« Pendant ce temps Ô ALLEGÔRÏÄ vit.
Nous sommes un peu déconnectées sur Atlantïs
mais nous pensons souvent aux LLyrïädes.
Elles nous manquent… surtout le soir.
Et les bébés aussi ! »
Princesse ÄLLÏÄ, Gardienne du Souffle Premier

Comme les Llyrïädes ont trois enfants – et même bientôt six à nourrir –
Il faut alimenter leurs mères qui doivent leur fournir le lait.
Alinéor, apostrophant les hommes pour les secourir,
Les a mis aux taches amères pour alimenter le palais.
Ô ALLEGORÏÄ est une ruche avec ses abeilles ouvrières ;
Irénée-l’ancien et Lïlïth s’occupent de la pharmacopée.
Yavänor construit une huche quand hier ses femmes récrièrent
Un meuble qui leur facilite le dépôt des pains en flopée.
Alinéor au potager cultive et soigne ses légumes,
Plus un verger ensoleillé pour les fruits les plus variés.
Irénée-le-jeune, usager des cannes-à-pêche, s’accoutume
À pêcher, vider, écailler tous les poissons répertoriés.
Tandis que Laurelïne et Loreleï veillent sur leurs petits royaumes,
Les berceaux vont de mains en mains dans un concert de gazouillis.
Malgré cela, vaille que vaille, on voit souvent rôder les hommes
Distribuer leurs gestes humains, guiliguilis et chatouillis.
On se retrouve au déjeuner, au diner ainsi qu’au souper ;
Parfois la nuit quand bébé pleure, on le console sur son giron.
Et quand les filles sont surmenées, les hommes se laissent entourlouper
Et, bien qu’ils sachent que c’est un leurre, vont lui donner un biberon.
Alinéor, dans sa cuisine, est le véritable maître d’œuvre ;
Il organise ses menus des jours et des jours à l’avance.
Il lit beaucoup de magazines afin de se mettre à l’épreuve
Par maintes recettes obtenues avec des herbes de Provence.
De temps à autre une cavalcade ou une chute dans l’escalier.
Et Geminïä sonner l’alarme : « Les petites m’ont encore écrit ! »
Alors on attend l’estocade de ce service épistolier
Qui, mais c’est bien là tout son charme, vient clamer à cor et à cri !


Illustrations de Ledalïä.
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