
Nous avions déjà trois sirènes dans notre tendre gynécée
Et ç’aurait été suffisant mais une quatrième arriva.
Elle arborait un port de reine et une queue olivacée
Au bleu de Provence irisant la vénusté d’une diva.
Nous comprîmes rapidement, devant tant de délicatesse,
Que si elle parlait d’algues rares, de coraux et de pierreries,
C’est qu’elle apportait dignement sa propre forme de sagesse
Avec des gestes qui nous égarent dans d’impossibles pitreries.
Nous pensions tous avoir atteint le quota des femmes marines ;
Le recensement du lagon semblait enfin bien achevé.
Mais les océans sont taquins et leurs profondeurs libertines
Nous envoyèrent ce cas abscons divinement parachevé.
Tableau d’Alireza Aghamiri.
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