N’écoutez donc pas les rumeurs, arrêtez d’avoir peur du loup ! Ce qu’on raconte dans les fables n’est destiné qu’aux fanfarons. Le loup était de bonne humeur et n’avait pas le pied jaloux. Il s’est avéré responsable en épousant le chaperon.
Mon éléphant fait des complexes et se sent insignifiant. La moindre souris lui fait peur ; au moindre museau, il détale. Alors je suis un peu perplexe… Comment le rendre confiant ? Quel est donc ce poids sur le cœur qui lui fait perdre les pédales ?
La solution paraît facile… mais encore faut-il y penser ! Pour guérir les cas difficiles, cherchez la femme, trouvez la mère ! Si chacun se montre docile, personne n’en sera offensé. Ça se pratique à domicile, à la montagne ou à la mer.
Savoir retomber en enfance dénoue les pires sentiments Cumulés entre frères et sœurs, entre parents et les enfants. Savoir abaisser ses défenses délie tous les ressentiments ; J’en fais mon antidépresseur et j’en parle à mon éléphant.
Pas de rideaux à sa fenêtre, juste une couche de poussière Protège son intimité des regards par trop indiscrets. Je sens pourtant une envie naître juste par ce trait de lumière Qui me révèle sa nudité dont je découvre le secret.
Je me fais livrer les idées directement à domicile, Limités les inconvénients des voyages trop éreintants. Ce qui m’a surtout décidé, c’est la manière douce et docile Et le service conciliant des muses qui œuvrent à plein temps.
L’amour masqué si délicat quand on se touche dans le noir. La main qui effleure la peau et qui ne voit qu’au bout des doigts. Un toucher presque indélicat vers des parties qu’on ne peut voir. La langue qui se fait l’appeau pour allécher comme il se doit.
Enfin la lumière révèle ce regard si impénétrable. Enfin le visage se dégage, l’envie devient déraisonnable. Le corps tout entier se relève, les sexes deviennent pénétrables L’amour démasqué se partage dans tous les sens imaginables.
Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue.
Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.
De la Terre à la Lune, les hommes ont voyagé ; De la Mère à la Terre, les femmes ont procréé. Ah, la belle fortune que Mars a partagé ! Ah, le joli mystère que Vénus a créé !
Cette conception primordiale prévalait sur tout les projets Car Dieu voulait l’ange impeccable avant d’entreprendre son œuvre. S’il jugea la Terre cordiale, l’humanité fut abrogée Mais avant ce choix irrévocable il réfléchit à la manœuvre. Gare à la fi-i-i-ille !
Comment agir pour injecter de l’amour dans le cœur du mâle ? Dieu reprit, de l’ange, ses côtes et son immaculée perfection. Pour ne pas être suspecté de truquer le bel animal, Il y substitua une côte prétendant une correction. Gare à la fi-i-i-ille !
L’homme dormait profondément comme l’aurait fait un nouveau-né Quand la femme se réveilla dans le fourbi d’une roulotte. Alors la belle effrontément, le menant par le bout du nez, D’un strip-tease l’émerveilla et lui usurpa la culotte. Gare à la fi-i-i-ille !
Dommage pour le magnifique tableau d’Omar Ortiz qui a été censuré par Facebook
Si les frères américains Wright ou le français Clément Ader S’étaient plantés dans leurs calculs à propos des plus lourds que l’air, Nous volerions sans copyright, sans licence auxquelles on adhère, Et, avec un peu de recul, nous voguerions en montgolfières.
Par la vapeur nous volerions et par l’hélium nous planerions Au-dessus des bois et forêts, au-delà des mines à charbon. Que de forêts nous couperions ! Que de terres nous ravagerions ! Que voulez-vous ? C’est le progrès ! Tant pis pour l’indice carbone.
Les Américains Wilbur (1867-1912) et Orville (1871-1948) Wright effectuèrent le premier vol motorisé et dirigé à partir d’un engin plus lourd que l’air. D’abord des cerfs-volants et des planeurs biplans puis, en 1900, les premiers vols expérimentaux et enfin, leur vol historique le 17 décembre 1903. Le tout premier à avoir fait décoller un appareil est toutefois Clément Ader, un ingénieur français, en 1890. La différence entre le premier vol d’Ader et celui des frères Wright concernait surtout la maniabilité de l’avion. Alors que Clément Ader exécuta le premier vol non dirigé, l’appareil des frères Wright était en mesure d’effectuer des virages.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Les tournesols à l’infini baignaient dans l’océan solaire Où rugissaient les fleurs en chœur, couleur d’un milliard de soleils. Quelques éclats indéfinis de jaune-orange s’envolèrent Dans l’azur où brillait le cœur d’un Big-Bang tiré du sommeil.
(Texte inspiré de cette belle phrase de Yann Queffélec dans son livre « Les Noces barbares » : « Le ciel et la terre baignaient dans un océan lunaire où mugissait la forêt couleur de récif. ».)
Mon gros Doudou, plein d’appétit attend le récit des souris Qui lui racontent les potins des petits rats de l’opéra. Et patata et patati, il en raffole, il s’en nourrit, Bien assis sur son strapontin, de ces racontars scélérats.
Là-bas, derrière les murs de papier, les geishas dans leurs kimonos Les ouvrent en déshabillé dévoilant leurs intimités. De peur que vous vous échappiez de leurs caprices hormonaux, Elles vous font le cœur vaciller en dévoilant leur nudité.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue.
Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Les pauvres mâles qui s’intimident sur les mystères du clitoris Devraient savoir que l’érection est dictée par un rituel : Celui de la petite mort. Au sommet de trois pyramides, trônent Sokar, Ptah, Osiris ; Chacun veillant la direction sur l’âme et le corps des mortels, Décrit dans le livre des morts.
(Ptah-Sokar-Osiris est un syncrétisme de trois dieux : Sokaris, Ptah et Osiris. Sokaris est un dieu memphite tout comme Ptah, mais à caractère funéraire, Osiris également. Le dieu représente un mélange de ces trois divinités et est vénéré à Memphis. Il a des fonctions osiriennes et veille sur la nécropole de Saqqarah, en face de la ville de Ptah.. Sokaris correspond à peu près à la séparation de l’âme du corps après la mort. Cette opération est rendue possible par le rituel de l’« Ouverture de la bouche », c’est pourquoi le nom de Sokaris signifie qui nettoie la bouche. Ptah est le dieu créateur par excellence : il est considéré comme le démiurge qui a existé avant toute chose, et qui par sa volonté a pensé le monde. Osiris (du grec ancien Ὄσιρις) est un dieu du panthéon égyptien et un roi mythique de l’Égypte antique. Inventeur de l’agriculture et de la religion, son règne est bienfaisant et civilisateur.
Ptah-Sokar-Osiris est un syncrétisme de trois dieux : Ptah est le dieu créateur par excellence ; Sokaris veille à la séparation de l’âme du corps après la mort ; Osiris règne avec bienfaisance sur l’agriculture et la religion.
Parce que le temps, c’est de l’argent, parce que le temps, c’est de l’amour, Il faut en consacrer au sexe pour que la vie s’épanouisse. Tous les désirs se partageant dans les plaisirs de chaque jour ; Organes concaves et convexes, que l’homme et la femme en jouissent !
Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue.
Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.
Un petit air de diablesse enflammé par ses cheveux, Un sourire inquisiteur renforcé d’yeux émeraudes. Elle connaît mes faiblesses, elle sait ce que je veux D’un regard inhibiteur qui me fixe et me taraude.
Ah, qu’ils avaient de beaux profils, ces beaux pharaons façonnés ! Mais il parut que Cléopâtre préféra se montrer de face Afin de remettre à profit les compétences de son nez Qui fit les historiens débattre pour que sa taille les satisfasse.
Les couleurs de la nature alliées au feu du soleil Expriment une dimension que l’indien sait percevoir. Il reproduit en peinture tous les rêves à son réveil Qui ont filtré l’absorption que son cœur sait concevoir.
La peinture à l’eau de pluie reste empreinte de tristesse D’avoir autant ruisselé des montagnes à la mer. Mais dès que le soleil luit d’un feu de délicatesse, Ton sourire est profilé d’une grâce douce-amère.
Depuis l’aurore, Mademoiselle, accorde ses rayons solaires. Juste par jeu, pour iriser les cimes des arbres enflammés. Impertinente comme l’oiselle qui occasionne la colère Des noctambules dégrisés hagards d’un sommeil réclamé.
En plein midi, Mademoiselle, projette sa pleine lumière. Juste d’un feu, pour attiser les cœurs d’amour se consumer. Irrespectueuse comme l’oiselle qui vient gazouiller la première Sur les crêtes aromatisées puis, qui disparaît en fumée.
Au crépuscule, Mademoiselle, s’habille d’une étole orange. Juste un enjeu, pour annoncer le temps des amours de demain. Épanouie comme l’oiselle qui stridule avec les mésanges Quelques chants d’amour prononcés pour les amoureux en chemin.
La pleine lune du lundi serait féconde, c’est ce qu’on dit. La jeune vierge énamourée y vient la nuit la savourer. Son bel amoureux s’en dispense, reste à l’abri, c’est ce qu’on pense.
Soudain la vierge entend un cri, sans doute que c’était écrit. Un appel derrière les fourrés : « Ma belle, près de moi, accourrez ! » Et les deux amants faire ensemble l’amour, du moins, c’est ce qu’il semble.
La pleine lune du mardi, les autres jours, et même pis. Les amants recommenceront, les amants se prononceront. Dimanche, ils vont se marier, ils ne s’en sont pas fait prier.
La pleine lune, demain décroît, elle forme un « C », c’est ce qu’on croit. Tous les amants s’épanouir et puis, leur nuit s’évanouir. Bientôt la lune disparaît, elle est nouvelle, à ce qu’il paraît.
Est-ce que je vous ai racontés comment je suis venu au monde ? Non pas celui de ma naissance mais celui du fond des océans ! Sur un bateau j’étais montée puis, une grosse vague immonde M’a fait perdre ma connaissance et je suis sortie du néant.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue.
Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Grâce aux accords économiques, vous vivons sur une grande échelle. Puisque le monde nous appartient, puisons-le sans modération ! N’écoutons pas ces polémiques d’une bande de polichinelles Annonçant, si ça se maintient, demain sa désintégration.
Pour une journée salutaire j’ai travaillé mon inventaire : Le porte-monnaie pour l’amour et une fleur pour chaque jour ; La clef des cœurs pour une union et ciseaux si séparation ; Un coquillage pour la mer et une amande douce-amère ; Deux verres à pied afin de boire à l’avenir et ses déboires Autour d’un petit apéro et tout recommencer à zéro.
J’ai reçu une invitation pour une soirée aux potiches. Les gourdes sont sollicitées avec les cruches en finalistes. Moi qui n’ai pas la prétention d’être expert, calé et fortiche, Devrais-je me féliciter d’être le premier sur la liste ?
Finalement, je suis allé à l’invitation des potiches Pour tâter, par curiosité, le puits profond de leurs pensées. Au début, j’étais emballé mais arrivé à l’hémistiche De cette monstruosité, je m’en suis senti offensé.
La nuit, l’obscurité totale n’existe pas, évidemment. Car toutes les âmes éteintes animent des noirs feux follets. J’y vois des figures létales qui montent dans le firmament En abandonnant une empreinte qui ne m’a jamais affolé.
Mâtin, ce soleil à la coque me fournit toute l’énergie Pour accomplir cette journée l’imprévu qui survient toujours ! Hardi les gars, fiers comme un coq ! Sortons de notre léthargie ! Commençons par une tournée en l’honneur de ce nouveau jour !
Le soleil m’offre son cocktail tous les soirs, presque à la même heure ; Il est plus ou moins en avance mais fidèle à la fermeture. Chacun donne un goût immortel avant que la journée ne meure Et que demain ne recommence à acter son investiture.
Puisque la femme éclaire l’âme tandis que l’homme est lunatique, Il faudrait renverser les rôles du pouvoir des deux luminaires. Le féminin montre sa flamme, le masculin en revendique Toute la gloire, ce n’est pas drôle mais plutôt extraordinaire.
Cependant celui qui comprend et s’éveille à la clairvoyance, Deviendra un homme accompli car ce n’est pas si compliqué. Alors si la femme entreprend de sauver notre défaillance, Ouvrons nos cœurs, qu’ils soient remplis de leurs connaissances impliquées !
Au pays du jour éternel, au-delà du septentrion Où le soleil brille à minuit d’une clarté perpétuelle, J’aime la chaleur fraternelle de mon fidèle amphitryon Dont la présence jamais ne nuit à mes attentes spirituelles.
Mais ce pays perd son soleil au temps de la domination Pour une période de jeûne et de méditation profonde Où nous nous mettons en sommeil et subissons la condition Du vieux temps qui deviendra jeune sans pour autant qu’on s’en morfonde.
Si le pays des femmes rousses est plus facile à parcourir Que le pays des femmes à barbe, rien ne sert de s’y précipiter. Les voyagistes vous détroussent, les changements vous font courir Et les agences vous bombardent n’importe où, sans lucidité.
Le pays des cheveux roussis se situe en terres inconnues ; On dit que seules les sorcières savent comment s’y trimballer. Pour un voyage sans souci, optez pour un truc reconnu : Suivez les traces de poussière qui s’échappent de leurs balais.
Cheveux de feu, cheveux de braise, cheveux ardents, cheveux cuivrés, Beaucoup de qualificatifs et tous les titres de noblesse. Personnellement, à Dieu ne plaise, où elles iront, je les suivrai Autant je reste admiratif de leurs coiffures de diablesses.
Quand les chiens cessent d’aboyer au passage de la caravane, Les gens du voyage abandonnent les rênes aux chevaux débridés. Les chemins qu’ils vont côtoyer ne sont pas connus des profanes Mais des espèces qui coordonnent l’ordre des géométridés.
Les femmes bleues restent une énigme, une légende à ce qu’on dit. Elles proviendraient d’Atlantide ou au-delà d’Hyperborée. Mais quel qu’en soit le paradigme qui subsiste encore aujourd’hui, Il en subsiste un trait splendide dans leurs mythes élaborés.
Une asiatique en bleu de chine, une autre en lapis-lazuli ? Une africaine en bleu de jade, une indonésienne en saphir ? Elles sont partout, je l’imagine, dans les rêves et leurs stimuli, Mais disparaissent en galéjade au moindre souffle du zéphyr.
Les Géométridés appartiennent aux familles des papillons de nuit et aux chenilles arpenteuses qui suivent des chemins connus de ces seuls initiés.
Tantôt perdu dans ses pensées, tantôt envoyé sur les roses Mon cœur d’enfant reste perplexe sur ce qui fait rêver les filles. Parfois les voici offensées, parfois les voilà l’air morose… Dieu que le sexe paraît complexe à la lumière de mes pupilles !
Si les couleurs orientales m’étaient contées mille-et-une fois, J’en écrirais des reflets vers à l’encre de Shéhérazade. Mais ma prose sentimentale se confronterait toutefois À l’ombre du grand croissant vert qui serpente sur les croisades.
Tandis que la gauche s’étire à la recherche du contre Ut, La droite, sur la corde sensible, redescend vers le chevalet. L’artiste soupire et respire d’un soubresaut pendant le rut Jusqu’à la limite extensible de cet érotique ballet.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
De la naissance jusqu’à la mort, je dois tracer ma destinée Parfois voguant sur handicap, ou chavirant par accident, Jusqu’à arriver à bon port, vers mon mouillage prédestiné. L’essentiel, c’est garder le cap sans perdre le nord, ni l’occident.
Par une nuit d’hiver, glacial, un hiver rude et rigoureux, Dans sa hâte, une cavalière cherche à atteindre l’autre berge Du lac, un désert impartial, pas même un arbre vigoureux. Croyant la terre hospitalière, la cavalière fonce à l’auberge.
Passée la traversée cruciale, elle rejoint son amoureux. Or, là-bas, tous sont solidaires à l’amazone qui émerge Puis, réalise l’aplomb spécial de son exploit aventureux Et tombe évanouie à terre fors l’audace qui la submerge.
Vieille légende allemande de la chevauchée du lac de Constance.
Mon beau Monsieur, joli flatteur, qui ne survivez qu’aux dépends De ceux vous qui écouteront, je vous trouve l’air bien morose ! Serait-ce un corbeau délateur dont la nouvelle se répand Qui vous traiterait de larron en découvrant le pot-au-roses ?
Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue.
Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.
J’ai rêvé des couleurs indiennes qui n’avaient jamais navigué Mais revêtu les jeunes vierges en quête d’un amour sauvage. Et j’ai suivi la méridienne sans jamais être fatigué Là où l’aventure converge, une fois franchi le rivage.
Vêtue de toutes ses histoires comme un patchwork, tout bêtement, Elle semblait à couteaux-tirés envers ceux qui la critiquaient. Mais les défaites et les victoires qui composaient son vêtement Étaient tellement étirées qu’elle en était toute étriquée.
Le progrès en marche nous apporte un bonheur mérité ; Le temps inscrit ses marques sur la planète opprimée. La science prolonge la vie et nous allons tous hériter D’un patrimoine dépassé et d’un futur déprimé…
Des papiers que le vent promène, Des plastiques que la mer transporte, Des canettes que les chemins acheminent, Des mousses que les rivières emportent Des dioxydes de carbone que le trafic propage, Des cris que les villes transmettent, Des nitrates que l’agriculture parsème, Des particules que l’atmosphère colporte, Des virus que le tourisme diffuse, Des incendies que les forêts transfèrent, Des métaux lourds que les nappes transvasent, De la rouille que les abîmes renferment, Du pétrole que les plages éparpillent, De la mort que la vie répercute.
Du ciel, mon père, ce héros, m’a fait gravir, marche après marche, L’escalier de la connaissance et mes degrés d’adolescence. Sans recommencer à zéro, j’ai perpétué mon patriarche En transmettant dès mon enfance, le savoir de l’arborescence.
Une fois la pomme mangée, de honte pour sa nudité, Elle implora son homme à l’aide d’aller chercher pour la couvrir Un peu de ramure effrangée, pas trop chargée d’humidité. Mais le serpent trouva remède d’un caducée pour la vêtir.
Tandis qu’elle marche dans la rivière, tenant la clef de mes douleurs, Se réveillent mes rhumatismes en plein mitan de ma nuitée. Alors j’implore, sur ma civière, la fille en robe de couleur, Pour qu’elle verrouille le mécanisme qui bloque leur continuité.
Lorsque j’aurai quitté les plaines pour m’envoler vers les montagnes, Je vous écrirai du futur à l’encre de mes plumes d’anges. Ondées de mots de porcelaine ruisselleront dans les campagnes ; Vous en boirez la signature là où pluies et vents se mélangent.
Quand les orages auront lavé la sécheresse qui m’oppresse Dans les ruelles de l’ennui des villes où je ne sais plus vivre, L’éclaircie, sur les rues pavées, brillera comme une caresse Du soleil qui naît de la nuit, du jour qui m’ouvre un nouveau livre.
Elle adore enclaver des hanches les ouïes de sa contrebasse Et sentir bourdonner son ventre contre la caisse de résonance. Une main caressant le manche qui vibre au son des cordes basses Et l’autre qui sort et qui rentre un chevalet en consonance.
On raconte qu’une arménienne qui naviguait vers Odessa Vit le soleil dans la Mer Noire qui brillait d’un bel avenir. Mais comme elle était daltonienne, plus tard elle le confessa, Elle crut qu’un pan de sa mémoire remontait de ses souvenirs.
Les Italiens parlent beaucoup, surtout d’amour avec les mains, Les amoureux parlent beaucoup, surtout d’amour avec les yeux, Les imbéciles parlent beaucoup, surtout lorsqu’ils n’ont rien à dire, Les Arméniens bavardent moins mais savent honorer la bouche.
Car un client qui apprécie reviendra sans doute demain, Manger pour la Saint-Valentin un plat arménien délicieux. Et pour séduire sa fiancée qui ne pourra que l’applaudir Il lui fait goûter la pizza Lutecia sur un bateau-mouche.
Je t’ai rêvée, ma douce amie, mais je n’ai pas su te créer. Comment pourrais-je imaginer tout ce que j’ai à découvrir ? Comment passer par le tamis ce que mon âme peut procréer Pour que l’amour enraciné pousse un jour mon cœur à s’ouvrir ?
Image trouvée sur deviantart.com sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.