
Un imperméable transparent avec un parapluie opaque…
Cette apparition semble un signe à défier le mauvais temps.
Je le sais car je suis parent avec les clochettes de Pâques
Qui tintent de manière indigne à faire ouvrir les pans flottants.
Je suis le vent un peu fripon et qui s’engouffre entre les seins
Pour caresser les mamelons et goûter leurs perles de lait.
Quand je soulève les jupons, je remonte le long du bassin
Mais s’il s’agit d’un pantalon, je fuis ! Mon Dieu ce que c’est laid !
Là, je glisse sous l’imper tremblant comme un secret dans la pluie fine,
Le tissu colle à sa peau nue comme un songe un peu libertin.
Ses yeux pétillent –c’est troublant – tandis que sa hanche mutine
Transforme l’averse ingénue d’un œil satyre clandestin.
Illustration de Georges Pichard.
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