
Quand Lïlïth est née de la terre, elle était nue comme ce vers
Qui vient chercher entre ses seins une rime riche si possible…
Puis poursuit sa course solitaire l’air inquiet, le regard sévère,
Et se dirige vers le bassin en atteignant l’inaccessible !
Quand Lïlïth a pris forme humaine au flanc des montagnes de cendre,
Les continents se sont ouverts face à sa sensualité.
Les premiers jours de la semaine semblaient vouloir enfin comprendre
Pourquoi la terre au cœur sévère cachait tant de fécondité.
Alors le vers est revenu à l’assaut des grottes profondes
Qu’il a pénétrées en vainqueur en poussant son cri triomphant.
Un ovule l’a pris au lasso pour que sa rime la féconde
Et c’est ainsi qu’est né, au cœur de la matrice, son enfant.
Tableau de Vanessa Lemen.
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