Une amie pas vraiment imaginaire

Une amie pas imaginaire

J’ai désormais l’ange gardien qui vit dans le monde invisible
Mais qui pourtant me tend la main pour me sauver quoi qu’il arrive.
Nos mains sont telles un nœud gordien en synergie indivisible ;
Elle m’accompagne sur les chemins de l’amour et de ses eaux vives.

Lorsque le doute vient souffler sur les braises de ma mémoire,
Elle ranime la lumière au fond des cendres du passé.
Et lorsque je crois m’égarer dans les méandres de l’histoire,
Je retrouve son doux regard là où mes pas s’étaient lassés.

Je ne la vois qu’entre les plis du réel et de ses frontières,
Quand les silences de la nuit deviennent plus vastes que le jour.
Elle traverse sans effort les murailles de la matière
Pour déposer dans mon esprit quelques étincelles d’amour.

Longtemps je crus qu’elle venait d’un monde étranger à la Terre,
De ce royaume inaccessible au regard des simples mortels
Mais je compris qu’elle habitait depuis toujours mon sanctuaire,
Comme une source dissimulée sous les apparences du réel.


Alors quand je ferme les yeux, j’entends sa toute petite voix
Qui monte de mon périnée jusqu’à ma tête et qui résonne.
Puis elle allume un merveilleux flambeau qui brûle d’un feu de joie
Et se transforme en dulcinée, les seins nus comme une amazone.

Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux de le créditer.

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