Elle a commencé par les pieds, à les baiser comme il lui sied ; Elle est remontée jusqu’aux hanches – pour lui, c’était comme un dimanche – Puis elle l’a tant embrassé que le bonhomme foutrassé En a vraiment perdu la tête quand elle a crié « Alouette ! »
Puis elle l’a mangé tout cru – si vous l’saviez, l’auriez-vous cru ? – Puis elle a sucé goulûment le gland, la verge, tout l’instrument. Elle s’est cuisiné le cœur cuit et flambé à la liqueur Mais elle n’a pas mangé le foie qu’elle garde pour la prochaine fois.
Si l’on compare la femme à Dieu – ce qui n’est pas si sot en somme – Évidemment c’est sa matrice à l’origine de la vie ! Les seins nourriciers dispendieux gorgés de soleil ont fait l’homme À son image bienfaitrice, bien abrité pour sa survie.
Du coup, le serpent et la pomme seraient donc les fruits défendus Dont l’homme a tété goulûment le bon lait de la connaissance. Il y aurait donc un nouveau tome, nouveau testament invendu, Dont on aurait résolument fait l’autodafé à l’essence.
Tableau de Hannah Silivonchyk sur https:www.livemaster.rutopic980417-dobrota-i-trogatelnost-v-kartinah-anny-silivonchik .
Voici le fils de l’ailé-faon qui se prend pour un cerf-volant. Quel défi à la pesanteur pour le pachyderme léger ! Qui est son père ? L’éléphant ou un drôle d’oiseau convolant Avec la mère dont l’enchanteur Merlin a voulu galéjer ?
Tous les enfants adultérins, illégitimes et bâtards Sont pourtant plus évolués et bien plus beaux que leurs parents. Reste à partager le terrain et les ressources sans retard Avec ces coucous salués par des exodes exaspérants.
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La femme, le plus bel instrument, connaît tellement la musique Que j’ai plaisir à l’enfourcher et lui pousser la chansonnette. Allegretto mais congrûment, d’un doigté assez kinésique Et puis tendrement l’emboucher sur ses deux lèvres mignonnettes.
Quand l’instrument bien échauffé commence à monter les aiguës, C’est au tour de l’archet phallique dans ses va-et-vient soutenus. La belle, à peine effarouchée miaule d’orgasme suraiguë En un cantique vocalique en hommage à la verge nue.
L’infini, au cœur de la femme et sa matrice transcendante, Génère l’humanité entière depuis sa première occurrence. Sans doute, le nombre des âmes ainsi créées et abondantes Doit avoir atteint la frontière d’une absolue persévérance.
Je lui tirerais bien mon chapeau mais déjà la circonférence À son pourtour nous en évoque le symbole incommensurable. La femme serait le « da capo » de la musique à tempérance Sur la partition équivoque d’un univers impénétrable.
C’est pourquoi j’y reviens souvent au fil de mon inspiration Car chaque cycle est un poème à l’honneur de sa vénusté. Les voyages toujours émouvants au cours de chaque narration Font vibrer mon cœur de bohème d’une illimitée volupté.
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Le miroir de l’œil d’une femme renvoie l’envie de l’œil d’un homme Et doit suggérer l’illusion d’une profonde séduction. À défaut du miroir de l’âme, il met l’accent au maximum Sur ce qui prête à confusion pour le mâle en pleine induction.
Alors par le compas dans l’œil et le pinceau de mascara, Se souligne un regard de braise qu’agrandit le feu du désir. Quand les appas font bon accueil à leur costume d’apparat, Tout le charme ramène sa fraise dans un mirage de plaisir.
Tableaux de Jantina Peperkamp sur https:arthur.ioartjantina-peperkampspiegeltje-ii?crtr=1 .
Le hibou, la souris, le rat et la perdrix Qu’ils soient mâle ou femelle n’ont qu’un nom au bestiaire. Le genre homme ou femme, aujourd’hui amoindri, Se veut neutre ou sexué mais se scinde au vestiaire.
L’homme deviendrait « hemme » et la femme serait « fomme » Ou bien juste « MME » lorsqu’« ile » en perd la tête. Il faudrait réécrire l’histoire de la pomme Afin qu’Adam et Ève partagent la vedette.
L’un avec ses lunettes de la couleur du mâle, L’autre avec ses lunettes de la couleur femelle ; Les humains se détachent de leur source animale Afin de remodeler leurs bourses et leurs mamelles.
Cette aventure en jaune fille quand tu es née pour être femme Afin de voir la vie en rose et semer partout le bonheur, Te fait fonder une famille qui développera ton âme Et rougira tes jours moroses lorsque les règles sonnent l’heure.
Mais l’aventure des jaunes gens qui sont nés dans la peau d’un gars Se révèle être, pour la bleusaille, une aventure qui vire au vert Comme la couleur de l’argent des billets qui rendent gaga Et mettent l’amour sur la paille et la famille à découvert.
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De la Anse de la Fausse-Monnaie, à pied jusqu’au Vallon des Auffes, Passant la Anse de Maldormé et longeant le port de Malmousque, Tu sentiras t’époumoner les grosses vagues dont la voix off Saturent le chant déformé des sirènes du petit port ousque…
…Tu découvriras chez Fonfon le secret de la bouillabaisse D’un cotre ayant appartenu au Comte de Monte-Cristo. Plonge, le fond n’est pas profond, tu trouveras le tiroir-caisse Du contrebandier parvenu au titre du Roi des Cuistots.
Le Vallon des Auffes, petit port célèbre à Marseille.
Lorsque le lièvre prend sa revanche – sans que La Fontaine l’ait su – C’est bien dommage car la tortue possède d’autres stratagèmes. Par exemple, elle suspend aux branches des chronomètres à son insu Dont le mécanisme s’évertue à donner un temps hors barème.
Ou bien elle laisse gagner le lièvre tout exalté par sa victoire Cependant disqualifié pour un dopage scandaleux Car la tortue, lors de la fièvre du départ, lui avait fait boire Un café noir tonifié par des stimulants frauduleux.
Dernièrement il a gagné mais sa réussite est amère Car la tortue est décédée – elle serait morte de vieillesse. Alors triste il a regagné après son triomphe éphémère Son gîte d’un air excédé par cette fausse gentillesse.
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La demoiselle d’Avignon poursuit les œuvres délaissées Notamment celles inachevées qui squattent les murs des musées. Alors elle rajoute des lorgnons, paupières et mentons rabaissés, Caricatures parachevées de ridicule pour s’amuser.
La Joconde se voit arborer un large sourire édenté ; L’homme à la pomme de Magritte n’a plus qu’un trognon sur la poire ; Escher et Gustave Doré voient leurs gravures enchantées Garnies de couleurs hypocrites et graffitis ostentatoires.
Elle déguise les femmes nues sous de grotesques accoutrements Et verse des seaux de peinture avec ses adeptes activistes. Elle dégrade sans retenue les œuvres de détournements Sous prétexte d’art immature qu’elle améliore à l’improviste.
Tableaux de Cesar Santos sur http:www.juxtapoz.comnewssyncretism-by-cesar-santos .
Heureusement les papiers-peints de nos années soixante-dix Ont été relégués au stock des gabegies les plus grotesques. Avec l’orange sans pépin, rouilles et citrouilles qui verdissent Et l’ambre dégoulinant flic-floc en ridicules arabesques !
Sans doute après un mauvais vin, nos grand-mères complètement saoules Ont dû faire valser les couleurs en improvisant un tango Argentin fougueux et divin jusqu’à c’qu’un espagnol déboule Et les renverse sans douleur mais sur un air de fandango.
Je ne sais pourquoi de nos jours, les couleurs sont assez fadasses Sur les t-shirts et les polos, les bermudas, les pantalons. Je repense encore et toujours à ces tapisseries tiédasses Mais dont les motifs rigolos égayaient tout de même les salons.
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Le jour J, à l’heure du thé, nous sommes toujours occupées À lire dans le marc de café l’avenir des pays en guerre. Le lendemain, à l’instant T, les lettres D, P, I, O, Q, P Se retrouvent toutes parafées comme signatures vulgaires :
E.M. signe pour la France, V.P. attaque en bas de page, J.B. fait une grosse tache et X.J. a posé son sceau. K.M.1. émarge à outrance, F.W.S. lui aussi s’engage Et Charles III, nouveau potache, figure comme le dernier sot.
Le samedi on fait les courses, on profite de la vie moderne ; La société de consommation nous ouvre ses bras fallacieux. Mais on dépense de gros débours car le moral à la lanterne A besoin de son addiction et ce besoin est capricieux.
On fait l’éloge de la fuite ; tant pis si l’on court à sa perte ! Au pire des cas, on se révolte car ce n’est pas de notre faute. Toutes les semaines, ainsi de suite, on finit par donner l’alerte Si par malheur notre récolte n’obtient pas la meilleure note.
(Tableaux de João Vaz de Carvalho. « Se révolter, c’est courir à sa perte, car la révolte, si elle se réalise en groupe, retrouve aussitôt une échelle hiérarchique de soumission à l’intérieur du groupe, et la révolte, seule, aboutit rapidement à la soumission du révolté… Il ne reste plus que la fuite. » Henri Laborit.)
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Les grandes passions aquatiques ont leur sirène chasseresse Armée du trident de Neptune à l’instar de l’arc et des flèches. Celle-ci, tout autant romantique, nage et traque avec allégresse Les rencontres fort opportunes qui vivront d’amour et d’eaux fraîches.
Le trident est empoisonné à la folie des profondeurs Qui précipite les amoureux en copulations colossales. Et dans les grottes cloisonnées résonnera l’échosondeur Qui proclamera langoureux toutes les naissances abyssales.
À force de me répéter « vivement qu’on soit vendredi ! » Dès le lundi, j’en ai les larmes aux yeux qui rappellent la mer. J’en ai le regard hébété du mardi jusqu’au mercredi Et le jeudi sonne l’alarme : « plus que vingt-quatre heures amères ! »
Heureux comme un poisson dans l’eau, je batifole ce jour-là ; L’aïoli devient un festin et la Bouillabaisse est divine. Mais le week-end part au galop à tant faire la bamboula Qu’arrive ce terrible destin… que tous les travailleurs devinent.
À force d’être vêtue de laine, la bergère a poussé le vice À se tricoter la culotte en mohair et en cachemire. Comme elle n’est pas si vilaine, elle guette son homme à l’office Et le caresse et le pelote à le faire bêler et gémir.
Ainsi docile comme un mouton, le bonhomme se laisse emmener Dans une bétaillère-bateau pour une croisière de circonstance Avec des prédateurs gloutons qui l’enjoignent à se promener Afin, cerise sur le gâteau, de servir de plat de résistance.
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Constamment des meubles tirés et de lourds fauteuils déplacés Chez mes voisines du dessus, souvent à l’heure des repas. Qui peuvent-elles donc attirer et proposer la panacée Tout en le faisant à l’insu de Bibi, leur voisin du bas ?
Déguisé en petite souris, j’ai escaladé le balcon M’attendant à voir des enfants transbahuter le mobilier… Mais j’ai aperçu deux houris, entièrement nues et l’air abscons, Offrir du thé à l’éléphant dans un décor animalier.
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Finies les fêtes liturgiques, cashères et pas très catholiques Et transformons les jours fériés comme on l’a fait pour février ! Pâques, fête des paquebots pour naviguer toujours plus beau ; Ascension, fête des avions pour s’envoler à l’occasion !
Pentecôte, fête de la voiture, monter la pente à l’aventure ; À tombeau ouvert dans les côtes pour se procurer les chochottes. Quant à Noël, la neige fraîche, le petit jésus dans la crèche Ce n’est pas très philosophant mais permet de faire des enfants.
Attendons le mois de juillet avec ses fêtes nationales Pour la France et pour l’Amérique ou le premier août pour la Suisse. Aucun saint ne sera supplié pour bénir danses et bacchanales ; Ni Dieu, ni héros homérique autant que religions ne puissent.
Dans les forêts profondes, dont celle derrière chez moi, Se livrent des banquets et des dégustations. Les fruits venus du monde provoquent autant d’émois Qu’ils viennent à manquer en cas de privation.
Les tranches de pastèque sont tant appréciées Qu’elles servent de monnaie aux découpeurs de bois À payer l’hypothèque pour ce qu’ils ont scié À tous les gros bonnets et aux loups qui aboient.
Car enfin ce printemps qui était en retard Est arrivé à temps juste à la fin du mois. Les orages éreintants qui étaient trop fêtards Ont grossi tant et tant les eaux derrière chez moi.
Dès qu’un pion devient une dame, le damier se met à trembler ; Le partenaire se méfie des coups tordus en diagonale. Deux dames, c’est tout un ramdam ; bientôt trois dames sont rassemblées ; Si quatre dames, c’est un défi, cinq c’est la frappe cyclonale.
Dans la vraie vie, le bon sportif cache ses dames à l’adversaire Qui ne découvrira jamais où se logent ces intrigantes. Il doit user de bons motifs lorsqu’il s’avère nécessaire De conjuguer le verbe aimer d’une manière extravagante.
Mais trop de dames sur l’échiquier, ce sera l’échec assuré Car elles se montrent à la fois amies, ennemies et rivales. Il faut donc un coéquipier dont le rôle est de rassurer Les épouses de bonne foi et les maîtresses les plus triviales.
De l’espace inhospitalier jusqu’à la Terre nourricière, Comment donc les graines de vie arrivent-elles à bon port ? Sont-ce des anges cristalliers, éjaculés dans la poussière Au cœur des étoiles ravies de valider leurs passeports ?
Apparemment, ça a marché et les petits anges essaimés Ont envahi notre planète à chaque échelle de la vie. Puisque ces graines sont bon marché, ce fut l’occasion de s’aimer Et se partager les gamètes dans des amours inassouvies.
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Selon les mémoires du Prince, Cendrillon vint à plusieurs bals Et oublia à chaque fois un accessoire à sa tenue. Une fois son pantalon à pinces ou bien son manteau à deux balles ; Parfois son étole de soie ; enfin, elle revint toute nue…
Juste vêtue, si l’on peut dire, de ses deux pantoufles de verre. C’est vraiment à se demander « quelle sorte de bal était donné ? » Le Prince a failli l’interdire car il n’aimait pas l’air sévère De son père en train de bander sous ses habits amidonnés.
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J’aime bien croquer ton amande et l’abricot de ton jardin, Puis suçoter tes seins en poires et en boire leurs jus bien frais. Quant à toi, petite gourmande, tu te repais de mon gourdin En forme de banane, histoire de l’engorger, puis l’engouffrer.
Tous les matins, salade de fruits et c’est le plein de vitamines Pour le plaisir de tous les sens, de l’œil lubrique jusqu’à la bouche ! Donner du plaisir à autrui rapporte tant de dopamine Qu’on l’accorde en reconnaissance quand vient le soir quand on se couche !
Plus je me hâte avec lenteur, plus le temps s’écoule moins vite ; La théorie de l’escargot est providentielle au rêveur. Lutter contre la pesanteur demande à mon corps qu’il lévite Et abandonne tout fardeau qui pèserait en sa défaveur.
J’ai la langue en colimaçon qui tourne sept fois dans ma bouche Avant de parler pour rien dire et faire une fausse sortie. Ce petit déni mollasson, c’est mon petit côté farouche Imposé pour vous interdire de me pousser dans les orties.
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Si Peau d’âne vivait aujourd’hui avec un père incestueux, Elle vendrait la peau de l’ours avant de tuer le félon. Lorsque l’histoire se reproduit avec un roi majestueux, Il faut l’attaquer à sa bourse et couper le membre étalon.
La chatte sait se montrer lionne et engloutir le gland fendu Qui, comme un sceptre ridicule entre les deux jambes pendouille. Elle n’est peut-être pas si couillonne ! Après tout, ses fruits défendus Sont plus gros que deux testicules, deux olives lovées dans leurs couilles.
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Photos jaunies de souvenirs, photos fuchsia ou noir et blanc Marquent un rappel de mémoire à la couleur des sentiments Vers une époque en devenir où l’on vécut sans faux-semblants Et qui finit dans une armoire dans la boîte aux ressentiments.
Tous ces moments-là partagés mais pour ainsi dire perdus Remontent comme la vérité sortant du puits de souvenance. Parmi les amours passagers et les amitiés éperdues Qui n’auront pas démérité des fantômes en rémanence.
Pourtant tous ces instants volés à l’oubli de la nuit des temps Semblent revenir outre-tombe pour revivre en deux dimensions Le soir derrière les volets quand l’atmosphère se détend Dans le crépuscule où succombent toutes les vaines prétentions.
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À cinq heures chez les chats anglais, on boit sa soucoupe de lait Avec un soupçon de bon thé et une souris escomptée. Toutefois chez les chats allemands, alsaciens et suisses romands, Cinq heures, c’est l’heure du bretzel et d’une tranche de schnitzel.
À cinq heures chez les chats français, bien que ça n’soit référencé, On mange des langues de chat étendu comme des pachas Sur les sofas les plus moelleux qui deviendront des plus poileux Et pour finir, ravis au lit, souris fourrées aux raviolis.
En revanche, pour les chats chinois, comme je n’en ai pas chez moi Je donne aux siamois ma languette s’ils mangent avec des baguettes. Plus loin à l’est, les chats nippons, ce n’serait ni mauvais ni bon ; Les souris se font des soucis pour n’pas s’fourrer dans les sushis.
(Tableau de Hannah Silivonchyk sur https:www.livemaster.rutopic980417-dobrota-i-trogatelnost-v-kartinah-anny-silivonchik Le Schnitzel est une escalope ; « Das paniert Schnitzel ist eine österreichische Spezialität. Es wird dann Wiener Schnitzel genannt. ».)
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Œdipe alors fit la rencontre du Sphinx, légendaire animal, Personne entourée de mystères mais aussi femelle vicieuse. Souvent les mythes vont à l’encontre de la vérité minimale Exercée par un magistère d’historiens aux sources douteuses.
Sachez qu’on l’appelait la Sphinge, égérie de toutes les chimères Dont l’abondante connaissance s’étendait sur tous les domaines. Mais Œdipe, malin comme un singe, projeta sur elle sa mère, Lui parla d’avant sa naissance au sein même de son abdomen.
La Sphinge écarquilla les yeux, perdit la tête et la raison ; Ainsi le faux-fils l’enfourcha et devint lui-même un oracle. Il serait parti pour Lisieux, serait apparu à Thérèse Qui le voyant s’effaroucha croyant que c’était un miracle.
Illustrations de Lou Benesch sur https:www.thisiscolossal.com202302lou-benesch-watercolor-illustrations .
Que deviennent donc les sirènes après avoir longtemps régné ? Se retrouvent-elles entre chimères, entre femmes-poissons âgées ? Lors j’ai interrogé leur Reine de la lignée des araignées Et des anémones de mer dans son hospice aménagé.
D’abord elle a ri aux éclats car les sirènes n’existent pas Du moins dans l’administration et le régime des retraites. Mais elles n’en font pas tout un plat du moment que pour leur repas On leur sert de bonnes rations, au mess des officiers, soustraites.
Elle m’a présenté ses amies, sirènes de jour, sirènes de nuit ; Plus on est de sirènes, on rit tous les jours au fond des abysses ! Comme elles n’ont plus d’ennemis – plus personne aux marins ne nuit – Elles vivent nourries et chéries de joie sous les meilleurs auspices.
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« Quand je regarde au ras de l’eau dans un présent hypothétique, Le corps immergé au passé et le crâne vers l’avenir, Mes yeux dérivent à vau-l’eau, perplexes autant que prophétiques Quant à ce qu’ils voient se passer concernant ce qui va venir.
Bientôt je foulerai la terre et je construirai des bateaux, Puis je prendrai la voie des airs et m’envolerai dans l’espace. Je produirai l’alimentaire et même, cerise sur le gâteau, J’ensemencerai les déserts et j’en deviendrai plus sagace. »
Ainsi parlait l’homme nouveau à ses parents Terre et Soleil Mais c’était pour les rassurer, les rendre fiers de leur portée. Hélas la remise à niveau de tous ses résultats balaye Toutes ses merveilles assurées pour un foutoir insupporté.
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Dédale de l’administration, couloirs du service public, Labyrinthes des ministères, sont les culs-de-sac de la France. Pour commencer l’infiltration dans ces méandres diaboliques, Je vous donne la clef du mystère de l’imbroglio à outrance.
Allez d’abord à la Mairie et demandez votre inscription Mais pour cela il vous faudra avoir une caisse maladie. Mais la mutuelle est marrie car il lui faut la prescription Du médecin qui préviendra de revenir demain midi.
Mais le lendemain, samedi, tous les bureaux seront fermés ; Vous devrez retourner lundi or le délai est dépassé. Et recommence la comédie et l’anathème est confirmé ; L’état n’est qu’une parodie de l’enfer où l’on va passer.
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Tandis que la sirène à quai s’est ensommeillée sur le sable, Les deux pêcheurs qui l’ont halée devisent d’un air impérieux. S’ils produisent un communiqué avec ses suites irresponsables Ils attireront des allées et venues d’une foule de curieux.
S’ils gardent la chose secrète, comment la cacher à leurs femmes Qui trouveront plutôt bizarre d’aller en mer trois fois par jour. Et si jamais ils la rejettent, la sirène trouvera infâme D’avoir été mise à l’écart aujourd’hui et même pour toujours.
Mais la sirène est plus maligne et a trouvé la solution ; Elle leur fait un abonnement valable les nuits solunaires Car ces nuits-là toutes les lignes ont tellement de production Qu’il leur faudra tout bonnement plus de nuitées qu’à l’ordinaire.
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Ce doit être un signe des temps que ces nombreuses catastrophes, Ces inondations régulières et la constante montée des eaux ; Je rêve d’un cygne d’étang qui, dès le matin, m’apostrophe Au saut du lit de la rivière entre nénuphars et roseaux.
Mieux que la météo marine et son équivalent stellaire, Il crée mes rêves prémonitoires à l’encontre des parlementaires. Ceux qui nous roulent dans la farine par leurs discours impopulaires Peuvent changer le cours de l’histoire mais pas le destin de la Terre.
Demain, soit je régresserai et redeviendrai un poisson Et tous nous recommenceront des destinées les plus immondes, Soit, au contraire, j’évoluerai après avoir fait la moisson Des projets les plus fanfarons pour quitter la folie du monde.
Un bon café, le cul-bas libre et sans contrainte, s’il vous plait, À déguster sur le sommet d’une colonne qui mène à Rome ; Se sentir bien en équilibre dans le silence le plus complet Pour apprécier son fumet et la douceur de son arôme.
Cela vous paraît compliqué mais elle est assez difficile Et recherche la perfection pour en savourer l’essentiel. Inutile de vous expliquer qu’en amour, ce n’est pas facile Car elle exige votre affection au-delà du septième ciel.
Si l’homme est un roseau pensant, sans doute le doit-il à sa femme Qui excite son rameau penchant sous l’ambition de ses fantasmes Qui lui transmettent par synergie ce qui rend l’organe si dur Qu’il compensera son énergie juste au-dessous de la ceinture.
L’amour est la force physique qui transforme n’importe quel bonhomme Car sa femme connaît la musique qui charme et qui mène son bonhomme En s’habillant juste assez court pour faire bander le plus rebelle Qui devient bête de concours pour aller conquérir sa belle.
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Qu’un de ces quatre’ matins, ma muse m’envoie depuis sa bassinoire Une quelconque idée qui m’amuse qui ne soit pas une idée noire, Je le dis, j’en suis convaincu, si elle me pénètre par l’oreille, Cette idée issue de son cul me sera à nulle autre pareille.
Car le fruit de sa digestion passant par sa bouche gourmande Me remet toujours en question ce que la morale réprimande. Si nous sommes un peu polissons – ce que notre alliance revendique – C’est parce que nous rebondissons sur les sujets les plus merdiques.
Tableau de Michael Parkes sur art-et-cancrelats.blogspot.com201107michael-parkes.html .
Quand l’amour est indicatif, son futur est dubitatif ; Quand l’amour est conditionnel, il n’est pas vraiment passionnel ; Quand l’amour s’exprime au passé, c’est de la haine compassée Et quand il est impératif, il n’est pas très coopératif.
L’amour se conjugue très mal – c’est là son côté animal – Mais le présent est bien trop court et le temps n’est d’aucun secours. L’amour ne peut être éternel – ce serait trop sempiternel – Seul l’amour inconditionnel reste à jamais exceptionnel.
Quand l’amour se transforme en haine, c’est qu’il n’a pas eu la moyenne ; C’est un amour à petits prix qui ne rapporte que du mépris. La haine est au cœur de l’amour et Dieu ne manquait pas d’humour En accordant le libre arbitre pour nous haïr à juste titre.
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Et si la Terre n’était qu’un rêve produit en une seule nuit Par une Gaïa, toute jeunette, à l’imagination fleurie ? L’éternité serait si brève qu’elle durerait encore aujourd’hui Et nous ne serions sur la planète qu’un genre de fantasmagorie.
Moi-même, je ne suis qu’un programme qui tourne sur la plateforme D’un système d’exploitation qui me fait croire qu’il est Dieu. J’ai avalé des kilogrammes d’informations de toutes formes Qui ne sont que divagations de ses fantasmes insidieux.
Tant que Gaïa fabulera, l’univers entier tournera Et quand Gaïa s’éveillera, le monde en réveil tremblera. Alors que nous importera quand la mort nous emportera Puisque l’Éternel ne sera plus qu’un feu qui s’évanouira ?
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J’avais bien plus de solutions que de problèmes dans ma tête Et chaque équation de la vie tournait en boucles hermétiques. Sans cesse des révolutions de zéros formaient des tempêtes De nombres aux chiffres asservis à des suites arithmétiques.
J’avais en guise de neurones, des processeurs quadruples cœurs Reliés aux modèles réduits d’un univers électronique Dont le flux de testostérone baignait d’une même liqueur Pour refroidir tous les circuits de ma mémoire bionique.
Et puis le Grand Bug apparut dans une explosion de lumière Et toute ma matière grise a proliféré dans l’espace. Toutes mes pensées disparues dans le néant s’éparpillèrent Et reviennent parfois par surprise au moment ou un ange passe.
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Rien ne sert de gagner sa vie, il faut accumuler ses points, Commencer le plus tôt possible et ne s’arrêter que post-mortem Dès l’enfance, on est asservi de la rentrée jusqu’à fin juin À bûcher pour être admissible et se fondre dans le système.
Le meilleur est récompensé à entrer dans les hautes sphères, Les autres abandonnent en route et servent de chair à canon. Certains tentent de compenser en trempant dans de sombres affaires Mais seront mis en banqueroute et finiront au cabanon.
Tout ça n’est que légalité ordonnée et commanditée Par une élite terre-à-terre et avant tout matérialiste. Qui mise sur la qualité plutôt que sur la quantité Ressemble au candide de Voltaire, un pauvre fou idéaliste.
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Valse à trois temps avec Satan qui serait du troisième sexe, Moins masculin qu’efféminé, de virilité féminine. Phénomène allant translatant d’un genre à l’autre sans complexe Frappant les mâles dominés et femelles cucul-la-praline.
Terminé le sexe des anges qui ne faisait bander personne ; Bienvenue au genre du diable qui reste au neutre et terre-à-terre. Être sexué, cela dérange les femmelettes et les garçonnes Par le besoin irrémédiable d’une sexualité solitaire.
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Un peu de fil et une aiguille suffit pour repriser un trou Mais le cœur est bien trop sensible pour se laisser rafistoler. Sinon la moindre peccadille revendiquera peu ou prou Un temps infini extensible et requis pour le consoler.
Sachez, parole de cœurdonnière, qu’un bon kit de raccommodage Contient compassion et patience, amour et empathie en tube. Un bisou à la boutonnière, un patch anti-marivaudage, Trois grosses bobines de confiance et de l’espoir en bouillons-cubes.
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Les petits démons font la fête dans une explosion d’émotions Quand les premières amours éclatent comme des bourgeons au printemps. Les coups de cœur montent à la tête sous les passions en promotion, L’émotivité se dilate sous des courts-circuits éreintants.
Le cœur n’ayant pas de fusible et le courant étant trop fort, L’esprit n’offre aucune résistance et les plombs pètent à se dissoudre. Pourtant bien que rien ne soit visible, on imagine les efforts De l’homme ou la femme en instance de succomber au coup de foudre.
Pour retrouver tous les chemins de mes rêves psychédéliques, J’emprunte les voies forestières d’une inspiration stimulée Qui me fait écarter de la main les rideaux méphistophéliques Où la faune inhospitalière choisit de se dissimuler.
Parmi les arbres phosphorés et les sentiers luminescents, Je suis et remonte la piste des elfes, des fées des lutins Qui se cachent dans la forêt et dont les pas déliquescents Montrent leurs empreintes utopiste qui mènent à leurs quartiers mutins.
Là, une fée masquée en biche ; ici, un elfe travesti En oiseau noir, vilain corbeau, ou en oiselle, belle corneille. Moi, je fais celui qui s’en fiche, qui cherche ailleurs et s’investit À éloigner les escargots des ramasseurs et leurs corbeilles.
À la manière de l’alchimiste, je reviens cent fois sur mes pas, Je reprends les mêmes passages autant de fois qu’un requérant. Comme je suis opportuniste et que j’ai l’œil dans le compas, Depuis ce jour, ils envisagent de m’accepter parmi leurs rangs.
Le « Bois de Hal » situé entre la Flandre et la Wallonie, dévoile une majestueuse hêtraie sur https:fr.quora.comprofileSylvia-9Une-for%C3%AAt-enchant%C3%A9e?ch=17&oid=106656537&share=82c47322&srid=hJ7fDb&target_type=post .
On dit que les actes manqués sont une sorte de compromis Entre le désir inconscient et l’objectif sciemment visé. Quand je me retrouve flanqué de créatures au cœur promis, Dois-j’en conclure à bon escient que mon âme est bien avisée ?
Dès qu’une houri m’a souri, rêvé-je un amour impossible ? Quand Vénus m’accueille en son sein, qu’ai-je oublié dans sa matrice ? Quand je sors avec une souris, le chat est-il inaccessible Et pénétrer en son bassin, est-ce une source inspiratrice ?
Sans doute l’ivresse des sens distille en l’esprit la liqueur Qui lui entrouvre la petite porte pour l’accès au septième ciel ? L’acte manqué serait l’essence, le super carburant du cœur Qui virevolte et me transporte aux paradis artificiels.
« À travers moi, viennent la vie, la respiration et la mort ! » M’a répondu la flamme verte issue du féminin sacré. Je vais donc suivre son avis et abandonner sans remords Mes conflits pour la découverte de mes petits démons sucrés.
Posters de Darren Grealish sur https:theplanetofsound.net20160418interview-rock-poster-artist-darren-grealish .
Le mur de Berlin a tremblé et a fini par s’effondrer ; Le communisme a reculé dans un souffle de liberté. Cependant s’il vous a semblé que tout va bien, vous conviendrez Que nous sommes toujours acculés et que l’espoir a déserté.
Quelle que soit l’espèce du mur, politique ou bien religieux Quand on fait la révolution, d’autres murailles nous enferment. Tout Roi chassé comme fruit trop mûr par des fanatiques litigieux, Provoquera l’involution vers une dictature à terme.
Finalement c’est sans issue ; malgré autant de changements, On repousse sans cesse ses limites et on atteint son périgée. Nos enfants du même tissu recommenceront également À péter à la dynamite tout ce qu’on aura érigé.
Tableau d’Aaron Jasinski sur https:www.taringa.net+arteaaron-jasinski-pinceladas-nostalgicas-parte-2_hrdb0 ainsi que sur https:www.aaronjasinski.com .
L’Ourobouros se mord la queue qu’il soit serpent, dragon ou chien. J’entends déjà les complotistes en dire autant sur tant de choses : « Si les pays sont belliqueux, ça vient de leurs politiciens Au pire, s’ils sont jusqu’au-boutistes, gare au chaos et aux psychoses. »
Le mieux est l’ennemi du bien, sans doute pire que le mal ; L’infiniment petit paraît plus grand que l’infiniment grand. Un petit virus microbien provoque un problème maximal Et quand son vaccin apparaît le désordre en est plus flagrant.
Dieu et le Diable, supposés être au cœur de toutes les guerres, Dérapent et font des tête-à-queue selon le sens des religions ; Chrétiens, musulmans opposés se prennent la tête depuis naguère Et moi je crie « sauve-qui-peut ! Ce mal s’attrape par contagion ! »
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Il en est des rêves utopiques de ceux qui ne connaissant rien Ont pourtant bravé l’aventure et triomphé des gens instruits. Les meilleurs désirs atypiques, à en croire les historiens, Malgré quelques mésaventures ont toutefois porté leurs fruits.
Et je propose de construire les rêves les plus audacieux Et même les plus impossibles voire s’ils paraissent stupides Car lorsqu’il s’agit de détruire les savoirs les plus fallacieux, La porte de tous les possibles s’ouvre en grand aux plus intrépides.
Une fois décroché la Lune, la pêche devient miraculeuse Car les poissons volent par-dessus l’eau qui a coulé sous les ponts. Les pêcheurs à l’heure opportune munis de lignes nébuleuses Ne seront, je crois, pas déçus de ma suggestion, j’en réponds.
La sirène blanche éclaire mes nuits par le grain de sa peau laiteuse Qui se confond avec mes songes ensommeillés d’iode et de sel. Elle se morfond, elle s’ennuie. Par mes rêveries prometteuses Je la distrais de mes mensonges dont elle tire les ficelles.
La sirène noire me fait plonger dans le sommeil le plus profond Vers les mirages aquatiques qui nourrissent mon inspiration. Elle aime me faire prolonger intensément vers les tréfonds Là où ses fantasmes érotiques ont le plus de motivation.
Tableaux de Yelena Briksenkova et de Becca Stadtlander.