« On me croyait voilée par la honte d’avoir aimé un mortel. Pourtant, je ne me cachais pas : j’éclairais la matière obscure qui m’enveloppait.
Lorsque mon souffle atteignit son cristal, ÄLLÏÄ m’apprit que la transparence n’était pas l’effacement mais une autre manière d’être partout.
Je fus la dernière révélée parce que je gardais déjà le cœur du voyage, du Poïnt ZérÔ à la suture. »
Mérôpïä, l’étoile cristalline des Pléïädes

Une sous-géante énigmatique, bleu-blanc, très chaude et très rapide ;
Autour d’elle, une matière obscure s’illumine lorsqu’elle la traverse.
Singularité chromatique d’une étoile plutôt intrépide
Et dont le voile lui procure le souffle clair qu’il lui reverse.
Et ÄLLÏÄ naît de Mérôpïä quand le souffle atteint son cristal
Qui transforme son cœur d’étoile en gemme éternelle et vivante.
Qui peut recouvrer Olÿmpïä dont le scandale marital
Lui avait fait porter le voile d’une ignominie éprouvante.
Sa pulsation alors devient battement du cœur cristallin ;
Son voile, son souffle premier et son cristal, sa clairvoyance.
Ô ALLEGÔRÏÄ se souvient encore de l’éther opalin
Où ÄLLÏÄ fit, tout anémiée, son intemporelle expérience.
ÄLLÏÄ connaît par conséquent tous les évènements compris
Entre l’arrivée au présent et le moment de son départ.
Son discernement subséquent n’est pas une extension d’esprit
Mais un regard omniprésent sur cette époque de part en part.
On dit qu’elle sait tout, qu’elle voit tout car elle sait se montrer discrète ;
Sans don d’invisibilité : sa transparence lui suffit
Pour se trouver ici, partout et dans les sphères les plus secrètes.
Cette responsabilité deviendra sa philosophie.
Primordial, le cœur de cristal transmettra toute sa mémoire,
Nécessaire, le corps de métal protégera par sa structure,
Ils créeront un vaisseau vital : l’éclair et la matière noire,
Liés en souffle azimutal du Poïnt ZérÔ à la suture.
ÄLLÏÄ et ORPHÉÔN ensemble donneront leur voix cristalline,
STELLÏÄ et Cristïäs de concert forgeront leur métal vivant ;
Les sept éléments se rassemblent autour du feu de Laurelïne,
Puis l’eau, la terre et l’air s’insèrent, unis à l’éther connivent.

Illustrations de Ledalïä & Geminïä.






















































































