Quand la chaleur est moite, l’atmosphère alourdie,
Les vêtements ressemblent à des voiles ballottante.
Celles qui sont adroites et même dégourdies
Par la main se rassemblent en danseuses flottantes.
Tableau de Robert Heindel.
Quand la chaleur est moite, l’atmosphère alourdie,
Les vêtements ressemblent à des voiles ballottante.
Celles qui sont adroites et même dégourdies
Par la main se rassemblent en danseuses flottantes.
Tableau de Robert Heindel.
Si votre femme est attirée vers le plafond après l’amour,
C’est que son cœur a chaviré et réclame un peu de secours.
Et si elle semble sonner les cloches pour appeler l’esprit divin,
C’est que votre coup de galoche donna l’orgasme qui lui convînt.
Tableau de Carlos Schwabe.
Parfois la vie me semble éteinte et je me sens comme estompé
Dans une brume de mensonges où mon âme passe à côté.
Mais voici que l’aube est atteinte et voit sa lumière pomper
Ce que m’ont révélé mes songes perdus sur l’Îlot de Beauté.
Tableau de Quint Buchholz.
Lorsque j’entends tinter les cloches, tout juste à minuit moins le quart,
J’écoute le nombre de Bong égrénés par le carillon
Qui compte le nombre de valoches des anges qui prennent le car
Qui repart en sonnant le gong au paradis des papillons.
Tableau de Carlos Schwabe.
Au coup de feu, servir les dieux, leur cuisiner, leur apporter
Les sacrifices dans les poêles demandent de l’entraînement.
Ce ne serait si fastidieux mais en plus on ne doit rien porter.
On est complètement à poil et tout ça quotidiennement !
Tableau de Carlos Schwabe.
La dame du lac sur la berge inspecte sa peau délicate
Car elle attend les chevaliers, nue, en costume de déesse.
Elle va remettre la flamberge, l’épée aux flammes écarlates
Et s’ils se montrent hospitaliers, la nuit sera enchanteresse.
Tableau de Juan Médina.

Grand-père :
Fils de Louis-Élie du Gard et Germaine-Antoinette de Nîmes,
Je me rangeais dans les poids-plumes parmi les gros bras de Saint-Gilles.
Aussi loin que portait mon regard, mon acuité restait minime
Et mon histoire en trois volumes n’en gardera qu’un corps fragile.
Père :
Aîné de Maryvon-Raymond et de Martine de Marseille,
Le fils entama sa carrière d’autodidacte dans sa chambre.
Puis, vint à Sainte-Croix-du-Mont suivant je ne sais quel conseil
Cependant il fit machine arrière dans les premiers jours de septembre.
Et fils :
Le couple Erwann – dit Théophil – et de Lætitia, érodé
Se sépara durant l’enfance du dernier fils des Riboulet.
Celui-ci garde bon profil car il devra s’accommoder
Pendant son âge d’innocence à supporter ces giboulées.
Tableau de Fabienne Barbier
L’ami Pierrot et sa féline écrivent ensemble au clair de lune
Dont quelques rayons se chevauchent avec la bougie à moitié.
Du coup les rimes orphelines s’accordent à la bonne fortune ;
Le poème en est un peu gauche mais il s’en fout, il est droitier.
Tableau de Vladimir Rumyantsev.


Pour les treize ans de ma minette – ou un peu plus, faisons les fous –
J’offre l’apéritif sucré-salé au bon lait de souris.
Je lui en pose la devinette, cependant elle s’en contrefout
Car l’ivresse des ans est sacrée, c’ n’est pas tous les jours qu’on sourit.
Bien sûr tout est exagéré ! En réalité, elle (re)pose
Comme une déesse d’amour qui peint mais jamais ne se plaint.
Quant à moi, je n’ai qu’à gérer tous les festins qu’elle propose
Afin de vivre avec humour du moment que son verre est plein.
Tableaux de Vladimir Rumyantsev.
Elle se fait les ongles des pieds toujours toute nue, mais distinguée,
Car elle sait que par la fenêtre quelqu’un dans l’immeuble d’en face,
Un homme jeune, un beau pompier, l’observe complètement embringué
Dans une histoire en train de naître due à l’érotique préface.
Tableau de Jack Vettriano.
L’épouvantable épouvantail invite pour la pleine lune
Tous ses amis des alentours, oiseaux, biches et lapins d’amour.
Bien sûr, comme il est sur la paille, ça s’fait à la bonne fortune
Mais chacun apporte à son tour, et l’amitié, et son humour.
Illustration de Quint Buchholz.
Ginette, en perte de vitesse au volant de sa Mercedes,
Brandit brusquement le levier d’un geste ferme de salope.
Alors l’engin de hardiesse se redressa sous la rudesse
Mais sans frémir, sans dévier, de ses quatre pneus, des Dunlop.
Tableau de Joseph Lorusso.
Côté jardin on y voit clair, côté cour on y perd son blair.
Côté jardin tout est en ordre, côté cour tout paraît désordre.
« – J’en ai rêvé, ça me suffit ! Mais votre côté est immonde !
– Ouais c’est ça, tu l’as dit bouffi ! Mais ce n’est pas la fin du monde ! »
Tableau de John Falter.
Les yeux fermés, les seins ouverts, qui donc me regardent le mieux ?
Ces globes tendres aux mamelons semblent me poser la question.
Cette poitrine à découvert me parle bien plus que ses yeux.
Je vais baisser mon pantalon pour leur en faire la suggestion.
Tableau « Salomé » d’Andrzej Malinowski.
J’aime la danse aux mamelons qui rythment si bien la musique !
La flûte de pan enchantée y est sans doute pour quelque chose.
Lorsqu’elles tapent un coup de talon, leurs gros seins défient la physique
Et je ressens, sans me vanter, le poids de leur métamorphose.
Tableau de Frank Brangwyn.



Quatre figures féminines ou quatre figures de proue,
Les mains tendues comme menace, peut-être crispées de douleurs.
La vague puissante et maligne vous effraie-t-elle peu ou prou ?
À moins qu’elle ne cède la place à une explosion de couleurs.
Quatre figures de femmes, aux traits convulsés, à la main tendue en un geste de menace, ou crispé par la douleur, et, entre ces figures, d’autres têtes qui apparaissent également effrayantes et hagardes, rendent bien ce qu’il y a de terrifiant et de lugubre dans la vague. Gaspard Vallette.
Tableau de Carlos Schwabe, 1907.
Les rendez-vous au fond des bois ne sonnent pas du fond du cœur.
Ni oui ni non, ni blanc ni noir, la belle n’a pas répondu
À son fiancé Robin Dubois qui est venu à contrecœur.
L’amour résonne sans espoir parmi les feuilles répandues.
Tableau de Zorikto Dorzhiev.
Finalement c’était un arbre qu’elle désirait profondément
D’avec un beau prince sarment feuillu tout en bois d’acajou.
Et comme elle n’était pas de marbre, elle se mit nue complètement
Afin de lui prêter serment et de l’embrasser sur la joue.
Tableau de Zorikto Dorzhiev.
Dans l’eau de la claire fontaine où elle se baignait toute nue
Contrairement à l’ami Georges le vent n’était point fanfaron.
En revanche, les trois capitaines lui ont dérobé sa tenue
Mais elle les perdit dans les gorges et les larrons furent marron.
Tableau d’Alexi Zaitsev.
Pour agrémenter la vitrine du rendez-vous avec les dieux,
La gardienne du feu sacré parfume le temple d’encens.
Elle dévoile sa poitrine pour que l’accueil soit plus radieux
Fors une impudeur consacrée et fors à l’amour renonçant.
Tableau d’Alfonso Savini.
Toute revêtue de lumière auréolée de chevelure,
Sa nudité fait mal aux yeux comme un sex-appeal dévoreur.
Je ne sais quelle costumière a composé cette parure
D’un tissu aussi merveilleux que les habits de l’empereur.
Tableau d’Aleksandr Pavlovets.
Entre quatre yeux, entre quatre seins,
Le miroir répond toujours aux questions.
Quant à la plus belle, belle des réponses,
Il doit réfléchir sans perdre la face.
« Tout est merveilleux, ces deux corps sont sains !
Mais anticipons à la suggestion ;
Choisir la plus belle, alors je renonce ;
Ne saurai fléchir entre vos deux grâces. »
Tableau de William Orpen.
Quelques petites fleurs des champs en souvenir d’une balade ;
Petits témoins bleus, roses et blancs, émotions d’une promenade ;
Petites notes, bonheur du chant dont la forêt m’a fait l’aubade
Accompagnée des cris tremblants des oiseaux à la roucoulade.
J’en ai dessiné la portée avec des noires et des blanches,
Avec des fleurettes nacrées rondes ou accrochées à souhait.
Après le vent l’a emportée à travers les arbres et leurs branches
Où résonnait l’écho sacré parmi les feuilles enjouées.
Mais le bouquet reste éternel car la magicienne peintresse
Au mur, l’a immortalisé pour vivre les quatre saisons
Sur une toile maternelle riche en couleurs et de tendresse
Dont l’éclat s’est cristallisé à l’intérieur de la maison.
Tableau de Fabienne Barbier
Les animaux aussi manifestent contre la modernisation
D’une manière prosaïque, justement sans revendiquer.
Devant les machines qui empestent, avec peine et consternation,
Ils disparaissent en mosaïque devant ce monde compliqué.
Tableau de Nicole Gustafsson.
Je demande la parole et réclame l’Apérol
Qu’on verse dans un grand verre rempli jusqu’aux quatre tiers.
L’apéritif Barbieri dont Fabienne Barbier rit
Est le remède démoniaque contre mes nuits insomniaques.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Tandis que tout le monde dort, il y en a toujours un qui veille
Comme le berger des beaux rêves qui compte et compte ses moutons.
Tandis que sous la couette d’or la mère doucement sommeille
D’une respiration si brève qu’elle en fait sauter ses tétons.
Tableau de Igor – Krapar – Shcherbakov.
Un rêve solitaire, tout le corps replié
Pour écouter le cœur dans le sein de ma mère.
La joue contre la terre, un moment oublier
Mes peines et mes peurs un moment éphémère.
Le corps nu pour trembler aux caresses du vent,
Les pieds nus pour sentir la brise sur les plantes,
Afin de ressembler comme j’étais avant
Avant de ressentir une ivresse troublante.
Tableau de Igor – Krapar – Shcherbakov.
Nos veines ont soudain bleui mais ce n’était pas de froid,
Nos corps ont aussi rougi comme la première fois,
Nos yeux se sont éblouis mais ce n’était pas d’effroi,
Et nos sexes ont rugi mais comme une seule voix.
Tableau de Igor – Krapar – Shcherbakov.
Dans le canton,
Sur le ponton,
Nous barbotons
Jusqu’au menton
Comme ingénus,
Nous baignons nus,
Nus dans la mare
Aux nénuphars.
Puis tu viendras
Entre mes bras,
Et je viendrai
Pour engendrer.
Puisque commence
Une romance,
Au petit jour
Faisons l’amour.
Puis à la fin,
Quand on a faim,
Quelques boissons,
Quelques poissons.
Et puis demain
À quatre mains
Nous construisons
Notre maison.
Alors plantons,
Sur le ponton,
Le premier clou
De notre igloo.
Igloo de bois
On peut, ma foi,
En faire ici,
Pas de souci !
Tableau de Igor – Krapar – Shcherbakov.


Lorsque j’ai sonné à sa porte je n’étais pas un inconnu
J’étais son tout nouveau voisin et je venais d’emménager.
Et là, que le diable m’emporte, elle m’a ouvert à demi nue
Les mains cachant son magasin de mamelles avantagées.
Comme je lui laissait le temps d’ passer une robe de chambre
Elle m’offrit comme boisson une bouteille de Chablis.
Mais une fois fermé le battant de la porte de l’antichambre,
J’ai vu des milliers de poissons avant de sombrer dans l’oubli.
Illustration de Bill Sienkiewicz.
Comme je suis un peu sorcier, je capte vos cerveaux crédules !
Tout ça n’est qu’une comédie dictée par des filous fêlés !
À propos de points négociés sur vos retraites ridicules ;
Notamment tout ce qu’on vous dit dans les médias et la télé.
Illustration de Bill Sienkiewicz.


Suivez la femme qui dessine directement sur son corps nu
Et qui exprime ses désirs par une histoire sans parole.
Une fois partagé son plaisir de passer à la casserole,
Elle efface tout dans sa bassine pour calmer son mari cornu.
Tous les jours elle recommence une nouvelle histoire à suivre
Vous pouvez vous y abonner mais vous y perdrez la santé
Une fois commencé la romance, vous aurez hâte de poursuivre
Et dès l’habitude adonnée, vous deviendrez impatienté.
Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.


Il n’apparaît à contrejour que les traits de sa silhouette
Qui dévoile un peu de ses charmes mais difficiles à percevoir.
Vêtue de ses plus beaux atours, la peau que sa mère lui a faite,
Elle vient sans déclencher d’alarme sans qu’on puisse l’apercevoir.
Vous l’avez vue ? Il est trop tard désormais pour vous échapper !
Sa toile est déjà crochetée et vous vous êtes pris dedans.
Mais si vous êtes un peu fêtard vous n’serez pas handicapé
Car elle va vous acheter pour danser en tenue d’Adam.
Illustrations de Marjorie Cameron et de Paul Colin.


Toutes ces images des villes s’enfoncent inexorablement
Fondues au brouillard de l’histoire et les registres du passé.
Que le temps me paraît servile, qui passe impitoyablement
Au moulin de la préhistoire mon patrimoine compassé.
Les vieux magasins, les boutiques, les vieux troquets, les restaurants,
L’un après l’autre cèdent la place à la mode contemporaine.
Et les boulevards nostalgiques sont devenus expectorants
Par la pollution qui remplace la fumée des fêtes foraines.
Tableaux d’Alvaro Castagnet.
Le flou artistique authentique côtoie les brumes naturelles
Où la nature féminine déploie tout son charme mutin.
Mon petit étang romantique se confond dans une aquarelle
Où dans la lumière minime, s’ébattent nymphes et lutins.
Tableau de Chris Forsey.
L’art, au carnaval de Venise, de se montrer énigmatique
Relève d’un peu de magie et surtout de beaucoup de charme.
La témérité galvanise la séduction charismatique,
Le zeste d’humour qui agit pour provoquer le rire aux larmes.
Loup de velours, frêle accessoire, permet aux yeux de transpercer
Celui qui croit la reconnaître mais qui ne fera qu’y surseoir.
Une cage à roses en balançoire et deux colombes à disperser
Pour envoyer par les fenêtres le courrier des amours du soir.
Puis, un joli décolleté qui fera baisser les regards
Des idiots qui se trahiraient en ne s’adressant qu’à son corps.
Car ceux qui seront bécotés, devront quitter l’esprit hagard
Et laisser leur cœur attiré cesser de battre les records.
Tableau de Jeanne Saint Chéron.
Je me sens suspendu comme sur la sellette
Depuis mon intérieur à rompre l’équilibre.
Me voici confondu et mon âme seulette
Se penche à l’extérieur pour laisser le cœur libre.
Si j’étais cette femme, je serais tout son corps
Qui s’entrouvre au matin pour le plaisir des yeux.
Je verrais par ses seins et par son ventre encore
L’amour qu’elle présente à ce chat merveilleux.
Si j’étais ce matou, je ronronnerais fort
Pour apprécier le charme de ma belle maîtresse.
Je sentirais ma queue d’un soyeux réconfort
Pour attirer sa main, savourer la caresse.
Puisque je suis un homme, je laisse parler le cœur
Qui trouvera les mots pour connecter le sien.
Et s’ils s’accordent ensemble, chantent le même chœur,
Elle sera ma colombe et moi, son magicien.
Tableau de Jeanne Saint Chéron.



La liberté délimitée au respect qu’on doit à autrui
Devient vite une étroite cage quand autrui prend beaucoup de place.
Mais l’habitude d’imiter un monde qui s’auto-détruit
Accélérera davantage le retour à l’âge de glace.
L’égalité dans les idées devrait permettre de discuter
Avec ceux qui ont des couleurs d’idéologies différentes.
Hélas, chacun a décidé de convaincre ou se disputer
À faire adopter ses valeurs qui sont les plus prépondérantes.
La fraternité des oiseaux consiste à construire son nid
Et pondre un œuf sur le chemin d’une vie libre et sans effort.
Pour mieux gouverner les zozos qui croyaient vivre en harmonie,
La fraternité des humains consiste à être le plus fort.
Tableaux de Catrin Welz-Stein.



Pour une bonne heure de lecture, je plonge dans la littérature ;
« Les fleurs du mal » de Baudelaire à lire sous le belvédère,
« À la recherche du temps perdu » malgré son style un peu ardu
Et « Les voyages fantastiques » de Jules Verne sont orgasmiques.
Naturellement je voyage parmi les plus belles images ;
Bandes dessinées, s’il vous plait, dont le graphisme me complaît,
Monet, Van Gogh et Picasso comme aquarelles en thalasso
Et pour clore l’encyclopédie quelque original inédit.
Pour m’évader dans la nature je suis la voie de l’écriture ;
Je vais chercher l’inspiration sur les sites d’admiration.
Je me connecte à la fréquence des arbres aux plus belles essences
Et, de retour à la maison, vous me direz si j’ai raison.
Illustrations d’Andrea de Santis.
Plutôt que ramer en arrière, je préfère l’instrument avant
Avec lequel je cours les plages dans l’air du temps contre le vent.
Quand la pluie dresse sa barrière, je joue l’ouverture devant
Le brouillard et les gros nuages par un prélude bien émouvant.
Tableau de Jimmy Lawlor.
Les mouettes jouent pizzicato tandis que gronde l’océan ;
Le vent siffle à travers les nues et les coups de tonnerre éclatent.
Mais quel est donc ce zigoto perché sur ses rochers géants ?
Le compositeur inconnu dont la partition se dilate.
Tableau de Jimmy Lawlor.
Sans rideau et sans vêtement, laissant les volets grand ouverts,
Elle s’amuse à poser nue en dodelinant sa poitrine.
Heureux celui, honnêtement, qui, à visage découvert,
Demandera à l’inconnue quel est son prix dans la vitrine.
Tableau de Tito Merello Vilar sur https:imginn.comtagsTitoMerelloVilar?lang=fr .
Lorsque je pars, je perds la tête aussitôt que le sommeil tombe,
Je veux dépasser la lumière et mon ombre heurte les rameaux.
Heureusement, en pense-bête, la lune m’envoie sa colombe
Qui me prêtera sa dernière plume pour vous écrire un mot.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Après l’alcool d’Apollinaire ou l’absinthe d’une aventure
Le corps se prépare au voyage dont l’âme sera passagère.
Le cœur bat un coup de tonnerre, l’esprit vocifère : « En voiture ! »
Et le temps d’un déshabillage, me voici en terre étrangère.
Tableau d’Autumn Rozario-Hall.
Tous les matins sont emmêlés mes rêves extraordinaires
Qui tournent autour de ma tête comme une brume féerique.
Je n’essaie pas d’en démêler car ils sont les préliminaires
À tous les prétextes de fête pour mes fantasmes chimériques.
Tableau de James Jean.
Quand je lui avoue mon amour, le soleil éclate sa voix
Et son cœur répand la lumière qu’elle doit cacher à ses yeux.
Plus resplendissant que le jour, les doigts fermés à claire voie,
Son âme répond la première et me dit : « C’est toi que je veux ! »
Tableau de Piru.
L’une déroule le fil, l’autre tricote sa vie
Du passé dans l’obscurité à la lumière du présent.
Tous les souvenirs défilent, se déroulent et sont suivis
Parfois d’un nœud hérité qui s’en va en reprisant.
Tous les moments douloureux qu’on s’amuse à dévider,
Tous les moments ridicules qu’on évite de montrer,
Tous les moments langoureux où l’on ne s’est décidé
À ce que sa vie bascule vers une insolite contrée.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Par le miroir du talisman qui en reflète les rayons,
Une fille nue éblouit par la protection du soleil.
Je n’évite l’évanouissement qu’en détournant son médaillon
Par une pensée épanouie que je murmure à son oreille.
Tableau de James Jean.
Tous ces petits « moi » intérieurs qui défilent en transparence
Au fil du temps et des journées comme une fleur à sa corolle ;
Quand on me voit de l’extérieur et qu’on juge mon apparence,
On a tendance à s’ajourner selon celui qui a la parole.
Tableau de Dain Yoon.


Lapine comète, comète lapine,
Qui parcourt l’espace aux mondes inconnus.
Planète en planète, elle galopine
Tandis qu’elle passe d’un air ingénu.
Au-delà des mers, par-dessus les îles,
Lapines et lapins, tous s’envoient en l’air.
La fête des mères, les pères en exil
Mettent le grappin sur d’autres insulaires.
Illustrations de Schinako Moriyama.