« Nous en avons vu de toutes les couleurs !
Yanimïä appelle ça, la prière arc-en-ciel.
On aurait dit qu’Ô ALLEGÔRÏÄ avait été entièrement repeinte aux couleurs de l’amour »
Princesse ÄLLÏÄ, Gardienne du Souffle Premier

À la demande de Yanimïä, au nom du Féminin Sacré,
Il a dû braver les couleurs de l’amour et ses dimensions.
Sept prières au nom d’ÏÄNIMÏÄ ont dû y être consacrées
Et Yavänor eut la douleur d’assumer toutes dissensions.
Sept couleurs se sont présentées pour affronter son jugement :
Laurelïne, le rouge ; Loreleï, le bleu ; Lïlïth, le noir de son blason ;
Ledalïä et Geminïä l’or et l’argent du rapprochement ;
ÄLLÏÄ et STELLÏÄ l’anguleux coloris de la pâmoison.
Pour le tétraèdre amoureux, les prières furent automatiques ;
À partir de la quatrième, ce fut un vrai confiteor.
Le cinquième appel langoureux demeura très diplomatique ;
Quant au sixième et au septième, la puissance d’un météore.
Yanimïä en fut satisfaite et les couleurs également ;
Yggdrasil s’est illuminé d’un arc-en-ciel paradisiaque.
Chaque couple était à la fête et a senti légalement
Une envie tout hallucinée du consommé aphrodisiaque.
Et dans l’hôtel particulier géré par Monsieur Constantïne,
Les sirènes ont pu animer un séminaire passionnant
Où les nombreux festivaliers ont échappé à la routine
Par les efforts surestimés d’un personnel impressionnant.
Le rouge a consumé son cœur et le bleu l’a tout englouti.
Le noir l’a enterré vivant et les deux ors l’ont achevé.
Le cristal est une couleur, dira-t-on la plus aboutie ;
Le métal, toujours ravivant, fut le bouquet parachevé.
On ne verra pas Yavänor de toute la journée de yalïn ;
L’étalon doit récupérer pour la prière avec Laurelïne
Et quant au jeune Yavänor, on dit que Laëtïtïa le câline
Pour une raison bien tempérée baignée de lumière violine.

Illustrations de Ledalïä & Geminïä.





























































































