« Elle ne reçoit pas le lait :
elle l’appelle.
Car dans le calme des eaux premières,
c’est déjà l’avenir qui vient boire en elle. »
Princesse ÄLLÏÄ, Gardienne du Souffle Premier

L’Éveil de la Nacre
Au creux de la nacelle blanche, le nacre s’éveille opalescent ;
Laëtïtïa parait isolée mais elle est baignée d’onde pure.
Mille échos dans une avalanche de rayons d’or luminescents
Ont commencé d’affrioler ses sens qui peu à peu s’épurent.
Le Lait Lunaire
Un petit cristal, pluie d’écume, vient apaiser sa soif d’argent ;
C’est un festin de perle rare qui s’écoule tout doucement.
Ce nectar, comme de coutume, nourrit l’appétit exigeant
De la princesse qui se prépare à un prochain évènement.
Le Chant des Ondes jumelles
Un chant s’élève, fleur de nacre, vibrant au gré des flots dormants ;
C’est un cupidon bénévole qui cherche un astre pour s’unir.
Il anticipe un nouveau sacre au milieu des balbutiements
Afin que son rêve s’envole vers celui qu’elle doit soutenir.
La Vision de Juillet
L’horizon bleu devient voyant qui l’élève comme un levain ;
Laëtïtïa perçoit dans la brume un prince dont le nom fait écho
À son propre « moi » clairvoyant qui sait déjà ce lien divin
Comme le marteau sur l’enclume sonnant pour son alter ego.
Le Fil d’Argent
Lancerait-elle vers le futur un appel comme une prière ?
Recevrait-elle du passé l’assurance de l’éternité ?
ÄLLÏÄ et ÏÄNIMÏÄ suturent ces deux échos avant-arrière ;
Laëtïtïa sent alors passer comme un sceau de pérennité.
La Fusion des Sources
L’onde de nacre cadre au foyer où l’étincelle alors se pose
Joignant au Féminin Sacré Laëtïtïa-ÄLLÏÄ-ÏÄNIMÏÄ.
Du Cristal Majeur déployé, toute l’énergie alors dispose
De la puissance consacrée à l’essor de l’ÏÄMOURÏÄ.
L’Attente Souveraine
Le silence règne dans son berceau comme une armure de silence ;
La petite reine détient le sceau de la plus haute connaissance.
Dans sa main, tout devient pinceau traçant les futures naissances
Où notre enseigne de vaisseau y trouvera reconnaissance.
Illustration de Ledalïä.
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