Dans la peinture parallèle, le peintre imprime ses tableaux ;
Le premier n’a que les contours et le deuxième, ombre et lumière.
Le troisième est en diallèle mais il faut l’voir par le hublot
De l’expérience qui fait des tours par ses illusions coutumières.
Alors chaque œuvre est reproduite, engendre un nouveau créateur,
Le pinceau copie la copie et l’origine se retire.
Quand le dernier tableau médite en contemplant son spectateur,
On ne sait plus qui peint la vie ni quel regard vient de nous lire.
Et en poésie, c’est pareil ! La première ligne est une accroche
Qui oblige le lecteur curieux à continuer la deuxième ligne
Qui commence à tirer l’oreille avec ses rimes qui s’approchent
D’un hypnotisme des plus furieux mais qui sait demeurer très digne.
Représentation du peintre Bart van der Leck illustrée par Joost Swarte.
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