Qui aurait cru que les carreaux s’harmonisent avec les rayures ? Comme une glace qui se brise, l’amour se plaît à bousculer, Croiser l’étoffe des héros et entrer dans l’entrebâillure Pour charmer la femme surprise et faire son cœur roucouler.
De l’étalon le plus puissant au pur-sang de plus diligent, Il s’impose, haut en couleurs, par sa primauté domestique. L’homme, lui, demeure impuissant – quoiqu’il s’affirme intelligent – À traverser seul sans douleur les plaines les plus désertiques.
À chaque histoire, son bouton qui a tenu le vêtement De tous les enfants d’avenir qui ont animé la famille. À chaque photo, nous goûtons un fragment de l’évènement Qui renferme le souvenir d’un vague à l’âme qui l’habille.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue.
Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Devant l’ampleur de ses taches, se protéger de l’orage, Il a pris son parapluie pour éviter la tempête. Tous les éléments s’attachent à laver ces peinturages À coups de vents et de pluies, comme pour faire trempette.
« J’en appelle à Saint-Médard, patron des intempéries, Pour qu’il provoque l’ondée qui lavera mes péchés ! » Et l’ange filer dare-dare auprès de sa confrérie, De peur de voir s’inonder le clos de l’archevêché.
Devant l’ampleur de sa tâche, pour se donner du courage, L’ange a bu le vin de messe qui lui fait tourner la tête. Il a rejoint ses potaches moins par force que de rage Avec le foie qui professe que sa foi est à la fête.
« J’en appelle à l’Angevin, patron des vins de l’Anjou ! Que les vignes du seigneur fassent les belles agapes ! » Et l’ange boire son vin d’une couleur d’acajou En trinquant à Monseigneur de Saint Châteauneuf-du-Pape.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Lorsque j’ai lu « cours de cheval » sur les écuries du bourgmestre, Je me suis aussitôt inscrite car je suis douée pour les langues. Depuis longtemps, ça me cavale de m’ouvrir aux dialogues équestres Mais on m’a ainsi contredite : « On ne leur parle pas, on les harangue ! »
Le pli était pris, comme une habitude, De se présenter en tenue légère Et les hommes épris de cette attitude Aimaient fréquenter la belle lingère.
Les hommes en raffolent, de tous ces dessous Qui cachent et dévoilent les fruits défendus. Les femmes s’affolent, sens dessus-dessous, De ces petits voiles, ces jupes fendues.
Mais on comprit vite cette comédie ; Elle tenait boutique sur la rue pignon. De peur qu’on évite une tragédie Elle prit un loustic comme compagnon.
Depuis ses culottes n’apparaisse plus Que sur l’étendage des toits ardoisés. Et lorsqu’elle l’ôte, c’est devant l’élu De son cœur volage mais apprivoisé.
De rêves en rêves vers l’infinité, De portes en portes dans l’immensité, Dans l’instance brève d’une éternité La vie nous emporte vers d’autres cités.
De songes en songes, dans l’obscurité, Le dormeur s’enfonce, dans l’heure de velours. Entre les mensonges et la vérité, Le rêveur s’engonce dans ses habits lourds.
De marches en marches, on peut sans façon, Trouver un passage vers les profondeurs. Sous les contremarches du colimaçon, Se gravent les âges des jours de splendeur.
De rues en ruelles, on quitte son corps, La maison de l’âme, vers l’aube ancestrale. La vie est cruelle mais l’amour encore Brûle dans les flammes du voyage astral.
Elles s’échangent des promesses et des histoires de conquêtes À guetter le prince charmant, son château, son or et ses thunes. Elles le jurent et le confessent : c’est en maniant la quéquette Qu’elles obtiendront le serment d’un mariage de fortune.
Elles possèdent un capital qui n’attend pas les intérêts Qu’elles ne dépenseront qu’une fois pour un bon investissement. Si capital et génital riment, il ne faut pas espérer Que cela marche à chaque fois, songez à l’avertissement.
Si le mari, sur le papier, paraît beau comme un grand seigneur Avec une situation établie aux quatre horizons, Il est parfois, c’est casse-pieds, roi de la pince-monseigneur Et, selon les fluctuations, vous vous retrouverez en prison.
« Qu’importe le sens du chemin si nous parvenons à nos buts, ! » Disait un homme pragmatique qui ne pensait qu’en conquérant. « Il m’importe d’aimer encore demain ce que j’ai semé au début ! » Répondit la femme romantique dont le cœur est prépondérant.
Elle rend les femmes si belles, cette lune au croissant d’argent Qu’elles prennent au premier quartier un bain lunaire et salutaire ! Surtout les jeunes demoiselles qui réclament d’avantageants Bijoux de chez Dior ou Cartier auprès d’amoureux volontaires.
Elle rend fermes les poitrines, cette lune au croissant sacré Qu’elles abusent de ce bain à faire pâlir les étoiles. Comme les stars dans les vitrines aux pulpeux attributs nacrés Qui vous voient les yeux dans les seins juste vêtues d’un moindre voile.
Elle rend bombés les bassins, cette lune au croissant cornu Qu’elles font la danse du ventre bien balancée, bien déhanchée. Et vous, au nom de tous les saints, sentez un appétit charnu Avec un charme qui vous rentre direct dans le cœur épanché.
Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.
Les chevaux bleus du baromètre trônaient avec incongruence, Objets rococo pittoresques des souvenirs à l’imparfait. Je voyais le temps en omettre petit à petit les nuances De ces animaux picaresques pour se venger du temps qu’il fait.
Les chevaux bleus sur le manège concurrençaient facilement Les autos, les hélicoptères et les cochons les plus fripons. Et je suis fier du privilège de les avoir habilement Fait se chevaucher ventre à terre afin d’attraper le pompon.
Les chevaux bleus du chariot, de la carte VII du tarot, M’ont souvent tiré en avant avec la force de l’audacieux. J’ai constaté ce scénario quand, me trouvant sur le carreau, J’ai su reprendre les devants d’un mouvement noble et gracieux.
Nue à sa fenêtre, juste à contrejour, La brise soulève quelques lingeries. Elle écoute naître sous le nouveau jour Les voix qui s’élèvent et les moqueries.
Les seins qui ballottent sous le vent léger, Sans y prendre garde, prennent un bain solaire ; Mais pas de culotte pour faire galéjer Les hommes regardent, tous, le nez en l’air.
Mais bientôt des femmes, monte une rumeur Contre l’ingénue qui montre son cul. Ça met ces infâmes de mauvaise humeur Tous sont prévenus, on n’en parle plus.
L’air se fait revêche ! Vite son chapeau ! Sa robe légère, ses bas framboisés. Vite on se dépêche ! Fini le repos ! Salut les mégères, non apprivoisées !
Tandis que tictaque l’horloge bouffonne, Tandis que ballottent les assauts du vent, Tandis qu’on sommeille sur un vieux divan, Tandis que sanglotte le vieux gramophone,
Le rêve en cadence se met en images Tout en mosaïques aux couleurs pastels. Les tons se balancent sur l’épais grammage Des murs archaïques du sombre castel.
Le soleil s’affaisse sous la vigilance De la Lune prête à briller plus fort. Tandis que princesse respire en silence, La musique s’arrête dans le château-fort.
À minuit sonnante, elle se réveille ; Déjà la nuit noire du jour sans douleur. Un peu frissonnante, elle s’émerveille D’avoir en mémoire ses rêves en couleurs.
Si je devais recommencer une destinée sans limite, Irais-je alors me prononcer pour une existence d’ermite Ou userais-je de ressources pour dominer le monde entier J’hésite entre un retour aux sources ou la vie sur un grand chantier.
Mais j’ai choisi finalement de n’être ni pauvre ni riche Et de rester en équilibre sur le fil étroit de ma vie. Vouloir vivre idéalement revient un peu à de la triche Et je préfère rester libre d’accepter ce qui me ravit.
Rêve éveillé révélateur ou songe d’une nuit féconde, L’univers parle en parabole selon ce à quoi je suis prêt. Souvent un sens innovateur m’ouvre une porte sur le monde Et face à ce nouveau symbole, mon cœur en est tout empourpré.
Tandis que Monsieur thésaurise, économisant chaque centime, Madame, elle, dilapide toute sa vie en abondance. Tandis que Monsieur mémorise ses entremises les plus intimes, Madame, d’un geste rapide, dispense avec force et outrance.
Que croyez-vous qu’il arriva quand vint le temps des intérêts ? Monsieur dût rembourser le prêt que sa vie avait emprunté ; Madame fut tout empourprée d’en jouir avec volupté. Et tout ce qui en dériva, c’est qu’ils durent coopérer.
Au moyen d’un piètre escalier qu’elle devait escalader Valentine aimait écouter Valentin qui jouait du violon. Elle s’allongeait sur le palier et lui, aimait la balader Sur des airs, vous vous en doutez, accordés au La d’Apollon.
Dès qu’ils purent se marier, ils partirent, prédisposés À profiter de leurs promesses à voyager en sac-à-dos. Ils dormirent désappariés à cause des lits superposés Car les auberges de jeunesse, c’est pas toujours l’Eldorado !
Pour agrémenter le retour, ils achetèrent une voiture À un gars qui baragouinait que c’était une Torpédo. Comme ils faisaient souvent l’amour, ils ont compté leurs courbatures Dues à leurs sièges qui couinaient au rythme de leur libido.
Après une journée de chasse, tous les rescapés se rassemblent Pour se raconter leurs batailles, qui de ses crocs, qui de ses cornes. Chacun se vante et se pourchasse dans cette évocation ensemble ; On mange, on boit, on fait ripaille sous le regard de la licorne.
Après qu’elle eut régné, la reine au cœur brisé Se trouva dépourvue quand l’habit fut venu. Entre les araignées, les dessous reprisés, Les robes recousues, les souliers saugrenus.
Pourtant elle était belle, pourtant elle était fière, La tête couronnée avec prince consort. Mais les femmes rebelles l’ont traité de sorcière Et l’ont déboulonnée de son précieux confort.
Dire que l’homme se les poilait lorsque sa femme, bien velue, Lui faisait l’amour dans la glace sur les fourrures de mammouths ! Dire qu’ailleurs on la voilait au nom d’une foi farfelue Par peur de n’pas tenir en place devant les charmes des louloutes !
« La femme est la gloire de l’homme et ses cheveux font son prestige. » Les métaphores du Dieu des hommes frisent assez la haute voltige. Si j’écoutais le Dieu des femmes, aurait-il des propos semblables ? Ou bien dirait-il à mon âme que les sexes sont auto remplaçables.
Toutes ces histoires d’amour dont se vantent le cœur des autres, Selon l’ordonnance du jour et les usages où l’on se vautre ! Mon corps de femme mécanique doit-il sans cesse être introduit ? Mon cœur en devient tyrannique et s’émancipe dès aujourd’hui.
Il me fallait vingt centimes mettre dans la fente prévue à l’effet Pour secouer son corps qui s’emballe et l’ébranler à bras le corps. Je lui montrais qui est le maître, mais j’aimais bien ses doigts de fée Lorsqu’elle dynamisait mes balles pour battre le dernier record.
Vingt centimètres, c’était aussi la longueur pour tirer le levier.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Qu’elle soit d’une fesse ou d’un sein, partout la courbe récurrente À l’infini se réitère comme une musique divine. Les mémoires dont je suis enceint forment une vague interférente De l’onde pure héréditaire de l’écho de mes origines.
Pour perfectionner le système, la vie crut bon de sexuer Son tout premier représentant sorti de son laboratoire ; Des humains placés sur le thème de s’étendre et d’évoluer Avec amour de temps en temps mais sans le mode opératoire.
Puisque les réponses aux questions sont éparpillées dans le vent, Mon âme écoute les courants dont l’atmosphère est colorée. Mon corps en fait la digestion et mon cœur les chante au-devant De mon public en parcourant chemins, villages et forêts.
Si toutes les femmes du monde apposaient la main à la terre Pour décharger tous nos excès d’électricité agressive, Nous sentirions à la seconde, une secousse salutaire Qui nous rétablirait l’accès à l’humanité permissive.
Les véritables propriétaires de la planète ont décidé D’abandonner le cimetière du genre humain désavoué Qui a trahi les conifères par leurs progrès et leurs idées Rasant la terre usufruitière qui leur avait été louée.
Chacun son petit univers sécurisé, bien séparé Le corps abrité de l’hiver de notre époque désemparée. Pourtant l’incommunication blesse le présent de mon cœur Et j’use d’imagination pour rencontrer mon âme-sœur.
L’humanisation en excès pourrait sembler exagérée Et faire, au présent, un procès une rancune mal digérée. Quel est le plan de l’Univers ? Quel est l’avenir de la à Terre ? Ne serions-nous qu’un fait divers, juste une étape humanitaire ?
À Gaïa, je fais la demande de connecter tous mes semblables. J’avoue avoir l’âme gourmande et, il me paraît vraisemblable, Afin de former un réseau avec sa conscience terrestre, De faire, dans notre intermezzo, appel à notre chef d’orchestre.
L’humanité vit l’indigence et le public crie « Indulgence ! » L’homme vit sous l’inquisition de l’état des impositions. Le secret de polichinelle de son péché originel Se perd dans la foule du peuple qui suit comme un troupeau aveugle.
Les dents de la mer mangent les petits Que mangent les gros, de plus en plus gros. Intégraux. Puis elles regroupent les âmes des morts Qui partent en vagues caresser les plages. Voyage. Les dents de la mer ont bon appétit, Ont l’eau à la bouche, à avoir les crocs. Allegro. Le souvenir reste, la mémoire mord Parfois d’une trace le long du rivage. Passage.
Un phénomène rare, paraît-il de la part de Maria Gaspar Leal
Quand un rayon vient caresser la peau du mari qui sommeille, Une main vient participer à proposer ses câlinettes. Mais l’amant semblant paresser malgré promesses et merveilles, La main devra anticiper plus bas… mais… gare à la minette !
« Traditionnelle et pittoresque » ne suffisent pas pour admirer La sympathique coquetière, celle qui me faisait rire aux larmes. Sur un âne de race mauresque, elle savait comment attirer Les chalands d’une voix si fière que tous en étaient sous le charme.
À travers la foule curieuse qui obstruait tout le marché, L’air radieux de la vieille ville était soudain enthousiasmé Par la commerçante furieuse quand un gars la faisait marcher Sur le prix de ses volatiles qu’il trouvait par trop fantasmé.
Leurs chants se sont chargés d’histoires, toute la musique du monde, Et leurs poumons ont respiré l’humeur des civilisations. Dans les églises, il est notoire, les ailes de la foi sont fécondes Parce qu’elles sont inspirées d’astrales réalisations.
J’ai retrouvé mon vieux berger à son curieux chapeau de feutre Qui semblait avoir contenu tous mes souvenirs des alpages. Il était là à gamberger avec son mouton à l’air pleutre ; C’est alors qu’il m’a reconnu, moi, qui ne faisait pas mon âge.
Il aimait faire mon cicérone et m’entraîna sous les arcades Saluer ses compatriotes et trinquer avec ses copines. Notamment sa vieille matrone dont les illustres rodomontades Faisaient déguerpir les coyotes qui abusaient de la chopine.
Une égyptienne un peu timide, qui se tenait devant le temple, Impressionna tant l’empereur qu’il en bafouilla sous le charme : « Du sommet de ces pyramides, quarante siècles vous contemplent ! » Puis il partit en éclaireur en s’écriant : « Reposez armes ! »
Quand je lui parle, mes mots s’inscrivent sur une moitié du visage, Souffrant à mi-maux l’offensive, comme si j’étais un sauvage. Il faut le temps de l’absorption pour qu’elle en comprenne l’usage Et lentement par résorption, elle en accepte le message.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue.
Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Curieusement, si la science explique la magie du corps, Le charme émanant de la femme se soustrait à ses déductions. Et j’en appelle à ma conscience qui, elle seulement, édulcore Toutes ces théories infâmes pour préférer la séduction.
Parmi les courbes magnifiques que tracent les mathématiques, Aucune n’atteint la limite, aucune n’est aussi continue Que ces deux seins honorifiques, ce dos cambré asymptotique, Dont la silhouette délimite la beauté d’une femme nue.
L’eau bénite de ma planète, depuis le baptême de ma bouche, Déverse sa grâce divine jusqu’à mon cœur par mon réseau. Issue du cycle des comètes, la vie dont l’univers accouche Transmet son chœur des origines au plus faible de ses roseaux.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
De mon hippocampe ancestral, un vieux cauchemar magistral, Dans les abysses de ma mémoire, dans les neurones de mes armoires. Cette peur bleue reste enfouie dans le réseau de mon fouillis, D’araignées et calmars géants que mes nuits extraient du néant.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Jamais n’aurai assez de poches pour embarquer tous mes trésors : Belles images, jolies pensées et même plus si affinités. J’entasse tout dans ma sacoche, mes credo, mes confiteor Dont l’excès sera compensé par des trous en infinité.
La p’tite bonne femme qui avait, là, trois petits oiseaux sur la tête, Aimait sortir à l’imprévu, par tous les temps, par tous les vents. Dès que son cœur donnait le La, leurs trois petites voix de crête Exécutaient une revue d’un trio des plus émouvants.
Connaissez-vous la jeune sœur du Petit Prince putative ? Du moins, c’est ce qu’elle prétend avec deux solides arguments : D’abord la rose, ouverte en cœur, comme valeur spéculative ; Ensuite un mouton hébétant qui n’est rien d’autre qu’un lapin blanc.
Hardiment voici qu’elle effeuille sa rose comme une marguerite En récitant « je l’aime un peu, à la folie et pas du tout ! » Gageons que le Petit Prince veuille en faire ou non sa favorite Et que Dieu fasse ce qu’il peut pour qu’il l’épouse selon son goût.
Tous ces moments d’intimité, de face-à-face à ma psyché, Comblent l’instant de ma toilette d’un parfum de félicité. Et dans ce temps illimité où ma pudeur est affichée, Ma peau ressent des vaguelettes d’un désir de complicité.
Tous ces trésors si admirables m’enivrent et troublent ma raison Et j’en perds la modération, je n’en peux rester impassible. Cette affluence remarquable d’innombrables fleurs de saison Met mon cœur en sidération sur l’infini et l’impossible.
Coup de bourdon, coup de cafard, tournent le temps d’un vent morose Et je m’en vais sentir les fleurs qu’ils ont butiné en partie. J’écoute leur calme sans fard, sans prétention à l’eau de rose, Juste quelques baumes au cœur et voilà, le blues est parti.
Au mitan des jours de lumière, juste à l’approche du printemps, Le temps me suspend sa cadence, pour écouter pousser les fleurs. Voici, au milieu des bruyères, le premier bouton s’apprêtant ; Voilà, sous la brise qui dansent, les gouttes de rosée en pleurs.
Ma reine, allons voir si la lune se montre ce soir magnanime. Prenons un bain d’argent lunaire arrosé d’une pluie d’étoiles. Ma reine, à la bonne fortune, rejoignons nos cœurs unanimes Avec quelques préliminaires et ce que l’amour nous dévoile.