
Dans la campagne présidentielle, tous les chemins mènent à l’homme
Qui veut bâtir à son idée la France qu’il veut pour demain.
La droite voit une providentielle baisse d’impôt d’un coup de gomme
Et la gauche n’a pas décidé où mettre la première main.
Le centre suspend sa passerelle par-dessus deux camps opposés ;
Le Rassemblement pose des grilles tout autour de sa forteresse.
La République se querelle avec ceux qui ont proposé
De demander à ceux qui brillent de donner ce qui l’intéresse.
La Renaissance n’a pas eu lieu, pas plus que la règle de trois
Qui divise les fonctionnaires en multipliant les dépenses.
Le trou de la sécu au milieu se retrouve alors à l’étroit
Et les gendarmes débonnaires sont tous retombés sur l’enfance.
Illustration de Maurits Cornelis Escher.
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