Auteur/autrice : Maryvon Riboulet

  • La Reine de nuit

    La Reine de nuit

    Enfin, la lumière s’éteint d’une ombre d’insécurité
    Mais bientôt les yeux s’habituent au premier lumignon qui luit.
    Des lueurs de cuivre et d’étain annoncent dans l’obscurité
    L’or et son feu qui restituent le charme de la reine de nuit.

    Tableau d’Olivier Ledroit.

  • La voix des Walkyries

    La voix des Walkyries

    J’ai retrouvé ce vieux phono, sa manivelle, son pavillon
    Par son aiguille traversé pour un ultime Hara-Kiri.
    Soixante-dix-huit tours en mono mais gravés en microsillons,
    De vieux fantômes ont dispersé dans l’air la voix des walkyries.

    Demoni via Malleus Rock Art.

  • Derniers rayons, derniers frissons

    Derniers rayons, derniers frissons

    Tandis que le soleil se couche sur une mer tout feu tout flamme,
    Le calme de la nuit retombe sur une scène de théâtre.
    L’amour donne l’eau à la bouche par le baiser doux d’une femme
    Et voici que mon cœur succombe dans cette atmosphère rougeâtre.

    Child of the Sun via Malleus Rock Art.

  • À l’ombre des jeunes filles en fleurs

    À l’ombre des jeunes filles en fleurs

    Tandis que le soleil réveille les premières fleurs de printemps,
    Les jolies filles s’épanouissent dans des appas primesautiers.
    Pour les garçons, tout est merveille lorsqu’ils dégustent les vingt ans
    Des baisers qui s’évanouissent sous l’ombre de leurs canotiers.

    In Bloom by Malleus Rock Art Lab.

  • Dernières nouvelles du monde

    Dernières nouvelles du monde

    Tandis que le monde s’agite à l’heure du petit-déjeuner,
    Je consulte le tigre en moi pour lui annoncer les nouvelles.
    L’économie a pris du gîte, les actionnaires sont déchaînés
    Et les finances en émoi prêtes à se faire sauter la cervelle.

    Tableau d’Angela Mckay.

  • Premiers rayons, premiers frissons

    Premiers rayons, premiers frissons

    Tandis que la forêt s’éveille par quelques rayons indiscrets
    Qui viennent enflammer les buissons sous l’action de leurs griffes ardentes,
    Mon petit arbre sort de sa veille pour me délivrer les secrets
    À propos des premiers frissons d’une journée pétaradante.

    Tableau « burning arbustus » de Brent Lynch.

  • Joyeuses Pâques !

    Joyeuses Pâques !

    Prêts pour la visioconférence en direct et en stéréo ?
    Posez vos écrans, vos tablettes juste devant votre couvert ;
    Saluez avec déférence votre invité en vidéo ;
    Enfin, la famille est complète et tout le monde reste couvert.

    Création d’Angela Deane.

  • Lapin de Pâques

    Lapin de Pâques

    Bonne nouvelle aux confinées : le lapin de Pâques visite
    Tout le temps de la lunaison les jeunes vierges émancipées.
    Dans neufs mois seront confirmés tous les nouveau-nés ovocytes
    Issus des œufs en couvaison lors d’une ponte anticipée.

    Photo de Saara Salmi sur www.saarasalmi.com

  • Toutes les cultures du monde – 2

    Fi des villages qui se ressemblent et des cités conventionnelles !
    Vivent les ruelles étroites et les quartiers bariolés !
    J’aime les lieux où se rassemblent les gens pluridimensionnelles
    J’aime les maisons maladroites aux escaliers dégringolés.

    J’aime les histoires sans fin des querelles entre voisins
    Un jour, ça va puis, on se fâche ; on s’aime, on se réconcilie.
    Parfois, on arrive aux confins d’une bagarre entre cousins,
    Et ça continue sans relâche au nom de la xénophilie.

    Demain, on voudrait tout changer, uniformiser les maisons
    Construire un monde sans douleur et refouler les indigènes.
    Moi, je préfère mélanger – peut-être à tort ou à raison –
    Les goûts de toutes les couleurs dans des villes hétérogènes.

    Tableaux de Vladimir Kolbasov.

  • Toutes les cultures du monde – 1

    Toutes ces ruelles intimes se perdent dans l’immensité
    De la ville aux mille visages, mille origines et milles vies.
    Aux fenêtres, barrières ultimes, apparaît la diversité
    D’autres coutumes, d’autres usages, d’autres désirs, d’autres envies.

    Le voyageur autour du monde cherche de nouveaux paysages
    Tandis que j’arpente les rues à la recherche du temps perdu.
    Comme Proust, mes pensées s’inondent au cours de mes apprentissages
    De souvenances disparues et de migrations éperdues.

    Ici, on parle mille langues et là, on prie pour d’autres dieux ;
    Un puzzle de communautés, une mosaïque de traditions.
    Ainsi le monde nous harangue à être miséricordieux
    Et accepter sa primauté par ses valeurs en coalition.

    Tableaux de Vladimir Kolbasov.

  • Belle qui peint ma vie

    Belle qui peint ma vie

    Belle qui peins ma vie aux couleurs de tes yeux,
    Qui délaie au lavis mes baisers précieux,
    Donne-moi ton sourire coloré de désir
    Laisse-toi donc rougir par l’appel du plaisir.

    La beauté et la grâce de tes jambes en faisceaux
    Ont laissé de la place à mon propre pinceau.
    Une amoureuse ardeur fait de moi ton marqueur
    Et je remplis ton cœur de ma chaude liqueur.

    Et je remercie Thoinot Arbeau pour sa chanson « Belle qui tiens ma vie »

    Tableau d’Erika Steiskal sur http:www.erikasteiskal.com .

  • La tête dans les nuages

    La tête dans les nuages

    Pour changer d’atmosphère, je fermerai les yeux,
    La tête dans les nuages, les cheveux dans les nues.
    Juste me satisfaire du souffle silencieux
    De la brise suave sur mon corps ingénu.

    Sans autre fond sonore que le vent dans les feuilles
    Qui brasse les ramures comme le bruit des vagues.
    Que le calme m’honore et mes oreilles veuillent
    Accepter le murmure de l’âme qui divague !

    Sources : Black Girl Art, Black Women Art.

  • À en perdre la tête

    À en perdre la tête

    Aussitôt perdu nos repères, l’amour nous fait tourner la tête ;
    Le cœur ne va qu’à l’essentiel, surtout si la fille est jolie.
    On se repose, on récupère, on remet ça, on se répète
    Et on reste au septième ciel pendant le temps d’une folie.

    Tableau de Blake Neubert.

  • Comme des robes papillon

    L’une est vêtue et l’autre nue ; puis, lentement les feuilles volent
    Et déshabillent la première pour en rhabiller la seconde.
    Ainsi, ce ballet continu de l’amour et du temps frivoles
    Ressemble à l’ombre et la lumière qui régissent la vie du monde.

    Tableau de Brad Kunkle.

  • Paradis déconfiné

    Paradis déconfiné

    Quand le serpent inocula le virus de la connaissance,
    Leur mise en invalidité ferma la porte au Paradis.
    Après ce triste postulat, Adam s’occupa de semences
    Pour recouvrir leur nudité sans que ça leur coûte un radis.

    Tableau d’Hanna Silivonchyk.

  • Ni vu ni connu

    Ni vu ni connu

    Le photographe un peu fantasque fera sortir le p’tit oiseau
    Sur la campagne environnée avec un tissu de mensonges.
    Incognito derrière son masque, le Petit Prince fait beau museau
    Avec le Renard couronné qui mime un monarque qui songe.

    Tableau d’Hanna Silivonchyk.

  • Avec des fleurs

    Avec des fleurs

    Ce jour-là, elle était assise sur la marquise de velours
    À côté d’un bouquet de fleurs livré très tôt le matin même.
    Elle resta, un moment, pensive à songer à ce gros balourd
    Qui lui avait avoué en pleurs : « Madame, il faut une je vous aime ! »

    Tableau « La femme allongée avec des fleurs » 1942 de Henri Matisse.

  • Cordon bleu et rouge

    Cordon bleu et rouge

    « Un cordon bleu pour la cuisine, un cordon rouge pour l’amour,
    Un prix pour la dégustation, une autre pour la jouissance ! »
    Ce n’est pas moi, c’est ma voisine qui me l’annonce chaque jour
    Lorsque j’entends la prestation qu’elle offre aux gourmets en puissance.

    Tableau de Juliette Belmonte.

  • Problème de poids

    Problème de poids

    Entre la femme et la balance, la vie ressemble à une horloge ;
    Un jour elle remonte son poids et lentement son poids s’abaisse.
    Il y a donc une équivalence entre la graisse qui se loge
    Et le temps qui fait contrepoids avec la masse de ses fesses.

    Tableau de Kanton Nelson.

  • L’amour assouvi

    L’amour assouvi

    Une fois le galant parti, elle s’accorde un demi-verre.
    Il a laissé sa cigarette une fois l’amour assouvi.
    Mais selon le temps imparti, il est possible qu’elle s’avère
    N’être juste qu’une amourette ou bien la femme de sa vie.

    Tableau de Robert McGinnis.

  • Trop compliqué !

    Trop compliqué !

    Le monde devient si complexe que nul ne peut vous expliquer
    Comment fonctionne l’appareil exécutif traficoté.
    Et nous restons un peu perplexes devant les calculs compliqués
    De gens qui n’ont pas leur pareille pour vous emberlificoter.

    Illustration d’Eric Wong.

  • Salomé

    Salomé

    En récompense d’une danse, elle reçut sur un plateau
    La tête de Saint-Jean Baptiste, sans autre forme de procès.
    Salomé, de toute évidence, a voulu mener en bateau
    Le roi Hérode immoraliste qui allait plus tard l’engrosser.

    Tableau de Vardges Surenyants.

  • Apocalyptique

    Apocalyptique

    Lui, sa planète est trop petite pour contenir un éléphant ;
    Nous, l’apocalypse est prédite à force de faire des enfants.
    Lui, juste un mouton et une rose suffisent à combler son bonheur ;
    Nous, guerres et batailles moroses pour y mourir au champ d’honneur.

    Tableau d’Artem Artyakov – Sylar113.

  • La pêche aux pigeons

    La pêche aux pigeons

    Elle rapproche son visage parce qu’elle a cru reconnaître
    Un joli pigeon appâté à l’hameçon de son corsage.
    Faute d’Oracle et de présage, elle se poste à la fenêtre
    Tous les matins pour y tâter la pêche aux oiseaux de passage.

    Tableau de Jack Vettriano – de son vrai nom Jack Hoggan.

  • Vendredi sein-cœur trois quart

    Vendredi sein-cœur trois quart

    Il était bien sein-cœur trois quart, quand nous nous sommes embrassés
    Précisément à l’heure cuisse, les jambes assez enchevêtrées.
    Ses fesses ont fait le grand écart et mon aiguille s’est empressée
    Entre montagnes et vallées suisses, tous les sens interpénétrés.

    Photo d’Erwin Olaf – floutée pour éviter la censure Facebook.

  • Les coronariens

    La planète Coronavirus nous a envoyés ses aliens
    Non seulement assimilés, mais parfaitement intégrés.
    Pour que les premiers apparussent à l’ère néandertalienne,
    Ils ont dû se dissimuler parmi les tribus émigrées.

    Tableau de Jeff Drew.

  • Matriochats

    Matriochats

    Tant que la chatte miaulera afin que le matou l’approche,
    Elle deviendra poupée gigogne après qu’il l’a réconfortée.
    Tant que la chatte l’engueulera et l’accablera de reproches,
    Elle demeurera, sans vergogne, émancipée mais sans portée.

    Tableau d’Hanna Silivonchyk.

  • L’effarouchée

    L’effarouchée

    D’abord surprise et puis furieuse de m’avoir montré ses nichons,
    Elle se tourna effarouchée pour me cacher sa nudité.
    Pourtant, hier, elle était curieuse et m’a monté le bourrichon
    Pour que je lui fasse toucher un peu de ma virilité.

    Tableau de Jamel Akib.

  • Les années confinées

    Les années confinées

    On appelait « les années folles », l’insouciance avant la guerre,
    La simplicité combinée avec le siècle des lumières.
    Tandis qu’aujourd’hui batifolent les humains dont l’instinct grégaire
    Les pousse à vivre confinés entre quatre murs de poussière.

    Tableau de Kees van Dongen.

  • Carnet de voyage – 2

    Carnet de voyage - 2

    Mon héritage paternel comme une loupe grossissante ;
    La marguerite à effeuiller qui lui a fait aimer ma mère,
    Quelques mots tendres et éternels sur quatre pages jaunissantes
    De son vieux carnet à feuillets pour ses voyages éphémères.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Des vers de mirliton

    Des vers de mirliton

    Sans queue ni tête, ni épithète
    Du mirliton, joue à tâtons
    Les yeux fermés, l’air renfermé,
    Un musicien cappadocien.

    De son fluteau, il joue plutôt,
    La mine ascète, un air de fête.
    De son chapeau, quelques grelots
    Rythment en cadence un pas de danse.

    Tableau de Sergey Ivchenko.

  • Les années bonheur ?

    Les années bonheur ?

    Où passent les années bonheur que je voudrais mettre à l’honneur ?
    Neuf mois furent bien éphémère dans la matrice de ma mère ;
    L’enfance qui semblait éternelle s’oublie comme une ritournelle ;
    Si ma vie d’adulte fourmille d’autant de scènes de famille,
    Ma carrière professionnelle s’est révélée obsessionnelle.
    Enfin après mon accident, ma mémoire va en s’oxydant.

    Illustration de Mia Charro.

  • La mémoire amnésique

    La mémoire amnésique

    Je raconte l’histoire d’une image comme je remonte le temps
    À la recherche d’un passé depuis trop longtemps oublié.
    Parfois, j’y découvre un passage et je deviens le confident
    D’une vision outrepassée que je n’ai plus qu’à publier.

    Tableau de Rob Gonsalves.

  • Soleil impressionniste

    Soleil impressionniste

    Tandis que sa petite aiguille parcours la voûte de l’horloge,
    Le soleil colore le ciel avec ses minutes en rayons.
    Et, tandis que le peintre aiguille notre regard, il s’interroge
    Pour capter tout le potentiel avec sa main et son crayon.

    Tableau « radiant light » d’Erin Hanson sur https:mymodernmet.cominterview-erin-hanson .

  • Au temps du Paradis

    Au temps du Paradis

    Quand je conjugue au Paradis, les verbes aimer, boire et manger,
    Les mots prennent en genre et en nombre la marque du superlatif.
    La mort devient une parodie car le temps n’y peut rien changer ;
    Dans la lumière ou la pénombre, l’amour devient copulatif.

    Tableau « Le jardin d’Eden » de Ferenc Helbing.

  • Le miroir en folie

    Le miroir en folie

    Quand le miroir est bien poli, l’image donne à réfléchir ;
    Si Droite et gauche sont inversées, haut et bas sont du même avis.
    Quand le miroir est en folie, sa mémoire peine à rafraîchir ;
    Passé, futur sont renversés et la mort revient à la vie.

    Photo de Giuseppe Gradella.

  • Confinements musicaux

    Confinements musicaux

    Chaque musicien dans sa niche, qui son piano, sa clarinette,
    Qui son violon ou sa guitare, qui son tambour ou sa trompette,
    Qui son nourrisson qui pleurniche, qui son minet ou sa minette
    Porte à croire qu’il n’est pas si tard pour jouer la musique en fête.

    Illustration de Pascal Campion.

  • Carnet de voyage – 1

    L’encyclopédie naturelle de l’héritage de ma mère :
    Quelques fleurs séchées des montagnes entre les pages d’un carnet ;
    Des esquisses et des aquarelles de météores éphémères ;
    Des crépuscules sur la campagne aux tonalités incarnées.

    Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.

  • La rose Cherokee

    La rose Cherokee

    Parce que la survie des enfants dépend de la force des femmes,
    Leur chemin s’est couvert de roses là où ont pleuré les rebelles.
    On vit ce peuple triomphant renaître de l’exil infâme
    Parce que les Cherokee moroses se sont senties fortes et belles.

    Photo de Lee Bogle.

  • Les pans de mémoire

    Les pans de mémoire

    Le sable ne garde l’empreinte de nos pas que quelques secondes
    Comme l’image du passé dont il ne subsiste plus rien.
    Seuls les couloirs du labyrinthe que ma mémoire vagabonde
    Conserve les traces espacées des beaux visages aériens.

    Tableau d’Anne-Marie Zylberman.

  • L’inspiration

    L’inspiration

    À force de nourrir l’espoir de faire ma réalisation,
    J’ai remarqué l’omniprésence des déceptions de mon ego.
    Aussi, je suis la trajectoire qu’indique mon inspiration
    Pour absorber, en sa présence, ma vie à tire-larigot.

    « Ne nourrissez pas d’espoir de réalisation mais pratiquez toute votre vie. » – Milarepa.

    Tableau et Bodybuilding de Massimo Calanchi.

  • La réalité de l’arbre

    La réalité de l’arbre

    L’arbre et sa réalisation me cache sa compréhension
    Car j’aperçois d’abord ses feuilles puis, son tronc enfin, ses racines.
    Quoi qu’il en soit, que je le veuille ou m’y refuse, il me fascine
    Car il sème la libération de toutes mes appréhensions.

    « Ne confondez pas la compréhension avec la réalisation et ne confondez pas la réalisation avec la libération. » – Livre tibétain de la vie et de la mort.

    Sources https:arcturius.orgle-test-de-larbre-de-karl-koch

  • Pensées médianes

    D’où vient le flux de mes pensées qui m’accompagnent sur le chemin ?
    Est-ce que je capte l’émission de créatures de l’au-delà ?
    Serai-je un jour récompensé d’avoir souvent tendu la main
    À l’univers en rémission dans l’énergie d’un mandala ?

    Moi, j’utilise les reflets que renvoient des illustrations
    Qui me font remonter mon âme passant par le canal du cœur.
    J’entends l’image me souffler le feu de l’illumination
    Qui va m’ouvrir comme un sésame la réflexion du chroniqueur.

    Sources de Rassouli et Giuseppe Nazareno Caruso.

  • Falerone

    Falerone

    Quand j’aperçois les bleus de l’âme colorer les murs des maisons
    Et les nuances de verdure les dissoudre dans les fourrés,
    Je sens la terre qui réclame le travail au fil des saisons
    Pour récompenser en nature les hommes qui l’ont labourée.

    Photo du village médiéval de Falerone en Italie.

  • Transports confinés

    Transports confinés

    Tandis que de gros bâtiments, bien cloisonnés, bien empilés,
    Transportent autour de la Terre, les containers entrechoqués,
    Profitons du confinement qui nous permet de compiler
    Tout l’éventail et l’inventaire de ce que nous avons stocké.

    Les photographies aériennes de JP et Mike Andrews.

  • Le regard opprimé

    Le regard opprimé

    Je n’ai de nouvelles du monde que par les yeux des opprimés
    Que masquent le regard partial de ceux qui se croient supérieurs.
    Désormais mon cœur vagabonde là où désire s’exprimer
    La sincérité impartiale envers les êtres dits inférieurs.

    Tableau de Christian Schloe.

  • L’amie imaginaire

    L’amie imaginaire

    Enfant, j’ai souvent éprouvé une amitié approfondie
    Pour un ami imaginaire qui m’enlevait mon vague à l’âme.
    L’autre jour, je l’ai retrouvé, nous avions tous les deux grandis.
    Mais le plus extraordinaire fut qu’elle était devenue femme.

    Tarot de Alana Fairchild et Autumn Skye Morrison.

  • Robes du temps

    Robes du temps

    Si les robes couleurs de temps sont démodées depuis longtemps,
    Les robes couleurs de soleil sont obscurcies par le sommeil
    Et les robes couleurs de lune tombées dans la fosse commune.
    Seules les robes sans prétentions sont, paraît-il, en expansion.

    Tableau d’August Ro.

  • La fontaine aux souvenirs

    La fontaine aux souvenirs

    Dans la fontaine aux souvenirs, les dieux ont perdu la mémoire
    Mais les déesses y ont pleuré des larmes énergétisées.
    Les femmes apprécient de venir dans ses ondes en robe de moire
    Pour sentir l’eau les effleurer d’une caresse magnétisée.

    Gravure japonaise sur bois.

  • Flûte de pan et plume de paon

    Flûte de pan et plume de paon

    Dans la mythologie hellène, un homme à la flûte de pan
    Jouait sa musique rustique empreinte de philanthropie ;
    Dans la mythologie indienne, un homme à la plume de paon
    Jouait sa musique mystique pour en séduire les gopis.

    Krishna est fréquemment montré jouant de la flûte, séduisant les gopis – les gardiennes de troupeaux.

    Tableau d’Arun Kumar Samadder.