Aux confins des grands lacs

« Rapport N°9 avec les dauphins.

Les lacs d’Atlantïs sont si vastes que leurs rivages finissent par disparaître.
Éôlïane et Azurïanne s’en donnent à cœur joie.
Au terme de notre traversée, une île est apparue au couchant avec une auberge fréquentée par des voyageurs venus d’horizons très divers. »

Princesse ÄLLÏÄ, Gardienne du Souffle Premier

Aux confins des grands lacs

« Remettez vos torques personnels si vous voulez communiquer ! »
Dit ÄLLÏÄ qui les a rejointes avec le reste de l’équipe.
« Les licornes, c’est exceptionnel ! » dit Nérëatïs sans tourniquer
Autour de la question conjointe sur leur télépathie pratique.

« Pour les centaures, c’est différent ; ils échangent avec les dodos
Qui par les licornes complices vous font croire à leur don d’oracles.
Nos animaux sont afférents au contact des créatures d’eau
Ainsi les sirènes remplissent les conditions de ce miracle ! »

« Je vous invite maintenant à nager avec les dauphins ! »
Leur propose alors Nérëatïs. « Ils sont non seulement familiers
Mais sont extrêmement étonnants et nous emmèneront aux confins
Des réseaux de lacs d’Atlantïs et vous en serez cavaliers ! »

« Mettez vos torques a minima car ici on se baigne nu
Et approchez-vous des dauphins qui vous laisseront les monter ! »
Et tous suivre sans cinéma le conseil qui fut convenu,
Poursuivant un banc d’aiglefins à cheval sur les bêtes domptées.

« Yahou ! » crie Éôlïane émue ; « Taïaut ! » crie Azurïanne ravie
Suivies par tous leurs camarades à l’assaut des lacs d’Atlantïs.
Les sirènes ont été promues éclaireuses selon les avis
Favorables à la pétarade des hallalis qui retentissent.

Les éclaireuses faisant la course, Nérëatïs profite du moment
Pour montrer la végétation et les serres qu’on voit au lointain.
« Ces jardins sont notre ressource prioritaire d’aliments
Nous en semons nos plantations parmi les îlots de plantain ! »

À la poursuite du couchant, ils parviennent au bout de la mer
Car les lacs à perte de vue ont effacé tous les rivages.
Sauf une île où vont cravachant les montures sous les vents amers
Jusqu’à une auberge pourvue d’un immense port d’arrivage.

Illustration de Ledalïä.

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