La biche brame au clair de Lune… mais elle est aussi polymorphe ;
Quand son mari est en danger, par un cri vociférateur,
Elle prend, comme forme opportune, l’image d’un grand cerf amorphe
Pour éviter qu’il soit mangé par un sinistre prédateur.
Le vieux cervidé de bruyère abrite un royaume en ses flancs,
Des arbres poussent dans ses veines et des rivières dans ses songes.
Quand il soulève sa lumière par des vents glacés et ronflants
Qui se poursuivent à perdre haleine dans un appel qui se prolonge.
Dans ses ramures s’entrelacent les constellations de l’automne,
Les oiseaux, porteurs éoliens, transmettent les ondes azurines.
Et quand son âme se déplace, la forêt entière frissonne
Comme un temple végétalien où sa vestale tambourine.
Tableau de Vasil Mushyk – aussi connu sous le nom Vasil Woodland.
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