Monsieur, qui passez sans me voir Tous les soirs sans dire bonsoir, Je viens sonner à votre porte Et que le diable vous emporte Si je ne suis pas assez belle Pour capter votre cœur rebelle, Si je ne suis pas assez femme Pour votre étourderie infâme.
Qu’offrir à une femme fleur, sinon une aura de soleil Et l’arroser de compliments sur les beautés de sa nature ? Essuyer tendrement ses pleurs quand elle vous glisse à l’oreille L’origine d’un sentiment de son cœur en déconfiture.
N’emballez pas la femme fleur, d’un beau papier, d’un bel écrin, Libre comme une fleur des champs, elle ne demande que liberté. Et si, d’un coup de vent, l’effleure une rafale de chagrins Montrez-vous plutôt attachant que distant et déconcerté.
Pour vivre d’amour et d’eau fraîche comme un poisson dans l’océan, Les sirènes attirent les hommes ivres d’amour et de boisson. La nature montrait une brèche et Neptune fut bienséant De la combler d’un chromosome qui se termine en queue de poisson.
Ainsi le charme des sirènes a la vie dure et la queue longue Par l’ascendance de Neptune, l’arête et le genre utérin. Elles se glissent sous les carènes grâce à la silhouette oblongue Dont les écailles sous la lune sollicitent l’œil du marin.
Puisqu’on ne va plus à confesse avouer ses penchants pour la chair, Au Ministère de la Santé, on veut sans cesse nous alarmer. Je propose pour sauver nos fesses – sans que ça ne nous coûte cher – Le renommer, si vous le sentez : « Mission des Malades Désarmés ».
Je cheminais dans la forêt – notre paradis helvétique – Le cœur lassé des jours moroses dans lesquels j’étais confiné. Une voix sortie des fourrés venue du ciel et prophétique M’annonça dans un nuage rose : « Ta quarantaine est terminée ! »
Le temps d’une éclipse de lune, paraît l’étoile du Berger Qui brille de rayons d’argent, l’espace d’une communion. De l’obscurité opportune, on voit Séléné émerger Et se donner en partageant sa nuit avec Endymion.
Tableau « Séléné et Endymion » de Sir Edward Poynter.
Les rires forts des voisins en musique Troublent mon lit d’une ouïe psychotique. Faire l’amour sous leurs cris énervants Semble une course éperdue contre le vent.
Quand le bruit se fait de plus en plus fort, Le chien se cabre et il hurle à la mort. Le chat se cherche un petit trou de souris Pour s’y loger contre les tirs nourris.
Quand je les vois passer sous mon balcon Avec leur gueules et leurs sourires abscons, Je pense à Sartre, philosophe bon apôtre Qui écrivait que l’enfer c’est les autres.
Assise à la table d’en face, seule avec son intimité, Elle me rendit mon sourire puis, mon bonjour puis, ce fut tout. Que dire en guise de préface ? J’étais assez intimidé ! Elle se leva pour partir en m’invitant d’un : « Venez-vous ? »
Elle m’invita dans sa chambre nous prépara un bon café Qu’elle repartit dans deux tasses aussi grandes qu’un dé à coudre. Plus tard, je suis sorti, les membres tout raides et la tête décoiffée… Que voulez-vous que l’on y fasse ? Ce doit être ça, le coup de foudre !
Tableau de Fred Calleri sur http:www.howardmandville.comfred-calleri.html
Avec un vin d’Andalousie, les baisers doux s’aromatisent Et la promesse d’une nuit d’amour dans des draps de satin. Petite épine de jalousie titillera la convoitise Et l’habitude de l’ennui fanera la rose au matin.
Mais entre le premier chapitre et le dénouement de l’histoire, Jour après jour, tournent les pages avec des rebondissements. Monsieur joue à faire le pitre avec la voisine, c’est notoire, Et Madame en marivaudages a collectionné ses amants.
Puisque tu rentres de voyage, Puisque nous nous voyons ce soir, Raconte-moi tous les passages, Les traversées et les mirages. Viens, dépose ici tes bagages, Sur la crédence du couloir, À côté du dernier message Que j’ai reçu vendredi soir.
J’entends ton taxi qui démarre Fais-moi l’honneur de ce banquet Que j’ai préparé sur le tard Mais décoré d’un grand bouquet. Je t’ai promis d’être bien sage, J’ai pensé à toi tous les jours ; Puisque tu rentres de voyage Cette nuit nous faisons l’amour.
Tableau de Fred Calleri sur http:www.howardmandville.comfred-calleri.html
Le premier jour, au coup de foudre, il m’offrit une rose unique. Le lendemain, c’est réciproque, deux roses d’amour mutuel. Avec trois roses, sans en découdre, il met sa main sous ma tunique. Avec cinq roses, il me défroque, l’amour devient un rituel.
Avec six roses, c’est l’engouement, on proclame nos fiançailles. Avec sept roses, très amoureux, on fait comme est à l’accoutumée. Enfin neuf roses, le dénouement, demain c’est notre mariage. Dix roses, là, c’est douloureux, Monsieur est parti en fumée…
1 rose le coup de foudre 2 roses l’amour mutuel réciproque 3 rose i love you 5 roses je ferai n’importe quoi pour toi 6 roses engouement 7 roses très amoureux 9 roses ensemble pour toujours 10 roses pour la perfection 12 roses demande en mariage 13 roses déclaration d’amitié 15 roses demande de pardon 20 roses des sentiments on ne put plus sincères 21 roses dévouement le plus total 24 roses pour l’amour total qui occupe les 24 h de la journée 25 roses félicitations 36 roses déclaration d’amour passionné 40 roses pour l’authenticité des sentiments 50 roses déclaration d’amour ardente 100 roses et plus, Un lien d’amour unique, passionnel et indéfectible !
Quand le chat partit au Pérou, les souris dansèrent en Colombie, Les chiens portèrent un chapeau plat et les bretons un chapeau rond. Chauve-souris et loups-garous mirent les voiles en Palombie Et c’est ainsi qu’on dépeupla la Terre à tous les environs.
Pas de panique cependant, les riches sont partis sur Mars, Les politiciens sur la Lune, les religieux au Paradis. Restent les pauvres se demandant la raison de toute cette farce Qui fit fuir ces gens de fortune devant l’infime maladie.
Photo qui a fait le tour du monde mais dont personne ne connaît l’auteur.
Bien que le cerveau soit de trop, de temps en temps, les dunes pensent À ce que serait leur désert si l’homme ne l’avait asséché. Tous ces regrets un peu rétros forment un nuage qui se condense Et s’en ira pleurer misère sur nos pauvres fleurs alléchées.
Le Coronavirus Masqué, une sorte d’ange déchu Sorti de la boîte de Pandore, vient nous transmettre la lumière… Le pot-aux-roses est démasqué ! Quoi qu’il nous fasse, il est fichu Malgré l’intox qui nous endort, il retournera à la poussière.
Hélas ! Nous n’avions pas compris l’opération pas saine d’esprit Prévue par des dieux imposteurs et leurs propos de radoteurs ! Tous nos petits dérangements ne sont que leurs arrangements ; Notre prétendu libre arbitre n’est pas donné à juste titre.
Ces dieux qui se croient immortels, au-dessus des pauvres mortels Sont en train de nous combiner une funeste destinée. Nous serons pucés et parqués comme des systèmes embarqués Pour produire toujours plus d’argent mais hélas sans le partageant.
Si le pouvoir de l’intention réalise tous mes désirs En me reliant à l’univers, aux énergies en tourbillon, Alors la force de l’invention me procurera du plaisir Comme la chrysalide en hiver se métamorphose en papillon.
Sur la frontière du réel, l’esprit oscille, le cœur fléchit ; L’imploration creuse une ornière pour demander sa délivrance. Si la réponse est trop cruelle, la consultante réfléchit Ou bien retombe prisonnière dans l’obsédant corps de souffrance.
Toute une vie en balançoire entre l’aube et le crépuscule, Entre l’enfance et la vieillesse, entre la naissance et la mort. Ah, que je puisse juste un soir, ôter un poids de ma bascule ; Celui qui pousse en gentillesse mais ne retire que des remords.
Puisque les hommes et les femmes s’habillent à tort ou à raison, Je me demande s’il faut me fondre ou m’habiller sophistiqué. Habit respectable ou infâme ? Je dirais sans comparaison Que si ça doit me correspondre ça va vous faire tous tiquer !
De l’avis de mon égérie qui met toujours la bonne ambiance, J’admets que la vie me déplace sur des chemins qui sonnent faux. Entouré d’une ménagerie d’oiseaux de toutes obédiences J’ai du mal à trouver ma place et choisir l’habit qu’il me faut.
Chaque arbre relie à mon cœur, d’une racine indivisible, L’animal totem qui s’y niche pour réveiller mon anima. Cette présence en âme sœur m’apporte la force invisible, Pudique et intime fétiche dans le plus strict anonymat.
Pourquoi rêver de solitude quand je cherche la paix de l’âme ? Les autres sont-ils cet enfer lancinant comme une maladie ? Bien souvent la béatitude paraît une arme à double lame Dont celle des autres interfère mon petit coin de paradis.
Pour trois sous de philosophie, je me confie à mon toutou Plutôt que mon chat cartésien qui se montre trop indépendant. Seul mon chien sait mettre à profit soit mes atouts, soit rien du tout, Selon sa queue qui va-et-vient et parle à mon corps défendant.
Dans les couloirs de sa maison, Madame se fait une raison. Son existence se dépeint parmi ses murs de papiers-peints Qui l’hypnotisent jusqu’à loucher le soir dans sa chambre à coucher Où tout doucement elle s’endort dans un décor en feuilles d’or.
Dans le salon de sa maison, Madame s’habille de saison. Pas de robes horribles à pois – elle n’est pas fille de joie – Mais des robes à motifs à fleurs – contre les soucis et les pleurs – Tant que ça tombe en pâmoison avec la couleur des cloisons.
Si tout va bien, demain encore, elle se fondra dans le décor Pour une vie en transparence et paisible en toute apparence. À moins qu’un beau prince charmant réveille la belle-au-bois-dormant, L’emporte dans son château de sable se fondre dans l’indéfinissable.
Allons faire un tour à vélo avant que tout vire à vau-l’eau ! Abandonnons à la rivière nos habitudes routinières ! Petit poisson deviendra grand dans l’océan en émigrant ; Madame changera de décor avec son chat, s’il est d’accord.
Le poisson délocalisé, la peur s’est volatilisée. Quelques fleurs rouges dans le bocal ont dynamisé le local. Le chat n’est plus sollicité par une pêche d’authenticité. Une fois tout le monde d’accord, Madame se fond dans le décor.
Chacun dans son petit local, Petit poisson dans son bocal, Petit chaton dans sa maison, Madame, à tort ou à raison, Ne trouvent pas grand-chose à dire, mangent, digèrent, boivent et respirent, Vivent dans leur petit monde clos, tournent en rond dans leur enclos.
La vie s’écoule tous les jours, tic-tac, dans la salle de séjour, La petite famille s’ennuie jusqu’à ce que tombe la nuit. Madame surveille avec ardeur le poisson à chaque quart d’heure, Le chaton de se pourlécher en attendant de le pêcher
Le bocal sur la cheminée semble hors de portée au minet Mais le chat est déjà là-haut en train de semer le chaos. Madame le met dans son giron, aussitôt le chat fanfaron Vient, soi-disant pour un câlin l’œil guilleret mais l’air malin.
Pudiquement elle se voile pour recouvrir sa nudité. Quand on est femme, on n’ose pas paraître un objet de désir. Alors elle revêt de toile le fruit de son humilité Et dissimule ses appas dans la honte et le déplaisir.
Impudique, elle se dévoile afin d’offrir sa nudité. Comme une femme sollicitée d’offrir son corps pour le désir. Alors elle devient une étoile au-delà de l’absurdité Qui traite d’impudicité de se montrer nue à loisir.
Pour effeuiller la marguerite, je mets les rites sur la touche ; J’arrête le compte à rebours qui met leurs pétales en otage. J’ai ma méthode favorite à vous mettre l’œil à la bouche Pour goûter la fleur du labour plaçant l’amour en ballotage.
Enfin que demande le peuple, nonobstant de la poudre aux yeux, Pour que ses illusions soient bercées de promesses édulcorées ? Je désavoue l’amour aveugle grâce à mes verres soleilleux Qui parviennent ainsi à percer le secret des cœurs déflorés.
Photos de Martha Bevacqua sur https:www.martabevacquaphotography.comwork .
Ah, que ne suis-pas une Parque qui déroulerait son propre fil Avec une araignée du soir et quelques papillons de nuit J’y apposerais toutes les remarques pertinentes sur le temps qui file Auxquelles j’ai dû surseoir de mon lever jusqu’à minuit.
Quand je me couche tous les soirs sur l’échiquier de mes problèmes, La partie féminine en moi prend le relais dans l’autre monde. Les cas auxquels j’ai dû surseoir, tous mes ennuis, tous mes dilemmes Sont résolus avec émoi sans moindre gêne pudibonde.
Tableau « Stoop Low Print » de M. Fatchurofi vu sur https:www.fatchurofi.comhome .
Par mes lunettes qui persévèrent à voir la vie selon Monet, Je suis parti à l’aventure rechercher les couleurs du temps. Mais ma monture sans ses verres, d’un œil sévère, m’a sermonné Que j’avais sur la devanture les coquelicots du printemps.
Quand elle se réveille au matin, les huit bras sont ankylosés D’avoir lutté toute la nuit à combattre ses cauchemars ; Défendre veuves et catins, les orphelines ecchymosées, Qui l’appellent autour de minuit lorsque Kali va au plumard.
Puisque le coronavirus évolue comme une poupée russe Après Pâques et la trinité, et bien plus si affinités, Les Pères Noël mécanisés songent à se réorganiser Pour une meilleure distribution mais moyennant rétribution.
L’école des Pères Noël à Santa Claus University dans le Colorado.
Au grand championnat des échecs, j’y verrais le gouvernement Jouer au fou, faire des tours pour nous attirer dans l’arène. C’est la vérité intrinsèque du roi poussé au confinement ; Une révolution sans détour pour finalement bourrer la reine.
Photo du Championnat du monde d’échecs avec Anatoly Karpov qui se livre à une démonstration.
Quand j’entends la petite voix du répondeur automatique Qui me reconnecte à mon âme s’il me prend l’envie de prier, Celle-ci me remet sur la voie par le timbre fantomatique De l’enfant en moi qui réclame l’écoute la plus appropriée.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue.
Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Le troisième œil, cette intuition qui me glisse au creux de l’oreille Ce qui se cache derrière l’ombre de la lumière à la fenêtre, Remplace la disparition de la voix de Dieu, sans pareille, Quand je faisais partie du nombre des angelots avant de naître.
Tandis que le printemps fleurit, aux antipodes, c’est l’automne. Ainsi la Terre a deux saisons tout comme la nuit et le jour. Si vous souffrez d’une muflerie, confiez votre cœur monotone Aux feuilles en exhalaison qui vous rétabliront l’amour.
Par la coiffe de la nature et le sceptre d’or du printemps, Je bénis les filles en fleurs qui épanouissent mon cœur. Jolis minois, belles figures, mignonnettes de tous les temps, Que de grincements et de pleurs sèmerez-vous d’un air moqueur ?
La fée Viviane d’Avalon, avec Morgane et Mélusine, Se sont installées en Provence pour perpétuer leurs sortilèges. Dans les environs de Salons, elles ont érigé leur usine Dont l’élixir d’eau de jouvence a rétabli leurs privilèges.
Un beau matin, la reine blanche porta des fleurs à sa rivale, Juste une jupe sous ses seins nus avec déculotté pubien. La reine noire, elle, en revanche, portait une robe estivale Et ce qu’il en est advenu, seuls les deux rois le savent bien.
Elle gambadait sur les chemins pour éveiller tous ses instincts, S’habillait selon la saison mais volontiers en robe longue. Elle se peignait avec la main ses longs cheveux blonds et châtains Pour la plus simple des raisons : deux mains aux phalanges oblongues.
Tableau de Maria Pace-Wynters. Texte inspiré du Gargantua de Rabelais.
Si jamais ma plume se voile et de surcroît je n’ai plus d’encre, J’embarquerai en pleine lune quand l’outre-mer devient doré. Dicté aux poussières d’étoiles, je mouillerai alors mon ancre Dans le royaume de Neptune et ses sirènes m’adorer.
Lorsque ma cuisine exigüe se transforme en salle de bains, Mes deux toutous montent la garde, là, comme deux chiens de faïence. Sous la vigilance ambigüe mais sûre de mes deux chérubins, J’aime que personne ne regarde les appas de ma corpulence.
Quand la bergère pose la question, c’est la réponse du berger : « Les questions sur leur destinée que les moutons se poseront : – Mettre la laine en cogestion ou la façon d’être hébergés – Juste avant d’être exterminés, crois-tu qu’ils se rebelleront ? »
Pour bien cuire vos œufs à la coque, faites l’amour en monocoque. Si vous voulez les mangez durs, continuez la procédure. Mais si vous restez trop longtemps, les œufs ne seront pas contents Et j’ai bien peur, qu’à la maison, les œufs maudissent la bandaison.
Nous n’avions besoin de personne pour vivre ensemble et solidaires Mais ce n’était pas sécurisant pour ceux qui veulent nous dominer. La carte sim du téléphone, la puce de la carte bancaire, N’ seront bientôt plus suffisants pour qu’ils puissent nous embobiner.
Qu’est-ce qui se dit dans notre dos chez les personnes haut placées ? Complotent-ils pour leur survie aux dépends de nos intérêts ? Ont-ils conduit des commandos pour nous forcer à effacer Notre volonté asservie à plier et obtempérer ?
Photo de David Bowie, Chris Taylor, Brian May, Roger Taylor, Princess Diana, Prince Charles et Bob Geldof au Live Aid Concert Wembley Stadium.