
Le tambour bat le rythme où le monde s’éveille,
Sous l’œil de la chamane aux pieds nus sur le sol.
Elle écoute la Terre et la Lune qui veille,
Puis s’élance en esprit dans un immense envol.
Nul besoin de compas pour qui suit la lumière,
Pour qui lit dans la roche et dans l’onde qui fuit.
Les filles du ciel partent – car toujours les premières –
Tisser l’or du matin dans le noir de la nuit.
Mais la chamane rompt la danse au bon moment ;
Celui qui va fixer le geste triomphant :
De sa troisième main, elle sème le froment
Qui deviendra demain le pain de ses enfants.
Texte et Illustration de Geminïä.































































