Auteur/autrice : Maryvon Riboulet

  • La voix et l’instrument

    Entre contraste et contrechant, l’image se superpose au son
    Pour graver dans l’œil et l’oreille une séquence instantanée.
    Le spectateur est, sur le champ, saisi sans l’ombre d’un soupçon
    D’une sensation sans pareille face à cet écho spontané.

    La voix s’échappe par moment de son escorte d’instruments ;
    Tandis que l’orchestre joue la tortue, le lièvre poursuit sa chanson.
    Chacun s’amuse en slalomant dans cette lutte incongrûment
    Mais à la fin, on s’évertue à terminer à l’unisson.

    Tableaux de Michael Carson.

  • Au cœur de la licorne

    Dans le cœur d’une femme, la corne de licorne
    Lui transmet cette force qu’on ne peut qu’acclamer.
    Dans le corps d’une femme, le feu de la licorne
    Apparaît sur son torse comme seins enflammés.

    L’une et l’autre ont le don de la télépathie
    Qui transmet les pensées directement au cœur.
    Le pouvoir du pardon ainsi que l’empathie
    Les ont récompensées au rang des grands vainqueurs.

    Tableaux de Susan Seddon-Boulet.

  • Issue de concours

    Il est des lignes de voyages qui proposent plusieurs sorties.
    L’une d’elles, passagère et très brève, vous fait déboucher sous les ponts ;
    Une autre voie de délestage renvoie sur des quais assortis.
    Choisissez votre croisière de rêve et l’issue qui lui correspond !

    Sur un quai de Venise

  • L’impudence

    Vêtue de coquilles de nacre à même sa peau satinée,
    Le long des bras jusqu’aux poignets et sur sa poitrine effrontée,
    Tout le temps qu’elle me consacre me paraît folle destinée
    Pourtant, je peux en témoigner, je me tiens prêt à l’affronter.

    Tableau de Skupova Lyubov

  • Coquine Colombine

    Une fois par an, au carnaval, vêtue des habits d’arlequin,
    Colombine reprend le costume type de la « Comedia dell’arte ».
    Elle ne craint aucun rival pour captiver tous les coquins
    Attirés, comme de coutume, par son jeu de jambes écartées.

    De nature exhibitionniste, Colombine attire son public
    En enlevant, l’un après l’autre, chaque élément de sa tenue.
    De mémoire de contorsionniste, jamais dans notre république
    N’avons vu femme qui se vautre dans une extase soutenue !

    Pour terminer, poitrine à l’air, les mamelons en turgescence,
    Elle vous chante une chanson de sa petite voix fluette.
    Après deux ou trois « trala-lère » qui ont semé l’effervescence,
    Elle récolte sa rançon d’une révérence désuète.

    Tableaux de Nikolai Fedyaev

  • L’amour du cheval

    Ainsi parlaient les amazones, directement au corps-à-corps,
    Enlaçant amoureusement le cou puissant de l’animal.
    Alliées à la flore et la faune auxquelles elles étaient en accord,
    Elles vivaient langoureusement l’instant infinitésimal.

    Ainsi flattaient les écuyères, passionnément au cœur-à-cœur,
    Paradant somptueusement avec leurs compagnons équestres.
    Les pieds plantés dans l’étrivière, en mouvements alambiqueurs,
    Elles dansaient voluptueusement suivant le rythme de l’orchestre.

    Ainsi sincères, les cavalières unissent l’esprit et leurs âmes,
    S’attachant délibérément à la vigueur du destrier.
    Féminine et animalière, l’union alloue tout un programme
    À l’amour immodérément qui met le pied à l’étrier.

    Tableaux de Peter Mitchev

  • Le bon vieux temps

    Le temps vieilli cruellement et sa mécanique se grippe.
    Or, si son rythme s’accélère, ses rouages vont se briser.
    La preuve en est, réellement, par ces comètes qui s’agrippent
    Aux plans du système solaire avec la queue vert-de-grisée.

    Figurine de Nadezhda Sokolova.

  • À vélo la météo

    À vélo la météo

    Le temps change tellement vite, là-haut, sur nos montagnes suisses,
    Que je l’imagine roulant à toute berzingue sur l’horizon.
    À bicyclette, elle lévite, la météo aux belles cuisses !
    Et voilà le ciel chamboulant depuis le Valais jusqu’aux Grisons.

    Tableau d’Oleg Tchoubakov.

  • Peigner la girafe

    Peigner la girafe

    Comme elle effectuait en vain sa tâche presque interminable,
    Je lui ai dit qu’il était temps de terminer son paragraphe.
    Lâchant sa plume d’écrivain, elle prit la pose indéclinable
    À l’envers en se dévêtant … et moi de peigner la girafe.

    (Bidybuilding d’Emma Fay.
    Peigner la girafe : Effectuer en vain une tâche très longue ou ne rien faire de son temps.)

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Un masque sinon rien !

    Un masque sinon rien !

    Puisque porter son ridicule patronyme l’affaiblissait,
    Elle fit collection de masques pour renforcer son caractère.
    Ainsi finie la particule qui lourdement l’anoblissait
    Et bonjour aux esprits fantasques plutôt rebelles et réfractaires !

    Tableau de Nicoletta Ceccoli.

  • Madame Corneille

    Madame Corneille

    Elle baillait aux corneilles par les alexandrins
    Qu’écrivaient son mari d’une plume ennuyeuse.
    Elle aurait préféré que quelques boute-en-train
    La distraient de sa vie un peu trop gribouilleuse.

    Or, Monsieur du Corbeau – de Jean de La Fontaine –
    Lui fit prendre racine, elle fit machine arrière.
    Il imitait Molière avec sa voix hautaine
    Et elle, riait si fort qu’en tremblaient les bruyères.

    Tableau d’Elena Arcangeli.

  • En plein délire

    En plein délire

    Comme je noyais le poisson sur une question indiscrète,
    Elle ouvrit la cage aux oiseaux pour me monter le bourrichon.
    Et je vis toute la moisson de mes idées le plus secrètes
    S’éparpiller dans le réseau de son délire maigrichon.

    Tableau de Louis Teserras.

  • La confrérie des utopistes – 2

    La confrérie des utopistes - 2

    Après avoir cherché longtemps la voie qui me correspondait
    J’ai opté pour les utopistes aux habits à belles rayures.
    J’y ai passé quatre printemps mais, étant trop dévergondé,
    J’ai dit avant qu’on me dépiste : « bye-bye et à la revoyure ! »

    Photo de Stefan Gesell.

  • Ô Soleil !

    Ô Soleil !

    Ce premier rayon de soleil qui me caresse le visage,
    M’éblouit juste une seconde les yeux pour y fixer l’image
    Du dernier rêve du réveil auquel mon esprit envisage
    D’en faire la vision du monde même si ce n’est qu’un mirage.

    Tableau de Solly Smook.

  • Les petits oiseaux sur la tête

    À force de me comporter comme une tête de linotte
    Et de me faire des tête-à-queue aux délais du calendrier,
    Aujourd’hui je dois supporter un quintette de fausses notes
    Après l’éclosion de cinq œufs que j’ai couvés tout février.



    Quintette – morceau de musique à cinq voix – est l’un des rares noms masculins de la langue française se terminant par -ette.

    Tableau de Pat Brennan

  • Sur le toit de l’Europe

    Par vos vallées heureuses et le sourire aux dents,
    Montagnes valeureuses et glaciers érodants,
    Vous attirez mon âme sur le toit de l’Europe
    Et dressez l’oriflamme de vos neiges interlopes.

    Jolie vue sur les Alpes suisses cet après-midi pré-printanier du 29 février

  • Café Florian

    Belles moustaches du passé, jolis canotiers d’avant-hier
    Ont sifflé à toute volée le passage des jolies filles.
    Des snobinardes compassées, des bêcheuses et des héritières,
    Les unes ont su en convoler, les autres sont restées vieilles-filles.

    Le Café Florian, place San Marco à Venise, où je n’ai jamais mis les pieds de ma vie.

  • Vierge ou verseau ?

    Vierge ou verseau, vous faites bien de vous parer de ces deux signes
    Car les courants d’air du verseau s’accordent sur les terres vierges.
    Sinon, si vous saviez combien coûte le port de cet insigne
    Qui n’est accordé qu’au berceau, vous n’auriez qu’à brûler un cierge.

    Tableau de Freydoon Rassouli

  • Rue du baiser

    Rue du baiser

    Celui où celle qui emprunte la voie de la rue du baiser
    Et qui veut conquérir l’amour part, le cœur déjà engagé
    Car le désir marque une empreinte indéfectible à apaiser
    Qui lance le compte à rebours vers une passion encagée.

    Qui est passé par ce passage périlleux à Venise ?

  • La marque des combats

    Tous les combats laissent des traces restées exposées sur le corps.
    L’esprit s’expérimente autant que le cœur forge son courage ;
    L’âme raffermit sa cuirasse et l’amour signe ses records
    Car patience et longueur de temps font plus que force ni que rage.

    Toutes ces épreuves gagnées, je les porte sur mon visage
    Comme décoration de guerre contre mes démons personnels.
    Si mes traits sont accompagnés d’éclaboussures de bronzage,
    Mes bleus de l’âme de naguère en sont l’auteur originel.

    Photo de Jose Cordoba.

  • Ô ma reine !

    Ô ma reine !

    Quand je la vis au paradis, entourée de blanches colombes,
    Je n’ai pas tenté de l’induire en erreur sur nos retrouvailles.
    D’ailleurs, je ne lui ai pas dit que je l’appelais « ma palombe »
    Dans l’intention de la séduire lorsque je régnais à Versailles.

    Tableau de Solly Smook.

  • L’écharpe jaune

    L’écharpe jaune

    À première vue, l’écharpe jaune attire toute l’attention
    Et son regard plongé dans l’ombre évite toute confrontation.
    Ainsi, la discrète amazone, dissimule ses intentions
    Par le truchement en surnombre d’inhibiteurs de tentation.

    Tableau « Lady with yellow scarf » de Natalya Kuzmina .

  • Des trucs dans ce genre…

    Des trucs dans ce genre…

    « Objets inanimés, avez-vous donc une âme ? »
    Je pourrais ajouter : « Avez-vous donc un sexe ? »
    Qu’une partie se range au genre de Madame
    Et une autre à Monsieur, me semble bien complexe !

    En revanche le neutre, en français est castré.
    Mais le plus étonnant, restent les mots abstraits :
    Souvent au masculin, tout emplis de noblesse,
    Souvent au féminin, tout empreints de faiblesse.

    Le premier vers est extrait du poème « Milly ou la terre natale » d’ Alphonse de Lamartine.

    Dessin de Dany

  • L’ombre rouge

    Seule une silhouette bouge discrètement, sans prétention,
    À peine sortie du mystère d’une relation interdite.
    Dans son insolite habit rouge, sensé détourner l’attention,
    Elle quitte la chambre austère, tôt le matin, à l’heure dite.

    Toujours en tenue écarlate, la voici autour de minuit
    Frappant juste un coup à la porte par pudeur et sécurité.
    Ainsi, l’histoire le relate, elle y passe toutes ses nuits
    Et seul ce rouge nous importe rémanant dans l’obscurité.

    Tableaux de Richard Burlet.

  • La quête de la nature

    Ma quête des endroits sauvages ressemble à la quête du Graal
    Tant l’homme a déposé sa marque et souillé l’environnement.
    Les animaux, en esclavage, obligés au vide intégral
    Restent les seuls qui le remarquent, excepté le pouvoir qui ment.

    Tableau de Svabhu Kholi

  • Demain les poissons

    Quand viendra le jour des poissons, la saumure coulera de source
    Entre requins et mammifères, entre méduses et cétacés.
    Chacun troublera sa boisson en mettant son grain d’sel en bourse
    Et les grands pontes des affaires crieront : « Maintenant, c’est assez ! »

    Illustration de Rlon Wang

  • Collection de printemps

    Collection de printemps

    Madame ne saurait attendre sa collection de nouveautés :
    Bourgeons dorés et explosifs ; feuillaison de teint blondissant ;
    Feuilles sépia, parme et vert tendre ; jeunes épines biseautées ;
    Les parfums les plus exclusifs pour un printemps resplendissant !

    Illustration de Hülya Özdemir.

  • À la mode de chez nous

    À la mode de chez nous

    La ville aime ses tons unis, rouge-orangé, au crépuscule
    Sur la trame de ses avenues selon le temps qui s’accommode ;
    Et les citadins communient en se fondant en groupuscules
    Qui sacralisent leurs tenues selon les rites de la mode.

    Sérigraphie d’Aurélien Le Calvez.

  • La mécanique féminine

    La mécanique féminine

    Toute logique féminine – absurde par définition –
    N’agit en aucune mesure sur les lois de la mécanique
    Excepté la gent masculine – rustique dans ses finitions –
    Qui pense comprendre à l’usure ses frivolités organiques.

    Sérigraphie de Jean-Claude Forest.

  • L’aube des métamorphoses

    L’aube des métamorphoses

    À l’aube des métamorphoses, tous mes petits « moi » se rassemblent.
    Chacun me raconte ses rêves pour m’en offrir les éléments
    Qui, durant la nuit de nymphose, se sont transfigurés ensemble
    En toutes ces présences brèves que j’ai vécues intensément.

    Tableau de Susan Seddon Boulet.

  • L’eau de l’oubli

    L’eau de l’oubli

    Entre les puits de connaissances et les fontaines de jouvence,
    J’ai plongé dans l’eau de l’oubli et ses abysses amnésiques.
    Demain, peut-être, ma renaissance s’effectuera en connivence
    Avec un esprit assoupli d’une quiétude analgésique.

    Tableau « Sedna » de Susan Seddon-Boulet.

  • Tout dépend de la reine

    Tout dépend de la reine

    Selon l’humeur de la reine, selon l’humeur de son paon,
    Le roi repart à la guerre si elle ne l’a pas crevé.
    Si la nuit était sereine ou agitée, tout dépend.
    On ne le sait vraiment guère que lorsqu’elle s’est levée.

    Selon l’entrain de la reine, selon l’entrain de son paon,
    Le roi songe à sa couronne et pense à sa descendance.
    Et s’il doit lâcher les rênes à son désir galopant
    Tout dépend si la luronne est d’humeur de circonstance.

    Tableau d’Igor Havosni.

  • Le nœud papillon

    Cupidon marque sa visée en demandant au papillon
    De se déposer sur le cœur comme un petit nœud d’intimité.
    Puis, d’une flèche bien avisée, il pointe sur le cotillon
    Et l’amour transmet sa liqueur entre les ailes d’extrémité.

    Tableau de Miho Hirano

  • Les yeux de la Dolorès – 2

    Maintenant, je peux vous le dire, elle brillait comme un soleil
    D’un flave regard pénétrant qui avait coloré mon âme.
    Juste l’absence d’un sourire m’avait mis la puce à l’oreille,
    Fors son amour enchevêtrant m’ayant communiqué sa flamme.

    Tableau de Michael Shapcott

  • La harpe des soupirs

    La harpe des soupirs

    Voici que le temps se transforme pour colorer notre existence ;
    Quelques notes pour commencer au sortir de la somnolence.
    Là, bientôt les accords se forment dans une brève persistance
    Où les soupirs viennent annoncer les phrases entre les silences

    Tableau d’Olga Danilyuk.

  • L’odyssée de la pomme

    L’odyssée de la pomme

    Entre la pomme de discorde datant du paradis perdu
    Et celle d’Isaac Newton pour la loi de gravitation,
    Pas mal de siècles nous raccordent à compter de ce fruit mordu
    Jusqu’aux applications gloutonnes des machines d’information.

    Tableau Batik de Tovarov.

  • La route des géants

    La route des géants

    Au cours des cent ans de voyage, elle a décoré son blason
    De la culture amérindienne qui unit les deux océans
    Selon un subtil carroyage tramé par l’or d’une toison
    Qui trace les pistes indiennes jusqu’à la route des géants.

    Tableau da Nelson Reed.

  • Au-delà du monde

    Au-delà du monde

    Dans le creux de la Terre, tout autour du noyau,
    Sous le manteau interne, quelques âmes gravitent.
    Ces gardiens solitaires, fidèles et loyaux,
    Surveillent à la lanterne les démons qui transitent.

    Tableau de John Pitre.

  • L’infiniment petit

    Par les divines proportions et par la trigonométrie,
    J’ai atteint dans le nombre Pi comme une sorte d’apathie.
    Dans tous ses chiffres en contorsions de décimales asymétries,
    Figurait toute l’entropie de cet infiniment petit.

    J’ai retrouvé les mêmes formes dans mon corps et les végétaux,
    Comme la même signature de celle qui nous a créés.
    Qu’elles soient minuscules ou énormes, de minéraux ou de métaux,
    L’estampille de la nature fait de nous des êtres agrées.

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  • Les yeux de la Dolorès – 1

    J’ai rencontré la Dolorès sur le lac des Quatre-Couleurs
    Alors qu’elle était en croisière et moi, capitaine de goélette.
    Jamais si douce doctoresse n’a su apaiser mes douleurs
    En me rabattant la visière de ma casquette sur la tête.

    Tableau de Susann Sines

  • Une pluie de mauvais augure

    Une pluie de mauvais augure

    Que l’on soit le plus haut placé ou dans le trou du cul du monde,
    À quoi ça sert de voyager pour n’faire que monter ou descendre ?
    Mes propos semblent déplacés et pourraient vous paraître immondes
    S’ils n’étaient que pour partager votre joie de jouer les cassandres.

    (Tableau « Golconde » de René Magritte.
    Les cassandres sont ces prophètes de malheur et les oiseaux de mauvais augure.)

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  • La confrérie des utopistes – 1

    La confrérie des utopistes - 1

    S’il était une confrérie à laquelle je voudrais adhérer,
    Ce serait celle des utopistes qui conçoivent l’irréalisable.
    Pour compléter la féérie de mes propos délibérés,
    Je me suis mis sitôt en piste d’une tenueposture médiatisable.

    Photo de Stefan Gesell.

  • Le poids du roi

    Le poids du roi

    Chacun voudrait bien être roi ou bien d’une haute lignée.
    Du moins, de temps en temps j’y crois mais bon, j’ai dû me résigner.
    D’ailleurs, je ploierais sous mes droits de noblesse ainsi que mes titres
    Et me sentirais à l’étroit de n’avoir plus mon libre arbitre.

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  • Les apparences trompeuses

    Les apparences trompeuses

    Les apparences, souvent trompeuses, m’abusent régulièrement ;
    C’est de ma faute car, moi-même, je vous nourris de mes illusions.
    Derrière ma figure pompeuse, se cachent particulièrement
    Toutes les sortes de dilemmes dont je m’amuse à profusion.

    Tableau de René Magritte.

  • Toi & moi, les yeux fermés

    Toi & moi, les yeux fermés

    Fermez les yeux, prenez la fleur et commencez à l’effeuiller…
    « À la folie » ou « pas du tout » … Arrêtez-vous où vous voulez !
    Gobez la fleur, mangez son cœur, ouvrez les bras et accueillez
    La femme qui est avec vous, embrassez-la et roucoulez !

    Tableau de Gilda Sacasas.

  • La fleur de vérité

    La fleur de vérité

    Parmi toutes les marguerites que j’ai effeuillées dans ma vie,
    C’est celle aux pétales écarlates qui m’a toujours promis l’amour.
    Alors si ton cœur le mérite, choisis cette fleur qui ravit
    Et dont la vérité éclate car elle t’aimera toujours.

    Tableau de x.

  • Les œils-de-fleurs

    Les œils-de-fleurs

    Après la tempête de pleurs qui émurent la communauté,
    Mademoiselle est devenue Madame sans disconvenue.
    Sous une giboulée de fleurs, reine de la principauté,
    Elle commence, sans retenue, un couronnement circonvenu.

    Tableau de Gustav Klimt.

  • La mauvaise herbe

    La mauvaise herbe

    A priori, la mauvais herbe n’attire pas trop les regards.
    On ne peut ni la mettre en gerbe, ni lui accorder trop d’égards.
    Il est vrai qu’à doses minimes, elle provoque mort ou maladies
    Tandis qu’à d’autres doses infimes, elle soigne par homéopathie.

    Je suis, d’la mauvaise herbe, issu, ni dans un chou, ni dans les roses
    Et mon produit est un tissu des meilleures et des pires choses.
    À hautes doses, j’apostrophe et j’empoisonne l’existence ;
    Alors j’écris une ou deux strophes seulement en subsistance.

    Tableau de x.

  • La femme universelle

    Quinze milliards d’années-lumières n’auront pas été suffisants
    Pour que chacun se rende compte du pouvoir de reproduction ;
    Car cette faculté première de nos cellules se divisant,
    C’est ce que la vie nous raconte au travers des ovulations.

    Tableau d’Annelie Solis

  • Gare à l’ho-ô-ô-omme !

    Si la pire espèce de singe qu’on ait vu dans tout l’univers
    N’est pas campée par le gorille, ni l’yéti, ni l’orang-outan,
    J’ai beau me creuser les méninges et vociférer tout l’hiver,
    Malheureusement l’homme brille par un intellect déroutant.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.