Ô ÏÄMÔURÏÄ a-t-il une âme ? Sûrement car il nous emmène
Franchir la dimension des limbes et ses royaumes interdits.
Interdits car traités d’infâmes par de critiques énergumènes
Craignant que la pudeur regimbe devant le stupre abâtardi.
Franchies les frontières de feu, Laurelïne toujours sans vêtement
Flambe aussitôt ce qu’elle touche par chance sauf les êtres vivants.
Mais elle peut faire ce qu’elle veut des cœurs qui viennent, véhéments,
Défier son silex sur sa couche pour des ravissements émouvants.
Mais dans l’océan primordial revient la sensualité
De Loreleï, sirène ineffable, presque impossible à dominer
Sauf par un amour abyssal qui offre à sa sexualité
Toute l’ampleur indispensable à ses ardeurs inopinées.
Ouvrez le centre de la Terre et la femme à l’âge de pierre
Et éprouvez ses tremblements, ses failles, ses crises émotionnelles !
Ressentez sa matrice austère se refermer dans la prière
De vous mettre au monde simplement et vous nourrir à ses mamelles.
Rêvez maintenant en couleurs et folie hallucinogène !
La nudité est, en peinture, la vérité de la passion.
Ledalïä, le souffre-douleur, car le moindre sein nu la gêne,
Se serrera tant la ceinture qu’elle craquera de compassion.
Ouvrez les portes de l’espace, l’éther et ses constellations !
Geminïä vous sort le tapis rouge et vous invite décontractée.
Ambassadrice de première classe, elle a une autre appellation :
Ses seins dans son corsage bougent tant qu’on l’appelle « Voie Lactée » !
Enfin le rêve le plus sublime tant cristallin que métallique
Avec les filles du futur et leur nudité naturelle.
Gorge de cristal en abîme, mamelles perlant d’un lait ferrique
En font, sous toutes les coutures, voir leurs beautés intemporelles.
Illustration de Ledalïä.
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