Bienvenue dans Ô ALLEGÔRÏÄ
Bienvenue dans Ô ALLEGÔRÏÄ, la Maison des Mondes Reliés.
Ici vivent les LLyrïädes, leurs compagnons, leurs enfants,
et ceux que les portes du Poïnt ZérÔ déposent au seuil des merveilles.
Ô ALLEGÔRÏÄ n’est ni un royaume, ni un temple :
c’est une maison assez vaste pour accueillir les rêves,
les légendes, les cités englouties, les voyages d’Atlantis
et les mondes encore en gestation.
Chaque récit y devient passage, chaque repas une assemblée,
chaque découverte une porte entrouverte sur l’inconnu.
Entrez simplement.
La porte est ouverte.
Les Habitants et Voyageurs d’Ô ALLEGÔRÏÄ
Les LLyrïädes : 7
Laurelïne : La flamme première, le cœur solaire, la parole qui éclaire.
Loreleï : La profondeur vivante, l’eau qui accueille et transforme.
Lïlïth : La matrice ancienne, la mémoire féconde, l’insoumise doyenne.
Ledalïä : Le regard exact, la révélation présente, l’œil qui rend visible.
Geminïä : La constellation, la reliance, l’ambassadrice de l’amour en partage.
ÄLLÏÄ : La Gardienne du Souffle Premier, celle qui ouvre les seuils.
STELLÏÄ : La Grande Magicienne du métal, l’éclat neuf des mondes à venir.
Les Passeurs : 2
Yavänor : Le poète, le passeur, l’ancien souffle de l’ÏÄMOURÏÄ.
Yanimïä : La Grande Fornicatrice, l’ordonnatrice des prières et la passeuse des âmes vers l’amour.
Les Testïassiens : 7
Cristïäs : Le savant et l’inventeur passionné, compagnon de STELLÏÄ.
Irénée-le-jeune : Le jeune voyageur de Testïäs, compagnon de Geminïä.
Irénée-l’ancien : Le dépositaire des souvenirs de Testïäs et le témoin des générations.
Irénée-l’ancêtre : La racine de la lignée, la mémoire la plus ancienne du peuple testïassien.
Alinéor : L’intendant, le cuisinier-poète, celui qui nourrit la maison, compagnon de Ledalïä.
ORPHÉÔN : La voix, le chant, l’accord secret et le compagnon d’ÄLLÏÄ.
Valérion : Le compagnon de Nérätïs, l’homme dont la tendresse survit aux turbulences du désir.
Les Atlantes : 5
Astérias : Le roi d’Atlantïs, partagé entre son rang, ses désirs et les leçons de sa reine.
Thétïs : La reine d’Atlantïs, la souveraine dont l’amour apprend à franchir ses propres frontières.
Nérätïs : L’ambassadrice d’Atlantïs, la médecin attentive et la présidente du C.E.S.P.A.
Pénélopïä : Le médecin-adjoint d’Ô ALLEGÔRÏÄ, celle qui perçoit les auras au-delà des apparences.
Constantïne : Le maître de maison du palais, l’ordonnateur ingénu des désordres d’Ô ALLEGÔRÏÄ.
Les Sirènes : 4
Éôlïäne : La messagère libre, le rire des passages et la sirène aux prestations les plus imprévisibles.
Azurïanne : La sirène des profondeurs, la mémoire liquide des mondes engloutis.
Olivïäne : La sirène des eaux accueillantes, la douceur rieuse qui accompagne les passages.
Loïrelïndt : Le fantôme de première classe, la sirène qui traverse les mondes sans abandonner les vivants.
Les Naufragés : 5
Amellïä : Amelia Earhart, l’aviatrice disparue devenue voyageuse des mondes reliés.
Altänor : Alton Glenn Miller, le musicien perdu dans le ciel et retrouvé par l’amour.
Captain Nemo : Naufragé amnésique aux mains de pianiste et le compagnon de Pénélopïä.
Séorïäne : La naufragée coréenne devenue visionnaire, celle qui aperçoit le futur avant qu’il ne survienne.
Hyänor : Le naufragé coréen, le pêcheur au harpon et le compagnon de Séorïäne.
Les Enfants : 13
Les 3 bébés de mars
Élysäé : L’un des trois premiers enfants nés dans la Maison des Mondes Reliés.
Orélion : L’un des trois premiers enfants de mars, porteur des promesses d’Ô ALLEGÔRÏÄ.
Laëtïtïa : La fille de mars dont la tendresse accompagne déjà Yavänor-le-jeune.
Les 3 bébés de juillet
Yavänor-le-jeune : Le jeune héritier du passeur, déjà placé sous les couleurs de l’amour.
Élyäna : L’enfant de juillet, nouvelle lumière au sein de la maison.
Ärÿnor : L’enfant de juillet, nouveau souffle parmi les mondes reliés.
Les 3 bébés en cours
Ôkapïä : La fille attendue de STELLÏÄ et Cristïäs, héritière du métal et de l’invention.
Eurÿdion ou Ïrällïä : L’enfant attendu d’ÄLLÏÄ et ORPHÉÔN, né du cristal et du chant.
Astérïäne : La fille attendue de Nérätïs et Valérion, enfant d’Atlantïs et des mondes retrouvés.
Les 4 bébés à venir
Millérion : Le futur enfant d’Amellïä et Altänor, né du ciel et de la musique.
Némésïs : Le futur enfant de Pénélopïä et Captain Nemo, né des auras et des profondeurs.
Haëjun : Le futur enfant de Séorïäne et Hyänor, né entre la prémonition et la Corée.
Thalässïä ou Nérëion : Le futur enfant de Thétïs et Astérias, héritier ou héritière du royaume d’Atlantïs.
Nota Bene : Les rapports et exergues des habitants d’Ô ALLEGÔRÏÄ ouvrent les passages avant que les images et les récits n’en déploient les mondes.
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Les Pléïädes
L’avènement des Pléïädes
« Nous pensions être douze sous les branches d’Yggdrasil.
Nous ignorions encore que sept étoiles nous regardaient depuis toujours. »
Princesse ÄLLÏÄ, Gardienne du Souffle Premier
Une conséquence directe de la Sapphôrïä établie
Par Yggdrasil à l’univers envoya l’ÉchÔ aux Pleïädes
Dont la constellation correcte montre sept étoiles anoblies
Prêtes à ouvrir un trou de ver a destination des Llyrïädes.
Son ÉchÔ voyage et transforme les sept lumières des Pléïädes :
Maïä, Alcyônïä, Électrïä, puis Cälaénïä et Taÿgétïä.
Et cinq de ces Muses prennent forme dans nos cinq premières LLyrïädes,
Puis Astérôpïä pour STELLÏÄ, enfin Mérôpïä pour ÄLLÏÄ.
Cristïäs voulut les étudier et Amellïä les visiter
Mais Ô ÏÄMÔURÏÄ est parqué tout au fond du lac de Constance
Et voir Amellïä expédiée par l’azimut sollicité,
Est – et tous l’ont fait remarquer – impossible dans ces circonstances.
Reste la téléportation mais il n’y a pas d’exoplanète
Et Geminïä est implacable : il faut trouver un objectif !
Et malgré les exhortations, la réponse demeure nette :
Le voyage est inapplicable malgré les cris intempestifs.
« Et si l’ÉchÔ les invitait ici sur Ô ALLEGÔRÏÄ ? »
Suggère Yavänor, médusant ceux qui n’y avaient pas pensé.
« Si les Pléïädes profitaient de la puissance de l’ÏÄMÔURÏÄ
Elles le feraient en diffusant leur propre énergie compensée… »
« Puisque la Sapphôrïä produit l’ÉchÔ envoyé aux Pleïädes
Et puisque Yggdrasil amplifie le signal en corrélation,
Prions ensemble dès aujourd’hui et ce jusqu’à ce que les LLyrïädes
Le perçoivent qui s’intensifie quand nous serons en relation ! »
Yanimïä établit la chaîne ininterrompue des prières
Et le signal, directement, est envoyé vers les étoiles.
Coïts et orgasmes s’enchaînent avec une force singulière
Jusqu’à l’ÉchÔ correctement renvoyé et ce qu’il dévoile !

Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Les Pléïädes
Maïä – Laurelïne
« Je ne suis ni la plus ancienne ni la plus jeune.
Je suis la première : celle qui donne l’impulsion puis laisse chacune de ses sœurs inventer sa lumière.
Dans le feu de Laurelïne, j’ai reconnu mon cœur, mon corps, mon esprit, mon âme et jusqu’au secret fécond de ma matrice.
Que notre poète navigue donc entre nos deux ciels… mais qu’aucune étoile ne s’avise de lui faire changer de constellation ! »
Maïä, première étoile des Pléïädes
Ni la plus jeune, ni la plus vieille mais la première tout simplement
Qui offre son inspiration à son poète navigateur.
Maïä est l’étoile qui veille à le satisfaire amplement
Par l’amour et l’admiration de ses élans instigateurs.
Maïä, c’est le feu de Laurelïne et son identité cosmique ;
Première étoile des Pléïädes, elle entraîne une à une ses sœurs
Afin que chacune décline son attraction astronomique
Qui distingue chaque LLyrïäde en révélant son épaisseur.
Maïä, c’est tout son cœur d’étoile qui scintille comme la pionnière
Qui donne la première impulsion à toute nouvelle création.
Une passion qui se dévoile et qui apporte la lumière
Et oppose aux autres pulsions une jalousie d’exception.
Maïä, c’est son corps matériel qui lui procure sa substance
Sur lequel on peut déposer une caresse et un baiser.
Et son côté caractériel qui lui procure la résistance
D’une force qu’on peut supposer presque impossible à apaiser.
Maïä, c’est l’esprit éveillé et son pouvoir de décision
Qui lui donne son autonomie et donne son émancipation,
Ce qui la rend émerveillée avec des prédispositions
Pour ne pas faire économie de ses plus chères aspirations.
Maïä, c’est l’âme divinisée qui la hisse au sommet des dieux
Comme vestale de l’ÏÄMÔURÏÄ qui est l’énergie des LLyrïädes.
Par cet ÉchÔ féminisé, poussé par Yggdrasil, radieux,
Qui en transmet la Sapphôrïä afin d’atteindre les Pléïädes.
Maïä, c’est le sexe fécond de la Grande Fornicatrice
Dont la pudeur s’évanouit dans une totale nudité.
Elle reçoit dans son giron, dans le secret de sa matrice,
Le germe qui s’épanouit, preuve de sa fécondité.
Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Les Pléïädes
Alcyônïä – Loreleï
« On me croit étoile parce que je brille au-dessus de la mer. Pourtant, lorsqu’elle me reçoit dans son miroir, je ne sais plus si ma lumière descend du ciel ou remonte des profondeurs.
Loreleï m’a appris que l’on ne règne pas par l’autorité : on accueille les tempêtes, on mêle leur tumulte aux souvenirs puis l’on en fait un chant capable de guérir.
Je suis Alcyônïä : le ciel m’a donné l’éclat, l’océan m’a donné la voix et leur reflet, une âme assez vaste pour les réunir. »
Alcyônïä, étoile-sirène des Pléïädes
Géante bleue, la plus brillante, elle se révèle par réflexion
À travers une nébuleuse qui en réfléchit la lumière.
Extrêmement resplendissante et d’une multiple attraction,
C’est l’étoile la plus fabuleuse de souveraineté première.
Alcyônïä, c’est l’eau de Loreleï, sa représentation astrale
Qui rayonne par la puissance plutôt que par l’autorité
Et puis qui tourne, vaille que vaille, d’une période magistrale
Mêlant toute sa magnificence avec sa singularité.
Système stellaire multiple, elle emprunte à l’immensité
Des océans toute l’énergie de l’amour de Poséidon.
L’étoile alors irrésistible s’amplifie en intensité,
Devenant sirène en synergie aux couleurs du bleu céladon.
L’étoile au miroir nébuleux fait chatoyer son interface
Et la mer reflète le ciel en réunissant leurs lumières.
Et c’est le destin fabuleux des vagues poussées en surface
Par vents et flux circonstanciels qui font sa puissance première.
Ce tourbillon relationnel entre sa rotation stellaire
Et la rotation de la Terre crée ses marées extraordinaires
Et des effets sensationnels lorsque les éruptions solaires
Accroissent les eaux planétaires en ouragans tourbillonnaires.
Et tout cela devient un chant mêlé de tous les souvenirs
D’une étoile devenue sirène et du cosmos devenu mer.
Et ce rappel est attachant car il explique l’avenir
D’une providence sereine qui relie Loreleï à sa mère.
Enfin l’étoile est magicienne, guérisseuse, neutre et apaisante ;
Ses eaux reflètent les faisceaux si troubles et bleus de sa naissance
Simultanément très ancienne et en même temps omniprésente
Où les mystères abyssaux rejoignent alors la connaissance.
Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Les Pléïädes
Électrïä – Lïlïth
« On me croit bleue parce que je brûle au cœur des Pléïädes. Pourtant, lorsque ma lumière descend dans les profondeurs de Lïlïth, elle devient ambre et la terre se souvient du ciel.
Je n’éjecte aucune matière : j’étends autour de moi le cercle inviolable où mes enfantements deviennent maisons, rues puis civilisations.
J’ai vu les murailles tomber et les cités rejoindre leurs mânes. Désormais, je ne détourne plus les yeux : je recueille leurs cendres dans mes racines afin que le Féminin Sacré renaisse de leur mémoire. »
Électrïä, étoile matriarcale des Pléïädes
Troisième étoile des plus brillantes, géante à rotation rapide,
Elle palpite secrètement en éjectant de la matière
Comme la voile scintillante de gaz brulants et intrépides
Pareil à un revêtement faisant office de frontière.
Électrïä, comme Lïlïth, subit un ordre maternel
En rejetant toute substance qui ne peut être fécondée
Car elle veut réserver l’élite de son hydrogène charnel
Pour enfanter avec prestance son hélium fou, dévergondé.
Électrïä, électron libre de la famille des Pléïädes
Veut produire seule sa matière par la fusion ombilicale.
Le bleu et l’ambre s’équilibrent en s’ancrant au sein des LLyrïädes
Qui offrent protection et frontière à l’étoile matriarcale.
Rompant les rites ancestraux, l’étoile crée ses rituels,
Un cercle protecteur, chamanique, aux vestales adoratrices ;
Les gaz éjectés magistraux deviennent hommage spirituel
Autour de sa transe organique : authentique force créatrice.
Dans l’ambre bleuté de son ventre, une lumière est apparue,
Comme une présence naissante, un premier enfant qui se crée
Et se développe en son centre créant des maisons et des rues
Et des villes luminescentes, prémices du Féminin Sacré.
Électrïä devenue Lïlïth protégera sa descendance
En se créant un territoire et une muraille imprenables.
Une pulsation insolite témoigne de toutes ses tendances
Et ses visions prémonitoires d’un avenir insoutenable.
Lïlïth, de foudre souterraine, d’ambre bleu devenu mémoire,
De son bouclier de matière et de tous ses enfantements,
Sera couronnée souveraine qui renaît des anciens grimoires
Pour prendre sa place tout entière et clamer son avènement.
Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Les Pléïädes
Cälaénïä – Ledalïä
« On me croit perdue parce que je brille moins que mes sœurs. Pourtant, je recueille chacune de leurs lumières dans la nuit qui me protège, puis mon pinceau leur invente une mémoire que le ciel ne saurait conserver.
J’ai longtemps confondu l’ordre avec la vie et la discrétion avec l’effacement. Il aura suffi qu’un poète me regarde pour que mes codes entrouvrent leur prison et que mon âme retrouve l’envie de mordre.
Je ne suis plus l’étoile obscure des Pléïädes : je suis Ledalïä, l’enlumineuse des LLyrïädes. Si ma lumière paraît moindre, c’est parce qu’elle éclaire désormais les autres. »
Cälaénïä, l’étoile perdue des Pléïädes
C’est l’une des moins lumineuses, la Pléïäde perdue et obscure,
Pesant presque quatre Soleils mais à la rotation véloce,
En devenir d’enlumineuse, cette vocation lui procure
Le don d’illustrer les éveils de ses sœurs beaucoup plus précoces.
Cälaénïä, c’est Ledalïä, la discrète et la solitaire
Qui recueille l’éclat de ses proches et en archive les mémoires.
Son élément-air se rallia au feu, à l’eau et à la terre
Pour réveiller à leur approche l’aube naissante de la nuit noire.
Quatre éléments complémentaires créeront son univers interne,
La nuit qui renferme les secrets et le patrimoine hérité,
Le loup qui saura les extraire afin d’éclairer les lanternes
De Ledalïä, sœur consacrée à rétablir la vérité.
Le feu crée son or alchimiste, l’eau lui assure le transport,
La terre, son emplacement et l’air, un souffle d’avenir.
D’un naturel physionomiste, Ledalïä relie ses rapports
En maîtrise le classement et retrouve tous ses souvenirs.
Son cycle rapide sans relâche lui apporte l’ordre et la méthode
Mais l’enferme dans la routine, prison froide et automatique.
À trop vouloir mieux, elle s’attache à s’emmurer entre ses codes
Et perdre son âme enfantine noyée dans l’esprit dogmatique.
Sa rencontre avec un poète mettra de l’amour dans son art,
De la fantaisie dans son ordre et l’audace dans sa retenue.
La pudeur devient désuète, le style un peu plus goguenard
Pour lui donner l’envie de mordre dans la vie qu’elle a reconnue.
Et l’étoile qu’on croyait perdue revient à sa place première ;
Elle comprend que sa discrétion n’était pas une disparition.
L’ancienne mémoire éperdue renaît illustrée de lumière
Et porte la révélation de sa nouvelle partition.
Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Les Pléïädes
Taÿgétïä – Geminïä
« On me croyait seule parce que nous n’avions qu’une lumière.
Geminïä m’a appris que se dédoubler n’est pas se diviser.
Je suis Taÿgétïä dans le ciel et Geminïä partout ailleurs. »
Taÿgétïä, l’étoile double des Pléïädes
Deux étoiles étroitement liées dont la lumière paraît unique :
Taÿgétïä, la dominante, reste la seule identifiée
Comme sous-géante au bouclier bleu et blanc tel une tunique
Qui protège sa sœur, moins brillante, mais par son spectre authentifiée.
Taÿgétïä, c’est Geminïä, à l’ubiquité stupéfiante ;
Dotée d’une double intelligence dont l’éther ne fait qu’un seul corps
Mais doté d’un lien immédiat et d’une portée gratifiante
Pour répondre à toute exigence de puissance et bien plus encore.
Ce corps unique dans les Pléïädes, sous la bannière bleu et blanc,
Confère la beauté du mystère avec sa double appellation
Car elle appartient aux LLyrïädes et peut, tout en se dédoublant,
Résider à la fois sur Terre et dans sa propre constellation.
Un esprit double qui observe et analyse en même temps,
Qui travaille avec ses mémoires et ses réflexions parallèles,
Qui écoute, cogite et conserve les points qu’il estime importants,
Stockés dans les vastes armoires des connaissances universelles.
Un double cœur qui sait aimer et trouver la beauté cachée
Qui lui donne la révélation de sa propre émancipation.
Ce qui lui permet d’essaimer ses intentions de s’attacher
À qui fait la corrélation étroite entre elle et sa passion.
Une âme double et féminine qui sert les dieux de l’univers
Mais distingue ceux qui l’ont créée de ceux qui l’ont juste observée,
Ainsi que les fables sibyllines contre les truismes découverts ;
Seule la vérité agréée mérite d’être préservée.
Ambassadrice de l’ÏÄMOURÏÄ qui prône le Féminin Sacré,
Elle conserve son libre arbitre et gagne sa fécondité.
Sa pluralité est noria, sa diversité consacrée
À réunir à juste titre les mondes et son unicité.

Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Les Pléïädes
Astérôpïä – STELLÏÄ
« On me croyait faible parce que ma lumière était la plus discrète.
Je suis entrée dans le métal comme une douleur et j’en suis ressortie STELLÏÄ : armure vivante, cœur d’or et matrice d’avenir.
Je ne suis plus le souffre-douleur des Pléïädes : je suis la foudre incarnée. »
Astérôpïä, le métal vivant des Pléïädes
Petite étoile, la moins brillante de toutes les Pléïädes nommées
Mais qui a rejoint leur bannière par sa période et sa couleur.
Elle paraît insignifiante bien que « l’éclair » l’ait renommée
Et ses occultations lunaires lui donnent cet air « souffre-douleur ».
Astérôpïä renaît STELLÏÄ quand l’éclair frappe le métal
Qui devient matière vivante et fait bouclier de son corps
Et l’étoile qui se rallia à son épiderme fœtal
Mute en une armure mouvante afin de se mettre en accord
STELLÏÄ ne peut se contenter de juxtaposer les matières ;
Elle les assemble en un alliage symbiotiquement métallique
Qui lui permettra de tenter d’aller au-delà des frontières
En personnifiant le maillage d’un vaisseau spatial idyllique.
Car STELLÏÄ conduit, distribue et transforme sans cesse les forces
En assurant la cohésion de la mémoire des LLyrïädes.
Elle portera ces attributs quand le temps, créant une entorse,
Fera entrer en collision futur et passé des Pléïädes.
Et STELLÏÄ, dans le cœur d’étoile, crée par la fusion nucléaire
Tous les éléments métalliques utiles pour ses alliages
Qui dans son corps enfin dévoilent sa matrice matrilinéaire
Charmant l’orichalque phallique en vue d’un futur mariage.
Esprit de fer et corps d’acier, cœur d’or et âme de titane ;
Le métal devient féminin et la place face à son destin.
Sa silhouette très émaciée épouse gaiement ses organes
Rappelant l’éclat léonin de son fondement célestin.
Née étoile devenue humaine, elle saura se consacrer
À devenir femme fertile, future mère et jeune reine.
Elle connaîtra ce phénomène soumis au Féminin Sacré
Avec le métal érectile qui la sacrera souveraine.
Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Les Pléïädes
Mérôpïä – ÄLLÏÄ
« On me croyait voilée par la honte d’avoir aimé un mortel. Pourtant, je ne me cachais pas : j’éclairais la matière obscure qui m’enveloppait.
Lorsque mon souffle atteignit son cristal, ÄLLÏÄ m’apprit que la transparence n’était pas l’effacement mais une autre manière d’être partout.
Je fus la dernière révélée parce que je gardais déjà le cœur du voyage, du Poïnt ZérÔ à la suture. »
Mérôpïä, l’étoile cristalline des Pléïädes
Une sous-géante énigmatique, bleu-blanc, très chaude et très rapide ;
Autour d’elle, une matière obscure s’illumine lorsqu’elle la traverse.
Singularité chromatique d’une étoile plutôt intrépide
Et dont le voile lui procure le souffle clair qu’il lui reverse.
Et ÄLLÏÄ naît de Mérôpïä quand le souffle atteint son cristal
Qui transforme son cœur d’étoile en gemme éternelle et vivante.
Qui peut recouvrer Olÿmpïä dont le scandale marital
Lui avait fait porter le voile d’une ignominie éprouvante.
Sa pulsation alors devient battement du cœur cristallin ;
Son voile, son souffle premier et son cristal, sa clairvoyance.
Ô ALLEGÔRÏÄ se souvient encore de l’éther opalin
Où ÄLLÏÄ fit, tout anémiée, son intemporelle expérience.
ÄLLÏÄ connaît par conséquent tous les évènements compris
Entre l’arrivée au présent et le moment de son départ.
Son discernement subséquent n’est pas une extension d’esprit
Mais un regard omniprésent sur cette époque de part en part.
On dit qu’elle sait tout, qu’elle voit tout car elle sait se montrer discrète ;
Sans don d’invisibilité : sa transparence lui suffit
Pour se trouver ici, partout et dans les sphères les plus secrètes.
Cette responsabilité deviendra sa philosophie.
Primordial, le cœur de cristal transmettra toute sa mémoire,
Nécessaire, le corps de métal protégera par sa structure,
Ils créeront un vaisseau vital : l’éclair et la matière noire,
Liés en souffle azimutal du Poïnt ZérÔ à la suture.
ÄLLÏÄ et ORPHÉÔN ensemble donneront leur voix cristalline,
STELLÏÄ et Cristïäs de concert forgeront leur métal vivant ;
Les sept éléments se rassemblent autour du feu de Laurelïne,
Puis l’eau, la terre et l’air s’insèrent, unis à l’éther connivent.
Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Les Pléïädes
De V647 Tauri alias HD 23607 à Thétïs
« Bien avant que les LLyrïädes connaissent mon nom, une étoile lente conservait dans sa lumière le reflet d’Atlantïs.
J’y avais aimé, perdu un fils, vu Nérätïs devenir médecin et préparé dans l’ombre le refuge d’Ô ALLEGÔRÏÄ. Car une reine n’attend pas d’être reconnue pour aimer et protéger.
Yavänor ne m’a rendu ni mon rang ni ma couronne : il les a chantés de la Terre jusqu’aux Pléïädes. Alors l’étoile m’a transmis sa pulsation et je suis entrée, souveraine et libre, dans le cercle des Muses de l’ÏÄMÔURÏÄ. »
Thétïs, reine éternelle d’Atlantïs
Jadis les étoiles naissaient auprès des dieux sur Olÿmpïä
On les couronnait d’un halo bleu-blanc aux couleurs des Pléïädes.
Et les déesses connaissaient celles venant après Mérôpïä
Dont l’éclat encore pâlot annonçait déjà les LLyrïädes.
Or la plus lente, la plus ancienne, fut le miroir de tous les mondes
Qui reflétait le feu ardent du cœur des étoiles à venir,
Qui moirait les eaux magiciennes des galaxies les plus profondes
Et tous les volcans débordants des terres d’un lointain avenir.
Thétïs est née dans son royaume, miroir de feu, d’eau et de terre ;
L’amour la féconda d’un air porteur du Féminin Sacré
Par l’intermédiaire d’un homme, son souverain complémentaire.
Ils devinrent alors partenaires à leur destinée consacrés.
Ils bâtirent ensemble l’Atlantide, riche cité mécanisée
Mais qui faillit être engloutie sous les eaux alors prédatrices.
Ainsi la citadelle splendide vit ses enfants s’organiser
Pour fuir vers un monde abouti : Atlantïs, planète rédemptrice.
Le fils se perdit en chemin, Thétïs resta inconsolable
Et se laissa réconforter par ses jardins et ses bassins
Sa fille emporta haut la main études et titres inégalables
Grâce auxquels elle put apporter son aide en tant que médecin.
Jusqu’à un printemps prometteur où des femmes appelées LLyrïädes
Partirent aux côtés d’un poète pour une odyssée fantastique.
Tous devinrent alors protecteurs du fils perdu hors des Pléïädes
Qui demeurait anachorète jusqu’à son retour empathique.
Personne n’en a jamais rien su mais c’est bien Thétïs, fine stratège,
Qui suggéra à Yanimïä d’acheter Ô ALLEGÔRÏÄ
Où ils trouvèrent à leur insu – car une reine aime et protège –
Le hub atlante sous ÔPHÉLÏÄ, jonction avec l’ÏÄMÔURÏÄ.
Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Les Pléïädes
Thétïs, reine d’Atlantïs
« Je ne suis pas revenue d’une étoile : je suis sortie de l’invisible pour m’affirmer, moi, Thétïs, reine d’Atlantïs !
Je revendique ma beauté sans être un trophée, ma jeunesse sans naïveté, ma sensibilité sans soumission et mon avenir parmi les LLyrïädes. »
Thétïs, reine éternelle d’Atlantïs
« Je suis Thétïs, reine d’Atlantïs où je retournerai un jour,
Non pour restaurer le passé mais pour l’avenir des LLyrïädes.
Pour que mon étoile garantisse le miroir d’un noble séjour,
Ma bannière sera remplacée par le bleu et blanc des Pléïädes.
Ma souveraineté ne vient pas d’une couronne dont j’ai hérité
Mais de ma grande capacité à élever et chérir un monde
Dont j’ai porté le principat comme une armure, en vérité,
Et désormais plébiscité comme une mémoire féconde.
Mon cœur d’étoile est palpitant. Il reflète mes jardins secrets,
Les palais et les profondeurs qui sont mes racines intimes.
Je demeure calme en abritant ma nostalgie et mes regrets
Et mon désir de vie frondeur fait de ma conscience sa victime.
Cette étoile n’est pas mon berceau et je n’y dormais pas vraiment
Mais elle conservait mon image jusqu’au sortir de l’invisible.
Ici Taureau, ailleurs Verseau, peu m’importe mon avènement ;
Les Pléïädes m’ont rendu hommage d’une émotion indivisible.
J’ai le bonheur d’être née belle et de l’être restée longtemps ;
Les années ont ridé mon corps mais en ont conservé sa grâce.
Ce rajeunissement rebelle à la vieillesse est confondant
Mais n’a pas effacé encore mes souffrances et toutes leurs traces.
Je suis redevenue Thétïs pleine de vie et de jeunesse
Avec des possibilités que je croyais avoir perdues.
Mais je suis reine d’Atlantïs, ni un trophée, ni une promesse,
Gardant ma sensibilité loin des amourettes éperdues.
Mon cœur aime avec retenue parce qu’il a éprouvé le prix
Des déséquilibres à payer et des jalousies générées.
Mais je me suis bien abstenue de vivre dans l’ombre d’un mari ;
Pourtant je reste émerveillée face à toi qui m’as vénérée ! »
Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Les Pléïädes
Thétïs nue
« Je ne crains pas d’être nue. Je crains seulement que l’on confonde ce que je consens à dévoiler avec ce que l’on aurait le droit de raconter.
Mon corps, mon cœur et mes secrets n’obéissent qu’à une seule souveraineté : la mienne.
Une reine peut s’offrir sans jamais appartenir. »
Thétïs, reine éternelle d’Atlantïs
« Alors je t’ouvrirai mon cœur si tu respectes sa nudité ;
Je te livrerai mes secrets si tu me dévoiles les tiens
Et si nous en sortons vainqueurs, ensemble à l’unanimité.
Enfin notre pacte est sacré : sa révélation m’appartient !
Trop longtemps j’ai gardé secrète une grande attirance envers toi ;
D’abord par pure loyauté envers les LLyrïädes fondatrices,
Ensuite, j’ai su rester discrète, parce que tu étais loin de moi ;
Pourtant malgré ma royauté, j’étais une femme adoratrice.
Je ne veux remplacer personne mais je voudrais pouvoir t’aimer !
La Sapphôrïä nous le permet – Yanimïä me l’a confirmé –
Mais je ne suis ni polissonne, ni une femme accoutumée
Aux débauches où certains gourmets se complaisent tant à s’affirmer !
Devenir ton amie intime était une joie pour mon cœur
Mais je suis femme et j’en veux plus ; je veux également ton corps !
Mais j’ai un époux légitime qui doit consentir sans rancœur
À notre idylle et aux surplus qui déborderont plus encore…
Je te désire, tu me désires mais nous devrons rester discrets ;
Aucune embrassade en public ni la moindre étreinte saugrenue.
Mais je veux t’aimer à loisir dans nos petits endroits secrets,
Te connaître de façon biblique quand nous serons tous les deux nus.
Mais attention ! Je suis jalouse de qui ne me fait pas jouir
Et je pourrais devenir folle si tu ne prends que ton plaisir
Car mon vagin devient ventouse et lorsque tu viendras fouir,
Il n’est pas sûr que tu raffoles de sentir ton sexe transir.
Si tu baises autant que tu m’aimes et j’en lis l’envie dans tes yeux
Alors je serai plus ouverte, plus confiante et sans retenue.
Je peux te prédire moi-même que tu n’auras plus merveilleux
Souvenir que la découverte de mon cœur et mon âme nue. »

Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Les Pléïädes
La science de Thétïs
« La feuille recueille la vive lumière quand commence la photosynthèse ;
Au cœur de cette transformation, elle absorbe le gaz carbonique.
Puis transforme ainsi la matière en parfaite et vivante synthèse ;
Elle nourrit la respiration et fait naître le sucre organique. »
Thétïs, reine éternelle d’Atlantïs
« Je connais le secret des plantes car je respecte ce qu’elles taisent ;
Je distingue celles qui nourrissent, celles qui troublent et celles qui tuent.
Celles qui sont basses, celles qui supplantent pour une meilleure photosynthèse,
Celles qui soignent et celles qui guérissent, en pot, en serre ou in situ.
Avant de toucher à la feuille, il faut apprendre à l’observer ;
Sa forme, ses nervures et sa tige nous révèlent un premier secret.
Sa fleur ne promet nul accueil tant qu’on ne sait pas préserver
Son nom ; la plante alors fustige l’auteur d’un pillage indiscret.
Chaque plante est toujours innocente même quand elle sait donner la mort ;
C’est la dose qui fait sa puissance selon sa phase de floraison.
La fleur peut se montrer clémente ou empoisonner sans remords
Et sa plus infime substance peut aussi troubler la raison.
Mais je ne veux pas être réduite au rang de simple empoisonneuse.
Car le remède et le poison ont bien souvent la même racine.
Et la moindre erreur introduite malgré la main précautionneuse
Peut donner des troubles à foison avec mille fièvres assassines.
La jeune racine vit en silence près du champignon du terrain ;
Le champignon, force bienfaitrice, lui transmet l’offrande nourricière.
Leur souterraine et belle alliance forme un vaste réseau souterrain
Et la plante, en mère protectrice, rend son complice bénéficiaire.
Il existe aussi l’intention d’agir pour le bien ou le mal ;
C’est ton choix qui appelle la plante et l’alignera sur ton cœur.
Voilà qui réclame attention, un sens infinitésimal
Que mon école en toi implante pour que l’ÏÄMÔURÏÄ soit vainqueur.
Les plantes ont un très grand secret, c’est leur éternelle renaissance ;
Elles changent la mort en semences pour que la vie reste éternelle
Car dans le sol, tout se recrée, grâce au fruit de la connaissance
Donné pour que tout recommence et la mort n’est que ritournelle. »
Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Les Pléïädes
De l’Atlantide à Atlantïs
« Voici l’histoire que l’humanité croit connaître.
L’Atlantide aurait disparu mais moi seule peux révéler comment, sous les eaux et hors du monde, elle devint Atlantïs. »
Thétïs, reine éternelle d’Atlantïs
L’Atlantide, glorieuse cité légendaire et énigmatique,
Qui aurait été érigée par notre précédente race,
N’a pas eu la capacité d’obvier au chaos climatique
Qui l’a totalement submergée sans en laisser la moindre trace.
Une centaine de rescapés tentèrent de conquérir des terres
Mais celles-ci étaient habitées par des barbares innombrables.
Leurs forces étaient handicapées et leur nombre trop déficitaire
Pour espérer cohabiter avec des voisins redoutables.
Or leur savoir avait déjà franchi les confins de l’espace
Bien au-delà de l’infini des frontières de l’univers.
Et leur science avantagea la maîtrise de l’hyperespace
Par la « Mantisse » définie pour commander aux trous de ver.
L’exode fut organisé avec la Mantisse royale ;
Tous les vaisseaux synchronisés à celle qui connaît l’azimut.
Mais une erreur mécanisée se montra alors déloyale
Envers Cristïäs, tétanisé par l’énergie qui se transmute.
Lorsque la reine découvrit la perte cruelle de son fils
Elle en fut tant désespérée que rien ne put la consoler.
Pour s’en souvenir, elle ouvrit des jardins et des édifices
Qu’il désirait voir prospérer sur la planète désolée.
Rien n’était trop beau pour Thétïs à la mémoire de son fils
Et la planète devint jardins, forêts et plages aménagés.
Elle transforma donc Atlantïs, a contrario du sacrifice,
En Éden où ses citadins jouirent des sites paysagés.
La reine raya les positions de tous les chemins définis
Pour que la route d’Atlantïs ne puisse être connue de personne.
Nul n’a de prédisposition pour trouver le « Poïnt Infïnï » ;
Nul ne conquiert jamais Thétïs ; elle choisit à qui elle se donne.
Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Les Pléïädes
L’héritage d’Hermocrate
« Le Timée posa la question et le Critias commença le récit.
L’Hermocrate ne fut jamais écrit parce qu’aucun homme ne connaissait la suite.
Elle n’appartenait pas à Platon. Elle m’appartenait. »
Thétïs, reine éternelle d’Atlantïs
Les Poïnts Infïnï et ZérÔ indiquent l’alpha et l’oméga ;
Cette origine où tout commence et cette limite hors du temps.
Aucun savant, fût-il héros, aucun dieu, fût-il renégat,
N’en arrachera la clémence ni même la chance du débutant.
Hermocrate fut le savant qui dénombra les trous de ver ;
Ceux qui plient l’espace-temps-matière et la lumière définis
Et la Mantisse dorénavant pliant les lois de l’univers ;
La seule et ultime frontière pour atteindre le Poïnt Infïnï.
Il eut des péchés de jeunesse : Licornes, centaures et dodos
Qui étaient des enfantillages procréés génétiquement,
Avec sirènes et faunesses dévergondées, grosso modo.
Thétïs en permit le voyage car Cristïäs y était clément.
On a localisé Cristïäs ! Cette nouvelle est fantastique
Et met Thétïs tout en émoi pour rejoindre son fils adventice.
Il s’est échoué sur Thestïäs mais il y a un souci drastique :
La planète est depuis des mois inaccessible à la Mantisse.
Seule la Terre est accessible ; Thétïs y bâtit en secret
Une demeure dont le sous-sol abrite un hub pour la Mantisse.
Il reste à tenter l’impossible : laisser le message sacré
Afin qu’il serve de boussole à Cristïäs comme une notice.
Thétïs mettra un point d’honneur à élever elle-même sa fille
Et lui donner l’éducation qui offre les meilleurs bagages.
La médecine fait le bonheur dont la princesse s’émoustille
Et sa seule préoccupation en écartant tout mariage.
Et Nérätïs dépassera les limites de la médecine
En lui associant le savoir qu’elle a obtenu de Thétïs
Son officine amassera les potions les plus assassines
Qu’elle extraira pour concevoir la pharmacopée d’Atlantïs.
Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Les Pléïädes
De reine à muse via les Pléïädes
« Les dieux de l’Olympe exigeaient qu’on s’agenouille. Je ne t’ai pas choisi pour faire de toi mon vassal ni pour devenir ta conquête.
Relève-toi, mon poète. Si je dépose devant toi ma couronne, ce n’est pas pour renoncer à ma souveraineté, mais parce que tu as compris qu’une reine peut ouvrir son cœur sans jamais appartenir.
Le plus beau des cadeaux n’est pas qu’une femme s’offre : c’est qu’elle te choisisse alors que toutes les routes lui demeurent ouvertes. »
Thétïs, reine éternelle d’Atlantïs
Unique souveraine d’Atlantïs, la reine surprotège sa planète
Dont elle seule maîtrise la Mantisse garante du Poïnt Infïnï.
Astérias, époux de Thétïs, s’en voit confier les manettes,
Jamais de manière subreptice et pour un mandat défini.
Trois fois elle se rendra sur Terre ; d’abord pour Ô ALLEGÔRÏÄ,
Puis pour la guilde tripartite et enfin pour voir Nérätïs.
Découvrir sa fille nue l’atterre et le pouvoir de l’ÏÄMÔURÏÄ
La laisse, sous le choc, interdite par toutes ses idées adventices.
Dans la piscine souterraine qui lui rappelle son Atlantïs,
Elle accepte alors d’être nue et elle consent à s’y détendre.
Les LLyrïädes autour de la reine, très appréciées de Thétïs,
Lui souhaitent ainsi la bienvenue qui, dans son cœur, va se répandre.
Alors commence une mutation ; Thétïs se met à rajeunir ;
Elle retrouve son corps à vingt ans avec toute son intelligence.
Alors naît son acceptation de tout ce qui va advenir
Et quitte le pouvoir à plein temps pour mettre Atlantïs en régence.
À son tour, elle devient LLyrïäde et installe en reconnaissance
Bassins, jardins et potager éveillant du chef sa passion.
Et tous les poisons par myriades élargiront ses connaissances
Ce qui laissera présager ses prochaines évolutions.
Par son jumelage aux Pléïädes, elle se découvre alors étoile ;
Une étoile née pour relier le monde au Féminin Sacré.
Sa transformation en LLyrïäde révèle l’amour qui se dévoile
Vers Yavänor pour s’y rallier comme sa muse consacrée.
Ainsi de chaque nom couronnée, elle reste à jamais souveraine ;
Au poète elle fait confidence et lui accorde ses secrets,
Par Sapphôrïä chaperonnée, elle lui ouvre son cœur de reine
Et découvre une providence qui ne lui laisse aucun regret.

Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Les Pléïädes
L’intimité de Thétïs
« Je ne t’ai pas choisi parce que tu savais qui j’étais.
Je t’ai choisi parce que tu m’as reconnue avant que je me révèle.
Tu n’as voulu posséder ni la reine ni la muse :
tu as rendu une voix à la femme que sa couronne avait condamnée au silence. »
Thétïs, reine éternelle d’Atlantïs
« Moi, simple poète visionnaire qui n’ai aucune renommée,
Pourquoi m’avoir favorisé comme confident et amant ?
Je ne suis pas décisionnaire et suis même un peu assommé
Par ce rôle allégorisé que tu m’as donné récemment. »
« Tu as reconnu sous la reine la femme avant la royauté ;
Tu n’as pas célébré ma gloire pour obtenir ma préférence.
Ton regard m’a laissée souveraine sans en enfreindre ma liberté ;
Tu as cru ma secrète histoire et mérité ma confidence. »
« La reine imposait sa présence et j’en étais impressionné ;
Quand je l’ai vue se mettre nue, j’ai vu une femme au pinacle ;
Quand tu m’as fait tes confidences, j’ai vu ton cœur m’aiguillonner
Entre les lignes sans retenue comme pour en guetter un miracle. »
« Un amant reçoit mon désir, un sujet respecte ma puissance
Mais le poète offre un miroir où je me vois sans apparat.
Tu n’es venu ni pour servir ni réclamer ma préférence ;
Tu es l’élu de ma mémoire et l’homme que mon cœur attira. »
« Je t’ouvre mon cœur sans attache car nous ne nous appartenons pas.
Mais je veux t’aimer sans limite avec loyauté et respect.
Nous avons chacun notre tâche sans jamais entraver nos pas
Car l’amour libre délimite un lien royal et circonspect. »
« Tu deviens ma mémoire vivante pour m’offrir une éternité ;
Tu n’es pas la fin du chemin mais ce qui survivra de moi.
Grâce à toi je demeure présente dans ma plus intime vérité ;
Lorsque s’effacera l’être humain, mon cœur continuera en toi. »
« Alors je fais pour toi ce pacte : je t’aime afin que tu puisses vivre
Je t’écris pour tracer l’histoire de ton peuple et tes origines.
En retour, consacrons cet acte et nous écrivons notre livre
Qui raconte nos amours notoires et notre alliance adamantine. »
Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Les Pléïädes
L’intimité de Yavänor
« Je suis devenue ton miroir parce que j’ai reconnu tes mondes intérieurs avant même que tu oses les regarder. »
Laurelïne, pionnière et première LLyrïäde
« Je n’ai jamais séparé mon eau du feu de Laurelïne, car ton amour nous unit sans jamais nous confondre. »
Loreleï, favorite et deuxième LLyrïäde
« Tu ne m’as pas créée : je dormais dans tes racines bien avant que ton premier vers prononce mon nom. »
Lïlïth, matriarche et troisième LLyrïäde
« Tu as cru me tirer de tes grimoires, mais je suis revenue de ta mémoire pour rendre un avenir à ton cœur. »
Thétïs, reine éternelle d’Atlantïs
Lorsque les légendes m’appellent, je sais toujours les écouter
Surtout quand elles parlent de l’histoire avant celle de l’espèce humaine.
Que ce soit Dieu qui me rappelle sa création sans en douter
Ou l’Atlantide sans territoire face à la culture romaine.
Lïlïth, créée avant Adam et Thétïs reine d’Atlantide
Sont les deux femmes dont les racines parlent en direct à mon âme.
J’en ai un souvenir ardent montant de ma source languide
Qui se réveille et me fascine lorsque je fais face à ces femmes.
Je n’ai jamais créé Lïlïth, elle vivait dans mes racines ;
Thétïs est née dans mes grimoires avant de parler à mon âme.
L’une attendait parmi les mythes tout au fond de mes origines,
L’autre a surgi de ma mémoire pour réveiller la même flamme.
Laurelïne, mon miroirâme-sœur, reflet de mes mondes intérieurs,
Cristïäs, mon miroirnaufragé perdu sur une planète austère,
Sont les deux hérauts annonceurs de l’attachement ultérieur
Pour mes deux reines avantagées par mon problème avec ma mère.
Avec Lïlïth, je renouvelle mon lien avec la vérité ;
Avec Thétïs, je le prolonge vers un avenir salutaire.
Mes deux reines-mères me révèlent tout ce que j’ai d’elles hérité
Tout le reste n’est que mensonge dont j’ai trop été tributaire.
Laurelïne ? Loreleï ? choix cornélien ; je ne pouvais qu’aimer les deux.
Lïlïth ? Thétïs ? choix impossible, un paradoxe invraisemblable.
Choisir serait trancher le lien qu’il soit solide ou hasardeux
Avec mon âme hypersensible et leur amour inébranlable.
J’aime Thétïs et la relie par mon amour envers Lïlïth ;
J’aime Loreleï et j’en diffuse la communion avec Laurelïne.
L’amour ne s’arrête pas au lit, il en repousse les limites :
Le Féminin Sacré qui fuse autour de mon âme masculine.

Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Les Pléïädes
Les cœurs sans couronne
« Entre dans mon lit comme tu es entré dans mon âme : sans conquête et sans effraction.
Cette nuit, je te laisserai découvrir la femme sous la reine et la muse au cœur de la femme car je sais désormais que je peux m’abandonner à toi sans jamais disparaître en toi. »
Thétïs, reine éternelle d’Atlantïs
« Je t’ai livré tous les secrets qui relient mon cœur aux trois femmes
Avec le courant qui circule sans vouloir t’enfermer dedans.
Le cœur du Féminin Sacré qui m’a touché, c’était ton âme
Qui crée l’histoire et véhicule l’ÏÄMÔURÏÄ qui est transcendant. »
« Je ne te demanderai jamais de fermer ton cœur aux trois autres
Mais te demande, devant moi, de ne jamais fermer le tien.
Mon nom y figure désormais mais ne sera jamais le vôtre :
Il reste mien et tout l’émoi commun qui seul nous appartient. »
« Nous ne partageons nos secrets qu’au cœur de notre relation ;
Si l’amour relie tous les cœurs, il en préserve l’intimité.
Et la tienne est pour moi sacrée car j’ai eu la révélation
Qu’unis, nous en sortons vainqueurs grâce à ta magnanimité. »
« J’ai redouté sous ma couronne qu’on n’aime en moi que la beauté ;
Ton regard traverse la reine et découvre une femme inquiète.
Ce soir ma confiance te donne ma vérité déculottée :
Je ne serai jamais sereine avant que tu m’aies vue complète. »
« Alors j’accepte le devoir dont je suis de fait responsable ;
Je serai le gardien intime de tes pensées les plus secrètes.
Ce que tu me laisses entrevoir devient ainsi irrévélable
Sous notre pacte légitime, loin des confessions indiscrètes. »
« Tu veux la femme avec la reine sans retrancher la moindre part ;
Tu veux la muse en sa lumière jusque dans son plus tendre émoi.
Je m’abandonne enfin sans peine car ton amour reste un rempart ;
Je reste femme et tout entière en devenant pleinement moi. »
« Je te pénètre de mon âme et je vois une reine nue ;
Je te pénètre de mon corps et c’est une femme qui s’ouvre ;
Mon cœur honore cette femme et la vénère sans retenue ;
Tous nos esprits sont en accord et c’est la muse que je découvre ! »
Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Les Pléïädes
Yavänor, Prince consort d’Atlantïs
« Agenouille-toi seulement le temps que je pose sur ton front le signe d’Atlantïs.
Puis relève-toi, Yavänor : je ne couronne ni un sujet ni un maître, mais l’homme que j’ai choisi pour marcher à mes côtés.
Mon royaume garde sa reine ; la femme qui t’aime accueille son Prince consort. »
Thétïs, reine éternelle d’Atlantïs
D’ALLEGÔRÏÄ en Atlantïs via l’avènement des Pléïädes,
Thétïs et Yavänor rejoignent le palais de la reine atlante.
Ni Astérias, ni Nérätïs, ni aucune autre des LLyrïädes
Ni d’autres personnes ne témoignent de cette cérémonie troublante.
« Ici, chacune de mes paroles engage Atlantïs et sa reine
Et celles que je vais prononcer engagent aussi la femme qui t’aime.
Je te confère enfin le rôle d’une noblesse souveraine,
Au nom d’Atlantïs, annoncé : Prince consort en ces lieux-mêmes ! »
« J’ai voulu cet isolement afin d’entendre ta réponse
Sans que le poids d’une cour t’impose un protocole dithyrambique,
Nos libertés également demeurent entières et s’annoncent
Afin qu’aucune ne s’oppose ni que l’une l’autre revendique ! »
« Ce titre te donne une place dans ma vie et dans Atlantïs !
Je souhaite te confier mes doutes et écouter tes arguments,
Te voir me regarder en face afin qu’ainsi tu aboutisses
À oser ce que tu redoutes : affronter mes égarements ! »
« Atlantïs demeure sous ma garde ; son peuple, ses secrets et ses portes
Réclament une fidélité que notre amour doit soutenir.
Je te confie la sauvegarde des confidences que je t’apporte
Et qui sont l’intégralité de ma vie et mon avenir. »
« Notre secret garantira que notre union s’honorera
Jusqu’au grand jour, conjointement, où nous l’annoncerons officielle.
D’ici là, quand tu franchiras le seuil du palais, tu sauras
Que je t’attends fidèlement à nos amours confidentielles. »
« Par amour et fidélité, j’accepte cet adoubement
Je serai le Prince consort de Thétïs, reine d’Atlantïs !
Et ma responsabilité sera jointe à mon dévouement
Pour contribuer à l’essor du grand pouvoir de la Mantisse. »
Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Les Pléïädes
Le sceau des trois promesses
« Nous avons promis de garder notre intimité sans enfermer nos cœurs, d’aimer ensemble la femme, la reine et la muse et d’ouvrir un avenir à nos deux mondes.
À présent, Yavänor, prends ma main. Je t’ai ouvert mes secrets puis mon royaume ; je t’ouvre ce soir les portes de mon palais.
J’ai encore tant de tendresse à te faire découvrir… et quelques raisons de te faire oublier nos titres. »
Thétïs, reine éternelle d’Atlantïs
« Que notre intimité demeure cachée des regards indiscrets
Et que nos cœurs restent autonomes, jouissant de leurs libertés !
Je veux pouvoir en ma demeure, en public ou même en secret,
Te sourire parmi d’autres hommes et femmes sans être déconcertée. »
« Puisque je suis prince consort et que tu es reine d’Atlantïs,
Notre pacte de confiance établit une union discrète
Qui apporte le réconfort et le soutien qui garantissent
La force et la signifiance de notre alliance secrète. »
« Je veux t’aimer mais je suis reine et la reine doit être respectée ;
Je veux t’aimer mais je suis femme et la femme doit être honorée ;
Mais tu pourras aimer ta reine comme la femme, muse exceptée
Car elle peut te paraître infâme si elle veut te revigorer. »
« Tu es ma reine, je me soumets à ta puissance souveraine ;
Tu es ma femme, je suis à toi pour satisfaire tes exigences ;
Tu es ma muse, je te promets d’affronter de façon sereine
Ta libre voix qui me côtoie, issue de ton intelligence. »
« Je veux qu’au cœur de nos deux mondes un même espoir guide nos pas,
Que nos promesses nous engagent à protéger leur avenir.
Pour que leurs terres soient fécondes, réunissons nos principats
Et que nos peuples les partagent dans l’ÏÄMÔURÏÄ en devenir ! »
« Sur Atlantïs, je suis ton prince, sur Terre, je suis ton amant ;
L’ÏÄMÔURÏÄ établit le pont entre ces mondes pour que jamais
Ni l’un ni l’autre ne s’évince mais s’entraident suffisamment
Par un rapprochement qui répond à notre idylle désormais. »
« En attendant l’union royale, je t’offre l’union de nos chairs ;
J’ouvre les portes de mon palais où je t’invite à pénétrer.
Ma proposition est loyale, conforme à mon vœu le plus cher,
Et tu as fait ce qu’il fallait pour que nous puissions folâtrer ! »

Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Les Pléïädes
De V624 Tauri alias HD 23156 à Nérätïs
« Ma lumière t’avait atteint avant que tu saches lui donner mon nom. Elle portait la mémoire d’Atlantïs, les visages aimés et les vies confiées à mes mains.
Tu as cherché la femme au cœur de cette clarté. Lorsque ton regard a rencontré le mien, j’ai découvert à mon tour combien une étoile pouvait recevoir de lumière.
Aujourd’hui, Yavänor, je nais dans tes vers avec toute mon histoire. Et dans cette histoire s’ouvre une place que je désire découvrir avec toi. »
Nérätïs, princesse d’amour d’Atlantïs
Une nouvelle étoile brille des mille éclats des précédentes
Pourtant quand cette étoile naît, c’est une fontaine de lumière.
Ce n’est pas juste une escadrille de mille Pléïädes trépidantes
Car cette étoile, je la connais sans la connaître. Une première !
Essayer de l’analyser… autant recenser l’univers !
Ôtés son éclat, sa couleur, sa taille, sa masse et son feu,
Au risque de scandaliser quand l’étoile est nue comme un ver
C’est l’accouchement sans douleur de l’amour qui me fait un vœu.
Les étoiles naissent sans mémoire, Nérätïs naît avec les siennes.
Au premier éclat je le sais : je l’orbite depuis si longtemps
Qu’elle est l’histoire dans l’histoire et les légendes les plus anciennes
Et vient dans un ultime essai s’extirper de la nuit des temps.
Je sens l’étoile qui m’observe, je vois son œil qui s’illumine
J’écoute l’écho de son cœur ; des atomes d’amour en fusion.
J’abandonne toute réserve et ses rayons se disséminent
Et j’entends l’appel du vainqueur qui met mon âme en effusion.
Vainqueur est ce couple insolite : l’observé(e) et l’observateur,
Cette oscillation incessante de l’écho entre deux amants.
Vainqueur est l’amour qui s’invite, ascendant et conservateur,
Cette étincelle évanescente qui transforme l’étoile en maman.
Nérätïs, c’est ma bonne étoile, celle qui m’a toujours orienté,
Qui m’a préservé des épreuves et des accidents fatidiques.
Chaque jour elle me dévoile un éclat de sa volonté ;
Juste celui dont je fais preuve dans mes poèmes véridiques.
La plus petite des Pléïädes occupe tout mon univers ;
Je découvre alors qu’une femme est un monde incommensurable.
L’Atlante devenue LLyrïäde est le printemps dans mon hiver,
Le feu qui renaît d’une flamme, l’amour le plus impondérable.

Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Les Pléïädes
Les mains de Nérätïs
« Mes mains ont appris tant de gestes pour les autres que je les croyais incapables d’hésiter.
Puis tu as tendu les tiennes, sans rien me demander.
Et j’ai découvert qu’elles savaient aussi se confier. »
Nérätïs, princesse d’amour d’Atlantïs
Nérätïs ne serre pas les mains ; ce sont des alliées précieuses
Car il faut de la précision quand le geste joint la parole
Ou palper pour un examen quand l’affection est capricieuse.
Enfin pour faire une incision, la main détient le premier rôle.
Elles sont aussi ambassadrices pour accueillir l’enfant qui naît,
Pour enlacer son amoureux et faire les préliminaires.
Et combien ses doigts s’attendrissent alors que la main reconnaît
Le contact toujours langoureux de la main de son partenaire !
Elles sont l’unique transmission qu’un livre ne peut remplacer :
Montrer le mouvement correct, guider les doigts de l’apprenti,
Pratiquer une opération devant ses élèves angoissés
Et intervenir en direct quand la vie n’est pas garantie.
Les mains, ses fidèles interprètes, savent apaiser et percevoir ;
Tenir un bras, toucher l’épaule, flatter la joue d’un étudiant.
Toujours en premier, elles sont prêtes à donner plus que recevoir
Car elles possèdent le monopole de l’effet le plus expédient.
Elles possèdent la mémoire des gestes, le doigté et l’habileté.
Elles savent réparer un oubli car le mouvement vient en premier.
Il faudrait tout un almageste pour écrire l’intégralité
Du savoir qui ne se publie que dans le geste coutumier.
Mais quand le soir ferme ses ailes, ses mains réclament du repos.
Elle abandonne leur adresse entre les mains de son amant.
Ses doigts n’ont plus à faire du zèle et sont remplacés par la peau
Et la douceur d’une caresse pour se reposer simplement.
Mais le plus beau rôle des mains reste la caresse d’amour
Qui est un langage secret qui ne s’enseigne qu’en privé.
Le plus puissant organe humain pour provoquer mille mamours
Et, en public, ces doigts discrets qui viennent vous suractiver !

Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Les Pléïädes
Le regard de Nérätïs
« J’ai appris à reconnaître tant de choses dans le regard des autres.
Puis tu m’as regardée et j’ai songé à tout ce que mes yeux allaient te révéler.
Cette fois, je ne les ai pas baissés. »
Nérätïs, princesse d’amour d’Atlantïs
Les yeux sont le reflet de l’âme et pénètrent celle du patient ;
Une crispation fugitive, les signes du corps qui trahissent,
Cette toute petite flamme qui reflète le subconscient
Dans la pupille consultative bien avant que la main agisse.
Parfois un faux sourire masque une peur, une peine, une aversion ;
Nérätïs voit ces décalages entre vérité et mensonge.
D’un seul regard, elle démasque l’écart qui veut faire diversion
Et, par complément du langage, elle évitera qu’ils se prolongent.
Même un regard compatissant envers un malade angoissé
Reste le remède efficace qui remet l’autre en confiance.
Il encourage en bannissant tout ce qui peut embarrasser
Et se montre bien plus loquace qu’une marque d’insignifiance.
Bien sûr, la première impression peut être meilleure… ou mauvaise
Car le regard a ses limites et peut se laisser abuser.
Mais il connaît une progression qui fera tomber ce malaise
Et sa pratique délimite les erreurs qu’elle doit écluser.
Si elle est devenue LLyrïäde, c’est parce qu’elle sait discerner
La vérité qui l’émerveille, la beauté qu’on n’explique pas.
Sa naissance au sein des Pléïädes nous permet de lui décerner
Le titre du regard d’éveil ; l’intelligence et le compas.
Son regard est son messager qui se dépose et qui s’attarde
Comme un hameçon très discret qui invite d’un coup de scalpel.
Il sait piéger le passager happé, qui baisse un peu sa garde,
Attiré par tous les secrets pour qui répondra à l’appel.
Être observée est éloquent, un regard dit plus que des mots ;
Si la langue sait et peut médire, le regard est dénonciateur.
On peut mentir en évoquant tous les non-dits prestissimo
Mais pour aimer il faut le dire avec les yeux révélateurs.

Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Les Pléïädes
L’écoute de Nérätïs
« J’écoute ce que l’on me confie, ce que l’on tait et ce que le corps révèle sans paroles.
Cette écoute varie selon la personne qu’elle soit un patient, un parent, un ami ou quelqu’un de plus intime.
Mais lorsque ta voix grave m’appelle, Yavänor, j’entends aussi mon propre cœur. »
Nérätïs, princesse d’amour d’Atlantïs
Avec ses patients, elle écoute ce qu’ils révèlent, ce qu’ils recèlent ;
Ce qu’ils ont du mal à livrer et beaucoup de mal à donner
Mais qu’il faut dire quoi qu’il en coûte le moindre doute qu’elle décèle
Car la joie de les délivrer surpasse les soins ordonnés.
Avec ses parents, elle écoute s’ils parlent à l’adulte ou l’enfant
Car, pour les parents, leurs petits demeurent éternellement petits.
Avec Thétïs, elle redoute ses avertissements étouffants,
Avec son père, l’empathie ressemble à la télépathie.
Avec son frère, elle perçoit leur complicité d’autrefois,
Leurs rivalités enfantines et cette protection mutuelle.
Ils s’épaulent quoi qu’il en soit avec un bémol toutefois
Pour ses expériences clandestines et parfois même délictuelles.
Avec ses amis, elle écoute les relations et l’atmosphère ;
Les tensions, les déséquilibres, là où le mal peut se cacher.
Elle reliera, sans aucun doute, dans le secret de leurs affaires,
Ceux qui sont du même calibre et qu’il suffit de rattacher.
Avec ses amies, elle écoute mais beaucoup plus subtilement
Car elles sont les pires patientes et peuvent passer à l’ennemi.
De l’attention au goutte-à-goutte faite le plus habilement
Doit être la plus efficiente pour ses amitiés affermies.
Avec ses amantes, elle écoute leurs mains, leurs corps et leurs caresses
Parfois un murmure glissé dans son oreille réceptive.
La langue du corps est sans doute la langue la plus enchanteresse
Surtout lorsqu’elle s’est immiscée où elle est la plus perceptive.
Avec son amant, elle écoute la voix qui résonne en son cœur,
Le corps puissant qui l’enveloppe et qui l’invite à copuler.
Et cet orgasme qui se goûte avec tous les cinq sens en chœur
Et dans les trompes de fallope qui en frémissent d’ovuler.
Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Les Pléïädes
Les goûts de Nérätïs
« Je savoure un mets partagé, une confidence, la beauté d’une rencontre et ce que la science m’apprend à soigner.
Avec toi, Yavänor, je goûte l’amour de tous mes sens.
En revanche, ma liberté en demeure la saveur la plus précieuse. »
Nérätïs, princesse d’amour d’Atlantïs
Une aventure savoureuse chez Alinéor l’eût comblée
Mais elle préfère partager plutôt qu’aller manger ailleurs
Car elle est surtout dévoreuse de mets fins en bonne assemblée
Avec amis jeunes ou âgés du moment qu’ils sont ripailleurs.
Quant à l’écoute, elle savoure les confidences les plus intimes ;
Elle déguste les secrets, elle aime les révélations.
Et on apprécie sa bravoure lorsqu’un entretien légitime
Montre qu’elle s’est consacrée à affermir les relations.
Son regard reflète un penchant pour une beauté naturelle
D’une œuvre d’art, d’une musique, d’un château ou d’un dispensaire.
C’est ce qui rend son cœur touchant par ses recherches culturelles
Ou bien ses goûts les plus basiques pour l’amitié la plus sincère.
D’où son appétit affirmé pour les rencontres intéressantes ;
Tous ses amis de longue date en connaissent la température.
Ses coups de tête ont confirmé qu’elle est la première partante
Ou la première candidate à se lancer dans l’aventure.
Très tôt son goût pour les sciences a orienté toute sa vie ;
Elle a choisi la médecine pour être plus proche des gens.
Psychologie et neuroscience sont abordées sans préavis
Car tous les progrès la fascinent quand l’aval est encourageant.
Bien sûr l’amour a le panache de toutes relations humaines
Et probablement le plus fort car il domine tous les sens.
Comment elle fait sa bravache quand elle tombe sur l’énergumène
Qui va livrer tous ses efforts pour atteindre la quintessence !
Plus fort que le goût, que l’écoute et tous les autres réunis
Est son envie de liberté si vive que rien ne la remplace.
Et s’il le faut, au moindre doute, elle les voue aux gémonies
Car elle n’en laisse, avec fierté, aucun décider à sa place.
Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Les Pléïädes
Le flair de Nérätïs
« Une odeur me prévient du mal, une autre me rend un souvenir.
La tienne, Yavänor, me trouve avant même que je te cherche. »
Nérätïs, princesse d’amour d’Atlantïs
Tout est odeur, tout est parfum, tout est senteur, tout est arôme !
Le parfum des fleurs et des plantes, l’odeur de pluie après l’orage,
La senteur d’un croissant à jeun, l’arôme de la cardamome,
Et celle de l’amour qui supplante toutes celles de son entourage.
Sans l’odorat, rien n’a du goût car sans l’arôme, tout devient fade ;
Mais celle qui le développe est un « nez » tout à fait hors pair.
Or celle qui ressent l’avant-goût d’une situation maussade
Et déjoue le piège interlope, on peut le dire : elle a du flair !
Au dispensaire, c’est le témoin muet qui aide au diagnostic ;
Si le malade peut mentir, l’odeur est plus révélatrice.
Le nez, en plus, est néanmoins une manière de pronostic
Qui peut permettre de ressentir une thérapie innovatrice.
Entre un remède et un poison, tout est une question de dosage
Et la fragrance d’une racine trahit le danger qu’on ne voit pas.
Sans tomber dans la pâmoison, lorsqu’elle effectue un drainage,
Une odeur âcre et assassine lui dit : « Ici, ça ne va pas. »
Si les pensées n’ont pas d’odeur, la transpiration en dégage
Et de mauvaises intentions se sentent à dix mètres à la ronde.
Chez un voleur ou un rôdeur, l’aura est aussi un langage
Qui permet de faire attention aux véritables idées qui grondent.
Quant au parfum du souvenir… il peut entrouvrir une brèche
Dans les oublis incrémentés au cours du temps qui tout efface.
Quelquefois on voit survenir un fait enfoui et revêche
Que l’odeur fera remonter comme un bouchon à la surface.
L’amour a l’odeur de sa peau mêlée à celle de son amant ;
L’exhalaison si envoûtante des corps qui, l’un l’autre, s’étreignent.
Le doux parfum qui sert d’appeau, de philtre magique réclamant
La câlinerie déroutante dont l’olfaction alors s’imprègne.
Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Les Pléïädes
Le sixième sens de Nérätïs
« Mes cinq sens recueillent les signes ; le sixième me souffle où chercher ce que le silence abrite.
Je l’écoute sans renoncer à ma raison et j’attends que l’autre choisisse de m’ouvrir son cœur. »
Nérätïs, princesse d’amour d’Atlantïs
Parfois les cinq sens sont doublés par un sixième qui retentit,
Soit comme un signal de détresse, soit comme une toute petite voix,
Et qui la force à redoubler de prudence et de ressenti
Envers une situation traîtresse ou un choix entre plusieurs voies.
Car Nérätïs sait deviner ce qu’un patient ne peut décrire ;
Elle observe avant de conclure ce que la « voix » lui a soufflé.
Mais elle n’en est pas dominée et peut, au contraire, circonscrire
Les craintes qui pourraient exclure le bon sens qu’elle a insufflé.
Elle reconnaît leurs airs bravaches et la fièvre de leurs silences ;
Elle voit l’espoir que l’un recèle sous le feu naissant du désir.
Elle sait ce que des yeux lui cachent sans dénoncer leur impatience
Et elle entend, lorsqu’on l’appelle, ces silences qu’elle sait saisir.
Et l’empathie joue un grand rôle lorsqu’elle pressent une douleur
Dont elle remonte les marqueurs jusqu’aux racines de la souffrance
Qu’elle soulage par des paroles d’espoir et des mots de couleurs
Qui cherchent au plus profond du cœur le premier souffle d’espérance.
L’intuition la met sur la piste par sa formation médicale
Et par une prémonition issue de sa transformation.
Elle est LLyrïäde et urgentiste, ce qui lui double sa focale
En synergie de cognition aux multiples informations.
L’inspiration, sixième don, perçoit par le canal du cœur
La beauté cachée dans le monde dont l’imaginaire s’instruit.
C’est par le pouvoir du pardon qu’elle peut accepter la rancœur
Et transformer le mal immonde en guérison qui se construit.
Enfin la participation est le moteur le plus puissant
Car sans l’accord de son patient la guérison est impossible.
Ce don sert l’émancipation par un lien épanouissant
Et n’est pas un maître impatient de prouver que tout est possible.


Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Les Pléïädes
Nérätïs nue
« J’ai appris à veiller sur les autres et à cacher ce qui tremble en moi.
Ce soir, je dépose ma blouse, Yavänor. Je te confie mon corps, mes sept secrets et l’enfant d’Atlantïs qui se souvient encore des bras de sa mère.
Veille sur moi avec douceur. »
Nérätïs, princesse d’amour d’Atlantïs
« Mes mains, ces alliées précieuses, qui soignent et palpent la douleur,
Tremblent lorsque tu les saisis car je ressens tes émotions
Les plus douces et les plus gracieuses et elles lisent même les couleurs
De l’amour qui me rassasie avec respect et dévotion. »
« Malgré mon regard assuré, je doute quand tu me regardes ;
J’espère que tu m’aimeras toujours malgré mes peurs et mes faiblesses.
J’aspire au futur azuré que tu construits et sauvegardes
Pour vivre ensemble nos vieux jours d’un amour empli de noblesse. »
« J’écoute non-dits et silences de mes patients, de ceux que j’aime
Et j’entends aussi tes demandes lorsque tu t’inquiètes pour moi.
Je sais ta grande vigilance lorsque tu perçois mes problèmes
Et je tremble sous mes réprimandes qui mettent tes sens en émoi. »
« J’ai un grand appétit de vivre et un faible pour la bonne chère
Mais je ne peux pas m’empêcher d’en ressentir de la distance.
Lorsque j’apprécie je te livre ma plénitude la plus chère
Mais je crains parfois de pécher par l’excès de mon inconstance. »
« J’ai l’odorat très aiguisé notamment pour le souvenir ;
J’en conserve un ancien flacon des vieilles odeurs d’Atlantïs.
Lorsque je me sens dégrisée, j’aime alors laisser revenir
La petite fille dans son cocon avant que la femme grandisse. »
« Parfois je pressens la douleur que je ne pourrai pas guérir
Et je ne peux m’en éloigner par amour pour celui qui souffre.
J’en vois de toutes les couleurs sans que ça puisse m’aguerrir
Et je ne peux que témoigner de l’impuissance au fond du gouffre. »
« Si je m’offre nue devant toi, après avoir veillé sur tous,
C’est pour ôter toutes défenses et la blouse du médecin,
Pour qu’à ton tour, tu veilles sur moi de la manière la plus douce ;
Celle que j’avais dans mon enfance quand ma mère me donnait le sein. »
Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Les Pléïädes
Dimanche sur Atlantïs
« Atlantïs s’est ouverte à nous.
Viens !
Je veux te montrer les chemins où j’ai grandi. »
Nérätïs, princesse d’amour d’Atlantïs
Yavänor
« Pour ouvrir l’accès d’Atlantïs, il fallait l’accord de Thétïs ;
La Sapphôrïä l’a persuadée que l’amour n’a pas de frontière.
Alors elle céda la Mantisse pour moi-même et pour Nérätïs
Qui pûmes ainsi nous évader pour toute une journée entière. »
Nérätïs
« Nous traverserons les feuillages, guidés par le chant des fontaines ;
Tu choisiras parmi les fleurs un parfum pour notre départ.
Je chercherai sur ton visage un éclat des terres lointaines ;
Je t’en montrerai les couleurs, puis nous suivrons les vieux remparts.
J’ai appris là ma médecine sans leur voler tous leurs secrets ;
J’en reconnaîtrai la couleur dans le creux ouvert de tes mains.
Je te montrerai leurs racines, dont le parfum reste discret ;
Je te donnerai leur chaleur pour éclairer notre chemin.
Nous monterons sur la terrasse d’où l’on aperçoit l’horizon ;
Tu verras les bois du rivage baignés d’une étrange lumière.
Le ciel ouvrira son espace sur les toits bleus de ma maison ;
Tu décideras du voyage sans en connaître la frontière.
Près d’un vieux pin, dressons la table avec du pain, des fruits, du miel ;
Nous y goûterons les saveurs d’un fruit mûri sous le soleil.
Tu pourras voir l’eau sur le sable et ses reflets couleur du ciel ;
Nous parlerons de nos bonheurs en savourant ce long réveil.
Nous suivrons la vieille rivière jusqu’au murmure des cascades ;
Je te guiderai par la main au bord des joncs et des roseaux.
La brume y prendra la lumière pour éclairer la promenade ;
Tu choisiras l’autre chemin, nous écouterons les oiseaux.
Je garderai quelque mystère pour embellir notre retour ;
Dis-moi le lieu de ton désir avant la fin de la journée.
La Mantisse attend sur la Terre, mais elle attendra bien son tour ;
À toi de rire et de choisir la suite de notre randonnée. »
Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Les Pléïädes
À la découverte d’Atlantïs
« Je vais te faire visiter Atlantïs par son côté le plus sauvage et le plus naturel ; tu en auras des frissons !
Le soir nous prendrons un bain à l’auberge du couchant.
L’ancien baisodrome a été réaménagé en jacuzzi. Le nom est resté… Je te raconterai son histoire pendant que l’eau chauffe »
Nérätïs, princesse d’amour d’Atlantïs
Licornes, centaures et dodos sont une attraction amusante
Et Nérätïs s’est bien gardée de m’en traduire l’initiation.
Je suis happé grosso modo dans une course traumatisante
Et dans un filet bombardé de la pire des humiliations.
Aux confins des grands lacs, je souffle ; les dauphins semblent plus accueillants…
Quelques sirènes nous escortent dans cette excursion captivante.
Dans l’eau glacée, je m’époustoufle tandis qu’ils vont s’éparpillant
Bravant les vagues qui les transportent comme planches de surf vivantes.
Un tourbillon ouvre sa bouche et nous entraîne au fond du gouffre ;
Nous quittons le bleu clair des cieux pour les boyaux du Médiapode.
Les galeries enfin débouchent sur des geysers sentant le soufre ;
Leur jet me fait fermer les yeux et nous voilà aux antipodes !
Bienvenue aux plages barbares ! Le printemps austral y abrite
Centaures sauvages et gorgones, dodos et licornes indomptées.
Toute intrusion derrière les barres de protection nous est proscrite
Et nous restons dans l’octogone de l’observatoire du comté.
Plus loin, le bassin aux pythons amuse toujours les sirènes
Qui jouent et dansent avec eux des figures acrobatiques.
Alors nous nous précipitons pour saluer l’ambiance sereine
Du spectacle que font toutes ces queues dans un grand ballet aquatique.
L’auberge du couchant en fête nous permet de nous reposer
Et goûter aux spécialités pour en savourer les arômes.
Notre satiété satisfaite, on vient alors nous proposer
De prendre en convivialité un bain dans l’ancien baisodrome.
Enfin le langage des corps sera le seul vocabulaire
Avec étreintes pour les verbes et l’amour pour conjugaison.
Des enlacements en accord avec des baisers corollaires
Et la satisfaction superbe d’orgasmes faisant la liaison.

Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Les Pléïädes
Le rêve de Nérätïs
« Cette nuit, j’ai rêvé que l’amour n’avait plus besoin de billet. Au matin, j’ai emporté une feuille d’Atlantïs pour poursuivre le voyage avec toi. »
Nérätïs, princesse d’amour d’Atlantïs
Au bord du bain mon rêve s’élève, sous le reflet de ta lumière ;
Un souffle passe sur les eaux et te ramène en mon sommeil.
Dans le jardin monte la sève qui fait chanter notre rivière ;
Je suis ton ombre sous les flots et je souris à ton réveil.
Thétïs me tend le vieux billet dont elle a desserré le sceau ;
Je le recueille dans ma main et son seing murmure sans bruit.
Un parfum monte du feuillet et file jusqu’au vieux ruisseau ;
Elle me sourit pour demain et le jardin s’ouvre à la nuit.
Lïlïth s’avance sous les branches et sans prononcer aucun mot ;
Elle dépose au creux de mes mains des pommes d’or de son verger.
Leurs chairs pourtant demeurent blanches et chacune sur son rameau
Brillera sur la mer demain et puis s’en ira s’immerger.
Mes mains deviennent des fontaines et peuvent enfin se reposer ;
Je laisse dormir mes remèdes au bord des massifs d’ancolies.
Mes vieilles blessures lointaines reviennent enfin s’apaiser ;
Tes bras me soutiennent et m’aident à me coucher dans notre lit.
Thétïs dépose sa couronne au pied d’un moulin à prières ;
Elle ne garde plus le billet et m’ouvre elle-même le chemin.
Le vent dans ses cheveux fredonne une promesse sans frontière ;
Elle nous regarde sans sourciller et vient me prendre par la main.
Je te retrouve sur le rivage, la feuille ouverte dans ta paume ;
Je suis sa fille et ton amante, sans éprouver le moindre ennui,
Je redeviens fille sauvage, dans son milieu, avec son homme,
Et je demeure libre et vivante pour toujours, au bout de la nuit.
Je m’éveille au premier matin, avec une feuille en mémoire ;
L’aube à la fenêtre m’accueille, la Mantisse ouvre l’autre maison.
Je te rejoins sur le chemin sans y refermer notre histoire ;
Mon cœur se tait, ma main recueille la feuille au parfum des saisons.
Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Les Pléïädes
Le rêve de Yavänor
« Ce que nous vivons aujourd’hui, je l’ai déjà rêvé dans une vie antérieure.
Et ton image revient sans cesse dans mes songes les plus prenants.
Si je t’aime encore aujourd’hui, c’est que j’ai retrouvé cette image dans ton regard jusqu’au plus profond de tes yeux. »
Yavänor, passeur du monde de l’ÏÄMÔURÏÄ à Ô ALLEGÔRÏÄ
Nous marchions, torques débranchés, main dans la main sous les étoiles
Seule la Lune nous souriait à proximité des Pléïädes.
Nous nous sommes alors retranchés intimement derrière le voile
De vieux cocotiers qui riaient de camoufler une LLyrïäde.
Puis tu m’as dit : « C’est le moment ! » et tu m’as alors entraîné
À marcher nus vers le rivage et nous enfoncer dans la mer.
Pour le salut de ton amant, tu m’as appuyé sur le nez
Et m’as glissé un coquillage qui m’a laissé un goût amer.
Alors nos jambes se sont palmées ainsi que nos pieds et nos mains ;
Et nous avons pu respirer l’oxygène dissous dans les eaux.
Voyant que je m’étais calmé tu m’as guidé sur le chemin
Qui mène aux rêves inspirés dans les courants doux en réseau.
Un lit tissé d’éponges naines nous a permis de nous aimer ;
Heureux comme des poissons-globes, nous y avons connu l’extase.
Et comme tu étais sirène, deux œufs ont été essaimés
Que tu as couvés jusqu’à l’aube dans la quiétude d’une stase.
Au matin nos enfants sont nés, jeune triton, jeune sirène,
Qui ont tété bien goulûment leur mère aux seins gorgés de lait.
J’étais encore un peu sonné mais j’ai vu ta mine sereine
Et ton sourire absolument lumineux comme il le fallait.
Le soir, comme ils avaient grandi, ils nous ont quittés simplement
Pour s’en aller vivre leurs vies dans les abysses ancestrales.
Nous leur avons longtemps brandi nos mains pour saluer humblement
Leurs ombres que nous avons suivies de loin dans l’océan Austral.
Nous avons connu la vieillesse, et plus amoureux que jamais,
Jusqu’à partir, main dans la main, pour notre tout dernier voyage.
Tu es revenue princesse, fille de Thétïs désormais
Et moi, toujours sur le chemin, rêveur en quête de ton image.
Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Les Pléïädes
De V534 Tauri alias HD 23567 à Pénélopïä
« Je suis l’étoile imprévisible ; parfois visible ou invisible.
Nue, je peux ainsi disparaître au risque de réapparaître où il ne faut pas.
Mais ce n’est pas ma seule crainte… »
Pénélopïä, conciliatrice astrale d’Ô ALLEGÔRÏÄ
Petite étoile presque invisible dont la lumière est variable,
Elle n’est pas fixée à un rôle mais à une certaine liberté.
Une naine bleue imprévisible et qui se veut imprévoyable
À qui je donne la parole en espérant nous concerter.
Je reste là, bien qu’invisible mais tu ne peux me retenir ;
Je n’apaise pas toutes les peines et ne sais pas tout consoler.
Ma peur est parfois indicible, pourtant je saurai revenir
Afin de te dire la mienne que je pourrai te dévoiler.
L’invisibilité m’évite de sentir mon cœur qui s’emballe
Dans une course précipitée quand je me glisse entre les ombres.
J’essaie de le faire aussi vite pour qu’aucun doute ne s’installe
À voler les intimités avant de gagner la pénombre.
J’ai l’impression d’être deux femmes et de vivre deux existences ;
Je dois ôter mes vêtements avant d’entrer dans l’invisible
Et quand j’en sors, je cours l’infâme situation d’une assistance
Qui réalise parfaitement une conduite inadmissible.
Je veux trop chercher à bien faire, être parfaite, irréprochable ;
J’y mets toujours bien trop de zèle mais d’une grande honnêteté.
Rien ne saurait me satisfaire plus qu’un résultat impeccable
Car ce don me donne des ailes et pas assez de fermeté.
Enfin, je possède un secret qui me relie à Nérätïs ;
Je suis sa demi-sœur cachée et Astérias, mon géniteur.
J’ai juré de me consacrer, soumise à sa mère Thétïs,
À ma sœur, toujours attachée, sans un seul mot révélateur.
Être libre est une litote ; je suis la servante bâtarde
Sans droit ni légitimité car Thétïs est reine de sang.
Alors je cherche un antidote, un refuge où mon cœur s’attarde ;
Un homme qui saura limiter ce sentiment si oppressant.
Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Les Pléïädes
Ça fait longtemps que je t’attends !
« J’ai longtemps attendu qu’une main se tende vers moi. Je ne savais pas encore combien de visages pouvait prendre ce geste. »
Pénélopïä, conciliatrice astrale d’Ô ALLEGÔRÏÄ
Ça fait longtemps que je t’attends et que mon cœur brille pour toi,
Toi l’homme sur qui m’appuyer, toi le socle de ma maison !
Le conquérant, le combattant qui m’offre l’abri de son toit,
Et son amour déshabillé sans calcul ni autre raison.
Toi, Nemo, j’ai vu dans tes yeux la même perte d’identité ;
Toi tu as perdu ton passé et moi, on m’a volé le mien.
Deux sentiments si pernicieux qu’ils frappent notre intimité
Et nous nous sentons dépassés par leurs contrecoups cornéliens.
Toi, Yavänor, le passeur d’âmes, tu as illuminé ma route
Et m’as permis cette descente au plus profond de ma conscience.
Tu es à l’aise avec les dames, notamment celles de ma déroute.
J’espère de ton aide naissante, honnêteté et confiance.
Toi, Nérätïs, tu es ma sœur mais cela, tu ne le sais pas.
Le secret est lourd à porter mais je suis soumise à Thétïs
Qui m’a placée comme consœur ancrée à chacun de tes pas
Et m’a forcée à supporter d’être la bâtarde d’Atlantïs !
Toi, Thétïs, ma mère adoptive, tu n’as pas officialisé
Ma filiation avec mon père et avec ma fraternité.
Pour toujours je reste captive par mon serment vassalisée
Que tu brandis pour que j’espère un jour ma légitimité.
Toi, Pénélopïä, femme nue, sans titre, sans honneur, sans noblesse,
Tu ne cherches pas la vengeance mais juste la place qui t’est due.
Aujourd’hui tu es devenue invisible avec tes faiblesses
Or tu as devoir d’exigence envers tes racines perdues.
Ô ÏÄMÔURÏÄ, force divine, toi qui m’as donné le courage
De trouver en moi le chemin, je requiers toute ta puissance !
Ô Yanimïä, tu le devines, j’ai besoin de ton entourage
Et de qui me tiendra la main pour obtenir reconnaissance.
Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Les Pléïädes
Nemo sans passé et Pénélopïä sans avenir
« Tu ignores d’où tu viens et j’ai trop longtemps dû taire mes origines. Némésïs saura qui nous sommes ».
Pénélopïä, conciliatrice astrale d’Ô ALLEGÔRÏÄ
Pénélopïä
« Es-tu toujours dans tes recherches à recouvrer tes souvenirs ?
Ne crois-tu pas que ton histoire commence avec moi maintenant ?
Je ne peux te tendre la perche, moi qui n’ai aucun avenir
Sinon construire un territoire commun qui soit déterminant ! »
Nemo
« J’ai trop fouillé dans ma mémoire pour laisser le présent m’attendre ;
Je veux bâtir notre avenir sans différer ce qui nous lie.
Avec toi commence une histoire que nul passé ne peut reprendre
Et s’il veut un jour revenir il trouvera ma vie remplie. »
Pénélopïä
« Je veux pour nous une maison où je n’ai plus peur du silence,
Du pain partagé sur la table et des projets pour l’avenir.
Pour élargir notre horizon je t’offre toute ma présence
Sans jamais bâtir sur du sable ce que nous voulons devenir. »
Nemo
« Nous bâtirons à notre image un lieu qui nous ressemble enfin.
Je veux apprendre chaque jour à t’aimer sans te retenir.
Nous garderons le partage du pain, des rires et du chagrin.
Et que la force de l’amour nous donne envie de revenir ! »
Pénélopïä
« Je porte en moi notre avenir et je veux lui donner naissance.
Némésïs ne sera jamais l’enfant qu’on cache aux yeux du monde.
Je veux la voir rire et grandir et lui léguer en connaissance
Un vrai lignage désormais sans le poids du scandale immonde. »
Nemo
« Je serai là pour vous défendre et repousser les jugements.
Némésïs connaîtra son père et sera fière de sa mère.
Qu’on ne vienne pas vous reprendre ce que nous vivons librement !
Notre fille aura ses repères et moi mes souvenances amères. »
Pénélopïä
« Alors viens me prendre la main et la poser sur notre enfant ;
Nous pouvons refermer la porte et laisser dehors nos blessures.
Je ne veux plus craindre demain auprès de toi qui me défend ;
Sens cette vie que je te porte et qui dément leurs flétrissures ! »
Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Les Pléïädes
L’invisible face au visible
« Tu m’as offert ton écoute, Yavänor.
J’y ai trouvé le courage de tenir ma propre parole : celle qui me lie encore au silence et celle qui me rapprochera de ma sœur. »
Pénélopïä, conciliatrice astrale d’Ô ALLEGÔRÏÄ
Pénélopïä
« Qu’as-tu reconnu dans mes yeux pour me confier cette parole ?
Cherches-tu dans mes profondeurs une amie qui peut te comprendre ?
Si je viens contester tes vœux pourrai-je encor garder mon rôle
Et puis-je parler sans frayeurs lorsque tu n’aimes pas m’entendre ? »
Yavänor
« Toi, comme toutes les LLyrïädes, êtes affranchies de mon pivot ;
Ne vois donc en moi qu’un ami qui peut t’aider envers Thétïs !
Et puisque tu renais Pléïädes, tu te hisses au même niveau
Et tu n’as aucun ennemi à craindre venant d’Atlantïs ! »
Pénélopïä
« Je veux pouvoir parler sans crainte à Thétïs de ce qui me blesse.
Puis-je respecter le secret sans que ma fille en soit captive ?
Je voudrais desserrer l’étreinte et vivre enfin sans sa tutelle.
M’aideras-tu dans ce projet pour que ma voix demeure vive ? »
Yavänor
« Saches qu’à Ô ALLEGÔRÏÄ, tu es Reine-Mère et Souveraine
Au même titre que Thétïs et toutes les femmes reliées.
Vous êtes, au nom de l’ÏÄMÔURÏÄ, protégées de façon sereine
De plus nous avons Nérätïs qui peut devenir ton alliée ! »
Pénélopïä
« Je voudrais parler à ma sœur et lui confier ma vraie naissance !
Ne va-t-elle pas me trouver sotte ou égarée par ma folie ?
Je voudrais lui ouvrir mon cœur et lui demander assistance !
Puis-je la voir sans être en faute envers le serment qui me lie ? »
Yavänor
« Oui, le serment sera brisé mais dépends-tu tant d’Atlantïs ?
Ici tu possèdes un statut et un mari pour défenseur.
Tu n’as pas à t’en mépriser et pour rencontrer Nérätïs,
Le prochain dialogue in situ est la rencontre des deux sœurs ! »
Pénélopïä
« Je vais donc parler à ma sœur et lui confier ce lourd secret.
C’est à moi seule qu’il revient de m’affranchir de ma promesse.
J’affronterai toute la peur et je n’aurai aucun regret
À lui révéler notre lien et lui proposer ma tendresse. »
Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Les Pléïädes
Le carrefour des révélations
« Je craignais de perdre ma sœur. En lui révélant notre père, elle m’a pris la main.
Ensemble, nous irons demander à Thétïs que ce lien puisse enfin se vivre au grand jour. »
Pénélopïä, conciliatrice astrale d’Ô ALLEGÔRÏÄ
Pénélopïä
« Astérias est aussi mon père et j’ai dû taire ma naissance ;
J’ai dû cacher ce qui nous lie pour respecter un vieux serment.
Je suis ta sœur et veux défaire ce mur dressé dès notre enfance !
Veux-tu accueillir dans ta vie une sœur qui t’aime sincèrement ? »
Nérätïs
« Ma sœur, approche et prends ma main, tu n’as plus besoin de te taire ;
Je comprends enfin ton silence et ce qui te serrait le cœur.
Nous partagerons dès demain la vérité sur notre père
Qui t’a fait perdre ta naissance pour te tenir dans cette peur ! »
Pénélopïä
« Aveu dont Thétïs me défend de t’en révéler ma souffrance ;
Je n’osais réclamer mon père ni me montrer auprès de toi.
Je veux protéger mon enfant en lui offrant ma délivrance
Et ne veux plus jamais me taire ni qu’elle ait honte un jour de moi. »
Nérätïs
« Je parlerai devant la reine pour que ton rang soit étendu
Et n’ait plus à être discret car désormais, tu es ma sœur !
Brisons ce serment qui t’entraîne loin de la place qui t’est due
En renonçant à ce secret tout en privilégiant ton cœur. »
Pénélopïä
« Je rêve de te montrer ma fille et voir nos deux enfants grandir ;
Je parlerai de vive voix devant Thétïs et sans rancœur !
Nous formerons une famille où nul n’aura plus à mentir ;
Reste à mes côtés cette fois et laisse-moi t’ouvrir mon cœur ! »
Nérätïs
« Nous irons parler à la reine, ensemble et avec assurance
Je resterai à tes côtés pour que tu surmontes ta peur.
Je veux te retrouver sereine et libre d’affirmer ta naissance
Et défendrai tes libertés en écoutant ton propre cœur ! »
Pénélopïä
« Je veux lui parler sans colère et lui laisser le temps d’entendre
Pour lui demander sa clémence et me délier du serment.
Je parlerai en tant que mère pour qu’elle puisse mieux me comprendre
Et veux jouir de ma naissance pour aimer ma sœur entièrement. »
Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Les Pléïädes
Le carrefour des négociations
« Ne croyez pas que je sois une reine cruelle !
Certaines de mes décisions me déchirent le cœur et certaines me font pleurer la nuit.
Mais je suis reine d’Atlantïs et responsable de la sécurité du royaume. Je dois faire la part des choses.
Aujourd’hui, j’ai pu partiellement réparer une injustice. »
Thétïs, reine éternelle d’Atlantïs
Nérätïs
« Maman, j’ai compris sa souffrance en en découvrant le ferment ;
Je viens te voir avec ma sœur pour te soumettre sa requête.
Tu connais déjà sa naissance ; peux-tu lever ce vieux serment ?
Je t’en conjure avec douceur en tant que mères dans cette quête. »
Pénélopïä
« J’ai révélé notre secret, je viens demander ton pardon ;
Je ne veux pas de ta couronne mais être accueillie par ma sœur.
Puisses-tu lever ce décret qui me fait l’effet d’un chardon
Qui me blesse et qui me claironne que tu serais mon oppresseur ! »
Thétïs
Vous voilà bien présomptueuses mes filles à croire que tout dépend de moi !
Atlantïs malheureusement connaît des troubles politiques :
Ma couronne majestueuse met encore les sens en émoi
Des partisans rageusement favorables à la loi salique ! »
Nérätïs
« Je ne réclame aucun pouvoir ni pour ma sœur ni pour sa fille ;
Je comprends très bien tes raisons d’être attentive aux droits du trône.
Mais peux-tu seulement prévoir qu’elle ait sa place dans la famille
Sans qu’on menace notre maison et qu’on réclame ta couronne ? »
Thétïs
« Reconnaitre Pénélopïä, c’est reconnaître aussi son père
Et lui donner alors un rang qui peut s’retourner contre nous
En lui donnant l’air d’un paria qui me fait perdre tout repère…
Ici, ce nœud est différent ; ici seulement, je le dénoue. »
Pénélopïä
« Je choisis de vivre sur Terre sans plus devoir cacher mon père.
Je ne demande aucun honneur sinon transmettre notre histoire.
Je veux tenir loin de la guerre cet avenir où je suis mère
Et léguer enfin le bonheur d’un nom inscrit dans nos mémoires ! »
Nérätïs
« Nous garderons sur Atlantïs la discrétion que tu demandes ;
Sur Terre, nous serons deux sœurs et tous nos enfants reconnus.
Que ce lien enfin s’accomplisse sans nourrir les vieilles légendes !
Merci d’accueillir dans nos cœurs ce que nous avons convenu. »
Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Les Pléïädes
Pénélopïä face à elle-même
« J’ai longtemps cherché dans mon passé la permission de vivre.
Aujourd’hui, mes deux consciences se tendent la main.
L’une sait ce que je suis, l’autre ose ce que je veux devenir. »
Pénélopïä, conciliatrice astrale d’Ô ALLEGÔRÏÄ
Je veux habiter le présent sans tout savoir de ma naissance ;
Nemo me tend déjà la main pour embellir toute ma vie.
Le nom de ma mère est absent sans condamner mon espérance ;
Je démarre un nouveau chemin vers l’avenir qui me ravit.
Je prends ma place à vos côtés et je m’y tiens la tête haute !
Je tends les mains pour partager les soins, les joies et la tendresse.
J’assume enfin mes libertés et suis bien plus qu’une simple hôte
Car je suis enfin dégagée du vieux carcan de ma détresse.
Demain, j’assume, au dispensaire, toutes responsabilités
Pour écouter chaque douleur et en connaître son histoire.
Avec ma sœur, c’est nécessaire, il n’y aura nulle rivalité
Mais une relation aux couleurs d’un amour sororal notoire.
Je veux bâtir avec Nemo une famille qui nous ressemble ;
Un nid où grandira la joie et la tendresse pour notre enfant.
Nous guetterons ses premiers mots et la verrons grandir ensemble
Fiers d’être restés à la fois confiants, heureux et triomphants.
Je parlerai parmi mes sœurs pour éclairer nos décisions
Et prendrai part à leurs projets avec franchise et sans détour.
J’y mettrai l’élan de mon cœur en défendant mes convictions ;
Nos désaccords seront sujets à nous comprendre avec amour.
Avec toi, je veux partager mes découvertes et mes lectures ;
Je te confierai mes soucis et mes élans en liberté.
Nous prendrons le temps d’échanger sur nos prochaines aventures
Mais te contredirai aussi pour honorer notre amitié.
Mes deux consciences font alliance pour éclairer le même cœur ;
L’humaine y porte ses désirs et la LLyrïäde, sa lumière.
J’emploierai toute ma puissance pour explorer avec bonheur
Les chemins que je veux choisir en femme libre et tout entière !

Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Les Pléïädes
Pénélopïä face à l’ÏÄMÔURÏÄ
« Moi Pénélopïä, je te reconnais en moi.
En t’offrant ma vie, je reconnais la tienne ! »
Pénélopïä, conciliatrice astrale d’Ô ALLEGÔRÏÄ
« Moi l’ÏÄMÔURÏÄ, je suis ce lien éternel qui t’accompagne de vie en vie ! »
Yanimïä, rédemptrice de l’ÏÄMÔURÏÄ
Pénélopïä
Lorsque mes deux voix parlent en moi, qui donc entend ce qu’elles disent ?
Je sens ton souffle au fond du cœur mais reconnais-je là ta voix ?
Si mes pensées viennent de toi, est-ce ton être qu’elles traduisent ?
Quelle est la part qui reste ailleurs et qui m’appartient dans mes choix ?
Yanimïä
À l’origine, tu es moi ; tu es une instance de moi
Qui crée une bulle d’énergie avec amour et bienveillance.
Ce que tu donnes au fil des mois aux autres, tu me le donnes à moi ;
Nous existons en synergie et en totale conscience.
Pénélopïä
Si je suis une part de toi, que t’apporte mon existence ?
Quand j’aime et que je peux donner, fais-je éclore un amour nouveau ?
Ce que la vie éveille en moi enrichit-il ta connaissance ?
Puis-je, en retour, te façonner et t’offrir moi-même en cadeau ?
Yanimïä
Petit à petit, tu t’approches et nos consciences n’en font qu’une
Car ton cœur de LLyrïäde est tel que nous fusionnerons un jour.
Et tout ce à quoi tu t’accroches amasse en moi une fortune
Qu’en fin de ton parcours mortel, tu recevras avec amour.
Pénélopïä
Quand nous fusionnerons un jour, que deviendra mon cœur de femme ?
Nemo reconnaîtra-t-il ma voix au sein de cette immensité ?
Les liens tissés avec amour seront-ils vivants dans mon âme ?
Et notre enfant saura-t-elle en moi retrouver sa mère en éternité ?
Yanimïä
Ton cœur de femme est une fleur qui revient à chaque printemps ;
Vous vous retrouverez ensemble dans vos prochaines existences.
À chaque naissance, tu affleures les êtres les plus palpitants
Que chaque cycle alors rassemble dans l’amour en concomitance.
Pénélopïä
Je reconnais dans chaque amour un peu de ta douce lumière ;
Je confie au prochain printemps les liens noués dans cette vie.
Je veux les nourrir chaque jour en m’y donnant, libre et entière,
Puis refleurir au fil du temps dans cette union qui nous relie.
Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Les Pléïädes
L’invisible à découvert
« Je peux dérober mon corps aux regards mais le monde garde mes empreintes et mon odeur pour ceux qui me connaissent intimement…
Quant à ce que je découvre à l’insu de tous…
cela engage tout ce que je suis. »
Pénélopïä, conciliatrice astrale d’Ô ALLEGÔRÏÄ
Je peux me soustraire aux regards et choisir quand je veux paraître ;
Mon corps se fond dans le décor mais je demeure auprès de vous.
Je veux explorer, au hasard, ce don pour apprendre à connaître
Ce qu’il révèle comme trésor quand j’en découvre les dessous.
Je sors nue au jardin dormant et laisse au vent mon corps sans voile ;
Mes pieds s’impriment sans contrainte dans l’herbe humide de rosée.
Je disparais tout doucement mais mon passage se dévoile ;
On peut me suivre à mes empreintes sans voir celle qui les a creusées.
Le vent emporte mon odeur et livre aux miens cette présence
Que leurs regards cherchent en vain lorsque je passe auprès de vous.
Nemo reconnaît le rôdeur par sa fragrance avec aisance ;
Il le rejoint, lui tend la main et pose un baiser sur la joue.
Quand je passe auprès d’une porte où deux voix parlent en secret,
Une confidence m’emporte et ma curiosité s’éveille.
Mais je sais bien ce qui m’importe : j’ai beau avoir ce don discret,
Je dois respecter ce qu’apporte toute parole à mon oreille.
J’entends soudain citer mon nom : on me trouve parfois trop vive ;
Je reste et j’écoute parler ceux qui me perçoivent autrement.
Leurs mots, tel un coup de canon, font une blessure qui se ravive
Mais je retiens mes pourparlers en encaissant leurs jugements.
Je suis Astérias comme son ombre, portée par l’espoir de comprendre ;
Près de Thétïs, je cherche un nom qui me conduirait à ma mère.
Mais leurs silences restent sombres et je m’attarde pour surprendre
Un indice, un lieu, un prénom qui dévoilerait mon cryptomère.
Ce don possède un double tranchant : il me révèle et peut me nuire ;
Je peux surprendre une douleur que les regards laissent passer.
Alors je m’approche en marchant vers celle-ci afin de traduire
L’émotion en mots de couleurs jusqu’à ce qu’elle soit effacée.
Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Les Pléïädes
Mon héritage pour Némésis
« En te mettant au monde, je découvre comment devenir ta mère.
Je te raconterai d’où nous venons, Némésis. Tu nous apprendras jusqu’où notre histoire peut grandir avec la tienne. »
Pénélopïä, conciliatrice astrale d’Ô ALLEGÔRÏÄ
« Tu dors blottie sous ma poitrine et ton souffle apaise mes peurs ;
Je te regarde avec amour et j’apprends à te découvrir.
Je sens ta chaleur enfantine, j’apprends le langage du cœur
Qui me transmet avec humour notre lien en train de s’ouvrir !
Je te dirai d’où vient ta mère sans déguiser ce que je sais ;
Tu connaîtras tout mon passé, mes joies, mes peines et mes silences.
Tes questions feront la lumière sur les secrets qui m’offensaient
Et nos racines effacées nourriront notre connivence.
Ton père a perdu la mémoire mais ses mains n’ont rien oublié ;
Elles perçoivent tes premiers gestes et sauront vite te soutenir.
Écrivons notre propre histoire destinée à être publiée
Et qui racontera la geste d’une famille en devenir !
Tu trouveras dans ta maison ta place parmi les LLyrïädes
Qui t’accorderont l’attention que nécessite ton enfance.
Tu choisiras avec raison leurs pensées d’amour par myriades,
Nourries de la seule intention de consolider tes défenses.
J’ai commencé par écouter ceux qui me confiaient leurs souffrances
Et su concilier les avis quand les soins sont inefficaces.
Leurs peurs ne m’ont pas déroutée ni leurs colères à outrance
Afin de maintenir la vie de la façon la plus sagace.
Tu poseras sur mes silences tes “pourquoi” francs et désarmants ;
Je chercherai à te comprendre sans te dissimuler mes peurs.
Tu changeras mes évidences en me surprenant tendrement ;
Je prendrai le temps de répondre en reconnaissant mes erreurs.
Je te regarderai partir sans te retenir par la manche ;
Tu mettras dans nos lendemains ce que tu voudras de nos vies.
À toi d’inventer l’avenir sur une page encore blanche
Où se traceront tes chemins au gré de tes propres envies ! »
Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Les Pléïädes
Les joies de Pénélopïä
« Mes joies ont le goût d’une pêche mûre, d’un beau rêve, d’un bocal dérobé et d’inattendu.
Elles me rendent assez légère pour surprendre Nemo, assez hardie pour désarmer une querelle.
Et quand j’imagine le rire de Némésis, je ris déjà avec elle. »
Pénélopïä, conciliatrice astrale d’Ô ALLEGÔRÏÄ
Je laisse mes pieds dans l’eau douce et le soleil dore ma peau ;
Je mords dans une pêche mûre et son jus glisse entre mes doigts.
Une vague soudaine m’éclabousse de la fraîcheur de ses clapots
Et j’entends le lac qui murmure, l’âme sereine comme il se doit.
Nemo m’invente des voyages que j’écoute sans sourciller ;
Il dit avoir, près de la rive, vu des poissons jouer aux dés.
Je reconnais ses vieux mirages et vois son sérieux vaciller
Quand un fou rire soudain m’arrive devant ses truites débridées.
J’aime passer par les cuisines et voir Séorïäne chuchoter
À Alinéor la recette d’une spécialité locale.
J’aime voir ce qu’il emmagasine et ce qu’il nous a empoté
Pour cet hiver et, en cachette, lui en dérober un bocal.
Si j’apprécie d’être attendue et accueillie avec bonheur,
Qu’un ami me cède sa place ou qu’un autre m’offre un café,
J’aime quand c’est inattendu, quand j’apparais comme un voleur,
Une ombre sortant de la glace, nue devant Nemo stupéfait.
J’aime surprendre les secrets, comme un puzzle éparpillé
Dont je joue à relier les pièces avec bosses et creux compatibles,
Pour réconcilier sans regret deux femmes qui se sont houspillées
En révélant avec hardiesse quelques détails irrésistibles.
La joie de retrouver Nemo est celle qui réjouit mon cœur
Lorsque je m’abandonne nue sur son immense corps radieux ;
L’aimer sans prononcer un mot et le surprendre d’un air moqueur
En l’appelant « bel inconnu mais qui fait l’amour comme un dieu ! »
La plus forte est d’imaginer et voir Némésis parmi nous ;
L’entendre rire, s’égayer, mettre le soleil dans la maison.
J’aime me voir contaminée quand je la prends sur mes genoux
Et à l’aube être réveillée par ses cris en toutes saisons.
Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Les Pléïädes
Le banquet de Pénélopïä
« À ma table, les trésors d’Alinéor se partagent sans qu’il soit nécessaire de les dérober.
Séorïäne veille aux saveurs, je veille à ce que personne ne reste à l’écart.
Gardez une place pour les pêches : je serais heureuse de vous entendre dire “encore !” »
Pénélopïä, conciliatrice astrale d’Ô ALLEGÔRÏÄ
Accueil
Pénélopïä sera notre hôte et sa table invite au voyage
Avec ses perles de la lagune relevées d’éclats de pistache,
Petites bouchées en papillotes, fromage frais et coquillages,
Puis mises en bouches de Neptune qui laissent les plus belles moustaches.
Entrée froide
Place aux beaux jardins immergés avec salicornes en salade,
Fines lamelles de courgette avec vinaigrette aux agrumes,
Fenouils et concombre aspergés de céleri en rémoulade,
Roquette, cresson et rougette décorés en cornes de brume.
Entrée chaude
Chaud, le velouté des marées avec sa courge au lait d’amande
Et petits croûtons safranés parfumés aux algues du lac,
Puis petits poivrons chamarrés aux saveurs sucrées allemandes
Et consommé enrubanné de feuilles de vignes au cognac.
Plat de la mer
La dorade du couchant célèbre avec son lit d’algues au citron,
Assaisonnée aux aromates mêlés de sardines et de thon,
Tout juste sortie des ténèbres comme une sirène au plastron
Fait de riz complet aux tomates lui donnant l’air d’un vieux triton.
Plat des jardins
Les aubergines du cellier farcies avec des champignons,
Pâtés aux tomates confites et des gratinées au fromage.
L’omelette du céréalier avec maïs, blé et pignons
Et les tartes qu’on plébiscite avec déférence et hommages.
Les trésors d’Alinéor
Le nec plus ultra du gourmand pillé au cellier d’Alinéor :
Fromages affinés, pain aux graines et son caviar de Petrossian.
Vins fins des vignobles charmants de Bordeaux, « cuvée Aliénor »
Jambons haut de gamme d’Ukraine pour les gourmets, à bon escient.
Les soleils de Pénélopïä
Dessert de pêches rôties au miel et crème légère aux amandes
Garnies de tuiles croustillantes masquant un cœur citron-vanille.
Enfin comme péché véniel – bien sûr, ce que l’on redemande –
Des glaces aux bulles pétillantes qui flattent palais et papilles.
Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Les Pléïädes
De V1228 Tauri alias HD 23628 à Amellïä
« J’ai cru que l’immensité allait m’engloutir.
J’ai tenu mon cap, les mains tremblantes, jusqu’à sentir le ciel s’ouvrir.
Alors mille soleils ont chanté et mes sœurs m’ont tendu les bras.
Je venais de survivre à mon naufrage ; il me restait tout un monde à vivre.
Me voici, Amellïä, muse céleste de l’ÏÄMÔURÏÄ ! »
Amellïä, muse céleste
Petite étoile aventureuse dont l’éclat ressemble à un rêve ;
Une naine bleue plutôt rêveuse, éprise d’amour pour l’altitude.
Toute petite mais vigoureuse et apte à traverser sans trêve
Les plus grandes mers nébuleuses dans une ardente béatitude.
J’ai joui des dénivellations au-dessus des mers inconnues ;
Mon cœur d’étoile battait si fort que je sentais trembler mes mains.
Je suivais mes constellations quand les terres s’étaient abstenues
Et je cherchais encore un port pour y tenter d’autres chemins.
J’ai traversé bien des orages sans renoncer à mes envies ;
Quand la peur venait à son tour, je l’apaisais en m’envolant.
Je dessinais d’autres voyages pour agrandir encor ma vie
Et je revenais par amour dans le grand ciel étincelant.
Mais l’immensité de l’espace se nourrit des plus audacieuses
Et l’infini déploie sa route jusqu’à atteindre le Poïnt ZérÔ.
Si ta petite carapace se montre follement ambitieuse,
Elle pourrait se mettre en déroute et perdre à jamais son héros !
Je prends enfin l’ampleur du vide et règle alors ma trajectoire ;
Je tiens toujours le cap du rêve sans cesse au fur et à mesure.
Mon cœur d’étoile reste intrépide et fait du ciel son territoire ;
Malgré l’affrontement sans trêve, je prends mon élan vers l’azur !
Je sens en moi grandir la muse qui donne une voix à ma lumière ;
Mes vols ont ouvert un chemin qui décide de mon avenir.
L’immensité n’a plus de ruse qui puisse m’éteindre la première
Car je prends mon étoile en mains et mon cœur sent l’amour venir !
Au moment où je crois périr, mon naufrage éclate en naissance ;
J’émerge au sein d’un nouveau monde où mille soleils chantent en chœur.
L’ÏÄMÔURÏÄ m’offre de m’enquérir et de choisir ma renaissance
Parmi les LLyrïädes qui m’inondent d’amour qui me vient droit au cœur.
Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Les Pléïädes
Et Amellïä devint LLyrïäde
« Mes compagnes ont appelé mon nom, et vous avez ouvert les couloirs du temps.
Je suis arrivée avec mes rêves d’altitude et la peur d’un monde où je ne reconnaissais rien.
Puis Glenn a rapproché sa chaise de la mienne, et mes sœurs m’ont fait une place.
J’ai gardé mon nom, mon histoire et mes ailes. Aujourd’hui, je sais où revenir. »
Amellïä, muse céleste
« Tu cherchais dans les disparues une existence à retrouver ;
Geminïä suivit ton appel parmi les ombres de l’histoire.
De tant de vies interrompues, mon nom fut bien vite approuvé
Et Cristïäs ouvrit au scalpel les couloirs du temps péremptoire.
Je croyais affronter la mer lorsque le monde a basculé ;
Mes instruments perdaient le nord, mes yeux cherchaient encore une île.
Au seuil d’une vie éphémère, mon avion fut miraculé
Et je découvris Yavänor et les LLyrïädes juvéniles.
Je ne savais plus quel langage pourrait expliquer mon émoi ;
J’avais quitté tous mes repères sans pouvoir me le reprocher.
Je souriais à vos visages mais doutais du monde et de moi
En cherchant la voix de mon père ou quelqu’un à qui m’accrocher.
Vous avez perçu ma détresse et cherché qui me comprendrait ;
Un autre appel fendit le temps pour arracher Glenn à la mort.
Sa musique et sa maladresse me disaient ce qu’il adviendrait
Des deux paumés concomitants qui n’avaient plus droit aux remords.
Nous avons rapproché nos chaises pour parler des jours disparus ;
Il retrouvait dans mes silences un peu de sa propre substance.
De nos souvenirs, mal à l’aise, des coïncidences sont apparues
Et ce sont nos équivalences qui ont lié nos existences.
Puis j’ai découvert mes compagnes, leurs façons d’aimer et de voir ;
Leurs désaccords, leurs mains tendues, leur science et leur cohésion.
Je leur racontais mes campagnes au-dessus des eaux, chaque soir,
Ainsi, je me suis détendue, cessant tout désir d’évasion.
Quand le cercle m’a fait une place, j’ai pu m’avancer sans détour ;
Je gardais mon nom, mon histoire et mes envies d’aller plus vite.
Amellïä, devant vous, embrasse cette sororité d’amour :
Je suis LLyrïäde et peux croire à l’ÏÄMÔURÏÄ qui nous invite ! »
Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Les Pléïädes
Le vertige d’Amellïä
« Je croyais qu’une main tendue allait retenir mes ailes.
La tienne reste ouverte et me laisse tout le ciel.
Mon vertige, désormais, c’est de pouvoir partir et d’avoir envie de rester. »
Amellïä, muse céleste
« Pour traverser les turbulences, je sais prendre de l’altitude
Et je sais calculer ma route, garder mon cap sur l’objectif !
Malgré toute ma vigilance, je sens fléchir mes certitudes
Quand on met mon cœur en déroute en se montrant juste affectif.
Grâce à mon intrépidité, je peux braver mille dangers,
Gagner des terres inconnues et partir à leur découverte.
Mais je crains l’immobilité et avoue être dérangée
Si je me trouve retenue par une affection trop ouverte.
Je crains qu’une main qui me garde oublie un jour de me lâcher ;
Je prends le ciel pour une fuite avant de nommer ma faiblesse.
Quand ta tendresse se hasarde à voir ce que je veux cacher,
Je voudrais rester pour la suite mais me cache derrière ma hardiesse.
Je lance un mot plein d’insolence pour détourner tes yeux des miens ;
Je fais de mon trouble un sourire et d’un aveu, des pirouettes.
Mais tu sais lire mes silences et mes détours ne cachent rien ;
Ce que ma bouche n’ose dire se lit dans mes yeux de bichette.
Je ne veux pas qu’on me délivre de ce besoin de liberté
Ni qu’un amour ferme ma porte pour me garder à sa merci.
Je veux seulement pouvoir vivre près de toi sans rien regretter ;
Que mon élan vers toi m’emporte sans que mon ciel soit rétréci !
Si ton amour m’offre une place et ne m’impose aucun rempart,
Je peux consentir à rester sans renoncer à mes voyages.
Nous garderons assez d’espace pour accepter tous mes départs ;
Je n’aurai plus à résister à la douceur de ton sillage.
Je ne sais pas quel vent se lève, ni jusqu’où nous irons demain
Mais je n’ai plus peur de venir poser mon cœur contre ton âme.
Près de toi, mon envol s’achève quand je viens te tendre la main ;
Tu me verras parfois frémir et te confier mon cœur de femme. »
Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Les Pléïädes
Le secret d’Amellïä
« Je rapporte des pierres de mes voyages et garde souvent mes peines sous silence.
Sous mon assurance, il y a une femme qui sait tendre la main mais hésite à demander de la douceur.
Mon secret, c’est de vouloir être aimée même lorsque mes ailes se reposent. »
Amellïä, muse céleste
« Je garde au fond de ma valise un peu de chaque lieu quitté ;
Un galet peut me retenir plus sûrement qu’une promesse.
Je fais la fière sous la brise mais j’ai le cœur tout habité ;
Je pars avec le souvenir de ceux qui taisent leur tristesse. »
« Mais si je te laisse partir c’est que tu es une oiselle sauvage
Éprise d’élan, de liberté, sans fléchir à la moindre attache.
Je sais que tu peux compatir et revenir vers mon rivage
Sans que j’aie à manifester un sentiment qui t’y rattache. »
« On me croit sûre de mes gestes quand mes doigts règlent les cadrans
Mais je connais aussi la nuit où toute assurance est futile.
Les routes qu’on dit si célestes cachent les pleurs des conquérants ;
J’apprends à voler dans le bruit sans mépriser mon cœur fragile. »
« C’est dans tes doutes que tu es forte ainsi que dans l’adversité ;
Ce que tu crains, c’est ton ardeur à laquelle tu as succombé.
Mais mon amour te réconforte contre cette perplexité
Car je suis ton raccommodeur, celui qui aussi est tombé. »
« Je sais porter secours aux autres et tendre un bras quand tout se rompt
Mais j’ai longtemps tout pardonné sauf ma fatigue et mes blessures.
Mes peines ressemblent aux vôtres mais mes silences les tairont ;
J’ai tant besoin d’être devinée et de défaire mes armures. »
« Tu m’as ouvert ta carapace et j’y ai vu la femme nue
Qui porte encore son naufrage et se débat avec son corps.
Crois-moi ! Je sais ce qui se passe lorsque ce corps t’a reconnue
Responsable de son outrage dont tu reconnais là tes torts ! »
« Mon secret tient dans cette envie d’être aimée au-delà du vol ;
Je peux choisir tous mes départs mais j’ai besoin d’une présence
Qui sache accueillir dans ma vie celle qui revient sur le sol
Et qui lise dans mes regards ce que je tais dans mes silences. »
Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Les Pléïädes
Les escales d’Amellïä
« Je rapporte de mes voyages un galet, un livre, une étoffe… chacun choisi en pensant à quelqu’un.
Avec toi, mes escales prennent le goût d’un café partagé et d’un rire qui remet mes cheveux en désordre.
J’aime parcourir le monde et retrouver dans tes yeux la joie de mon retour. »
Amellïä, muse céleste
« Au petit jour, près des verrières, je bois mon café lentement ;
Le ciel s’éveille à la vapeur qui monte au-dessus de ma tasse.
Les pistes allument leurs lumières et je savoure ce moment ;
J’écoute au loin chaque moteur sans vouloir déjà prendre place. »
« Je reconnais ton air mutin lorsque tu rentres de tes rêves
Qui t’ont portée sur l’Atlantique et au-delà du Pacifique.
Je sens ta fierté ce matin qui transparaît fugace et brève
Comme une émotion authentique et une paix béatifique ! »
« Je prends un galet sur la plage et le réchauffe entre mes doigts ;
Je le choisis pour sa couleur et pour sa rondeur familière.
J’y retrouve un bout de voyage que je rapporterai chez moi ;
Il me reste un peu de chaleur quand le soir ferme sa paupière. »
« Je conserverai chaque pierre de tes voyages rapportée !
J’exposerai notre musée dans le secret de notre chambre.
Quand tu poursuivras ta carrière, je les aurai à ma portée ;
Elles viendront me diffuser tes vols bleus, verts, orange et ambre ! »
« Le vent défait ma chevelure et met tous mes peignes en déroute ;
Je ris de mes cheveux rebelles dont les épis prêtent à sourire.
Si je n’ai plus si fière allure quand chaque mèche suit sa route,
J’en retrouve toujours mes ailes dès que tu me regardes rire. »
« Beauté et spontanéité sont tes caractères innés ;
L’immobilité ne te sied ni à ton cœur ni à ton corps.
Cette hétérogénéité et tes attentions combinées,
Quand tu m’en fais bénéficier, font le trésor de notre accord. »
« Je garde au fond de mes bagages des présents choisis pour chacun ;
Un livre, une étoffe légère ou quelque épice pour la table.
J’aime raconter mes voyages en partageant ce doux parfum ;
Et je savoure une lumière lorsque nos rires sont charitables. »
Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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Les Pléïädes
Les colères d’Amellïä
« J’ai des éclairs pour l’injustice et quelques pointes pour taquiner ton assurance.
Mais ma colère ne me donne pas tous les droits : lorsque mes mots blessent, il me faut déposer les armes et revenir écouter.
Je tiens trop à notre liberté pour faire de mon amour une cage. »
Amellïä, muse céleste
« Je garde un éclair sous mes cils quand on confond rire et outrage ;
Je ne supporte pas les mots qui font courber un innocent.
Sous les sourires trop civils, je vois la griffe du langage
Et mon cœur sort de son repos avec un grondement croissant. »
« Si tu combats l’hypocrisie, je serai ta deuxième lame ;
Les insultes sont pour les lâches qui ont peur de trop se montrer.
Derrière trop de courtoisie, l’esprit qui veut dominer l’âme
Sera combattu sans relâche, je suis prêt à le démontrer ! »
« Qu’on vienne entraver mes voyages au nom d’un amour trop jaloux,
Je fais un détour par l’orage et laisse tomber mes velours.
Mais je connais aussi les cages que je bâtis autour de nous
Quand je veux garder ton visage au centre de mes plus beaux jours. »
« Dans le jardin règne la fleur, pas enfermée dans un coffret.
Puisque tu vis de l’aventure, t’en priver serait te tuer !
Et même si l’envie t’effleure de m’enfermer dans tes secrets,
Je sais ton goût pour la droiture et la candeur accentué. »
« J’ai la réplique un peu mordante lorsque nous jouons sans façons ;
Je pique au vif ton assurance pour voir ton sourire surgir.
Mais sous ma malice insolente se cache un cœur plein de frissons
Qui cherche dans ton indulgence une raison de s’adoucir. »
« Tu joues franc-jeu, tu es sincère et même aussi pince-sans-rire ;
Tes piques me déstabilisent mais ce sont des preuves d’amour.
Or chaque fois que tu insères une malice dans ton sourire,
Déjà elle se volatilise ; ce n’était qu’une pointe d’humour. »
« Si mes éclairs font des blessures, je viens en regarder les traces ;
Ma fierté peut baisser les armes et reconnaître ses erreurs.
Je ne veux plus que mes armures couvrent mes plus folles menaces
Et je préfère à mes alarmes la vérité de nos deux cœurs. »
Illustrations de Ledalïä & Geminïä.