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  • Le veilleur

    Le veilleur

    Aujourd’hui toutes mes cellules célèbrent leur anniversaire ;
    Celles qui meurent et qui renaissent, celles qui pensent avec humour.
    Merci à celles qui pullulent et transmettent mes vœux sincères
    À tous mes amis qui connaissent également le même amour.

    Au fil des mois et des saisons vient le temps des cellules mortes
    Qui vont s’endormir pour toujours et vont retourner à la terre.
    Mais quelque part dans ma maison, il y a un veilleur qui m’emporte
    Vers l’étoile qui créa, un jour, ma quintessence élémentaire.

    Tableau d’Olga Klimova.

  • La toison rousse

    La toison rousse

    Rouille-de-Fonte naquit naguère pendant une éclipse de lune
    Qui transmit à sa chevelure les couleurs de la lune rousse.
    Tous les chevaliers en briguèrent et sa toison et sa fortune ;
    Et on les vit, à toute allure, caracoler dans la cambrousse.

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  • Mes petits épis

    Mes petits épis

    L’arbre aux cheveux de la nature m’a coiffé des épis de jais
    Qui couronnent ma chevelure comme un prince des champs de blés.
    Je porte cette signature comme un vieux parafe émargé
    Sur les gènes à barbelure de mes chromosomes assemblés.

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  • L’étoile d’argent

    L’étoile d’argent

    Sur les montagnes éternelles, la rose des vents s’est transformée
    En petite étoile d’argent orientée sur quatre espérances :
    Depuis la force paternelle à la prudence performée,
    Et la justice en émergeant pour s’unir à la tempérance.

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  • Les arbres de nos montagnes

    Après avoir été pleuré dans une époque précédente,
    Je me suis senti refleurir dans un arbre bleu de jeunesse.
    Mon cœur peinait à affleurer au-dessus des amours ardentes
    Que je désirais acquérir dans une enfance enchanteresse.

    Le temps m’a chargé de douleurs et j’en ai changé ma couleur.
    Quelques désillusions moroses ont pleuré sur mes feuilles roses.
    Mais après cette hypothermie, mes branches se sont raffermies ;
    Mon cœur aux reflets foliacés a mûri d’amours violacées.

    Si un jour, je perds mes couleurs, ne vous désolez pas, je dors.
    Je plonge mon tronc en sommeil dans un hiver de neige blanche.
    Je me confie au rémouleur qui aiguise les lames d’or
    Pour les faire renaître au soleil dès qu’une occasion se déclenche.

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  • Les petites fleurs de nos montagnes

    Sur le calendrier fleuri que la nature nous propose,
    Les mois s’étirent en floraisons, les jours se comptent en graminées.
    Comme un travail d’orfèvrerie dont les campagnes se composent
    Et qui font tinter les saisons de renoncules animées.

    À chaque jour de la semaine, l’ange du temps change la mode ;
    Les lundi bleus sont aux bleuets ce que les jeudis sont aux roses ;
    Les mardis jaunes nous ramènent les pissenlits qui s’accommodent
    De boutons fanés désuets dilués sous les pluies moroses.

    Les mercredis s’éveillent en vert avec la rosée matinale,
    Les fleurs des vendredis galants feront les bouquets du dimanche.
    Les samedis riment en vers dans leur version originale,
    La seule écriture égalant le langage des roses blanches.

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  • Ce qui unit les rêves

    Ce qui unit les rêves

    La vérité et le mensonge ensemble unissent les deux mondes
    Et la frontière du sommeil en délimite le terrain.
    Les reflets que montrent les songes, parfois probes et parfois immondes,
    Proviennent du cœur du soleil, rêveur toujours contemporain.

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  • La loi de l’attraction

    La loi de l’attraction

    Tout ce qui naît, qui vit, qui meurt, d’un amour hélicoïdal,
    Subit la loi de l’attraction vers un lieu indéfinissable.
    Et c’est par là que le dormeur, dans son sommeil cycloïdal,
    Frôle ce qui fait abstraction de ses limites infranchissables.

    Tableau d’Eduardo Rodriguez Calzado.

  • Caméléonne

    Toute en camées, Caméléonne arbore l’animal sacré
    Qui lui assure ses couleurs et son fond de teint chamarré.
    Rubis de la Sierra Léone, du sang des ethnies massacrées
    Au nom des mines de douleurs et des richesses accaparées.

    Tableau de Martin la Spina. La Sierra Léone, pays africain producteur en mines de diamants et d’or, est l’état le plus pauvre du monde.

  • Le moment de Renard

    Le moment de Renard

    Lorsqu’il revient de ses poulettes qu’il a chopé au poulailler
    Pour leur prodiguer ses câlins et consommer leurs parties tendres,
    Il est encore un peu pompette, les yeux encore ensommeillés,
    Et je surprends ce gros malin qui n’a même pas su m’entendre.

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  • 64 fillette

    64 fillette

    On a testé toutes les marques, des plus chics aux plus populaires,
    Mais pour Cendrillon, rien à faire, elle chausse vraiment du trop grand pied !
    Heureusement le fils du monarque dégota de spectaculaires
    Godasses à la foire aux affaires héritées d’un ogre estropié.

    Dessin publicitaire pour Eram de Moebius.

  • Destins croisés

    Destins croisés

    Quand un requin croise un requin, ils se racontent leurs festins,
    Combien ils ont mangé de jambes, combien ils ont causé de morts.
    Combien de fiers américains ont bouleversé le destin
    De communautés de légende parce qu’ils se croyaient les plus forts.

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  • La flamme de ma vie

    La flamme de ma vie

    « L’obsolescence est programmée, plus rien ne sera comme avant !
    Une fois sa flamme consumée, la femme s’en va en fumée. »
    Ainsi parlait, d’avoir ramé le long du canal déférent,
    Un spermatozoïde consommé dans un petit jet parfumé.

    (Photo de Luciana Urtiga.
    Le canal déférent permet aux spermatozoïdes de sortir de chacun des testicules et de rejoindre la prostate.)

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  • La femme bleue

    La femme bleue

    La femme bleue chauffe bien mieux car l’amour à température
    Saisit le cœur de son amant à la poêle ou la casserole.
    Et son fourneau, fort ingénieux, permet la parfaite emboîture
    Jusqu’à l’orgasme, évidemment, je vous en donne ma parole.

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  • La vérité qui pend au nez

    La vérité qui pend au nez

    Quand la vérité sort du puits des yeux clairs de son apparence,
    Ce n’est pas son nez qui s’allonge mais le bout doré d’un bijou.
    Quoi qu’il en soit, par cet appui, je sais faire la différence
    Car, lorsqu’il s’agit d’un mensonge, je vois des taches sur ses joues.

    Photo d’Ethan Gulley.

  • Sous les feux du soleil

    Sous les feux du soleil

    Jadis, la climatisation ne courant pas dans les forêts,
    Les cerfs se réfugiaient à l’ombre quand les biches étaient en chaleur.
    Depuis la mondialisation qui a, tous les bois, déflorés,
    On voit diminuer le nombre de ces animaux de valeur.

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  • Ève inoxydable

    Ève inoxydable

    Au début, Dieu créa la femme : Ève en acier inoxydable,
    Un châssis carrossé d’enfer à la froidure du métal,
    Dotée d’une bouche multi-lames ainsi que d’un sexe insondable.
    Mais elle plut tant à Lucifer que Dieu se dit : « C’était fatal ! »

    Comme il avait gardé le moule, Adam lui proposa d’en faire
    Une autre biodégradable à la garantie limitée.
    Ainsi fut fait. Pour que ça roule et que ce soit une bonne affaire,
    La nouvelle Ève fut consommable en quantités délimitées.

    Tableau de Shane Gehlert.

  • Nourrir d’amour

    Nourrir d’amour

    Quand on se nourrira d’amour, la femme sera consommée,
    Présentée dans un emballage qui s’ouvrira par un strip-tease.
    Et si les hommes ont de l’humour, ils en feront la renommée
    En déclarant le déballage : « La mise en bouche qui érotise ».

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  • Chacun voit midi à sa porte

    Chacun voit midi à sa porte

    Chacun voit midi à sa porte et projette un sens du bonheur
    Sur la toile vierge de son âme qui cherche le meilleur chemin.
    La vérité , peu nous importe ! N’écoutons pas les sermonneurs
    Mais suivons la petite flamme qui nous éclairera demain.

    Malgré l’ampleur de nos limites à outrepasser les frontières
    Des philosophies reconnues pour enfermer toute hardiesse,
    Faisons toute abstraction des mythes dont résonne la Terre entière,
    Ouvrons nos cœurs à l’inconnu et outrepassons la vieillesse.

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  • La sein-sûre

    La sein-sûre

    S’il faut dissimuler ce sein que la censure ne saurait voir,
    Alors j’effacerai la honte d’être un animal-étalon.
    Et si ce sein n’est qu’un dessin, il est alors de mon devoir
    D’avoir une réaction prompte en estompant le mamelon.

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  • Charmes d’antan

    Lilly, reine aux folies-bergères, dansait nue ou tout habillée
    Selon l’humeur de sa revue ainsi que le cachet promis.
    Mais ça dérangeait les mégères car leurs maris en babillaient
    Lorsqu’ils commettaient la bévue d’en parler une fois endormis.

    Mimi dansait au cabaret et finissait par un strip-tease
    Qui faisait rêver les messieurs et rendait jalouses leurs compagnes.
    Mais un jour elle s’est barrée en excitant la convoitise
    D’un berger plutôt facétieux qui la perdit dans la montagne.

    Nana faisait du cinéma qui n’était même pas parlant
    Car rien ne sert à discourir lorsqu’on est carrossée à point.
    Elle sortit de l’anonymat par sa beauté et son talent
    Qui vit naître, grandir et mourir beaucoup d’amour et de conjoints.

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  • Visages de charme

    Innocente aux yeux menthe-à-l’eau aussi clairs que la vérité,
    Lorsqu’elle se fait évidente et qu’un seul regard me suffit,
    Il disparaît dans un halo toute forme de sévérité
    Qui la rend si intimidante que ma confiance s’intensifie.

    Mais lorsqu’elle devient mystérieuse en plongeant mes yeux dans ses yeux,
    Elle prend la forme d’un oracle qui me projette l’avenir.
    Elle peut m’apparaître audacieuse quand son regard est sourcilleux
    Et j’avoue que seul un miracle en éteindra le souvenir.

    Mais quand elle regarde à côté, vers une envie affriolante,
    Je n’ose pas me demander quel stratagème elle fomente.
    J’en profite pour la bécoter d’une conduite provocante
    Afin de faire, pour m’amender, fondre le cœur de mon amante.

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  • Cœur de pierre

    Cœur de pierre

    Écoute-la, tomber la pluie, embrasse l’amante du temps ;
    Écoute-le, souffler le vent, évanouis-toi dans l’espace ;
    Écoute-le, chanter le feu, embrase-toi de sa chaleur ;
    Écoute-le, ce cœur de pierre, bats-toi pour le sang de la terre.

    Dessin de Moebius.

  • L’aventure

    J’ai parcouru la connaissance autant que je pouvais apprendre,
    J’ai exploré les univers aussi loin que je pouvais voir,
    J’ai consommé de la puissance autant que je pouvais en prendre,
    J’ai traversé bien des hivers enfermé dans ma tour d’ivoire.

    Il me reste encore à apprendre ce qui échappe à ma raison,
    Il me reste encore à entendre ce qui chante dans le silence,
    Il me reste encore à comprendre ce qui réduit mon horizon,
    Il me reste encore à attendre que s’ouvre mon intelligence.

    Dessins de Moebius.

  • En toute nubilité

    En toute nubilité

    Les trois petites impudiques, jeunes filles à peine nubiles,
    Avaient adopté l’habitude de s’aller baigner toutes nues.
    Mariant cette image ludique avec ma plume volubile,
    Je vous offre la béatitude de l’innocence soutenue.

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  • Le souvenir de la licorne

    Le souvenir de la licorne

    Avec une rose des vents improvisée par une fleur,
    L’homme a renoncé au tricorne remplacé par une couronne.
    Vieux chevalier dorénavant, souvent une émotion l’affleure :
    Le souvenir de la licorne dont l’apparition fanfaronne.

    Tableau de Didier Delamonica.

  • A toast for Switzerland

    A toast for Switzerland

    Tous ces hymnes qu’on baragouine pour le pays, à Dieu ne plaise,
    Nous invitent à déboucher de bonnes bouteilles à boire.
    À chacun son « God Save the Queen » et à chacun sa « Marseillaise »
    Et quand la trompe est embouchée, il faut l’entendre pour le croire.

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  • La suissesse aussi

    La suissesse aussi

    En robe rouge à la croix blanche, Madame Suisse est à la fête
    Et sait réunir dans sa langue tous les beaux mâles du canton.
    Qu’elle soit romande ou romanche, transalpine, germaine ou helvète
    Elle nous perd dans ses virelangues mais c’est pour le qu’en-dira-t-on.

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  • L’illumination

    L’illumination

    Lorsqu’elle ôte sa culotte qui glisse sur ses talons
    Et qu’elle appelle le mâle en agitant les mamelles,
    Au vu des seins qui ballottent, je deviens son étalon
    Et lui mets mon animal dans son organe femelle.

    Tableau de … merci-à-qui-me-le-dira.

  • « Je suis une part de tout ce que j’ai lu »

    « Je suis une part de tout ce que j’ai lu »

    Un jour l’esprit disait au cœur : « Je suis une part de ce que j’ai lu,
    De tous ces livres qui me ressemblent car j’en ai bâti ma raison. »
    Le cœur répondît, l’air moqueur : « Je trouve cela farfelu !
    Car lorsqu’ils sont rangés ensemble, ils s’empoussièrent dans ta maison. »

    « Titre » de Theodore Roosevelt.

  • Tournés, niqués

    Tournés, niqués

    Dieu aurait mis l’homme sur Terre afin qu’il subisse une épreuve
    Pour tester son obéissance à refuser la connaissance.
    Levons le voile du mystère : tout est bidon, j’en ai la preuve !
    Pour le résoudre à l’impuissance, Dieu a falsifié la science.

    Ainsi tournez, hommes et femmes, envoyez-vous aussi en l’air,
    Le pragmatisme misérable n’est au progrès que parodie !
    Il fallait rejeter l’infâme machination avec colère
    Et traiter Dieu d’indésirable en lui fermant le paradis.

    Montage photo de Huseyin Sahin.

  • Nous avons besoin de vous !

    Nous avons besoin de vous !

    On a besoin de volontaires pour servir de chair à canon
    À toutes les bouches à nourrir des hauts gradés de la nation.
    Arrêtez donc vos commentaires, n’écoutez pas vos compagnons
    Et préparez-vous à mourir, c’est votre prédestination.

    On fera de vous des héros, du moins les meilleurs d’entre vous ;
    Les autres se débrouilleront pour subsister, pauvre ballots.
    S’ils ont le moral à zéro, c’est fait exprès, je vous l’avoue,
    Car jamais ils n’hésiteront, dès lors, à se jeter à l’eau.

    À force de télévision, de pizzas et de surgelés,
    De voyages organisés et de tourisme démesuré,
    On a obscurcit la vision des spectateurs décervelés
    Parfaitement galvanisés à croire au bonheur azuré.

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  • La Vénus indienne

    La Vénus indienne

    Quand elle vous décoche sa flèche qui vous perce direct au cœur,
    Ça sent la piqûre d’amour comme un venin inoculé.
    Puis, vous voyez cette pimbêche tremper sa plume dans la liqueur
    Qui s’écoule pour vous prescrire qu’ensemble vous devez copuler.

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  • La soif

    La soif

    Soif de vivre ou soif de mourir, chacun son verre et sa liqueur !
    Soif de vaincre ou soif de convaincre, chacun voit midi à sa porte !
    Ma vie se passe à me nourrir d’amour pour le plaisir du cœur
    Et le temps ne cesse de feindre tous les mirages qu’il m’apporte.

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  • Le pan

    Le pan

    Le vêtement, bel entoilage, contient le plus beau des cadeaux
    Quand il laisse échapper le bras, la jambe, le sein ou la cuisse.
    Plus beau sera cet emballage, plus beau sera l’Eldorado
    Lorsqu’un pan vous dévoilera le raccourci vers l’entrecuisse.

    Photo de Grégory Auroy.

  • De mémoire d’éléphant

    De mémoire d’éléphant

    Dans les mémoires d’éléphants, s’enroulent tous les souvenirs
    Dans la spirale évanescente dont on oublie les origines.
    Mais demain nos petits-enfants, qui ne croient qu’en leur avenir,
    La trouveront embarrassante quant aux secrets qu’ils s’imaginent.

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  • Curiosité

    Curiosité

    Quand Curiosité vint au monde, elle n’y jeta qu’un bref coup d’œil
    Puis repartit furtivement dans le ventre de sa maman.
    Finalement, dans la seconde, comme on lui faisait bon accueil,
    Elle ressortit timidement pour ne rien louper du moment.

    Tableau de Fatima Tomaeva.

  • Du côté de Sarah Moon

    Du côté de Sarah Moon

    La femme est-elle une illusion ou bien crée-t-elle une collusion ?
    Peut-être bien qu’elle correspond en tout point à ce que l’homme attend ?
    Quand l’artiste atteint la vision et qu’il l’absorbe à profusion,
    Il est, et je vous en répond, doté d’un génie éclatant.

    Portrait de Sarah Moon – alias Marielle Warin – mannequin et photographe – par Irene Liebler.

  • Les femmes de Sarah Moon – 2

    Alors la question qui se pose concerne la transposition
    Qu’une femme ainsi développe sur sa pellicule du cœur.
    Est-ce une image qui se dépose ou une autre composition ?
    Est-ce qu’il s’agit de l’enveloppe ou du fond du cœur du vainqueur ?

    La femme voit des dimensions qui échappent à son compagnon.
    Lui, il s’arrête à une image, elle perçoit toute la profondeur.
    L’un, sensible aux mensurations, l’autre pas seulement au pognon
    Mais au courage qui se dégage de son esprit de commandeur.

    Mais pour voir en tétravision, les deux regards s’interpénètrent
    Et la femme adresse un message qui renvoie le reflet des âmes.
    Ainsi l’amour fait provision, au moment où il la pénètre,
    De ce qui fait l’apprentissage du destin de l’homme et la femme.

    Photos de Sarah Moon.

  • Les femmes de Sarah Moon – 1

    La première image qui frappe le cœur de l’homme profondément
    Lorsqu’il découvre la beauté du féminin qui se dévoile
    (Tel un Dieu surgit d’une trappe qui brillerait intensément),
    C’est de se sentir ligoté par ce qui créa les étoiles.

    Lorsqu’il perçoit la nudité et les courbes de sa compagne,
    Il sent un désir magnétique dont il ne pourra s’échapper.
    Il vaincra sa timidité, il soulèvera les montagnes,
    Pour découvrir cette pathétique passion qui vient de le happer.

    La persistance rétinienne du cœur demeure la plus forte
    Et l’image de l’être aimé y reste gravée à jamais.
    Cette femme qu’il a fait sienne et qui lui a ouvert la porte
    De toute son âme animée, soude leurs chairs amalgamées.

    Photos de Sarah Moon.

  • La contre-chat-ception

    La contre-chat-ception

    Nous ne ferons plus de bébés, ma femme et moi, c’est ter-minet !
    Nous ne ferons plus de câlins, c’est la dure loi des félins !
    Et si l’on veut se caresser, le chat s’en viendra paresser
    Juste entre nos corps frissonnés qu’il se mettra à griffonner.

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  • L’évocation de la sirène

    L’évocation de la sirène

    Ils ont tous quitté leurs carènes et, ce matin, sont rassemblés
    Pour l’enterrement d’une sirène à laquelle ils veulent ressembler.
    Alors les coquillages évoquent leurs souvenirs en partageant,
    D’une accolade de leurs coques, ses cheveux et sa queue d’argent.

    Merci à Frédéric Maillard pour la photo.

  • Les feux de l’amour

    Les feux de l’amour

    À l’heure où la chaleur culmine et court-circuite ma raison,
    Le cœur émancipé divague et sonne à grands coups de tambour.
    Tandis que le ciel s’illumine d’oiseaux et de fleurs de saison,
    Paraît, dans une nouvelle vague, la femme des feux de l’amour.

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  • S’aimer à Paris

    S’aimer à Paris

    Pour s’envoyer vite fait en l’air, la Tour Eiffel est réputée !
    Prenez pour le septième ciel, le Sacré-Cœur via Montparnasse !
    Faites l’amour triangulaire, au bordel chez les députés !
    À l’Élysée, c’est officiel, vous serez baisés sous la menace.

    Aux invalides, les militaires vous ont niqués et culbutés
    Criant, à l’ordre présidentiel, haro sur les gilets jaunasses.
    Le feu au cul du presbytère de Notre-Dame a débuté
    D’un coup de foudre artificiel et, du coup, tout le monde s’embrasse !

    Tableau de Talantbek Chekirov.

  • À la recherche des couleurs

    À la recherche des couleurs

    Le cœur choisit son âme-sœur et l’âme choisit sa couleur.
    Ainsi l’esprit guide le corps pour rechercher d’autres valeurs.
    Parfois tout se passe en douceur, parfois le temps d’une douleur,
    Et puis tout recommence encore en mêlant bonheur et malheur.

    Mais le jour où le cœur écoute l’écho du vent qui vient d’ailleurs,
    Mais le jour où l’âme aperçoit cet au-delà de l’horizon,
    L’esprit sent les petites gouttes d’un nouveau grain ravitailleur
    Qui donne au corps un feu de joie, prémices d’une guérison.

    Et soudain les couleurs s’accordent, primaires et complémentaires.
    Le rouge brûlant du baiser qui disperse les bleus de l’âme.
    Ce lien qui vibre comme une corde entre deux pôles élémentaires
    Tinte d’un accord apaisé autour de l’homme et de sa femme.

    La couleur ouvre les frontières et offre au cœur cette vision
    De l’amour luisant de la teinte qui fait chanter les anges en chœur.
    Mais si tu sculptes la matière, si tu peins selon l’intuition,
    L’ultime couleur est atteinte : celle qui brille dans ton cœur.

    Tableau de Fabienne Barbier

  • La mode à rayures

    La mode à rayures

    Plutôt que cacher sa vertu sous un bouclier de tissu,
    On pourrait tisser la lumière avec des ombres et des rayures
    De cœurs d’étoiles éperdus, de trous noirs dont ils sont issus,
    Fermés par une boutonnière qui s’ouvrirait sur l’embrasure.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Liquéfaction et Sublimation en Délire

    Liquéfaction et Sublimation en Délire

    Quand la chaleur devient torride, mes perceptions se liquéfient,
    Mes couleurs fondent et se mélangent dans ma mémoire évaporée.
    Mes concrétisations arides se subliment et me stupéfient
    D’hallucinantes girafes orange et d’oiseaux bleus d’Hyperborée.

    Je ne sais pas vous mais à partir de 28° la matière grise fond, les neurones bouillent et les pensées s’évaporent ; c’est la sublimation qui transforme l’état solide directement à l’état gazeux.

  • L’éclipse de lune

    L’éclipse de lune

    Lorsque la lune fut éclipsée, à quoi rêvèrent les souris
    Croyant au fromage savoureux qu’elle trouveraient au paradis ?
    Et les poètes complexés qui couraient après leurs houris,
    Écriront-ils des vers langoureux sans la plume que Pierrot leur tendit ?

    Eclipse de lune du 16 Juillet 2019, photo de Mathieu Rivrin – www.mathieurivrin.com

  • Le préservatif

    Le préservatif

    Le vin avec modération, l’amour avec préservatif,
    Dans notre monde d’aujourd’hui, le cœur s’allie à la raison.
    Mais comme trop de pondération se révèle trop rébarbatif,
    Buvez au sexe qui vous séduit jusqu’à l’ivresse à la maison.

    Tableau de Daniel Del Orfano.

  • Cueilleurs d’étoiles

    Cueilleurs d’étoiles

    J’avais commencé à compter les étoiles des constellations ;
    J’étais enfant et l’infini demeurait loin de ma portée.
    Je m’amusais à raconter que j’en ferai la collection
    Pour qu’une fois celle-ci finie, je puisse m’y téléporter.

    http:letheatredemoncerveau.blogspot.com201309pascal-campion-decouvrir.html?m=1

    Dessin de Pascal Campion.