« Si Gibraltar est un détroit, lesquels sont alors les deux autres ?
Je connais celui du Bosphore et toi, celui des Dardanelles ! »
Ainsi parlait un maladroit marin qui avait quitté son cotre
Pour apporter son réconfort à une jolie péronnelle.
« L’amour est un chemin étroit, au bord de l’onde et des apôtres,
Où le destin devient très fort, sous une Lune universelle ! »
Rit-elle de son désarroi, de ses histoires de patenôtres,
Mais dessous cette métaphore, bat le cœur de la demoiselle.
« Suis-moi derrière ce rocher ! » propose-t-elle au matelot
Qui croyant l’affaire conclue prend une attitude sereine.
Mais dès qu’il s’en est approché, la belle l’emporte sous l’eau
Pour garder le marin reclus dans le vivier de la sirène.
Tableau de Jorge Caballero.
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