Adam était-il volontaire pour gouverner sans vanité
La Terre et tous ses animaux jusqu’à l’extinction de la race ?
Ève était-elle solidaire pour reproduire l’humanité
Avec d’infinitésimaux petits défauts sous la cuirasse ?
Tableau d’Edvard Munch.
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Adam était-il volontaire pour gouverner sans vanité
La Terre et tous ses animaux jusqu’à l’extinction de la race ?
Ève était-elle solidaire pour reproduire l’humanité
Avec d’infinitésimaux petits défauts sous la cuirasse ?
Tableau d’Edvard Munch.
Combien y-a-t ’il eu de versions d’Adam et Ève ? On ne sait pas !
Dieu a dû faire des brouillons qui semblaient parfois promettants.
Aussi, n’ayons pas d’aversions à activer notre trépas,
Surtout si nous nous débrouillons à nous montrer incompétents.
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Juste avant que l’été s’en aille, j’ai pris ce coucher de soleil
Dont les couleurs faisaient écho aux camaïeux d’ocre et de rouille.
Que voulez-vous ? Vaille que vaille, il faut que se mettent en sommeil
Les ultimes coquelicots pour que s’éveillent les citrouilles.
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Ce que le printemps déverrouille et que l’été laisse blondir
Donne aux jolies fleurs de saison les belles couleurs de la mode.
Mignonne, allons voir si la rouille, que ce matin fait resplendir,
Met l’automne dans ta maison pour que ton cœur s’y accommode.
Illustration de Florence Penaud.
Les anges auraient dissimulé, sur la face cachée de la Lune,
Un commandement inédit gravé dans un calendrier.
Les USA ont stipulé que cette trace inopportune
Aurait jeté le discrédit sur l’exploit des scaphandriers.
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Nous n’irons plus jamais poser le pied de l’homme sur la Lune ;
Les américains ont triché en montrant leurs photo-montages.
Récemment, d’aucuns ont osé censurer, pour raison de thunes,
Leur chère fusée affichée bien qu’il s’agisse d’un hommage.
https:www.lemonde.frculturearticle20190909bande-dessinee-la-fusee-de-tintin-retiree-d-une-affiche_5508318_3246.html
https:www.lanouvellegazette.be435975article2019-09-10la-fusee-de-tintin-ete-refusee
http:www.lefigaro.frbdexposition-annulee-fusee-gommee-d-une-affiche-moulinsart-baillonne-les-hommages-a-tintin-20190911
https:www.rtbf.beinfosocietedetail_le-centre-belge-de-la-bd-retire-la-fusee-de-tintin-de-son-affiche?id=10316022
Affiche censurée par la fondation Hergé pour avoir dessiné la fusée que Tintin emprunta pour aller sur la lune.
Quand elle n’a pas fait l’amour pour magnifier sa victoire,
La reine passe une nuit blanche ; le roi est parti en tournée.
Elle veille jusqu’au petit jour dans son coin sans faire d’histoire
Mais comme aujourd’hui, c’est dimanche, elle dormira toute la journée.
Tableau de Rachel Baes 1956.
Poissons qui volent dans l’azur, oiseaux qui nagent en profondeur,
Je vois mes rêves à l’envers poursuivre ma vie de bohème.
À contrepied, contremesure, j’entends l’écho d’un répondeur
Me dicter le message en vers de cet insolite poème
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Selon les saisons de l’amour, ses ondes tournent et virevoltent ;
Du printemps, lorsqu’il recommence à marier les amoureux ;
De l’été, beau comme le jour, quand il fait mûrir les récoltes ;
De l’automne, lorsque les semences s’ocrent d’un rouille langoureux.
Selon les histoires d’amour, ses coups de cœur sonnent l’alarme ;
Du début, lorsqu’elle aperçoit le héros de son propre roman ;
Au milieu, quand le troubadour, à son tour, tombe sous le charme ;
Enfin, quand le couple conçoit le fruit de leur rapprochement.
Selon les phases de l’amour, ses fluides apportent l’ivresse ;
Les préliminaires s’accordent entre les corps et les caresses ;
Les va-et-vient, les coups de bourre, guident les cœurs vers l’allégresse ;
Et l’orgasme final déborde sur une joie enchanteresse.
Tableaux de Isabel Emrich.



L’œil succombe au charme hypnotique grâce aux mémoires magnétiques
Inscrites dans les profondeurs de nos racines corticales.
Ainsi, les ondes érotiques sont conformes à la génétique
Et s’harmonisent aux rondeurs horizontales et verticales.
Si l’esprit reste imperméable à comprendre ses émotions,
Le cœur s’accroche et se cramponne à ce qui lui est révélé.
Ainsi la chair est malléable soumise à la fascination
De lingeries qui s’enjuponnent et de corsages auréolés.
L’amour connaît une science assez difficile à cerner
Mais dont les effets secondaires secoue le corps dans un séisme.
L’amour éteint notre conscience pour que le cœur soit gouverné
Par l’attirance complémentaire d’un érotique mécanisme.
Tableaux de Sofia Bonati.
Au milieu du peuple qui gronde et des gilets jaunes qui crient
Sur le président qui s’éclipse dès qu’on en appelle à son fric,
Dans tous les ronds-points à la ronde et les carrefours circonscrits,
C’est la joyeuse apocalypse à l’intérieur du périphérique.
Tableau d’Edvard Munch.
En promotion sur Amazon, ces ailes d’azur et topaze
Équiperaient les Gilets Jaunes pour les transformer en Pégase !
Les forces du maintien de l’ordre pourront viser ces dissidents
Qui botteront dans le désordre le cul de notre président.
Tableau de Soni Alcorn-Hender.
Quand nous voyons sur l’horizon la lune rousse se lever
Et montrer sans hésitation des voyages inopinés,
Alors nous nous autorisons à ce que nous soit révélées
Les plus belles destinations que nous n’aurions pu deviner.
Photo du Lever de pleine lune au phare des Perdrix par Mathieu Rivrin à http:www.mathieurivrin.com .
Ce petit côté animal qui fait le charme féminin,
Tantôt ange et tantôt démon, selon le côté subjectif,
Petit elfe subliminal à l’air mauvais, à l’air bénin,
Dressé comme un mât d’artimon pour pointer vers son objectif.
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Pouvoir d’attraction et de charme au-delà de la séduction ;
Pouvoir de procréer la vie par la chaîne matriarcale ;
Pouvoir qui séduit et désarme les intentions de destruction ;
Pouvoir qui provoque l’envie de son désir patriarcal.
Tableau de Samuel Véronneau.
Quelque chose dans son regard me rappelle un dieu créateur
Qui chercherait à discerner si je conviens à ses désirs.
Et je reste les yeux hagards, troublé par l’être prédateur
Dont la beauté va gouverner tout ce que son cœur saura saisir.
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Elle apparut brièvement en tenue d’Ève à la portière
D’un taxi jaune qui passait par la rue du cherche-midi.
Que cherchait-elle sans vêtement dardant ses mamelles altières ?
Déjà l’image s’effaçait et j’en demeurais interdit…
Dommage d’avoir dû flouter une si jolie poitrine… Dura lex, sed lex.
Tous ces souvenirs oubliés dans l’abîme de mes mémoires
Se réaniment chaque nuit dans des histoires extravagantes.
Mes rêves se gaussent à publier les démons et les bêtes noires
Qui demeurent encore aujourd’hui mes humiliations arrogantes.
Tableau de Robson Borges.
Pour ne pas subir, entravé, cet esprit de compétition
Qui obéit aveuglément à son inéluctable ambition,
J’aime placer isolément ma liberté sous protection
Avant que ne soit aggravée cette folle répétition.
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Bien souvent, les pierres m’appellent lorsque je croise leur chemin
Par un petit rayon de soleil qui joue le rôle du messager.
Je ne sais ce qui m’interpelle mais je les saisis dans mes mains
Et elles me chuchotent à l’oreille que je ne suis qu’un passager.
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Tous ceux qui croient avoir vécu une ou plusieurs vies antérieures
Auraient été princes de sang, nés d’une mère magicienne.
Ainsi les morts ont survécu par des naissances postérieures
À condition qu’à cent pour cent, leur âme-sœur soit égyptienne.
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Le meilleur moment des semences dépend des phases de la lune ;
Après, tout dépend du soleil, la pluie et l’environnement.
Puis, vient le temps des transhumances où l’homme ira chercher fortune
Là-bas, au pays des merveilles, selon son propre rayonnement.
(« Les morts, c’est comme la semence, on met en terre et après, tout dépend du ciel. »
Extrait de « Les champs d’honneur » de Jean Rouaud.
Fresque égyptienne du voyage de Rê dans la Douât.)
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Le soleil disparaît et la lune se lève
Par les rues aux abois quand chante le hibou.
Puis, dans l’ombre apparaît deux yeux qui se soulèvent
Quand le clocher aboie l’heure entre chien et loup.
Tableau de Vladimir Kush.
Par un chemin qui n’est tracé sur aucune carte routière,
J’ai découvert, les yeux fermés, un village au bord de la mer.
Quand la marée vient embrasser l’ensemble des plages côtières,
J’y vois le jour se refermer sur ce paradis éphémère.
Tableau de Jacek Yerka.



Quand le temps passe lentement mes pensées font un bras de fer
Contre cette rigidité qui veut m’imposer sa cadence.
Et mon cœur véhémentement invente quelque chose à faire
Pour casser la solidité de l’abominable fréquence.
Le temps passé se cristallise dans l’enfer glacé du néant
Et chaque seconde écoulée rejoint le trou noir de l’oubli.
Personne ne se formalise de ce qu’ont créé des géants
Par leurs vieux rêves écroulés sous la lumière qui faiblit.
Puis, le temps présent se déchire et s’ouvre sur la fin du monde ;
Mon corps erre un peu au hasard, ici et en même temps ailleurs.
L’esprit ne sait plus réfléchir car s’enfuient même les secondes
Et l’arrêt sonne le départ pour le pire et pour le meilleur.
Tableaux de Vladimir Kush et Jacek Yerka, au milieu Building spiral turbines 1930.



Quand il est temps de s’aborder, on commence à s’apprivoiser
Afin de partager ses goûts, ses couleurs et ses traditions.
On évite de saborder toute occasion de pavoiser
Et l’on modère ses bagouts pour accorder ses ambitions.
Quand il est temps de s’embrasser, on commence à se caresser
Afin de transmettre l’amour qui magnétise les amants
En aimants qui vont s’empresser de se coller et paresser
Au fil des nuits, au fil des jours, à chaque heure, à chaque moment.
Quand il est temps de s’accoupler, on commence à se fusionner
Afin de continuer la chaîne de la précieuse humanité
Qui prolongera les couplets du chant que va occasionner
Une composition pour gènes pour deux corps en maternité.
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Bientôt on construira des arbres à partir de bouts de maisons
Et des terres stérilisées par notre surconsommation.
Les vieilles cheminées de marbre fumeront en toutes saisons
Les souvenirs fossilisés de notre mondialisation.
Tableau de Vladimir Kush.
La fille à la fenêtre désirait adorer,
De ses amours fécondes, un charmant capitaine.
Depuis elle a vu naître des enfants colorés
Venus du bout du monde et des terres lointaines.
Tableau de Salvador Dali.
Ils ont traversé la frontière entre imaginaire et réel
Pour fertiliser la matière jusqu’aux entrailles de la Terre.
Petits messagers de lumière, anges et démons irréels,
Qui font reculer la barrière d’un monde chargé de mystère.
Canyon Antelopes en Arizona.
Pour l’automne des papillons, chacun escortera sa feuille
Dans l’éphémère virevolte qui rendra les branches orphelines.
Les couleurs ocre et vermillon rejoindront leur terre d’accueil
Accompagnées des désinvoltes petites ailes opalines.
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Dans tous mes rêves à l’envers, la vérité métamorphose
Et se transforme en papillon comme les mensonges en chenilles.
Mon subconscient fait des transferts d’émotionnelles anamorphoses
Qui sonnent comme un carillon aux sons des secrets de famille.
Tableau de Marc Chagall.
Dans la vallée du Matterhorn, qu’on appelle aussi le Cervin,
Au pays des bêtes à cornes règnent, sans conteste, les caprins.
Voyez ces fières chevalières, vêtues de leurs robes de laine,
Sur les cimes inhospitalières comme orgueilleuses châtelaines.
Le Matterhorn, aussi appelé Cervin côté francophone, culmine à 4478 m dans les Alpes sur la frontière italo-suisse. Et les caprins sont aux chèvres, ce que les bovins sont aux bœufs et les ovins aux moutons.
Comme elle naquit à Bologne dans un berceau de spaghettis,
Elle goûta la bonne chère en sauce Émilie-Romagnaise.
À présent, nue et sans vergogne, elle me souhaite bon appétit
Tout en enveloppant sa chair de pâtes en robe bolognaise.
Je remercie Haly Nath d’avoir partagé cette jolie photo. Et Bologne est le chef-lieu de la région d’Émilie-Romagne dans la plaine du Pô en Italie.
Même le Soleil le plus fort ne saurait résister au charme
D’une divinité lunaire drapée d’une robe opportune
Qui glisse le long de son corps dont la féminité désarme
Sa majesté l’astre solaire qui rêve d’un amour de Lune.
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Tantôt dragon, tantôt serpent, tantôt démon ou tantôt femme,
La créature des marais dévore les chasseurs de cœurs
Qu’elle séduit en usurpant, par une tricherie infâme,
L’image qui leur apparaît être celui de l’âme-sœur.
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Si, d’amour, le cœur se substante, son exclusive nourriture,
L’esprit exige des images et la couleur des sensations.
Plus la valeur reste constante et plus s’épanouit la nature
Qui rappelle à mon personnage la voie de la révélation.
Tableau d’Helen Nelson-Reed.
Nouveau regard sur la semaine, nouvelles pensées du lundi
Quand je demande à la nature de m’accorder de nouveaux sens.
Juste une expérience humaine, une vision approfondie
Qui rendra mon corps plus mature et mon âme à la quintessence.
Tableau de Miles Toland.
Pour annoncer le renouveau qu’apporte chaque anniversaire,
Je répands les neiges d’antan qui ont ruisselé sous les ponts.
Ainsi, le moindre caniveau portera au creux de la terre
Toutes les âmes que j’entends et auxquelles mon cœur répond.
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« Vivement que mes feuilles s’envolent ! » Disait l’arbre aux branches d’argent,
« Afin qu’elles transportent ma sève qui va fertiliser la terre.
Mes messagères bénévoles vont mourir mais en partageant
La vie qui prendra la relève de mon ferment élémentaire. »
Création d’Annette Mangseth.
Les couleurs chaudes d’un baiser se captent quand les yeux se ferment
Pour que la tendresse transforme la vie en lumière d’amour.
Et rien ne viendra m’apaiser plus que ce lien des épidermes
Dont les plus petits nerfs m’informent de la caresse de velours.
Tableau d’Henri Lamy.



Tant que vos regards tomberont béatement sur ma poitrine,
Je lèverai les yeux au ciel afin de ne plus vous croiser.
Bientôt vos yeux renonceront à examiner ma vitrine
Pour remonter vers l’essentiel dans des baisers entrecroisés.
Maintenant que vous regardez dans la meilleure direction,
Alors je vous dévoilerai un peu de mon intimité ;
À condition que vous gardiez dans mes yeux toute l’attention
Tandis que je me dénuderai dans un strip-tease illimité.
Voulez-vous me prêter la plume afin de m’écrire vos maux
D’où jaillira de l’encrier toute l’encre de votre panse ?
Faites-m’en un petit volume, je vous en ferai la promo
Et vous en entendrez crier dans neuf mois votre récompense.
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Jamais vous n’auriez soupçonné qu’à la saison des feuilles mortes,
Les plus audacieuses s’envolent pour vous murmurer à l’oreille
Tous les mots qui ont bourgeonné et qu’aujourd’hui elles transportent
Afin que votre cœur convole avant qu’elles tombent en sommeil.
Comme les feuilles sont jalouses, vous n’en aurez jamais assez
Car, dès que l’une vous dira un secret, les autres aussitôt
Se jetteront sur la pelouse pour, juste à vos pieds, s’entasser
Et le vent vous expédiera leurs baisers presto subito.
La première feuille vous sourira et la dernière vous oubliera
Jusqu’à la nouvelle saison pour renaître du souvenir.
Ainsi la vie repartira et la nature s’embellira
D’une nouvelle floraison et nouvelles feuilles à venir.
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Les Pierre-à-feu, les Pierre-à-eau, les Pierre-à-air et les Pierre-à-terre
Ont, jadis, habité ensemble pour le meilleur et pour le pire.
Ils ont tant semé de chaos par leurs escarmouches et leurs guerres,
Que leurs souvenirs se rassemblent parmi les grottes qui transpirent.
Colonnes basaltiques de la grotte de Fingal en Écosse.
Papa-Crêtu chantait bien fort pour attirer sa Ramonette
Et la forêt résonne encore de ce beau ténor amoureux.
Ils ont niché dans le confort en stridulant la chansonnette
Dans un arbre en forme de cor pour un concerto savoureux.
(Photo de Ben Pearce Parrot.
« Papa-Crêtu et Ramonette » sont les oiseaux chanteurs de Mademoiselle Rigolette dans « Les mystères de Paris » d’Eugène Sue.)
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Dans le cœur des constellations, résonne la voix du passé
Par la lumière enregistrée qui a vu notre monde naître.
Voyez toutes les tentations que les hommes ont outrepassées,
Des plus fortes aux plus sinistrées, dans les nébuleuses, apparaître.
La nébuleuse de l’Aigle dans la constellation du Serpent.
Du plus profond du puits aux souhaits, là, sous les voûtes poissonneuses,
Le chat qui pêche me remonte toutes ses meilleures histoires.
Ainsi, je dois vous l’avouer, je recopie les plus fameuses
Que je signe sans la moindre honte dans mes poèmes les plus notoires.
Illustration d’Ira Sluyterman de Langeweyde.
Tandis que sur notre hémisphère nous célébrons l’heure de l’automne,
De l’autre côté de la Terre, c’est le printemps. Ça vous étonne ?
Ainsi l’équinoxe se danse à contretemps sur la planète
Avec le temps, tout en cadence, au rythme des marionnettes.
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Lorsque leurs mains eurent caressé l’astre du jour en abondance,
Elles en firent provision dès que l’automne fut annoncé ;
Et le soleil leur adresser ses rayons de correspondance,
Qu’elles cueillirent à profusion avant d’y bientôt renoncer.
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Je t’ai souvent croisée dans mes rêves d’adolescent, mais tu n’étais qu’une ombre.
J’ai deviné ta silhouette dans les nuages éphémères, mais tu n’étais qu’informe.
J’ai entendu ta petite voix dans mes jours de souffrances, mais tu n’étais qu’une onde.
Alors j’ai tout quitté pour te rejoindre enfin et depuis tu es là et je t’aime en couleurs.
Tableau d’Helenka Wierzbicki.


Mariages en roses, mariages en blanc,
J’ai vu se marier, sous des couleurs étranges,
Des mémoires en prose, des souvenirs tremblants
Qui sont appariés à des roses orange.
Ah que j’épouse enfin celle qui dans la nuit
Brille comme une étoile et peint mes rêves en bleu ;
Qui calmera ma faim, retirera l’ennui
Et lèvera le voile qui aveugle mes yeux !
Tableau de Marc Chagall.