
Quand Éolïäne aux cheveux verts dort dans le lit de la rivière,
Elle rêve aux courants qui l’emportent et vont inspirer les poètes.
Elle rêve aux splendides lacs verts quand elle habitait en Bavière
Et avait appris de la sorte à jfaire miroirs aux alouettes.
Loreleï, la sirène d’en face, lui dit un jour d’un tour de rein :
« Suis la Salzach, passe l’Autriche, le Lichtenstein, arrive en Suisse,
Nage juste sous la surface et descends les chutes du Rhin ;
Suis donc les rives encore en friche pour qu’un poète s’en réjouisse ! »
Dès lundi, tu seras Éölïäne, la jolie muse de Sennhof
Qui émerveille les poètes à en faire pâlir Laurelïne…
Tu auras la mine océane d’une sirène alors « spin-off »
Qui vivra d’amour et de chouettes foie d’morue et boîtes à sardines !
Tableau de Josephine Wall.
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