Aux premières gouttes de pluie, Noé sortit son impériale Afin d’y loger la girafe, le lion, l’ours et le crocodile. Les oiseaux sous leurs parapluies quittèrent la forêt mémoriale Et tout le bestiaire en carafe fonça vers sa nouvelle idylle.
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Comme souffler n’est pas jouer, Shéhérazade se concentre, Une fois l’histoire contée, afin d’passer enfin à l’acte. Rien ne vaut, il faut l’avouer, pratiquer la danse du ventre Pour sentir le désir monter et faciliter le contact.
La femme invente des histoires, bien souvent à dormir debout, Afin d’accompagner leur homme pour commencer, dès aujourd’hui, À écouter leur auditoire d’où seront levés les tabous. Tous les chemins mènent à Rome quand une femme vous conduit.
Les mots d’esprit sont en balance et le cœur a des vagues à l’âme, Car les langages de l’amour demandent beaucoup de pratique. Le corps s’exprime par la danse qui fait valser hommes et femmes Afin d’échanger au grand jour quelques tangages romantiques.
Sur l’air d’un tango argentin, l’esprit s’agite comme un pantin ; Sur l’air d’une valse de Vienne, l’âme s’élève, quoiqu’il advienne ; Sous le charme d’un menuet, le cœur soudain se fait muet ; Le corps, avec assentiments, extériorise les sentiments.
Les belles jambes en entrechats, les belles cuisses à contrechamp, Bustes droits ou seins animés, le corps entier est à la fête. Les bassins tanguent en cha-cha-cha, dans un rythme fort aguichant. Tant pis pour les pieds abîmés, la danse fait tourner la tête.
Quand la mer lui ouvre ses bras, le petit phare se redresse. Au début, il a l’air timide pointant au ciel son œil unique ; Puis, s’élance comme un cobra, sous l’action de vagues caresses Vers la mer qui devient humide sous la pulsion océanique.
La mer rugit, la mer jouit, elle se cambre, elle tempête ; Le phare semble encore grandi et répond par des coups de tête. Les éléments sont réjouis jusqu’au dernier coup de trempette Qui inonde le fanal brandi d’étincelles et galipettes.
On ne saurait qui éjacule, de la mer ou du monticule, Tant le lit d’amour est mouillé des traces de concupiscence. Le phare n’est pas ridicule d’avoir grillé ses testicules Et de lumière barbouillé la plage d’orgasmiques essences.
À l’heure des grandes décisions, au grand sommet des dirigeants, Chaque député se repose après l’élection adjugée. Alors ce monde en dérision cherche un moyen intelligent Pour s’apprêter, pendant les pauses, à dépenser notre budget.
(Dessin de Gerhard Haderer. « Il ne faut pas confondre cabinet ministériel et lieu d’aisances. » Pierre Combescot.)
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L’eau bonne est d’une bonne aubaine quand elle vient frapper la bedaine Et fait frissonner la poitrine sur les plages de corallines. Les belles peaux de bois d’ébène, digue dondon, digue dondaine, Et les peaux blanches ivoirines nacrées aux couleurs opalines.
Directement orienté vers l’action des rayons solaires, La Terre darde un œil d’été sur l’hémisphère boréal. Quelques aurores violentées irisent la région polaire Et lancent, en écho reflété, un clin d’œil à l’hiver austral.
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Après le coup de foudre au cœur dont l’amour flashe sa lueur, Vient le temps du coup de chaleur qui fait transpirer de sueur. Qu’il est doux, le frisson d’humour juste au temps des préliminaires, Qu’il est chaud le désir d’amour lorsqu’il est extraordinaire !
Pour sortir de ce labyrinthe d’économie industrielle, J’aspire à voler, comme Icare, partir à l’assaut du soleil. Dessus les râles et les plaintes, je serai l’oiseau Gabriel Qui chie sur les politicards et leurs amis de bons conseils.
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Si l’éternel est féminin et la passion, une maîtresse, Alors l’art devient infini, au sinus et au cosinus, Lorsque le regard masculin se pose comme une caresse Sur les surfaces transfinies des seins et du mont de Vénus.
En Suisse, les petits cochons, qui en ont dans le cabochon, Se font refaire, quel délire, le corps en forme de tirelire. Mais quand ils deviennent verrat, ils connaissent un destin ingrat Et quittent le jardin d’Eden pour l’enfer Delikatessen.
Tandis que des belles cochonnes mènent une vie de patachonnes, Les vieilles truies dans les Grisons, finissent leur vie en prison. Et les gorets au sacrifice se transforment en chair à saucisse Car, pour la plupart des gens bons, on les aime surtout en jambon.
L’homme et le porc sont omnivores mais l’homme a une longueur d’avance.
Que j’aime voir l’ombre bleutée sous la lune bleue de la nuit Caresser tes seins de déesse et flatter ton mont de Vénus ! Sous les grands arbres souffletés, prenons notre bain de minuit, D’un vent d’amour et de tendresse mêlé de frissons en bonus.
Lorsque les anges ralentissent, leur énergie devient matière Car, au-delà de la lumière, règne la volonté divine. Mais pour qu’un jour l’homme aboutisse à dominer la Terre entière, Il devra devenir poussière et rejoindre ses origines.
Après avoir bien ronronné et échangé mille caresses, La chatte va se reposer en enroulant son corps girond. Et quand je viens m’abandonner sur mon fauteuil avec paresse, La chatte revient m’imposer sa bienveillance sur mon giron.
Ceux qui risquent la Cirrhose croient voir des éléphants roses ; Moi qui vois des flamants rouges, je trouve ça plutôt louche. J’devrais peut-être arrêter, sauf si vous le regrettez, D’écrire mes Reflets-Vers et mes idées de travers. Mais s’ils vous rendent moroses, je les rêverai en prose.
J’invoque l’esprit du taureau pour célébrer la pleine lune Qui va précéder le solstice et ouvrir l’ère sidérale. Ouvrez bien grand les pectoraux, sentez sans résistance aucune Les énergies qui s’y blottissent et vous transmettent sa spirale.
Femme-Jouet pour s’amuser à jouer aux jeux de l’amour Et aux positions érotiques extraites du Kamasutra. Cependant sans trop abuser des sextoys plus ou moins glamours Il reste le jeu romantique qui atteint le nec plus ultra.
Femme-Techno pour bricoler toutes les prouesses de l’amour Et commencer à dégoter le neuf tout en jetant l’ancien. La Technologie olé-olé se doit de changer tous les jours Car l’attrait de la nouveauté doit surpasser le quotidien.
Femme-Musique pour taquiner toutes les cordes de l’amour Et faire gémir à loisir l’organe de sa partenaire. Le duo peut se combiner en quatuor mais c’est toujours À deux qu’on a plus de plaisir car, à plusieurs, ça dégénère !
Femme-Alcool pour exalter toute l’ivresse de l’amour Et goûter du bout de langue l’arôme du Cunnilingus. Sans faire abstraction d’exhaler l’odeur qui monte du velours Du sexe qui monte et qui tangue comme un léger cumulonimbus.
Femme-France pour parcourir tous les voyages de l’amour Pour aller au bout du délire sous des paysages exotiques. Parfois la faire un peu courir sur un bon mot, avec humour, Afin de provoquer son rire et des sourires érotiques.
Tableau de @Fabienne Barbier Texte de @Maryvon Riboulet à @Imagerimes
Quand Ève est descendue du train en gare d’Eden-Paradis, Elle n’avait pour tout bagage qu’un gros bouquet de fleurs des champs. Comme elle avait condescendu à jouer cette parodie, Elle exigea que l’on engage un Adam assez alléchant.
Lisons la bible au féminin ! Dieu apparaît comme une femme, Divine vierge créatrice du monde et tout le tralala. Satan a rangé son venin et le serpent n’est plus infâme ; Du coup, Ève, émancipatrice, vit seule dans son Valhalla.
Dans la mythologie nordique, le Valhalla est le lieu où les valeureux guerriers défunts sont amenés… peut-être pour plaire à l’Éternel féminin qui y vit ?
Après le déjeuner sur l’herbe et un dessert érotisé, La belle s’endormit à l’ombre près de ses amants dégrisés. Un peu déçue car sa superbe n’avait pas pu rivaliser Avec l’arrogance du nombre de ses prétendants épuisés.
La luxure Mourir d’amour est le péché réputé le plus coté en bourse Surtout quand les bourses sont pleines et que l’érection suit son cours. Jamais ne pourrai m’empêcher de participer à la course Au rut sur les monts et les plaines auprès des femmes aux beaux atours.
La colère Les femmes se mettent en colère quand on passe le nez en l’air Sans les mirer comme il se doit. Mais si l’on siffle avec les doigts, Alors là, ça les met en rogne et aussitôt elles vous cognent D’une main pourtant délicate une claque sur les omoplates.
L’avarice Si l’homme se montre trop avare en amour et en sentiments, La femme est plutôt dépensière mais tient les cordons de sa bourse. Et s’il se montre trop bavard en mensonges et en boniments, Elle s’avèrera créancière pour que, d’amour, il la rembourse.
L’envie Le désir de l’œuvre de chair devient de plus en plus intense Que le désir de posséder ce que quelqu’un d’autre détient Le premier revient assez cher, faut pas rogner sur les dépenses ; Le second devient obsédé et là plus rien ne le retient.
L’orgueil Comme elle se sentait supérieure en esthétique et en beauté, Il lui fallait plaire davantage en étalant son capital. C’est en montrant son postérieur dont la valeur était cotée, Qu’elle gagna en avantage sur son organe génital.
La paresse Ceux qui sont nés dans le midi savent très bien que la paresse N’est pas du tout ce que l’on dit mais juste une marque de sagesse. Il fait trop chaud pour travailler, traîner son ombre est fatiguant ! On se lève un peu débraillé et se recouche en zigzaguant.
La gourmandise Il n’est, pour la bouche gourmande, meilleur plaisir que savourer Entre deux coupes de champagne, chocolats et pâtisseries. Donc si ta femme te demande ce soir au lit de la bourrer, Mets dans la croupe de ta compagne ta plus exquise coquinerie.
Que j’aimerai le son du cor au fond de ma tombe, endormi, Quand je renaîtrai d’un nouveau corps, encore engourdi de fourmis ! Après une danse macabre avec la mort pour partenaire, À la lumière des candélabres, je suivrai l’aube imaginaire.
Saluant les sommets de France, les vals d’Italie et de Suisse, La Jeune Fille nous assure son ineffable nudité. Offrant sa poitrine à outrance et, par derrière, ses fières cuisses, Elle s’oppose à la censure et toutes ses absurdités.
La Jungfrau, « Jeune fille » ou « Vierge », est un sommet suisse dans le massif des Alpes bernoises qui culmine à 4 158 mètres d’altitude. Et merci à Damar Val pour la photo.
Numéro treize, rue du chat noir, j’habite un bel appartement Dont la fenêtre du grenier donne sur la maison d’en face Il s’agirait d’un vieux manoir, à des sorcières appartenant, Où j’entends leurs matous grogner quoiqu’elles disent, quoiqu’elles fassent.
Le Shah la prit pour une houri tandis qu’elle ouvrait sa vitrine Qui exposait deux mamelons qui dansaient les yeux dans les seins. Mais en lorgnant son trou de souris, plus attirant que sa poitrine, Alors tomba son pantalon brusquement sur ses mocassins.
Tableau de Kees van Dongen. « Et ça danse les yeux dans les seins… » Jacques Brel – Les paumés du petit matin.
Si tu sais garder un secret, alors j’enlèverai mon masque Pour faire sortir la vérité des tréfonds du puits de mes yeux. Et si tu sais rester discret, tu verras dans mon cœur fantasque Monter avec célérité mon désir le plus licencieux.
Ces émotions qui papillonnent lorsqu’elle se trouve découverte S’épanouissent comme une rose et elle rougit comme un enfant. Ciel ! La surprise la bâillonne laissant ses deux lèvres entrouvertes Sur un sentiment qu’elle n’ose avouer qu’en se rebiffant.
Homme, tu chériras ta mère et sa matrice océanique Qui te renvoie dans son miroir les origines de ton âme. Mais si tu ne peux percevoir le lien qui t’unit à la femme Ses larmes resteront amères et son silence laconique.
Tu souhaites aller dans les étoiles et vivre une vie d’opulence Dans un avenir pragmatique où la fin justifie les moyens. Alors tes racines se voilent derrière toutes ces turbulences Car l’amour et l’esprit technique ne seront jamais mitoyens.
Monsieur s’ennuie dans son plumard ? Vite une bisque de homard ! Madame s’ennuie dans sa baignoire ? Vite une raie au beurre noir ! Monsieur veut faire son polisson ? Vite une soupe de poissons ! Madame veut jouer la salope ? Vite une tranche d’escalope !
Faire l’amour ou bien manger n’est pas toujours incompatible ; D’abord on se dévore des yeux puis on passe à la casserole. Certains vont jusqu’à échanger de partenaire réversible Mais pour les gourmets c’est au pieu qu’l’amour détient le premier rôle.
La mère Michel perdit sa chatte et s’en fut chez l’pére Lustucru Qui lui caressa le menton et lui effleura les tétons. Elle lui ôta sa cravate et lui enleva, qui l’eut cru, Sa chemise et son pantalon qui retomba sur ses talons.
Personne ne trouva le chat mais on raconte que la souris Qui s’mit dans le lit du boucher apprécia tant sa saucisse Qu’elle l’épousa et s’attacha à faire l’amour à son mari Afin qu’au moment du coucher, elle pût répéter l’exercice.
Parfum d’amour Lorsque le sphinx renaît dans un parfum de cendres, L’amour renaît aussi en intimes fragrances. L’arôme du plaisir explose comme une essence Et distille un bouquet d’élixir sexuel.
Touche d’amour De sauts en soubresauts, la petite sirène Se cambre et me caresse en sensuels tête-à-queue Dont l’onde se transmet sur la peau étendue En vibrations sensibles jusqu’à la jouissance.
Souffle d’amour Quand la petite mort m’emporte dans les nues, Je découvre soudain l’éternel féminin. Je ne suis plus matière mais nouvelle substance Et je pars en voyage sur les monts de Vénus.
Cessons de croire en ce complot qui aspire à nous engraisser, Nous formater depuis l’enfance pour devenir chair à pâté. Combien verseront de sanglots ceux qui s’estimaient progresser Vers la richesse et l’opulence alors qu’ils n’étaient qu’appâtés ?
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Saveur d’amour L’amour me met l’eau à la bouche quand je rêve de ma chimère Qui vient la nuit pour m’inviter à la rejoindre dans l’autre monde. Alors l’amour devient sucré et je ne suis plus qu’une langue Dont les papilles goûtent l’extase de toutes les saveurs du sexe.
Chanson d’amour L’amour résonne à mes oreilles comme le tam-tam des tambours Puis coule comme une musique chantée d’une voix de gorgone Dont l’écho se démultiplie et crée un espace de sons Où je renaît adolescent dans un orgasme symphonique.
Couleur d’amour L’amour ajoute des couleurs à la palette de mes sens Lorsque le féminin sacré me connecte à son univers. Des formes naissent et disparaissent en monticules de lumière Qui tracent des teintes érotiques dans une excitation suprême.
Après soixante-quinze ans d’âge, le marc, vieilli en fût de chêne, Produit, dans toute sa substance, l’alcool de son meilleur tonneau. La couleur mûrit davantage, les arômes et les goûts s’enchaînent Et l’art puise sa subsistance dans nos vignobles cantonaux.
La peinture évoque l’alcool par son ivresse des couleurs Quand bleu-royal et rouge-sang s’accouplent au papier virginal. Il n’est pas de meilleure école que d’enfanter dans la douleur Le tableau le plus saisissant ou le chef-d’œuvre original !
Les natures mortes ressuscitent chaque moment de notre vie Et les portraits immortalisent ceux que nous n’oublieront jamais. Les couchers de soleil suscitent une émotion qui nous ravit Et un bord de mer rivalise avec le plus haut des sommets.
La meilleure façon de vivre, c’est vieillir en se bonifiant Et pour prendre de la bouteille, rien ne vaut l’art dans les cruchons. Surtout lorsque ça nous délivre le meilleur des fortifiants Qui se boit du vin de la treille en faisant sauter les bouchons.
Aussi, mes amis, je propose que la cuvée de cette année Soit le « Millésime Fabienne » et trinqué (*) dans tous les pays. Afin que l’artiste dispose de ces atouts simultanés Lorsque vous direz « à la tienne ! » devant ses tableaux, ébahis.
* Trinquer est intransitif mais ça rime avec apéritif.
À chaque signe astrologique, la femme l’emporte dans son domaine ; Qu’elle soit capricorne ou lionne, cancer, poisson ou bien verseau, Qu’elle soit sagittaire ou scorpionne, bélier, taureau, vierge ou gémeaux. Même la balance, c’est logique, est bonne comme la romaine.
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J’aime ma femme du matin qui dort dans ses draps de satin ; J’aime ma femme de midi qui rêve tout l’après-midi ; J’aime ma femme au crépuscule qui m’embrasse et qui me bouscule ; J’aime ma femme dans la nuit à l’heure du bain de minuit.
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Comme elle était venue au monde avec des pattes de velours, Elle devint contorsionniste et une perle dans son métier. Afin de rester pudibonde sans trop exciter les balourds, Elle se fit perfectionniste dans l’art de jouer avec les pieds.
Dans un creuset d’eau et de feu de notre Terre nourricière, Un souffle venu d’un oracle a fécondé l’arbre de vie. Et cet esprit forma le vœu que la femme soit bénéficiaire Pour renouveler le miracle qui perpétue notre survie.
La vie semble une mer furieuse qui ravage les destinées ; Puis dans les moments d’accalmie on pleure les chers disparus. Fatalité bien injurieuse envers nos enfants qui sont nés, Envers nos parents, nos amis, devant les anges comparus.
Nous tous, dans le même bateau, connaissons depuis la naissance Les abandons, les trahisons, l’humiliation et le rejet. Bien sûr, ce n’est pas du gâteau d’organiser la résistance Pour gagner notre guérison et faire de nouveaux projets.
La mort n’est pas une injustice, même les longues maladies Présentent un chemin bien étrange à tous ses accompagnateurs. Même si les âmes aboutissent au bout du compte au paradis, Leur disparition nous dérange et le chagrin dévastateur.
L’amour peut paraître invisible mais il assemble nos racines Et une essence nous traverse par l’écho du canal du cœur. Cet amour nous rend invincibles, il nous anime, il nous fascine Car malgré toutes controverses, il n’a ni vaincus ni vainqueurs.
On connaît toutes ces souffrances dans le voyage des humains Mais on apprend à partager autant les joies que les tristesses. On se dit que fine est la chance d’arriver au bout du chemin Et ce sont nos personnes âgées qui en démontrent l’étroitesse.
Les pensées les plus authentiques passent par le canal du cœur Et transportent les mots d’amours sous la forme de papillons. Les bleus sont les plus romantiques, les gris expriment les rancœurs Et pour agrémenter mes jours, leurs vols produisent un carillon.
Quand le corps va se promener, l’esprit rempli le cœur de sève Et pompe l’encre des grands pins dans l’encrier imaginaire. J’en profite pour ramener un peu d’idées que je prélève Auprès des forêts de sapins peuplées d’elfes originaires.
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Pour les rencontres amoureuses, voici venu le temps des fleurs ! Vous trouverez en promotion la panoplie du soupirant. Après une automne langoureuse et un hiver terni de pleurs, Revêtez l’habit d’émotions qui séduit les cœurs chavirant.
Jambes en l’air, la fleur de joie montre ses dessous impudiques Et ses organes sexuels paraissent de toute beauté. Comment pourrais-je avoir le choix de refuser l’instinct lubrique Qui m’attire d’un sensuel éblouissement chapeauté ?
Mais l’indécente demoiselle sait aguicher avec du style Car, sous l’écarlate jupon, se dresse l’objet du désir. Et les étamines donzelles se presser autour du pistil Pour un petit câlin fripon dans un bucolique plaisir.