C’était le temps des croquembouches, parfum chocolat ou pistache, Que l’on dégustait en terrasse en tête-à-tête romantique. Comme le soulignaient les bouches des messieurs aux belles moustaches, Qui, le temps d’un soupir, embrassent les jolies lèvres aromatiques.
Comme une douceur au palais qui enchanterait la couronne, Comme un baiser au caramel qui envoûterait les papilles, Le goût de son charme égalait les regards tendres et synchrones Qui noyaient les yeux d’hydromel du Roi Edward jusqu’aux pupilles.
Photo de Marie Doro, actrice américaine née en 1882 et maîtresse du Roi Edward VII.
L’amour surprend comme le vent, le cœur en subit la bourrasque, Le corps en tremble de frissons comme frappé d’une embolie. Et les amoureux émouvants, pirouetter de mille frasques Suivant les baisers polissons qui tentent l’âme à la folie.
Dans une tempête de fleurs, tornade de roses et de lys, Une femme bouleversée sous une giboulée d’icônes. La surprise lui ouvre le cœur d’une échancrure de peau lisse ; Au milieu du flot déversé, ses deux seins en œil de cyclone.
Intéressée par ses histoires, Madame Gulliver, curieuse, Vint accompagner son mari lors de l’expédition suivante. Elle suscita un auditoire composé de femmes furieuses, Jalouses par le gabarit de cette rivale émouvante.
Bien qu’elles en fussent marries, elles durent par politesse, Sans faire de provocation, lui faire belle réception. Toutefois, lorsque leurs maris, séduits par son corps de déesse, Lui firent une belle ovation, terrible fut leur déception.
Sous la voûte d’un ciel de verre qui miroitait au firmament, Je reçus la pluie de lumière comme un soleil aux mille voix. Et les étoiles de l’univers m’ont arrosé(e) à ce moment De cette matière première captée pour la première fois.
Tandis que la Terre se morfond et que les hommes perdent la boule, Les femmes, en cercles, se rassemblent pour former leur révolution. Si ce changement est fécond et renverse l’état maboule, Nous pourrons dire tous ensemble que la femme mène l’évolution.
Monsieur le président assiégé qui choisissez et élisez Tous vos amis médiateurs aux postes les plus enviés, Je vous propose de faire siéger, tous les élus, au Colisée Combattre les gladiateurs où les lions seront conviés.
Prend garde à toi, impertinent, si tu veux butiner mon cœur ! Mes deux cigognes fidèlement défendront mon corps ingénu ! Si tu te montres pertinent, peut-être seras-tu vainqueur ? Sinon superficiellement tes fesses en seront prévenues !
Si vous saviez l’effet que fait chaque matin quand je m’éveille ! Comme si je récupérais toute ma tête à la consigne. J’ai tellement l’air stupéfait de naître au pays des merveilles Qu’on pourrait y énumérer l’étonnement que je m’assigne.
Que d’aventures mon enfance aura rêvé de traverser En compagnie de la licorne dont j’avais percé le secret. Elle savait prendre ma défense pour toutes mes larmes versées Quand je prenais un coup de corne de la part d’un démon sucré.
(Tableau de Didier Delamonica. J’appelais « démon sucré » ces petits défauts dont j’avais tant de mal à me débarrasser car ils étaient tellement tentants.)
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Souvent l’image en noir et blanc révèle ses secrets dans l’ombre Comme si toute sa lumière ne s’exprimait que dans le noir. Voyez ce message troublant dans les contours de la pénombre Qui renvoie les couleurs primaires en diffraction de sa mémoire.
Que de trésors accumulés, le matin à l’heure du réveil ! Les rêves et les cauchemars en sont parsemés sur la couette ! J’en chargerai mille mulets et j’irai vendre ces merveilles Une fois bu mon coquemar de café, d’une pirouette.
Lèvres rouges aux teintes sanguines comme un baiser couleur cerise Qui délivre son suc sucré à qui embrassera le fruit. Lèvres rouges si féminines dont la texture valorise La transmission du feu sacré à qui en sera plus instruit.
Cheveux rouges aux teintes écarlates comme floraison d’amarantes Qui exhale une odeur musquée à qui caressera la fleur. Cheveux dont le brillant éclate d’une magie revigorante Qui frappe l’œil sans le brusquer juste pour atteindre le cœur.
Langues rouges aux tons rugissants comme un cri poussé dans la nuit Qui prononce des mots d’amour à qui goûtera la saveur. Langues rouges aux sons mugissants lorsque l’envie s’épanouit ; Baisers de plus en plus glamours pour qui en mérite la faveur.
Tous les marins, vieux loups de mer, tous les plus grands explorateurs, Les navigateurs solitaires, les capitaines et leurs matelots, Ont croisé la voie des chimères lorsqu’ils ont passé l’équateur, Ont perçu la voix du mystère entre les vagues, au fil de l’eau.
Ne croyez pas qu’elle assassine les hommes par haine ou par rancœur ! La légende et la vérité s’enchevêtrent avec démesure. S’il est vrai qu’à son origine, elle leur dévorait le cœur, C’était pour sa sécurité et pour les avoir à l’usure.
Aujourd’hui, elle dissimule sa jolie queue loin des regards, Loin de ce tourisme imbécile qui pollue plus que de raison. Si la sirène nous stimule et rend toujours les hommes hagards, C’est qu’elle a élu domicile là où le cœur a sa maison.
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Printemps, reviens sur mon visage, attouche-le de tes mains d’or, Verse une pluie de tes doigts drus, appuie doucement de tes pouces. Fais-moi sentir ce doux présage quand, sous le soleil, je m’endors Tandis qu’un rayon incongru sort du sommeil les jeunes pousses.
Été, embrasse mon paysage par ton soleil aux doigts de fées Qui vont resplendir de beauté et brunir ma peau délicate. Embrasse-moi de doux présages, masse-moi du plus bel effet Qui va, mes crampes, raboter par ta magie d’ostéopathe.
Automne, débarrasse ma tête de toutes les pensées impures Qui, sur les plateaux de mon front, ont labouré trop de sillons. Ta moisson sera ma conquête, comme la charrue qui épure Dans le cocon tous les affronts de la chenille au papillon.
Hiver, couvre de ton manteau tissé des cristaux qui endorment Mon corps à la peau d’opaline et mettent ma terre en jachère. Les compléments fondamentaux, durant mon sommeil, me transforment Comme une source cristalline dont la vie jaillit de ma chair.
L’ambiguïté déterminante qu’offre l’amante des forêts Rivalise entre ses beaux yeux et l’influence qu’elle provoque. Jamais envie intimidante d’une requête à déflorer N’avait mis mon cœur périlleux dans un état si équivoque.
La somnolence de son regard accuse la forte chaleur Mais ses cheveux fraîchement coupés soutiennent une pose sereine. Hier encore, ses yeux hagards n’en connaissait pas la valeur Mais aujourd’hui préoccupée, la princesse est devenue reine.
Finalement, que sommes-nous sinon des costumes pour l’âme ? Dès la naissance, on distribue des rôles plus ou moins infâmes. Un uniforme ou un burnous, la chrétienté ou bien l’islam ; Puis, un sexe comme attribut selon si on est homme ou femme.
(Tableau d’Hanna Silivonchyk. Désolé pour le bouddhisme, l’hindouisme, le judaïsme et les autres religions que je n’ai pu nommer ici par manque de place.)
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Cette beauté soporifique qu’on nous demande d’applaudir Enferme dans l’uniformité toute la créativité. Serions-nous autant magnifiques que la mode veut bien le dire Si nous perdions notre identité pour une productivité ?
La vache n’veut pas donner son lait, la fermière ne peut pas traire la vache, Le fermier n’aura pas de câlins, l’apprenti n’aura pas son dû, Rien ne sera fait dans les délais, alors on brandit la cravache… Pour un bovin qui fait le malin, le monde entier est suspendu.
Sitôt ma première leçon, on m’a proposé un défi : Soit devenir la meilleure, soit trouver mon identité. Aussitôt nous nous élançons, moi et mon oiseau Rififi, Pour conjurer notre frayeur en fusionnant nos entités.
Gagnants du concours de dessin pour enfants « Rainbow Ugra-2019 » sur http:odntugra.rumediaphoto79.
Le mal se niche au cœur du bien, le bien se niche au cœur du mal ; Ainsi la loi de l’univers se résume à cet équilibre. À travers le stade amphibien qu’a vécu le règne animal, L’humanité n’est qu’un hiver sur les saisons d’un monde libre.
Le noir est plus ou moins salubre, le blanc parfois sain ou nocif ; Ne cherchez pas la vérité uniquement dans l’un des camps. Les extrêmes se montrent lugubres, les pourparlers trop excessifs, Mais leur complémentarité créera un monde conséquent.
Bien au-delà de la lumière, dans l’anti-monde permanent Où le temps n’atteint de limite à sa cadence omniprésente, Là-bas, j’ai ma source première, l’âme primaire et rémanente Dont le miroir du cœur imite cette énergie valorisante.
Lorsque mes rêves s’y connectent, lors d’une nuit de pleine lune, Je passe par une ouverture qui ne s’entrouvre qu’une fois. Mon cœur et mon âme s’affectent de recouvrer cette fortune Juste un instant dans l’aperture mais qui ravive ainsi ma foi.
Quand je mets trop de protections, par excès de sécurité, Qui sait si rien ne retombera sur moi qui jouait les héros ? Toutes ces peurs, ces projections me plongent dans l’obscurité Et mon propre cœur succombera de mes dommages collatéraux.
Là, quand tout n’est qu’ordre et beauté, l’inattendu est malvenu. Un nez trop long, un front trop bas, sourcils épais, un œil qui louche. Qui sort de la communauté ne sera jamais bienvenu. C’est toujours le même combat dont Cyrano fait fine bouche.
Pomme de reinette et pomme d’api, aussitôt mise sur le tapis, Le choix d’ouvrir sa conscience ouvrit les portes à la science. Joli fruit de la connaissance, tu apportes au fil des naissances La décision d’évoluer et nous en sommes éberlués.
Assez jalouse que son mari plut à Léonard de Vinci, Elle se trouva fort dépourvue par ses deux jambes et ses deux bras. Madame Vitruve fort marrie de se retrouver évincée Par ce sinistre « m’as-tu-vu », s’en regimba et s’en cabra.
Adieu, licornes télépathes, adieu Pégase volatile ! Adieu, mes rêves de princesse depuis mon accomplissement ! Devenir reine, ça vous épate, mais ces protocoles futiles Ont mis fin, avec mes grossesses, à tous mes attendrissements.
Qu’est donc la licorne devenue une fois la princesse mariée Qui n’a plus besoin de ses charmes et son don de télépathie ? Ma reine, t’es-tu souvenue, avant que vous vous sépariez, Qu’elle aurait versé une larme avec regret et empathie ?
Lorsque tombèrent les burqas et tout le reste sur les talons, Les intégristes mécontents criaient « Maman », pleuraient beaucoup. Les femmes dansèrent la mazurka sans chemise et sans pantalon Pour se rembourser au comptant de ceux qui les avaient rouées de coups.
Couchée parmi les marguerites, dans une étrange mélancolie, Une fille étendue sans voix, regard perdu un peu partout. Elle avait succombé au rite « Il m’aime, un peu, à la folie… » Mais retombait à chaque fois sur « Il ne m’aime pas du tout ! »
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Les princes changés en grenouille n’embrassent plus à la volée Et les princesses furibondes les pourchassent tout autour du lac. Elles n’ont pas peur, elles se mouillent, prédisposées à convoler Mais la grenouille pudibonde détient plus d’un tour dans son sac.
J’avais admis qu’après la mort, hommes et femmes perdaient leurs sexes Car ils ne devaient plus procréer et devenaient ainsi des anges. Finalement, j’avais bien tort ; les genres demeurent complexes Et continuent à maugréer en s’adonnant à leurs échanges.
L’image de ma mère se trouble quand le miroir de mon enfance Me renvoie l’écho qui redouble d’une réponse comme une offense. Est-ce mon cœur qui se refuse à voir à qui elle ressemblait Ou est-ce mon âme qui s’amuse de ces reflets désassemblés ?
L’homme et la femme, son contraire, à moins que ce ne soit l’inverse, Forment deux branches séparées qu’on a du mal à rassembler. Mais si le sexe est arbitraire de la semence qui se déverse De nos parents désemparés, personne ne veut leur ressembler.
Comme deux miroirs face à face, la vie répète à l’infini La même image, le même son, le même amour, la même odeur. Sans cesse, j’en ressens la trace quand, dans une œuvre de Rossini, Les violoncelles à l’unisson plongent mon âme en profondeur.
Sous les pavés la plage laisse une empreinte indéfinissable. Il me suffit de secouer toute la poussière d’histoire Pour ressentir dans la mollesse de mes pieds enfouis sous le sable Tout l’or fraîchement éboué par les remous de ma mémoire.
Selon la lumière transmise, l’homme apparaît dans son aura Nappée des ancêtres fossiles, maillons de la chaîne de vie. À son tour, la lueur émise renvoie l’écho de Sonora, La terre de son domicile où sa tribu fut asservie.
Parfois je ressens l’impression de vivre le rêve d’un autre Comme un dieu qui s’endormirait et nagerait dans mon espace. Et quand j’observe l’expression des visages qui sont les vôtres, J’y vois ce qui nous unirait dans le vol d’un ange qui passe.
Lorsqu’elle occulte tous ses sens pour se relier à l’éther, Plusieurs fleurs restent à l’écoute, captant la voix de Demeter. Ainsi son cœur perçoit l’essence des émanations de la Terre ; Son corps transmet, son esprit goûte et son âme s’en désaltère.
Tantôt l’aurore marque l’heure en développant les couleurs Qui ont trempé toute la nuit dans l’obscurité du séjour. Puis, les rayons dardent un leurre qui fait ressentir la douleur De l’aube accouchant sans un bruit d’un soleil qui ne vit qu’un jour.
Tantôt le crépuscule opaque couvre la lueur des bougies Des lampadaires immobiles faisant office de sentinelles. Les étoiles, une à une, attaquent la lune qui se lève et rougit ; Et la nuit tombe indélébile comme une aveugle criminelle.
La pleine lune attire l’âme comme la femme attire l’homme Et l’homme désire conquérir ce qui est hors de sa portée. Ainsi, la femme produit la flamme qui fait basculer les royaumes Que l’homme rêve d’acquérir et que l’amour va apporter.
Toujours en guerre et insoumise, armée de l’épée de réforme, Gare à ceux qui résisteront à son vœu de neutralité. Le paradoxe semble de mise mais l’argent prend de nouvelles formes Quand le marteau du forgeron façonne la moralité.
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Quand les filles à califourchon voulaient sauter du coq à l’âne, Elles enfourchaient le cochon, les jupons en aéroplane. Malgré les rires des bourgeois qui prétendaient, d’un air méchant, Que c’était des filles de joie qui s’en allaient glaner aux champs.
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Plus je remplis de certitudes mon âme creuse de naissance, Plus je subis la servitude d’un esprit trop plein de sciences Tout dépend de mon attitude envers le flot de connaissances Qui met l’Ego en altitude au péril de son inconscience.
« Arrêtez ça ! Ça nous fait mal ! Ça nous rabaisse à l’animal ! Observer cet enfant qui tête ramène la femme à la bête ! » Qui a dit çà ? Un androgyne ? Quelqu’un qui nie ses origines ? Quelqu’un qui trouve complexuel le fruit de l’acte sexuel.
Une souris vint l’inspirer se promenant sur le clavier En sautillant de touche en touche mais préférant les noires aux blanches. Mais quand une autre vint conspirer en faisant, ses pattes, octavier, Le chat goutât, en fine mouche, qu’il avait du pain sur la planche.
Que la magie de l’écriture me transforme encore aujourd’hui ! Que du profond puits de mon âme remontent des mots oubliés ! J’en remercie la nourriture et l’esprit qui sont reconduits Dans chaque phrase comme un sésame vers ce qui sera publié.