Il a beau sortir du chapeau tout le contenu de son art,
Je vois bien la troisième main venue donner un coup de pouce.
Cette illusion n’est qu’un appeau pour attirer tous les zonards
Et les loubards vers le chemin de la sournoiserie en douce.
Le bateleur gonfle ses manches et fait tourner ses pantomimes ;
Des engrenages sans substance imitent des mondes profonds.
Mais derrière l’or des dimanches et les rouages des abîmes,
Je vois des doigts de circonstance cachés derrière les faux plafonds.
Les crédules ouvrent leurs bourses en applaudissant la machine ;
Ils ne sont pas très complotistes et gobent tout pour du génie.
Pendant que l’escroc les détrousse à grands coups des anneaux de Chine,
Le vrai silence de l’artiste au fond de la salle gémit.
Car l’art n’est pas cette parade où l’on truque les perspectives ;
Il n’est ni mécanique à vendre, ni labyrinthe pour frimer.
L’art ressemble à une charade d’apparence méditative
Venue de Bruges, joyau de Flandre, dont le tout reste inexprimé.
Tableau de Tomasz Setowski sur https:terrakid.ruмагический-реализм-томека-сетовски .
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