Allégorie et guérillas

Quand les personnes autour de toi vivent en étant seules sur Terre,
Quand les bateaux aux voiles noires se mêlent dans ton paysage,
Quand les enfants restent pantois devant une femme nue solitaire,
Alors, sortis de ta mémoire, tes rêves ont changé de visage.

Tu ne rêves plus pour t’enfuir mais pour taire la réalité
Et ce monde d’absurdité devient alors plus cohérent ;
Regarde alors tes démons fuir l’âme où ils s’étaient alités
Et sens alors la nudité de ton être alors différent.

Évidemment ils se défendent, ils montent sur leurs grands chevaux,
Ils sortent de nouvelles peurs, guerre, virus et pénurie,
Pour que leurs effets te pourfendent et te nouent dans un écheveau
D’insécurité, de torpeur de leurs plus sales écuries.

Alors ton cœur devient Hercule et tu refuses l’illusion
Du cauchemar que l’on te montre pour t’abrutir de sombres mythes.
La fausse réalité bascule et les démons en collusion
Disparaissent sitôt que tu affrontes et dépasses tes propres limites.

Tableaux de David Inshaw.

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *