Dans un univers matériel, le temps est la trace de l’âme Et le corps n’est que passager dans son espace spirituel. L’amour, plutôt immatériel, incarne la petite flamme Qui va, dans le cœur, ravager ses sentiments habituels.
Que reste-t-il après la mort d’une existence inassouvie ? Pour les autres, juste un souvenir que l’on oublie dans une armoire ; Habit usé par les remords accumulés dans une vie Et qui s’en va sans prévenir rejoindre l’astrale mémoire.
Lune Nouvelle, bonne nouvelle, tout l’univers complémentaire N’est que cycles de vies et de morts qui se propagent à l’infini. Tout ce qui vit se renouvelle comme un besoin élémentaire De s’améliorer sans remords et sans objectif défini.
Si entre mon cheval et moi, s’est créé la complicité, Sans doute nous sommes nous connus sous d’autres formes d’existences. À chaque rencontre, quel émoi de faire avec simplicité À nouveau ces rites inconnus qui reviennent avec persistance.
Juste avant l’aube, un rayon d’or, comme un signal prémonitoire, Nous annonce le prochain retour de la période d’ascension. Tandis que la forêt s’endort d’un profond sommeil méritoire, On voit mourir aux alentours des feux follets en suspension.
Tableau de Fefa Koroleva sur https:fineartamerica.comprofilesfefa-koroleva .
Après mes trois premières lunes, nous étions, mon cheval et moi, Connectés de pensées communes comme si nous étions siamois. Je sentais son corps intensif et son cœur d’essence chevaline Et lui, mon esprit expansif et mon âme toute féminine.
Enfin la quatrième lune, empreinte de témérité Sans la science inopportune à connaître la vérité, Nous ouvrit cette dimension qui échappe à l’entendement Par la force de l’intention qui entraîne l’enfantement.
Ainsi lovée telle un fœtus contre mon Pégase amoureux, Dans la position du lotus, je sentis mon cœur langoureux Battre d’une énergie sensible avec celui de ma monture Qui me fécondait impassible par le pouvoir de la Nature.
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Premier quartier, la nuit sereine ouvre la première semaine Où je sens dans l’obscurité l’esprit des arbres de la forêt Qui se répand dans les arènes, loin des activités humaines, Que forment par maturité maintes clairières phosphorées.
En Pleine Lune, méditation, réflexion et recueillement Des énergies de la Nature fécondée du halo lunaire. Un temps de préméditation quant au prochain effeuillement Comme une mort qui fait pâture de nos mémoires lacunaires.
Dernier quartier, la nuit s’endort vers une amnésie absolue Comme si la région entière nécessitait la digestion. Sous la voûte d’étoiles d’or, nous marchons d’un pas résolu Vers cet oubli hors des frontières de nos perceptions en question.
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Inévitable était le mot pour mon parcours initiatique Où je devais, seule, à cheval, traverser ma nuit solitaire. La Lune conjointe aux gémeaux, dédoublée et énigmatique, Rayonnait dans un festival d’étoiles tout autour de la Terre.
Ma solitude fut troublée lorsque mon cheval me parla Comme si la Lune le dotait d’une aura de divinité. Je fus, moi aussi, affublée d’une couronne de mandalas En même temps qu’il me chuchotait les secrets de l’humanité.
Quand l’aube creva les ténèbres, clôturant ma première nuit, Mon cheval répétait encore une fois tout c’ qu’il m’avait appris ; Ainsi quand le soleil célèbre un nouveau jour épanoui, Le cœur rayonne sur le corps et l’âme ressource l’esprit.
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Ce que la Nature nous donne, la Nature nous le reprend Et nous le renvoie sous la forme d’une pollution dégradée. Notre avenir nous abandonne pourtant personne ne comprend Qu’ après avoir franchi les normes, nous allons tous rétrograder.
Toute la civilisation porte son poids sur nos épaules Comme une paire d’ange déchu qui s’est cru le roi de la Terre. Sans doute la mondialisation qui s’est étendue jusqu’aux pôles Aura son chant du cygne fichu… sa chute étant élémentaire †.
(Tableau d’Elena Vizerskaya sur http:bcr8tive.comsurreal-photo-manipulations-by-kassandra-vizerskaya † Mon cher Watson !.)
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« Notre-Argent placé dans les cieux, que ta valeur soit sanctifiée Et qu’elle vienne en récompense à nos intérêts essentiels ! Donne-nous tes conseils précieux pour le faire fructifier Et pardonne-nous nos dépenses grâce à ton taux providentiel !
Ne nous mets pas la tentation d’acheter à prix minimal Pour revendre avec bénéfice à ceux qui nous ont offensés Mais délivre-nous de l’inflation et son déficit maximal Et garde-nous du maléfice de devoir tout recommencer ! »
Ainsi priaient les épargnants dans la Sainte Banque Mondiale Pour équilibrer leurs péchés au compte des pertes et profits. L’accord parfait gagnant-gagnant et l’économie primordiale Leur autorisera à lécher ce dollar qui s’hypertrophie.
Et si par parthénogénèse se reproduisaient les sirènes ? Les légendes en prendraient un coup sur le rôle des capitaines Que l’on trouve à la cantonaise, la cantonade ou dans l’arène Où les mâles se tordent le cou pour braver les terres lointaines.
Les femmes ne portant plus malheur à bord des bateaux désormais, Sont devenues navigatrices, louves de mer et matelottes, Elles offrent aux sirènes en chaleur une alternative à jamais Inaltérable et novatrice envers celles qui portent la culotte.
Lorsque les courses autour du monde navigueront vers ces récifs Surveillez les participantes durant leurs croisières atlantiques. Si leur trimaran vagabonde vers ces archipels répressifs, Attendez-vous à de crispantes disparitions énigmatiques.
Pleins feux sur la nouvelle race du nom des « sirènes-sorcières » Qui passent d’un coup de balai accompagnées d’un poisson-chat. J’en vois voler de ma terrasse par-dessus les voies traversières Où se combinent nos destinées entre elles, moi et ma geisha.
Ma geisha étant japonaise et les poissons-chats des siamois, Ces rencontres ne sont ni fortuites ni forcément prévues d’avance. Quant à moi, j’en prends à mon aise tandis qu’au-dessus de chez moi Tombe une abondance gratuite d’ailes et plumes de jouvence.
Pour la fin août, foi d’animal, le temps cumule ses intérêts Avec la relance du froid et l’augmentation des orages. Le thermomètre, mis à mal, dégringole et l’air atterré Nous communique avec effroi qu’il faut nous armer de courage.
Hélas l’action sur le solaire s’effondre sous le soleil absent ; Le fond de l’air paraît malsain avec ses virus sécrétés. Le réchauffement planétaire prédit devient embarrassant Et l’on ne sait plus à quel saint se vouer pour finir l’été.
Au Paradis, vous le savez, les âmes sont comme les oiseaux ; Je suis une oie – plutôt son jars – et j’ai la charge de mes ouailles. Et bien qu’ici tout soit pavé d’intentions les plus grazioso, Je dois organiser mes gars ; heureusement j’ai de la gouaille.
Grâce à mes hardis compagnons avec les canards et les cygnes, C’est dans les forêts de l’enfer que nous rétablissons nos droits, Volant les riches, nous regagnons notre résidence hors ligne Et n’avons pas à nous en faire, personne n’en connaît l’endroit.
Non seulement Sainte-Pierrette a approuvé mes escarmouches Mais elle m’indique les crésus qu’elle envoie direct en enfer. Avec ma horde guillerette, nos attaques font toujours mouche Et nous en rapportons en sus tous les potins de Lucifer.
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Du sommet des deux mamelons, toute l’Histoire me contemple Parmi tous les enfantements qui font les civilisations, Je vois, comme un mètre étalon, les seins qui m’en montrent l’exemple ; D’aréoles qui jouent rondement le rôle d’une irisation.
Les seins me font tourner la tête comme deux spirales hypnotiques qui s’enroulent de la poitrine jusqu’à son téton turgescent. Et je propose de faire une fête consacrée aux saintes érotiques Qui mettent leurs seins en vitrine devant un public acquiescent.
Sainte-Pierrette, fort avenante, à la Porte du Paradis Exigeait que les prétendants humblement montrent patte blanche. Par bonheur, mon âme prévenante purgée de son corps affadi Avait une forme répondant à une oie à robe pervenche.
Ainsi les âmes après la mort prennent la forme d’un oiseau ; J’ai vu des chouettes chevêches, aigles et hérons prédestinés. Tous, à l’ombre des sycomores, gazouillons ensemble en réseau Évoquant les âmes revêches qui ne sont pas entérinées.
Ainsi Saint-Pierre, ornithologue, s’occupait de ses volatiles Et groupe chaque famille d’âmes selon son espèce légataire. Les charognards scientologues au chant dissonant, versatile, Sont envoyés par Notre Dame vers l’enfer des contestataires.
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Comme le chantait Jean Ferrat qui préférait l’horizontale, Les femmes sont ainsi plus aptes à grimper au septième ciel. En amour qui vivra verra ses relations sentimentales Gagner, si l’attraction s’adapte, selon l’effort incrémentiel.
Quant au problème vertical lié à la communication, On note beaucoup trop de barreaux sur les thèmes les plus bénins. Sans doute un conflit radical soumis à la fornication Qui laisse l’homme sur le carreau quant au mystère féminin.
Femme à lunettes, femme à lorgnette qui rira lorsqu’elle verra La véritable dimension de votre appareil à plaisir. Femme à lunette, femme à vignette qui aussitôt vous renverra L’étiquette avec la mention : « une belle occasion à saisir ! »
Mais gare au retour de bâton si le vôtre n’a pas la longueur Ni la puissance nécessaire pour jouer le rôle dans le moteur Du septième temps du piston qui détermine avec langueur, Par l’explosion, cet émissaire de l’orgasme le plus promoteur !
Avec leurs coupes dans le vent et leurs corps bronzés de soleil, Les marguerites de mon cœur seront toujours bien accueillies. Les jambes penchées en avant, leurs têtes hautes qui balayent D’un regard chargé de vigueur qui parfois même s’enorgueillit.
Seraient-elles fières et hautaines, ces fleurs des champs présomptueuses Qui snobent roses et pivoines, glaïeuls, jacinthes, tulipes et lys ? Mais non, on les voit par centaines garnir de façon somptueuse Nos prés parmi la folle avoine, coquelicots et pissenlits.
Marguerite est ma préférée des grands oracles de l’amour ; Comme la jolie strip-teaseuse le fait durant l’effeuillement, Plus l’impatience est proférée avec suspense mêlé d’humour, Plus l’issue sera jouisseuse quand on tombe sur « passionnément ».
Souvent les vagues du destin déferlent leurs trésors épars, Débris de mémoires étrangères victimes de mésaventures. Quelques passagers clandestins, gens du voyage sur le départ, Parfois naufragés volontaires, héros en manque d’aventure.
Fréquemment les vagues ramènent ce que l’on a éparpillé Dans l’océan existentiel de plusieurs vies concaténées. Tristes souvenirs peu amènes et conséquences écharpillées Aux effluves pestilentiels des expériences gangrénées.
Alors je prie pour que les vagues, après avoir tout englouti, Lavent et transforment le substrat en chefs-d’œuvres dignes des beaux-arts. Vous pouvez dire que je divague mais j’espère, mon rêve abouti, Découvrir le nec plus ultra arrivé bien sûr par hasard.
Si le fruit de la tentation avait été une grenade, Alors tout l’avenir du monde aurait été bouleversé. La pomme avec ostentation nous avait mis dans la panade, Cependant la grosse baie ronde aurait été plus réservée.
Ainsi la connaissance acquise aurait patiemment distillé Une sagesse au compte-gouttes et Dieu s’en serait tamponné. L’excommunication requise aurait été estampillée Au rang de faute qui, sans doute, nous aurait été pardonnée.
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Selon pays et latitudes, il est des cinquièmes saisons ; Été indien aux Amériques ou la mousson aux antipodes. Elle a donc plusieurs attitudes ; son cœur ignore sa raison Et, d’un naturel chimérique, elle surprend à chaque épisode.
Elle joue les prolongations, étire les arrière-saisons En gagnant toujours du terrain au grand dam de sa subséquente. Sécheresse et Inondation l’accompagnent sans comparaison, Ses deux enfants adultérins dont elle est mère inconséquente.
Finalement, il faut le dire, la déesse est stakhanoviste ; Elle nous pourrit les printemps, puis les étés et les automnes. De plus, on ne peut rien prédire car elle débarque à l’improviste Et la météo passe son temps à traquer ses coups qui détonent.
Il est des amours interdites qui toujours marqueront l’histoire Notamment celles d’une licorne et d’un taureau sous les étoiles. De cette liaison maudite naquirent tous leurs enfants notoires ; Minotaure et chimères à cornes de toutes sortes et de tout poil.
Ainsi de filles du taureau en fils de la licorne agile, Les descendants continuèrent les mariages interlopes. Bien loin des principes moraux qui ne sont paroles d’évangile, Les créatures évoluèrent en centaures, gorgones et cyclopes.
Elles n’ont pas vraiment disparu quoique la science le dise Mais ont émigré vers les terres de la toundra transsibérienne. Parfois s’il vous est apparu d’en croiser une par surprise Bénissez cette solitaire d’être restée végétarienne.
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À chaque saison sa déesse, à chaque déesse son talent ; La divinité du printemps d’ailleurs en dispose à son aise. Autant elle joue de prouesses, autant ses retards insolents Rendent renouveaux éreintants pour la néoglucogenèse †.
Quand vient l’été, pas de problème pour notre nymphe estivalière Qui réserve toujours en avance ses quartiers de villégiature. Elle se fait connaître par l’emblème aux fleurs des champs festivalières ; Fleurettes de Saint-Paul-de-Vence cultivées en pleine nature.
Quand vient l’automne monotone, la responsable de la déco Doit user de mille stratégies pour égayer le paysage. On lui doit ces tons qui détonnent, ambre et rouille qui se font écho Dans une sorte d’élégie à la beauté de son visage.
Comme un capricorne en hiver, elle reste dans sa tour d’ivoire Et n’utilise que les vents mêlés de neige pour décorer. Elle est la pire dans l’univers de toutes les déesses du devoir ; D’ailleurs son titre est relevant de la mort sûre pérorée.
(Tableaux « Goddess of Earth » par Amanda CHURCH † je ne suis pas sûr quant à la néoglucogenèse mais n’étant pas une déesse, je n’en discuterai pas.)
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Quand deux chevaux furent conviés à partir en lune de miel Pour une croisière animale, ils y accoururent en sabots. Leur place étant fort enviée par d’autres espèces non essentielles, Ils préparèrent vite leurs malles et montèrent dans le paquebot.
Jaguars, ocelots, léopards et tous les fauves tachetés Embarquèrent et prirent pension avec buffet à volonté. Mais pour nourrir ces salopards, Noé n’ayant rien acheté, Sacrifia à leur expansion une boucherie violentée.
« Pour vivre heureux, restons cachés ! » car les licornes inopportunes Furent « persona non grata » refoulées à l’entrée de l’Arche. Cependant elles purent s’arracher à leur destinée d’infortune Et firent partie du prorata… mais à l’insu du patriarche.
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Mais que se passe-t-il la nuit dans les jardins de l’Élysée ? Est-ce que les ministres-femmes se retrouvent autour de leur Roi ? Car notre roitelet s’ennuie une fois qu’il a réalisé Qu’il n’a que la première dame dans un lit plutôt à l’étroit.
Alors il se déguise en âne et ses meufs du gouvernement Viennent à poil lui caresser la tête et ses grandes oreilles. Carottes, concombre et bananes se dégustent perversement Avec des gestes adressés envers son royal appareil.
Quelquefois sa Torpédo file avec un orgueil titanique Pour rencontrer les dirigeantes de tous les pays de l’Europe. Et comme il est germanophile – surtout en Suisse alémanique – Il en profite pour d’urgentes extorsions de fonds interlopes.
Marianne avait des arguments de poids à gauche comme à droite Et avait promis de mener le pays juste entre les deux. Mais elle nous a menti crûment par une roublardise adroite Après nous avoir malmenés avec ses gorilles douteux.
Lorsqu’elle sent la larme à gauche issue d’une idée maladroite, Elle recherche, pour son équilibre, une opinion contradictoire. Ensuite elle repense à l’ébauche d’un virage nettement à droite, Puis elle continue en roue libre dans les ruelles de l’histoire.
Tantôt à gauche, tantôt à droite, comme un balancier indécis, Elle use des clefs du pouvoir selon les crises éventuelles. Heureusement la porte étroite d’un autre mandat rétrécit Sauf si elle a su promouvoir sa concession perpétuelle.
Je reçus cette invitation transmise lors d’un communiqué Pour une rencontre au coucher au large des côtes bretonnes. J’acceptai sans hésitation et louai un bateau à quai À un marin mal embouché mais du genre que rien n’étonne.
Pile au moment du rayon vert, la Lune se teinta de rose Et j’entendis la litanie d’une bouche sortant de la mer. Penchant la tête à découvert du côté des lèvres moroses J’en savourai leur goût anis, sucré-salé et doux-amer.
Je l’invitai à prendre un pot à la taverne du vieux port Mais elle déclina mon offre d’une façon de tournevire ; Elle devait m’avoir dans la peau car elle exigea un rapport Immédiatement et dans le coffre à bagages de mon navire.
Et ce matin, je me réveille ; ce n’était qu’un rêve éphémère, Le souvenir des lèvres anis me reste lourd sur les papilles. Depuis ma femme me surveille lorsque je mange des fruits de mer Arrosé d’un verre de pastis tout en embrassant les coquilles.
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Les femmes mutent ces temps-ci et des sirènes apparaissent ; Le phénomène se constate sur les rivages un peu partout. Au début le corps s’amincit et les hanches perdent leur graisse, La peau devient plus délicate, tête, cheveux, poitrine itou.
Mais quand les jambes se transforment, les mutantes alors disparaissent ; « Où vont-elles et où vivent-elles ? » reste un mystère irrésolu. Or si les légendes sont conformes, faites attention ! Elles s’empressent De lier quelque idylle mortelle, jetant sur vous leur dévolu.
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Puisque l’expérience n’éclaire que la distance parcourue, Il serait bon que l’intuition balise le chemin à faire. Et ce n’est pas pour me déplaire si tous les risques encourus Deviennent alors prémonition contre toute mauvaise affaire.
Mon karma, à l’âme transcendante, prévient à son tour l’intuition De se détourner du chemin qui finalement n’est pas le sien. Mes incarnations précédentes entrent alors en précognition Envers le tout premier humain par reflux aristotélicien.
Ainsi mes yeux sont occultés par les expériences passées Qui sont à leur tour prévenues par leurs précédentes consciences Qui n’sont même pas consultées car mes méninges à repasser M’ont déjà, comme convenu, abusé de leur clairvoyance.
Souvent mes rêveries varient, bien fol celui qui s’y fierait, Car la dimension de l’esprit n’appartient pas à la physique. Mes rêves sont charivari envers ce que quantifierait Tout c’ que la science m’a appris avec paroles et musique.
Les femmes nues métaphoriques jouent les anges irrationnels Qui transforment la réalité en impossibles réalisables. Tout mon passé catégorique redevient opérationnel Et à nouveau d’actualité pour une destinée transposable.
Quand j’entre en communication avec Dieu, ses saints ou mes proches, Je ne suis ni dans la matière, ni dans l’espace fors le temps. Si j’ose, par la fornication, inopinément une approche, C’est pour rétablir tout entière la vérité s’y rapportant.
Du palais d’un jeune sultan, Shéhérazade s’empara À moins que ce ne soit l’inverse au cours des mille-et-une nuits. Mais ce n’est pas très important car le souverain compara Sa nuit auprès de la perverse à l’égard d’une journée d’ennui.
Alors le sultan augmenta le temps du travail de l’amour En réduisant le temps passé aux trente-cinq heures et RTT. Shéhérazade lui monta le bourrichon jour après jour Jusqu’à ce qu’il ait dépassé et enfreint les lois du traité.
Shéhérazade, dominatrice, imposa sa loi au harem Et demanda congés payés et le statut de libérale. Mais les autres fornicatrices ont déprécié le barème Et les houris ont défrayé pour une grève générale.
À la cueillette aux champignons, une amanite m’a cueilli D’un rayon issu des lamelles sous un gland moucheté d’étoiles Par la force d’un lumignon accompagné de gargouillis Qui me souleva les semelles et me prit à rebrousse-poil.
Je n’étais qu’un échantillon auprès des aliens mycologues Qui en voulaient à mon phallus qu’ils prenaient pour un parasite. Je me sentis un tatillon vexé par ces planétologues Qui mettaient au rang du fongus l’instrument au bout de ma bite.
Craignant qu’ils veuillent me la couper, j’ai botté ces extra-terrestres En jouant de leurs grosse têtes comme un punching-ball de fortune. De leur nacelle soucoupée, où j’étais placé sous séquestre, Je pus, sans tambour ni trompette, échapper à mon infortune.
Dans les animaux fabuleux, du Minotaure à la Licorne, J’ai vu déesses et héros s’approprier tout le bestiaire Excepté le moins populeux que l’on appelle la Bicorne Qui, faute du bon numéro, a dû demeurer au vestiaire.
Dieu l’avait faite assez jolie, la dotant d’un corps d’amazone Et d’une tête de gazelle aux cornes torsadées d’azur, Mais des arbitres impolis ont délivré un carton jaune Qui attrista le demoiselle qui disparut dans la nature.
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Lorsque trois vierges folles vous invitent au plaisir, Méfiez-vous du plan à quatre qu’elles suggèrent. La position suprême qui éveille leurs désirs Consiste à s’accrocher pour s’envoyer en l’air.
Les jupes rabaissées, recouvrant tout le buste, Vous proposent leurs fesses, le cul par-dessus-tête. Pour ôter leurs culottes – bien vu, tout juste, Auguste ! – Vous devrez remonter leurs dessous jusqu’au faîte.
Et là, une tête sort et vous mord l’instrument ; Une autre tête encore s’en prend à votre cœur. La troisième vos beaux yeux gobera goulûment Et le reste nourrit les vers pique-niqueurs.
Ne cherchez plus, je l’ai trouvé, le paradis des mille vierges ! Sauf que pour y être invité, le prix est abasourdissant. J’y ai, par moi-même, éprouvé tous les délices qui convergent Aux béatitudes incitées par leurs baisers étourdissants.
Comment ai-je pu accéder à ce tarif exorbitant ? J’y suis tombé par accident après une chute qui m’atterre, Suite à une course, excédé par un survol nécessitant D’aller d’orient en occident en orbite autour de la Terre.
Je suis rêveur, comprenez-vous ? Éternellement dans la Lune ; Comme je suis léger d’argent, je m’envole au moindre courant d’air. Une tempête, je vous l’avoue, m’a jeté pour toute infortune Dans ce nirvâna partageant les bonheurs les plus légendaires.
Hélas je ne puis en sortir et suis condamné au plaisir ! Cent fois par jour, à tour de rôle, elles veulent prendre leurs panards. Mais si quelqu’un veut consentir un splendide échange à saisir, Je lui en donne ma parole, qu’il prenne ma place au lupanar !
« Mon esprit en toute imprudence – l’âme en passager clandestin – Avance seul, émancipé, Espérant même léviter. Et, comble de toute prudence, Il ose avertir le destin Qu’il a déjà anticipé tous les pièges à éviter. »
Ainsi parlaient Zarathoustra, Bouddha, Jésus et Mahomet Et je suis parti convaincu Que rien ne pourrait m’arriver. Mais au premier pas – patratras ! – J’ai dégringolé du sommet Et me suis écrasé, vaincu De tout mon corps désactivé.
J’ai compris que tous mes acquis Gagnés à chaque incarnation Devaient être encore éprouvés Par une alchimie destinale. Et de la mort, je renaquis Grâce à ma réadaptation Envers l’assurance approuvée Des quatre vertus cardinales.
Un jour j’ai osé l’ouverture du cœur et de toute mon âme Qui tonna d’un coup de canon dans l’air devenu furibond Afin de tenter l’aventure, afin de conquérir ma dame, Et même si la dame m’a dit non, mon cœur s’est ouvert pour de bon.
Ce don, d’après l’astrologie, vient des planètes en pentagone Qui offrent à l’esprit engourdi de se reconnecter au cœur Et joindre la mythologie pour, via le réseau d’Antigone, Savoir braver les interdits et s’asseoir parmi les vainqueurs.
Illustration de Joka sur https:dotjoka.comgallery2011-2014 .
Sol do mi, sol do mi, trois notes répétées ; Une invite à l’amour, un appel de la vie. Bonhomie, bionomie, tel l’écho reflété Qui pointe au petit jour quand le soleil revit.
Sol do mi, sol do mi, sérénade à la Lune ; La femme qui séduit l’homme qui s’introduit. Endormis, rendormis, dans la couche commune La musique conduit, la vie se reproduit.
Vous me croirez si vous voulez, je m’ suis retrouvé à cheval Devant les portes consacrées à protéger le Paradis. Mais je n’en fut pas refoulé et, dans une sorte de carnaval, J’entrai dans la forêt sacrée dans un Éden de parodie.
Pas de houri à l’horizon en référence à Mahomet, Ni de lait, de vin ou de miel mais une jungle inextricable. Chevauchant dans cette prison végétale, en quête d’un sommet, Je pensais, atteignant le ciel, appréhender l’inexplicable.
Puis une femme fit son entrée sur sa somptueuse monture Tonnant : « Maintenant je suis Dieu et toi, l’humain, ma créature ! Ensemble, dans cette contrée, nous allons peupler la nature Et recommencer l’insidieux cycle de notre progéniture ! »
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Refusée à l’entrée de l’Arche selon on ne sait quel critère, La sirène put se réfugier auprès d’un dauphin, son cousin. La fuyarde et son patriarche prirent la barque pour Cythère Et, dans ces eaux privilégiées, vécurent auprès de leurs voisins.
Charmants compagnons de fortune, les poissons la prirent pour reine Auprès des cétacés-barons dans le royaume des abysses Du territoire de Neptune, Dieu procréateur des sirènes Et tous les tritons fanfarons qui naquirent sous ces bons auspices.
Fécondée pas son étalon, elle enfanta l’homme-poisson Qui lui donna une descendance obscure à la taxonomie. Si les chrétiens tournent les talons à leur accorder sans façon Le salut par condescendance, ils pèchent avec parcimonie.
Tous les cinq ans, sur le contrat, Marianne se remarie Non pas d’un mariage d’amour mais d’un mariage de raison. Selon son cœur elle connaîtra la bonne aubaine d’un bon mari Ou un fou qui n’a pas d’humour ou pire… sans comparaison.
Avant cela durait sept ans et Marianne s’emmerdait Avec des vieux tous rabougris, chauves, laids et ventripotents. Désormais le contrat s’étend avec de jeunes grands dadais Ou petits roquets amaigris, sarcastiques et omnipotents.
Hélas depuis quelques années, Marianne est plutôt mal baisée Par une sorte de macaroni qui la viole d’une seule traite. De plus, des gardes basanés qui n’ sont pas là pour l’apaiser, Frappent son peuple dont l’agonie ne verra jamais la retraite.
Premier ministre la Licorne, polytechnicienne à bicorne ; À l’économie la Chimère, âpre comme une belle-mère ; À l’intérieur un Marcassin qui se dit grand mais n’est qu’un nain ; À la justice un Ouistiti qui dort sous les ponts, abêti ;
Comme porte-parole un bâtard, né « Vérantanplan » sur le tard ; Pour les femmes un Sphynx rondouillard, très bien membré et bien gaillard ; Un chien qui fume des Coronas à l’extérieur du pensionnat Et aux finances une Hydre obscure, l’économie elle n’en a cure.
Une fois pour toutes, il faut l’admettre, leur existence est impossible. Mais impossible n’est pas français et je m’en vais vous les montrer : Pour cela, il vous faut vous mettre au bord d’un bateau, impassible, Sourcils plissés et yeux froncés, là ! Vous allez les rencontrer.
Dans les reflets des vaguelettes, vous observerez les contours De leurs corps, sans queue ni arête… et c’est mieux pour votre gouverne Car leurs voix dans les ondelettes attireraient aux alentours Les marins à perdre la tête pour d’utopiques balivernes.
Si les sirènes n’existent pas, cela n’empêche pas de rêver À tous ces grands navigateurs tombés bêtement à la mer. Ils ont dû choisir leur trépas et préféré devoir crever Entre les bras d’un prédateur digne des légendes d’Homère.
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Issus de sources magiciennes et de mythologies sacrées, Les contes de Hans Andersen, de Grimm et de Charles Perrault Ont fusionné avec d’anciennes légendes aux couleurs nacrées ; Pour vous représenter la scène, il faut repartir à zéro.
Comme elle voulait aller au bal, elle alla prier sa marraine Qui lui donna de belles jambes et les fameux souliers de vair. Minuit sonnantes, elle cavale, mais se retrouve en queue de sirène Et s’épuise, à moitié ingambe, à regagner son lagon vert.
Évidemment dans sa nageoire, seule une chaussure est restée ; L’autre a été récupérée… alors que va-t-il se passer ? Cette histoire – une vraie pataugeoire – est difficile à attester Car on l’a tant vitupérée qu’on est complètement dépassés !
Reproduction de Chéri Hérouard pour « La Vie Parisienne ».
Sans doute trop de rigidité dans la société phallocrate Par un excès de protections semblable à de la barbarie, Sans doute trop de sévérité dans les traditions théocrates Par des abus de corrections et d’esclavage par son mari,
Sans doute la peur de partager le pouvoir de la dictature Par des régimes prétentieux taillés pour l’homme sur mesure, Sans doute un aimant ménager qui fait d’elle une caricature Par le rôle irrévérencieux de la souillon dans sa masure,
Ont brisé la colonne fragile qui soutenait son édifice, Ont infligé trop de blessures par la force de la zigounette Car le colosse aux pieds d’argile a tellement, par ses bons offices, Exercé trop de meurtrissures au même titre qu’à sa planète.
À l’instar du membre phallique, poireaux, carottes et concombres, Tous paréidolie du sexe au goût de leurs liqueurs nacrées, Les corolles des fleurs bucoliques dont les pétales se jouent des ombres, S’épanouissent sans complexe au ton du féminin sacré.
Tous ces organes reproducteurs s’ouvrent sans aucune pudeur, Sans évoquer de flétrissure envers l’organe féminin. Même l’insecte introducteur, inséminateur baroudeur, N’est ni marqué par la censure ni traité d’obscène venin.
Ainsi le sexe botanique s’échappe des lois impudiques Et peut figurer librement à la vue des jeunes innocents. La flore n’est pas satanique mais la faune tombe, fatidique, Sous le coup du dénigrement des tenants et aboutissants.
Ni une femme, ni une pipe, selon la règle de Magritte, Mais une femme en liberté qui s’est taillée sa propre pipe. Elle a travaillé son œdipe, aimé son père démérite Au moment de sa puberté, puis a planté ce pauvre type.
Devenue « executive woman », elle revendique le pouvoir De se promener torse nu au même titre que les hommes. Stupeur dans l’establishment, ces messieurs devront s’émouvoir Et subir sans disconvenue cette requête fort économe.
Car les soutien-gorges sont chers et les bikinis hors de prix Tandis que le monokini convient aux plus petites bourses. Si le spectacle de la chair heurte encore quelques malappris, Ce n’est là que misogynie dont le crime remonte à la source.
Quand on est Roi, quand on est Reine, les alliances ne manquent pas Mais pour les As, quelle odyssée pour trouver chaussure à son pied ! La recordwoman, dans l’arène, va trouver l’élu au combat Et le crack, dans la gynécée, va chercher celle qui lui sied.
Ensuite ils doivent s’affronter, chacun dans le lit de l’ennemi, Pour déterminer sans sarcasme celui qui portera la culotte. L’un après l’autre, ils vont monter sur le partenaire affermi ; Le premier qui atteint l’orgasme, perd et ne sera plus que copilote.
Toutes violences faites aux femmes font couler le sang des blessures Bleues comme issues des bleus de l’âme sous le carcan des meurtrissures. Maudit soit celui qui compense ici ses propres frustrations Et honni soit qui mal y pense, la faute à leurs mensurations.
C’est le péché originel d’Adam ayant croqué la fleur Avant que naquisse le fruit de l’inconscient qui tergiverse Car avoir un polichinelle dans le tiroir par un violeur Apporte au père l’usufruit d’un héritage à controverse.
La marie de la Vérité ou bien la Marie du Mensonge ? Dans le labyrinthe du monde, je me pose souvent la question. Opter pour la sincérité, la route droite qui se prolonge Ou plutôt la voie vagabonde parsemée d’autosuggestions ?
Vérité n’est pas toujours belle et Mensonge est souvent doré Et puis la raison du plus fort n’est pas forcément la meilleure. Mais comme j’ai l’esprit rebelle, j’use d’une astuce élaborée Par l’expérience et par l’effort et par un instinct aiguilleur.
Si j’exige de la Vérité ce que le Mensonge m’indique, Il montrera le mauvais choix, la Vérité confirmera. Et du Mensonge consulté sur ce que l’autre revendique, Il montrera ce qui m’échoit mais en mentant, le scélérat.
Il suffit donc évidemment de choisir toujours l’autre voie. Chaque fois qu’arrive un problème, ma conscience et ma subconscience Sont tiraillées pareillement vers ce que chacune d’elles voit Alors je tranche le dilemme en choisissant l’inconscience.
Tableaux d’Irina Carcabi sur https:www.liveinternet.rucommunity1726655post410804161 .
Ce vêtement indélébile qui revêt le corps de la femme Est une mode intéressante pour les non-voyants, au toucher. Parmi eux, les plus volubiles, sans la condamner comme infâme, La jugeront très caressante sans qu’ils aient besoin de loucher.
Bodybuilding ou tatouage pourraient bien régner sur les plages Où le maillot devra un jour s’arrêter de diminuer. Celui qui verra par outrage incitation au racolage, Sera interdit de séjour par sa rigueur insinuée.
Tableau de David Lawrence sur https:www.davidlawrenceart.com?ssp_iabi=1677223427370 .
Sans doute ombrageux par moments lorsqu’on me monte à l’improviste, Je peux même devenir hargneux d’une montée d’adrénaline. Et le pire, ce sont les mamans et leurs marmots stakhanovistes Par leurs hurlements dédaigneux envers mes ouïes chevalines.
Heureusement des jours heureux miroitent ma robe brillante Par ceux qui parlent à mes oreilles et qui m’écoutent avec le cœur. Les beaux cavaliers valeureux, les belles cavalières vaillantes Pour des chevauchées sans pareilles jalonnées par des vents moqueurs.
Tableaux de Fefa Koroleva sur https:www.artfinder.comartistfefa-koroleva?epik=dj0yJnU9N1R4T3BhaXlvLU1Fd1lOTGVjN094RFdLSVB3RWNOYzAmcD0wJm49c2RkY0I1WlJjdFpBbjRMaHNfNEFxdyZ0PUFBQUFBR1I2NGxv .