« J’ai longtemps attendu qu’une main se tende vers moi. Je ne savais pas encore combien de visages pouvait prendre ce geste. »
Pénélopïä, conciliatrice astrale d’Ô ALLEGÔRÏÄ

Ça fait longtemps que je t’attends et que mon cœur brille pour toi,
Toi l’homme sur qui m’appuyer, toi le socle de ma maison !
Le conquérant, le combattant qui m’offre l’abri de son toit,
Et son amour déshabillé sans calcul ni autre raison.
Toi, Nemo, j’ai vu dans tes yeux la même perte d’identité ;
Toi tu as perdu ton passé et moi, on m’a volé le mien.
Deux sentiments si pernicieux qu’ils frappent notre intimité
Et nous nous sentons dépassés par leurs contrecoups cornéliens.
Toi, Yavänor, le passeur d’âmes, tu as illuminé ma route
Et m’as permis cette descente au plus profond de ma conscience.
Tu es à l’aise avec les dames, notamment celles de ma déroute.
J’espère de ton aide naissante, honnêteté et confiance.
Toi, Nérätïs, tu es ma sœur mais cela, tu ne le sais pas.
Le secret est lourd à porter mais je suis soumise à Thétïs
Qui m’a placée comme consœur ancrée à chacun de tes pas
Et m’a forcée à supporter d’être la bâtarde d’Atlantïs !
Toi, Thétïs, ma mère adoptive, tu n’as pas officialisé
Ma filiation avec mon père et avec ma fraternité.
Pour toujours je reste captive par mon serment vassalisée
Que tu brandis pour que j’espère un jour ma légitimité.
Toi, Pénélopïä, femme nue, sans titre, sans honneur, sans noblesse,
Tu ne cherches pas la vengeance mais juste la place qui t’est due.
Aujourd’hui tu es devenue invisible avec tes faiblesses
Or tu as devoir d’exigence envers tes racines perdues.
Ô ÏÄMÔURÏÄ, force divine, toi qui m’as donné le courage
De trouver en moi le chemin, je requiers toute ta puissance !
Ô Yanimïä, tu le devines, j’ai besoin de ton entourage
Et de qui me tiendra la main pour obtenir reconnaissance.

Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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