
L’acteur change son apparence, il dissimule son visage ;
Pour chaque nouveau spectateur, il a un masque de rechange.
On ne voit plus la différence entre l’hypocrite et le sage
Car il se rit de notre malheur, tel un démon à face d’ange.
Il s’assoit dans sa propre paille, prisonnier de son beau costume,
Tandis que tous les masques au sol rient de son règne de papier.
On attend que le vernis s’écaille pour qu’enfin à titre posthume
On dise adieu à ce guignol qui nous a tous cassé les pieds.
Si labourage et pâturage sont les mamelles de la France,
C’est nous qui sommes les vaches à lait d’une Europe faite pour les riches.
Les forces de l’ordre ont la rage depuis qu’elles mordent à outrance
Ceux-là même qui, au pis-aller, n’auront que des terrains en friche.
Tableau de Michael Cheval.
Laisser un commentaire