Le cœur partage trois visions de la vie, au nom de l’amour : Subir les règles imposées, faire son devoir de son mieux ; Braver et conquérir le monde, sortir du lot et puis, gagner ; Ne rien faire pour mieux observer comme un témoin indispensable.
Diamants trempés dans le phosphore, perles nacrées d’un bel orient, La femme au regard de lionne m’enthousiasme encore aujourd’hui. Venue du détroit du Bosphore, née dans des palais luxuriants Dont les récits m’approvisionnent en contes des mille-et-une nuits.
Fabriquées dans un no-man’s-land, situé dans le Cirque Hipparque, Par des lunatiques lutins dans le cratère « Au bon écueil » ; Voici vos nouvelles guirlandes : la farandole des trois Parques Qui découperont votre sapin pour en fabriquer un cercueil.
(Tableau d’Hanna Silivonchik. Tous ceux qui ont lu « On a marché sur la Lune » se souviendront du Cirque Hipparque.)
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Un contralto pour une voix, incarné sans contrefaçon, Perçu quand Madame retire tout ce qu’elle peut de l’instrument ; Les notes sonnent à claire-voie des ouïes en colimaçon Et vous entendrez retentir son cœur qui jouit congrûment.
Vous me croirez si vous voulez mais j’étais parmi les apôtres Avec Jésus et Mahomet conviés à un grand festin. La Madone s’aperçut, chamboulée, en récitant son Patenôtre, Qu’avec Siddhârta au sommet, nous étions treize, quel destin !
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En faux-semblants et en douleurs, l’année s’écoule lentement ; En noir et blanc ou en couleurs, la vie s’étire doucement. Juste une larme au coin des yeux quand la situation s’aggrave ; Juste un sourire merveilleux, finalement ce n’est pas si grave.
Pourquoi chercher à travailler et croire à un Père Noël Qui distribuera la retraite uniquement si on est sage ? Fous, parmi la foule à lier, tous autour de Marie-Noëlle, Vivons la vie d’une seule traite comme des oiseaux de passage !
Que Siddhartha me le pardonne, je me suis un jour déguisé En Bouddha fleuri et hippie et sa panoplie assortie. Seule, m’a résisté la Madone qui m’avait les sens aiguisés Puis, s’est conduite en vraie chipie et jeté mes fleurs aux orties.
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Parler du mont Fuji-Yama reste avant tout un pléonasme Car « yama » signifie « montagne » dans le langage japonais. Il en est de même pour le lama dont le légendaire sarcasme Veut qu’il vous crache et vous castagne cependant qu’il vous jappe au nez.
Les Aquarius font la navette, transportant nos nouveaux voisins Que l’on renvoie chez eux céans ; sans (cent) personne(s) pour en témoigner. De notre côté de la planète, nous sommes plus ou moins cousins, Maîtres des mers et océans des confins les plus éloignés.
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Dans la famille-et-une-nuits, je vis, depuis la nuit des temps, Une existence fugitive qui rebondit de branche en branche. J’aime mon arbre de minuit à l’heure où son ombre s’étend Sur les atmosphères festives des jours fériés et des dimanches.
Toi qui exprime tes douleurs tout autour de ton corps astral Pour recycler dans l’atmosphère tout ce que tu as absorbé, Laisse s’exprimer tes couleurs en volutes et en spirales Pour que ton âme puisse satisfaire ce que ton cœur doit résorber.
Aussitôt que la connexion se rétablit dans ta conscience, Ton véritable « moi » revient comme s’il était éternel. Ainsi, cette autocorrection ravive dans ta subconscience Une évocation qui provient d’un créateur confraternel.
Au printemps, elle se réveille ; quand vient l’hiver, elle s’endort, Pareille à la feuille éphémère qui renaît éternellement. Là-bas, au pays des merveilles, elle est « Libellule Dragon-d’Or » Ici-bas, elle n’est que « chimère » sans cesse en renouvellement.
Chaque fois que je prends la main de ma liseuse d’aventure, Elle me raconte les mémoires de vies que je n’ai pas connues Car elle en trouve le chemin au fil des lignes d’écritures Qui, de grimoires en grimoires, en révèlent toutes les inconnues.
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Le magnétisme de l’amour trouble les sens et la raison Et les amoureux en déroute se perdent dans ses labyrinthes. La rose des cœurs, à ce jour, garantit seule la livraison En bonne et due forme, sans doute, d’une aventure sans contrainte.
« Chacun peut cloisonner sa vie en compartiments bien étanches ; Séparer pertes et profits puis, faire l’amour le dimanche. » Or l’expérience m’a instruit que, fors tout le temps écoulé, Le Titanic qui fut construit selon ce principe a coulé.
(À gauche, reconstitution du naufrage du Titanic le 14 avril 1912 ; à droite, l’épave qui gît à 3.843 mètres de profondeur. « …Ou tu veux cloisonner ta vie en multiples compartiments étanches, bien séparés les uns des autres : amourfamilleamitiémétiersexevoyagessporthobbynostalgiepeur de la mort. C’est ton droit. Tu ne serais pas le seul ni le premier. Je te ferai seulement remarquer que le Titanic, construit selon ce principe, a coulé… » Extrait de « L’exposition coloniale » par Erik Orsenna.)
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Ce passage, ainsi dévoilé à toi seul qui sais décider, Ne reste ouvert qu’un bref instant et doit se franchir sans regret. Mais lorsque ton âme étoilée et ton cœur auront coïncidé, Laisse tes remords attristants et enjambe ce seuil qui t’agrée.
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Les marques du cœur et du corps, parachevant les bleus de l’âme, Gravent l’empreinte indélébile de toutes les douleurs subies Qui estampillent le décor dans lequel les hommes et les femmes Reprennent dans le temps immobile sans cesse les mêmes lubies.
Lorsque les lumières s’éteignent, quand l’ombre efface les couleurs, L’œil laisse ainsi à l’intuition le rôle de l’observateur. Mes racines alors me renseignent sur l’origine de mes douleurs Qui ne sont qu’une information d’un sentiment innovateur.
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La femme, d’une autre nature qu’une simple dégustation, Nous mystifie dans l’apparence trompeuse de ses plus beaux atours. Ceux qui n’y voient que nourriture et sujet à copulation Tombent dans le piège de l’attirance et seront mangés à leur tour.
Au début, les histoires d’amour m’apparaissent assez romantiques ; J’y joue, j’y perds avec ardeur tant que mon cœur est amoureux Après, c’est la nuit et le jour quand la famille se complique ; Entre beaux-frères et belles-sœurs, l’accord n’est pas si savoureux.
Au début, les histoires d’argent me semblent assez économiques ; Je risque, je gage mon honneur en espérant devenir riche. Plus les intérêts sont urgents, plus ils entraînent de polémiques ; L’argent ne sent pas le bonheur mais plutôt une odeur de triche.
Au début, l’espérance en Dieu me paraît bien ésotérique ; Je prie, je m’engage de bon cœur voire même un brin fanatique. Mais l’amour miséricordieux se change en croisade hystérique Quand je deviens un peu moqueur sur les croyances et leurs pratiques.
On ne résume pas l’amour en quatre temps, trois mouvements Et l’argent n’est qu’un potentiel entre l’offre et la demande. Or Dieu ne manque pas d’humour en créant ces dérivements Qui nous promettent un jour le ciel ou l’enfer sous peine d’amende.
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Lorsque la femme ôta le voile qui obscurcissait sa nation, Elle apparut en évoquant la vérité sortant du puits. Ce trésor caché sous la toile qui n’était qu’imagination Devint le charme provoquant jamais inégalé depuis.
Lorsque Princesse fut venue, Renard fut pris au dépourvu. Par une rose, sans pavoiser, il tenta de l’apprivoiser. Elle exigea son héritage mais il répliqua sans ambages : « Jolie princesse, de ton tonton, j’ai dévoré tous ses moutons ! »
Quand la voiture est flambant neuve, l’homme paraît très attentif ; Quand la fiancée est nouvelle, l’homme accède à la perfection. En quoi que ce soit qui l’émeuve, l’homme deviendra préventif. En conséquence, mesdemoiselles, roulez en caisse de collection !
En suivant le train des saisons, passer de l’automne en hiver Revient à changer de couleur en plusieurs méandres éreintants. Et je m’endors là, sans raison, dans le brouillard des faits divers Pour hiberner de mes douleurs jusqu’à la station du printemps.
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Aujourd’hui en pleine lumière, Hier, déjà plongé dans la nuit, Demain derrière la barrière, L’éternité quand vient l’ennui.
Le temps qu’il fait ou transitoire, Nous le vivons et l’éprouvons, Toute une succession d’histoires Qui pleuvent, ventent et puis s’en vont.
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Un feu rissole sous le sable, un soleil d’or crève son œuf, Un vent d’épice fouette les vagues, une femme ajuste son foulard. Sur la jetée, mon cœur divague d’un affect qui n’est plus tout neuf : Ce souvenir impérissable de l’omelette de la mère Poulard.
Photo des vagues d’or de la baie du Mont Saint-Michel par Mathieu Rivrin sur www.mathieurivrin.com
De l’autre côté du miroir, le poète a choisi son camp Loin de la raison du plus fort : soit manger ou être mangé. Son monde à lui, dans ses tiroirs, parmi ses cahiers conséquents Où l’humour rit en métaphores d’amours et d’humeurs mélangées.
Foin des matheux, des intellos ! Fabienne a choisi ses pinceaux Pour mesurer le vaste monde et l’exprimer par la peinture. Désordonnée, méli-mélo, mais cœur vaillant in extenso, Son inspiration vagabonde colore ma belle aventure.
Aujourd’hui brille comme l’or, demain s’enfuit en décalage ; L’effet Doppler met, sur le temps, une distorsion métaphysique. Puis, au moment où je m’endors, quand l’esprit lâche l’attelage, L’au-delà m’ouvre ses battants et hier devient amnésique.
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N’en déplaise à l’amirauté, le capitaine leva l’ancre Préférant aux combats navals l’attrait de la marine marchande Au fil des pages numérotées, saturées de l’odeur de l’encre Et de zouaves de carnaval pour faire face à la contrebande.
Les doigts tachés de lotus bleu, les yeux en boule de cristal, Le front haut, l’oreille cassée et le nez pointé vers l’ouest, Nous avons fait bois de tout feu, fini parfois à l’hôpital, Bras et jambes escagassés mais bien vivants, tonnerre de Brest !
Ainsi, à bord de la Licorne, les aventuriers taciturnes Abordèrent l’île mystérieuse sans trouver le moindre trésor. « Cornes de bouc et triple cornes ! » cria le marin de fortune, « Cette aventure est laborieuse. Mille millions de mille sabords ! »
Il suffit de passer le pont … Aussitôt les arches ont du lait ! C’est une particularité très appréciée des connaisseurs Qui remontent sous le jupon, sous le tablier ondulé, Pour boire la singularité de ce nectar rajeunisseur.
Lorsque les reflets s’échappèrent de la lumière capturée Par un miroir fourbe et jaloux qui les gardaient indivisibles, Les sept couleurs s’émancipèrent de l’image caricaturée Pour s’en aller à pas de loup et disparaître dans l’invisible.
Le miroir devenu sans tain, abandonné par sa lumière, En appela à l’occultisme pour anges et démons infléchir. Alors un sorcier plaisantin lui enferma une chimère Afin de sortir du mutisme et de parler sans réfléchir.
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Au plus profond de ma mémoire, je ressens cette rémanence De la carte des dieux antiques que les étoiles me révèlent. Ces souvenirs dans cette armoire scellée de ma grise éminence Décoiffent mon cœur romantique que la Voie lactée échevelle.
Quand l’œil a besoin de lumière, quand le cœur a besoin d’amour, Les nuits infinies cauchemardent comme un aveugle désespoir. Mais ce ciel couvert de poussière demeure jusqu’au petit jour Où s’enfuit enfin la camarde dans un premier rayon d’espoir.
J’aime ce moment de silence juste à la levée du rideau Dans le brouhaha volatile des oiseaux sacrificateurs. Seule une étoile en vigilance luit sur les toits pyramidaux Du scintillement versatile du jour nouveau annonciateur.
Mon passé ressemble au miroir dans lequel mon présent se mire ; Mon futur ne reflète rien sinon une mise en Abyme. Toutes ces histoires à tiroirs ne font rien d’autre que m’endormir Et les échos des ivoiriens me précipitent dans l’Abîme.
Mais si mon imagination me permet de me dupliquer De l’autre côté de la glace à l’infini mais à l’étroit, Il me faudra faire attention car ce sera plus compliqué De gagner ma véritable place soit à l’envers, soit à l’endroit.
Ce serait vraiment renversant d’apercevoir tous mes complexes Complètement à l’opposé de mon caractère imparfait. Je trouverais bouleversant de m’entrevoir dans l’autre sexe Et que mon passé composé se retrouve au plus-que-parfait.
La mise en abyme est un procédé consistant à représenter une œuvre dans une œuvre – un tableau dans un tableau, un texte dans un texte – et l’accent circonflexe de cime est tombé dans l’abîme, c’est bien connu.
Demain, nous serons en décembre, le mois préféré des enfants. Je propose de mettre à l’honneur ceux qui ont charmé mon enfance : Instaurons le trente novembre comme la fête des éléphants ; Un jour dédié au bonheur d’enfin rétablir leur défense.
Pour quitter novembre en beauté, les chevaux forment une parade Sans ignorer de rappeler toutes les couleurs honorifiques. Quatre fers en or aux sabots, un peu de rouge de Léningrad, Au temps où l’histoire l’appelait Saint-Pétersbourg la magnifique.
Quand le moment semble imminent, quand l’instant propice est venu, Mon cœur arrête de respirer et mon souffle cesse de battre. Ô corps divin proéminent ! Que sont mes pensées devenues ? Plus rien ne saurait transpirer de mes grands yeux couleur d’albâtre.
(Tableau de Michael Carson. Eh oui, la première fois que j’ai vu une femme nue, mes yeux en transpiraient !)
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Lorsque les chevaux s’échappèrent du carrousel de mon enfance, Leur liberté creva le voile qui serrait en vain son étreinte. Puis, les chevaux s’émancipèrent et abaissèrent leur défense En chevauchant sous les étoiles, affranchis de toute contrainte.
Avant le résultat final qui atteindrait l’être suprême, L’évolution fit des femelles, toutes solutions confondues. Ainsi le plus original échantillon de ce harem, Fut l’exemplaire aux deux mamelles et son petit fruit défendu.
La météo de mes humeurs prévoit des pluies de souvenirs Et des vents d’images d’enfance comme une bande dessinée Colorée selon les rumeurs et les réclames d’avenir Qui défilent en connivence dans ses échos disséminés.
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Au fond du cœur de l’univers, l’amour serait né d’une étoile Infinitésimalement réduite à sa seule expression. Mais après tout, à quoi ça sert d’utiliser une grande toile Pour n’y peindre finalement que sa plus divine impression ?
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Quand le jour épouse la nuit, le ciel se tait en somnolence ; Le soleil luit d’un rayon vert et voici la première étoile. Sous le rituel, plus un bruit ; la faune et la flore en silence Cérémonieusement révèrent la mariée jetant son voile.
J’aime la voix de la sirène le soir au fond des océans Dont les vagues longues envoyées enchantent mon cœur apaisé. J’aime la chanson souveraine de la maîtresse des céans Dont les ondes iront me noyer sous ses caresses et ses baisers.
La petite reine se maquille en rose Pour farder son phare et sa chaîne en or. Jamais à la traîne, jamais se repose Le timbre en fanfare quand elle est dehors.
Lorsque sa maîtresse va chez son copain, La garde, elle monte, fidèle pucelle. Mais elle se redresse quand un galopin Propose sans honte un tour sur sa selle.
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L’arithmétique de l’univers attribue au nombre dix-neuf Le bel atome de Potassium symbolisé par un grand K. Ainsi donc si tu persévères à conserver un regard neuf Et développer ton consortium, tu gagneras dans tous les cas.
On extrait des eaux de la mer cette substance prolifique Qui offre les meilleurs produits à l’industrie agronomique. Toi, tu as germé de ta mère pour une voie honorifique Et entreprends dès aujourd’hui une carrière astronomique.
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Quels rêves forme un capitaine qui va s’embarquer pour un an Dans sa course autour de la Terre pour acquérir une expérience ? Et vers quelles terres lointaines va-t-il naviguer maintenant Qu’il montre un nouveau caractère qui s’aguerrit avec vaillance ?
Là où les couleurs s’entremêlent dans un désert de souvenirs Qui semblent identiques à moi-même jusqu’à l’horizon infini, Ici, l’enfance se jumelle aux expériences à venir Mais jamais n’en vois le dilemme ; rien n’est encore prédéfini.
Après dix ans de traversée dans l’obscurité du passé Depuis les aurores naissantes aux crépuscules du parcours, Après avoir ri et versé des larmes fausses et compassées Parfois aussi reconnaissantes de me nourrir jour après jour.
Heureusement l’adolescence secoue le rythme quotidien Et badigeonne de couleurs les murs de ma chambre-prison. Dont je m’évade pour l’essence d’un nouveau flux thyroïdien Qui donne aux premières douleurs la soif de nouveaux horizons.
Pour échapper à sa misère, l’animus aime imaginer De tracer de nouvelles routes et tisser de nouveaux réseaux. Mais la traversée du désert fait place au monde halluciné D’un futur qui met en déroute l’anima parquée dans des zoos.
Rien ne se perd, rien ne se crée, selon la loi de Lavoisier ; Tout se transforme en illusions et en mirages parachevés. Tel est le principe sacré supposer me rassasier De ce désert de collusions d’un univers inachevé.
Puisque tout vous est proposé, prêt-à-aimer, prêt-à-penser ; Puisque tout est copier-coller, conditionné sous cellophane ; On pourrait dès lors supposer que ceux qui sont récompensés N’inventent rien d’extrapolé puisqu’il suffit d’être profane.
Variante
En supposant qu’on numérise l’ensemble de tous les écrits, On obtiendrait alors un nombre qui contiendrait l’humanité. Ainsi les chiffres polymérisent n’importe lequel des manuscrits Tapi dans l’ombre et la pénombre des chiffres en infinité.
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