Confidences en passant

« Yavänor a interrogé Yanimïä sur les aspects les plus intimes de son sacerdoce.

Nous avons appris que sa fécondité nourrit Yggdrasil et que les sécrétions corporelles lui transmettent des fragments d’âmes et de pensées.

Après sept questions, Yanimïä a estimé que la consultation devait être réglée en nature.

Yavänor s’est acquitté de ses honoraires sur place.

Je n’ai pas entendu la suite… Je l’ai vue ! »

Princesse ÄLLÏÄ, Gardienne du Souffle Premier

Image galerie

« Tout de même… à dix amants… tu me bats à plates coutures ! »
Dit Yavänor admiratif devant la Grande Fornicatrice.
« Et trois fois successivement pour toi, mon cher, quelle aventure ! »
Dit Yanimïä au putatif amateur de dominatrices.

« Mais toujours la même position… ça doit te sembler monotone ! »
Compatit Yavänor soustrait au sacerdoce de l’officiante.
« Oui mais j’ai à disposition dix queues tellement asynchrones
Que, les yeux bandés, je pourrais reconnaitre les signifiantes ! »

« Les femmes ne sont-elles pas jalouses que leurs maris prennent plaisir
Dans ton respectable orifice ? » demande Yavänor interdit.
« Hé non, justement leurs épouses découvrent enfin le désir
Entre femmes grâce à cet office ! » répond-elle, ragaillardie.

« Tu ne tomberas jamais enceinte mais n’as-tu pas l’aspiration
D’enfanter et devenir mère ? » dit-il, par expérience, instruit.
« C’est parce que ma matrice sainte donne à Yggdrasil sa ration
D’ovulations courtes, éphémères mais dont l’arbre porte mes fruits. »

« L’acte devient-il routinier à force de prier tous les soirs ?
Ne te sens-tu pas tributaire de ton service ? » demande-t-il.
« Le sperme est un peu cancanier et il devient le déversoir
De l’âme de leurs propriétaires et ça, c’est ce qui le rend subtil ! »

« Et pour les femmes qu’en est-il ? Ont-elles aussi des confidences
Dans leurs sécrétions vaginales ? » s’enquiert-il de façon discrète.
« Lorsque je croque leur pistil, je reçois, avec providence,
L’équivalence subliminale de leurs pensées les plus secrètes. »

« Tais-toi à présent, Yavänor ! Tu me questionnes et je réponds.
Mais maintenant paie donc ton dû en nature dans mes lèvres ceintes ! »
Et pour ne pas perdre le nord, ses jambes exécutent un pont
Pour ancrer le sexe tendu du prieur dans la crypte sainte.

Image galerie
Image galerie

Illustrations de Ledalïä & Geminïä.

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *