Anniversaire

🌿 Les PoĂšmes du Jour LevĂ©
Chaque matin, à la premiÚre minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poĂšmes publiĂ©s ce mĂȘme jour, parfois un an, parfois dix ans plus tĂŽt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternitĂ© posĂ©s sur la date du jour, offrant Ă  nos cƓurs un miroir et Ă  nos vies
 une mĂ©moire.

🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos annĂ©es que l’on fĂȘte, mais celles des vers, des images, des cris, des Ă©treintes, des silences, car chaque poĂšme est un anniversaire du cƓur.

  • Le « gros » principe d’ArchimĂšde

    De son maillot de marguerites, rien ne résista davantage
    À la pĂ©nĂ©tration soudaine de sa personne dans l’eau fraĂźche
    MalgrĂ© l’impression favorite qui lui procurait l’avantage
    De dissimuler sa bedaine et taire les remarques revĂȘches.

    Sinon, qu’il est doux le remĂšde de s’en aller s’éclabousser
    En sautant pour se délasser de la jetée au bout du port.
    Et se sentir, tel ArchimÚde, en train de juger la poussée
    Produite par l’eau dĂ©placĂ©e suite Ă  l’immersion de son corps.

    Plus gros sera le corps plongĂ©, plus efficace sera l’effet
    Alors plutĂŽt que vous moquer des vieilles baleines sur les plages,
    Admirez le « splash » allongé suivi de grands cris stupéfaits
    Qui laisseront interloqués les spécialistes du naufrage !

    Illustration de Daune Bryers.

    
    
    
  • La mĂ©tamorphose

    À l’instar de Gregor Samsa mĂ©tamorphosĂ© en insecte,
    Un jour j’ai Ă©tĂ© transformĂ© en couchant avec MĂ©dusa,
    Femme-serpent qui m’offensa par une piqĂ»re suspecte
    Qui, dans nos deux corps déformés, pénétra et se diffusa.

    Mais le coït était si fort que je ne sentis pas venir
    Les Ă©cailles me couvrir le corps lentement de la tĂȘte aux pieds
    Comme je redoublais d’effort pour conserver le souvenir
    Dans le Grand livre des records je n’ai pas flairĂ© le guĂȘpier.

    L’orgasme vint et il advint que nos deux chairs n’en faisaient qu’une ;
    Je restai, la queue déployée une heure ou deux à lézarder.
    Puis dans le marais poitevin je m’établis dans la lagune
    Guettant mes proies pour les noyer lorsqu’elles venaient s’y hasarder.

    Les 2 Illustrations de Luigi Seraphinianus pour son « Codex Seraphinianus » ont été censurées par Facebook au jour de la parution ; le 3Úme Tableau est de Denis Gordeev.

    
    
    
  • Le renard en automne

    Le renard roux durant l’automne nourrit sa nature gloutonne ;
    Mais les corbeaux s’en vont flñner et prennent tout c’qu’il y a à glaner.
    Or lui souvent rentre bredouille de cette uniformité rouille
    Tandis que les oiseaux criards montrent un engouement égrillard.

    MaĂźtre Renard en addiction Ă  la fable et aux traditions
    En cherche un, un peu plus benĂȘt que les autres, un petit jeunet.
    DĂšs qu’il l’avise sur sa branche, compĂšre en a les coudĂ©es franches
    Et de sa bouche en cul de poule montre qu’il en a dans la ciboule.

    Mais l’oiseau n’était pas tombĂ© de la derniĂšre pluie plombĂ©e ;
    AprĂšs avoir atteint le pompon, l’eau avait coulĂ© sous les ponts.
    De bec Ă  oreille de corbeau, ils ont tous repris le flambeau
    Et la leçon pour le rusĂ© vaut qu’ son stratagĂšme est usĂ©.

    Tableau d’Iris Scott sur https://www.thisiscolossal.com/2013/05/oil-finger-paintings-by-iris-scott/ .

    
    
    
  • Adieu janvier, bonjour fĂ©vrier

    Janvier est passĂ© tellement vite qu’on est dĂ©jĂ  en fĂ©vrier
    Avant d’avoir rĂ©alisĂ© qu’on a franchi la fin du mois.
    Le temps dĂ©colle, le temps lĂ©vite, et, d’une maniĂšre enfiĂ©vrĂ©e,
    Il sera réactualisé avec le nouvel an chinois.

    Chacun voit midi à sa porte sur l’ensemble de la planùte
    Mais aux deux pĂŽles, rien ne va plus, six mois de jour, six mois de nuit.
    Si chaque matin nous apporte une nouvelle journée nette
    Elle est bien trop vite conclue ; c’est dĂ©jĂ  le soir, je m’ennuie.

    Passer le temps, tuer le temps, meubler le temps, ça prend du temps
    Et vingt-quatre heures n’ont pas suffi pour faire tout ce que je voulais.
    Le temps perdu n’est pas content mais il se venge en m’imputant
    Un retard qui s’intensifie et qu’hier dĂ©jĂ  je refoulais.

    Illustration de June Leeloo sur https://havengallery.com/portfolio/june-leeloo-imaginarium .

    
    
    
  • SirĂšnes grassouillettes

    Entre vaguelettes et ondelettes, lĂ  oĂč la surface est moirĂ©e,
    Le soleil baigne au crépuscule ses adeptes du rayon vert.
    Ainsi les sirÚnes rondelettes batifolent en fin de soirée
    Et n’ont pas peur du ridicule pour Ă©merger Ă  dĂ©couvert.

    Perles noires et perles surfines, perles Ă  l’orient le plus nacrĂ©,
    Leur rondeur rend irrésistible une attraction si séduisante
    Qu’elle agit comme une endorphine sur tout ce qui nous est sacrĂ©.
    Piùge d’un charme indescriptible, chute d’amour euphorisante.

    On dit que les enfants des Ăźles partent les affronter la nuit ;
    Ceux qui reviennent n’en parlent pas, le cƓur tombĂ© dans l’oubliette.
    Les autres ont Ă©lu domicile lĂ  oĂč personne ne leur nuit :
    Entre les bras et les appas de leurs sirĂšnes grassouillettes.

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  • Anges ou dĂ©mons ?

    Ange ou démon que ce printemps qui vous réveille la nature,
    Qui tire la faune du sommeil et la flore en feu d’artifice ?
    Démon tant il est éreintant de subir les températures
    De cet insolite soleil dont vous sentez le bénéfice.

    Ange ou démon que cet été qui vous embrase les cultures
    Par des millions de fleurs des champs que vont butiner les abeilles ?
    Ange qui vient vous répéter, dans des vents de désinvolture,
    Floraisons et fruits aguichants qui vous rempliront les corbeilles.

    Ange ou démon que cet automne qui vous assombrit vos soirées
    Au dĂ©triment de la lumiĂšre qui meurt en fin d’aprĂšs-midi ?
    Démon aux langueurs monotones dans les paysages moirés
    D’ambre jusque dans les chaumiùres comme une douce maladie.

    Ange ou démon que cet hiver qui vous recouvre du manteau
    De neige au froid soporifique qui arrĂȘte l’horloge terrestre ?
    Ange vengeur de l’univers aux principes fondamentaux
    Qui d’un trĂ©pas frigorifique vous met les terres sous sĂ©questre.

    Tableaux de Karol Bak sur http://www.andegemon.com/blog/karol-bak.html .

    
    
    
  • L’échange de pouvoirs

    L’une eut le sceau, l’autre eut l’anneau et, à la fin de leur mandat,
    La gauche changea avec la droite le pouvoir contre l’opposition.
    Et l’on tomba dans le panneau car par la suite on s’amenda
    Par des élections maladroites sur de nouvelles impositions.

    Bien qu’elles soient Ă  l’opposĂ©e, les deux sƓurs en rĂ©alitĂ©
    Sont similaires et seules diffĂšrent leurs coiffures et leurs maquillages.
    Bien que leurs choix soient supposĂ©s ĂȘtre en totale rivalitĂ©,
    Elles sont pareilles et se confĂšrent au mĂȘme goĂ»t du magouillage.

    SƓur Emmanuelle Omicron et SƓur DĂ©gĂąts-de-la-Marine
    Forment un couple de mĂȘme sexe, mĂȘmes dogmes hypothĂ©tiques.
    Elles ont gagnĂ© le « prix citron » pour le talent qu’elles entĂ©rinent
    À jouer la comĂ©die complexe du remaniement politique.

    Tableau de Mao Hamaguchi

    
    
    
  • Raminagrobis

    Quand sonne l’anthropophobie dans le courant de l’existence,
    Rabats-toi sur les animaux envers qui tu pourras plaider.
    Prends garde Ă  Raminagrobis qui trouvera sa subsistance
    À se restaurer de tes maux en faisant semblant de t’aider.

    Beaucoup de chats de circonstance font mine de patte de velours
    Mais donneront un coup de griffe si tu leur manques d’attention.
    Quand ils te promettent assistance, ils recherchent un ami balourd
    Qui nourrira ces escogriffes de leur entiĂšre soumission.

    Sans doute l’État fait de mĂȘme en nous promettant protection
    Pour vivre aux frais de la princesse et de notre naïveté.
    Ils disent régler nos problÚmes tout en faisant la collection
    De nos biens et de nos richesses taxées pour leur oisiveté.

    Tableau de Mark Ryden

    
    
    
  • La chatte de Madame Seguin

    La chatte de Madame Seguin serait la plus belle du monde
    D’aprĂšs les on-dit rĂ©pĂ©tĂ©s que j’ai perçus dans l’escalier.
    Combien en ont eu le bĂ©guin ? Combien d’amoureux Ă  la ronde
    Sortent par ces mots hébétés, las, essoufflés sur le palier ?

    J’ai souhaitĂ© connaĂźtre la chose et sous un prĂ©texte un peu sot,
    Je sonnai en catimini et entrai l’air intĂ©ressé 
    Une femme nue prenait la pose, sa chatte agitait un pinceau
    Et m’annonça : « Presque fini ! Pourquoi ĂȘtes-vous tous si pressĂ©s ?

    Tableau de Jeanne Saint Chéron

    
    
    
  • Ondes rouges

    Dans le noir et blanc de mes rĂȘves, souvent se dĂ©tache une teinte
    Qui souligne en fausses couleurs un message issu de mon Ăąme.
    Quelquefois la nuance est brĂšve mais souvent elle met son empreinte
    Comme pour accentuer la douleur d’un cri qui surgit de la trame.

    MarquĂ©es au fer rouge du cƓur, combien de blessures profondes
    Remontent Ă©trangement la nuit aprĂšs des annĂ©es d’amnĂ©sie ?
    Comme si l’eau de la rancoeur aprùs avoir rejoint d’autres ondes
    PassĂ©es sous les ponts de l’ennui se teint d’une encre de jalousie.

    Tableaux d’Izumi Kogahara sur http://touchofcolorr.blogspot.com/2015/11/izumi-kogahara.html?m=1

    
    
    
  • Sur le toit du monde

    Assis, les cornes en gratte-ciel, bien à plat sur la cheminée,
    Le bouquetin rend son hommage Ă  la chĂšvre de Monsieur Seguin
    Sous le regard circonstanciel des éminences ravinées
    Qui ouvrent sur les pñturages un appel, le temps d’un regain.

    Là-haut s’ennuie le loup lubrique qui envoie une onde hypnotique
    Pour attirer toutes les proies qui passeraient à sa portée.
    Mais le bouquetin nostalgique reste sourd au charme exotique
    Et le loup peut faire une croix sur l’envoĂ»tement avortĂ©.

    Images trouvĂ©es sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.

    
    
    
  • SinusoĂŻdes

    Cette ondulation qui moutonne comme une riviĂšre tremblante
    Et franchit l’ocĂ©an de neige sous la garde des chiens de mer,
    Produit l’écume qui s’encotonne parmi la blancheur aveuglante
    Du flot qui suit comme un manĂšge la houache du navire-mĂšre.

    Toutes épuisées, elles ondulent en espérant la bergerie
    Au bout de ce mĂ©li-mĂ©lo oĂč elles trouveront du repos.
    Certaines complotistes fabulent qu’elles vont droit à la boucherie
    Mais lorsque tout va Ă  vau-l’eau, personne n’écoute leurs propos.

    Photos de Fer Burak Ă  Van, une ville de l’est de la Turquie

    
    
    
  • La naissance de l’ange

    Cette conception primordiale prévalait sur tout les projets
    Car Dieu voulait l’ange impeccable avant d’entreprendre son Ɠuvre.
    S’il jugea la Terre cordiale, l’humanitĂ© fut abrogĂ©e
    Mais avant ce choix irrĂ©vocable il rĂ©flĂ©chit Ă  la manƓuvre.
    Gare Ă  la fi-i-i-ille !

    Comment agir pour injecter de l’amour dans le cƓur du mñle ?
    Dieu reprit, de l’ange, ses cĂŽtes et son immaculĂ©e perfection.
    Pour ne pas ĂȘtre suspectĂ© de truquer le bel animal,
    Il y substitua une cÎte prétendant une correction.
    Gare Ă  la fi-i-i-ille !

    L’homme dormait profondĂ©ment comme l’aurait fait un nouveau-nĂ©
    Quand la femme se rĂ©veilla dans le fourbi d’une roulotte.
    Alors la belle effrontément, le menant par le bout du nez,
    D’un strip-tease l’émerveilla et lui usurpa la culotte.
    Gare Ă  la fi-i-i-ille !

    Dommage pour le magnifique tableau d’Omar Ortiz qui a Ă©tĂ© censurĂ© par Facebook

    
    
    
  • L’autre aĂ©ronautique

    Si les frÚres américains Wright ou le français Clément Ader
    S’étaient plantĂ©s dans leurs calculs Ă  propos des plus lourds que l’air,
    Nous volerions sans copyright, sans licence auxquelles on adhĂšre,
    Et, avec un peu de recul, nous voguerions en montgolfiĂšres.

    Par la vapeur nous volerions et par l’hĂ©lium nous planerions
    Au-dessus des bois et forĂȘts, au-delĂ  des mines Ă  charbon.
    Que de forĂȘts nous couperions ! Que de terres nous ravagerions !
    Que voulez-vous ? C’est le progrùs ! Tant pis pour l’indice carbone.



    Les AmĂ©ricains Wilbur (1867-1912) et Orville (1871-1948) Wright effectuĂšrent le premier vol motorisĂ© et dirigĂ© Ă  partir d’un engin plus lourd que l’air. D’abord des cerfs-volants et des planeurs biplans puis, en 1900, les premiers vols expĂ©rimentaux et enfin, leur vol historique le 17 dĂ©cembre 1903.
    Le tout premier Ă  avoir fait dĂ©coller un appareil est toutefois ClĂ©ment Ader, un ingĂ©nieur français, en 1890. La diffĂ©rence entre le premier vol d’Ader et celui des frĂšres Wright concernait surtout la maniabilitĂ© de l’avion. Alors que ClĂ©ment Ader exĂ©cuta le premier vol non dirigĂ©, l’appareil des frĂšres Wright Ă©tait en mesure d’effectuer des virages.

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  • Tendre ingĂ©nue – 1

    Tendre ingénue - 1

    Le regard de tes seins me trouble, tendre ingĂ©nue, tu m’hypnotises ;
    Tous mes sens restent confondus et l’image en a disparu.
    L’objet dont mon dĂ©sir redouble revient plus fort car tu l’attises
    Et mon cƓur d’hier morfondu revit dùs que tu es apparue.

    Tableau de Chie Yoshii.

    
    
    
  • PlongĂ©e dans l’infini – 2

    PlongĂ©e dans l’infini - 2

    DĂ©cidĂ©ment sans retenue, la belle Alice s’envoie en l’air
    Avec son amant chaud lapin dans une infinie volupté.
    La voici dĂ©jĂ , toute nue, qui disparaĂźt dans l’oculaire
    Du faux miroir, glace sans tain, pour des plaisirs non occultés.

    « Le plaisir tend vers l’infini quand l’amour tend vers la lumiĂšre ! »
    Ce n’est pas un matou matheux qui contredira l’expression.
    Aussitît l’orgasme fini, il repart de source premiùre
    Et c’est d’un bonheur comateux qu’en gĂ©missent les rĂ©flexions.

    Tableau de Jeune Séqui.

    
    
    
  • L’art de la Terre

    L’art de la Terre

    Souvent la nature dispose ses tubes de couleurs pour peindre
    Et n’a point besoin de chefs-d’Ɠuvre pour nous montrer son savoir-faire.
    Que j’aime quand la Terre expose, tout simplement et sans se plaindre,
    Ses tremblements et ses manƓuvres d’un art qui sait me satisfaire.

    Photo de la ForĂȘt de Bambous de Kyoto au Japon vitrifiĂ©e par le froid.

    
    
    
  • À pas de loup

    À pas de loup

    J’aime marcher Ă  pas de loup dans l’ñme des forĂȘts gracieuses
    Et parfois surprendre un renard, une biche ou un écureuil.
    Car j’ai un peu le pied jaloux de mes rĂ©flexions silencieuses
    Et je m’estime bien veinard lorsque j’y rencontre un chevreuil.

    Tableau « In the Woods at Georgenborn » 1932 de Gustav Cariot. Et je rencontre bien souvent les animaux que j’ai citĂ©s dans ma forĂȘt d’Eschenberg car j’ai le pied lĂ©ger Ă  dĂ©faut de l’ñme.

    
    
    
  • La dĂ©claration

    La déclaration

    Dans la derniĂšre ligne droite avant de dĂ©clarer son cƓur,
    Monsieur, pour dévoiler son charme, devra quitter toute rigueur
    D’une jolie façon adroite qui, dans ses deux bras de vainqueur,
    Fera tomber, émue aux larmes, Madame dans toute sa vigueur.

    Mais pour l’instant, ce n’est pas gagnĂ© ! Il faut soigner son caractĂšre
    Car s’il veut tomber amoureux, il devra faire des concessions.
    Ne pas mettre la main au panier comme s’il Ă©tait propriĂ©taire
    Mais rĂ©citer de langoureux mots d’amour et sans digression.

    Tableau de J.-C. Leyendecker.

    
    
    
  • L’indispensable protection

    L’indispensable protection

    Si l’albatros est connu pour atterrir comme un pitre,
    La plupart est plus stylée et se pose dans la grùce.
    Se lancer dans l’inconnu, ouvrir un nouveau chapitre,
    Demandent d’assimiler de protĂ©ger sa cuirasse.

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  • CarrĂ© magique

    Carré magique

    CarrĂ© d’anges ou carrĂ© de fĂ©es, je ne sais comment le nommer
    Mais ils ont l’aspect protecteur d’une petite armĂ©e magique.
    Chacun fait son petit effet, chacun porte sa renommée,
    Chacun se fait le connecteur Ă  un paradis nostalgique.

    Art mexicain.

    
    
    
  • L’or du conquistador

    L’or du conquistador

    PoussiĂšre d’étoiles sur le visage, soleils de sang autour des yeux,
    Ce visiteur d’un autre monde est porteur d’un message d’or.
    Il a tracé ce paysage qui montre un pays merveilleux
    LĂ  oĂč sa course vagabonde l’a Ă©levĂ© conquistador.

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  • Quand ils sont tout neufs

    Quand ils sont tout neufs

    AussitÎt brisé leur coquille, ils sont déjà tout affamés,
    PrĂȘts Ă  dĂ©vorer le grand monde qui passera Ă  la becquĂ©e.
    Du fond des yeux qui s’écarquillent, tous leurs efforts Ă  rĂ©clamer
    Grandiront Ă  chaque seconde jusqu’à ce qu’ils soient requinquĂ©s.

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  • L’autre chemin

    L’autre chemin

    Ça vous semblera incroyable mais quand je cherche à avancer
    Et que je cherche la lumiĂšre, alors il y a une odeur
    Ni bonne ni désagréable mais qui me fait encore penser
    À une conscience, l’ñme premiùre, comme un instinct psychomoteur.

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  • La prĂ©sence

    La présence

    C’est comme un effet de peinture tracĂ© d’un pinceau invisible,
    C’est comme un solo de musique exĂ©cutĂ© par le silence,
    Cette présence dans la nature, une naissance imprévisible,
    Dont les souvenirs amnésiques font ressentir leur vigilance.

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  • L’Ɠil de la vague

    L’Ɠil de la vague

    C’est plus fort que moi, quand je vois la vague,
    Je ne vois qu’un Ɠil qui juge mon ñme.
    Je sens cet Ă©moi quand mon cƓur divague
    Qui me prend au seuil d’un vrai mĂ©lodrame.

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  • Mahākārunika

    Mahākārunika

    Si Bouddha penche sa tĂȘte et la conserve inclinĂ©e,
    C’est pour laisser ses pensĂ©es s’Ă©vaporer dans l’azur.
    Cette position esthÚte lui permet de décliner
    Toute parole offensée pour une contremesure.

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  • Beyond light-years

    Beyond light-years

    With a little wind, with a little stream,
    It has departed for an entire year.
    For another kind, for another dream,
    I shall get started beyond light-years.

    Avec un peu de vent, avec un peu de courant,
    C’est reparti pour une annĂ©e entiĂšre.
    Pour un autre type, pour un autre rĂȘve,
    Je vais commencer au-delà des années-lumiÚre.

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  • Manger ou ne pas manger ?

    Manger ou ne pas manger ?

    Être ce qu’on mange ou manger pour vivre,
    Telle est la question quand on est nanti.
    Faire des échanges au travers des livres,
    Pour la digestion, ce n’est pas garanti !

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  • Papillon instantanĂ© – 1

    Papillon instantané - 1

    Si l’effet papillon est assez chaotique,
    Quand il cesse de voler et reste stationnaire,
    La Terre entiĂšre s’arrĂȘte en transe hypnotique
    Car le lépidoptÚre est fort disciplinaire !

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  • En colonne Ă  la dune

    En colonne Ă  la dune

    En file indienne sur les dunes
    On change d’angle de vision.
    On voit les choses inopportunes
    Et l’horizon à profusion.

    On voit les dunes sans limite
    Infinies comme une frontiĂšre.
    On s’aperçoit qu’on est ermite
    Et que c’est pour la vie entiùre.

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  • Le goĂ»t de l’aoĂ»t

    Le goĂ»t de l’aoĂ»t

    À la saison des amours, lorsque les cigales chantent
    Et les grillons du foyer assourdissent le silence,
    Ce regard en clair-obscur, tĂ©moin d’un cƓur qui dĂ©chante
    Attend, espÚre et soupire tous ses désirs en balance.

    Une alchimie de couleurs qui noie tous ses sentiments
    Dilue toutes les nuances qui peuvent altérer son ùme.
    Sous les coups et les douleurs, ces morsures de piment,
    Qui mijotent dans le cƓur et entretiennent sa flamme.

    La femme en pleine lumiĂšre rĂ©vĂšle un cƓur qui s’enflamme.
    Elle se dore sous le soleil et fait feux de tous ses charmes.
    Elle se gorge, elle accumule et si elle suscite le blĂąme,
    Elle l’évacue la nuit dans ses rires et dans ses larmes.

    Elle a besoin de soleil, c’est son aliment unique
    Pour en nourrir ses enfants fruits de ses amours triviales.
    Un feu ronfle dans son cƓur comme un poĂȘle magnifique
    Et réchauffe le foyer de sa maison familiale.

    Ne lui jetez pas la pierre de discorde réfractaire.
    Ne jugez pas ses envies, son orgueil et sa bohĂšme.
    Elle distille les maux et les soucis de la Terre
    Dans le creuset de son cƓur et les transforme en poùmes.

    Tableau de Fabienne Barbier