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  • Le schisme

    Le schisme

    Le cœur partage trois visions de la vie, au nom de l’amour :
    Subir les règles imposées, faire son devoir de son mieux ;
    Braver et conquérir le monde, sortir du lot et puis, gagner ;
    Ne rien faire pour mieux observer comme un témoin indispensable.

    vu sur medicinebird.net

  • La femme au regard de lionne

    La femme au regard de lionne

    Diamants trempés dans le phosphore, perles nacrées d’un bel orient,
    La femme au regard de lionne m’enthousiasme encore aujourd’hui.
    Venue du détroit du Bosphore, née dans des palais luxuriants
    Dont les récits m’approvisionnent en contes des mille-et-une nuits.

    Tableau de Ramzi Taskiran.

  • La guirlande « dernier cri »

    Fabriquées dans un no-man’s-land, situé dans le Cirque Hipparque,
    Par des lunatiques lutins dans le cratère « Au bon écueil » ;
    Voici vos nouvelles guirlandes : la farandole des trois Parques
    Qui découperont votre sapin pour en fabriquer un cercueil.

    (Tableau d’Hanna Silivonchik.
    Tous ceux qui ont lu « On a marché sur la Lune » se souviendront du Cirque Hipparque.)

    Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.

  • Le contre-rut

    Le contre-rut

    Un contralto pour une voix, incarné sans contrefaçon,
    Perçu quand Madame retire tout ce qu’elle peut de l’instrument ;
    Les notes sonnent à claire-voie des ouïes en colimaçon
    Et vous entendrez retentir son cœur qui jouit congrûment.

    Tableau de Rebecca Dautremer.

  • Bouddha refleuri

    Bouddha refleuri

    Vous me croirez si vous voulez mais j’étais parmi les apôtres
    Avec Jésus et Mahomet conviés à un grand festin.
    La Madone s’aperçut, chamboulée, en récitant son Patenôtre,
    Qu’avec Siddhârta au sommet, nous étions treize, quel destin !

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  • Tous avec Marie-Noëlle !

    En faux-semblants et en douleurs, l’année s’écoule lentement ;
    En noir et blanc ou en couleurs, la vie s’étire doucement.
    Juste une larme au coin des yeux quand la situation s’aggrave ;
    Juste un sourire merveilleux, finalement ce n’est pas si grave.

    Pourquoi chercher à travailler et croire à un Père Noël
    Qui distribuera la retraite uniquement si on est sage ?
    Fous, parmi la foule à lier, tous autour de Marie-Noëlle,
    Vivons la vie d’une seule traite comme des oiseaux de passage !

    Tableaux de Joan Dumouchel.

  • Bouddha fleuri

    Bouddha fleuri

    Que Siddhartha me le pardonne, je me suis un jour déguisé
    En Bouddha fleuri et hippie et sa panoplie assortie.
    Seule, m’a résisté la Madone qui m’avait les sens aiguisés
    Puis, s’est conduite en vraie chipie et jeté mes fleurs aux orties.

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  • Foly Lama

    Foly Lama

    Parler du mont Fuji-Yama reste avant tout un pléonasme
    Car « yama » signifie « montagne » dans le langage japonais.
    Il en est de même pour le lama dont le légendaire sarcasme
    Veut qu’il vous crache et vous castagne cependant qu’il vous jappe au nez.

    Illustration de Holli Huyser sur hollihocks.com .

  • L’arbre aux cousins

    L’arbre aux cousins

    Les Aquarius font la navette, transportant nos nouveaux voisins
    Que l’on renvoie chez eux céans ; sans (cent) personne(s) pour en témoigner.
    De notre côté de la planète, nous sommes plus ou moins cousins,
    Maîtres des mers et océans des confins les plus éloignés.

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  • L’astronome

    L’astronome

    Il ne sait où il a la tête,
    Les yeux fixés sur l’objectif
    Si pénétrant de sa lorgnette,
    De son air interrogatif.

    Toujours la tête dans la lune,
    L’espace et son continuum,
    Sans langueur, sans fatigue aucune,
    L’indéracinable astronome.

    Il note tout, toutes les nuits,
    Suivant les lois de l’univers.
    Toujours joyeux, jamais s’ennuie,
    Comme un enfant, le cœur ouvert.

    Illustration de Randal Spangler.

  • L’arbre des famille-et-une-nuits

    L’arbre des famille-et-une-nuits

    Dans la famille-et-une-nuits, je vis, depuis la nuit des temps,
    Une existence fugitive qui rebondit de branche en branche.
    J’aime mon arbre de minuit à l’heure où son ombre s’étend
    Sur les atmosphères festives des jours fériés et des dimanches.

    Tableau de Tanya Miller.

  • L’important, c’est la tête

    Toi qui exprime tes douleurs tout autour de ton corps astral
    Pour recycler dans l’atmosphère tout ce que tu as absorbé,
    Laisse s’exprimer tes couleurs en volutes et en spirales
    Pour que ton âme puisse satisfaire ce que ton cœur doit résorber.

    Aussitôt que la connexion se rétablit dans ta conscience,
    Ton véritable « moi » revient comme s’il était éternel.
    Ainsi, cette autocorrection ravive dans ta subconscience
    Une évocation qui provient d’un créateur confraternel.

    Tableaux d’Annelie Solis.

  • Libellule Dragon-d’Or

    Libellule Dragon-d’Or

    Au printemps, elle se réveille ; quand vient l’hiver, elle s’endort,
    Pareille à la feuille éphémère qui renaît éternellement.
    Là-bas, au pays des merveilles, elle est « Libellule Dragon-d’Or »
    Ici-bas, elle n’est que « chimère » sans cesse en renouvellement.

    Tableau de Lyubov Skupova.

  • La liseuse de bonne aventure

    Chaque fois que je prends la main de ma liseuse d’aventure,
    Elle me raconte les mémoires de vies que je n’ai pas connues
    Car elle en trouve le chemin au fil des lignes d’écritures
    Qui, de grimoires en grimoires, en révèlent toutes les inconnues.

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  • Le dernier orateur

    Le dernier orateur

    Les dinosaures ont disparu.
    Une lignée persiste encore
    Échappée de la catastrophe
    Mais on en retrouve le lien.

    Ce lien serait réapparu.
    Il s’est fondu dans un décor
    De gens qui parlent en apostrophe
    Dans notre cerveau reptilien.

    Illustration de Christopher Dunn.

  • La rose des cœurs

    La rose des cœurs

    Le magnétisme de l’amour trouble les sens et la raison
    Et les amoureux en déroute se perdent dans ses labyrinthes.
    La rose des cœurs, à ce jour, garantit seule la livraison
    En bonne et due forme, sans doute, d’une aventure sans contrainte.

    Tableau de Kanchan Mahon.

  • Compartiments

    « Chacun peut cloisonner sa vie en compartiments bien étanches ;
    Séparer pertes et profits puis, faire l’amour le dimanche. »
    Or l’expérience m’a instruit que, fors tout le temps écoulé,
    Le Titanic qui fut construit selon ce principe a coulé.

    (À gauche, reconstitution du naufrage du Titanic le 14 avril 1912 ; à droite, l’épave qui gît à 3.843 mètres de profondeur.
    « …Ou tu veux cloisonner ta vie en multiples compartiments étanches, bien séparés les uns des autres : amourfamilleamitiémétiersexevoyagessporthobbynostalgiepeur de la mort. C’est ton droit. Tu ne serais pas le seul ni le premier. Je te ferai seulement remarquer que le Titanic, construit selon ce principe, a coulé… » Extrait de « L’exposition coloniale » par Erik Orsenna.)

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  • L’échappée belle

    Ce passage, ainsi dévoilé à toi seul qui sais décider,
    Ne reste ouvert qu’un bref instant et doit se franchir sans regret.
    Mais lorsque ton âme étoilée et ton cœur auront coïncidé,
    Laisse tes remords attristants et enjambe ce seuil qui t’agrée.

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  • L’empreinte indélébile

    L’empreinte indélébile

    Les marques du cœur et du corps, parachevant les bleus de l’âme,
    Gravent l’empreinte indélébile de toutes les douleurs subies
    Qui estampillent le décor dans lequel les hommes et les femmes
    Reprennent dans le temps immobile sans cesse les mêmes lubies.

    Corps peint par l’artiste Yasmina Alaoui.

  • L’œil intérieur

    L’œil intérieur

    Lorsque les lumières s’éteignent, quand l’ombre efface les couleurs,
    L’œil laisse ainsi à l’intuition le rôle de l’observateur.
    Mes racines alors me renseignent sur l’origine de mes douleurs
    Qui ne sont qu’une information d’un sentiment innovateur.

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  • Nature vivante

    Nature vivante

    La femme, d’une autre nature qu’une simple dégustation,
    Nous mystifie dans l’apparence trompeuse de ses plus beaux atours.
    Ceux qui n’y voient que nourriture et sujet à copulation
    Tombent dans le piège de l’attirance et seront mangés à leur tour.

    Tableau de Ute Hadam.

  • Les histoires complexes

    Au début, les histoires d’amour m’apparaissent assez romantiques ;
    J’y joue, j’y perds avec ardeur tant que mon cœur est amoureux
    Après, c’est la nuit et le jour quand la famille se complique ;
    Entre beaux-frères et belles-sœurs, l’accord n’est pas si savoureux.

    Au début, les histoires d’argent me semblent assez économiques ;
    Je risque, je gage mon honneur en espérant devenir riche.
    Plus les intérêts sont urgents, plus ils entraînent de polémiques ;
    L’argent ne sent pas le bonheur mais plutôt une odeur de triche.

    Au début, l’espérance en Dieu me paraît bien ésotérique ;
    Je prie, je m’engage de bon cœur voire même un brin fanatique.
    Mais l’amour miséricordieux se change en croisade hystérique
    Quand je deviens un peu moqueur sur les croyances et leurs pratiques.

    On ne résume pas l’amour en quatre temps, trois mouvements
    Et l’argent n’est qu’un potentiel entre l’offre et la demande.
    Or Dieu ne manque pas d’humour en créant ces dérivements
    Qui nous promettent un jour le ciel ou l’enfer sous peine d’amende.

    Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.

  • La femme dévoilée

    La femme dévoilée

    Lorsque la femme ôta le voile qui obscurcissait sa nation,
    Elle apparut en évoquant la vérité sortant du puits.
    Ce trésor caché sous la toile qui n’était qu’imagination
    Devint le charme provoquant jamais inégalé depuis.

    Tableau de Timothy M. Parker.

  • La princesse, le renard et la rose

    La princesse, le renard et la rose

    Lorsque Princesse fut venue, Renard fut pris au dépourvu.
    Par une rose, sans pavoiser, il tenta de l’apprivoiser.
    Elle exigea son héritage mais il répliqua sans ambages :
    « Jolie princesse, de ton tonton, j’ai dévoré tous ses moutons ! »

    Tableau de Dimitri Milan.

  • Les dragueuses

    Les dragueuses

    Quand la voiture est flambant neuve, l’homme paraît très attentif ;
    Quand la fiancée est nouvelle, l’homme accède à la perfection.
    En quoi que ce soit qui l’émeuve, l’homme deviendra préventif.
    En conséquence, mesdemoiselles, roulez en caisse de collection !

    Tableau de Héléna Lam.

  • Station Décembre

    Station Décembre

    En suivant le train des saisons, passer de l’automne en hiver
    Revient à changer de couleur en plusieurs méandres éreintants.
    Et je m’endors là, sans raison, dans le brouillard des faits divers
    Pour hiberner de mes douleurs jusqu’à la station du printemps.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Hier, aujourd’hui et demain – 2

    Aujourd’hui en pleine lumière,
    Hier, déjà plongé dans la nuit,
    Demain derrière la barrière,
    L’éternité quand vient l’ennui.

    Le temps qu’il fait ou transitoire,
    Nous le vivons et l’éprouvons,
    Toute une succession d’histoires
    Qui pleuvent, ventent et puis s’en vont.

    Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.

  • L’omelette d’or

    L’omelette d’or

    Un feu rissole sous le sable, un soleil d’or crève son œuf,
    Un vent d’épice fouette les vagues, une femme ajuste son foulard.
    Sur la jetée, mon cœur divague d’un affect qui n’est plus tout neuf :
    Ce souvenir impérissable de l’omelette de la mère Poulard.

    Photo des vagues d’or de la baie du Mont Saint-Michel par Mathieu Rivrin sur www.mathieurivrin.com

  • Le poète en herbe

    Le poète en herbe

    De l’autre côté du miroir, le poète a choisi son camp
    Loin de la raison du plus fort : soit manger ou être mangé.
    Son monde à lui, dans ses tiroirs, parmi ses cahiers conséquents
    Où l’humour rit en métaphores d’amours et d’humeurs mélangées.

    Tableau de Norman Rockwell.

  • Fabienne à l’école d’art

    Fabienne à l’école d’art

    Foin des matheux, des intellos ! Fabienne a choisi ses pinceaux
    Pour mesurer le vaste monde et l’exprimer par la peinture.
    Désordonnée, méli-mélo, mais cœur vaillant in extenso,
    Son inspiration vagabonde colore ma belle aventure.

    Tableau de Norman Rockwell, 1930.

  • Hier, aujourd’hui et demain – 1

    Hier, aujourd’hui et demain - 1

    Aujourd’hui brille comme l’or, demain s’enfuit en décalage ;
    L’effet Doppler met, sur le temps, une distorsion métaphysique.
    Puis, au moment où je m’endors, quand l’esprit lâche l’attelage,
    L’au-delà m’ouvre ses battants et hier devient amnésique.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • La licorne cassée sous la lune d’or

    La licorne cassée sous la lune d’or

    N’en déplaise à l’amirauté, le capitaine leva l’ancre
    Préférant aux combats navals l’attrait de la marine marchande
    Au fil des pages numérotées, saturées de l’odeur de l’encre
    Et de zouaves de carnaval pour faire face à la contrebande.

    Les doigts tachés de lotus bleu, les yeux en boule de cristal,
    Le front haut, l’oreille cassée et le nez pointé vers l’ouest,
    Nous avons fait bois de tout feu, fini parfois à l’hôpital,
    Bras et jambes escagassés mais bien vivants, tonnerre de Brest !

    Ainsi, à bord de la Licorne, les aventuriers taciturnes
    Abordèrent l’île mystérieuse sans trouver le moindre trésor.
    « Cornes de bouc et triple cornes ! » cria le marin de fortune,
    « Cette aventure est laborieuse. Mille millions de mille sabords ! »

    Tableau de Ludo D. Rodriguez.

  • La rivière de jouvence

    La rivière de jouvence

    Il suffit de passer le pont … Aussitôt les arches ont du lait !
    C’est une particularité très appréciée des connaisseurs
    Qui remontent sous le jupon, sous le tablier ondulé,
    Pour boire la singularité de ce nectar rajeunisseur.

    Tableau de Marco Demasi.

  • Effet d’optique

    Lorsque les reflets s’échappèrent de la lumière capturée
    Par un miroir fourbe et jaloux qui les gardaient indivisibles,
    Les sept couleurs s’émancipèrent de l’image caricaturée
    Pour s’en aller à pas de loup et disparaître dans l’invisible.

    Le miroir devenu sans tain, abandonné par sa lumière,
    En appela à l’occultisme pour anges et démons infléchir.
    Alors un sorcier plaisantin lui enferma une chimère
    Afin de sortir du mutisme et de parler sans réfléchir.

    Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.

  • Nuits infinies

    Au plus profond de ma mémoire, je ressens cette rémanence
    De la carte des dieux antiques que les étoiles me révèlent.
    Ces souvenirs dans cette armoire scellée de ma grise éminence
    Décoiffent mon cœur romantique que la Voie lactée échevelle.

    Quand l’œil a besoin de lumière, quand le cœur a besoin d’amour,
    Les nuits infinies cauchemardent comme un aveugle désespoir.
    Mais ce ciel couvert de poussière demeure jusqu’au petit jour
    Où s’enfuit enfin la camarde dans un premier rayon d’espoir.

    J’aime ce moment de silence juste à la levée du rideau
    Dans le brouhaha volatile des oiseaux sacrificateurs.
    Seule une étoile en vigilance luit sur les toits pyramidaux
    Du scintillement versatile du jour nouveau annonciateur.

    Ciels nocturnes sur l’île de Santorin.

  • Temps infinis

    Mon passé ressemble au miroir dans lequel mon présent se mire ;
    Mon futur ne reflète rien sinon une mise en Abyme.
    Toutes ces histoires à tiroirs ne font rien d’autre que m’endormir
    Et les échos des ivoiriens me précipitent dans l’Abîme.

    Mais si mon imagination me permet de me dupliquer
    De l’autre côté de la glace à l’infini mais à l’étroit,
    Il me faudra faire attention car ce sera plus compliqué
    De gagner ma véritable place soit à l’envers, soit à l’endroit.

    Ce serait vraiment renversant d’apercevoir tous mes complexes
    Complètement à l’opposé de mon caractère imparfait.
    Je trouverais bouleversant de m’entrevoir dans l’autre sexe
    Et que mon passé composé se retrouve au plus-que-parfait.

    La mise en abyme est un procédé consistant à représenter une œuvre dans une œuvre – un tableau dans un tableau, un texte dans un texte – et l’accent circonflexe de cime est tombé dans l’abîme, c’est bien connu.

  • Le jour de l’éléphant

    Le jour de l’éléphant

    Demain, nous serons en décembre, le mois préféré des enfants.
    Je propose de mettre à l’honneur ceux qui ont charmé mon enfance :
    Instaurons le trente novembre comme la fête des éléphants ;
    Un jour dédié au bonheur d’enfin rétablir leur défense.

    Poster de Jan Mlodozeniech, 1966.

  • Cheval parade

    Cheval parade

    Pour quitter novembre en beauté, les chevaux forment une parade
    Sans ignorer de rappeler toutes les couleurs honorifiques.
    Quatre fers en or aux sabots, un peu de rouge de Léningrad,
    Au temps où l’histoire l’appelait Saint-Pétersbourg la magnifique.

    Poster de cirque russe.

  • Quelques secondes avant l’amour

    Quand le moment semble imminent, quand l’instant propice est venu,
    Mon cœur arrête de respirer et mon souffle cesse de battre.
    Ô corps divin proéminent ! Que sont mes pensées devenues ?
    Plus rien ne saurait transpirer de mes grands yeux couleur d’albâtre.

    (Tableau de Michael Carson.
    Eh oui, la première fois que j’ai vu une femme nue, mes yeux en transpiraient !)

    Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.

  • Le carrousel

    Le carrousel

    Lorsque les chevaux s’échappèrent du carrousel de mon enfance,
    Leur liberté creva le voile qui serrait en vain son étreinte.
    Puis, les chevaux s’émancipèrent et abaissèrent leur défense
    En chevauchant sous les étoiles, affranchis de toute contrainte.

    Tableau de Tracie Grimwood.

  • Drôle de bête

    Drôle de bête

    Avant le résultat final qui atteindrait l’être suprême,
    L’évolution fit des femelles, toutes solutions confondues.
    Ainsi le plus original échantillon de ce harem,
    Fut l’exemplaire aux deux mamelles et son petit fruit défendu.

    Dessin de Jean-Claude Mézières.

  • Les bandes colorées

    Les bandes colorées

    La météo de mes humeurs prévoit des pluies de souvenirs
    Et des vents d’images d’enfance comme une bande dessinée
    Colorée selon les rumeurs et les réclames d’avenir
    Qui défilent en connivence dans ses échos disséminés.

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  • Cœur d’étoile

    Cœur d’étoile

    Au fond du cœur de l’univers, l’amour serait né d’une étoile
    Infinitésimalement réduite à sa seule expression.
    Mais après tout, à quoi ça sert d’utiliser une grande toile
    Pour n’y peindre finalement que sa plus divine impression ?

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Noces d’étoiles

    Noces d’étoiles

    Quand le jour épouse la nuit, le ciel se tait en somnolence ;
    Le soleil luit d’un rayon vert et voici la première étoile.
    Sous le rituel, plus un bruit ; la faune et la flore en silence
    Cérémonieusement révèrent la mariée jetant son voile.

    Tableau de Séréna Malyon.

  • La voix de la mer

    La voix de la mer

    J’aime la voix de la sirène le soir au fond des océans
    Dont les vagues longues envoyées enchantent mon cœur apaisé.
    J’aime la chanson souveraine de la maîtresse des céans
    Dont les ondes iront me noyer sous ses caresses et ses baisers.

    Tableau de Gabriel Pacheco.

  • Le vélo rose

    Le vélo rose

    La petite reine se maquille en rose
    Pour farder son phare et sa chaîne en or.
    Jamais à la traîne, jamais se repose
    Le timbre en fanfare quand elle est dehors.

    Lorsque sa maîtresse va chez son copain,
    La garde, elle monte, fidèle pucelle.
    Mais elle se redresse quand un galopin
    Propose sans honte un tour sur sa selle.

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  • Le cas dix-neuf

    Le cas dix-neuf

    L’arithmétique de l’univers attribue au nombre dix-neuf
    Le bel atome de Potassium symbolisé par un grand K.
    Ainsi donc si tu persévères à conserver un regard neuf
    Et développer ton consortium, tu gagneras dans tous les cas.

    On extrait des eaux de la mer cette substance prolifique
    Qui offre les meilleurs produits à l’industrie agronomique.
    Toi, tu as germé de ta mère pour une voie honorifique
    Et entreprends dès aujourd’hui une carrière astronomique.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Les rêves du capitaine

    Les rêves du capitaine

    Quels rêves forme un capitaine qui va s’embarquer pour un an
    Dans sa course autour de la Terre pour acquérir une expérience ?
    Et vers quelles terres lointaines va-t-il naviguer maintenant
    Qu’il montre un nouveau caractère qui s’aguerrit avec vaillance ?

    Tableau de Michiel Schryver.

  • La traversée du désert

    La traversée du désert

    Là où les couleurs s’entremêlent dans un désert de souvenirs
    Qui semblent identiques à moi-même jusqu’à l’horizon infini,
    Ici, l’enfance se jumelle aux expériences à venir
    Mais jamais n’en vois le dilemme ; rien n’est encore prédéfini.

    Après dix ans de traversée dans l’obscurité du passé
    Depuis les aurores naissantes aux crépuscules du parcours,
    Après avoir ri et versé des larmes fausses et compassées
    Parfois aussi reconnaissantes de me nourrir jour après jour.

    Heureusement l’adolescence secoue le rythme quotidien
    Et badigeonne de couleurs les murs de ma chambre-prison.
    Dont je m’évade pour l’essence d’un nouveau flux thyroïdien
    Qui donne aux premières douleurs la soif de nouveaux horizons.

    Pour échapper à sa misère, l’animus aime imaginer
    De tracer de nouvelles routes et tisser de nouveaux réseaux.
    Mais la traversée du désert fait place au monde halluciné
    D’un futur qui met en déroute l’anima parquée dans des zoos.

    Rien ne se perd, rien ne se crée, selon la loi de Lavoisier ;
    Tout se transforme en illusions et en mirages parachevés.
    Tel est le principe sacré supposer me rassasier
    De ce désert de collusions d’un univers inachevé.

    Tableau de Fabienne Barbier

  • La poésie en prêt-à-proser

    La poésie en prêt-à-proser

    Puisque tout vous est proposé, prêt-à-aimer, prêt-à-penser ;
    Puisque tout est copier-coller, conditionné sous cellophane ;
    On pourrait dès lors supposer que ceux qui sont récompensés
    N’inventent rien d’extrapolé puisqu’il suffit d’être profane.

    Variante

    En supposant qu’on numérise l’ensemble de tous les écrits,
    On obtiendrait alors un nombre qui contiendrait l’humanité.
    Ainsi les chiffres polymérisent n’importe lequel des manuscrits
    Tapi dans l’ombre et la pénombre des chiffres en infinité.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.