« Le Timée posa la question et le Critias commença le récit.
L’Hermocrate ne fut jamais écrit parce qu’aucun homme ne connaissait la suite.
Elle n’appartenait pas à Platon. Elle m’appartenait. »
Thétïs, reine éternelle d’Atlantïs

Les Poïnts Infïnï et ZérÔ indiquent l’alpha et l’oméga ;
Cette origine où tout commence et cette limite hors du temps.
Aucun savant, fût-il héros, aucun dieu, fût-il renégat,
N’en arrachera la clémence ni même la chance du débutant.
Hermocrate fut le savant qui dénombra les trous de ver ;
Ceux qui plient l’espace-temps-matière et la lumière définis
Et la Mantisse dorénavant pliant les lois de l’univers ;
La seule et ultime frontière pour atteindre le Poïnt Infïnï.
Il eut des péchés de jeunesse : Licornes, centaures et dodos
Qui étaient des enfantillages procréés génétiquement,
Avec sirènes et faunesses dévergondées, grosso modo.
Thétïs en permit le voyage car Cristïäs y était clément.
On a localisé Cristïäs ! Cette nouvelle est fantastique
Et met Thétïs tout en émoi pour rejoindre son fils adventice.
Il s’est échoué sur Thestïäs mais il y a un souci drastique :
La planète est depuis des mois inaccessible à la Mantisse.
Seule la Terre est accessible ; Thétïs y bâtit en secret
Une demeure dont le sous-sol abrite un hub pour la Mantisse.
Il reste à tenter l’impossible : laisser le message sacré
Afin qu’il serve de boussole à Cristïäs comme une notice.
Thétïs mettra un point d’honneur à élever elle-même sa fille
Et lui donner l’éducation qui offre les meilleurs bagages.
La médecine fait le bonheur dont la princesse s’émoustille
Et sa seule préoccupation en écartant tout mariage.
Et Nérätïs dépassera les limites de la médecine
En lui associant le savoir qu’elle a obtenu de Thétïs
Son officine amassera les potions les plus assassines
Qu’elle extraira pour concevoir la pharmacopée d’Atlantïs.

Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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