Oeolyce

Oeolyce

Le cœur devient un laboratoire où fusionnent les éléments,
Dans le creuset de cette nuit, le feu s’efface devant l’or.
On perd enfin toute mémoire, portés par d’autres battements,
Car l’univers n’est qu’un conduit, pour un amour toujours plus fort.

Elle surgit de la rocaille, entre la foudre et l’ouragan,
Pour pétrir l’air entre ses mains comme une argile de lumière.
Son corps n’est plus qu’une bataille, un souffle immense et arrogant,
Qui fera tressaillir demain empires, châteaux et chaumières.

Elle est le pont entre les mondes, la fille née des profondeurs,
Qui dompte les vents de travers pour en faire une seule mélodie.
Dans ses pupilles vagabondes, s’éteignent toutes les frayeurs
Car elle offre à tout l’univers comme un big-bang de parodie.

Tableau de Leonor Fini ou de Kaysha Siemens.

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