Catégorie : ALLEGÔRÏÄ

Bienvenue dans le Livre des enfants de l’ÏÄMOURÏÄ

  • Les formes de l’âme

    « Pendant ce temps les hommes s’amusent…

    Alors que Nérätïs surveille et organise les préparatifs des naissances prévues pour demain, Cristïäs continue à perdre son temps – ou non mais le saura-t-on un jour ? – avec de nouvelles applications de la téléportation.
    Théorique cette fois mais est-ce bien rassurant ? »

    Princesse ÄLLÏÄ, Gardienne du Souffle Premier

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    « Je ne sais pas si c’est utile mais la télémémoire dessine
    Une transcription de chaque âme, de sa naissance jusqu’à son terme ! »
    Avoue Cristïäs, un peu futile, traçant des figures sibyllines
    Avec des formes qui s’amalgament à des fuseaux qui se referment.

    « Explique-toi ! » Dit Yavänor. « Je vois là différentes formes… »
    « La première forme est un fuseau aux extrémités émincées ;
    L’âme naît, vit jusqu’à sa mort… donc une existence conforme
    Comme n’importe quel zozo ! » Lance Cristïäs d’un air pincé.

    « Quand l’extrémité est tronquée, c’est signe de mort accidentelle
    Et lorsqu’elle est évanescente, c’est une mort par maladie.
    Même si le temps m’a manqué, j’ai l’intuition sacramentelle
    Qu’on ne peut de manière décente lui espérer un paradis ! »

    « J’ai essayé de les cloner mais l’âme n’est pas matérielle ;
    C’est la frontière de la vie entre le physique et l’esprit.
    Cependant j’ai sélectionné quelques données caractérielles
    Qui me donnent tout le suivi de ce qu’une âme aurait appris. »

    « Bien sûr, tout ça est théorique ! Mais si je pouvais obtenir
    Un corps vierge de tout esprit, je devrais pouvoir bouturer
    Le schéma fantasmagorique afin de le voir parvenir
    À reproduire, sans parti pris, sa personne restructurée. »

    « Génial ! » se moque alors STELLÏÄ. « Ça va nous aider sûrement
    À organiser les naissances… au cas où l’âme des nourrissons
    Voudrait faire son juvenilia pour appuyer ton jugement
    À propos d’une connaissance pour le fun que nous chérissons ! »

    « Ne t’en fais pas ! rit Yavänor. « Tu ne seras jamais autant
    Ridicule que je l’ai été hier soir de ma mission secrète ! »
    « Allez ! Ne perdons pas le nord ! » dit STELLÏÄ en ravigotant
    Son mari d’un baiser doté d’une petite moquerie discrète.

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    Illustrations de Ledalïä.

  • La mission secrète de Yavänor

    « Stupéfiant !

    Yavänor, qu’on avait cru dévoué aux tâches ménagères, est missionné par Atlantis pour récupérer un engin diabolique au nez et à la barbe des Irénée.

    Il parvient à s’en acquitter mais il n’est pas au bout de ses surprises ! »

    Princesse ÄLLÏÄ, Gardienne du Souffle Premier

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    Hier soir, lors des festivités, Yavänor reçut un message
    Signé d’Astérias et Thétïs concernant les deux Irénée.
    Ils sont, pour leurs activités, cette nuit même de passage
    Fomentant contre Nérätïs et concernant ton dernier-né.

    Conformément aux instructions, il a agi discrètement
    Et gagné la ville allemande au pied de la grande Impéria.
    En face de sa construction, c’est ici que secrètement
    Ils attendraient une commande à la barbe de Ô ALLEGÔRÏÄ.

    Arrivé sur les quais du port, il repère vite la boutique
    Lieu mal famé de contrebande et d’actes de piraterie.
    Prétextant un ordre de transport, il avise l’engin robotique,
    S’en empare au nez de la bande et court, place de la mairie.

    Poursuivi par deux scélérats, il réussit à les semer
    Et monte à bord de la navette, un gros paquet entre ses mains.
    « Ouf ! » se dit-il « bon débarras ! » mais il doit encore assumer
    Sa mission faite à la sauvette et l’apporter ici demain.

    Alors que l’aube s’achemine, tandis qu’une fête bat son plein,
    Il entre et crie dans la maison : « J’ai déjoué nos adversaires ! »
    Alors soudain tout s’illumine et, dans le salon archiplein,
    Retentit cette entonnaison, chantant : « JOYEUX ANNIVERSAIRE ! »

    Alinéor le félicite : « Tu as pu avoir le champagne
    Que j’avais commandé pour toi par caisse de douze bouteilles ! »
    Il prend le colis « illicite », l’ouvre sous le regard des compagnes
    Qui rient devant l’air tout pantois de Yavänor qui s’émerveille !

    « Vous m’avez bien eu, mes amis, et j’ai marché comme un benêt ! »
    « Il fallait bien contribuer ! » rétorque Alinéor d’emblée.
    « Et tu as cru à l’infamie de ces soi-disant Irénée ! »
    Dit-il faisant distribuer les coupes à toute l’assemblée.

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    Illustrations de Ledalïä.

  • Le pique-nique à l’espagnole

    « Quelle nuit !

    Beaucoup ont le réveil difficile sauf Laurelïne et Loreleï occupées à soigner leur progéniture.

    Lïlïth, Ledalïä et Geminïä sont chouchoutées et installées à l’ombre sur la terrasse par Alinéor, le maître du gîte.

    Peu à peu, les convives arrivent et prennent place un café à la main ou replongent de plus belle dans le sommeil. »

    Princesse ÄLLÏÄ, Gardienne du Souffle Premier

    Le pique-nique à l’espagnole

    Toute la nuit durant la fête à la délivrance a marqué
    Les uns et les autres de fatigue, on se couche à la pointe du jour.
    Les matrices sont satisfaites, nourries, distraites et embarquées
    Dans un sommeil qui leur prodigue un interlude dans leur séjour.

    On donne la dernière tétée en priant pour un court répit ;
    On espère une grasse matinée malgré six bouches impertinentes.
    Les autres sont un peu hébétés, quelques-uns presque décrépis
    Chacun le regard mâtiné d’une pâmoison dominante.

    Neuf heures du matin Alinéor range tout le capharnaüm ;
    Il prévoit les premiers levés… pas avant midi ou plus tard…
    Le temps est splendide au-dehors… un pique-nique sans décorum ?
    Peut-être un peu moins relevé selon l’énergie des fêtards…

    Vers quatorze heures on s’agite… on se bouscule sous la douche…
    On se dirige vers la cuisine… on maugrée, l’estomac vorace…
    Où est passé l’âme du gîte ? Où est passée la fine bouche ?
    Des voix éparses s’avoisinent un peu plus loin sur la terrasse.

    « Et voici les derniers convives ! » Salue Alinéor brandissant
    Café ou thé – on a le choix – sucré ou salé, s’il vous plaît.
    Ah ! Tout de suite on se ravive, on se prend un mug frémissant,
    Un peu de pizza aux anchois et le confort est au complet.

    On entend des bruits de succion… le pique-nique a commencé
    Un peu plus tôt pour les bébés bien installés dans les girons.
    Là, pas besoin de traduction et on pourrait presque annoncer
    Qu’après avoir tout absorbé les gastronomes dormiront.

    Ce pique-nique à l’espagnole est d’une douceur estivale
    Que chacun goûte sans parole, les pensées emportées au loin.
    On entend juste un rossignol, une saute de vent qui dévale ;
    Le silence a le premier rôle, quelques ronflements néanmoins…

    Illustration de Ledalïä.

  • La fête à la délivrance

    « Contre toute attente, pas d’accouchements pour aujourd’hui !

    Nérätïs a renvoyé ces mères équivoques dans leurs foyers non sans avoir prévenu tout le monde qu’elles auraient un petit creux…

    Et sans doute une envie de bouger à provoquer la nature et la physiologie. »

    Princesse ÄLLÏÄ, Gardienne du Souffle Premier

    La fête à la délivrance

    « Mesdames, vous pouvez rentrer ; vous n’accoucherez pas aujourd’hui !
    L’utérus n’est pas dilaté et rien n’a vraiment commencé !
    Mangez, buvez et rencontrez vos amis à faire grand bruit
    Et revenez candidater quand ça aura recommencé ! »

    Consultant les éphémérides, Nérätïs a la conviction :
    Nous sommes en Lune descendante, à deux jours de la Lune noire,
    Avec, à l’heure la plus torride, Soleil et Lune en conjonction.
    Cette figure coïncidente n’est-elle pas superfétatoire ?

    Lïlïth dit : « J’ai une de ces faims ! Je dévorerais un éléphant ! »
    « Moi aussi ! » Clament de concert à pleins poumons ses deux copines.
    « Cette journée était sans fin… ça creuse de faire des enfants ! »
    Disent-elles, sortant du dispensaire pour aller droit vers les cuisines.

    Au lieu de trouver porte close, au contraire tout est allumé
    Et tout le monde les accueille : « Nérätïs nous as prévenus !
    De peur que vos ventres n’explosent, j’ai gâteaux et jambons fumés
    Et un vin qui a de la feuille ! » dit Alinéor en bienvenue.

    Ils sont tous là et Yavänor leur cède la place sans dire un mot
    Tandis qu’Alinéor leur sert une coupe d’un grand millésimé
    Avec Amélïä, Altänor, Pénélopïä, Captain Nemo
    Et tous les amis nécessaires pour faire un banquet animé.

    Puis Altänor et son trombone, puis Valérion et sa guitare
    Entreprennent improvisations et duos au rythme endiablé
    D’Alinéor frappant bonbonnes et casseroles sans crier gare
    Avec les vocalisations d’ORPHÉÔN à voix redoublée.

    Et l’on voit les ventres bombés danser avec leurs cavaliers
    Comme pour provoquer la nature et, s’il le faut même, à outrance.
    Et tout le monde de succomber sous le charme festivalier
    Maintenant la température de la fête à la délivrance.

    Illustration de Ledalïä.

  • Pendant ce temps… Amellïä & Altänor

    « Décidément, un vent d’amour souffle sur Ô ALLEGÔRÏÄ !

    Tandis que Pénélopïä et Captain Nemo se rapprochent, Amellïä se laisse séduire par charme d’Altänor.
    Les deux naufragés vont très bien ensemble.
    Je crois surtout qu’ils ont besoin l’un de l’autre. »

    Princesse ÄLLÏÄ, Gardienne du Souffle Premier

    Pendant ce temps… Amellïä & Altänor

    Amellïä : « Ainsi tu devais soutenir le moral des troupes alliées ? »
    Altänor : « C’était mon job ! Et mon orchestre devait être transféré ! »
    Amellïä : « Et malgré l’avis de tempête, tu as risqué la traversée ? »
    Altänor : « Eh oui ! J’avais perdu patience quand on m’a proposé une place ! »

    Amellïä : « Et qui s’est très mal terminé, tout comme moi si près du but ! »
    Altänor : « Tu n’étais donc pas en mission… c’est vrai… vous n’étiez pas en guerre ! »
    Amellïä : « J’accomplissais le tour du monde et j’y étais presque arrivée ! »
    Altänor : « Et que t’est-t-il donc arrivé ? Une panne ? Un temps épouvantable ? »

    Amellïä : « La fatigue, tout bêtement ! J’avais trop présumé de mes forces ! »
    Altänor : « C’est quand on est trop fatigué que l’on produit des catastrophes ! »
    Amellïä : « Oui mais j’enrage ! J’étais stupide ! Tout ça pour battre des records ! »
    Altänor : « Et moi pareil ! Quelle importance que ces quelques jours de retard ! »

    Amellïä : « Que vas-tu faire maintenant puisque la guerre est terminée ? »
    Altänor : « Prendre des vacances enfin après mes quatre années de guerre ! »
    Amellïä : « C’est tout ce qu’il nous reste à faire et personne ne nous attend ! »
    Altänor : « C’est vrai ! Alors profitons-en pour faire un bout de route ensemble ! »

    Amellïä : « Oui mais toi tu as ta musique tandis que moi, je n’ai plus rien ! »
    Altänor : « Mais tu m’as moi et j’ai besoin de ta présence à mes côtés ! »
    Amellïä : « Mais pourquoi moi ? Hier encore, toi-même ne me connaissais pas ! »
    Altänor : « Parce que nous sommes désormais deux compatriotes de fortune… »

    Amellïä : « Je t’aime beaucoup, Altänor ! Crois-tu que nous serons heureux ? »
    Altänor : « Nous recommençons, toi et moi, une nouvelle page de vie ! »
    Amellïä : « J’ai peur de ne pas m’adapter… trop d’années se sont écoulées… »
    Altänor : « Moi non plus, chérie… je ne sais pas. Mais si nous sommes deux… pourquoi pas ? »

    Amellïä : « Mais resteras-tu avec moi ? Les autres filles sont si jolies… »
    Altänor : « Toi, tu as ce qu’elles n’ont pas ; l’Amérique qui nous manque… »
    Amellïä : « C’est vrai ! J’ai confiance en toi et si je t’aime, c’est pour ça ! »
    Altänor : « Alors si tu veux m’épouser, tu deviendras mon égérie ! »

    Illustration de Ledalïä.

  • Pendant ce temps… Pénélopïä & Captain Nemo

    « Nérätïs n’arrête pas de demander où est donc passée Pénélopïä !

    Je crois l’avoir vue aider le dernier naufragé à faire quelques pas dehors mais je n’ose pas le dire à Nérätïs ; ils ont l’air si bien ensemble… »

    Princesse ÄLLÏÄ, Gardienne du Souffle Premier

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    Pénélopïä : « Tu ne te souviens vraiment de rien ? Ni ton nom et ni ton prénom ? »
    Captain Nemo : « Je n’ai plus aucun souvenir ; juste la dernière image gravée ! »
    Pénélopïä : « Décris-la-moi, on ne sait jamais ; c’est comme un fil qu’il faut tirer ! »
    Captain Nemo : « L’eau m’entoure de toutes parts ; je m’abandonne et tout est noir ! »

    Pénélopïä : « Tu avais un blouson de cuir comme un blouson d’aviateur ! »
    Captain Nemo : « Je ne sais pas ce que ça veut dire ; j’ai beau chercher, ça me fatigue… »
    Pénélopïä : « Alors cesse de te creuser la tête et viens ! Nous allons nous détendre ! »
    Captain Nemo : « Oui, je veux bien faire autre chose, sortir et faire quelques pas… »

    Pénélopïä : « Tu vois ? C’est le lac de Constance entre la Suisse et l’Allemagne ! »
    Captain Nemo : « L’Allemagne ? Oui, ça, ça me parle… Pourquoi ça ? Je n’en sais pas plus… »
    Pénélopïä : « À ton époque, c’était la guerre et peut-être as-tu combattu ? »
    Captain Nemo : « Peut-être oui, peut-être non… Comment savoir ? C’est effacé ! »

    Pénélopïä : « Écoute-moi ! tu t’es crashé en mille neuf cent quarante-quatre ! »
    Captain Nemo : « Si tu le sais, alors contacte la police, les renseignements… »
    Pénélopïä : « Nous sommes en deux mille vingt-six ; quatre-vingt-deux ans ont passé ! »
    Captain Nemo : « Alors tous ceux que je connaissais sont morts ou bien m’ont oublié… »

    Pénélopïä : « Mais maintenant, tu nous as, nous ! Et nous t’avons, c’est important ! »
    Captain Nemo : « Oui, vous vous êtes montré sympas… mais surtout toi et ça me touche ! »
    Pénélopïä : « Si je n’m’intéresse pas à toi, qui donc le fera maintenant ? »
    Captain Nemo : « Merci ! J’aime ta compagnie, tu sais atténuer mes douleurs ! »

    Pénélopïä : « Si tu le veux, je t’apprendrai comment nous vivons tous ici ! »
    Captain Nemo : « Merci ! Cet endroit est paisible et je veux bien m’y arrêter ! »
    Pénélopïä : « Nous sommes tous un peu comme toi, tous arrachés à notre monde ! »
    Captain Nemo : « Je me faisais la réflexion… on se croirait dans une gare… »

    Pénélopïä : « Viens ! Marchons le long de la plage ! J’aime bien ce petit vent frais ! »
    Captain Nemo : « Moi aussi et je trouve ça drôle ; c’est comme si je m’en souvenais ! »
    Pénélopïä : « N’y pense plus, ça reviendra sinon tant pis, que nous importe ? »
    Captain Nemo : « Tu as raison ! Je suis ici, je n’appartiens plus au passé ! »

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    Illustrations de Ledalïä.

  • Pendant ce temps… Nérätïs

    « Nérätïs est tellement efficace qu’on a tendance à l’oublier.

    Je l’ai observée et j’ai noté ses réflexions, ses mines songeuses, son regard épanoui lorsqu’elle croise Valérion ainsi que tous les membres des LLyrïädes et surtout sa patience infinie.

    Côté professionnel, il n’y a rien à dire : On dirait que toute l’histoire de la médecine est condensée dans notre médecin-chef.
    Elle est l’incarnation de la sagesse et du dévouement. »

    Princesse ÄLLÏÄ, Gardienne du Souffle Premier

    Pendant ce temps… Nérätïs

    Durant l’attente interminable, Nérätïs songe à l’avenir
    Comme si cette année prédisait qu’elle prenait un nouveau pli.
    Sur Atlantïs, son train-train stable n’était plus qu’un vieux souvenir
    Tandis qu’ici se précisait son rôle de femme accomplie.

    Nérätïs n’avait pas prévu devoir rester autant de temps ;
    Ô ALLEGÔRÏÄ l’a traitée en tant qu’invitée permanente.
    Puis il y a eu des imprévus qui sont devenus importants
    Et dont personne n’a regretté ses interventions pertinentes.

    Valérion, bien sûr, la rattache à Thestïäs ainsi qu’à la Terre
    Car son amoureux s’épanouit auprès d’amis si formidables.
    Et quant à elle, elle s’attache à cet esprit communautaire ;
    Le mal du pays s’évanouit face à son rôle indispensable.

    Cinq mères de famille, six bébés, deux naufragés et même trois,
    Puis tous ces jeunes sympathiques qu’elle a su apprendre à connaître ;
    Elle sait bien qu’elle a succombé au charme de cet étrange endroit
    Et son besoin thérapeutique dont elle sait se faire reconnaître.

    L’alerte est passée pour Lïlïth, le bébé est hors de danger,
    Puis Ledalïä et Geminïä sont dans un état stationnaire.
    Si Yanimïä lui facilite le suivi des mères allongées,
    Que dire du dévouement d’ÄLLÏÄ et de STELLÏÄ, sa partenaire ?

    Vont-elles accoucher aujourd’hui ou aux premières heures matinales ?
    Elle préfère laisser la nature agir selon son propre rythme.
    Elle a plusieurs fois introduit le test du toucher vaginal,
    Surveillé la température et la fréquence des borborygmes.

    Nérätïs peut paraître fière du suivi des futures mères ;
    Elle est satisfaite pour Lïlïth mais inquiète pour Pénélopïä
    Qu’elle n’a plus vue depuis hier en tant que nurse intérimaire
    Or d’habitude son élite la suit dans tout ALLEGÔRÏÄ…

    Illustration de Ledalïä.

  • Premières contractions

    « Il y a de l’effervescence : le travail aurait commencé.

    Nérätïs a pris les choses en main en installant un dispensaire complet avec Yanimïä promue sage-femme.

    Tout le monde se relaie au chevet des futures mamans pour détendre l’atmosphère mais les naissances se rapprochent et au dernier moment, ça devient crucial ! »

    Princesse ÄLLÏÄ, Gardienne du Souffle Premier

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    Nérätïs a aménagé un véritable dispensaire
    Dans les murs de l´ancienne chapelle dédiée à l’Ave Maria.
    Et comme elle l’a présagé, il s’est avéré nécessaire
    D’anticiper ce qu’elle appelle « l’avènement d’Ô ALLEGÔRÏÄ ».

    Dès les premières contractions, elle conduit immédiatement
    Lïlïth, suite à sa V.M.E., puis Ledalïä et Geminïä,
    Près de la salle d’opération et vers la salle d’accouchement
    Dont pour l’occasion on promeut comme sage-femme Yanimïä.

    Elles auraient souhaité accoucher dans les eaux du lac de Constance
    Mais Nérätïs a refusé pour raison de sécurité.
    L’obstétricienne les a couchées ensemble pour la circonstance
    Et les a toutes trois infusées pour toutes les opportunités.

    L’ambiance est très décontractée et tout le monde se relaie
    Au chevet des futures mères et leur moral est remonté.
    Alinéor a concocté des canelés du bordelais
    Parfumés aux oranges amères et des boissons à volonté.

    Valérion a pris sa guitare pour accompagner ORPHÉÔN
    Et le duo chante en l’honneur des trois naissances imminentes.
    Cristïäs a branché sans retard ses moniteurs sous les néons
    Et l’on a prévu les donneurs de sang selon les dominantes.

    Laurelïne et Loreleï vont et viennent avec leurs bébés dans les bras
    Et Yavänor en réflexion – et ce depuis le mois de juin.
    Les autres filles interviennent avec couvertures et draps
    Et apprennent sous la direction de Nérätïs les premiers soins.

    On ne compte plus les contractions mais on mesure les fréquences
    En surveillant tous les diagrammes qui défilent sur les écrans.
    On contrôle les dilatations, on pare à toutes les conséquences,
    Mais le stress s’invite au programme et toutes les femmes sont à cran.

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    Illustrations de Ledalïä.

  • Welcome, Captain Nemo !

    « Jamais deux sans trois !

    Le scan de Cristïäs avait un défaut : il gérait mal les doublons. Ce n’était pas “un” mais “deux” rescapés du crash qu’on pouvait sauver.

    La machine n’a fait que poursuivre ce pour quoi elle était programmée et c’est un solide gaillard qui renaît dans le laboratoire. »

    Princesse ÄLLÏÄ, Gardienne du Souffle Premier

    Welcome, Captain Nemo !

    « Cristïäs ? En fermant le labo… il y avait un signal sonore
    Et un message sur les écrans : “coordonnées déterminées”.
    J’ai laissé le cerveau-robot qui indiquait “contraténore” ;
    Le bip-bip m’avait mise à cran et puis j’étais exténuée ! »

    Yanimïä lâcha sa remarque qui, auprès de Cristïäs, fit mouche …
    Il avait laissé l’appareil sous tension après leur départ…
    Alors, aussitôt, il débarque et voit s’inscrire dans le cartouche :
    “humain parė pour le réveil” surgir alors de nulle part…

    Curieux, Cristïäs lance le transfert, intrigué de la coïncidence
    Alors qu’il avait vérifié tous les passagers de la liste…
    Pourtant… rien ne peut satisfaire à l’intérêt en évidence
    De comprendre et authentifier cet artefact probabiliste…

    Contre toute attente apparaît un corps aux proportions parfaites,
    Dignes d’un héros homérique échappé d’une autre odyssée
    Où cette fois-ci disparaît cette suprématie surfaite
    De l’occidental empirique : un géant noir controversé.

    « Chéri ? Que fais-tu donc ici ? » demande STELLÏÄ observatrice…
    « Regarde ! Il y avait deux hommes derrière une seule occurrence ! »
    Et Cristïäs alors officie la procédure créatrice
    Et voit apparaître en binôme une deuxième corpulence.

    « C’est l’un des “Tuskegee Airmen”, un passager exceptionnel
    Qui réintégrait son escadre située à Villacoublay
    Pour ses aptitudes humaines et son cursus professionnel,
    Heureux de servir les cocardes françaises qui ne l’ont pas oublié.

    « Where am I ? » et ça recommence ! STELLÏÄ morigène son mari
    Qui, pour une fois, est incapable de fournir une explication.
    « Partons rechercher la clémence auprès de ceux de même gabarit
    Pour répéter l’invraisemblable procédure d’acceptation ! »

    Illustration de Ledalïä.

  • Et Alton Glenn Miller devient… Altänor

    « Ce soir c’est l’enterrement de l’ancienne vie de Glenn et le baptême de la nouvelle vie d’Altänor autour des bons plats d’Alinéor.

    Un petit souci de grossesse vient troubler la soirée mais Nérätïs a pris aussitôt les choses en mains laissant les hommes continuer la fête tout en pensant à leur progéniture mais surtout à leurs épouses. »

    Princesse ÄLLÏÄ, Gardienne du Souffle Premier

    Et Alton Glenn Miller devient… Altänor

    « De ton passé fais table rase ! Garde les meilleurs souvenirs
    Et tourne-toi vers l’avenir : tes amis et la femme qui t’aime ! »
    Dit Lïlïth et cette simple phrase convainc Glenn qui veut devenir
    Cet homme qui vient d’obtenir l’amour comme un nouveau baptême.

    « Glenn Miller est mort dans la Manche ; désormais je suis Altänor ! »
    Dit-il en embrassant Lïlïth et puis tendrement Amellïä.
    « C’est comme si on était dimanche ! » Dit joyeusement Alinéor
    Avec des plats qui font l’élite selon l’avis de Ledalïä.

    Mais Lïlïth fait une grimace… inquiet, Yavänor se rapproche
    « Le bébé bouge, j’ai un peu mal ! » dit-elle en se rasseyant.
    « Mais il s’accroche, il est tenace ! » Dit-elle sur un air de reproche
    « Décidément ces petits mâles ne sont pas toujours distrayants ! »

    « Le mien aussi est batailleur ! » dit Ledalïä à Geminïä ;
    « Oui ! On peut le dire comme ça ! » grimace aussi cette dernière ;
    Nérätïs, assise en tailleur, se lève, renverse sa sangria
    Et prend note des ondes alpha issues de leurs moelles épinières.

    « Libération d’ocytocine ; le col de l’utérus commence
    À se dilater et prévient que déjà le travail démarre !
    Laissons les hommes à la cuisine discuter de leurs performances
    Et suivez-moi, comme il convient, au dispensaire, sans tintamarre ! »

    « Je porte un toast aux nouveau-nés et à leurs mères, s’il vous plaît ! »
    Dit Yavänor levant son verre qu’Alinéor lui a rempli.
    « Lïlïth est femme chevronnée, le personnel est au complet,
    Et les deux autres ont le feu vert pour un accouchement accompli ! »

    Et le trombone d’Altänor fait une prière musicale
    D’une suavité dévote aux déesses des maternités
    Accompagné par Yavänor pour une jazz-session amicale
    Et Valérion sur une gavotte à secouer les paternités.

    Illustration de Ledalïä.

  • La convalescence de Glenn

    « Ça a marché ! L’intuition de Nérätïs a porté.

    Sous l’impulsion créatrice de Valérion, le trombone magique a provoqué la guérison de Glenn.
    Tout ce qui chante et joue sont venus participer au réveil du fabuleux musicien.

    Amellïä en pleure de joie ! »

    Princesse ÄLLÏÄ, Gardienne du Souffle Premier

    La convalescence de Glenn

    Mais Glenn éprouve beaucoup de mal à s’adapter à son statut
    Et, au fil des jours, il déprime, neurasthénique et solitaire.
    Amellïä sait que c’est normal ; elle fut elle-même abattue
    Tout son orchestre est mort en prime !  À jamais il sera tributaire…

    « Il lui faudra beaucoup de temps à vaincre sa culpabilité ! »
    Dit Nérätïs pour rassurer une Amellïä en plein dilemme.
    « Il serait mort… C’est important ! Tu ne peux que te féliciter
    De lui permettre d’azurer une vie qu’il doit construire lui-même ! »

    « Mais pas tout seul, tu seras là et pour un homme, ça compte beaucoup !
    Il était musicien, je crois, comme Valérion, c’est une idée…
    Entre artistes et sans tralala… la musique peut marquer le coup
    Et un peu de chance en surcroît suffira à en décider. »

    « Un Conn 6H, professionnel ! » annonce Valérion triomphant.
    « Ce n’est peut-être pas le tien mais il aime le blues et le jazz ! »
    Celui-ci est exceptionnel : cet instrument apostrophant
    Deviendra bientôt le soutien pour charmer bourgeois et bourgeoises ! »

    Et Valérion d’interpréter un air connu de jazz manouche
    Tout en observant la lueur perlant dans l’œil du tromboniste.
    Glenn est debout, tout apprêté à continuer l’escarmouche
    Avec intérêt et sueur pour épater le guitariste.

    Dans le dispensaire, c’est la fête ! On joue, on chante, on improvise !
    ORPHÉÔN venu en renfort avec un scat impressionnant,
    ÄLLÏÄ avec sa voix de tête tandis que Glenn les supervise
    En chef d’orchestre qui, sans effort, redevient l’homme rayonnant !

    Glenn alors essuie une larme sous l’œil de ses nouveaux amis
    Qui lui témoignent leur affection et toute leur envie de vivre.
    Il voit Amellïä pleine de charme et, profitant de l’accalmie,
    Vient l’embrasser avec passion sous les sifflets qui se délivrent.

    Illustration de Ledalïä.

  • Alton Glenn Miller

    « Sauvetage accompli avec succès.

    Alton Glenn Miller, déclaré officiellement disparu en 1944, revient à lui en 2026 à Ô ALLEGÔRÏÄ.

    Amellïä étant naufragée comme lui, a pris l’initiative de lui expliquer ses nouvelles conditions de vie.

    Elle va avoir du travail… »

    Princesse ÄLLÏÄ, Gardienne du Souffle Premier

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    Glenn crache l’eau de ses poumons et Nérätïs se précipite
    Pour lui mesurer la tension et tous ses indices vitaux.
    Yanimïä coupe son pantalon et sa chemise décrépite
    Pour le mettre en observation sous les moniteurs digitaux.

    Toute la nuit Amellïä le veille et suit tout ce qui est prescrit ;
    De temps en temps, elle surveille l’affichage sur les appareils.
    Le lendemain, Glenn se réveille, reprend peu à peu ses esprits,
    Regarde autour et s’émerveille d’un étonnement sans pareil.

    Glenn: « Where am I? Who are you? What on earth has happened here? »
    Amellïä: « Your plane crashed into the ocean! But we saved you from drowning there. »
    Glenn: « And what about the other ones? Were they rescued just like I was? »
    Amellïä: « I’m so sorry… none survived. You alone were brought back safe! »

    « Enfin, contre toute espérance… » annonce Yanimïä en entrant ;
    « Notre patient se ravigote ! Affaibli comme tu l’as été ! »
    « Vous êtes français ? Je suis en France ? » balbutie Glenn, récalcitrant
    « J’ai donc dérivé vers la côte ? Mes amis doivent s’inquiéter… »

    « Glenn ! » dit Amellïä sérieusement. « Sans m’interrompre, écoute-moi !
    Ton avion a disparu le quinze décembre quarante-quatre.
    On l’a cherché abondamment pendant des jours, pendant des mois
    Et puis le temps a concouru ; l’espoir avait cessé de battre… »

    « Moi, j’étais Amelia Earhart et le deux juillet trente-sept,
    Mon avion s’est écrasé… je serais morte en exercice…
    Mais le destin a d’autres cartes : j’ai été sauvée, ranimée
    Recueillie et puis transposée en l’an deux mille vingt-six.

    « Deux mille vingt-six ? C’est impossible ! » s’écrie Glenn en se redressant.
    « C’est ce que j’ai dit, moi aussi et puis j’ai fini par l’admettre.
    Nous sommes – et c’est irréversible – des naufragés apparaissant
    Dans le futur en Helvétie ! » conclut-elle et sans rien omettre.

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    Illustrations de Ledalïä et photo de la promotion officielle du film biographique The Glenn Miller Story.

  • Un compagnon pour Amellïä

    « À la suite d’une requête présentée par Amellïä, la télémémoire a procédé à une analyse exhaustive des appels de détresse similaires émis entre 1930 et 1950.

    Seules deux occurrences ont été détectées :
    le 2 juillet 1937, Amelia Earhart, 39 ans, à bord d’un Lockheed Electra, océan Pacifique.
    le 15 décembre 1944, Glenn Miller, 40 ans, à bord d’un Noorduyn Norseman, Manche.

    Le conseil décide d’accorder un compagnon à Amellïä. »

    Princesse ÄLLÏÄ, Gardienne du Souffle Premier

    Un compagnon pour Amellïä

    « Je me demande… » suggère Amellïä… « s’il y a d’autres naufragés
    Qui pourraient être récupérés comme tu l’as fait avec moi ? »
    « C’est trop de monde ! » réplique ÄLLÏÄ. « On ne peut pas encourager
    Des sauvetages inespérés à raison de trente par mois ! »

    « Tu restes la seule exception ! » tranche Cristïäs. « En théorie,
    Je peux scanner ta décennie d’une manière automatique
    Et voir combien d’interceptions on obtient a posteriori…
    Et on pourrait… Que nenni !  C’est complètement utopique ! »

    « Je voudrais simplement la liste et l’étudier de bout en bout ! »
    « Si c’est à titre scientifique et dans le but de progresser…
    Je peux explorer cette piste mais le transfert reste tabou ! »
    Dit Cristïäs toutefois sceptique à Amellïä intéressée.

    « La télémémoire scannera les années trente et puis quarante
    En explorant tous les messages portant “Mayday” ou “S.O.S.” ;
    Et ainsi les imprimera avec coordonnées garantes :
    Nom, date et heure de passage ! » dit Cristïäs avec allégresse.

    Plusieurs coups frappés à la porte réveillent Cristïäs le lendemain.
    C’est Amellïä qui ne renonce pas à son rôle de “profiler”.
    Sobrement, la liste comporte deux lignes brandies d’une main
    Qui tremble, frémit et annonce : « Seulement moi et Glenn Miller ! »

    Conseil de famille des LLyrïädes à la demande d’Amélïä ;
    Son plaidoyer : une orpheline qui souhaite quelqu’un à ses côtés ;
    L’opposition voit des myriades de réfugiés, selon ÄLLÏÄ ;
    On vote et, d’une voix cristalline, STELLÏÄ dit : « Glenn est adopté ! »

    Cristïäs est déjà aux commandes, Amellïä veille à la manœuvre.
    On repère l’avion crashé et Glenn en train de se noyer.
    La Vie se plie à la demande, l’Espace-Temps est mis à l’œuvre
    Et sa Matière est arrachée, puis est aussitôt convoyée.

    Illustration de Ledalïä.

  • Et Amellïä devient… LLyrïädes

    « Amellïä s’est totalement intégrée et apprend vite.

    “Recrue très intéressante” dit Yavänor ;
    “Femme intrépide” note Lïlïth ;
    “Vraiment très jolie” affirme Cristïäs ;
    “pas tant que ça” précise Ledalïä.

    En tous les cas, personne n’est indifférent au charme qui se dégage d’elle.
    Il va falloir sans doute lui procurer chaussure à son pied… »

    Princesse ÄLLÏÄ, Gardienne du Souffle Premier

    Et Amellïä devient… LLyrïädes

    Et les jours suivants, Amellïä connut ses nouveaux professeurs
    Yavänor, Laurelïne et Loreleï lui expliquèrent l’ÏÄMÔURÏÄ.
    Lïlïth, Geminïä, Ledalïä, ÄLLÏÄ puis STELLÏÄ – les deux sœurs –
    Lui enseignèrent, vaille que vaille, l’histoire d’Ô ALLEGÔRÏÄ.

    La Guilde, la Téléportation et tous ses dérivés pratiques ;
    Elle fut accueillie sur Thestïäs et honorée sur Atlantïs ;
    Elle tomba en admiration devant le vaisseau galactique ;
    Instruite tantôt par Cristïäs, guidée tantôt par Nérätïs.

    « On se croirait au Paradis ! » dit-elle, enjouée par le calme
    De ceux qui l’accueillent de pied ferme comme l’un des plus nobles éléments.
    « Et peut-être d’ici samedi, tu en découvriras la palme ! »
    Répond Lïlïth, bientôt au terme d’un bienheureux événement.

    Au lendemain de l’arrivée, son avion la tourmente encore ;
    Cristïäs accompagne Amellïä pour le hisser sur des flotteurs.
    Il rafistole quelques rivets, change durites et raccords
    Et avec l’assistance d’ÄLLÏÄ refont démarrer les moteurs.

    « La panne n’était pas si grave mais tu aurais dû te poser
    Et forcément faire naufrage mais sans espoir d’être sauvée ! »
    « Et avec le temps qui s’aggrave, j’aurais vite été supposée
    Disparue, frappée par l’orage ! » Dit Amellïä démotivée.

    « Il n’est plus immatriculé et ne pourra donc plus voler… »
    « Pas sur Terre, non, mais sur Thestïäs ou Atlantïs, c’est fort possible !
    Il pourrait être “Miraculé” et proposer des envolées
    Vers Guido-Rossum… » dit Cristïäs « et garanti insubmersible ! »

    « J’aimerais bien ! » dit Amellïä. « Lui offrir une belle retraite,
    Le piloter pour d’autres tâches et découvrir d’autres contrées ! »
    « En attendant… » répond ÄLLÏÄ, « il sera de façon discrète
    Dissimulé sous une bâche pour éviter de le montrer ! »

    Illustration de Ledalïä.

  • Eat first… think later !

    « Nous avons définitivement adopté Amellïä !

    Elle est encore déboussolée mais Alinéor nous a fait remarquer que quand l’appétit va, tout va !

    Et puis, laissons la nuit nous reposer de toutes nos émotions du jour… »

    Princesse ÄLLÏÄ, Gardienne du Souffle Premier

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    « My dear ! Do you like French cuisine ? » demande Alinéor prudemment
    Avec un plateau d’amuse-bouche et un ballon de vin rosé…
    « So much I love ! I had a cousine who lived in France on Lake Léman ! »
    « Je crois que j’ai fait une touche et ça mérite d’être arrosé ! »

    « N’oublie pas de nourrir ton fils ! » glisse Ledalïä narquoisement…
    « Chérie, nous devons accueillir cet ange qui est tombé du ciel ! »
    Dit Alinéor depuis l’office d’où il ressort courtoisement
    Avec des plats qu’il fait jaillir d’un chariot providentiel.

    « Vous êtes vraiment trop gentils ! And that really touches me deeply ! »
    Dit Amellïä qui vous dévore sandwiches, tacos & chicharrón
    D’une vigueur qui garantit que, s’il est un fait accompli,
    L’appétit d’une femme omnivore est signe que tout tourne rond !

    « Vious vivez really tous ensemble ? » prononce-t-elle entre deux bouchées.
    « Oui mais, plutôt chacun chez soi… sauf Yavänor et ses trois femmes ! »
    « Seriously ? Tout cela ressemble à une grande chambre à coucher
    Comme au dortoir en Illinois where, one night, I became « Madame » ! »

    « Oui… ça paraît très compliqué mais inutile de s’affoler !
    Nos hommes sont très « gentlemen » et nous avons beaucoup de chambres ! »
    Précise Lïlïth impliquée dans son devoir caracolé
    D’une matriarche qui mène sa tribu… et surtout ses membres.

    « Indeed ! Ça me convient très bien… je veux dire… pour une chambre libre ! »
    Avance Amellïä pince-sans-rire, « Je ne suis pas encore fixée !
    Mais sinon vous êtes combien ? Is the gender ratio… équilibre ?
    « Heu… » dit Lïlïth dans un sourire, « le soleil vient de s’éclipser… »

    Amellïä monte se reposer sous l’œil équivoque des Llyrïädes
    Qui guettent la moindre intention parmi la gente non dominante.
    Mais laissons la nuit se poser sur toutes les questions par myriades
    Qui vont retenir l’attention d’une aviatrice étonnante…

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    Illustrations de Ledalïä.

  • Et Amelia Earhart devient… Amellïä

    « C’est bien Amelia Earhart comme l’attestent ses papiers.

    Mais une Amelia qui peine à comprendre ce qui lui arrive et à l’admettre.
    89 ans de décalage, c’est dur à avaler !

    Souhaitons-lui, tous, la bienvenue ! »

    Princesse ÄLLÏÄ, Gardienne du Souffle Premier

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    « For heaven’s sake ! Expliquez-vous ! » demande Amelia affolée.
    « En date du deux juillet trente-sept, vous seriez morte en exercice.
    Vous allez nous traiter de fous… nous vous avons carambolée
    Par une technologie secrète en l’an… deux mille vingt-six ! »

    « VOUS ÊTES FOUS ! VOUS VOUS MOQUEZ ! C’EST IMPOSSIBLE ! » crie Amelia.
    « Regardez-nous, nos appareils, voyez la date sur la tablette ! »
    Répond Cristïäs interloqué, appelant discrètement Ledalïä
    Pour lui dire quelque chose à l’oreille… « What is this magic slate ? »

    Voici Ledalïä qui apporte la pile de tous les magazines,
    Qui s’accumulaient dans l’entrée, pour les montrer à Amelia
    Qui pâlit sous l’émotion forte, tenue par Loreleï et Laurelïne
    Qui tentent de lui démontrer qu’il n’y a aucune paranoïa.

    « Et nous avons gagné la guerre… Au moins, c’est une bonne nouvelle !
    Aujourd’hui la paix est active et règne dans tous les pays ? »
    On intervient : « Il n’y a guère que l’occident qui se révèle
    Être dans une paix relative… » dit-on à la femme ébahie.

    « Mais pouvez-vous me renvoyer à mon époque ? S’il vous plaît ! »
    Demande-t-elle larmoyante avec l’espoir du débutant.
    « Je ne veux ni vous fourvoyer ni remuer le couteau dans la plaie…
    Mais la réponse est effrayante : ce serait violer le cours du temps. »

    « Vous m’auriez donc sauvé la vie ! » conclut Amelia dépitée.
    « J’ai quatre-vingt-neuf ans de retard à rattraper et… Oh my God !
    Si les évènements ont suivi, je n’ai donc plus d’identité
    Perdue dans un futur mitard et, qui plus est, aux antipodes ! »

    « Tu nous a et nous, nous t’avons ! Amellïä ! C’est ça l’important ! »
    Intercède Lïlïth prévenue de ce nouveau partenariat.
    « Nous autres également nous avons été soustraites à notre temps…
    Je te souhaite la bienvenue au sein de Ô ALLEGÔRÏÄ ! »

    Image galerie

    Illustrations de Ledalïä.

  • Amelia Earhart

    « Incroyable !

    Amelia Earhart, disparue sans laisser de trace, le 2 juillet 1937 au-dessus du Pacifique avec son avion – un Lockheed Electra est téléportée en 2026 par Cristïäs qui a capté “par hasard” son S.O.S. en testant la télémémoire.

    Aviatrice mondialement connue, expérimentée, déterminée, habituée à prendre des décisions en situation de crise. Elle avait 39 ans. »

    Princesse ÄLLÏÄ, Gardienne du Souffle Premier

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    Et soudain un avion survole les eaux du lac bleu de Constance
    Et vient s’écraser sans dommage sur la plage d’Ô ALLEGÔRÏÄ.
    Une femme à l’allure frivole, étourdie par la circonstance,
    Peine à s’extraire du fuselage et s’écrie « Ave Maria ! »

    Sorti comme un diable de sa boîte, Cristïäs accourt vers la jeune femme
    Qui s’évanouit en prononçant : « Docteur Livingstone, je présume ? »
    D’une attention un peu benoîte, il crie, il exige, il réclame
    « Vite ! Un brancard et c’est pressant ! » devant cette issue qu’il assume.

    « Cristïäs ! Mais qu’as-tu fais encore ? » demande Loreleï excédée.
    « Arrête, s’il te plaît ! » dit-il. « Je testais la télémémoire ;
    J’ai capté un appel sonore… d’un S.O.S. … et précédé
    D’un « Mayday » tellement… subtil… qu’il est gravé dans ma mémoire. »

    « J’ai vu l’avion qui piquait tout droit et en plein pacifique
    Alors j’ai fait… sans réfléchir… un truc… j’étais bouleversé…
    J’ai… d’un seul coup, plutôt adroit … téléporté cet horrifique
    Appareil et l’ai fait fléchir après l’avoir fait traverser ! »

    « On verra bien ! » Soupire Loreleï. « Je crois qu’elle revient à elle…
    Notre inconnue ouvre les yeux… regard d’acier inoubliable ! »
    « Good Lord… where am I ? Who are you ? What the hell ?  »
    Cristïäs lui répond gracieux : « Vous êtes en vie… c’est formidable ! »

    « Des Français en plein océan ?  Heavens ! J’ai donc dû dériver… »
    « En Suisse… vous avez abordé… sur les rives du lac de Constance ! »
    Dit Cristïäs d’un ton bienséant. « J’ai vu ce qui allait arriver ;
    J’ai pu alors … vous transborder… votre avion et vous, en instance ! »

    Méfiante, l’inconnue se dresse et observe les techniciennes
    « Au nom du ciel, qu’est-ce qu’il m’arrive ? Êtes-vous des savants nazis ? »
    Loreleï, d’un geste de tendresse, lui prend la main entre les siennes :
    « Bien sûr, vous êtes sur le qui-vive mais… le destin vous a choisie ! »

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    Illustration de Ledalïä et photo issue des collections officielles de la Bibliothèque du Congrès des États-Unis.

  • La Circassienne au bain

    « Une fois de plus, le paradoxe persiste.

    Cristïäs a pu récupérer par téléportation un tableau célèbre englouti avec le Titanic.
    Seulement voilà, cela pose encore de nouveaux problèmes.
    Décidément !

    Quant au tableau “La Circassienne au bain” peint en 1814 par le peintre français Merry-Joseph Blondel, il a coulé avec le Titanic. L’œuvre est considérée comme définitivement détruite ou perdue à jamais au fond de l’océan Atlantique. »

    Princesse ÄLLÏÄ, Gardienne du Souffle Premier

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    « Un tableau très impressionnable ! Est-ce celui du peintre Blondel ? »
    « Oui ! » assure Cristïäs, connaisseur. « Coulé avec le Titanic ! »
    « Son prix doit être inestimable ! » dit ÄLLÏÄ mangeant son strudel
    Attablée auprès de sa sœur dans la cuisine alémanique.

    « Oui ! Et c’est là tout le problème ; il est impossible de le vendre
    Sans révéler par quel moyen le tableau fut récupéré ! »
    Précise Cristïäs en plein dilemme. « Car même équipé d’un scaphandre,
    Le renflouement est kafkaïen et nul ne pourrait l’opérer ! »

    « Nous avons donc une œuvre d’art aussi précieuse que la Joconde
    Mais impossible à exposer sans trahir notre procédé ! »
    Lâche STELLÏÄ d’un air pendard et très ironique à la ronde
    Qui laisse Cristïäs indisposé devant les LLyrïädes excédées.

    « Une fois de plus ton appareil permet de pouvoir retrouver
    Des objets de grande valeur mais malheureusement invendables ! »
    Tranche Lïlïth, « Et c’est pareil pour l’or qu’Astérias a trouvé
    Dans les caves de son voleur dont la remise est improbable ! »

    « Donc… nous avons accès à tout… sauf au droit d’en tirer profit ! »
    Conclut Lïlïth. « Je me demande… cette science a trop d’aléas ! »
    « Mais il nous reste plusieurs atouts ! » Répond avec philosophie
    ÄLLÏÄ de sa bouche gourmande : « Télémémoire et T.T.A. ! »

    « À condition que le secret de fabrication soit scellé !
    Donc… impossible, encore une fois, de l’exposer au grand public !
    J’ai beau chercher et consacrer autant de temps à démêler
    Ce nœud qui atteint toutefois une vraie proportion biblique ! »

    « En résumé, » conclut Lïlïth, « nous avons une technologie
    Qui demande une discrétion primordiale et fondamentale ! »
    « Ce n’est pas ce qui facilite la bonne intendance du logis ! »
    Tranche Alinéor avec sanction : « C’est le supplice de Tantale ! »

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    Illustration de Ledalïä,
    Lithographie du XIXe siècle réalisée par l’artiste Pierre-Joseph Tavernier,
    Peinture de reconstitution moderne à l’huile par l’artiste britannique John Parker.

  • Les télépirates sont là !

    « Encore un rebondissement inquiétant.

    L’appât du gain peut occasionner des vols spectaculaires en offrant la tentation d’opérer ni vu ni connu car la technologie attire les convoitises.

    Comme le suggérait déjà Platon avec l’anneau de Gygès, nul ne sait ce qu’un homme ferait s’il était certain de ne jamais être découvert.

    Décidément la Guilde a du travail ! »

    Princesse ÄLLÏÄ, Gardienne du Souffle Premier

    Les télépirates sont là !

    Si l’explosion fut anodine, le sol trembla sensiblement
    Et fut ressenti tout autour de la Deutsche Bank de Constance.
    Le lendemain, dès les matines, on commenta l’évènement
    Dans les journaux des alentours, en gros titres pour la circonstance.

    « C’est drôle d’attaquer une banque allemande alors que les helvétiques
    Sont à deux pas ! » dit Alinéor le « Rorschacher Echo » en mains.
    « Ce sont des voleurs à la manque ! » répond ÄLLÏÄ d’un ton critique.
    « Les Irénée ? » dit Yavänor ; « Il faudra vérifier demain… »

    « Justement non ! » dit Geminïä. « Mon chéri a bien vérifié ! »
    « Les Irénée ne sont pas bêtes et auraient attaqué Zürich ! »
    « Alors Cristïäs ? » dit Yanimïä, « Serait-il mieux qualifié
    Pour mener une double enquête avec les ondes telluriques ? »

    Depuis l’office un « Dring Dring » sonne… « On a un téléphone ici ? »
    « C’est Astérias ! » dit Geminïä, « ou du moins sa ligne directe ! »
    Elle décroche l’interphone et puis raccroche et balbutie :
    « Il vient à Ô ALLEGÔRÏÄ… Il trouve l’affaire suspecte ! »

    Quelques heures plus tard, les Atlantes arrivent avec Astérias :
    « Nous avons fait le distinguo sur cette affaire autant qu’on puisse
    Pour découvrir le dilettante, copiant les travaux de Cristïäs,
    Pour téléporter les lingots du coffre d’une banque suisse. »

    « Mais Constance est en Allemagne ! » Dit ORPHÉÔN élevant la voix.
    « La géographie l’a trahi car cette matière n’est pas son fort
    Et il a fait comme ta compagne : il a téléporté deux fois !
    Et l’antimatière a jailli pulvérisant le coffre-fort ! »

    « Le coupable était l’un des nôtres ; il faut donc surveiller nos rangs !
    Poursuit Astérias en colère. « Mais jamais la Guilde ne dort !
    Surveillez-vous les uns les autres car l’appât du gain est courant ! »
    Mais Cristïäs coupe tutélaire : « Je suis moi-même faiseur d’or ! »

    Illustration de Ledalïä.

  • Ce n’est pas à un vieux pirate…

    « Apparemment les deux Irénée jouent le jeu.

    Apparemment.
    Mais Irénée-le-jeune préfère en être sûr et va vérifier par lui-même.
    On n’est jamais trop prudent. »

    Princesse ÄLLÏÄ, Gardienne du Souffle Premier

    Ce n’est pas à un vieux pirate…

    Ce n’est pas à un vieux pirate qu’on apprend l’art de la rapine.
    Ceux qui n’y font pas exception s’appellent tous les deux Irénée.
    Mais quant au Plan Télépirate, la chose qui les turlupine
    N’est pas le plan de répression mais plutôt comment le contourner…

    Cependant le bilan est bon ; la contrebande a rapporté ;
    On se partage le butin à quatre-vingt-dix-huit pourcents.
    On se partage le bonbon ; les deux pourcents sont reportés
    Comme « saisie » sur traîne-patins, filous et mauvais commerçants.

    Irénée-le-jeune est content, il a trouvé les deux pourcents
    Mais qui, pour lui, en valent cent car il ne connaît pas l’astuce.
    Pourtant… au bout d’un certain temps… il trouve quand même bouleversant
    Que ce ne soit ni décroissant, ni croissant, mais toujours le même quitus…

    Qu’à cela ne tienne ! notre Irénée va jouer l’apprenti-détective
    Et s’en va rôder sur Thestïäs avec les appareils d’ÄLLÏÄ.
    Et sa confiance est réfrénée par les contrôles qu’il invective
    Et transmet les chiffres à Cristïäs qui les épluche avec STELLÏÄ.

    Pris la main dans le sac pour fraude, les Irénée jouent l’innocence :
    « C’était un test pour vérifier si ton contrôle était parfait ! »
    Bien que l’excuse le taraude, le jeune y voit obéissance
    Mais sait qu’il devra clarifier leurs manigances, tout compte fait.

    Et pour cela, il établit un poste d’agent d’expertise
    Avec le contrôleur d’impôts en charge de la capitale
    Qui, pour faire bonne mesure, publie chaque mois ce qu’il stigmatise,
    Comme infraction fort à propos, télétransmis par voie postale.

    « Et ça nous coûtera combien ? » demande un Irénée à l’autre ;
    « Dix pour cent sur ce qu’il contrôle ; le prix pour qu’il baisse les yeux ! »
    « Donc… tout est bien qui finit bien ! » dit Irénée-l’ancien qui se vautre
    Sur un immense sac bleu-pétrole plein des derniers vols prestigieux.

    Illustration de Ledalïä.

  • Le plan Télépirate

    « Les dernières investigations confirment que plusieurs tentatives de dark-téléportation pourraient échapper aux protocoles de contrôle. Une telle technologie, si elle venait à être reproduite ou détournée, pourrait compromettre l’intégrité des réseaux interalliés ainsi que la sécurité des personnes.

    La Guilde a donc autorisé la mise en œuvre du plan “Télépirate”, destiné à éprouver nos propres défenses avant que d’autres ne le fassent à sa place. J’invite chacun à considérer cet exercice avec le plus grand sérieux. »

    Princesse ÄLLÏÄ, Gardienne du Souffle Premier

    Le plan Télépirate

    Sur Atlantïs, on met en place le plan nommé « Télépirate »
    Afin de poursuivre et sévir contre tous les contrevenants
    Traquer tous ceux qui se déplacent d’une manière disparate
    Sachant qu’ils risquent de se servir de fourberie à tout venant.

    Chez les LLyrïädes, on fait pareil pour chasser les contrebandiers ;
    ORPHÉÔN-ÄLLÏÄ sont pirates ; Cristïäs-STELLÏÄ sont contrôleurs.
    Chacun sur ses propres appareils tente de remporter la palme :
    Déjouer le plan Télépirate ou déjouer les gens stipendiés.

    Sur Thestïäs, les deux Irénée ont promis de jouer le jeu
    Mais c’est pour mieux se renseigner sur la « dark-teleportation ».
    Or pour traquer les Irénée, c’est le jeune qui sera l’enjeu
    Du contrôle de ses aînés par l’instinct de la filiation.

    Désigner ÄLLÏÄ scélérate ? Le risque ne manque pas d’audace ;
    On se souvient de l’explosion due à l’abus d’antimatière !
    Mais pour mieux traquer les pirates, c’est elle la plus efficace
    Et STELLÏÄ en opposition sera son meilleur adversaire.

    Chaque équipe a son atelier et son propre réseau d’espionnage ;
    C’est de bon ton et ça permet de coller la réalité.
    Bien sûr, on est interallié avec le même contrespionnage
    Et Atlantïs est informée de toutes les activités.

    ÄLLÏÄ trafique de bon cœur mais STELLÏÄ déjoue tous les types ;
    ORPHÉÔN se montre ingénieux mais Cristïäs trouve la riposte.
    Il n’y a ni vaincu ni vainqueur ; on intervertit les équipes
    Et c’est ce qui se fait de mieux pour faire évoluer tous les postes.

    On y consacre une heure ou deux par jour car la vie continue ;
    Les trois naissances se rapprochent et chacun connaît son devoir.
    Parfois un concept hasardeux se développe et s’insinue
    Mais l’équipe adverse l’accroche avant qu’il acquière du pouvoir.

    Illustration de Ledalïä.

  • Clôture du colloque

    « Après l’effort, le réconfort.

    Ô ALLEGÔRÏÄ est en fête avec bal populaire, banquet traditionnel de la région et feux d’artifice.

    Finalement, la téléportation a du bon pour réunir les gens de bonne compagnie. »

    Princesse ÄLLÏÄ, Gardienne du Souffle Premier

    Clôture du colloque

    Les colloques vont avec le corps et avec des réjouissances !
    Le « Bodensee Musikanten » qui anime les bals populaires
    Est venu, selon nos accords, proposer musiques d’ambiance
    Pour danser près de la fontaine sous les lampions crépusculaires.

    Tandis qu’Astérias et Thétïs ouvrent le bal avec finesse,
    Ils sont rejoints par les jeunes couples que le colloque a réunis.
    Valérion avec Nérätïs invitent toute la jeunesse
    Et les Irénée, toujours souples, vont danser sans cérémonie.

    Devant, des tables sont dressées avec buffet suisse-allemand
    Car Alinéor en bon traiteur sait comment plaire à tout le monde.
    Et Yavänor s’est empressé d’installer les futures mamans
    Dans un espace prometteur et ombragé sous la rotonde.

    Rösti, Bratwurst et Pommes-frites récoltent beaucoup de succès
    Avec fromages Appenzeller, Pinot, Riesling et vins rosés.
    Wähen aux fruits ont du mérite et chacun de se propulser
    Entre les stands très populaires des spécialités proposées.

    Pour ceux qui se sentent fatigués, la maison s’est développée
    De plusieurs chambres confortables aménagées dans les greniers.
    ALLEGÔRÏÄ a prodigué des grands lits tous enveloppés
    De moustiquaires transportables contre les moustiques saisonniers.

    On rit, on chante et on discute avec des grands éclats de voix
    Et, loin des convives d’âges mûrs, les jeunes faunes et faunesses.
    Parfois éclate une dispute, les Irénée sont aux abois ;
    On les a mis le dos au mur et ils défendent leur bizness.

    Enfin un grand feu d’artifice sur des barquettes à fond plat
    Clôture avec son et lumière le festival entériné.
    Les artificiers à l’office régalent de tous les éclats
    De couleurs en avant-première et la journée est terminée.

    Illustration de Ledalïä.

  • Le disque mémorial

    « Le spectacle a été un grand succès.

    Cristïäs a supervisé l’enregistrement et a produit un disque souvenir qu’il a remis à chaque membre participant au colloque.

    Chacun est ravi de son mémorial. »

    Princesse ÄLLÏÄ, Gardienne du Souffle Premier

    Le disque mémorial

    Chanson des Atlantes
    Depuis dix-mille ans aujourd’hui, les Atlantes étoffent la Mantisse
    Depuis les premières navettes jusqu’aux portes interplanétaires.
    Leur technologie a produit le summum auquel aboutissent
    Les expériences qui brevettent leur savoir-faire propriétaire.

    Chanson des Irénée
    Avec l’aide de l’univers et des connexions cérébrales
    Les Irénée, par la pensée, ont relié les dimensions
    Par le concours des trous de ver et les commandes palpébrales
    Les distances sont compensées par le pouvoir de l’intention.

    Chanson des LLyrïädes
    La découverte du Poïnt ZérÔ et des nombres transimaginaires
    A ouvert de nouvelles voies et nouvelles applications.
    Grâce à l’étoffe des héros dont les LLyrïädes originaires
    Sûrent prêter l’oreille à la voix de leurs quatre générations.

    Le blues du voyageur
    En pliant l’espace de travers, je me suis perdu dans le piège
    D’une planète aux habitants aussi étranges qu’hermétiques,
    Dont le langage fut un calvaire et sans l’assistance du siège
    De ma patrie m’habilitant à mon retour hypothétique.

    Magouille blues
    Ni vu ni connu je t’embrouille, tout n’est qu’un tour de passe-passe ;
    Hier, j’étais ici et là-bas, demain sans doute nulle part.
    Je suis le roi de la débrouille qui plie et qui déplie l’espace
    Au gré de ses moindres combats, incessamment sur le départ.

    Complainte des mondes perdus
    Derrière le seuil des connaissances, il y a les mondes oubliés ;
    Mondes perdus derrière un vide jamais atteint par la lumière.
    Personne n’a vu la naissance du moindre atome publié,
    Personne n’a été avide d’en connaître la raison première.

    Au-delà du mur de la lumière
    Tous les cris à travers l’espace, les échos de la création,
    Tous les trous noirs supermassifs et toutes les fontaines blanches.
    M’ont montré tout ce qui se passe derrière le mur de diffraction
    Où vont les tachyons permissifs qui créent le monde en avalanche.

    Illustration de Ledalïä.

  • Les compositions musicales et lyriques

    « Après le colloque, tous les compositeurs se réunissent.
    Ledalïä et Geminïä à la partie lyrique ;
    Nérätïs et Valérion à la partie musicale.

    On s’amuse à parodier mais pas trop,
    Mêler l’humour et l’amour,
    Mais surtout réussir le spectacle. »

    Princesse ÄLLÏÄ, Gardienne du Souffle Premier

    Les compositions musicales et lyriques

    L’après-midi chacun compose, les musiciens comme les choristes.
    Si Geminïä et Ledalïä s’attaquent aux textes sur le préau,
    Valérion, quant à lui, propose à Yavänor d’être bassiste
    Et à ORPHÉÔN et ÄLLÏÄ de chanter ensemble en duo.

    Alinéor aux casseroles s’entraîne pour les percussions.
    Le premier texte est proposé à Valérion et Nérätïs
    Qui déposent sur les paroles des notes dont la répercussion
    Apporte un rythme supposé inspiré des chants d’Atlantïs.

    Deuxième texte, les Irénée sont mis alors sur la sellette
    Avec humour, point trop n’en faut, un petit peu de théorie,
    Tout ça sur un rythme effréné assez vieillot et obsolète
    Pour se moquer de leurs défauts et n’en déplaise si on rit !

    Troisième texte sur les LLyrïädes, on se fait un peu moins moqueur
    Seul Cristïäs en fera les frais… mais le point d’orgue au Poïnt ZérÔ !
    Avec des solos par myriades et des refrains repris en chœur
    Et pour que ça fasse plus vrai, on fera l’ovation aux héros !

    Un blues sur les égarements, un autre sur la contrebande
    En y mettant beaucoup d’humour pour ne pas réveiller le zèle.
    Pour éviter l’effarement, on le jouera en sarabande
    Avec de jolis mots d’amour à faire se pâmer les demoiselles.

    « J’aimerais bien un instrumental afin que chacun imagine
    La téléportation chantée selon ses mots qu’il y insère,
    Sur un mode expérimental, moderne, branché et androgyne ! »
    Propose Valérion enchanté de la tournure du concert.

    Sept chansons sont prévues et l’instrumental au début
    Pour que les invités s’installent et puissent s’imprégner de l’ambiance.
    Toutefois en cas d’imprévu, c’est le talent qui contribue
    À surprendre toute la salle afin d’en captiver l’audience.

    Illustration de Ledalïä.

  • Le colloque de la Guilde de la Téléportation

    « Assemblée générale

    Sur proposition d’Astérias, les Atlantes, les Llyrïädes et les Irénée se rassemblent pour créer la Guilde Tripartite chargée de contrôler la Téléportation dans l’univers connu.

    Chaque partie a approuvé et ratifié les textes votés à l’unanimité. »

    Princesse ÄLLÏÄ, Gardienne du Souffle Premier

    Le colloque de la Guilde de la Téléportation

    Effervescence dans le Hub où les Atlantes sont rassemblés ;
    Astérias et Thétïs en tête dirigent leur délégation.
    Les Irénée membres d’un club qu’ils ont constitué d’emblée
    Et les LLyrïädes dont les vedettes couvrent plusieurs générations.

    La table ronde monumentale accueille alors les trois parties
    Dans une ambiance détendue où se croisent plusieurs dialogues.
    Sous les bannières ornementales consciencieusement réparties,
    L’ordre du jour est entendu dès l’ouverture du colloque.

    « La téléportation devient une arme et donc une responsabilité ;
    Elle ne sera pas un privilège et elle doit être régulée ! »
    Dit Astérias sonnant l’alarme face à toute possibilité
    Qui entraînerait le sacrilège de s’en servir pour spéculer.

    Atlantis possède la Mantisse, depuis des siècles, élaborée ;
    Les Llyrïädes et la congruence des nombres transimaginaires :
    Les Irénée qui garantissent des trous de ver corroborés ;
    Enfin la Terre dont l’influence reste à ce jour embryonnaire.

    Ainsi un ordre tripartite doit aujourd’hui être créé
    Pour éviter toute dérive, tout abus et toute effraction.
    Et la contrebande interdite, obstacle au commerce agréé
    Pour éviter ce qui arrive par certaines mauvaises actions.

    Le compte-rendu est signé après l’assemblée générale
    Et un premier texte de loi ratifié par chaque partie.
    Les Irénée sont résignés ; adieu magouilles collatérales
    Et Cristïäs, heureux comme un roi, des échanges en contrepartie.

    ORPHÉÔN propose de fêter l’événement par un concert
    Commémoratif du colloque et spécifique à chaque thème.
    Chacun est alors invité à rester le temps nécessaire
    De monter le spectacle ad hoc organisé pour le soir même.

    Illustration de Ledalïä.

  • La course autour du lac

    « Une après-midi de vacances.

    Faute de bateau, on fait le tour du lac en poissons-chats, s’il vous plaît !

    Pauvres Cristïäs et Irénée qui ont voulu faire la course contre les sirènes et se retrouvent les quatre fers en mer !

    Les autres en ont profité pour baliser les points intéressants autour du lac. On ne sait jamais, ça peut toujours servir. »

    Princesse ÄLLÏÄ, Gardienne du Souffle Premier

    La course autour du lac

    Faire le tour du lac de Constance en bateau autour des montagnes,
    Est une aventure magnifique qui nécessite de naviguer
    Entre trois pays de prestance : la Suisse, l’Autriche et l’Allemagne
    En quatre à cinq jours pacifiques pour ne pas trop se fatiguer.

    Mais en une seule journée et sans le permis spécifique,
    C’est en chevauchant les silures que cela demeure possible.
    Douze silures furent détournés pour leurs capacités physiques
    Et harnachés à l’encolure pour une course submersible.

    Les quatre sirènes en éclaireuses avec Yanimïä et Laurelïne,
    Les six compagnons en scaphandre et plus ou moins de maladresse,
    Partent pour une doucereuse et drôle balade sous-marine
    Mais sans vraiment vouloir prétendre le faire pour prouver son adresse.

    Mais les sirènes sont acerbes et leurs critiques redoutables
    Alors Cristïäs et Irénée ne voulant pas être humiliés
    S’élancent dans une course superbe défiant les filles indomptables
    Mais il n’est pas encore né, celui qui les fera plier.

    Les poissons-chats à fond de train, on fait le fier et le bravache
    Mais les silures excités désarçonnent vite leurs cavaliers.
    Les sirènes rient avec entrain, les fiers-à-bras trouvent ça vache
    Mais contrer six fières garçonnes, il faudrait être fou à lier !

    Quant à ORPHÉÔN, Yavänor, Valérion et Alinéor
    Ils ont trouvé beaucoup plus sage d’apprécier le paysage
    Et comme ils ne perdent pas le nord préfèrent rester en quatuor
    Et profiter de leur passage pour faire les premiers balisages.

    Et Alinéor découvrir la véritable utilité
    De ses précieuses boîtes de thon comme balises de fortune.
    Il ne va pas longtemps souffrir ; une commande de mille unités
    Est partie vers le Cap Breton pour une livraison opportune.

    Illustration de Ledalïä.

  • Le pique-nique du dimanche

    « Ambiance de pique-nique en famille

    Aujourd’hui on profite de cette belle journée d’été et tout le monde y met du siens.

    Je sens que nous allons passer une journée inoubliable ! »

    Princesse ÄLLÏÄ, Gardienne du Souffle Premier

    Le pique-nique du dimanche

    Arrivés très tôt ce matin, deux compères installent des tables
    Au bord du lac dans le vent frais qui fait déjà danser les nappes,
    Puis ont sorti tout le gratin d’un pique-nique respectable
    Sortant les couverts des coffrets afin d’annoncer les agapes.

    Laurelïne, Loreleï et leurs enfants s’installeront en bout de table
    Avec chaises hautes adaptées pour petits pots et biberons.
    Ils découvrent alors triomphants canards et cygnes inévitables ;
    L’ambiance est très décontractée et les bébés sont fanfarons.

    Pour les trois futures mamans, des chaises longues confortables,
    Un petit plateau pour chacune et les sirènes à leur service.
    On va passer un bon moment à savourer au préalable
    Un apéro sur la lagune pour que le bon air nous ravisse.

    Puis ORPHÉÔN et Valérion, l’un au chant, l’autre à la guitare
    Improvisent une ritournelle avec quelques couacs disparates.
    Constantïne joue l’amphitryon, s’accompagnant de sa cithare,
    En chantant ses sempiternelles chansons de marins et pirates.

    Même les deux Irénée sont là, venus exprès pour le colloque ;
    Ils ont promis aucun essai ni tentative malheureuse
    Et on leur a mis le holà sur leurs éternels soliloques
    Mais comme ils ne font pas d’excès, leur présence reste chaleureuse.

    Cristïäs observe les nuages et la météo du dimanche
    ÄLLÏÄ lui tire les oreilles : « Arrête de regarder le ciel !
    Il n’est prévu aucun orage mais beaucoup de soleil en revanche ! »
    Alors il ferme ses appareils et se consacre à l’essentiel.

    Mais que fait donc notre Yavänor ? Pardi ! Il allume un grand feu
    Pour faire griller quelques saucisses pour les amateurs de grillades.
    Tandis que le pauvre Alinéor essaie de faire ce qu’il peut
    Malgré le chat qui, à l’office, a déjà volé l’anchoïade.

    Illustration de Ledalïä.

  • Le retour d’Olivïäne messagère

    « Coup de théâtre !

    Olivïäne a été simplement téléportée à la place de Nérätïs à cause de la bague-balise.

    Ledalïä lit le message à toutes les LLyrïädes réunies.

    Le climax est à l’organisation du colloque prévu ce lundi matin.»

    Princesse ÄLLÏÄ, Gardienne du Souffle Premier

    Le retour d’Olivïäne messagère

    Le message d’Astérias

    « La Mantisse que vous connaissez n’était qu’une première version
    Qui a été améliorée depuis longtemps sur Atlantïs.
    Si vous ne vous étiez empressés de faire toutes vos excursions,
    Nous aurions pu collaborer par l’entremise de Nérätïs.

    Vous avez dû vous en douter, l’art de la téléportation
    Demande des règles très étroites car c’est une arme dangereuse.
    Et nous pouvons tous redouter toutes sortes de dépravations,
    D’utilisations maladroites et, pire, d’intentions belliqueuses.

    Nous devons mettre au point un ordre qui gère la téléportation
    Unissant Atlantis, Thestïas et les LLyrïädes conjointement
    Afin d’éviter tout désordre et surtout toute passation
    Entre les travaux de Cristïäs et ceux de la Terre notamment.

    Réunissons les trois partis en terrain neutre sécurisé
    Et je propose les vestiges de l’Atlantide disparue.
    D’après les échos répartis de Nérätïs autorisés
    Un personnage de prestige y aurait déjà concouru.

    Son palais possède une immense et étanche salle souterraine
    Pour organiser un colloque. Pourquoi pas ce lundi matin ?
    Je vous demande de la clémence – l’honnêteté est souveraine –
    Évitons-nous les soliloques qui nous feraient perdre notre latin ! »

    Les LLyrïädes

    Lïlïth, Yavänor et Cristïäs sont emballés par ce message ;
    La Guilde va finalement naître comme il était préconisé.
    Atlantïs ainsi que Thestïäs auront accès libre au passage
    Et chacun fera reconnaître sa technologie avisée.

    « Nous, les sirènes, nous partons repérer l’état de la salle
    Et puis les hommes installeront – pourquoi pas – une table ronde
    Avec sièges et petits cartons ! » dit Loreleï, ingénieure abyssale
    « Et lundi, nous déciderons pour satisfaire tout le monde ! »

    Illustration de Ledalïä.

  • Olivïäne a disparu

    « Trois évènements majeurs.

    Une proposition de Constantïne, sire de Constance, pour élargir nos connaissances sur les survivants de sa famille.

    La disparition mystérieuse d’Olivïäne.

    Son retour avec un message d’avertissement d’Astérias. »

    Princesse ÄLLÏÄ, Gardienne du Souffle Premier

    Image galerie

    Suite de la discussion

    « Seule, je ne peux rien décider ! » dit Loreleï haussant les épaules ;
    « Les Llyrïädes, le cas échéant, trancheront avec prépondérance.
    Mais fais-toi déjà à l’idée que personne n’a le monopole
    Pour explorer les océans sans la plus grande transparence ! »

    « CHe n’ai pas d’autres prétentions que celles que je t’ai soumises
    Et CHe Fiendrai les exposer Tès que Ch’y serai inFité.
    Et pour montrer Ponne intention, Foici ma Karantie promise ! »
    Dit Constantïne tout disposé à prouver l’objectivité.

    Disparition

    L’arbre généalogique en mains, Loreleï s’apprête à repartir…
    « Mais où sont donc passées les filles ? » demande-t-elle d’un ton bourru…
    Après minutieux examen, Constantïne vient l’avertir :
    « Ici Teux sirènes roupillent mais la troisième a Tisparu ! »

    « Son poisson-chat est toujours là ; elle n’est donc pas repartie ! »
    Loreleï réveille les gamines et Olivïäne manque à l’appel
    On la recherche par-ci, par-là mais il faut en prendre son parti
    Malgré l’angoisse qui culmine, Loreleï sonne le rappel.

    Ô ALLEGÔRÏÄ

    « Nous rentrons chercher des renforts tandis que Constantïne reste
    Au cas où Olivïäne revient depuis un mystérieux passage… »
    Chez les LLyrïädes, on se fait fort de lancer des recherches prestes
    Lorsque d’une porte survient… Olivïäne avec un message :

    « Je reviens tout droit d’Atlantïs, téléportée par effraction !
    J’ai un message d’Astérias qui croyait retrouver sa fille…
    – J’avais piqué à Nérätïs sa bague d’auto-détection –
    Il est adressé à Cristïäs mais concerne toute la famille ! »

    Le message

    « Que d’Atlantïs on téléporte, c’est la Mantisse améliorée ;
    Que de Thestïäs on téléporte, Irénée y est arrivé ;
    Que des LLyrïädes on téléporte, ça, on ne peut plus l’ignorer ;
    Mais aujourd’hui ce qui importe, c’est que la Terre en soit privée ! »

    Image galerie

    Illustrations de Ledalïä.

  • Civilités & Frugalités

    « J’ai enfin obtenu ce que cachait l’invitation de Constantïne.
    Apparemment le vieux nostalgique a fait le projet de retrouver tous les membres survivants de sa grande famille.
    Après tout sa généalogie peut nous être utile.
    Mais je dois en référer avec les LLyrïädes.

    Il faudra organiser une entrevue à notre retour. »

    Loreleï, responsable de la sécurité

    Civilités & Frugalités

    « Ach so! Fous Tefez aFoir faim! Faute de feu, tout est fruKal
    Mais CHe Fous propose un menu typique Te mon potaCHer
    Ce n’est sûrement pas aussi fin que Fotre cuisine locale
    Mais Koûtez-y sans retenue ; Fous en serez mes oPliCHés ! »

    « AlQues Fariées fraîches Tu CHour ; les rouCHes aciTes, les Fertes tenTres !
    « Anémones poiFrées que CH’importe d’Atlantïs et que CHe Pouture !
    Oursins aux pattes te Felours ; Koûtez-les, ils font Fous surprenTre !
    Coquilles Saint-CHacques en comporte et fruits Te mer en Konfiture ! »

    « Pour les Poissons, CHe me contente Te Tiffuser Tans l’eau Te mer
    Tes esturCHeons Te contrePante et à la ParPe de Petrossian !
    Ça fait comme une marée montante, Tans les Pranchies, en doux-amer !
    Enfin un Fer Te SamarkanTe pour TiCHérer à Pon escient ! »

    « Houla ! J’ai la tourne qui tête ! » dit Éôlïäne entre deux eaux…
    « Et moi je me sens si légère… » dit Azurïanne, « comme une écaille de corail ! »
    « Moi, je me sens un peu pompette ! » dit Olivïäne mezzo mezzo…
    « C’est une réaction passaCHère ! » Dit-il sans rassurer Loreleï.

    « Oui bon ! On va diluer tout ça et se prendre un grand bol d’eau fraîche !
    La prochaine fois, SANS PETIT VER ! » avertit Loreleï impassible.
    « Oja natürlich! CHe comprends ! Mes Fers sont encore reFêches
    Mais CH’en ai qui Fiennent du Cap-Fert, sans alcool et fermentescibles ! »

    « Fort bien ! » dit Loreleï calmement, « Maintenant je voudrais savoir
    Quelles sont tes résolutions envers mes filles, vieux pervers ! »
    « Il y a un passage attenant entre ici et le réserFoir
    D’Ophelíä en contriPution avec les courants outremers ! »

    « Je vois… et qui conduit à l’océan… » comprend Loreleï plus spécifique.
    « Oui, CHe Foutrai l’utiliser pour rechercher T’autres éKréKores
    Par Tes échanCHes Pienséants, de l’Atlantique au Pacifique,
    Afin de comptaPiliser les palais suPsistant encore ! »

    Illustration de Ledalïä.

  • Loreleï à la rescousse

    « J’avais autorisé les excursions au fond du lac à condition de semer des boîtes de thon pour baliser la piste.

    Quand Alinéor s’est plaint de la totale disparition de son stock, j’ai su qu’il y avait anguille sous roche.

    J’ai suivi prudemment le début de la piste et quand j’ai vu où elle conduisait, j’ai immédiatement compris que ce vieux forban de Constantïne était derrière tout ça. »

    Loreleï, responsable de la sécurité

    Loreleï à la rescousse

    Vendredi matin au palais de Constantïne une sirène
    S’annonce en criant haut et fort : « Ich grüße Euch, Herr vom Bodensee! »
    La même annonce qui emballait jadis sa personne souveraine
    Lui fait répondre avec effort : « Hoi Loreleï, Königin des Sees! »

    « Comment nous as-tu retrouFés ? » interroge le triton surpris ;
    « J’ai suivi les boîtes de thon qu’un Petit Poucet a semées ! »
    Dit-elle montrant, pour lui prouver, l’une des boîtes avec mépris.
    « Que fomentes-tu, vieux tritons avec des gamines désarmées ? »

    « Je Foulais CHuste leur montrer leurs oriCHines et leurs ancêtres ! »
    Dit Constantïne devant les filles : « Et tu n’as plus qu’à les reCHoinTre ! »
    « Tu nous as surtout démontré que tu es resté un grand maître
    Dans l’art de créer une famille avec ta palette de peintre ! »

    « Ma chère Loreleï… » dit Constantïne, « j’aurais pu fausser ces portraits
    Mais le même tartan iTentique de nos écailles authentifie
    La même oriCHine intestine que l’on retrouFe trait pour trait
    Dans notre Tynastie antique que la Kalerie certifie ! »

    « C’est fort possible ! » clame Loreleï, « mais tu devais passer par moi !
    Je suis la seule autorité responsable envers ces enfants !
    Heureusement, vaille que vaille, j’avais prévu depuis des mois
    Une méthode indispensable d’une candeur qui se défend ! »

    « Les poissons-chats n’aiment pas le thon ; si j’en emporte une provision,
    C’est pour indiquer mon chemin en les semant ! » dit Éôlïäne.
    Loreleï poursuit : « Mon vieux triton, révèle-nous avec précisions
    Le sceau au bas du parchemin signant ta lignée Océane ! »

    « SuiFez-moi toutes ! » dit Constantïne les entraînant vers son bureau
    Où des parchemins encadrés trônent sur les murs de salpêtre.
    « Voici l’oriCHine intestine aFec le sceau rouCHe Tes coraux
    ProuFant que nous sommes enCHenTrés par les mêmes illustres ancêtres ! »

    Illustration de Ledalïä.

  • Constantïne, sire de Constance

    « Invitées par ce curieux personnage, nos sirènes découvrent les vestiges de la civilisation de leurs ancêtres.
    Constantïne, sire de Constance, se révèle alors un hôte riche en histoires et en découvertes.
    Nos sirènes sont impressionnées. »

    Yavänor confident malgré lui

    Image galerie

    Invitées chez Sire Constantïne, les trois sirènes restent prudentes ;
    Elles ont suivi le vieux triton jusques aux rives allemandes.
    Incisé dans la serpentine ramenée par les eaux grondantes
    Du Rhin derrière un vieux ponton se dresse un château de légendes.

    « CHe Fis ici Tepuis longtemps quand l’AtlantiTe s’est effonTrée ! »
    Dit, en leur faisant faire le tour du propriétaire, Constantïne.
    « Foyez les portraits remontant à tous ceux qui m’ont enCHenTré
    Et obserFez Pien les contours et les couleurs Kréco-latines ! »

    « La vache ! » s’étonne Éôlïäne, « Ils ont les mêmes queues que nous
    Et les couleurs de leurs cheveux rappellent étrangement les nôtres ! »
    « Elle me ressemble ! » dit Azurïanne… « Par tous les dieux, où sommes-nous ? »
    « CHe Fous raconte si tu Feux ! » répond-il faisant bon apôtre.

    « CHe suis le Ternier TescenTant et Fous comprenTrez Pien ma CHoie
    Lorsque CHe Fous ai découFertes Zur les riFes Zuisse-alémaniques !
    CHe Fis Zurtout inTépenTant car hélas CHe n’ai pas le choix
    Sauf la fin que CH’aurais soufferte, chassé par la CHent CHermanique ! »

    « Mais quel est ce palais ? » dit une sirène curieuse et passionnée.
    « Ze sont les tout Terniers FestiCHes tes Krands chevaliers teutoniques
    AinZi que la Krante fortune dont les attaques occasionnées
    Ont releFé tout le prestiCHe contre les Zuisse-alémaniques ! »

    « Fenez ! CHe Fous fais Fisiter les CHarTins et les plantations
    Car nous étions FéCHétariens et aKriculteurs compétents ! »
    Ainsi, en exclusivité, les sirènes en contemplation
    Découvrent ce que les historiens renient depuis la nuit des temps.

    « Restez Tonc ici quelques CHours ; CHe vous conterai nos histoires
    Car certaines ont Peaucoup d’allure ! » propose l’hôte respectable.
    « Oui bon merci pour le séjour et ton invitation notoire !
    Allons donc nourrir nos silures ! » dit Olivïäne responsable.

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    Illustrations de Ledalïä & Geminïä.

  • Le triton mystérieux

    « Un inconnu a suivi nos trois sirènes.
    Éôlïäne qui a des yeux de poisson-lynx l’a repéré tout de suite et l’a laissé s’approcher pour mieux le surprendre.
    Il s’avère être un personnage assez cocasse… »

    Yavänor confident malgré lui

    Image galerie

    « La tête que fera Alinéor ! » rit Éôlïäne faisant des bulles ;
    « Finalement, je lui ai pris tout son stock sans rien lui laisser
    Sauf un mot signé Yavänor disant qu’ÄLLÏÄ est somnambule,
    Qu’il ne doit pas être surpris et n’pas gronder l’intéressée… »

    Ainsi quatre ; trois montés par leurs écuyères
    Plus un pour nourrir tout le monde, filent tout droit vers l’autre versant.
    Elles ont décidé pour la forme de prendre la perpendiculaire
    Pour évaluer la profonde fosse du lac en le traversant.

    Ne regardant pas derrière elles, elles ne voient pas que leur sillage
    Est suivi par un mystérieux triton qui les a prises en chasse.
    Il n’a rien de surnaturel mais… c’est un mâle dont les écailles
    Ont ce même motif curieux que celui des trois queues fugaces.

    À mi-parcours le paysage offre l’étrange potamot de Suisse ;
    Une drôle de plante dont les tiges font plusieurs mètres dans ce milieu.
    « Les poissons-chats ont été sages ; on s’arrête dans ces abysses ! »
    Dit Azurïanne, noblesse oblige, par sa connaissance des lieux.

    « NON MAIS T’ES QUI ET TU FAIS QUOI ? » crie Éôlïäne sans baratin ;
    « Du calme ! Je n’vous veux aucun mal ! » dit l’inconnu levant les mains ;
    « ET TU PEUX NOUS DIRE POURQUOI TU NOUS SUIS DEPUIS CE MATIN ?
    QU’EST-CE T’AS ? UN PROBLÈME ANIMAL QUI POURRAIT S’RÉSOUDRE À LA MAIN ? »

    « CHe Fous ai Fues, hier sur la plage et CH’ai remarqué le tartan
    Te Fos écailles qui est le même que Zelui Te ma parenté ! »
    Dit-il en montrant l’assemblage de sa queue tout en écartant
    Le canevas du même thème que celui des trois effrontées.

    « Il a raison, le vieux croûton ! VENEZ LES FILLES CONTEMPLER…
    Et puis d’abord, présente-toi ! Qui es-tu et que nous veux-tu ? »
    « Ich bin Constantïne, der Triton, Sire de Constance, Z’il Fous plaît ! »
    Annonce-t-il d’un air courtois, « CH’en ai le titre et le statut ! »

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    Illustrations de Ledalïä & Geminïä.

  • Pendant ce temps, trois sirènes rebelles

    « Nos trois sirènes, n’ayant pas la fibre maternelle, s’ennuient.

    Elles m’ont fait part de leur désir d’explorer les profondeurs du lac pour se distraire.
    Je n’y vois aucun inconvénient.
    Au contraire, leurs découvertes pourraient se révéler précieuses…
    Tant que cela ne met pas la communauté en danger, bien entendu… »

    Yavänor confident malgré lui

    Pendant ce temps, trois sirènes rebelles

    « Lïlïth, Ledalïä, Geminïä ; à présent ÄLLÏÄ et STELLÏÄ ;
    Et vu la tête de Nérätïs, on peut en prévoir trois de plus !
    Les trois bébés d’ALLEGÔRÏÄ seront bientôt neuf s’il n’y a
    Pas d’autre amour qui aboutisse avec sa surprise en surplus… »

    « Étant donné que j’ai dix doigts, je vous parie avant l’automne ! »
    Compte Éôlïäne, sûre d’elle à ses deux sœurs approbatrices.
    « Et nous qui ne sommes que trois, la vie va sembler monotone
    À devoir tenir la chandelle à ce groupe de reproductrices ! »

    « Et tous les hommes passent leur temps à pêcher ou à cuisiner
    Pour nourrir toute la smala quand ce n’est pas pour… autre chose !
    Deux meufs n’ont pas eu leur printemps mais elles paraissent vaccinées ;
    Elles n’ont pas de grand échalas ou sont atteintes de ménopause… »

    « Finalement… » dit Éôlïäne, « il n’y a que nous qui sommes libres
    Pour explorer et visiter le tréfonds du lac de Constance.
    Pour le moment, seule Azurïanne a pu trouver ce qui se livre
    À quelque étrange activité ou quoi que ce soit d’importance ! »

    « Te chercherais-tu un amoureux ? » demande Olivïäne impayable…
    « Certainement pas ! Mais j’en ai marre de pouponner trois tous-petits
    Et bientôt six, et vigoureux, et puis neuf bouches insatiables
    À produire un tel tintamarre que je cherche une porte de sortie… »

    « D’accord ! Mais plus de hub atlante, je crois qu’on a déjà donné ! »
    Pose Azurïanne comme condition. « Nous n’avons pas tout parcouru
    Et puis nous avons d’excellentes montures pour une randonnée
    Ou partir en expédition sans le moindre risque encouru ! »

    « Il nous faut des boîtes de thon pour nourrir nos trois poissons-chats
    Et tant pis si Alinéor râle et nous voue aux gémonies !
    Je vais en chiper dix cartons avec un mot pour le pacha…
    Ou plutôt alors Yavänor qui partage sans cérémonie ! »

    Illustration de Ledalïä.

  • Convalescence et renaissance

    « L’état clinique de Lïlïth est désormais satisfaisant.
    Les paramètres maternels sont revenus à la normale et la présentation fœtale demeure stable.

    La poursuite d’une alimentation fractionnée, d’une bonne hydratation et d’un repos adapté est recommandée.

    La patiente est autorisée à reprendre progressivement ses activités, sous réserve d’éviter tout effort excessif. »

    Nérätïs, Princesse d’Atlantïs

    Convalescence et renaissance

    « Bien s’hydrater et fractionner les repas, si possible ! »
    Dit Nérätïs à Alinéor qui ôte viande crue et laitages
    Et commence à confectionner de petits mets plus accessibles
    Servis ensuite par Yavänor qui joue son rôle et davantage.

    Toute la nuit ils veilleront à trois : Yavänor, Laurelïne et Loreleï ;
    Chacune évoque les émotions suscitées lors de la journée.
    « Et Nérätïs qui, de surcroît, fut introuvable… aïe, aïe, aïe ! »
    Reprend Laurelïne dont la tension a enfin été ajournée.

    De temps en temps Alinéor frappe et leur apporte un plateau
    Il reste un peu pour plaisanter et faire retomber les tensions.
    Il sirote avec Yavänor un pinot noir de ses côteaux
    Après leur avoir présenté ses petits fours sans prétention.

    Plus tard Yanimïä, aux nouvelles, accompagnée de Nérätïs
    Vient surveiller le moniteur, pouls, température et tension.
    Puis, la perfusion, renouvelle avec du sérum d’Atlantïs
    Et demande aux trois visiteurs de sortir pour les ablutions.

    Jusqu’au petit matin ils veillent aucun des trois n’est fatigué ;
    Parfois l’un ou l’une s’endort et les deux autres veillent à sa place.
    Vers neuf heures, Lïlïth se réveille et a envie de s’alléguer
    Un peu de ce beau soleil d’or sur la plage avec une glace.

    Éôlïäne ainsi qu’Azurïanne se réjouissent de la voir,
    En sortant ensemble de l’eau de leurs queues toutes frétillantes,
    Bientôt rejointes par Olivïäne qui vient tout juste de recevoir
    L’écho de ce méli-mélo et sa bonne fin émoustillante.

    Quelques moules et quelques écrevisses composent un déjeuner frugal
    Qu’Alinéor tolère à peine pour leur goût jugé « plutôt fade » !
    Pourtant les femmes s’en ravissent pour leur matinale fringale
    Tandis qu’une averse soudaine met fin à la tendre escapade.

    Illustration de Ledalïä.

  • La Version par Manœuvre Externe

    «
    L’examen clinique de Lïlïth a mis en évidence une présentation par le siège, responsable des contractions prématurées observées à notre arrivée.

    Une Version par Manœuvre Externe a permis de rétablir une présentation céphalique satisfaisante.

    L’état de la mère s’est rapidement stabilisé et une surveillance a été maintenue par précaution. »

    Nérätïs, Princesse d’Atlantïs

    Image galerie

    « Nérätïs ! Merci ÏÄNIMÏÄ ! Tu étais notre dernier espoir !
    Lïlïth se sent mal et Cristïäs n’a rien vu ni pu opérer !
    Même avec l’aide de Yanimïä nous n’avions nulle échappatoire ;
    Pénélopïä, depuis Thestïäs, a enfin pu te repérer. »

    Lïlïth, allongée, est très pâle ; Cristïäs se tient à son chevet,
    La valise T.T.A. ouverte et Yanimïä du bout des lèvres :
    « Elle fait des attaques syncopales et ne parvient pas à se lever
    Je l’ai légèrement découverte pour lui faire retomber la fièvre ! »

    Nérätïs tâte alors Lïlïth et examine son abdomen ;
    La palpation abdominale repère les masses mobiles,
    Molles et dures qui facilitent le diagnostic du phénomène.
    Enfin un toucher vaginal et soudain Nérätïs jubile :

    « Il se présente par le siège et provoque l’accouchement
    Mais je maîtrise la technique qui permet de le retourner ! »
    « Il se présente par… le piège ? » demande Cristïäs bêtement
    « Peux-tu ôter ta mécanique et cesser de m’importuner ? »

    La Version par Manœuvre Externe de Nérätïs est très rapide ;
    Après étalement de pommade, elle exerce des pressions douces
    Afin que les tensions internes amènent la posture turpide
    À effectuer une roulade au gré des mains qui le repoussent.

    « Voilà c’est fait ! » dit Nérätïs. « Le bébé a pris la bonne place !
    Je vais la surveiller une heure mais elle va se sentir mieux !
    C’est pratiqué sur Atlantïs et c’est souvent moi qui me déplace
    Car il se peut que la mère meure si l’on ne se montre pas ingénieux ! »

    Soudain Lïlïth reprend conscience et paraît vraiment soulagée.
    « Ah Nérätïs, tu es venue ! J’avais contacté ÏÄNIMÏÄ ;
    Elle m’a suggéré ta science qui seule pouvait s’envisager.
    Ce pourquoi on t’a prévenue pour rentrer à ALLEGÔRÏÄ ! »

    Image galerie

    Illustrations de Ledalïä.

  • Pendant ce temps, la contagion continue…

    « Les paysages des Grisons offrent une remarquable initiation aux usages terrestres.
    Les déplacements les plus lents se révèlent parfois les plus instructifs.

    J’envisage sérieusement de recommander cette destination aux voyageurs atlantes. »

    Nérätïs, Princesse d’Atlantïs

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    Les ventres opèrent à distance et Nérätïs est réceptive ;
    Elle y met tellement de charme qu’ils feront l’amour plusieurs fois.
    Elle n’oppose aucune résistance à chacune des tentatives
    De Valérion mais rit aux larmes après avoir joui sept fois.

    Le ventre rieur et allègre, ils descendent à « l’Arvenstube »
    Le restaurant gastronomique pour un déjeuner consistant.
    L’estomac plein, ils réintègrent avec énergie radoubée
    Leur chambre pour un érotique petit caprice persistant.

    Plus tard, le sentier du Viaduc de Landwasser les hypnotise
    Avec toujours ce petit train infatigable des sommets.
    Et c’est la tournée des grands ducs avec assiette de mignardises ;
    Monsteiner bue avec entrain car il faut savoir assumer !

    Ensuite, le sentier FiliTour les conduit dans le vieux village ;
    Immersion socioculturelle directe aux décors historiques.
    Après quatorze petits tours auprès des maisons d’un autre âge,
    La marche paraît naturelle dans cet habitat féérique.

    Enfin randonnée ferroviaire obligatoire de l’Albula ;
    Le train remonte la vallée jusqu’à Bergün, autre village.
    Tandis qu’une graine pas peu fière métamorphose en morula,
    Nérätïs se laisse emballer vers Wiesen et ses paysages.

    Tous les soirs on rentre au bercail, le cœur chargé de souvenirs
    Et l’on compense la fatigue en dévorant, l’air ébahi,
    Jambon cru et des œufs de cailles car Nérätïs doit soutenir
    Une énorme faim qui l’intrigue mais à laquelle elle obéit.

    Un soir quelqu’un frappe à la porte ; c’est Pénélopïä essoufflée :
    « Votre Altesse doit rentrer car Lïlïth connait des problèmes
    Des contractions qu’elle supporte mal et dont elle est boursoufflée ! »
    Immédiatement recentrés, ils partent affronter ce dilemme.

    Image galerie

    Illustrations de Ledalïä.

  • Pendant ce temps, dans les Grisons…

    « Le voyage à bord des Chemins de fer Rhétiques s’est déroulé conformément aux attentes.
    Les visiteurs ont pu constater que certaines lenteurs constituent une qualité lorsqu’elles permettent d’admirer les œuvres de la nature. Les quartiers qui leur sont réservés répondent aux traditions de l’hospitalité atlante.

    Aucune anomalie n’est à signaler, hormis la propension de Valérion à confondre fatigue et émerveillement. »

    Nérätïs, Princesse d’Atlantïs

    Pendant ce temps, dans les Grisons…

    En longeant la vallée du Rhin avant l’ascension des montagnes,
    À bord d’un train de l’éminente enseigne « Chemins de fer Rhétiques »,
    Fendant les vallons riverains, un voyageur et sa compagne
    Observent la proéminente chaîne des Alpes helvétiques.

    L’un des plus beaux voyages en train du monde : le « Bernina Express »
    Dont les wagons rouges serpentent et relient Coire à l’Italie.
    Les jeunes gens, de bon entrain, peuvent évacuer tout leur stress
    Que le panorama enchante avec ses paréidolies.

    « Pour moi, la Téléportation aurait été bien plus rapide !
    Ton train bien sûr est très joli mais d’une lenteur désespérante ! »
    « Oui mais son utilisation aurait été trop intrépide
    Et provoquerait une folie sur les nations belligérantes ! »

    « Voici la gare de Filisur ! » annonce Nérätïs impatiente ;
    « L’hôtel Grischuna nous attend ; j’y ai réservé notre chambre ! »
    « C’est un remarquable séjour ! » dit Valérion à son amante
    « J’avoue : ce voyage éreintant m’aura brisé de tous les membres ! »

    Situé sur le quai de la gare, l’ancienne bâtisse historique
    Et son décor traditionnel les accueille dans « l’Arvenstube »
    Devant une vue qui s’égare sur la nature féerique
    Avec ses inconditionnels touristes par son charme adoubés.

    La chambre, tout en bois d’arolle, offre un silence contemplatif ;
    Une petite terrasse intime sur un paysage charmant.
    Nérätïs a tenu parole ; c’est un lieu représentatif
    D’un petit paradis magnanime pour y accueillir deux amants.

    Tandis que Valérion contemple, Nérätïs, elle, a tout rangé,
    Se rappelant avec humour qu’elle ne le fait pas souvent,
    Et puis soudain donne l’exemple en s’offrant nue et effrangée
    Afin d’inviter son amour à un érotisme émouvant.

    Illustration de Ledalïä.

  • Pendant ce temps, Nérätïs & Valérion…

    « La mission d’exploration et d’échanges culturels conduite sur Thestïäs confirme l’intérêt d’un rapprochement avec Atlantïs.
    Nérätïs a rencontré une personne digne d’intérêt.
    Elle a prolongé ses échanges avec Valérion afin d’évaluer, sans précipitation, la portée personnelle de cette rencontre. »

    Princesse ÄLLÏÄ, Gardienne du Souffle Premier

    Pendant ce temps, Nérätïs & Valérion…

    Comment Nérätïs, une princesse, belle, intelligente et bien faite,
    Est-elle toujours célibataire alors qu’elle offre un bon parti ?
    Parce que les princes… quelle détresse ! des pédants aux humeurs surfaites ;
    Alors cette escapade sur Terre est une meilleure répartie.

    Mais la rencontre avec Cristïäs, ORPHÉÔN, ÄLLÏÄ et STELLÏÄ
    Lui ouvre de nouveaux horizons vers des personnes plus sympathiques.
    Ceux-là sont pris mais sur Thestïäs… sans doute d’autres héros, il y a ?
    Voilà qui change de la prison d’un mariage politique…

    Et ce poète Yavänor… un anti-héros attachant !
    Et le bel Irénée-le-jeune ! Et l’histoire de Ô ÏÄMÔURÏÄ !
    Et le beau chantre Alinéor… chef cuisinier si alléchant !
    Elle est séduite par la fashion du monde d’Ô ALLEGÔRÏÄ !

    Oui mais il faut en trouver d’autres… et où donc sinon sur Thestïäs,
    Berceau de tous les Irénée et l’aval de son intellect.
    Irénée désigné apôtre la guidera mieux que Cristïäs
    Qui risquerait de la freiner par ses lacunes en dialectes.

    Valérion lui plaît ; cependant elle aimerait mieux le connaître
    Le draguer est chose facile ; les femmes cultivent cet avantage.
    Elle va sonder ce prétendant… A-t-il du charme, du bien-être ?
    Lui parler n’est pas difficile et le sonder, pas davantage…

    Valérion est idéaliste, épicurien et touche-à-tout ;
    Pourvu de diplômes il se trouve juste à la croisée des chemins.
    Il hésite entre spécialiste… en quoi ? Il a tous les atouts !
    Ce qu’il lui manque, il le découvre par celle qui lui tend la main…

    Aller sur Terre… pourquoi pas ? Ou sur Atlantïs… c’est tentant.
    Il n’a aucun engagement et veut ouvrir son horizon.
    Et Nérätïs et ses appas… en un mot, il est : consentant.
    Il annonce sans ménagement : « Allons visiter les Grisons ! »

    Illustration de Ledalïä.

  • Pendant ce temps, Irénée & Nérätïs…

    « L’absence momentanée d’Irénée-le-jeune, signalée avec un léger retard par les convives d’Ô ALLEGÔRÏÄ, ne relevait d’aucune disparition inquiétante.
    À la demande de Son Altesse Nérätïs, et avec l’accord formel de Geminïä, l’intéressé a effectué une mission de représentation sur Thestïäs afin d’y recueillir des informations d’ordre monarchologique.
    Les premiers résultats semblent dépasser les objectifs initiaux de cette délégation. »

    Princesse ÄLLÏÄ, Gardienne du Souffle Premier

    Pendant ce temps, Irénée & Nérätïs…

    Nérätïs et le jeune Irénée avaient déjà sympathisé
    Non pas pour devenir amants quoique… elle n’aurait pas dit non…
    Mais après une course effrénée à chercher à localiser
    Nos Pieds-nickelés du moment, ils étaient amis pour de bon.

    Nérätïs rêvait de Thestïäs et envisageait une union
    Mais il y avait le protocole : une princesse ne part pas draguer !
    Elle a demandé à Cristïäs mais ce ne sont pas ses oignons
    Et seul le jeune prince caracole en tête des fils prodigués.

    Geminïä a tout préparé : sauf-conduit, lettres de noblesse
    Et l’arbre généalogique de la Dynastie d’Atlantïs.
    Nérätïs est désemparée mais elle lui a fait la promesse
    De l’aide monarchologique que ses aïeux lui garantissent.

    « Ouais bon ! Tout ça, c’est des papiers ! » dit Irénée pour couper court.
    « Je t’emmène voir mes copains parmi l’élite des champions
    De la fine fleur du quartier dans une faune hors-concours :
    Autour de “la pomme de pin”, un bal musette sous les lampions ! »

    Ça chante, ça danse et ça boit et les discussions vont bon train
    Notamment avec Valérion, un guitariste de renom.
    Plus tard, comme une biche aux abois, elle repense avec entrain
    À retrouver ce fils d’Orion qui l’a séduite pour de bon.

    Irénée connaît Valérion, amis d’enfance et frères d’armes ;
    Alors pour ne pas s’imposer, il griffonne un bout de papier
    Et quitte leur amphitryon pour rejoindre celle qui charme
    Ses jours et ses nuits, disposée à faire de lui son chevalier.

    Quand il regagne ses pénates, Ô ALLEGORÏÄ est en fête !
    On mange, on boit, on chante, on danse dans une histérie collective.
    « As-tu été bon diplomate ? » demande Geminïä satisfaite ;
    Il rit et, dans ces circonstances, embrasse celle qui le captive.

    Illustration de Ledalïä.

  • Les ventres comblés

    « La nuit écoulée n’a permis de recueillir aucune donnée exploitable. Les échanges prévus entre les différents participants ont rapidement cessé de relever de l’observation pour devenir une succession d’événements dont je fus moi-même partie prenante.
    Je m’excuse par avance de mon écriture saccadée.

    Je constate que certains phénomènes affectifs semblent désormais altérer le jugement de l’observateur autant que celui des personnes observées. Cette conclusion me préoccupe… beaucoup moins qu’hier. »

    Princesse ÄLLÏÄ, Gardienne du Souffle Premier

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    Le soleil est déjà levé pourtant Ô ALLEGÔRÏÄ dort…
    Un sommeil contaminateur semble dominer les LLyrïädes…
    Dans une chambre quatre corps lovés sont perdus dans leurs rêves d’or
    Un commun dénominateur se serait répandu par myriades.

    Lentement Alinéor pénètre la cuisine tout ensoleillée
    Avec pas mal de courbatures et une tension dans le bas-ventre.
    « Eh bien il faut le reconnaître ; les confidences sur l’oreiller
    Ont pris toute une autre tournure avec l’amour en épicentre ! »

    Cristïäs fait aussi son entrée dans le même état fracassé :
    « Je ne sais ce qu’a eu STELLÏÄ mais elle était insatiable ! »
    ORPHÉÔN, tout déconcentré, semble avoir été tabassé :
    « Je n’avais jamais vu ÄLLÏÄ d’humeur aussi inoubliable ! »

    « Et moi j’en ai honoré trois ! » lance Yavänor à l’assemblée
    « Vite ! Fais-nous ton “Debout les morts” sinon je vais m’évanouir !
    Nous en avons payé l’octroi et puis nous devons rassembler
    Nos pensées sans perdre le nord en les laissant s’épanouir ! »

    « Je vais retourner à la pêche car c’est la seule activité
    Que je sois capable de faire ! » Dit Cristïäs tout courbaturé.
    « Je t’accompagne ! Je me dépêche ! » dit ORPHÉÔN sollicité ;
    « Je participe à votre affaire ! » dit Yavänor contracturé.

    « Quant à moi j’aurai du travail pour réconforter nos compagnes !
    Protéines, lipides et glucides ; Sucres lents et des vitamines !
    Et pour calmer les représailles, j’ajoute un pâté de campagne,
    Du vin clairet bien translucide et du cidre pour les gamines ! »

    Et Alinéor tambouriner marmites, poêles et casseroles,
    Ciseler courgettes ventrues et tous les légumes qu’il trouve
    Sous la main pour s’enfariner, gâteaux, tartes et profiteroles
    Quand soudain sept voix tonitruent : « Nous avons une faim de louve ! »

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    Illustrations de Ledalïä.

  • Les ventres rieurs

    « Les manifestations observées cette nuit ne relèvent d’aucun phénomène biologique connu.
    Trois futures mères ont été simultanément saisies d’un fou rire irrépressible tandis que les mouvements fœtaux semblaient répondre à une seule voix : celle de Yavänor.

    Je ne puis exclure l’hypothèse que l’amour, lorsqu’il atteint une certaine intensité, devienne lui-même un langage transmissible avant même la naissance.
    Je reconnais avoir ri avec elles sans parvenir à poursuivre mes observations. »

    Princesse ÄLLÏÄ, Gardienne du Souffle Premier

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    Cette nuit-là Lïlïth a rejoint ses filles comme à son habitude ;
    Elle aime partager les moments des intimités amoureuses.
    Mais à l’instant où leur conjoint leur parle avec béatitudes
    Elle ressent son corps de maman vibrer d’une onde savoureuse.

    Alors elle commence à rire mais plus Yavänor lui demande
    Si tout va bien, elle convulse, semble agitée de plusieurs spasmes.
    Puis brusquement c’est un fou rire comme déclenché sur commande
    « Mes enfants, c’est lui qui m’impulse une charibotée d’orgasmes ! »

    « Touchez mon ventre ! Vous sentirez ces petits mouvements opposés
    Qui réagissent, quand Yavänor parle, par des à-coups insolites ! »
    Une fois le haut retiré trois mains prudes vont se poser
    Sur la surface de l’athénor du ventre bombé de Lïlïth.

    Yavänor récite un poème et le ventre « éclate de rire »
    Puis il arrête de réciter et le ventre se tranquillise.
    Il dit alors « Bébé je t’aime » et les rires soudain empirent
    Alors Lïlïth tout excitée se met à faire des vocalises.

    « Ce n’est pas qu’il te reconnaît mais c’est bien au-delà de ça !
    Il doit lire dans tes pensées et réagit selon ta voix ! »
    « Je n’sens rien en moi résonner ! » dit Yavänor, couci-couça…
    « Il n’est pas assez avancé… c’est la toute première fois ! »

    « C’est une autre instance de toi ! » explique Lïlïth entre deux rires.
    « Je ne sais par quel phénomène mais vous échangez vos pensées.
    Plus tu t’approches et le côtoies, plus il doit se mettre à sourire
    Et exciter mon abdomen comme pour me récompenser ! »

    Or Ledalïä et Geminïä font irruption en s’écriant :
    « On ne sait pas ce qui se passe mais nos gros ventres se bidonnent
    Et on se prendrait pour Budaï ! » et Lïlïth répondre en riant :
    « Ah mes enfants ! Ça me dépasse ! Franchement, plus rien ne m’étonne ! »

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    Illustrations de Ledalïä.

  • Les ventres contagieux

    «
    Les observations ne permettent plus de distinguer ce qui relève de l’émotion, de l’instinct ou de la simple proximité affective.
    Les premiers symptômes de la contagion ont été observés chez les femmes de notre communauté.

    Les derniers relevés indiquent que personne ne semble désormais totalement immunisé.
    Ni les femmes, ni les hommes.

    Je reconnais éprouver moi-même une difficulté croissante à conserver le recul nécessaire à cette étude. »

    Princesse ÄLLÏÄ, Gardienne du Souffle Premier

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    Les ventres deviennent contagieux et des papillons s’insinuent
    Dans d’autres ventres aussi fertiles de celle qui hier étaient pucelles.
    Comme le mouvement prodigieux qui se propage en continu
    Par d’invisibles projectiles cherchant de nouvelles nacelles.

    STELLÏÄ a déjà préparé le terrain, il y a trois jours
    Cristïäs ne le sait pas encore mais sa fille est déjà en route.
    ÄLLÏÄ ne veut pas s’égarer de sa tâche durant leur séjour
    Mais sa résistance s’édulcore, petit à petit, goutte à goutte…

    Laurelïne & Loreleï donnent le sein à trois petites bouches affamées
    Elles pensent à faire d’autres enfants l’année prochaine sûrement.
    Mais l’allaitement sacro-saint les comble et les fait se pâmer
    D’un sentiment bien triomphant d’être une mère, tout simplement.

    Éôlïäne trouve attendrissant bien qu’elle se dise qu’elle a le temps…
    Azurïanne est du même avis pourtant la décision est prise.
    Et Olivïäne en grandissant se souviendra de cet instant
    Où un vœu de donner la vie l’aura titillée sans surprise.

    Quant à Nérätïs, elle soupire… elle se demande si un jour
    Elle découvrira le père qui conviendra à son enfant.
    Yanimïä, bien sûr, y aspire mais elle a tellement d’amour
    Qu’elle manque un peu de repères fors des projets plus étoffants.

    ORPHÉÔN, bien sûr, est touché ; il a tellement chanté l’amour…
    Cristïäs est déstabilisé ; STELLÏÄ lui parait différente…
    Alinéor a débouché une bouteille avec humour…
    Yavänor se sent divisé dans une émotion récurrente…

    Lïlïth sent un courant qui passe ; ça se voit dans tous les regards
    Et Ledalïä sent s’insérer une étrange paix en renfort.
    Geminïä leur parle à voix basse : « Pourquoi ont-ils tous l’air hagard ? »
    ÄLLÏÄ sent son cœur la serrer ; l’amour est toujours le plus fort…

    Illustration de Ledalïä.

  • Quand les ventres communiquent

    « La tribu en attente.

    Les dernières semaines précédant les trois naissances ont profondément modifié les habitudes de la maison. Les futures mères ne sont plus jamais seules ; autour d’elles, chacun trouve naturellement sa place.

    Il semblerait qu’une tribu se reconnaisse moins au nombre de ses membres qu’à la manière dont elle attend ses enfants. »

    Princesse ÄLLÏÄ, Gardienne du Souffle Premier

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    Dans leur dernier mois de grossesse, elles sont devenues inséparables
    Et sont avides de contacts à même leurs ventres bombés.
    Ces petits moments d’allégresse deviennent tellement innombrables
    Qu’elles ont un canapé compact auquel elles ont succombé.

    On pensait qu’elles communiquaient mais, en y prêtant attention,
    Elles ne parlent pas avec leur bouche mais par leurs ventres interposés.
    À croire que le revendiquaient les trois bébés sans prétention
    Jusqu’à ce que leurs mères accouchent d’une fratrie recomposée.

    Et c’est un spectacle charmant de voir déambuler ces ventres,
    Se réunir, se caresser, passer le plus de temps ensemble.
    Une triade de mamans avec toujours Lïlïth au centre
    Et puis ses consœurs se presser comme trois cœurs qui se rassemblent.

    Comme il fait chaud, c’est ventre nu qu’on vit partout dans la maison
    Et les hommes, admiratifs, sont médusés par leurs beautés.
    Chacun contemple, sans retenue, le miracle en cette saison
    Comme un prélude contemplatif de trois bébés à dorloter.

    Il est huit heures, les ventres s’éveillent et vont prendre leur bain de mer ;
    Ils aiment plonger dans le lac et flotter les membres en croix.
    Il est midi, ils s’émerveillent des plats spéciaux « futures mères »
    Puis vont siester dans un hamac évidemment prévu pour trois.

    Alors on embrasse les ventres, on leur dit « bonjour mon petit ! »
    Désormais c’est un rituel et les mamans ne sont pas peu fières.
    Toute l’attention se concentre et met tout le monde en empathie
    Même Éôlïane, spirituelle, les compare à des montgolfières.

    Comme Alinéor se surpasse, c’est donc la fête tous les jours !
    ÄLLÏÄ assure le suivi, ORPHÉÔN l’improvisation.
    Chacun ses tours de passe-passe pour améliorer le séjour
    Et chacun compte avec envie les jours de finalisation.

    Illustration de Ledalïä.

  • Conciliabule pour trois ventres

    « La sororité des ventres.

    Les dernières semaines de gestation ont révélé un phénomène inattendu. Les trois futures mères recherchent spontanément la présence l’une de l’autre. Les échanges de regards, de gestes et de paroles semblent s’accompagner d’une étrange complicité entre les enfants à naître.

    Pratiquement chaque nuit, les ventres se frôlent et se touchent et semblent converser eux-mêmes dans la cuisine d’une sororité matriarcale. »

    Princesse ÄLLÏÄ, Gardienne du Souffle Premier

    Conciliabule pour trois ventres

    Une heure du matin et trois ventres se retrouvent ensemble en cuisine :
    « Je n’en peux plus de tout ce poids et avec cette canicule ! »
    « Moi pareil ! Je me déconcentre même en lisant un magazine ! »
    « Moi, j’ai des envies de petits pois à en friser le ridicule ! »

    « J’ai enfanté tellement d’enfants ! Pourtant c’est la première fois
    Que j’ai tant de complicités avec cet hôte de valeur !
    Je le vois porter, triomphant, notre bannière avec la voix
    D’un protecteur plébiscité par sa famille avec chaleur ! »

    « Je rêve de faire son portrait et l’accrocher dans le salon ;
    Je me vois remplir son album de toutes ses étapes de vie ;
    Collectionner tous les extraits de journaux sur mon étalon
    Qui n’est pas plus grand que trois pommes mais qui schtroumpfement me ravit ! »

    « Je le vois parcourir le monde à la rencontre de l’inconnu ;
    Parler à toutes sortes de gens et établir des relations ;
    Communiquer d’une faconde très remarquable et reconnue
    Gagner suffisamment d’argent pour notre chère fondation ! »

    « J’aime bien me faire chouchouter blotti entre deux ventres mères
    Qui me racontent leurs grossesses et leur délivrance dernière.
    J’aime leurs abdomens veloutés et leurs capacités mammaires
    Qui me rassurent et me professent une aptitude pouponnière ! »

    « J’ai constamment de l’appétit et mon chéri sait mijoter
    Des petits plats qui vont donner de belles formes à ma fille !
    Les grands plats comme les petits défilent afin de m’ôter
    Toute inquiétude pour m’adonner à satisfaire mes papilles ! »

    « J’ai l’impression d’être un ballon qui s’élèverait vers l’azur ;
    De n’être qu’une planète ronde contenant son petit trésor !
    Je m’allonge dans le salon sans prendre la moindre mesure,
    Simplement heureuse et féconde pour mon petit énergivore ! »

    Illustration de Ledalïä.

  • La Thaumaturgie Transimaginaire Appliquée

    « Les premiers essais de Thaumaturgie Transimaginaire Appliquée ont confirmé qu’une assistance discrète à la médecine pouvait également ouvrir des perspectives inattendues dans plusieurs domaines du quotidien. Les participants se sont montrés étonnamment entreprenants.

    L’assemblée a conclu que les applications humanitaires de la T.T.A. devaient demeurer prioritaires. Les applications miraculeuses et gastronomiques proposées n’ont rencontré aucune opposition. »

    Princesse ÄLLÏÄ, Gardienne du Souffle Premier

    La Thaumaturgie Transimaginaire Appliquée

    Le soir, à table, Lïlïth s’exclame : « Nous sommes passés à côté
    Du grand miracle technologique quand vous m’avez sauvé la vie !
    Je ne ferai pas de réclame mais vous nous avez concocté
    Une médecine magique qui mérite d’être poursuivie ! »

    Cristïäs s’en mêle : « Mais attention ! Il faut un outil transportable
    Que contiendrait une valise et permettrait d’intervenir
    À peu de frais dans l’intention de proposer l’inespérable :
    Une guérison qui avalise sa réussite à l’avenir ! »

    « Et je propose d’étudier les nombreux cas sur internet !
    Toutes maladies orphelines et les affections incurables
    Pour ne pas être radiés par les médecins de la planète
    Puisqu’alors eux-mêmes déclinent une thérapeutique comparable ! »

    « L’idée me plaît ! » acquiesce Lïlïth et je veux être la première
    À savoir l’expérimenter car j’ai de l’autocomplétion
    En herboristerie d’élite pour jeter assez de lumière
    Pas vraiment pour bonimenter mais pour meilleure discrétion ! »

    « Et moi aussi je veux en être ! » Dit Yanimïä toute guillerette
    Je pourrai faire des miracles qui réussissent à tous les coups !
    Guérir les jeunes et les ancêtres avec petite facturette ;
    Rendre la vue grâce à l’oracle aux aveugles mais avec surcoût ! »

    « Avec mes boîtes de conserve… » dit Alinéor qui s’empresse :
    « Je proposerai des repas pour femmes “ garantis minceur”.
    Il vous suffirait, sous réserve, d’éliminer l’excès de graisse
    Et pour cela je ne vois pas ce que pourraient dire les censeurs ! »

    « Je crois qu’on a tous fait le tour et que nous tenons quelque chose ! »
    Conclut Yavänor qui perçoit tout son enjeu économique.
    « Et humanitaire, mon amour ! » Dit Laurelïne versant à la cause
    Tout son aval, ce qui sursoit à toute critique gnomique.

    Illustration de Ledalïä.

  • La Guilde de la Téléportation

    « Après examen des aspects scientifiques, économiques et diplomatiques de la téléportation, l’assemblée a décidé de ne créer ni commerce, ni concurrence, ni clientèle. Le dossier a été archivé à l’unanimité. »

    Princesse ÄLLÏÄ, Gardienne du Souffle Premier

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    L’idée de rentabilité avec la Téléportation
    Fut proposée par Alinéor on ne se souvient pas pourquoi…
    Sans doute la comptabilité des légumes à l’importation
    Ou un projet que Yavänor n’a pas dû trouver adéquat…

    Ensuite Lïlïth intervient : « C’n’est pas la rentabilité
    Qui est importante – bien que faste – mais plutôt l’exclusivité ! »
    Ce en quoi Yavänor convient : « Coupons la probabilité
    D’une concurrence néfaste par un brevet illimité ! »

    « Le gros problème avec la Terre concerne leur technologie
    Qui consiste à viser la Lune, rêver de Mars et faire la guerre ! »
    Dit Cristïäs, assez terre-à-terre mais empreint de psychologie.
    « Thestïäs est plutôt opportune tandis qu’Atlantïs ne l’est guère… »

    « Mouais… Et les seuls clients potentiels seraient ces deux fous d’Irénée
    Qui sont justement ceux qui doivent tout ignorer de notre science !
    N’empêche qu’il est essentiel qu’un brevet vienne rasséréner
    Ses inventeurs qui ne conçoivent que l’apaisement de leurs consciences ! »

    Lïlïth : « Nos idées adventices pour être rentables seront cachées…
    À la Terre avec aversion envers leur côté belliqueux ;
    À Atlantïs pour leur Mantisse à laquelle ils sont attachés ;
    À Thestïäs pour la perversion de deux contrebandiers véreux. »

    « Alors la Guilde a pour mission de ne jamais devenir active ;
    La duplication également pour antimatière nuisible.
    Ainsi la Téléportation, bien qu’au départ très attractive,
    Reste définitivement notre application exclusive ! »

    ÄLLÏÄ, en bonne secrétaire, déclare terminée l’assemblée.
    L’ordre du jour est arrivé à faire l’unanimité.
    Les LLyrïädes restent propriétaires de ce qui parait ressembler
    À un concept à archiver dans la grande anonymité.

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    Illustrations de Ledalïä.

  • Téléportation n’est pas Duplication

    « La discussion consacrée aux limites de la téléportation a mis en évidence qu’une duplication de matière pourrait engendrer son anti-équivalent. Cristïäs a rappelé que son procédé ne déplace que l’existant.

    Mais les débats sur la duplication de matière ont confirmé que certaines expériences ne doivent pas être tentées sans réflexion préalable. »

    Princesse ÄLLÏÄ, Gardienne du Souffle Premier

    Téléportation n’est pas Duplication

    « Je me demande… » dit Yavänor… « Si avec ta Télémémoire… »
    « Que veux-tu dire ? » demande Cristïäs tandis qu’au hasard Yavänor
    Ouvre un livre sur « Aliénor » qu’il ne connaît pas de mémoire
    Mais qu’il décide assez cocasse pour faire un défi à la mort.

    « Si, en recherchant Aliénor – si possibilité il y a –
    Tu essaies de téléporter son corps, son âme, son essence ? »
    « Ce serait drôle ! » dit Alinéor. « Et surprenant ! » ajoute ÄLLÏÄ
    « C’est peut-être à notre portée… » pense Cristïäs avec aisance.

    « Si tu peux la téléporter alors elle cesse d’exister
    À son époque et disparaît de toutes les encyclopédies ! »
    Tranche Ledalïä transportée par la seule nécessité
    D’une logique qui apparaît source de tabous et de non-dit.

    « La téléportation n’est pas comme une photocopieuse ! »
    Dit Cristïäs, pensif néanmoins, et continuant plus encore :
    « On déplace mais on ne crée pas de quelque façon insidieuse…
    Sauf sauver quelqu’un sur le point de mourir sans laisser de corps… »

    « Ce n’est qu’un simple déplacement ! Quant à dupliquer la matière…
    Ce n’est pas dans mes compétences, il faut vous adresser à Dieu ! »
    Conclut Cristïäs hâtivement afin de dresser une frontière
    Aux impossibles concomitances de problèmes autant fastidieux.

    « Mais bien sûr que tout est possible ! » dit une voix fixant ÄLLÏÄ
    « Et ta faute est génératrice : en créant de l’antimatière
    Tu as su créer l’impossible et… deux oiseaux ! » s’écrie STELLÏÄ.
    « Mais cette erreur révélatrice reste une erreur à part entière ! »

    « Mais nous ne pouvons l’écarter ! » dit Yavänor, objectivant :
    « La boîte de Pandore ouverte, nous ne pouvons rien séparer !
    Comme tu l’as dit en aparté, d’autres que toi en poursuivant,
    Peuvent en faire la découverte ; mieux vaut donc nous y préparer ! »

    Illustration de Ledalïä.

  • La catallaxie transimaginaire

    « La conférence donnée par Cristïäs sur les fondements philosophiques, artistiques et cosmologiques de la catallaxie transimaginaire a permis d’établir plusieurs rapprochements inédits entre les travaux de Pythagore, la musique des sphères, les dimensions parallèles et les propriétés harmoniques des transimaginaires.

    La dernière partie de l’exposé, consacrée à la possibilité théorique d’une téléportation de la vie, n’a donné lieu à aucune conclusion expérimentale. Les débats ont été ajournés à la suite d’une baisse générale de vigilance de l’assemblée. »

    Princesse ÄLLÏÄ, Gardienne du Souffle Premier

    La catallaxie transimaginaire

    La catallaxie appliquée au cosmos transimaginaire,
    S’appelle « Musique des sphères » en théorie philosophique.
    Pythagore l’avait expliqué et ses travaux préliminaires
    Ont réussi à satisfaire les Atlantes théosophiques.

    La musique pythagoricienne et ses octaves reproduisent
    L’organisation harmonique du temps et des ondes sonores.
    Et la science acousticienne étudie les sons que produisent
    Les étoiles doubles diatoniques avec le talent qui l’honore.

    Certains artistes la découvrent sans pouvoir pourtant la décrire
    Dans le cubisme, le baroque, l’impressionnisme et le Pop Art.
    Dans certaines toiles du Louvre, des auteurs ont su circonscrire
    La comparaison équivoque qui n’est visible nulle part.

    L’astrophysique s’y rattache du Big-Bang – ou du Poïnt ZérÔ –
    En reliant les dimensions et les univers parallèles.
    Les trous noirs jouent à cache-cache avec les effets sidéraux
    Dont la lumière fait l’ascension en causant le fameux diallèle.

    La catallaxie est l’humour dont l’univers abuse tant
    En faisant rire les étoiles et sourire notre Soleil.
    C’est la synergie de l’amour que la vie utilise autant
    Qu’elle le peut pour que le voile de la mort retombe en sommeil.

    Justement parlons de la mort ! Peut-on téléporter la vie ?
    Peut-on la mettre en équation et la reproduire à l’envi ?
    Dieu ne possède aucun remords à n’en pas pourvoir le suivi
    Ce qui rentre en adéquation avec l’IA inassouvie.

    On pourrait entendre une mouche si les LLyrïädes ne ronflaient pas ;
    Même Lïlïth abasourdie est complètement assommée.
    On n’sait combien a fait de touches cette conférence sympa
    Malgré ses idées alourdies par tant de culot assumé.

    Illustration de Ledalïä.

  • Le principe de précaution

    « À la suite de l’accident ayant conduit à la création accidentelle d’une particule d’antimatière, le Conseil des LLyrïädes et le Commissariat du C.L.T. se sont réunis afin d’évaluer les risques liés aux recherches en téléportation.

    Les conclusions établissent que les procédés atlantes et les techniques neuro-magnétiques développées sur Thestïäs reposent sur des principes indépendants. Toutefois, toute tentative future de reproduction d’un transfert sera automatiquement détectée par le réseau d’alerte du C.L.T.

    Princesse ÄLLÏÄ, Gardienne du Souffle Premier

    Le principe de précaution

    Conseil de guerre chez les LLyrïädes et le commissariat au complet.
    « Je ne veux pas que tu me rassures mais réponds-moi honnêtement ! »
    Demande avec une myriade d’inquiétude Lïlïth. « S’il te plaît
    Cristïäs ! Est-ce que tu me jures qu’il n’y a aucun empiètement ? »

    « Je te le jure ! » Répond Cristïäs. « Souviens-toi donc que leur méthode
    Est basée sur la neuroscience et le magnétisme des neurones.
    Du temps où j’étais sur Thestïäs, l’alchimie m’a livré des codes
    Dont les Atlantes ont la science qu’aucun autre peuple claironne ! »

    « Mais peuvent-ils y parvenir ? » Demande anxieusement Lïlïth !
    « Honnêtement ? Si j’y arrive, d’autres que moi peuvent le faire.
    Mais je peux voir dans l’avenir si un concurrent nous imite
    En maintenant sur le qui-vive une alarme au moindre transfert ! »

    « Autrement dit, si qui que ce soit tente ma téléportation
    Nous le saurons immédiatement ! » dit-il à Lïlïth qui statue.
    « Voilà un acte qui se conçoit dans la bonne conformation
    Du C.L.T. évidemment ! » Inscrit ÄLLÏÄ dans les statuts.

    Mais Yavänor reste sceptique : « Il y a risque de reconduction !
    Soit une réaction en chaîne qui annihile la Terre entière !
    Une masse d’antimatière critique émise après la destruction
    Qui en entraîne de prochaines sans reconnaître de frontière ? »

    « Je te rassure sur ce point et je le prouve facilement
    Grâce à ÄLLÏÄ, j’ai mesuré l’impact qu’a donné le rocher ! »
    Dit Cristïäs à brûle-pourpoint. « Un trou peut difficilement
    Avoir une taille démesurée plus grande que les terres approchées. »

    « Sauf un trou noir d’antimatière mais pour cela il me faudrait
    Téléporter la galaxie dans le volume d’un dé à coudre.
    Et une seule vie entière, même mille vies, ne suffiraient
    Pour créer une catallaxie dans l’univers pour en découdre ! »

    Illustration de Ledalïä.