Anniversaire

🌿 Les Poèmes du Jour Levé
Chaque matin, à la première minute, les mots anciens sortent de leur sommeil, portés par le souffle léger du souvenir.
Ici s’éveillent les poèmes publiés ce même jour, parfois un an, parfois dix ans plus tôt, mais toujours vibrants, toujours vivants.
Ils surgissent comme des reflets dans l’eau, des fragments d’éternité posés sur la date du jour, offrant à nos cœurs un miroir et à nos vies… une mémoire.

🎂 Aujourd’hui, ce ne sont pas nos années que l’on fête, mais celles des vers, des images, des cris, des étreintes, des silences, car chaque poème est un anniversaire du cœur.

  • Ă€ la mère des Villevieille

    Elle m’apparaissait hors du temps ; je n’la voyais qu’une fois par an,
    La matriarche Villevieille, vieille sorcière au nez crochu.
    Mon grand-père, comme un débutant, nous l’avait en tant que parent
    Ramenée du pays des merveilles, sauf que c’était l’ange déchu.

    Autant avare en sentiments qu’en argent et en héritage,
    Elle offrait généreusement une bouteille de sirop
    Qui n’durait pas infiniment – on n’en avait pas davantage –
    Cependant fort heureusement je n’ai d’autre souvenir en trop.

    Dans la famille des Villevieille, j’ai l’impression d’être amputé
    De la jambe gauche maternelle et les racines ascendantes.
    À moins qu’un ange ne surveille nos propres destins imputés,
    Je conserve une sempiternelle appréhension condescendante.

    Tableau de Daniel Merriam.

    
    
    
  • Ă€ la mère des Villeneuve

    Je la devinais éternelle, ayant traversé plusieurs siècles,
    Présente à chaque pan de l’histoire de l’arbre généalogique.
    Je la savais très maternelle et d’un naturel très espiègle
    Avec sa bonhomie notoire malgré son corps pathologique.

    Elle recevait sur son trĂ´ne, un fauteuil en chĂŞne massif,
    Ses arrières-petits-enfants dont elle adoucissait les noms
    D’une prononciation qui prône encore un souvenir passif
    Dont les « R » roulaient triomphants sur la route de nos prénoms.

    Si la mort l’a canonisée sur la tombe d’un cimetière,
    Son âme est toujours en chemin quelque part dans l’air et le vent.
    Sans doute elle a harmonisé le cœur d’une famille entière
    Et j’en découvrirai demain la nostalgie en me levant.

    Tableau de Daniel Merriam.

    
    
    
  • De la famille des Villevieille

    La dynastie des Villevieille paraît une forêt de noms
    Couvrant la moitié de la ville, peut-être même la nation.
    Familles riches et modestes, familles pauvres et misérables,
    Un univers en expansion où l’amour s'est trop dispersé.

    Vieilles familles italiennes, lombardes, romaines et vénitiennes,
    Qui ont émigré au hasard des famines de toutes sortes,
    Voulant partir en Amérique et faisant l’escale provisoire
    Qui finissait au bout du quai de la mer Méditerranée.

    Qui du banquier, qui du boucher, qui du tailleur, du savetier,
    Ils étaient de tous les métiers, ils étaient de toutes les castes.
    Vieil oncle au pays de cocagne, un autre revenant d’Espagne,
    Qui de l’Afrique occidentale, qui de l’Asie méridionale.

    J’en ai gardé leurs caractères dans mes quarante-six chromosomes,
    Et mes cheveux couleur de jais, et mes yeux de biche aux abois.
    Sans doute est-ce la destinée de la future humanité
    De partager au maximum son patrimoine et son génome.

    Tableaux de Daniel Merriam.

    
    
    
  • De la famille des Villeneuve

    Dans la dynastie Villeneuve, les pierres que sont les humains
    Bâtissent les grandes familles, hommes et femmes de demain.
    Mais si les hommes représentent les événements de l’histoire,
    Les femmes en seraient le ciment qui soude les maisons entre elles.

    Les Villeneuve du nord au sud, d’est en ouest et au-delà,
    Témoignent sur le territoire de la géographie humaine.
    Mais si les hommes donnent leurs noms aux boulevards et avenues,
    Les femmes à chaque numéro ont fait naître plusieurs enfants.

    D’hier, d'aujourd’hui et de demain, en temps de guerre, en temps de paix,
    Les Villeneuve ont fait l’histoire et l’ont écrite à leur façon.
    Mais si des hommes fiers ont conquis les plus belles et grandes batailles,
    Les femmes ont soigné leurs blessés et soulagé leurs estropiés.

    Il n’est pas de plus beau métier que diriger l’humanité
    Vers une destinée sereine et un avenir rassurant.
    Mais si les hommes ont instauré la discipline des traditions,
    Les femmes pour chaque héros, sont mères, compagnes et filles.

    Tableaux de Daniel Merriam.

    
    
    
  • La sirindienne

    Pour la Saint-Valentin indienne – qui n’existe que dans les contes –
    Valentine, la petite sirène, cherche un matelot à aimer
    Par pour le manger à l’ancienne, en sauce comme on le raconte,
    Mais pour toute une nuit sereine à faire l’amour comme jamais.

    Au début, un peu de torture pour amadouer le marin ;
    Ça l’excite et sa queue frétille lorsque sa proie lui crie « arrête ! »
    Baisers alternés de morsures et coups de nageoires sur les reins,
    Ça l’exalte et ça l’émoustille et ça stimule son arête.

    Oui, elle est sado-masochiste mais une seule fois à point nommé ;
    C’est elle qui mène le mâle au bal et tourne autour du feu de camp.
    Mais elle n’est pas fétichiste ; une fois le marin consommé
    Elle délaisse l’envie animale pour d’autres plaisirs subséquents.

    Illustration de Marjorie Sarnat.

    
    
    
  • Saint-Valentin dans les abysses

    Cupidon a son homologue dans le royaume des abysses
    Et Saint-Valentin, un confrère pour les quatorze févriers.
    Saint-Espadon le sexologue pique les amants qui s’assoupissent
    Alors que Saint-Pierre au contraire les feraient plutôt frétiller.

    Saint-Espadon, à l’éperon leste et rapide, vous décoche
    Des coups de foudre aiguillonnés qui cabre la queue des sirènes.
    Quant Ă  Saint-Pierre, le chaperon, il a toujours dans sa sacoche
    Un filtre qui fait bouillonner les saintes nitouches les plus sereines.

    (Tableau de Boris Vallejo sur https://aphrodisiacart01.wordpress.com/2016/07/18/boris-vallejo-julie-bell/ .)

    
    
    
  • L’ami RicorĂ©

    Mon vieil ami, le pique-assiette, qui s’invitait tous les matins
    Contre mon gré au déjeuner, a fini par prendre racine.
    Aujourd’hui j’en fait la cueillette que je mélange avec du thym
    Pour clôturer notre dîner par une douce médecine.

    Il venait toujours en retard et inventait mille prétextes
    Pour justifier l’importance et nous vanter sa marchandise.
    Hâbleur, fanfaron et vantard, sortant un mot de son contexte,
    Il renversait les circonstances pour les adapter Ă  sa guise.

    L’arbre qui cache la forêt, c’est un peu lui en quelque sorte ;
    On ne parlait plus que de lui d’un bout à l’autre des réseaux.
    Maintenant l’ami Ricoré qui pousse à deux pas de ma porte,
    Me réveille quand le soleil luit par le chœur de tous ses oiseaux.

    Illustration de Lisa Aisato sur https://salg.aisato.no/butikk/digitaltrykk

    
    
    
  • Fils de l’homme pour ma pomme !

    La pomme est contre toute envie l’arbre qui cache la forêt ;
    Elle occulte tous les désirs et les passions les plus succinctes.
    Toute l’essence de la vie s’épuise jusqu’à s’évaporer
    En interdisant tout plaisir au nom d’une censure sainte.

    Est-ce le péché originel qui limite mes prétentions
    Comme une entrave à des pensées que j’aurais osé m’infliger
    Ou bien l’enfer obsessionnel pavé des meilleures intentions
    Afin d’éviter d’offenser ce qu’un Dieu aurait exigé ?

    Cette limite obsessionnelle finit par occulter ma vue
    Et ne montre que du péché par son traitre et fourbe contrôle.
    Fi de ces lois conventionnelles où tout a déjà été prévu
    Pour me brider et m’empêcher d’échapper à leurs jeux de rôles !

    Tableau de René Magritte

    
    
    
  • Nuit intemporelle

    Le mĂŞme paysage immobile voyage pourtant dans le temps ;
    Les jours le transforment à leur guise et les nuits le métamorphosent
    Avec une encre indélébile puisée dans les trous noirs distants
    Et dont l’empreinte se déguise dans les reflets d’anamorphoses.

    Ainsi la Lune se reflète et la Voie Lactée réfléchit
    Dans l’eau dormante dont les rives se teintent d’un conte de fées.
    Mon coeur d’étoile me soufflette dans l’obscurité qui fléchit
    Que mon canot à la dérive lui aussi en subit l’effet.

    Tableau de Jan Sluyters

    
    
    
  • La belle bleue

    Toutes les roses ont des épines, apparemment pour se défendre
    Mais les cactus ont des piquants, probablement plus convaincants.
    Si les ronces et les aubépines ont des arguments à pourfendre,
    Le cactus, plus communiquant, possède un pouvoir requinquant.

    Le Mezcal et la Tequila, deux eaux-de-vie bleues et piquantes
    Relèvent l’agave au sommet des plantes les plus épineuses.
    Si la boisson obnubila l’armée d’Espagne conquérante,
    Cortès en a tant consommé qu’il l’a sacrée faramineuse.

    Photo de Hugo Tejjada

    
    
    
  • La pĂŞche Ă  l’espagnolette

    La pêche à pied, en pantalons, ça mouille et c’est irresponsable ;
    La pêche avec de hauts talons, ça s’enfonce trop dans le sable.
    Venez pêcher sur la Croisette dans notre belle principauté,
    Pour la pêche à l’espagnolette, la culotte en principe ôtée.

    Tableau de Ramón Gutiérrez

    
    
    
  • Carnaval nocturne

    À l’aube de la pleine lune, quand le disque d’argent paraît,
    Voici Pierrot et Colombine, revĂŞtus de beaux habits neufs,
    Ouvrir un carnaval nocturne durant l’instant où apparaît
    Un halo blanc qui se combine avec la lune en œil-de-bœuf.

    Tableau de Henri Rousseau

    
    
    
  • Mesdemoiselles de l’Abondance

    Elles s’échangent des promesses et des histoires de conquêtes
    À guetter le prince charmant, son château, son or et ses thunes.
    Elles le jurent et le confessent : c’est en maniant la quéquette
    Qu’elles obtiendront le serment d’un mariage de fortune.

    Elles possèdent un capital qui n’attend pas les intérêts
    Qu’elles ne dépenseront qu’une fois pour un bon investissement.
    Si capital et génital riment, il ne faut pas espérer
    Que cela marche à chaque fois, songez à l’avertissement.

    Si le mari, sur le papier, paraît beau comme un grand seigneur
    Avec une situation établie aux quatre horizons,
    Il est parfois, c’est casse-pieds, roi de la pince-monseigneur
    Et, selon les fluctuations, vous vous retrouverez en prison.

    Tableau de Yana Fefelova

    
    
    
  • Amour et pragmatisme

    « Qu’importe le sens du chemin si nous parvenons à nos buts, ! »
    Disait un homme pragmatique qui ne pensait qu’en conquérant.
    « Il m’importe d’aimer encore demain ce que j’ai semé au début ! »
    Répondit la femme romantique dont le cœur est prépondérant.

    Tableau de Mara Berendt Friedman

    
    
    
  • Au pays des lunes bleues

    Elle rend les femmes si belles, cette lune au croissant d’argent
    Qu’elles prennent au premier quartier un bain lunaire et salutaire !
    Surtout les jeunes demoiselles qui réclament d’avantageants
    Bijoux de chez Dior ou Cartier auprès d’amoureux volontaires.

    Elle rend fermes les poitrines, cette lune au croissant sacré
    Qu’elles abusent de ce bain à faire pâlir les étoiles.
    Comme les stars dans les vitrines aux pulpeux attributs nacrés
    Qui vous voient les yeux dans les seins juste vêtues d’un moindre voile.

    Elle rend bombés les bassins, cette lune au croissant cornu
    Qu’elles font la danse du ventre bien balancée, bien déhanchée.
    Et vous, au nom de tous les saints, sentez un appétit charnu
    Avec un charme qui vous rentre direct dans le cœur épanché.

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  • Au pays des chevaux bleus

    Les chevaux bleus du baromètre trônaient avec incongruence,
    Objets rococo pittoresques des souvenirs à l’imparfait.
    Je voyais le temps en omettre petit Ă  petit les nuances
    De ces animaux picaresques pour se venger du temps qu’il fait.

    Les chevaux bleus sur le manège concurrençaient facilement
    Les autos, les hélicoptères et les cochons les plus fripons.
    Et je suis fier du privilège de les avoir habilement
    Fait se chevaucher ventre à terre afin d’attraper le pompon.

    Les chevaux bleus du chariot, de la carte VII du tarot,
    M’ont souvent tiré en avant avec la force de l’audacieux.
    J’ai constaté ce scénario quand, me trouvant sur le carreau,
    J’ai su reprendre les devants d’un mouvement noble et gracieux.

    Tableaux de Laurel Burch

    
    
    
  • Aux racines de l’âme

    Aux racines de l’âme

    Autant le secret de mon âme ressemble à l’âme de la Terre,
    Autant je sens dans ses racines y fleurir mon arborescence.
    Mon cœur ne connaît qu’un sésame : l’arbre de vie élémentaire
    Qui naît depuis mes origines jusqu’à mon souffle d’évanescence.

    Tableau de Daniela Ovtcharov.

    
    
    
  • La caresse de l’âme

    La caresse de l’âme

    Ce soir, j’effeuillerai ton corps, je déshabillerai ton cœur
    Et je percerai ton esprit jusqu’à l’âme au-delà des sens.
    Puis je caresserai encore et j’embrasserai la liqueur
    Dans le puits de ton bec épris d’amour du feu de mon essence.

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  • La transmission

    La transmission

    Évidemment que le verseau, depuis longtemps, veut conserver
    Tous ses plans les plus ingénieux et ses trésors les plus précieux !
    L’enfant qui naît avant-printemps, tous les savants l’ont observé,
    Est entraîné dès le berceau à forger ces buts audacieux.

    Il étudiera la science qui lui donnera l’optimisme ;
    Il brûlera les vieilles lois, faisant du neuf avec du vieux.
    Il n’aura jamais la patience d’atteindre le perfectionnisme
    Mais il vivra de bon aloi et tant pis pour les envieux.

    Tableau de Victor Nizovtsev.

    
    
    
  • La bohĂ©mienne et son Don Juan

    La bohémienne et son Don Juan

    Dans le secret de sa roulotte, habitait une bohémienne
    Qui partageait l’intimité du nid avec un chat-huant.
    Quand elle entendait sa hulotte ululer d’une voix draconienne,
    En toute légitimité, elle attendait son Don Juan.

    La Chouette hulotte ou Chat-huant est une espèce d’oiseau de la famille des Strigidae. Ce rapace nocturne est très rĂ©pandu en Eurasie, notamment en Europe.

    
    
    
  • La fille aux yeux verts

    La fille aux yeux verts, il y a longtemps,
    Avait capturé l’acuité du monde.
    Puis son univers traversa le temps
    Sans dénaturer sa vision profonde.

    https:www.google.chsearch?q=fille+afghane&rlz=1C9BKJA_enCH628CH628&oq=fille+afga&aqs=chrome.1.69i57j0l3.6110j0j8&hl=fr&sourceid=chrome-mobile&ie=UTF-8

    Sharbat Gula, ou Sharbat Bibi, aussi appelĂ©e la « fille afghane » ou « l’Afghane aux yeux verts », est une femme afghane de l’ethnie pachtoune nĂ©e en 1972.

    
    
    
  • Des arguments de poids

    Des arguments de poids

    Une poitrine généreuse rend la conversation aisée
    Et le poids de deux belles cuisses fait l’argument irréfutable.
    Communiquer est chose heureuse et le dialogue est apaisé
    Pourvu que la langue jouisse de raisons ainsi délectables.

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  • Le tango argentin

    Le tango argentin

    Un jeu de jambes déhanché qui suit un air d’accordéon
    Et nous voici catapultés directement en Argentine !
    Cette folie fut déclenchée par un certain Monsieur Léon
    Qui convoitait de culbuter élégamment sa Valentine.

    On se demande où je vais chercher tout ça mais, en tout cas, c’est archi-faux.

    
    
    
  • L’oracle Florentin

    L’oracle Florentin

    C’est après la Saint-Valentin, qu’on voit prédire les naissances
    Comme si un souffle d’amour se répandait dans les campagnes.
    Du moins, l’Oracle Florentin l’assure encore avec aisance
    Aux compagnons dont la bravoure a bien fécondé leurs compagnes.

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  • Les dents de lion

    Les dents de lion

    Comme une fleur de pissenlit aux dents de lion qui virevoltent
    Sur leurs pointes aux quatre vents formant un souffle étourdissant,
    Les ballerines se concilient, par une danse désinvolte,
    Leurs petits tutus Ă  volants dans un effet attendrissant.

    Mellifère et mĂ©dicinal, le pissenlit – ou « dent de lion » – indigène dans toutes les parties tempĂ©rĂ©es de la terre, est dĂ©licieux en salade. Les formes amĂ©liorĂ©es se distinguent par des touffes denses, fournies, au feuillage plus abondant.

    
    
    
  • Comptons sur nos doigts

    Comptons sur nos doigts

    Pouce.
    Au réveil, ça va-comm’je-te-pousse,
    Je me réveille sous la mousse !

    Index.
    Puis, en soufflant dans un kleenex,
    Doucement s’agite le cortex !

    Majeur.
    Midi, l’appétit ravageur,
    M’ouvre le cœur du voyageur !

    Annulaire.
    Je n’ai plus de vocabulaire,
    L’après-midi est caniculaire !

    Auriculaire.
    C’est le moment crépusculaire,
    La soirée sera spectaculaire !

    Tableau de Fabienne Barbier

    
    
    
  • La route de la vie

    La route de la vie

    En déroulant la pellicule d’une vie en Technicolor,
    On revoit tous les bons moments et tout le chemin parcouru.
    Les amis qui nous véhiculent toute la joie qui les honore
    Et tous les anges du roman qui nous ont toujours secourus.

    Photo : Stefanie Schächtel
    « Benches and Ways »
    Sources :
    https:plus.google.comphotosphoto1095379190418911704006387387249853557458?icm=false

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  • Le phare breton

    Le phare breton

    Venez goûter mon phare sur son lit bleu d’écume,
    Aux parfums safranés mêlés de paprika ;
    Sur l’ocĂ©an soiffard qui frappe sur l’enclume
    Des rochers surannés couleur d’arabica.

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  • Comme une demoiselle en tutu

    Comme une demoiselle en tutu

    « La foi donne des ailes et fait marcher sur l’eau ! »
    C’est ce que cette oiselle disait d’un air tĂŞtu.
    Jusqu’à ce, qu’avec zèle, elle s’élance sur les flots
    Comme une demoiselle qui frétille en tutu.

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  • Le chemin de poussière

    Le chemin de poussière

    Je n’en vois pas le bout du chemin qui serpente
    Entre les arbres obscurs sous un ciel Ă  couvert.
    Mais je reste debout malgré toute l’attente
    Que vaut la sinécure d’un passage entrouvert.

    J’ai cherché la lumière mais elle ne se voit pas.
    J’ai eu peur dans les ombres et leurs formes hachurées.
    Le chemin de poussière permet quelques faux-pas
    Mais je reste du nombre tant que j’y marcherai.

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  • Reflet du temps

    Reflet du temps

    Pour ton anniversaire, juste un reflet du temps
    Qui passe et nous consomme, qui fait les arcs-en-ciel.
    Il n’est pas nécessaire de le craindre pourtant.
    C’est la bête de somme qui nous emmène au ciel.

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  • Soleil Ă  crève-feu

    Soleil à crève-feu

    Promenade à l’aube avec les oiseaux
    Présenter l’hommage au soleil levant
    Qui naît sur le globe dardant son réseau
    De feux d’allumage par les nues crevant.

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  • La voie de la sirène

    La voie de la sirène

    J’aime entendre sa voix le soir sur le rivage
    Quand le soleil n’est plus qu’un point sur l’horizon.
    Elle montre la voie de la beauté sauvage
    Qui part sur le reflux comme exquise guérison.

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  • La balançoire du fakir

    La balançoire du fakir

    Pour faire de la balançoire, il suffirait d’un nuage
    Bien dodu mais bien solide pour y accrocher ma corde.
    Puis, je verrais le fakir activer le remuage
    Dont les ferments de sa flûte joueraient la miséricorde.

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  • Le coucher du Roi

    Le coucher du Roi

    Toujours, le Roi-Soleil, après avoir brillé
    Va se coucher le soir et se donne en spectacle.
    Pour finir en beauté sur des teintes grillées
    Il ressemble au phénix s’éteignant au pinacle.

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  • Geronimo Ă  l’appel

    Geronimo à l’appel

    Dès que le soleil se lève, il répond à son appel,
    Debout sur le pied de guerre et la main sur le clavier.
    Si Géronimo est prêt à jouer sur son Apple,
    C’est que l’ennemi est là et doit mordre le gravier.

    Écoutez ces cris de guerre qui montent dès le matin
    Pour galvaniser les hommes qui attendent leur café.
    Il faut bien nourrir ses troupes sans faire de baratin
    Pour donner de l’assurance d’un cœur ferme et sans gaffer.

    Parfois sonne la retraite qui nous promet une trĂŞve
    Et le grand chef se retire auprès de son chocolat.
    Mais il ne mange pas trop ; il doit préserver ses rêves
    De ces cadeaux qu’il espère auprès de Saint-Nicolas.

    Des jours entiers il s’enferme ; c’est pour son recueillement
    En verrouillant bien sa porte scellant son isolement.
    Il a quand même veillé à faire, précieusement,
    Provision de ses Kinder Riegel bénévolement.

    Mais qui sera sa princesse, mais qui sera son Orphée
    Qui troquera son esprit contre un vrai cœur qui soupire ?
    Saura-t-elle l’enlacer auprès des bras de Morphée
    Pour vaincre cet imbécile et numérique vampire ?

    Tableau de Fabienne Barbier