Le jour où j’ai rencontré Loreleï

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« Ce n’est pas l’homme qui prend la mer pourtant c’est la mer qui prend l’homme… »
J’avais entendu ce proverbe sans vraiment prêter d’attention.
Pourtant la vie semble éphémère avec la mort pour seul binôme
Or moi, je suis de la mauvaise herbe mais nourrie de bonnes intentions.

La mort a voulu m’arracher ; autant de fois j’ai résisté.
Toujours plus fort, toujours plus ferme, et je résiste plus encore.
La dernière fois j’ai cru cracher ma dernière envie d’exister
Mais Loreleï y a mis un terme et m’a saisi à bras le corps.

Depuis je chevauche les vagues avec l’ardeur d’un vrai triton
Car ma Loreleï m’a transformé depuis qu’elle est devenue mère.
Quand je la prends, mon cœur divague et bat la mesure dans le ton
D’un acte d’amour consommé entre un humain et une chimère.

Tableaux de Jim Warren.

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