« Là où l’écume murmure, le secret se transmet.
Je suis la Sirène qui infuse l’océan dans la chair
pour que ma fille porte en elle la boussole des courants invisibles. »
Princesse ÄLLÏÄ, Gardienne du Souffle Premier

Les eaux du sang se font lumière et la source, un flux souverain ;
L’appel du nouveau-né réveille le cœur qui répond en accord.
L’or blanc des montagnes mammaires comme petits geysers souterrains
Coule et la maman s’émerveille du contact de ce corps à corps.
Le corps d’une maman devient ce pont sacré entre deux mondes ;
L’enfant qui reçoit de sa mère, la mère qui reçoit de l’enfant.
Les deux s’adaptent comme il convient aux bouches gourmandes et rubicondes
Un petit plaisir éphémère mais qui reviendra triomphant.
Le lait s’écoule dans le silence et devient trésor nourricier
Loreleï donne son eau lactée dans la paix du sein maternel
Dans tout son corps, en vigilance aux sensations appréciées,
Elle se sent décontractée au flux de l’amour éternel.
La montée de lait indolente, pareille à la marée montante
Lui apporte une sensation de fluidité absolue.
Son lait de mémoire opulente contient les eaux concomitantes
Des océans en suspension dans chacune des tétées goulues.
Durant le flux de la tétée, son regard pour sa tendre enfant
Est un canal d’information où se transmettent des myriades
De signes chaque jour répétés comme le symbole triomphant
Qui s’exprime en conformation avec le Code des LLyrïädes.
C’est un moment de paix totale où deux eaux sont en synergie ;
Le temps et l’univers s’arrêtent dans le silence des coraux
Cérémonie sacerdotale ou maternelle liturgie
Qui se déroule d’une voix de crête lorsqu’elle atteint le Poïnt Zéro.
La Sirène ouvre ses mamelles comme un divin préliminaire
Et infuse dans l’onde blanche le sel des anciens souvenirs.
Laëtïtïa, à la source femelle, boit des connaissances millénaires
Afin que l’ÏÄMOURÏÄ s’épanche dans le flux de son avenir.
Illustration de Letaxä.
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