alors il faudra revenir.

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  • Lavage au bonheur

    Lavage au bonheur

    La vie en rose n’apparaît que dans les matins de bonne heure,
    Dans le jour neuf qui vient de naître innocenté de mauvais temps.
    Quand j’ai le cœur désemparé, je viens le laver de bonheur ;
    C’est comme ouvrir une fenêtre sur un avenir promettant.

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  • Les fleurs rouge-flamme

    Les fleurs rouge-flamme

    Allons voir sous la lune dans les fleurs rouge-flamme
    Les reflets des amours qui voltigent dans l’air.
    Si l’herbe est opportune, tu auras l’oriflamme
    Qui oscille toujours au vent aréolaire.

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  • Ô vertes contrées

    Ô vertes contrées

    Quand tu auras franchi les plus hauts des sommets
    Et que tu auras connu le summum des trésors,
    Tu seras affranchi des valeurs désormais,
    Tu seras bienvenu dans ton nouvel essor.

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  • Il y a une erreur quelque part…

    Il y a une erreur quelque part…

    Je m’étais amusé à recréer le monde
    Suivant les plans de Ré inscrit dans les étoiles.
    J’ai été abusé car si la Terre est ronde,
    La mienne était carrée et couverte de voiles.

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  • Cap sur le moral

    Cap sur le moral

    Quand les fleurs n’ont pas le moral, elles suivent l’astre du jour,
    Quand c’est un chagrin de printemps ou une averse de sanglots.
    Observez bien l’âme florale qui sait vivre un si doux séjour,
    Loin des problèmes éreintants, dans le foyer de leur enclos.

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  • Un coup de fouet

    Un coup de fouet

    Quand j’ai besoin d’un coup de fouet, je demande à ma ballerine
    D’exécuter de sa baguette un petit ballet dynamique.
    Et mon cœur devient son jouet lorsque je sens dans mes narines
    Les effluves de ses plumettes qui m’aiguisent d’un art orgasmique.

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  • Le pont de l’ange

    Le pont de l’ange

    Dans ce vitrail liquide de joies et de couleurs,
    Tu vois toute ta vie qui passe et qui repasse.
    Le temps est insipide où s’enfuient les douleurs,
    Le présent te ravit quand l’instant est sagace.

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  • Les Pâques de la chute à la résurrection

    Les Pâques de la chute à la résurrection

    Cet orgueil qui me cloue tout en haut de l’affiche
    Et l’attrait de cet or pour apaiser ma soif !
    Surtout celui des autres, point ne m’en contrefiche
    Et ressens la colère d’un vent qui me décoiffe.
    Les plaisirs sexuels me charment et puis m’énervent
    Comme la bonne chère est propice à ma chair.
    Mais pour fuir ces fléaux il me faudrait Minerve
    Or ma paresse est telle que je ne vaux pas cher.

    Un peu d’humilité sur ce front audacieux,
    Un peu de charité sur ma façon de voir,
    De prodigalité dans mon cœur capricieux,
    Un peu de tempérance au siège du savoir,
    Un peu de chasteté sur mes reins fallacieux,
    Un peu de modestie à ne plus en pouvoir…
    Et pour que tout cela ne soit point disgracieux,
    J’y mettrai du courage à ras du réservoir.

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  • Quatre œufs de Pâques

    Quatre œufs de Pâques

    Un œuf pour tromper ma peur de la mort sur le chemin ;
    Un œuf pour me libérer des courroux sophistiqueurs ;
    Un œuf pour mettre en vapeur mes tristesses de demain ;
    Un œuf pour réverbérer toute la joie dans mon cœur.

    C’est l’histoire de la vie qui triomphe de la mort ;
    La fin de tous les combats, le début de l’harmonie ;
    La tristesse enfin ravie de sécher tous ses remords ;
    Et la joie joue la samba dans une cacophonie.

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  • Mary Poppins à l’école

    Mary Poppins à l’école

    Quand Mary était petite fille, tous les matins, elle partait.
    Elle déposait sa carpette sur un tapis de fleurs des prés,
    Puis arrivait le quart solaire quand les nuages s’écartaient
    Et elle rejoignait l’école et ne revenait qu’à vêprée.

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