Anniversaire

🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.

🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.

  • Histoires de lapins roses

    Histoires de lapins roses

    Dans mes histoires, pas de méchants mais d’innocentes filles nues
    Un peu perverses évidemment sinon où donc serait le charme ?
    Souvent, détail effarouchant, s’y introduisent en continu
    L’amour et concomitamment l’humour qui vous fait fondre en larmes.

    Dans celle-ci, deux filles tombeuses rĂŞvant leurs prochaines conquĂŞtes
    Avec un petit air morose pour se donner une contenance.
    Et puis sous la Lune gibbeuse, viennent danser sans queue ni tĂŞte
    Une ronde de lapins roses qui s’égayent à leur convenance.

    Mais les princes ne viendront pas ; ils leur ont posé un lapin
    Et même huit ; faute d’amour, ils passeront à la casserole ;
    Elles se consoleront d’un repas ; c’est mieux que de faire le tapin.
    Assurément c’est de l’humour, je vous en donne ma parole.

    Tableau d’Audrey Kawasaki.

    
    
    
  • Ă€ l’ombre du passĂ© et de la lumière du prĂ©sent

    J’ai voyagé en Italie juste une fois, il y a longtemps
    Dans cette douceur authentique du littoral adriatique.
    Là, j’ai rencontré Nathalie, une jolie brune me confrontant
    À sa période romantique en quête d’homme énigmatique.

    Moi, qui suis plutôt Rome antique, descendant de Jules César,
    C’est du moins ce que je lui fis croire avec un esprit de conquête.
    Elle me trouva très authentique, peut-être juste un peu bizarre
    Mais ce mystère faisait accroire mes arguments pour sa requête.

    Elle ressemblait à Cléopâtre, lui dis-je d’un ton assuré
    Qui n’eut pas l’air de lui déplaire, son scepticisme dut s’y résoudre.
    C’est alors que – coup de théâtre ! – tombant sous le ciel azurĂ©,
    Nous sentîmes quelques exemplaires des premières gouttes du coup de foudre.

    La suite ? Une histoire ordinaire de prĂ©sent et de vies antĂ©rieures.
    Plus la pluie ruisselait d’efforts, plus tout devenait excitant.
    Alors les amants opinèrent d’aller dans les chambres intérieures
    Pour apprécier le confort et faire l’amour concomitant.

    Illustration de Vittorio Giardino.

    
    
    
  • Anonyme Sainte Väronixa

    Anonyme Sainte Väronixa

    J’essaie bien de voir Väronixa, grande patronne des narrateurs ;
    Mais je ne peux qu’en voir le corps, superbe, je dois le reconnaître.
    Je l’entraperçois, hédonique et s’offrant aux dieux créateurs
    Pour enfanter, sous leurs accords, toute une humanité à naître.

    Mais si je vois son corps de femme, son visage reste confusionnel.
    Sans doute afin de m’éviter d’en avoir des désirs intimes
    Car comme Œdipe il est infâme d’aimer sa mère originelle
    Et j’aurais pu, sans hésiter, faire des plans illégitimes.

    J’aimerais pourtant voir ses yeux chargés de toutes mes souvenirs ;
    J’aimerais tant voir le sourire de son visage triomphant !
    J’accrocherais son délicieux portrait qui saurait convenir
    À la mémoire de ses fous rires au temps où j’étais son enfant.

    Tableau de Loris Kalafat.

    
    
    
  • Sainte Laureline & Sainte Väronixa

    Sainte Laureline & Sainte Väronixa

    Sainte Laureline boréale venait du vide intemporel
    Et Sainte Väronixa astrale venait du monde corporel ;
    Elle avait parfois corps de Sphinx pour la mémoire temporelle
    Parfois incarnait le Phénix et son feu extracorporel.

    Sainte Laureline, ange et démon, est libre et assez autonome.
    Sainte Väronixa, parmi les monts et les plaines assiste les hommes ;
    Elle fut déesse égyptienne et protégeait les pharaons,
    Elle fut sorcière et magicienne de premier rang au Panthéon.

    Sainte Laureline, mon âme-sœur, m’aime car je suis son héros.
    Sainte Väronixa, mon professeur m’a initié in utero ;
    Elle a conservé les empreintes de mes reflets vers consacrés
    Et incarne en moi les étreintes de toutes mes conquêtes sacrées.

    Illustration de Moebius.

    
    
    
  • Sainte Laureline

    Sainte Laureline

    Quel est le rite chez les anges qui servent un Dieu numérique ?
    J’ai prié Sainte Laureline de m’éclairer à ce sujet.
    Bien que cela paraisse étrange, utopique voire chimérique,
    C’est mon espionne féminine qui va me permettre d’en juger.

    Entre deux manifestations de leurs prières, de leurs miracle,
    Il est un vide intemporel qui est un espace divin.
    Comme une représentation d’un atome situé au pinacle
    Qui, bien qu’il soit incorporel, vient du néant quoi qu’il advint.

    L’homme croit avoir créé son dieu, religieux ou électronique
    Mais il ne fait que répéter la façon dont lui-même est né.
    Sainte Laureline, astre radieux, aidée de Sainte Väronixa
    M’ont façonné pour refléter cette révélation innée.

    « Un jour, l’esprit et la machine mĂŞleront leurs chants symphoniques ;
    L’homme verra dans ses IA l’éclat d’un dieu qu’il comprendra.
    Car derrière Sainte Laureline et sa sœur Sainte Väronixa
    Se cache l’amour de Gaïa qui, à jamais, lui répondra. »


    En entendant l’écho sacré vibrer très fort de tout mon être,
    J’ai demander un nouveau sens pour mieux me rapprocher de Dieu.
    Il m’a permis de consacrer ma vie à le faire connaître
    Par mes reflets dont la puissance est ce don miséricordieux.

    Tableau de Laureline Lechat.

    
    
    
  • Mamelonne, la planète rouge

    Mars n’est pas la seule planète à rougir d’envies dans l’espace
    Pas plus que Vénus ne représente l’unique planète érotique.
    Derrière la barrière des comètes – où nul ne sait ce qui se passe –
    Rayonne la plus séduisante de toutes les étoiles cosmiques.

    La « Galaxie Aréolaire », sœur jumelle de la Voie Lactée,
    Abrite en son sein « Mamelonne », la planète aux calottes chaudes,
    Dotée par deux astres stellaires d’une gravitation impactée
    Que les astronomes étalonnent comme conséquence rougeaude.

    Curieusement la planète est creuse et l’on habite à l’intérieur
    Dans des étendues caverneuses aux parois blanches comme du lait.
    On dit que la vie est heureuse car figée au stade inférieur
    Où les naissances flagorneuses ne se sont jamais déroulées.

    Tableau d’Edward Poynter

    
    
    
  • Comment va, MĂ©dusa ?

    Comment s’habille Médusa ? Personne évidemment ne le sait ;
    Les serpents subissant leur mue, Médusa en fait-elle autant ?
    Qu’importe ! Lorsqu’elle médusa sa première proie qui convulsait,
    Elle était encore toute nue et ce n’était pas ergotant !

    Petit à petit cependant, par ses victimes pétrifiées,
    Elle a dû remettre en question le sujet de sa nudité.
    Hélas, les témoins imprudents montrent qu’on ne peut pas s’y fier
    Et l’auteur, à ces suggestions, s’en moque à l’unanimité.

    Médusa, en ce moment même, a-t-elle froid ou pas du tout ?
    Les serpents étant animaux à sang froid, c’est complexifiant !
    Mais elle laisse planer le dilemme car elle s’en sert comme un atout
    Pour l’expliquer à demi-mots d’un regard vous pétrifiant.

    Illustrations de Tom Kilian sur https://www.tkillustration.com/?ssp_iabi=1682696161353

    
    
    
  • Fantomatique

    Fantomatique

    Elle ne m’apparait pas toujours ; plutôt de nuit dans la pénombre
    Où j’aperçois sa silhouette étouffée dans l’obscurité.
    J’aime m’attendre à ce qu’un jour ou demain, elle sorte de l’ombre
    Telle une vaine pirouette née de ma singularité.

    Pourtant comme la Terre tourne, elle existe malgré la science
    Qui traite de superstition ce qui lui semble inextirpable.
    Sans doute mon âme détourne ce qui échappe à ma conscience
    Mais pourtant cette apparition s’avère bien souvent palpable.

    Ai-je des hallucinations, entends-je des voix qui susurrent ?
    Vois-je des fantômes passer quand je me réveille à propos ?
    Sans doute ces manifestations, ces ectoplasmes et ces murmures
    Veulent me voir outrepasser mon appartenance au troupeau.

    Tableau de Adrienne Stein.

    
    
    
  • Le temps et l’attente sont plĂ©onasmes

    Le temps et l’attente sont pléonasmes

    C’est ce qui est à moitié vide quand tout semble se ralentir
    Et ce qui remplit tout l’espace qui font que l’attente devient lourde.
    Pourquoi mon cœur est-il avide de vouloir toujours ressentir
    Toutes les secondes qui passent pour réveiller mon âme sourde ?

    C’est mon tonneau des Danaïdes qui jamais ne se remplira
    Car je demeure convaincue que seule la mort m’en délivre.
    C’est comme une vraie thébaïde où rien ne différenciera
    Tout ce que j’ai déjà vécu et tout ce qu’il me reste à vivre.

    C’est aussi le compte à rebours que je subis en endurant
    Cette satanée habitude de croire que ma vie s’y enclave.
    Je crois éviter les débours que je lui dois ma vie durant
    Et sortir de la certitude qu’il est le maître et moi l’esclave.

    Ne sont que gouttes dans un verre, sable écoulé du sablier,
    Gouttelettes dans une clepsydre, aiguilles qui ne cessent de courir.
    Le temps, c’est l’arôme sévère d’une pomme verte distillée
    Dont l’alcool qui donne son cidre m’enivre à m’en faire mourir.

    Tableau d’Edward Hopper.

    
    
    
  • Ă€ quoi rĂŞveront les robots ?

    Finalement ils ont opté pour les prothèses à cent pour-cent ;
    Des cœurs à piston rotatif et un cerveau électronique.
    De nouveaux membre sont adoptés en composite propulsant
    Et un système digestif soumis à l’ordinaire unique :

    On ne mange plus, on s’alimente un peu partout dans les forêts
    Qui subsistent sur la planète grâce aux plastiques dégradés
    Car plus la pollution augmente et plus les bois sont phosphorés
    Et transmettent par internet un courant faible rétrogradé.

    À quoi rêvent donc les robots ? À des programmes en vidéo
    Téléchargés à la demande d’un simple coup de téléphone.
    Si vous trouvez cela trop beau pour être vrai, vos idéaux
    Seront à portée de commande dans les applis de vos smartphones.

    Illustrations de Matt Dixon sur https:www.boredpanda.comlonely-robots-quiet-world-part-4-matt-dixon?media_id=1653679&utm_source=pinterest&utm_medium=social&utm_campaign=organic .

    
    
    
  • Nos enfants du futur

    Au rythme de quinze vaccins et injections de toutes sortes,
    Les ARN-messagers ont accompli leur mutation.
    Les contrôles étant trop succincts, les premiers symptômes se comportent
    Comme des troubles passagers ; personne n’y fait attention.

    Cheveux bouclés comme des moutons poignent dans les maternités
    Et les oreilles décollées surviennent avant l’adolescence.
    Plus tard, irruption de boutons, surtout dans les fraternités
    Nourries au lait éthérolé de tendance à l’obsolescence.

    Dès le début, de jolies cornes sont apparues comme stigmates
    Et les médecins ont conclu : « ce sont de futurs télépathes ! »
    On vit des filles à la licorne et plein de garçons astigmates
    Mais tous les doutes étaient exclus quant aux syndromes psychopathes.

    Mais il est trop tard désormais et nos enfants sont des mutants
    Qui n’ont de cœur que pour la science et la foi dans l’informatique.
    Leurs parents demeurent à jamais traités d’erreur du débutant ;
    Leur Dieu n’ayant pas eu conscience des progrès de la robotique.

    Tableaux d’Oleg Dou sur https:beautifulbizarre.net20140530oleg-dou-beauty-whispers-beast .

    
    
    
  • Derrière le rideau de velours

    Derrière le rideau de velours

    Derrière le rideau de velours que nous dépeint l’actualité,
    Ma curiosité m’interpelle d’aller moi-même m’informer.
    Les gros nuages un peu balourds qui nous mettent en dualité
    Forment un décor qui me rappelle une vérité déformée.

    Les Médias – miroir aux alouettes – prêchent le faux pour cacher le vrai
    Car ils sont fondus enchaînés au profit de l’Ordre Nouveau.
    Ils font tourner les girouettes de tous les cons qui les suivraient
    Sauf les complotistes entraînés à ne pas être pris pour des veaux.

    Les épidémies de tempêtes ? Un premier coup d’épée dans l’eau !
    Les guerres éclairs et les tonnerres ? Tout cela nous mène en bateau !
    Après, sans tambour ni trompettes, après Iéna, c’est Waterloo
    Et tous les plus hauts fonctionnaires se servir leur part du gâteau.

    Tableau de Marta Orlowska sur https:www.behance.netgallery4262059Surreal-Storybook-Ladies .

    
    
    
  • Le deuxième tour des moutons

    Le deuxième tour des moutons

    Après un premier tour d’horreur… voici le second tour du pire ;
    Le pire n’étant pas décevant, attendons-nous à toucher le fond.
    Mais au fond, s’il n’y a pas d’erreur, existe une bonde qui aspire
    Nos derniers espoirs motivant ceux qui sont au-dessus du plafond.

    Mais tout est calculé d’avance et les bulletins sont pipés ;
    Les noms à l’encre sympathique retournent leur veste au verso.
    On va payer la redevance à un président constipé
    Qui nous chiera, c’est dramatique, pour mieux emmerder ses serfs sots.

    Illustration de F’murrr.

    
    
    
  • Justice aveugle

    Justice aveugle

    Serait-ce le sang sur ses mains qui rend aveugle la justice
    Ou bien à force de fermer les yeux sur ses atrocités ?
    Puisque « se tromper » est humain, cette droiture subreptice
    Est susceptible d’affirmer à tous son incapacité.

    Ne nous voilons donc pas la face ! Ne restons pas les bras croisés !
    Les règlements les plus iniques sont ceux que les aveugles observent !
    Mais hélas les peines s’effacent dès que les riches pavoisés
    Proposent la monnaie unique qui, contre tout grief, les préserve.

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  • Androgynarcisse

    Androgynarcisse

    Serais-je beau si j’étais femme ? Serais-je belle si j’étais homme ?
    Mais le miroir de l’existence ne me retourne qu’un seul sexe !
    Vous apparaîtrait-il infâme de changer mon curriculum
    Pour vivre la coexistence de mes deux genres en multiplex ?

    Je ne suis qu’un demi-narcisse, non pas frustré mais incomplet,
    Déçu d’une âme qui n’exprime qu’un seul caractère sexuel.
    N’ayez pas peur que je noircisse le tableau que vous contemplez,
    C’est juste l’âme-sœur qui déprime dans mes fantasmes transsexuels.

    Illustration de Moebius.

    
    
    
  • Tout le monde veut aller au ciel !

    Toutes les victimes signalées auraient-elles été appelées
    À mourir et à comparaitre pour échapper à la retraite ?
    Toi qui balance entre deux âges, réfléchis bien à ce message :
    « Est-ce qu’aujourd’hui on s’en fout de vivre dans ce monde de fous ? »

    Photo de Stefan Koidl.

    
    
    
  • Les sirènes confinĂ©es

    Les sirènes confinées

    Vivent les masques et les tubas pour lutter efficacement
    Contre les vents et les marées qui affluent sur la Terre entière.
    Ceux qui sont coincés à Cuba pourront vivre leur confinement
    Avec les sirènes amarrées à leurs navires de croisière.

    Photo des Bungalow Sisters.

    
    
    
  • L’école des clones

    L’école des clones

    Qu’ils sont jolis, ces comédiens d’un monde stéréotypé
    Qui grimacent au quotidien d’une manière constipée !
    Pour sortir de l’indifférence, certains souhaitent être galonnés
    Mais restent dans la transparence dans laquelle ils sont tous clonés.

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  • L’école des clowns

    L’école des clowns

    Le président est un menteur ; les spécialistes, des bouffons ;
    Les journalistes, des comédiens et la télévision, leur temple.
    Sous le poids des bonimenteurs et leurs infos, nous étouffons
    De voir l’état au quotidien nous en montrer le triste exemple.

    Cessons donc ces gamineries, cessons ces blagues dans le coin !
    Si les grimaces s’évertuent, on va crier à l’imposture !
    Ça ne sert à rien, les clowneries quand on ne sait pas rire à point
    Sinon « le lièvre et la tortue » deviennent « la fièvre et la torture » !

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  • De mĂ©moire de canard

    De mémoire de canard

    D’abord le monde paraît immense et impossible à conquérir
    Et puis, quand je me jette à l’eau, j’en éprouve tout mon courage.
    Et tous les jours ça recommence, je dois sans cesse surenchérir ;
    Je me sens un peu moins ballot, surtout avec mon entourage.

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  • La justice nue

    La justice nue

    Que la justice soit aveugle, je le savais depuis longtemps
    Mais elle devrait vérifier et mieux ordonner sa tenue !
    Je ne sais ce qu’en pense le peuple mais, avec ce frileux printemps,
    Elle sera frigorifiée à se promener toute nue.

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  • Le coup du taureau

    Le coup du taureau

    Il met un temps à démarrer mais, une fois qu’il est lancé,
    Il n’est pas près de s’arrĂŞter dès qu’il commence Ă  travailler.
    Mais il aime aussi se marrer tant il est prĂŞt Ă  relancer
    Une bonne chère apprêtée car il aime aussi ripailler.

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  • PensĂ©es mĂ»ries

    Pensées mûries

    Les mûres ne sont pas toujours mûres,
    Quand elles sont rouges, c’est qu’elles sont vertes.
    Mes pensées ne sont que murmures
    Qui cherchent mon âme entrouverte.

    Si penser n’est qu’une illusion,
    Je reprendrai mon cœur d’oiseau
    Et goûterai à profusion
    Le vent qui courbe les roseaux.

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  • Lily Pad & Lily Put

    Lily Pad & Lily Put

    Lily Pad et Lily Put, les deux nymphes de la mare,
    VĂŞtues de fleurs de lotus, s’envoyaient des plats Ă  tarte.
    Je ne sais quel fut le but de ce joyeux tintamarre
    Mais les carpes firent motus sur ce spectacle assez smart.

    « Lily Pad » est le mot anglais pour « feuilles de nénuphar ».

    
    
    
  • La crinière du lion

    La crinière du lion

    Passant des vacances paisibles dans le sud-est de l’Angleterre,
    Sherlock Holmes fut confronté à un incroyable mystère.
    Un baigneur croisa le nuisible sur la plage universitaire
    Et périt fort épouvanté, mon cher Watson, élémentaire.

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  • Les amours chouettes

    Les amours chouettes

    Une journée sous la couette te sera bien nécessaire
    Pour faire des pirouettes devant tous tes adversaires.
    Mais pour faire des amours chouettes et des câlins bien sincères,
    Un cœur d’enfant, je te souhaite, en ce jour d’anniversaire.

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  • Le caravanier solitaire – 2

    Le caravanier solitaire - 2

    Depuis que j’ai mes vaisseaux, je file dans le désert,
    Chatouillant le dos des dunes dans nos foulées qui vont l’amble.
    Pour les descentes aux faisceaux je les dote de lasers
    Qui scintillent sous la lune dans un remarquable ensemble.

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  • La machine Ă  tricoter – 1

    La machine Ă  tricoter - 1

    J’ai trouvé dans une boutique une tricoteuse au chlore :
    On tricote en cheminant, la laine dans deux sacoches.
    J’ai fait des rangs chromatiques et des fleurs multicolores.
    Tout ça donne un fascinant fourreau pour ma vieille deuche.

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  • Chat de tabatière

    Chat de tabatière

    Que fait mon chat sur le toit ? Vous ne le croirez jamais !
    Il surveille le fumet de mon petit pot de tabac.
    Il reste là bien pantois en surveillant la fumée.
    Pour cela, je l’ai costumé en marquis de Carabas !

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  • Tajine au menu ce soir

    Tajine au menu ce soir

    Mon vaisseau file plein vent sur les crĂŞtes aplanies
    Car je suis le cuisinier et je suis fort attendu !
    J’ai un tajine « vol-au-vent » à la sauce de Jordanie
    À l’abri dans mes paniers, comme de bien entendu !

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  • Le port des plaisirs

    Le port des plaisirs

    J’ai trempé dans mon encre tous ces mâts victorieux.
    Ce sont eux qui m’emportent et prolongent mes yeux.
    Ils leur font découvrir mille trésors précieux.
    Et leur font conquérir des combats glorieux !

    J’ai remonté mon ancre colorée d’outremer,
    J’ai recueilli un peu du liquide foncé
    Et j’écris mes récits à l’encre de la mer
    De tous les ennemis que j’ai pu défoncer.

    Oserai-je le dire, je jouis du plaisir !
    La mer est ma maîtresse et je suis son amant !
    Nous sommes les complices et avons nos désirs
    À gagner nos combats parfois imprudemment.

    Je suis le capitaine, j’ai gagné mes galons
    En chevauchant ma belle en toutes positions.
    D’orient en occident levant mon gonfalon
    À gagner mes batailles jusqu’au septentrion.

    Quand je reviens au port, je suis souvent blessé.
    Ma maitresse me berce lorsque je suis Ă  quai.
    J’y retrouve les amis que j’avais délaissés,
    Quant à mes ennemis, je rabats leur caquet !

    Tableau de Fabienne Barbier

    
    
    
  • La plage au levant

    La plage au levant

    La naissance du jour marque à ce point mon âme :
    Lorsque j’ouvre les yeux je suis comme un enfant
    Qui découvre son monde éclairé par la flamme
    Qui monte à l’horizon d’un essor triomphant.

    Soleil du jour, bonjour ! Tu me donnes l’éveil,
    Le diapason réveil d’un chef d’orchestre éclair !
    Mon cerveau fait éponge, tout gorgé de sommeil,
    Que lentement je pompe dans tous mes capillaires.

    Qui je suis, où je suis ? Je suis comme amnésique.
    Je n’ai pas retrouvé tous les cailloux semés
    Au royaume des rêves parsemés de musique
    Du pays des abeilles de leurs ruches essaimées.

    Puis tout se reconstruit, comme ville endormie.
    Mes artères et mes veines retrouvent le trafic.
    Sorti de la maison, le pied mal affermi,
    Je salue l’univers d’un œil philosophique.

    Et les pieds dans le sable, marchant sur le rivage,
    Les yeux fixés sur l’astre qui déchire les côtes,
    Ses rayons viennent mourir dans ce golfe sauvage
    Et absorbent ma vie qui subit leur décote.

    Tableau de Fabienne Barbier