Je me réveillais doucement par un petit baiser charmant
Et une jolie voix fluette me disant « bonjour Alinéor ! »
Alinéor ? Quel chamboulement ! Et cette belle-au-bois-dormant
De Ledalïä et ses lunettes… et moi… je ne suis plus Yavänor ?
« Je meurs de faim ! » me dit la blonde sautant guillerette du lit
Dans son joli costume d’Ève qui lui sie comme un gantelet.
« Je reviens dans une seconde ! Fais-nous un breakfast de folie
Tandis que ma toilette achève et je te rejoins, mon poulet ! »
Un petit peu de beurre fondu, une botte de poireaux coupé fins,
Des haricots rouges précuits et du riz dans la casserole ;
L’ail-des-ours à peine fendu et des pois gourmands à la fin.
Citron et Curry quand c’est cuit parsemé de quelques girolles.
Ledalïä s’assied sans mot dire dévore une première assiette,
Enchaîne ensuite la seconde avec un verre de Chablis
Mais ne commence à applaudir qu’après la troisième tartelette.
Enfin l’envie la dévergonde et elle m’entraîne vers son lit.
Eh bien, la schtroumpfette-à-lunettes est vraiment extraordinaire !
Très grande gourmande du sexe et dans toutes les positions.
De zigounette à foufounette, c’est le bal des préliminaires
Ledalïä jouit dans complexe d’un trop-plein d’imagination !
Main dans la main ils s’en iront parmi les bois et les forêts
Cueillir des fleurs et des framboises dont les deux amoureux raffolent.
Et puis le soir ils finiront sur un banc pour élaborer
Des projets de maison courtoise avec enfants qui batifolent.
Plus tard, au lit, je caresserai tes longs cheveux bien tendrement
En disant « Ledalïä, je t’aime ! Approche et faisons un enfant ! »
Mais des coups me tabasseraient aussi vivement que bougrement
Et Laurelïne en plein dilemme hurlerait en m’apostrophant.
Illustration de Ledalïä.
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