
Loin du pique-nique à scandale d’un peintre plutôt polisson,
Prenons plutôt une collation en compagnie d’une sirène
Qui aurait juste pris ses sandales et quitté sa queue de poisson
Mais sans maillot en violation de toutes censures sereines…
Loin des bourgeois scandalisés comptant les boutons des chemises,
Nous ririons sous les parasols des pudeurs du siècle dernier.
Le soleil ferait des baisers sur ma peau lentement soumise
Au seul regard des tournesols qui auraient le soleil dénié.
Et puisque les vieilles sirènes n’aiment guère les vêtements,
Je garderais pour tout costume un sourire un peu provoquant ;
Tes yeux tiendraient alors les rênes des jugements trop véhéments
Pendant qu’au bord, comme de coutume, ton cœur rirait en suffoquant.

Illustration de Monsieur Z.
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