Quand l’océan étend son bras Je lui dis : Abracadabra ! Quand l’océan fait le fier Je lui dis : Quelle lumière !
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Je suis très amoureux de la plus belle étoile Qui, pour moi, tous les soirs joue la danse du voile Les milliers de couleurs de ses splendides toiles M’entrouvrent le chemin que l’astre me dévoile.
Du matin jusqu’au soir, debout sur ma planète, Tandis qu’elle recouvre sa robe de comète, Je regarde sa course, lorgnant sur ma lunette ; Mon ombre synchronise la céleste allumette.
Je sais que cette nuit nous seront séparés Et que de confiance, je devrai me parer. C’est pour me renforcer et pour me préparer À vivre notre amour dont je dois m’emparer.
À force de tourner tout autour de la Terre Et moi de l’escorter comme son mousquetaire, Nous nous sommes épousés là-bas en Angleterre ! My Darling Star and me are interplanétaires !
Une femme fragile, une femme admirable Qui maintient indocile un caractère aimable Toujours en équilibre, tant soit peu variable, Mais fait tout son possible pour rester équitable.
Son esprit d’ouverture est très communicable. Elle juge à l’allure, elle est très conciliable. D’une grande droiture, son don justiciable Renforce sa structure vraiment coordonnable.
Elle sait rédiger les constats à l’amiable. Elle sait négocier ce qui est défendable. Elle sait pardonner ce qui est justifiable. Elle sait coordonner avec tact ses semblables.
Elle aime s’engager pour des causes charitables. L’énergie déployée est comptabilisable ! Elle sait synthétiser un savoir insondable. Elle cherche à s’insérer dans la branche sociable.
Elle a la tentation de chercher l’ineffable. C’est l’illumination qui est invariable Et la délectation, son état le plus stable, Qu’elle n’atteint jamais, mais rien n’est infaisable !
Garantie affective d’un mari serviable. Fidèle et possessive, goût indissociable. Maternelle instinctive et mère conciliable. Mais il faut qu’elle suive un destin inchangeable.
Mais son don de justice est vraiment formidable ! Elle est pour l’armistice et pardon aux coupables ! Quelquefois son fléau lui est désagréable, Mais c’est parce qu’il lui faut montrer l’irréprochable.
Dans le calme des mas, les pêcheurs de pigments Couchés dans leurs hamacs, somnolent doucement. C’est dimanche ici-bas, on oublie les gréements Bercés par le ressac, on rêve calmement.
Ils ont fait les marées, pendant tous leurs voyages, Matinée et soirées, chassé les paysages Capturé au filet, très nombreux gribouillages Coulant sur le plancher plein de vernissages
Le vent pousse leurs voiles vers leur destination. Le souffle tend leurs toiles en coordination. Les courants leurs dévoilent mille fascinations. Des pléiades d’étoiles font l’illumination.
Quand ils rentrent au port, les paniers sont remplis. Ils ont pour passeport l’étrange panoplie. Ils viennent au rapport le devoir accompli, Ils ont dans leur transport les plus beaux coloris !
Aux balcons des maisons, suspendues aux toitures, Les aquarelles font de jolies miniatures. Les pastels vermillon font des caricatures. Gouaches et coloration, chatoient sur les peintures.
Les lavis délavés, sèchent sur les volets. Les huiles achevées, posées sur les pavés, Place du vieux marché, exposent des portraits Joliment colorés, criants de vérité.
Il pleuvait fort ce matin, J’ai déplié mon parapluie. Un coup de vent fou et malin L’a emporté vers ses amis.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Une petite main s’est posée sur mon doigt. Un petit ange qui croyait en moi. Il s’est accroché à mes racines Et pour lui j’ai très bonne mine !
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Quand l’océan laisse éclater sa joie, J’en suis tout éclaboussé ! Quand la vie ruisselle sur moi, J’en suis tout émerveillé !
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Un flambeau de canal de lumière Se pose ce soir sur l’océan Dans un couchant flamboyant Pour enflammer l’univers !
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
J’ai accroché ma maison au flan de la montagne Pour que la sérénité me gagne. J’ai accroché ma maison sous le ciel Pour vivre et goûter l’essentiel.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Ce vieux pont sur la rivière, Je l’ai traversé maintes fois. C’est celui qui me préfère Car je l’ai construit pour toi !
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Partir à la pêche sur la glace Aux premières lueurs de l’aube, Sentir autour de soi tout l’espace Et respirer l’air neuf dans mes lobes.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Toutes les eaux des montagnes de glace Descendront dans la vallée du printemps. Toute la vie en différentes places Se déplace partout, ici et maintenant.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Avez-vous vu le fou sur la plage ? Il se drape de nuage. Il se couche sur le sable. Il a cessé d’être vulnérable.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance. Source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Tout au bout de ma rue, il y a une impasse. Tout au bout de l’impasse, il y a un escalier. Tout au bout de l’escalier, il y a ma porte Et derrière ma porte, il y a l’inconnu.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance. Source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Je t’offre une fleur pour calmer tes peurs Posée sur ton cœur ; la douce chaleur. Puisse ce bonheur gommer les erreurs ! Puisse mon ardeur rendre un cœur rieur !
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance. Source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Quand l’homme oiseau étend ses ailes de mystère, Lorsqu’il s’envole à la rencontre du bonheur, Tout son corps échappe à l’attraction de la Terre, Tout son cœur brûle d’un feu divin intérieur.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance. Source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Sous ce regard de glace vraiment rien ne dépasse. Il est ta carapace, l’enclos de ton palace. Mais si j’use d’audace pour percer ta grimace Et braver ta menace, je serai perspicace.
Ton œil gauche mesure quelle est ma vraie nature. Ton œil droit est moins dur d’une demi-mesure. Tes deux iris assurent, un peu comme une piqûre, L’imminente morsure si on s’y aventure !
Cette bouche a envie de goûter à la vie ! Désir inassouvi, méfiance asservie. Mais si le vis-à-vis se montre trop suivi, Elle mordra sans devis pour sa propre survie !
Tu es communicative et même volubile. Le mental est fébrile et aussi versatile. Ton aspect juvénile lance des projectiles Mais si je suis habile, tu te montres docile.
Mais j’ai vu la lueur qui anime ton cœur. J’en connais la valeur malgré ton air moqueur. J’arbore la couleur qui convient au vainqueur ; Tu en bois la liqueur d’un plaisir jouisseur.
Vivre comme un oiseau être la créature Qui peut planer sur l’air grâce à son envergure, Qui peut fouler la terre, droit sur ses palmatures, Qui peut flotter sur l’eau par ses plumes en structure !
Voler comme un oiseau tout en haut des toitures ! Pouvoir se percher sur les plus hautes ramures ! Plonger dans les flots bleus pécher sa nourriture, La déguster en paix juché sur les mâtures !
Monter comme l’oiseau sans craindre la brûlure, Sans connaître jamais cette mésaventure De voir ses ailes fondre sous la température Et chuter dans la mer comme une sépulture !
Folâtrer librement, vivre en villégiature ! Prendre un bain à minuit après la fermeture ! Glisser avec les vagues avec désinvolture ! Vivre en mer comme au ciel une belle aventure !
C’est la preuve par neuf, l’aveu qui sort de l’œuf, Par ce printemps tout neuf, le canard et sa meuf Partent faire la teuf près de la mare-au-bœuf. Ce dixtuor est un bluff : quatre, cinq, six, sept, huit, neuf !
Dans la mare aux canards, faut être combinard ! Car il est goguenard et même un peu fouinard, Cet habile renard qui joue au traquenard ! Il va mettre, peinard, beurre dans les épinards…
Les canards étaient deux, puis ils ont fait huit œufs. Le renard désireux de faire un coup fameux, A gobé l’un d’entre eux d’un repas fastueux. Depuis, c’est ennuyeux, ils restent neuf, parbleu !
L’homme aux couleurs du cœur s’adapte à son élément. La Terre est sa terre qui le nourrit. L’Air est son air qu’il respire. Le Feu est son feu intérieur. L’eau est son eau qui compose son corps. L’homme aux couleurs du cœur se fond dans la nature. L’homme aux couleurs du cœur est la nature.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance. Source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Multifonctionnelle, multidisponible, multimains, La femme aux dix mains. Toujours à l’écoute, toujours sur la planche, La femme aux dix manches. Elle offre tous ses bras, c’est mon ange, La femme du dimanche.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance. Source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Subrepticement je la vis Accrochée à sa falaise. Elle était une fleur de vie, Elle était à son aise.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance. Source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
L’homme aux couleurs du cœur a les yeux bandés. Toutes ces images du monde, Toutes ces musiques du monde, Tous ces peuples du monde, Ses yeux seuls ne peuvent tout capter, Alors il perçoit de l’intérieur, Alors il écoute de l’intérieur, Alors il regarde à l’intérieur.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance. Source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Connaissez-vous la fée sauvage ? Elle s’accroche à un nuage, Elle s’envole du rivage, Elle saute sur les falaises, Elle lance son corps de braise, Elle plonge dans l’écume, Elle vit dans la lagune, Et je l’aime…
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance. Source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Quand elle joue avec le vent Je reconnais son cœur d’enfant. Son corps flotte comme un drapeau Dans le vent qui fouette sa peau.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance. Source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
L’oiseau de pluie m’a annoncé, L’oiseau d’étoiles est arrivé, L’oiseau de feu vient se poser, Un message pour mon cœur, Un message pour mon âme, Un message et je m’envole.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance. Source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Juste vêtue d’une vague, Elle dormait sur le rivage. Je l’ai vue et je l’ai veillée Mais je ne l’ai pas réveillée.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance. Source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Lorsque ces paysages éblouissent son cœur, C’est derrière l’horizon qu’il devine le chœur. Il plonge dans le bleu, de ces eaux, taquineur Et il goûte à la source l’ineffable liqueur.
C’est une petite fée un peu effarouchée Qui se cache sans cesse dans les fourrés, couchée, Et rêve au voyageur qui saura déchiffrer Ses messages secrets qui pourront le toucher.
Le poète inspiré pèche à grand coups de rimes. La fée dissimulée sait qu’il cache sa déprime. Elle crée des jardins dans des couleurs sublimes. Lui, il manie ses vers comme un fleuret d’escrime.
Elle se déshabille tout au long de la route, Elle a pris ses parures pour guider sa déroute. Il la retrouve nue sur le bord de la croute. Alors il prend son cœur découvert et le goûte.
Dans le secret de la fleur, J’ai vu la marque de la vie, Celle qui donne l’impulsion, Celle qui marque la matière. C’est au plus profond de son coeur Que j’ai trouvé la fleur de vie.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance. Source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Dans ton regard j’ai vu mon âme. Dans ton cœur j’ai vu ma présence. Dans ton désir de me surprendre, J’ai vu ce qui est à comprendre.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance. Source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Toutes les étoiles de ma route S’illuminent lorsque je cherche ma voie. Parfois je doute et me déroute, Toujours j’entends le son de leur voix.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance. Source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Des vagues de feu Sur une mer d’azur, Mon bateau glisse doucement Entre le ciel et l’océan.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance. Source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Où est parti ton cœur, mon amie dynamique ? Voudrait-il rattraper tes jambes académiques ? Le feu de ton esprit est d’essence alchimique ! Tes réactions rapides ! L’âme électrochimique !
Constamment survoltée, une pile électrique Agite ton corps physique qui devient centaurique ! Tes cuisses se nourrissent de bornes kilométriques Et ton pain quotidien ? « Partir pour l’Amérique » !
Vivante et bien gentille derrière tes mimiques Je sais que tu m’écoutes sans une polémique Moi et tous les docteurs, ça en est pléonasmique. Et tu restes optimiste, c’est ton chemin karmique.
Ta gaîté naturelle dont tu es boulimique, Te fais fuir pessimistes et autres anémiques. Et c’est vers le levant, patrie chromosomique, Que tu vis ton orgasme, frissons épidermiques !
De toutes ces maisons qui dansent dans la crique Et toutes ces maisons de pierres et de briques, Mon cœur est réparti entre force hydraulique Et l’ossature stable des terres d’Armorique.
Pourtant j’aspirerais une vie féérique, Fréquentée d’aventures aux destins chimériques. Vivre nu mais drapé des voiles rhomboédriques, Atteindre la sagesse des voies pythagoriques.
Mais j’ai le pied ancré, l’esprit catégorique, La branche de mon père et tout son historique Et je ne me vois pas partir pour l’Amérique Juste pour une envie, un désir excentrique.
Ô bateaux du voyage, Ô récits homériques ! C’est pour vous que je rêve des joies géographiques ! Mon cœur en subit la pression atmosphérique, Le corps, l’esprit aux vents, L’âme barométrique.
Juste un pont entre toi et moi Pour imaginer l’espace d’un instant, Une pensée, un ressenti, un émoi, Que tu reçois comme un présent.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance. Source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
J’ai vu des jonques par milliers Couvrir la mer comme des vagues Qui venaient depuis l’horizon Déferler fort sur nos rivages.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance. Source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Quand je m’envole à l’horizon, moi, le bravache, Je sens en même temps cette ancre qui m’attache. Mon esprit vole sous le vent où est sa tâche Et mon corps est fixé sur le plancher des vaches.
Ce n’est qu’un voyage immobile en canot ivre, Une croisière imaginaire en bateau-livre. Ça fait des années que je veux qu’on m’en délivre Mais on m’accuse de manquer de savoir-vivre !
Pourtant le temps des chaînes est déjà dépassé. Le temps où j’étais lié appartient au passé. Car j’ai reçu de la vie un laissez-passer, Je n’écoute plus rien je vais contrepasser.
Si tu veux bien, je t’offrirai à préfacer Mon histoire avant que la mer l’ait effacée. Je pense à toi, je l’ai pour toi dédicacée. J’ai demandé à Dieu de me la postfacer !
Toutes ces robes rouges agitées sous le vent Ces jupons écarlates exposés au levant Les jambes en sémaphores comme moulins-à-vent M’ont attiré sans doute et je vais droit devant !
Ô bannières écarlates, partout où je regarde, Ces coquelicographes touchent mon péricarde ! Si je n’y prends pas garde, Je pourrais par mégarde, Attiré d’un regard, tomber de la rambarde !
J’imagine des filles, qui jouent dans les jonquilles, Volant toutes en famille, formant une escadrille, Accrochées aux brindilles comme à des banderilles, Dodelinant leurs quilles perdant leurs espadrilles.
Coquelicot sauvage, planté sur le rivage, Ton charme fait des ravages, me met en esclavage ! Pour cesser l’élevage de ces marivaudages, J’mets mon feu au lavage, mon cœur à l’essorage !
Et l’Ange Tire-Lire Se rencontrent à l’heure Avec l’Ange Lord Laure, Ils en deviennent hilares Et Tralala-la-lère !
Ils ont tous fière allure ; L’un brandissant sa lyre, L’agitant comme un leurre, Version multicolore, Et l’autre son galure Pour faire le folklore ! Le troisième en colère Dans l’œil de sa brûlure Et sur son engelure, Ajoute du Collyre Après c’est indolore ! Et Tralala-la-lère !
Les anges tricolores Firent dans la dentelure ! Leurs chansons leur valurent Un tour en Bangalore Qu’en train ils dévalèrent. On vit alors éclore, Ces anges qui nous plurent : Luth-Lure, Tire-Lire, Lord Laure « Anges versicolores » Et Tralala-la-lère !
Toutes les barques se sont rassemblées ce matin De la chaloupe à la gondole, tout le gratin, Ont débarqué dans la baie du mont Palatin Ces « fluctuat nec mergitur » tuent mon latin !
De quoi ça parle, des barques en train de débarquer ? De l’entretien, des prix courant sur les parquets ? Des fausses jonques et des felouques contremarquées ? De celle dont le mât sera le plus remarqué ?
Fi des commères embarcadères et compagnie ! Foin des compères portuaires d’Albanie ! Ça parle russe via la mer noire d’Arménie Et même balte des fjords de la Scandinavie !
Ce soir les cotres et les canots sont repartis. Tous les youyous et les pirogues sont de sortie Avec les barges et les chaloupes assorties ; L’armada fête ses vedettes converties !
Apparue comme un rêve qui m’a ensorcelé, Couronnée de lumière partout étincelée, L’Aurore Boréale t’avait auréolée, Nimbant ta chevelure de flammes à la volée.
Le bruissement léger de tes ailes épaulées Enchantait mes oreilles toutes déboussolées. À ta voix sans pareille au timbre un peu voilé, S’accordait ton sourire tentant de rigoler.
Une robe légère d’un blanc immaculé Soulignait ta poitrine à peine aréolée. Ton corps par transparence m’avait affriolé, Tu m’as pris par la main pour me farandoler.
Ô bel ange, que j’aime avoir dégringolé De la plus haute branche avant de m’envoler. Je t’écris cette lettre d’amour épistolé En pensant à nos noces pour nous deux convoler !
Sa vie est partagée, elle a plusieurs patries. La montagne ou la mer ? Elle cherche sa matrie. Mais elle n’a pas besoin d’aller en psychiatrie Pour manier le rasoir avec idolâtrie.
Elle opère sur vous la coupe énergétique, Initiée, diplômée de Rémi-Portraitique, Médecine chinoise et sagesse esthétique, Avec un soupçon de mécanique quantique.
Elle conjugue « bien-être » à la touche artistique. Les mémoires du corps redeviennent authentiques. Le cheveu stimulé, c’est caractéristique, Reproduit dans le corps l’effet initiatique.
Elle joue du rasoir comme un bâton magique ! Une adresse à la fois pure et acrobatique ! Elle est connue partout jusqu’à l’Adriatique ! Elle a sa renommée, elle est thérapeutique !
Je suis au gouvernail de mon bateau fragile. Ma barre est de métal mais mes pieds sont d’argile. Je navigue au hasard sur les pas de Virgile. Je ne suis pas marin, je suis né à Saint-Gilles.
Je ne suis sûr de rien ni de ma destinée. Peu m’importe au final que ma vie soit ruinée Si je n’ai pas trouvé ma douce vahiné Avec qui je vivrai l’amour concubiné.
Mais je n’ai pas encore rencontré l’autre rive. Le brouillard m’environne, je suis à la dérive. Si je m’égare trop, il se peut que j’arrive En direction des côtes de Tananarive.
Mais Dieu est ma boussole et mon cœur est tranquille Aussitôt que j’aurai dépassé la presqu’île. N’en déplaise à ceux qui m’ont traité d’infantile ; Ce sont eux qui seront mon vrai talon d’Achille !
Je me tiens sur le seuil, juste sur la frontière, Les pieds enracinés sur la terre côtière, Le regard absorbé par la mer tout entière Et la tête épousant cette voûte altière.
Je suis la porte étroite, la percée frontalière. Mon corps offre à ce monde une chair hôtelière, Le sang coule en mon cœur de façon régulière, J’en ai caché le feu à la belle geôlière.
Je me tiens sur la plage brandissant la bannière. Je suis un conquérant, d’une trempe pionnière. Je suis la porte étroite, je suis une charnière Entre ces quatre mondes et mon âme prisonnière.
Oserai-je, enfin, soulever la barrière ? Serai-je audacieux pour embraser la poudrière ? Partirai en avant sans retour en arrière ? J’en fais mon idéal, j’en fonde ma prière !
Le ciel ne parle pas, il ne parle à personne. Il s’habille de gris aux couleurs de l’automne. Je ne connais pas l’ange qui ainsi le maçonne, Mais il a tout enduit sur la côte bretonne.
Les cris des cormorans, rabotant les consonnes, Pleurent comme l’archet des violons de l’automne. Ces sanglots larmoyants blessent mon cœur et sonnent Comme un glas inquiétant, sinistre et monotone.
Pour qui sonner encore, Ô reine Carcassonne ? J’en ai la chair de poule et ma tête hérissonne ! Que cette nuit la grande et la petite oursonne Viennent un peu égayer mon âme mollassonne !
J’ai souvent traversé ces passages à quai, Attendant la marée et restant aux aguets. Le temps s’immobilise et pousse son loquet. Je tente une ouverture et je cherche le gué.
J’entends passer au large des bateaux les sirènes Qui suivent sous le vent la route américaine. Ils vivent à l’horizon détachés de ma peine Dans une dimension réduite à leur carène.
Je sais bien que la vague arrivera bien vite. Je n’en ai pas le doute et la peur, je l’évite. Mais l’inactivité me provoque l’invite D’une larme attardée, une conjonctivite.
Mais je ne tombe pas dans l’illusion du temps. Je sais bien que mon bonheur est dans le présent. Le futur n’est rien d’autre qu’un égarement. Mon bien-être est ici, il est omniprésent.
La mer a des reflets curieux et scintillants. J’allais ce matin-là, d’un esprit pétillant, Chercher l’inspiration, trouver du croustillant, Espérant découvrir un signe émoustillant.
Au détour d’un rocher, j’ai été étonné ; Toute une pluie d’étoiles avait tourbillonné Comme si plusieurs cloches avaient carillonné De timbres de lumières hallucinationnés.
Ces étoiles ont formé un petit escalier M’invitant à monter pour être le premier. Écoutant mon courage et mon cœur de pionnier, Lancelot de la mer, me voici chevalier !
Porté par la lumière, au-dessus des roseaux, Je rejoins les mouettes et les autres oiseaux. Je chevauche Pégase l’écume aux nasaux. Chantez mesdemoiselles et autres damoiseaux !
J’aime marcher le long des rives Tandis que la pluie fouette mon parapluie. Je laisse mon coeur écouter ses rêves Et je nettoie mon corps de tous ses ennuis.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance. Source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.