Bien dodues ou bien maigrichonnes, l’amour nous met en appétit Et lorsque les amours sont vertes, elles sont bien plus naturelles. Bien en chair et un peu cochonnes nous sortiront de l’apathie Et offriront la découverte de leurs délices corporelles.
Plutôt menues pour le menu et leurs amours végétariennes Vous feront donc perdre du poids rapidement et pour pas cher. Ainsi chaque orgasme obtenu entre les parties ovariennes Constituera un contrepoids à la luxuriance de chair.
Qu’elle était verte mon épouse avec ses vallées et ses monts Depuis le pic du mamelon jusqu’au mont de Vénus sacré ! Qu’elle était fraîche sa pelouse que je broutais tel un démon Qui descendait dans son vallon jusqu’au petit bouton nacré !
Qu’elle était verte la mariée que j’ai épousée en septembre Assortie à l’herbe des prés dans lesquels nous fîmes l’amour ! Elle était si contrariée de perdre sa fleur la plus tendre Qu’elle s’en est soudain empourprée… et perdit son vert pour toujours.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue.
Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
La première belle verte Lorsque qu’elle est verte, pas assez mûre, la femme au goût acidulé Fond dans la bouche, pas dans la main, d’une saveur de puberté. Lorsque pousse un peu de ramure au seuil de son temple adulé, Alors commence le chemin des amours folles en liberté.
La deuxième belle verte Sans doute la carte du tendre commence aux débuts de novembre Par une forêt vierge en fleur qui mûrit de fruits défendus. Et bien heureux qui sait attendre dans l’intimité de sa chambre Le premier baiser qui effleure les lèvres du sexe fendu.
Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue.
Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.
Nue, la ballerine dansait comme une petite souris verte Que ces beaux messieurs ont trempé dans un pot de peinture à l’huile. Puis tandis que se condensait le liquide qui l’a recouverte, Apparut une robe estampée sur ses formes les plus subtiles.
Mais plus la danseuse sautait et tressautait en soubresauts, Plus la matière gélatineuse dévoilait un peu plus son corps. Et plus la robe se dépiautait plus n’en restait que le trousseau ; Une culotte lumineuse et un soutif du même accord.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue.
Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Ou bien elle écrivait car elle se sentait seule, Ou bien elle était seule parce qu’elle écrivait. Elle semblait sur le port toujours faire la gueule Car son inspiration sans cesse dérivait.
Alors elle la suivait d’un regard apathique En se posant au mât des voiliers qui passaient Et puis elle s’envolait vers une hypothétique Île sur l’horizon qui au loin dépassait.
Un jour elle est partie vers son île déserte ; Elle a dû embarquer sur quelque bateau ivre. Elle croyait qu’ailleurs la mer semblait plus verte ; Ainsi, quoi qu’il en soit, l’espoir fait toujours vivre.
Comment est régi l’univers au-delà du mur de lumière, Là où la matière n’est plus, pas plus que le temps et l’espace ? Finis tous les aspects divers dont la science est coutumière Et si mon entrée vous a plu, bienvenue dans mon outrespace !
Ici, la matière est guimauve, l’espace et le temps élastiques ; Les arbres sont en sucre d’orge et les montagnes en pain d’épice. Toutes les aurores sont mauves et les crépuscules exotiques Au goût qui reste dans la gorge durant toute une nuit propice.
Imaginez-vous réveillés sur une plage acidulée Qui parfume votre corps nu d’arômes pour tout vêtement. Eh bien soyez émerveillés : ce paradis affabulé N’est pas tout à fait biscornu mais utopique, complètement.
Tableaux 3D de Nerdzilla sur https:nerdzilla.com.brpapel-em-camadas-3d-layered-paper-art .
Le baiser de la mort joyeuse présumait une nouveau départ Vers l’autre monde bien visible qui s’ouvrait aux yeux de l’astral. Je saisis sa main pourvoyeuse surgie soudain de nulle part Pour suivre une imprévisible voie vers l’au-delà magistral.
Je franchis le fleuve des morts en riant de toute mon âme ; J’en fus baptisé d’eau-de-feu brûlante et glaciale à la fois. Inconscient comme un matamore qui part, aux couleurs de sa dame, Gagner les terres de ses vœux et les acquérir à sa foi.
À l’arrivée, j’ai retrouvé tous les corps que j’ai habités ; Nymphes grossières et séductrices, héros primitifs et vainqueurs. Une garde-robe approuvée pour revivre en dualité Toutes les amours conductrices vers l’ineffable beauté du cœur.
Tableaux de Felippo Masi sur https:www.psynft.xyzartistsfelippo-masi .
La Justice aveugle, dépassée par la nouvelle société, A fait deux trous dans Son bandeau et rangé épée et balance. Elle a vu se faire tabasser par des ripoux à satiété Des gilets jaunes en commandos devenus notre fer de lance.
Puis Elle a vu le roitelet se barricader au palais Et attendre la nuit tombée afin de promulguer ses lois. Puis, impunément dévoiler tout le mépris qu’il déballait Contre ceux qui avaient succombé sous ses coups de mauvais aloi.
La Justice alors a vomi le garde des sceaux tout d’abord, Puis le ministre de l’intérieur, commandant des forces de l’ordre. Il n’y aura pas de compromis ; tous ceux qui sont du même bord Seront bottés au postérieur ; Elle ne veut pas en démordre.
Tableau d’Alice Wellinger sur https:www.behance.netgallery33352135Othello .
Si la liberté d’expression est aujourd’hui controversée, Sans doute est-ce le résultat d’un excès de communication ; On nous soumet à des pressions qui ont pour effet inversé De provoquer des vendettas punies d’excommunication.
Car la nouvelle religion dictée par les gouvernements Décrète que la vérité sort de la bouche des médias ; Ces nouveaux prêtres sont légion sur tout l’internet qui nous ment Par mesure de sécurité et nous fustige dans l’immédiat.
« Si tu ne penses pas comme moi, c’est donc que tu n’es pas mon frère ! Si ce que tu dis nous dérange, tais-toi, laisse-nous dans l’ignorance ! Nous, ce qu’on veut en fin de mois, c’est partir avec nos confrères En vacances comme ça nous arrange dans la totale indifférence ! »
Ainsi pour vivre « comme avant », faisons comme les trois petits singes : Ne disons rien, n’écoutons rien, ne regardons pas ce qui fâche. Mettons-nous plein de paravents contre ce qui heurte nos méninges ; Soyons dociles, épicuriens, soumis sous les coups de cravache !
À l’heure du thé sur la plage, on rencontre les sirènes anglaises Buvant, le petit doigt en l’air, des algues vertes torréfiées. On les croise même dans les villages en chaises roulantes, bien à l’aise, Dans les tavernes populaires sans qu’on n’en soit horrifié.
Mais c’est normal car les anglais trouvent logique qu’à cinq heures, Que l’on soit humain ou sirène, on boive la boisson royale. Ainsi sur leurs fauteuils sanglées, elles s’en vont au petit bonheur Se réunir toutes sereines comme sages sujettes loyales.
En mer, elles sont invitées à monter à bord « at teatime » Et partager la collation des britanniques à l’étranger. La seule chose à éviter, vu leurs caractères « borderline », C’est faire des prolongations sous peine de se faire manger.
Illustration de Claire Fletcher sur http:www.clairefletcherart.compainting.html .
Il est notoire a priori que les sirènes vivant nues N’ont nul besoin de vêtements et toutes pièces rapportées. Cependant a posteriori, l’une d’elles a été reconnue Couturière et également créatrice en prêt-à-porter.
Bien sûr elles sont handicapées par leurs queues mal appropriées Pour se déplacer sur la terre une fois sorties de la mer. Elles doivent alors se draper au cas où vous les rencontreriez D’une tenue réglementaire pour faire taire les commères.
Pour la queue, un fourreau doré, sur les épaules un chemisier Dont dentelles et guipures abondent sur un décolleté enivrant. Toutes les sirènes ont adoré – du moins celles qui sont extasiées – Par leur sortie dans le beau monde voire même dans la cour des grands.
Illustration de Claire Fletcher sur http:www.clairefletcherart.compainting.html .
Toutes mes réincarnations depuis la création du monde Ont effacé les souvenirs que j’aurais pu accumuler. Irrésistible condamnation que cette récurrence immonde Qui ne me laisse comme avenir qu’une éternité simulée !
Pourtant j’ai laissé une trace mais incommensurablement Petite logée dans le vide de ma mémoire insignifiante. Des zéros qui tracent et retracent dans l’espace inlassablement Une antiparticule avide d’une réalité qualifiante.
Je sens cette antiparticule, j’entends sa voix microscopique, Je l’aperçois dans mes nuits blanches et je la touche de l’intérieur. Ce témoin qui se véhicule par sa force gyroscopique Grandit jusqu’à ce que se déclenche mon véritable être supérieur.
L’ange me présenta deux bols presque identiques à l’exception Que l’un contenait du poison et l’autre l’élixir de vie. J’ai cherché parmi les symboles qui ornaient à la perfection Son corps aux charmes à foison quelques indices pour ma survie.
J’ai bu d’abord celui de droite et puis ensuite celui de gauche ; Un élixir de longue vie ne doit-il pas braver la mort ? « Tu agis de manière adroite mais ce n’était là qu’une ébauche Du chemin qui, sur le parvis, s’ouvre devant toi, matamore ! »
Après les paroles de l’ange, plongé dans un profond sommeil, J’ai vu toute mon existence défiler devant mes yeux clos. Après ma mort, ce fut étrange ; je revis l’ange en plein soleil Tenant deux bols d’une substance me rappelant mon triste lot…
Selon la teneur d’un beau rêve, le corps, étant trop bon public, Ouvre ses pores aux phéromones et déploie ses zones érogènes. Des mouvements furtifs sans trêve secouent de tremblements obliques La poitrine qui s’époumone comme par manque d’oxygène.
La personne entière s’étire alors à l’appel du désir Afin d’accorder l’ouverture, vers l’entrée du temple sensible, Aux préliminaires qui attirent le but suprême du plaisir Tandis qu’une main s’aventure vers l’orgasme enfin accessible.
C’était au bord du lac Huron que j’ai rencontré ma luronne ; Elle s’appelait Peau-de-Chamois ; du moins c’est ce que j’ai compris. Elle m’a ôté mon ceinturon, fit monter ma testostérone Et se précipita sur moi ; j’avoue j’en fus assez surpris.
Puis elle m’emmena chez son père qui m’invita à devenir Un joyeux luron parodique mais bon, personne n’est parfait. C’est depuis ce jour que j’espère garder intact le souvenir De ma belle indienne impudique et moi, son puceau stupéfait.
Tableau de Stan Davis https:kolybanov.livejournal.com28917764.html .
Si belle et douce était la mort qui accueillait à bras ouverts Tous les héros, les matamores qui se montraient à découvert, Remplis d’audace et de courage, au-devant de leurs ennemis Débordants de haine et de rage, sans n’avoir ni feint ni blêmi.
Pour eux, la mort se fait si belle, si attirante et magnanime ! Si d’autres la trouvent rebelle, les hommes braves sont unanimes ; Quand l’heure est venue de mourir, les blessures qu’ils ont souffertes Deviennent un feu qui va nourrir le cœur d’une âme-mort offerte.
Depuis le début de l’automne, elle parcourt les cimetières À la recherche de crânes mûrs pour fêter la mort en beauté. Parce que les fleurs sont monotones et la saison guère fruitière, Elle préfère les os en saumure lorsqu’ils poussent en charibotée.
Heureusement la récolte est bonne et les crânes à maturité Nous permettront tous de trinquer à la santé des disparus. Avec du sang plein les bonbonnes maturées dans l’obscurité, La mort pourra se requinquer ä chasser les rats dans les rues.
Lorsque j’en serai à la porte, laissez-moi donc quitter ce monde ; Mon âme en a assez bavé et mon cœur désire autre chose. Tant pis si le diable m’emporte dans ses labyrinthes immondes, Je me loverai sous les pavés attendant ma métamorphose.
Prenez mon cœur, prenez mes yeux, prenez mon foie, prenez mes reins, Dispersez mes cendres aux vents qui soufflent avec persistance. Éventuellement le contentieux de mon capital utérin Aura un corps plus innovant dans une nouvelle existence.
S’il n’y a rien quelle importance ? Que vaut l’étincelle de vie ? Sans doute rien qu’une illusion ; l’Univers a toujours raison. S’il existe une omnipotence, j’en examinerai son devis Pour ma prochaine diffusion dans une nouvelle saison.
Illustration de Moi Escudero sur http:blog.parlor.social28-arresting-art-piece-that-will-force-you-to-think .
Bientôt nous nous projetterons par le biais de notre avatar Qui s’invitera à la table d’une copine ou d’un copain. En janvier, nous nous souhaiterons bonne année depuis le Qatar Ou de n’importe quel lieu souhaitable sans quitter son petit lopin.
Évidemment pour les câlins, il faudra trouver autre chose ; Sans doute, nous nous toucherons par des gants tactiles interlopes. D’ailleurs pour les petits malins amateurs de métamorphoses, La puce que nous enfilerons entre les jambes sera au top.
On pourra même de son vivant parler à nos chers disparus Que l’on aura numérisés bien sûr dans leurs meilleurs moments. Ainsi le stress du survivant sera aidé et secouru Par la technique maîtrisée qui déjà n’est plus un roman.
Photo de Karmanverdi sur http:blog.parlor.social28-arresting-art-piece-that-will-force-you-to-think .
Que j’aime à remonter les branches de mon arbre généalogique Pour, au fil des générations, retrouver son tronc minimal. Du moyen-âge aux villes franches, des grottes archéologiques Jusqu’à l’infime séparation de l’être humain et l’animal.
D’ailleurs mon arbre n’en est pas un mais un réseau entrelacé De toutes les sources de vies qui ont subi leurs mutations. Il n’est point d’ancêtre commun mais tous, depuis le Crétacé, Qui se sont ensemble assouvis dans une interfécondation.
Tableau d’Alice Wellinger sur https:www.behance.netgallery33352135Othello .
L’œil droit rêve-t-il tout pareil à ce que rêve mon œil gauche ? Je ne sais pas, évidemment mais je suppose mes yeux, Émergeant du même appareil, par deux images qui se chevauchent Me font le point incidemment sur la topographie des lieux.
L’œil gauche aimant les couleurs chaudes et le droit préférant les fraîches, L’un rêve aux filles côté cœur et l’autre aux filles côté raison. Si la vierge folle m’échaude par son caractère revêche, La vierge sage par sa rigueur me ramène vite à la maison.
Tableau d’Alice Wellinger sur https:www.behance.netgallery33352135Othello .
Elle pouvait lire comme dans un livre l’esprit des hommes prévisibles Tant leurs histoires se répétaient au fil des mois et des années. Tel un synopsis qui délivre la conclusion tellement plausible Dès les premiers mots hébétés par un bel amant basané.
Mais elle n’avait pas de mérite ; elle était rat d’bibliothèque Et avait passé sa jeunesse à lire les romans d’aventures Où les pauvres héros démérites avec leurs gueules de métèques Chaque fois rabâchaient sans finesse toujours la même littérature.
Bien que des fous la pensent plate, notre Mère la Terre est ronde Et de son ventre sort une source d’eau vive nutritive de vie. De ses mamelles parfois éclatent geysers en colonnes fécondes Et de sa matrice des ressources qui se multiplient à l’envi.
Elle est si belle que, de l’espace, les extra-terrestres font la queue Pour en admirer les rondeurs de son corps nu sous les nuages. Étrangement plus le temps passe et plus son caractère aqueux Trace des rides en profondeur comme un élégant tatouage.
Mais d’autres fous inconséquents exercent leur hégémonie Et lui font pleurer des calottes de grosses larmes désenchantées. Il est logique par conséquent qu’elle les voue aux gémonies Par une apocalypse idiote mais nécessaire pour sa santé.
Tableau de Shuren sur https:www.artmajeur.comshuren .
Bouddha est grand, surtout sa femme qui pose magnanimement Devant le seuil du nirvâna pour cueillir les âmes à sa porte. Elle m’a accordé le sésame qui m’ouvrit emphatiquement Le cœur de la Sainte Nana, grande patronne des plumes mortes.
Première fois. Premier frisson. Faire l’amour à une déesse Procure des sensations fortes qui vous décuple tous les sens. Hier, je j’étais qu’un polisson mais je découvre des prouesses Telles que le diable m’emporte si ce n’est de concupiscence.
J’ai le goût de l’amour sucré, la vision de la volupté, L’ouïe de la lascivité, l’odorat de l’accouplement. Quant au toucher, ce sens sacré, il est comme électrocuté Par la sainte impulsivité qui m’a valu mon sacrement.
Illustrations de Victor Moscoso sur we-heart.com20150320victor-moscoso-psychedelic-art .
Vous me croirez si vous voulez mais je me suis retrouvé nu Devant la porte des enfers dans une étrange procession. J’ai vu des femmes débouler sur des montures saugrenues Je n’ devais pourtant pas m’en faire ; je ne sentais nulle oppression.
Lorsque les portes furent ouverte, j’entrai dans un parc d’attraction Où des queues de gens patientaient pour recevoir mille frissons. Ainsi je fis la découverte avec joie et décontraction De femmes qui s’impatientaient de délurer les polissons.
« Poisson d’avril ! » cria Satan, « En fait vous êtes au Paradis ! J’ai composé un consortium qui unit le bien et le mal ! » Ainsi Dieu n’est qu’un charlatan et l’Éden n’est que parodie. Entrez dans mon Pandémonium et baisez comme un animal ! »
Il est temps de tomber le masque avant qu’il soit incorporé Directement dans notre peau comme prochaine mutation. Si un gouvernement fantasque se met à nous corroborer Quelques comparables propos, ça craint pour sa réputation.
Mais le ridicule ne tue pas plus que la pire incompétence Et je n’attends plus que le pire sans avoir connu le meilleur. Si passer de vie à trépas devient la seule pénitence, Permettez donc que je conspire et que je m’en aille voir ailleurs.
Tableaux de Nadia Waheed sur http:nadiawaheed.com2023627n4cfe7dcab2d8w5o31e72aeooz7c18http:nadiawaheed.com2023627n4cfe7dcab2d8w5o31e72aeooz7c18 .
Celui qui cherche la vérité n’est pas forcément à blâmer Car il ne peut se contenter d’une information répétée Avec toute la sévérité d’un pouvoir qui veut proclamer Qu’il faut se médicamenter d’après ce qu’il a décrété.
Celui qui trouve d’autres infos afin d’éclairer sa lanterne N’est pas un traître à son pays même si on n’croit pas ce qu’il dit. Ne poussons pas sur l’échafaud l’asocial du monde moderne Qui reste encore tout ébahi devant toute cette comédie.
Celui qui découvre sa voie qui n’est pas celle des braves gens N’est ni voleur ni criminel mais un dilettante de naissance. Or dès qu’il élève la voix viennent le punir les agents Car le péché originel est celui de la connaissance.
Lorsque deux jolis seins en pomme ornèrent la sirène nubile, Je m’engageai à les croquer juste en échange d’un baiser. J’étais encore un petit homme et la fille pas trop malhabile Car elle s’empressa de truquer le marché pour me déniaiser.
Nous nous désirions de concert, aujourd’hui mon cœur en soupire ; Elle m’a plongé en plein émoi et m’a mis le monde à l’envers. Elle m’appelait son petit cancer car elle était pince-sans-rire ; D’ailleurs elle en pinçait pour moi lorsque je marchais de travers.
Lorsque je suis parti en Suisse, elle est restée près de sa mère La Méditerranée trop triste de la quitter contre son gré. Jalouse autant qu’elle le puisse, j’avalai la pilule amère De la sirène égocentriste qui me vit partir sans regret.
Illustration de Claire Fletcher sur http:www.clairefletcherart.compainting.html .
Aux Saintes-Maries-de-la-Mer, la sirène de ma jeunesse Était encore un peu timide et n’osait montrer sa poitrine. Elle vivait encore chez sa mère – une sirène diaconesse – Qui monnayait par temps humide des parapluies dans sa vitrine.
Son mari était harponneur et partait chasser la baleine Sauf qu’en mer Méditerranée elles ne sont pas très nombreuses… Mais il mettait un point d’honneur à les poursuivre à perdre haleine Jusqu’aux confins où chaque année elles venaient en éclaireuses.
Quant à ma petite sirène, j’aimais beaucoup la dessiner, Colorer ses écailles en rose et lui aquareller les yeux. J’offris à ma petite reine ses plus beaux traits hallucinés Avec son sourire morose qui lui donnait l’air malicieux.
Illustration de Claire Fletcher sur http:www.clairefletcherart.compainting.html .
Je me suis toujours demandé quel est le sens approprié Pour jouir le plus d’une femme : la vue, l’odorat, le toucher ? Or, de vous à moi, répondez : À quel sein faut-il se prier Lorsqu’il nous fait – plaisir infâme – irrésistiblement loucher ?
Si l’ouïe permet de murmurer des « je t’aime » au creux de l’oreille, Le goût, lui, procure aux baisers le plaisir des lèvres sucrées. En fait, on ne peut mesurer quel est le meilleur appareil Qui donne à l’amour embrasé le sens qui lui est consacré.
La première fille qui m’ouvrit son cœur et son corps en offrande, Fit du garçon dépucelé, l’homme nouveau ragaillardi ; Le conquérant qui découvrit parmi les richesses les plus grandes, Celle dont l’amour fut révélé, trouva la clef du Paradis.
Tableau de Gilles Rousset sur catherinelarosepoesiaearte.com201212gilles-rousset.html .
Il y a celles avec qui l’on couche et celles avec qui l’on se lève. Devinez celle que préfère… sans doute celle du matin ; Celle qui m’embrasse sur la bouche et subrepticement enlève Sa chemise afin de refaire l’amour dans nos draps de satin.
Si j’ai connu beaucoup d’« Aurore », je n’ai connu nulle « Crépuscule » Bien que leurs coiffures de cuivre s’apparentent aux plus beaux couchers. Le coq chante et la poule pérore aussitôt que l’aube bouscule Tous les éveils qui vont s’ensuivre parmi mes rêves effarouchés.
L’amour nous met en appétit et il faut reprendre des forces ; Or un bon petit déjeuner nourrit le feu à la folie. « Et si nous faisions un petit ? » Ensemble on redresse le torse, On s’enlace, on est déchaîné et on retourne vite au lit.
Tableau de Gilles Rousset sur catherinelarosepoesiaearte.com201212gilles-rousset.html .
Quand elle rabat sa chemise et qu’elle éclipse sa poitrine, Un clair-obscur gagne ses seins lorsque ses mamelons se couchent. Et jusqu’à l’aurore promise où elle rouvrira sa vitrine, Je me noierai dans son bassin de rêves aux fantasmes farouches.
Comme l’arbre qui cache la forêt, la gorge ouverte et découverte Occulte le reste du corps par l’aréole et le téton. J’ai beau essayer d’explorer ses parties intimes offertes, J’y reviens encore et encore comme rivé à un mousqueton.
Enfin la culotte bleu-nuit plonge sa toison d’or dans l’ombre Et puis les jambes à leur tour se glissent dans l’obscurité. Maudit soit ce matin qui nuit à nos ébats qui se dénombrent Par les étoiles alentour de tous nos orgasmes hérités.
Tableau de Gilles Rousset sur catherinelarosepoesiaearte.com201212gilles-rousset.html .
À chacun son Petit Génie, son Ange-Gardien, sa Mascotte ; Au Cœur, son petit Cupidon qui soigne ses peines d’amour ; La Bonne Conscience s’ingénie à panser l’Âme qui l’asticote ; Et le Spirituel a le don de confondre Esprit et humour.
Mais le Corps, lui, veut du concret, de l’assurance, du matériel ; Il se cherche un bon partenaire qui l’étudie de l’extérieur. Quelqu’un qui se montre discret sur ses organes sensoriels Comme ce bon Docteur Portner lorsqu’il guérit ton postérieur.
Docteur Portner aime les boutons et les furoncles sur tes fesses Qu’il prend plaisir à sectionner d’un coup de bistouri magique. Il rit toujours, il est glouton d’humeur comique qu’il professe ; Humour qui est affectionné pour contourner les peurs tragiques.
Derrière l’ombre du médecin, son équipe d’anges-gardiennes Aux petites mains délicates te trouveront toujours de la veine. Celle qui t’accueille à dessein de sa bonne humeur quotidienne Et celle qui te tâte et te gâte afin que tes douleurs soient vaines.
À l’auberge du bout du monde, aux derniers confins de la Terre, Tous ceux qui arrivent un jour, y restent et n’en repartent plus Car des vahinés furibondes au caractère autoritaire Leur offrent un immortel séjour et l’éternité en surplus.
Sans doute est-ce le paradis des navigateurs solitaires Qui cherchent à fuir le quotidien de leurs routines béotiennes. Ce serait même une parodie, on trouverait des volontaires Cherchant sur le plan méridien l’amour d’une jolie tahitienne.
Peu à peu ma vision se trouble dans une brume de couleurs Qui correspondent à son corps nu qui ne perçoit que le toucher. Et comme mes deux mains voient double, elles doivent surmonter la douleur De leur myopie biscornue qui les fait peu à peu loucher.
Enfin au trouble de l’envie, vient le trouble de l’expression ; Alors je bégaie de caresses qui ressemblent plus à des secousses. Étrangement elle est ravie de ma timide progression Et aime tant ma maladresse qu’elle reviendra à ma rescousse.
Tableau de Gilles Rousset sur catherinelarosepoesiaearte.com201212gilles-rousset.html .
À propos du sexe en question dont on vante l’éducation Dans nos écoles communales qui restera dans les annales, Par la fenêtre de ma cuisine J’ai observé chez ma voisine Comment se passait sa soirée et pourquoi celle-ci a foiré…
Elle portait sa robe sous le bras mais il ne la regardait pas ; Elle ne portait pas de culotte en espérant qu’il la pelote ; Elle tourna autour, ingénue, mais il resta circonvenu ; Elle l’attendit dans son lit pour tromper sa mélancolie.
Finalement elle se leva, on ne sait s’il le releva ; Elle partit sa robe sous le bras sans que cela ne l’encombra ; Rajustant alors sa culotte, sortit sous la Lune pâlotte Et bien que leur amour fût mort, elle n’éprouva aucun remords.
Bien plus précieux que l’or du Rhin qui prend sa source dans les Grisons, J’aime particulièrement ses génies des eaux et des ondes, Nymphes des axes sous-marins sis au-dessous des horizons Où se perdent régulièrement les jolies vaches-qui-rient blondes.
Chutes de reins et Walkyries sont à ce point inséparables Qu’elles en ont laissé leur marque à tel point que les vaches en meuglent. Imaginez celle-qui-rit et plonge d’un incomparable Saut que personne ne remarque même pas les touristes aveugles.
Eh bien venez donc à Tössegg ; la Töss s’y jette dans le Rhin Au nord du canton de Zürich où l’on élève la volaille. Vous verrez la chose intrinsèque dont se vantent les pèlerins Qui viennent admirer l’art lyrique du cul plongeant des Lorelei.
(Collage de M.K Spaceman ; Tössegg sur https:fr.wikipedia.orgwikiVall%C3%A9e_de_la_T%C3%B6ss?wprov=sfti1 .)
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue.
Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Le chat attrape la souris, l’homme apprivoise le matou, La femme mate son bonhomme et la souris la fait bondir. Toutes les parties sont nourries avec de semblables atouts Qui font des tête-à-queue en somme et qui ne font que rebondir.
Quand les chats craindront les souris et les hommes auront peur des chats, Les femmes deviendront des chiennes invraisemblables et burlesques. Finalement tout est pourri sur cette Terre sans rachat Pour s’affranchir des cornéliennes idées plus ou moins ubuesques.
Aujourd’hui tous les peuples jouent au jeu du chat et la souris Et gardent encore la rancœur des escarmouches infligées. On a beau tendre l’autre joue, les règles du jeu sont pourries Entre victimes et vainqueurs et leurs descendances affligées.
Tableau de James Mortimer sur https:www.minus37.com20190308british-artist-and-sculptor-james-mortimer .
Tous les goûts sont dans la nature et notamment dans la cuisine Où chaque aliment se prépare selon diverses traditions. De même que la nourriture apprêtée chez votre voisine, Chez les indigènes barbares et en voie de disparition.
Aux antipodes de la Belgique, au large de la Nouvelle Zélande, On n’ sert pas d’ frites avec les moules mais des concombres de saison Car l’îlotier est allergique aux pommes de terre de Hollande Qu’ont pédalé dans la semoule pour on ne sait quelle raison.
Sans doute un problème de friteuse à l’huile de noix de coco Qu’aura donné un indigeste goût de café à la liégeoise. Quoi qu’il en soit la visiteuse avec son chapeau rococo Devra s’en retourner la veste si jamais elle est bruxelloise.
Tableau de James Mortimer sur https:www.minus37.com20190308british-artist-and-sculptor-james-mortimer .
Sans doute l’attirance animale a dérouté l’imaginaire De l’homme qui se représente la femme dans son anima. La source infinitésimale dont son cœur est originaire Coule d’une eau qui alimente l’amour poussé aux maxima.
L’âme évolue avec prudence dans l’existence délicate Lorsque dans le corps d’une femme naîtra un enfant autonome. Il faut se rendre à l’évidence certaines anima candidates Ont eu peur d’une vie infâme et se sont incarnées en homme.
Dans l’intimité protectrice de leur gynécée protégé, Lorsque aucun mâle ne les dérange pour des petits démons sucrés, Elles se montrent réceptrices envers l’esprit le plus léger Qui produit ce mystère étrange comme le féminin sacré.
(Tableaux d’Irina Carcabi sur https:www.liveinternet.rucommunity1726655post410804161 Anima : Représentation féminine au sein de l’imaginaire de l’homme.)
Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue.
Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.
Lundi, des iris pour ses yeux au premier regard sourcilleux Pour arroser ses bleus de l’âme de fleurs hissées en oriflamme. Pour la nuit, iris indigo accompagnés de madrigaux Pour la diriger sur la voie guidée par le son de ma voix.
Mardi, des pensées à la fête pour lui en mettre plein la tête ; Des fleurs de toutes les couleurs pour y délayer ses douleurs. Pour la nuit, des pensées nocturnes pour plonger son cœur taciturne Dans des rêveries amoureuses sous mes caresses langoureuses.
Mercredi, jeudi pâquerettes selon comment son cœur s’apprête Et pour son esprit émérite, j’effeuillerai sa marguerite. Pour la nuit, jolies fleurs des champs aux couleurs du soleil couchant ; Bleuets, boutons d’or, pissenlits pour l’apprivoiser dans mon lit.
Vendredi, samedi, dimanche, des roses mais en robe blanche Afin de parfumer son corps de fragrances encore et encore. Pour les nuits, roses rouges et noires pour l’accueillir en mon manoir Et goûter entre ses pétales son bouton de porte fœtale.
Tableaux d’Irina Carcabi sur https:www.liveinternet.rucommunity1726655post410804161 .
Manu veut frapper le Gabon, l’armée aurait dit « à quoi bon ? » Manu veut frapper le Niger, Lecornu dit « tu exagères ! Pourquoi pas le Moyen-Orient, la Syrie, l’Irak et l’Iran ? » Manu rétorque « c’est décidé, c’est une putain de bonne idée ! »
Manu veut combattre les vieux oui mais comment s’y prendre au mieux ? Les enrôler dans la légion et provoquer la contagion Par des vaccins contaminés qui en feraient des soldats minés Au milieu des pauvres opprimés qui, du coup, seraient supprimés ?
Manu veut déclarer la guerre aux soviétiques mais n’a guère De militaires sans souci pour la campagne de Russie Alors il prépare un virus afin d’incriminer les russes Et un remède draconien pour le président ukrainien.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue.
Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Il ne faut plus se lamenter de vivre dans la pauvreté ; Manu l’a très bien démontré de la manière qu’il affecte. Plutôt que médicamenter les gens par leur mièvreté, Il s’est mis à les rencontrer mais à l’intérieur d’une secte.
Nouveau gourou dans l’hémicycle, Manu rassemble ses fidèles, Harangue riches et nantis contre le pauvre, leur ennemi. Chaussez tous lorgnons et bésicles et lisez son prêche modèle Dont il nous gave sans démenti tout en faisant « ami-ami ».
Lui qui prêchait dans le désert pour le pétrole des Syriens, Il a su faire ressentir aux riches son opiniâtreté : « On ne gère plus la misère des pauvres et ceux qui ne sont rien Mais on va les faire se sentir à l’aise dans la pauvreté- ! »
Depuis que la fonte des glaces se fait sentir sur la banquise, Les ours blancs ont dû émigrer vers les latitudes sereines Sur des icebergs qui se déplacent dans des températures exquises Vers les royaumes dénigrés du grand empire des sirènes.
Ours et sirènes font bon ménage et se partagent les menus : Marins dodus et bien en chair, navigateurs, vieux loups de mer. Quand vient le soir, quel apanage de se blottir la queue menue Dans la fourrure d’un être cher, même s’il est d’état d’âme amer !
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue.
Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Les expériences nucléaires pratiquées à Mururoa Ont provoqué des mutations chez les sirènes polynésiennes Par l’ADN linéaire au chromosome quarante-trois Qui s’est cloné en relation avec les déesses tahitiennes.
Non seulement elles se ressemblent mais leur intellect collectif Pense comme pour une seule car leurs cerveaux sont en réseau. Sur leur rocher, elles se rassemblent pour renforcer leur objectif : Goûter la chair haineuse et veule d’un matelot amoroso.
Ce que l’une voit, toutes le voient ; ce que l’une entend, toutes l’entendent ; Ce que l’une goûte, toutes le goûtent, ce que l’une sent, toutes le sentent. Lorsqu’elles unissent leurs voix, leurs cordes vocales se tendent Jusqu’aux oreilles à l’écoute des victimes pas si innocentes.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue.
Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Ce matin-là, nom d’une pipe, neuf bouffardes s’étaient écloses Avec une odeur délicieuse de bon tabac blond hollandais, Autour de l’unique tulipe, un peu solitaire et morose Parmi les pousses malicieuses et fières qui la vilipendaient.
Lors j’ai vérifié le sachet de semences que j’avais plantées ; Je vis que j’avais confondu graines fruitières et tabatières. Je ne sais s’il faut le cacher ou, au contraire, le transplanter Et en revendre, bien entendu, les boutures de pipes entières.
Le saxophone – ou sexophone selon comme il est employé – Séduit la femme dans une transe appelée « danse du serpent » Que jadis la belle Perséphone avait créée et déployée Pour remettre en cause à outrance la détention à ses dépens.
Orphée a joué également de sa musique enchanteresse Pour délivrer son Eurydice de l’enfer de son état d’âme. Sans saxo mais finalement malgré sa grâce vengeresse Initia contre ce préjudice le jeu du charmeur de ces dames.
Tableaux de Carlos Leon Salazar sur http:carlosleonsalazar.blogspot.com .
J’exècre les cafés, les thés, les chocolats, les infusions, Tout ce qui me fait transpirer et qui d’ébullition m’échaude. Mais aussitôt que vient l’été et sa chaleur à profusion, Ma peine tend à empirer avec toutes ces boissons chaudes.
Malheureusement la bière fraîche serait néfaste à ma santé Et trop de climatisation serait hostile à la planète. Il ne me reste que battre en brèche ce besoin suralimenté De l’industrialisation mis en frais pour des clopinettes.
On peut fumer toute sa vie et même plus, jusqu’à sa mort ; Après quand le corps n’est que cendres, il devient la proie aux démons. Fumer quand on en a envie et continuer sans remords, C’est continuer de descendre vers les métastases aux poumons.
On ne fume plus, on vapote sa cigarette électronique Qui ne produit que vapeur d’eau parfumée à la nicotine. Mais l’eau, ça coule et ça clapote vers les golfes océaniques Et lentement, grosso modo, la planète se ratatine.
Première photo de Maya Topcagic sur https:www.themajatopcagic.com et l’autre je ne sais pas.
Ma mère m’a offert ses racines et mon père m’a donné ses ailes Pour utiliser leur réseau afin de m’envoler plus haut. Depuis que l’état me vaccine avec excès et trop de zèle, J’ai l’impression d’être un oiseau aux pattes prises dans un gluau.
Liberté et sécurité ne feraient donc pas bon ménage ; S’il m’était permis de choisir, j’aspirerais à moins de poids, Moins de rigueur, sévérité et par-là moins de surmenage Mais on n’ me laisse pas le loisir d’opter pour un sort adéquat.
Sculpture de John Morris sur http:blog.parlor.social28-arresting-art-piece-that-will-force-you-to-think .