« Ôphélïä a encore réussi son numéro : elle n’a noyé personne, seulement quelques préjugés.
Thétïs y est entrée reine d’Atlantïs, méfiante et bouleversée.
Après un bain, une tasse de thé et un velouté servis par deux hommes nus parfaitement respectueux, elle en est ressortie mère de Nérätïs… et déjà sensiblement rajeunie.
Astérias avait donc raison — mais évitons de le lui répéter trop souvent. »
Princesse ÄLLÏÄ, Gardienne du Souffle Premier
« Oh maman je suis désolée, j’aurais dû mieux t’y préparer
Mais tout s’est passé si vite que je n’ai pas réalisé !
Viens ! Nous allons nous isoler et nous pourrons redémarrer
Dans un refuge qui invite à mieux nous spiritualiser ! »
Nérätïs emmène Thétïs pour lui présenter Ôphélïä
La piscine magique intérieure avec ses discrets porte-flammes.
Elle lui rappelle Atlantïs et ses lacs bordés de dahlias
Qui offraient une paix extérieure qui ravissait le cœur et l’âme.
Et Thétïs toujours sous le choc se laisse conduire par sa fille,
Accepte de se déshabiller et plonger nue dans la piscine.
Elle ne dit rien, ce qui évoque son cœur et son corps qui vacillent
Et Nérätïs sent osciller petit à petit ses racines.
« Je suis bien ici, je l’avoue ; l’eau est vraiment mon élément
Et j’aime cette intimité ; je suis quand même assez âgée ! »
« Je suis ton guide qui se dévoue à te faire aimer posément
La paix de cette communauté et te la faire partager. »
Insensiblement elle l’entraîne un peu plus loin dans Ôphélïä
Et les rejoignent les LLyrïädes dans leur tendre promiscuité.
Pourtant Thétïs, très souveraine, accepte le salut d’ÄLLÏÄ
Et apprécie les trois dryades malgré le flot de nudité.
« Bonjour Madame, voici du thé que je fais pousser sur nos terres ! »
Dit Alinéor très aimable qui laisse Thétïs interdite.
« Préférez-vous un velouté ? » propose Yavänor salutaire
Et Thétïs devient raisonnable devant tous ces corps nus d’élite.
« Astérias avait donc raison ! Vous êtes plus respectueux
Avec moi lorsque je suis nue que lorsque je suis arrivée.
Vous êtes sans comparaison des hommes des plus vertueux !
Je me sens enfin bienvenue et je m’en trouve ravivée. »
Illustration de Ledalïä.
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