« Les effets secondaires persistent.
Je me suis découvert un désir presque permanent pour les femmes, sans que mon attachement à Valérion en soit diminué.
Il a proposé de m’aider à vérifier ce dernier point.
L’examen s’est révélé concluant. »
Nérätïs, médecin d’Ô ALLEGÔRÏÄ

« J’aurais prié ainsi avant, j’aurais été traumatisée ! »
Reconnaît l’ancienne princesse aujourd’hui devenue LLyrïäde.
« Il faut croire que, dorénavant, nous sommes familiarisés
Avec ce genre de “pince-fesses” ! » dit son conjoint sans jérémiade.
« Et rien qu’à penser que ma mère et mon père vont participer…
Tout cela me semble incroyable ! » réfléchit Nérätïs pensive
« Moi, je trouve que ma belle-mère est devenue émancipée
Quant aux pratiques inavouables ! » dit Valérion sur le qui-vive.
« Ah bon ? Ma mère est à ton goût ? C’est vrai qu’elle est redevenue belle… »
Songe Nérätïs amusée par ce qui les réconcilia.
« Alinéor en a le bagou… Astérias tiendrait la chandelle… »
Répond Valérion médusé d’après les racontars d’ÄLLÏÄ.
« Et toi ? De fourrer Yanimïä ? Cela ne te choque-t-il pas ? »
Lui demande-t-elle intriguée par sa pudeur outrepassée.
« C’est la prière à ÏÄNIMÏÄ ! Les autres ne s’y plient-ils pas ? »
Répond-il un peu fatigué de leur triple étreinte passée.
« Tu y as mis beaucoup d’ardeur… peut-être bien plus qu’avec moi… »
Accuse-t-elle, l’air incisif, « J’en ai été hallucinée ! »
« Et toi, beaucoup trop de candeur tu semblais déborder d’émois ! »
Réplique-t-il assez pensif, « Tu étais comme illuminée ! »
« Sans doute un effet secondaire ; je me suis découverte nymphomane ! »
Avoue-t-elle sans le regretter, « Et j’en ai encore du désir ! »
« Oui… tu étais très solidaire de la prêtresse érotomane ! »
Accuse-t-il, tout apprêté pour en ressentir du plaisir.
« Sans doute adoré-je les femmes mais c’est de toi que j’ai envie ! »
Et brusquement elle chevauche son mari, réclamant son rut.
« Je n’ai pas trouvé ça infâme mais au contraire je t’y convie ! »
Dit-il, acceptant la débauche de sa femme et sa façon brute.

Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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