Auteur/autrice : Maryvon Riboulet

  • Berceuse

    Berceuse

    Les bois et les cuivres dormaient entre les cordes et les vents ;
    Les instruments de percussion ronflaient au rythme des soupirs.
    La berceuse se déformait et s’étendait sur les devants
    D’un public en répercussion qui, lui, venait de s’assoupir.

    Tableau de Rebecca Dautremer.

  • Le son du corps

    Le son du corps

    L’abdomen, ce bel instrument m’accompagne après l’aloyau
    D’une berceuse ventriloque selon les notes consommées.
    Les féculents sonnent indûment dans les cornes de mes boyaux
    Mais la symphonie se disloque quand l’interprète est assommé.

    Tableau de Rebecca Dautremer.

  • Mouton-Vole

    Mouton-Vole

    Maintenant qu’on nous a appris à nous confiner sans mot dire
    En nous cachant par un virus la forêt de l’incertitude,
    Désormais nous avons compris que nous n’avons qu’à nous maudire
    D’avoir élu l’olibrius qui nous lévite en altitude.

    Tableau de Michael Sowa.

  • Le gitan endormi

    Le gitan endormi

    Ce soir, le roi des animaux, lion cruel mais mélomane,
    À goûté sous le ciel étoilé un chant d’une oreille amicale.
    Sa majesté, à demi-mots, se montre aussi mégalomane
    Quand il s’agit de dévoiler ses connaissances musicales.

    Pendant ce temps, le gitan rêve à des gazelles énamourées
    Pour lesquelles il a répété ses harmonieuses réparties.
    Mais la belle image se crève car le lion a savouré
    Le songe d’une nuit d’été du rêveur puis, il est parti.

    Tableau d’Henri Rousseau.

  • Sur le fleuve tranquille de la vie

    Tous les matins la vie paisible coule sur le fleuve tranquille
    Chargé de toutes les nouvelles qui se diluent dans son courant.
    Qu’elles soient tragiques ou risibles, le paysage reste immobile
    Malgré les coups de manivelle des événements concourants.

    J’ai ma collection de jumelles, de télescopes et de longue-vues
    Qui me donnent l’heure à l’horloge de mon petit château perché.
    Je lorgne aussi quelques femelles qui s’y lézardent à l’imprévu
    Bien qu’en principe cela déroge à ma dignité écorchée.

    Et le soir la vie recommence sur les terrasses et les jardins
    Au rythme des éclats de rires comme un spectacle permanent ;
    Petit théâtre des romances entre blondinettes et blondins
    Qui voient la lune leur sourire et les étoiles au firmament.

    Tableaux de Michiel Schrijver sur https:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com201512Michiel-Schrijver.html#more .

  • Fenêtres sur mer

    L’uniformité matinale rassure mon retour à la vie
    Lorsque j’entends les mêmes signes inscrits dans le cri des oiseaux.
    Et cette horloge machinale de l’aurore sur le parvis
    Sort le soleil de la consigne selon l’horaire des fuseaux.

    Vers midi, le soleil s’énerve à enflammer d’amour doré
    Tout ce qui vit sur la planète, uni au même méridien.
    Je reste là sur la réserve de mon secrétaire mordoré
    À écrire une chansonnette qui rythme avec mon quotidien.

    Quand enfin s’en vont les lumières que le crépuscule assombrit,
    Je guette celle d’une amourette dont je rêverai cette nuit.
    Je reste jusqu’à la dernière puis je regagne mon abri
    Où j’m’entendrai conter fleurette à celle qui m’ rejoint à minuit.

    Tableaux de Michiel Schrijver sur https:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com201512Michiel-Schrijver.html#more .

  • Le troisième œil

    Le troisième œil

    Personne ne naît avec trois yeux mais par un regard extérieur,
    On voit un monde merveilleux qui se situe à l’intérieur.
    Si l’on veut en rester le maître, il s’éclipse miséricordieux
    Car l’univers ne peut permettre qu’on voie les coulisses de Dieu.

    Illustration de Paolo Pedroni.

  • L’attrape-rêves

    L’attrape-rêves

    Dès que je prends le train des rêves vers je ne sais quelle station,
    J’oublie toujours le lendemain les découvertes du voyage.
    J’ai bien mis un attrape-rêve pour capturer les sensations
    Mais, des mots sur le parchemin, reste un infâme gribouillage.

    Illustration de Kurt Huggins et Zelda Devon.

  • Les dunes ondulées

    Les dunes ondulées

    Quand le temps monotone impressionne les dunes,
    Je les vois qui moutonnent en silence sous la lune.
    En suivant les sillons sur les crêtes gravés,
    J’entends les tourbillons de leurs plaintes entravées.

    Photo de Nikbarte sur http:nikbarte.it .

  • En déroulant le fil de mes pensées

    En déroulant mon labyrinthe des souvenirs les plus profonds,
    Je rembobine mon fil d’Ariane pour en extraire les douleurs.
    Tressé d’éloges et de plaintes, j’en redécouvre les tréfonds
    Jusqu’à la frontière médiane entre les goûts et les couleurs.

    Après mon bouleversement, je ne sais même plus qui je suis ;
    Je reconnais les environs mais je n’ai plus la même voix.
    Alors je tisse lentement le fil d’où je m’étais enfui ;
    Mon cœur et mon corps grandiront différemment d’une autre voie.

    Illustration d’Edel Rodriguez.

  • La maladie de l’amour

    Quand elle m’a traversé le cœur, la flèche d’amour qui foudroie,
    Tout l’univers s’est transformé et les couleurs ont basculé.
    J’ai hurlé comme un loup vainqueur sous une lune qui poudroie ;
    J’étais pris, j’étais enfermé dans un bonheur immaculé.

    Au fil du temps et des couleurs continue la métamorphose ;
    L’amour ne renonce jamais et se renforce chaque jour.
    Au fil du temps et des douleurs se perpétue la vie en rose ;
    Le cœur est toujours affamé de la maladie de l’amour.

    Illustrations d’Alberto Cerriteño.

  • L’origine des sirènes – 2

    L’origine des sirènes - 2

    D’une pensée pour ses parents, triste, la sirène a rougi ;
    Une larme versée pour sa mère, une flamme dressée pour son père.
    Dans le souvenir apparent du symbole de la bougie,
    Elle a réuni, éphémère, ses origines qui persévèrent.

    Tableau de Victor Nizovtsev.

  • L’origine des sirènes – 1

    L’origine des sirènes - 1

    Génie du feu, génie de l’eau un jour sont tombés amoureux.
    Comme ils étaient mâle et femelle, leurs amours furent souveraines.
    Leur fusion créa un halo comme un égrégore vaporeux
    Et l’on vit sortir des flammes, elle. Une merveille de sirène.

    Tableau de Jen Shearer.

  • Roule le soleil d’or

    Roule le soleil d’or

    Elle est passée en coup de vent perdant ses plumes au passage ;
    Un soleil d’or sur la clairière entre les vignes égrappées.
    Personne ne se tenait devant pour apercevoir son visage,
    Personne n’a couru derrière pour tenter de la rattraper.

    Tableau d’Oleg Tchoubakov.

  • L’amour aveugle

    L’amour aveugle

    La ville aveugle souhaite embrasser une nature sans emploi.
    L’amour éblouit par nature ; on ne vieillit pas toujours ensemble.
    Mais la forêt meurt embrasée par la ville qui se déploie
    Et les cités se dénaturent vers une mort qui les rassemble.

    Tableau d’Oleg Tchoubakov.

  • Tout est bon dans le cochon !

    Tout est bon dans le cochon !

    En voici un qui n’a pas cru qu’on allait le manger tout cru !
    Il a tant mangé qu’il a crû et grossi d’ façon incongrue.
    Il pensait qu’il ferait la fête et ça lui montait à la tête
    Mais quand ladite sera défaite, reconnaîtra-t-il sa défaite ?

    Tableau de Jeremy Norton.

  • La fée des papillons

    La fée des papillons

    Elle devient belle-de-jour, reine des papillons de jour.
    Elle devient belle-de-nuit, reine des papillons de nuit.
    Vous la croiserez sans la voir, une fleur sur un arbre charmant,
    Vous la cueillerez sans l’avoir, elle est restée sur le sarment.

    Illustration de Diana Sudyka sur http:www.dianasudyka.com .

  • Quand les montagnes partiront

    Quand les montagnes partiront

    Un jour les montagnes partiront, lassées du monde en pollution,
    En emportant toute la faune et les dernières feuilles mortes.
    Alors nous nous repentiront d’avoir pris la résolution
    De faire comme une autruche aphone et que le diable nous emporte !

    Illustration de Diana Sudyka sur https:mymodernmet.comdiana-sudyka-paintings .

  • L’amour avec des bulles

    L’amour avec des bulles

    Pour sa parade amoureuse de l’hymen à la grenouille
    Le beau mâle, vert poète, rythme en prose avec des bulles.
    La femelle langoureuse lui tâte un brin la quenouille
    Et dès qu’elle est satisfaite, s’accouple sans préambule.

    Tableau de Vitxy.

  • Barre-toi de mon fil !

    Barre-toi de mon fil !

    Plus de place pour les rêveurs qui planent au-dessus des lois
    Et croient qu’ils vont s’envoler pour rejoindre les voies stellaires.
    Les corbeaux avec ferveur ne sont pas de bon aloi
    Et ne veulent pas convoler avec les plus lourds que l’air.

    Tableau de Vitxy.

  • Droit de passage

    Droit de passage

    Soudain, barrant le pâturage, une déesse des prairies
    Me manda de payer l’octroi pour le Passage des Alpages.
    Heureusement mon entourage m’avait parlé de la frairie ;
    D’un drapeau en forme de croix, j’ai pu m’acquitter du péage.

    Photo de Brigitte Djajasasmita.

  • Le bar-à-chat

    Le bar-à-chat

    Quand Minet invite Minette à boire un seau à l’improviste,
    L’étable des vaches normandes demeure un lieu incontournable.
    L’atmosphère de la buvette attire les récidivistes,
    Sauf la fermière qui réprimande ces gaspillages impardonnables.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Dernier apéro

    Dernier apéro

    Dans le calice de l’amour entre Jésus et Madeleine,
    Tous les apôtres sont rassemblés pour un dernier apéritif.
    Judas, toujours avec humour, souhaite des noces de porcelaine
    Aux amoureux qui ont tremblé devant ces vœux répétitifs.

    La fresque de la Sainte Cène de Léonard de Vinci.

  • Du sel dans la vie

    Du sel dans la vie

    La nuit, la reine du zodiaque s’endort au milieu des étoiles
    Pour rêver à nos prophéties dont elle présentera le devis.
    De ses fantasmes aphrodisiaques, qu’elle dessine sur la toile,
    Naîtront mille péripéties qui mettront du sel dans la vie.

    Tableau de Christian Schloe.

  • Les baigneurs

    Que les baignades étaient jolies lorsqu’il n’y avait pas de masque,
    Ni de maillot ni burkini ni radio et ni téléphone !
    Combien les gens étaient polis, garçons et filles un peu fantasques
    S’échappaient en catimini derrière les dunes polissonnes.

    Hélas ce temps est révolu et désormais la loi impose
    Un maillot strict règlementaire et des contrôles de pollution.
    On ne jette plus son dévolu sur les starlettes qui n’exposent
    Plus leurs mamelons pigmentaires qui soulevaient des révolutions.

    Tableau de Paul Cézanne.

  • L’amour en queue de poisson

    L’amour en queue de poisson

    Précieuses perles de sirène, prix de la vie, prix de la mort ;
    Le prix à payer valait bien une nuit d’œuvres aquarelles.
    Je l’avais cédée à la reine des mers de la Côte-d’Armor
    Qui m’rendit l’amour amphibien en queue de poisson corporelle.

    Tableau de Christian Schloe.

  • La pêche aux étoiles

    À l’aide d’une longue ficelle appâtée de folles ambitions,
    La nuit de la pêche aux étoiles lui demande de la patience.
    Les reflets, dans l’eau qui ruisselle, s’agglutinent par imbibition
    Et remontent les fils de la toile dont elle tisse sa conscience.

    Au petit jour, tous ses projets paraissent gris et estompés
    Car les étoiles sibyllines ne se dévoilent que lentement.
    Demain elle va interroger les paraboles estampées
    Déposées sur la crinoline une nuit sous le firmament.

    Tableaux de Safwan Dahoul.

  • Les intraçables

    Les intraçables

    De peur que la deuxième vague emporte tout sur son passage,
    Nous faisons le tour de la Terre exactement en temps inverse
    Sur notre side-car qui zigzague afin d’éviter le traçage
    Des statistiques qui nous atterrent et ses rapports de controverses.

    Tableau de Didier Lourenco.

  • Masque rouge

    Masque rouge

    En m’inspirant de la burqa, j’ai faufilé ce masque rouge
    Qui me permet de respirer et agrée la lecture labiale.
    Je peux danser la mazurka, le tango, bref tout ce qui bouge,
    Et laisser mon corps transpirer toute mon aura primordiale.

    Photo de Tim Cavadini.

  • La bombe verte

    La bombe verte

    À défaut d’avoir la main verte, la femme est bonne jardinière
    Concernant ses amours secrètes qui font d’elle une superbombe.
    De découvertes en découvertes – elle n’aime pas la chose routinière –
    Elle saura se montrer discrète et muette comme une tombe.

    Illustration d’Edwin Georgi.

  • Surprises

    Surprises

    Un baiser en flagrant délit, la femme reste un peu surprise ;
    L’amour trompé, l’amour volé, la femme se montre stupéfaite.
    Caressée, roulée sur le lit, la femme commence à être éprise ;
    Mais quand l’amant s’est envolé, elle rumine sa défaite.

    Illustration d’Edwin Georgi.

  • La créature qui rêve

    La créature qui rêve

    Lorsqu’une fille rêve de vous, méfiez-vous le lendemain !
    Si elle en parle à ses copines et qu’elle se moque et qu’elle se marre,
    Préparez-vous au rendez-vous quand vous demanderez sa main ;
    Si elle vous fait la triste mine, c’est que vous fûtes son cauchemar.

    Illustration d’Edwin Georgi.

  • La créature de rêve

    La créature de rêve

    Pourquoi les jolies filles n’appartiennent qu’aux rêves
    Et ne prennent leur pied qu’avec de beaux garçons ?
    Moi, lorsque je roupille, mes rêveries trop brèves
    Tombent dans l’escalier mais en colimaçon.

    Illustration d’Edwin Georgi.

  • Drôle de trame

    Drôle de drame dans la serre dans les rangées d’azalées ;
    Une jolie fleur se rebelle contre un jardinier gémeaux
    Qui l’étreint et qui l’enserre mais la fille au pis-aller
    Ne veut pas d’une ribambelle de jumeaux ou faux-jumeaux.

    Illustration d’Edwin Georgi.

  • La source intarissable

    La source intarissable

    Décidément, tant de ressources à changer de physionomie
    Selon si la vie lui propose un peu de joie ou de malheur,
    Doivent provenir d’une source qui ne fait pas économie
    De mines joyeuses ou moroses et de sourires de valeurs.

    Tableau d’Audrey kawasaki.

  • Le strip-tease des matriochkas

    Le strip-tease des matriochkas

    Le strip-tease des poupées gigognes est un spectacle bien ennuyeux
    Avant d’atteindre la dernière afin que l’intérêt commence.
    Je vous en parle sans vergogne ; lorsqu’elle en arrive au milieu,
    Déjà j’ai fermé les paupières et m’endors pendant la séance.

    Tableau de Shiori Matsumoto.

  • Neuf visages

    Neuf visages

    Si les chats ont neuf vies, les femmes ont neuf visages
    Un pour vous dire « oui », un pour vous dire « non »
    C’n’est pas moi qui le dit mais tout mon entourage :
    « Quand une femme jouit, neuf voix chantent en canon. »

    Tableau de Miles Johnston sur https:www.jeyram.orgfeatured-artists#miles-johnston-beautiful-darkness .

  • Double face

    Double face

    Un visage à bascule n’est pas si ridicule.
    Tu as alors deux femmes ; ce n’est pas si infâme.
    Mais quand elle dit « je t’aime », ce n’est jamais la même
    Sauf quand elle jouit ; là, c’est celle qui dit « oui ».

    Mais lorsqu’elle est canon, parfois elle te dit « non » ;
    Quand tu veux l’enfourner, elle est toute retournée
    À cause de ses maux, elle a le dernier mot.
    Souvent femme varie et bien fol qui s’y fie.

    Tableau de Miles Johnston sur https:www.jeyram.orgfeatured-artists#miles-johnston-beautiful-darkness .

  • Aux portes fermées du Paradis

    Aux portes fermées du Paradis

    L’hôtel où s’envoyaient en l’air, Adam et Ève, Caïn et Lilith
    Fut fermé par l’aéroport et ses avions à toute vitesse.
    Finies parties de jambes en l’air et les positions insolites !
    Car la fréquence des rapports ne dépend plus que des hôtesses.

    Le Vieux Pays de Goussainville figé dans les années 1970 sur https:www.pariszigzag.frsortir-parisun-village-quasi-abandonne-a-quelques-kilometres-de-paris

  • Les grands pêcheurs

    Les grands pêcheurs

    – Moi, je les pêche d’un coup de bec !
    – Moi, je les pêche d’un coup de patte !
    – Le bec, c’est rapide et c’est sec !
    – La patte, chaque fois, ça les épate !

    – Je plonge et hop, je les harponne !
    – Je lance et hop, d’un coup de griffe !
    – Tu m’as l’air d’un grand escogriffe !
    – Er toi, d’un sbire d’Al Capone !

    – Faisons un concours à la mi-août !
    – D’accord mais je choisis mon coin !
    – Si tu gagnes, tu cries « Miaou ! »
    – Si tu perds, tu cries « Coin-coin ! »

    Photo de Franco Matticchio.

  • Le lien intime

    Le lien intime

    L’amour comme un condensateur laisse circuler un courant
    Entre deux êtres séparés d’une barrière infranchissable.
    Bien sûr, loin des yeux, loin du cœur ; il est toutefois concourant
    Qu’un lien intime et préparé pourrait le rendre impérissable.

    Tableau d’Abdullah Evindar.

  • À l’heure du bain de minuit

    À l’heure du bain de minuit

    À l’heure du bain de minuit, la lune éclaire entre deux ondes
    Quelques sirènes de rivières entourant le génie des eaux.
    Celui-ci se cache la nuit et les demoiselles pudibondes
    Ne laissent entrevoir leurs derrières que s’il y a beaucoup de roseaux.

    Photo « Mermaids » de Giuseppe Gradella.

  • L’intention

    L’intention

    Selon le mode ascensionnel que la nature a imprimé
    Au cœur des arbres et de la flore, l’énergie remonte et progresse.
    Selon le mode intentionnel que l’humain peine à exprimer,
    La planète entière se déflore si ses prétentions le régressent.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • L’ascension à la mode

    L’ascension à la mode

    Prêt pour un voyage à Cythère avec l’ascension à la mode ?
    L’Agence d’Amour prévoit tout – Pas besoin de faire vos valises !
    Vous partez en hélicoptère et Vénus, qui vous accommode,
    Vous glisse comme passe-partout, son numéro d’ chambre à Venise.

    Illustration de Jose Luis Benicio.

  • La souris de bibliothèque – 2

    La souris de bibliothèque - 2

    Tant elle usa, elle abusa, du grand pouvoir de la lecture
    Qu’elle devint la chasseresse des fascicules les plus gourmands.
    Tant et si bien qu’elle médusa les cracks de la littérature
    En affrontant, pleine d’allégresse, les plus agressifs des romans.

    Illustration de Franco Matticchio.

  • L’attrape-livre

    L’attrape-livre

    Quand ce que tu lis apparaît plus vrai que la réalité,
    Tu es tombé dans la souricière du livre fantasmagorique.
    Tu es perdu, tu disparais dans toutes les éventualités
    Du grimoire de la sorcière et ses chapitres allégoriques.

    Vu sur www.efteling.com .

  • La souris de bibliothèque – 1

    La souris de bibliothèque - 1

    Son marque page s’envola dans le labyrinthe des livres
    De la bibliothèque-piège qui venait de la capturer.
    Quelques bouquins elle survola en attendant qu’on la délivre
    Et puis, bientôt, elle pris le siège d’une souris littératurée.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Reine-Rose

    Elle se cachait dans la forêt avec la tête couronnée
    D’une coiffure de ramures et d’un diadème de roses.
    La curiosité dévorait sa retenue fanfaronnée
    Et c’est ainsi, dans un murmure, que je rencontrai Reine-Rose.

    Lorsque nous fîmes connaissance, elle m’invita à la suivre
    Dans sa maisonnette en bois rose près de la plage, sur la grève.
    Je la suivis avec aisance, curieux de c’ qui allait s’ensuivre
    Quand elle m’avoua l’air morose, qu’elle n’existait que dans mes rêves.

    Photos d’Agnieszka Jopkiewicz.

  • Le secret du mâle heureux

    Le secret du mâle heureux

    Combien la vie ressemble à ces formes ovales
    Qui offrent à la beauté, un écrin de valeur !
    Quand la femme rassemble ses mamelles ogivales
    Sur ses cuisses bottées, elle fait un malheur !

    Tableau de Daron Mouradian.

  • Toi et moi, seuls au monde

    Toi et moi, seuls au monde

    Adam et Ève, voici mille ans, ont réfléchit à leurs désirs
    Et décidé d’ recommencer un nouveau monde où s’accoupler.
    Cette fois-ci, en assimilant le sexe juste pour le plaisir
    Sans devoir réensemencer une humanité surpeuplée.

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